

Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 06:50 / 07:05 - Arrivée dans la Cité - D - F - T - Lieu : Minas Malloth - Basse-Ville - Session N°147 du 10/12/2025
Daëgon observe l'arrivée des archers et voit Tirash entrer en ville. Après que l'homme du sud ait confié les chevaux, Daëgon va descendre rejoindre Tirash. Daëgon en rejoignant Tirash lui demande :
- "Bon, alors, qu'est-ce qui se passe ?"
- "Hé ben, on a couru, un petit peu, et puis on vient d'arriver." explique Tirash.
- "Il en manque là, non ?" demande Daëgon.
- "Oui, effectivement ! C'est ce que j'allais te dire. Ce que j'aimerais bien savoir, c'est ce qui se passe au niveau du premier fortin puisque Fánaviryan est, courageusement, partie pour essayer de créer une offensive à revers ou quelque chose de cet ordre-là, mais les effectifs ne sont, pas tellement, en sa faveur. Donc j'espère que j'espère que ça va bien se passer." explique Tirash.
- "Oh merde !" réagit Daëgon.
- "Donc, à priori, elle se dirigeait vers le premier fortin avec l'idée, je pense, d'aller de fortin en fortin si possible." explique Tirash.
- "Ouais. Ouais... Enfin, elle ne va pas conquérir toute la vallée, je crois, avec trente archers !!" réagit Daëgon.
- "Mais après, tout dépend quand est-ce qu'ils vont descendre ici. Tu des nouvelles de Pellendur ?" demande Tirash.
- "Non, pas pour l'instant. Je connais un capitaine avec qui j'ai parlé et on va s'en occuper. Il faut qu'on aille voir Pellendur le plus vite possible." propose Daëgon.
- "Oui ! Oui ! Oui ! Et puis, il faut qu'on envoie les informations sur ce qui se passe ici." suggère Tirash.
- "Ouais ! Il va falloir faire un message de grive. Mais il faut qu'on voit Pellendur avant." suggère Daëgon.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Si on peut." évoque Daëgon.
Les deux hommes recherchent un officier et se rendent compte que les soldats de la ville sont occupés à s'occuper des archers. Daëgon et Tirash sont, pour l'instant, ignorés et en profitent pour quitter les portes de la ville pour se diriger vers le château.
Daëgon et Tirash commencent à progresser dans la ville. Au fur et à mesure qu'ils avancent, les maisons deviennent plus imposantes, majestueuses pour finir par le château du baron du Tyrn Gorthad, imposant avec ses pierres blanches et sa hauteur démesurée.
La ville est composée de trois quartiers, le bas quartier où vivent les paysans, les ouvriers et soldats situé à proximité des portes de la ville. Le quartier marchand est situé par la suite avec ses places marchandes, les artisans, aubergistes et taverniers puis la ville haute est le lieu où vivent les familles les plus riches de la baronnie.
Daëgon et Tirash passent, sans problèmes, le bas quartier et le quartier marchand mais lorsqu'ils commencent à traverser le haut quartier et qu'ils arrivent devant le château, des fantassins bloquent l'accès et l'un d'entre, un sous-officier, eux crie :
- "Halte ! Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?"
- "Nous sommes la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, nous souhaitons voir le seigneur Pellendur de toute urgence." répond Daëgon.
- "Nous avons des informations essentielles pour la suite des événements." ajoute Tirash.
- "Et nous venons de ramener soixante-dix archers de chez vous." ajoute Daëgon.
L'homme se tourne et demande à un fantassin :
- "Vient ici me remplacer !"
Le sous-officier quitte son poste, est remplacé par un fantassin puis se dirige vers le château au pas de course.
Pendant ce temps, Fron reste en place et va observer du mouvement sur toutes les collines. Autour du premier fortin, les mouvements sont aussi visibles et aussi présents que sur toutes les autres collines autour du Nan Malloth. Aucun élément ne semble signaler qu'un affrontement se déroule à cet endroit ou ailleurs.
Après quelques minutes d'attente, le sous-officier revient voir Daëgon et Tirash et ordonne à ses hommes :
- "Laissez-les passer !"
Puis il s'adresse à Daëgon et Tirash :
- "Suivez-moi !"
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 06:30 / 06:50 - En marche forcée vers Minas Malloth - F - T - Lieu : Nan Malloth - Vallée - Session N°147 du 10/12/2025
Sur le chemin, Fron s'adresse à Tirash et lui propose :
- "On avance, pas forcément, à marche forcée mais, pas trop, lentement et on guette le moment où on va arriver à plus à découvert où là, on partira, vraiment, à marche forcée, si ça te va."
- "Vu la distance qui, quand même, n'est pas excessive, je serais parti à marche forcée directe en fait parce qu’un quart d'heure de marche forcée, je pense que c'est à la portée du premier soldat venu. Et puis, une fois qu'on sera à l'intérieur, on aura, un peu, de temps pour se reposer ou en tout cas, on aura des murailles pour nous protéger." suggère Tirash.
- "C'est, si jamais, on doit courir qu'on ne soit pas, déjà, fatigué au moment de courir en fait." évoque Fron.
- "Oui... Sauf que si on marche doucement, il faudra, peut-être, qu'on court plus vite. Alors, oui, je ne sais pas, peu importe, les deux me conviennent." confirme Tirash.
La consigne est donnée aux archers d'avancer, prudemment, tant qu'ils sont sur le chemin de la colline et de partir à marche forcée lorsqu'ils entrent dans le Nan Malloth là où ils vont devenir visibles des collines environnantes.
Les troupes s'engagent, alors, dans la vallée et commencent à marcher à un rythme plus soutenu. Lorsque tous les archers et les compagnons sont engagés dans le Nan Malloth, ils entendent au loin, le son d'un cor qui résonne dans la vallée. Le son provient de l'une des hauteurs vers l'est. Le son n'est pas inconnu puisqu'ils l'ont entendu à plusieurs reprises la veille.
En réfléchissant au plan dessiné par Pierlenn, le matin, Fron et Tirash estiment que le son du cor doit provenir, aux environs, du troisième fortin au nord-est.
Tirash demande à Fron :
- "Est-ce que ce n'est pas le moment de souffler dans le cor ?"
- "En même temps, si on souffle dans le cor, il ne faudrait pas qu'on se prenne une volée de flèches en arrivant dans la ville." suggère Fron.
- "On n'a pas l'apparence des hommes des collines mais tu n'as pas tort..." réagit Tirash.
Tirash demande à Fron, par la suite, :
- "Il ne faut pas que l'on ralentisse !! Peut-être, faudrait-il que l'on accélère ? Et cette idée de souffler du cor, histoire de mettre le doute aux autres, ça ne va pas changer grand-chose à l'affaire. Du coup, on accélère le pas, Fron ?"
- "Ouais !" confirme Fron.
- "On ne court pas comme des dératés non plus ! L'idée n'est pas de perdre toute notre énergie." avertit Tirash.
Puis, quelques instants plus tard, plusieurs sons de cor se font entendre à plusieurs endroits puis un puissant son résonne à l'unisson dans, pratiquement, toutes les hauteurs du Nan Malloth. Le son résonne dans toute la vallée.
Le son est terrifiant et va faire paniquer les archers qui commencent à courir aussi vite qu'ils le peuvent en direction de Minas Malloth en ordre dispersé. Fron et Tirash arrivent à garder leur calme, à maitriser leur peur. Tirash crie :
- "On reste ensemble ! Tous soudés !! Pour Minas Malloth !!!"
Fron marque une pause pour laisser passer l'ensemble des archers. Le Hobbit surveille l'ensemble des fortins, les accès à la vallée, la route principale et, avec une attention particulière, le premier fortin où est censé être Fánaviryan et ses hommes. Fron constate que des sons de cor semblent provenir de ce fortin mais, aussi, des autres. Les cors poursuivent leur son dans le Nan Malloth de façon continue. Parfois, l'un des cors peut s'arrêter de sonner pendant quelques instants mais se poursuit ailleurs.
Fron observe, pratiquement, des hommes sur toutes les crètes des collines.
Tirash va aller voir Pierlenn qui est, à proximité et lui dit :
- "Pierlenn !"
- "Ouais ?" répond Pierlenn.
- "Est-ce que tu pourrais demander à tes hommes de se maitriser et de ne pas paniquer ?" demande Tirash.
- "Ouais, tu as raison Tirash." confirme Pierlenn.
Pierlenn va se maitriser, se concentrer et d'une voix haute et claire, crier :
- "Aux archers de Minas Malloth ! On se regroupe ! Il faut maintenir notre unité !"
Les archers réagissent, se tournent vers Pierlenn et l'écoutent. Les hommes poursuivent leur progression vers Minas Malloth mais de façon moins désordonnée et plus groupée.
Fron et Tirash poursuivent leur route à marche forcée vers Minas Malloth.
Tirash remarque, alors, du mouvement à l'entrée de la ville. Il constate que les hommes qui en sortent ne sont pas torse nu. Rassuré, il continue l'allure.
De son côté, Fron qui observe les collines, les fortins, va apercevoir du mouvement du côté de la route qui mène au Nan Malloth, la route qu'ils avaient empruntée pour entrer dans la vallée. En regardant attentivement, Fron pense qu'il s'agit d'hommes des collines qui se déplacent à pied.
La progression dans le Nan Malloth est longue, chaque minute qui passe est une épreuve. Le son des cors qui résonne dans la vallée est oppressant et donne l'impression que les hommes des collines sont autour d'eux.
La menace des hommes des collines est surtout psychologique plus que physique et qui pèse sur les archers qui tentent de rejoindre Minas Malloth. Des fantassins vont venir à la rencontre des archers, de Tirash et Fron et les aider à rejoindre Minas Malloth. À plusieurs reprises, des hommes se serrent dans les bras, sans doute, des personnes d'une même famille qui se retrouvent. Tirash assiste, ainsi, à plusieurs scènes de retrouvailles qui sont de courtes durées, l'objectif étant de regagner, au plus vite, la ville.
Fron est resté en contrebas de la cité pour observer ce qui se passe du côté du premier fortin là où Fánaviryan est censée être avec ses trente archers.
Lorsque Tirash entre en ville, un officier vient le voir et lui propose qu'on s'occupe des chevaux pour les mettre à l'écurie et les soigner. Tirash accepte et confie Baragouin et Zëbúth aux soldats de Minas Malloth puis Tirash est livré à lui-même. Les fantassins sont trop occupés à prendre en charge les archers, les familles et les habitants de la ville venus observer ce qui se passe aux portes de la ville.
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 06:00 / 06:30 - Un choix tactique - F - F - T - Lieu : Nan Malloth - Collines - Session N°147 du 10/12/2025
En arrivant à hauteur des archers, l'un d'entre eux se rapproche de la troupe et leur dit :
- "Daëgon s'est dirigé dans la vallée."
Fánaviryan se tourne vers Tirash et Fron et leur annonce :
- "Je prends mes trente hommes et aller voir au fortin ce qui semblait louche à première vue pour Daëgon et les personnes qui ont observé à savoir qu'il n'y avait pas de signes d'activité alors qu'il devrait y avoir, déjà, les couleurs étendues, le feu mis en route. Les hommes des collines n'ayant pas été aperçus jusqu'ici, ils sont, probablement, passés par là. Donc, je propose à mon équipe d'aller faire le constat."
- "La question est : "est-ce qu'on veut aller à Minas Malloth ?" demande Tirash.
- "Ah non ! On ne peut pas ! Daëgon est parti mais nous, on va être tous visibles de loin, on n'aura jamais le temps d'y accéder sans se faire tuer..." réagit Fánaviryan.
Tirash se tourne vers les archers et demande à Pierlenn :
- "Il faut combien de temps pour rejoindre Minas Malloth d'ici ?"
- "Je pense que tous les gars sont, déjà, tous dans la vallée." répond Fánaviryan.
- "En tout cas, des archers, il faut que ça soit derrière des murailles soit à Minas Malloth ou dans un fortin mais il ne faut pas que l'on reste là parce que là, on va se faire exploser !" alerte Tirash.
- "Hum ! On est exposés !" confirme Fánaviryan.
- "Oui mais on va se faire exploser !! D'où ma question, Pierlenn, combien de temps pour aller à la ville ?" demande Tirash.
- "À quelle allure ?" demande Pierlenn.
- "À pied en marchant normalement." suggère Tirash.
- "Nous sommes à, un peu plus, de deux kilomètres des portes de la ville. Il nous faut, environ, une demi-heure." répond Pierlenn.
- "Et il va leur falloir un quart d'heure pour retrouver, tu vois, leur route jusqu'au Nan Malloth. Enfin bon, moi, je me propose d'aller, tout de suite, avec mes gars, en tout cas, au fortin. Je n'irai pas sur cette route-là. Il est fort probable que les Fortins et ces messieurs aient déjà pris position avant le lever du soleil. Ils l'ont joué roublarde, on ne les a pas vu et ils ne vont pas arriver comme ça pour se faire démonter. Ils ont fait quelque chose visiblement." annonce Fánaviryan.
- "Ils sont, peut-être, juste en train de se rassembler là sur la crête pour attaquer de tous les côtés à la fois et, du coup, nous, si on ne va pas, rapidement, à l'intérieur de la ville, on ne pourra jamais y aller. C'est ce que je me dis, ça peut être ça aussi. Il y a des hommes qui ont été aperçus sur les crêtes." évoque Tirash.
- "Je pense qu'en tout cas, que tenir un fortin, c'est plus proche comme objectif. Pour ça que je préférerais prendre un tiers de nos forces et de toute façon, on a les chevaux à déposer quelque part. Il n'y a qu'au fortin où on peut les déposer." suggère Fánaviryan.
- "Les chevaux, ils peuvent entrer dans la ville, ça, ce n’est pas un problème." indique Tirash.
- "Ouais, si vous voulez essayer. Mais je pense que du fortin, si on est déjà sur le fortin, on peut prévenir la ville en faisant des signaux qu'il se passe quelque chose de bizarre aussi éventuellement." évoque Fánaviryan.
- "Mais, à la fois, si on est au fortin, on ne va pas servir à grand-chose surtout que le fortin, il a, déjà, été pris une fois, à priori. En tout cas, il y a un truc qui ne va pas." évoque Tirash.
- "Donc, il faut le reprendre pour pouvoir les prendre de revers et donner un avantage à la ville." suggère Fánaviryan.
- "Ça peut, aussi, être une idée effectivement d'aller reprendre chaque fortin un par un sauf qu'on est des archers. Ce ne sont pas les personnes idéales pour reprendre un fortin. Je ne sais pas…" évoque Tirash.
- "On est sûr que les fortins ont été pris ou ils n'ont pas, juste, été désertés ?" questionne Fron.
- "Peut-être qu'ils se sont tous repliés dans la ville aussi. Hé bien ma foi, je ne sais pas… Qu'en pensez-vous ?" demande Tirash aux autres archers.
Pierlenn s'approche et dit :
- "Là, à l'heure actuelle, pour les hommes, disons que là, la priorité semble être de vouloir rejoindre Minas Malloth."
- "C'est leur priorité, mais est-ce que c'est ce qu'il faut qu'on fasse et est-ce qu'on peut traverser la vallée sans se faire tomber dessus quoi ?" demande Tirash.
- "Là, d'après ce que m'ont dit les hommes qui ont observé, il semblerait que, pour l'instant, les hommes des collines ne semblent pas être dans la vallée. Or des fortins, il est pratiquement impossible de pouvoir attaquer comme ça dans la vallée." évoque Pierlenn.
- "Non, mais c'est important de pouvoir tenir les crêtes pour ceinturer un ennemi qui se serait infiltré." annonce Fánaviryan.
- "Disons que s'il y a, réellement, autant d'hommes qu'a pu nous dire Laëngus qui approchent dans les fortins, on ne va pas tenir longtemps." évoque Pierlenn.
- "J'avoue que je serais plus favorable à tenter de rejoindre la ville, effectivement ! En marche forcée, en un quart d'heure, on y est. On peut même envoyer des hommes à cheval à l'avant pour que les portes soient ouvertes, pour qu'ils sachent qui est-ce qui arrive et qu'on ne soit pas obligé d'attendre au pied de la muraille. Et peut-être que Daëgon va arriver avant nous ou pas. Il y a des chances qu'il arrive avant nous quand même." évoque Tirash.
- "Bah, là, on est en train de tourner en rond. Moi, je vous dis, je prends mon unité de trente hommes. Si vous voulez poursuivre, vous poursuivez et on va, quand même, aller inspecter, un peu plus, au niveau de ce fortin et s’il n’y a vraiment rien, on ira au suivant pour prévenir. De toute façon, Fron a la possibilité d'utiliser le cor, non ? On se met d'accord là-dessus ?" demande Fánaviryan.
- "Mais le cor, c'est le cor des hommes des collines ?" questionne Pierlenn.
- "Oui, c'est pour faire déclencher, faussement, leur attaque ou alors s'il déclenche l'attaque, faire une espèce d'appel à l'arrêt, un contre-ordre." suggère Fánaviryan.
- "Ça peut être intéressant, à un moment, d'utiliser le cor, mais on ne sait pas, du tout, comment ils vont y réagir malheureusement." analyse Tirash.
- "C'est ça ! Mais du moment qu'on foute le bordel, ce sera l'essentiel." suggère Fánaviryan.
- "Oui, tout à fait ! Tout à fait ! Après, effectivement, si le cor sonne à l'intérieur de la ville, ça n'a pas grand intérêt." évoque Tirash.
- "Non, c'est sûr !" confirme Fánaviryan.
- "Si ça sonne à l'extérieur, ça peut, effectivement, perturber éventuellement." évoque Tirash.
- "Sinon que les hommes des collines, s'ils ne sont pas loin, ils vont savoir que la ville est au courant qu'ils arrivent." indique Fron.
- "Ça pourrait nous permettre, justement, d'avoir cette possibilité-là. Alors, il faut que dans vos unités, il y a un mec qui soit assez bon au cor. Il faut en trouver un." suggère Fánaviryan.
- "Mais dites-moi dame Fánaviryan, si vous rencontrez des hommes des collines face à des archers, vous risquez de vous faire massacrer ?" évoque Pierlenn.
- "Là, on a l'avantage du terrain, pas dans la vallée." répond Fánaviryan.
- "L'avantage du terrain ? Je ne suis pas persuadé… À priori, ils ont l'air d'être plutôt à l'aise sur ce genre de de milieu, même s'ils ne connaissent pas les lieux à la perfection." évoque Tirash.
- "Et c'est pour ça que je pense qu'ils sont déjà passés. On n'a pas pu arriver avant eux, vous le savez bien." indique Fánaviryan.
- "Tout dépend de la pause, éventuelle, qu'ils auraient pu faire. Ça, effectivement, on n'est pas sûr à 100 %. Quoi qu'il en soit, j'opterai pour le fait d'aller en ville. Maintenant, s'il y a une troupe suffisamment nombreuse pour aller faire ce que tu proposes, Fánaviryan, bah, ouais, pourquoi pas..." suggère Tirash.
- "Pierlenn, vous prenez les soixante-dix hommes et moi, je prends, juste, mon unité pour aller au fortin." propose Fánaviryan.
- "Moi, je pense que c'est un risque mais on peut faire ça. Fron, qu'en penses-tu ?" évoque Tirash.
- "En plus, les hommes ne seront, peut-être, pas trop motivés à aller au fortin." évoque Fron.
- "Quoi qu'il en soit, il faut agir." lance Tirash.
- "Donc je prends, tout de suite, mes hommes et je fonce au fortin." annonce Fánaviryan.
- "Hé bien allons-y alors..." confirme Tirash.
- "Non, non, vous allez où vous voulez ! Mais, moi, je vais au fortin avec mes trente archers." lance Fánaviryan.
- "L'avis collectif est de se diriger vers la ville à marche forcée ?" questionne Tirash.
- "Oui. Oui." confirme Pierlenn.
Fánaviryan appelle les trente archers pour rejoindre le fortin. Elle constate que les hommes ne semblent pas rassurer de cette décision et de partir dans l'autre sens que les autres hommes. Les premières consignes ne sont pas bien comprises par les hommes qui suivent Fánaviryan avec beaucoup de réticences. L'Elfe ne semble pas prendre en compte l'attitude des hommes et se contente d'avancer vers son objectif.
Ils grimpent la colline sur un chemin qui a été entretenu pour rejoindre le fortin. Pendant ce temps, les autres archers accompagnés de Fron et Tirash descendent la colline pour rejoindre le Nan Malloth.
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 04:30 / 06:00 - Reconnaissance du Fortin - D - Lieu : Nan Malloth - Fortin - Session N°146 du 26/11/2025
Les six éclaireurs vont guider Daëgon et Aban dans les collines du sud-ouest des Tyrn Hyarmen pour se rapprocher de Minas Malloth.
Après une heure vingt de marche, les huit hommes arrivent au sommet d'une colline et aperçoivent le premier fortin. L'un des archers indique à Daëgon :
- "Il s'agit du premier fortin."
En effet, de l'autre côté de la colline, ils aperçoivent une structure en bois sur une butte de terre qui surplombe le Nan Malloth. Au sommet, le fortin est composé d'une palissade et d'une tour. Au pied de la butte, une enceinte avec quelques bâtiments permet d'y mettre plusieurs chevaux. L'ensemble du fortin est composé de bois. Un escalier permet de descendre de la tour de guet aux bâtiments.
Les archers se sont mis à couvert pour observer l'activité du fortin. Aban et Daëgon font de même. L'un des archers signale la présence d'un autre fortin de l'autre côté du Nan Malloth et qui est visible, au loin, sur une autre crête.
Les six archers, en observant le fortin de loin, émettent quelques réserves sur le fait que le fortin ne semble pas avoir l'activité habituelle. Daëgon demande :
- "Le fortin ne semble pas avoir l'activité habituelle ?"
- "Oui..." confirme l'un des archers.
- "On devrait voir une sentinelle ?" suggère Daëgon.
- "Oui ! Et, en fonction de quelle compagnie qui dirige le fortin, on est censé voir sa bannière en haut du fortin. C'est étrange…" signale l'archer.
En observant rapidement, le fortin semble être inoccupé. Sur sa gauche, au loin, Daëgon peut apercevoir le deuxième fortin. Pendant quelques minutes, les huit hommes vont observer le fortin et constatent que le fortin est très calme.
En regardant, attentivement, les lieux, Daëgon constate quelques éléments troublants. Une ouverture dans la palissade du haut du fortin que Daëgon pensait être une porte, semble être, plutôt, un bout de la palissade qui a été enlevé. Daëgon fait part de sa remarque aux archers et leur dit :
- "C'est assez risqué de rester ici. Il faudrait que l'on rejoigne Minas Malloth au plus vite. Est-ce qu'il y a un chemin discret pour y aller ?"
- "Le problème est que Minas Malloth est entouré de collines. Forcément, en entrant dans la vallée, le Nan Malloth, on est visible." évoque l'un des archers.
- "Oui mais tu vois les autres aussi." évoque Daëgon.
- "Oui !" confirme l'un des archers.
- "Il y aurait moyen d'aller à un point d'observation pour voir, un peu, ce qui se passe, discrètement, sans descendre dans la vallée ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Dans ces cas-là, on ne va pas, forcément, avoir une vue sur le fortin, on va le perdre de vue mais on pourra, à ce moment-là, voir ce qu'il en est de Minas Malloth." suggère l'un des archers.
- "D'accord ! On va faire ça !" confirme Daëgon puis il s'adresse à l'un des archers et lui dit : "Tu retournes voir les autres pour leur dire que le fortin a l'air louche. Il a, peut-être, été attaqué et qu'il faut l'éviter."
- "D'accord, c'est noté !" confirme l'archer.
L'homme va reprendre la route pour retourner en direction de la troupe des archers. Daëgon et les autres hommes vont, également, rebrousser chemin pour, rapidement, prendre une autre voix qui s'éloigne du fortin. Les archers finissent par trouver un chemin qui mène au Nan Malloth ainsi qu'aux chemins des fortins. L'un des archers indique à Daëgon :
- "Ce chemin permet d'accéder au système des fortins et de rejoindre la route de Minas Malloth."
Après plusieurs minutes de progression, les archers vont s'écarter du chemin pour venir observer le Nan Malloth, la vallée qui amène à Minas Malloth. En s'approchant de la crête, les archers proposent de progresser en rampant pour éviter d'être repérés si la vallée est envahie.
Daëgon va finir par apercevoir le Nan Malloth ainsi que Minas Malloth. Une route de terre accède à la vallée par l'ouest et mène jusqu'à la cité de Minas Malloth qui est située au cœur de la vallée, une vallée assez encaissée avec de hautes collines qui entourent le Nan Malloth. La végétation est entretenue, de nombreux champs sont exploitées, quelques fermes peuvent être aperçues mais la plupart des habitations sont dans la cité de Minas Malloth qui est située sur un promontoire rocheux. Au bout de ce promotor, un immense château de pierres blanches domine la cité et une partie de la vallée. En contrebas de la cité, Daëgon remarque une rivière qui est située largement en-dessous de la cité.
Daëgon observe de l'activité dans la ville, essentiellement, les fumées des cheminées de certains bâtiments. La ville ne semble pas assiégée et semble être dans une relative quiétude. Aucun signe inquiétant n'alerte Daëgon.
Par la suite, Daëgon observe les environs de Minas Malloth. Dans le Nan Malloth aucun signe particulier n'alerte Daëgon, aucun mouvement, ni signe de vie. Par contre, en observant les hauteurs, sur les lignes de crêtes, il peut apercevoir des silhouettes qui sont en mouvement ou en observation de la vallée, certaines à proximité de fortins, d'autres plus loin. Ces silhouettes sont aperçues à plusieurs endroits, de chaque côté du Nan Malloth. Il est difficile de pouvoir identifier l'identité de ces personnes.
Daëgon s'éloigne de la crête avec les sept hommes et leur dit :
- "J'irai bien prévenir Minas Malloth avec la cape elfique. Vous, est-ce que vous pouvez essayer de repérer ce qui se passe et si l'un d'entre vous, peut, encore une fois, aller prévenir la compagnie de ces choses-là. Moi, je trace vers Minas Malloth. L'un retourne et les autres essayent de savoir d'où ça vient."
- "C'est noté, on fait ça Daëgon." répondent les archers.
Daëgon ajuste la cape elfique et descend le chemin pour rejoindre la vallée et la route qui se dirige vers la cité de Minas Malloth.
Pendant ce temps, l'un des archers reprend la route en sens inverse pour aller à la rencontre de la troupe pendant que les autres regagnent la crête pour observer, attentivement, le Nan Malloth et ses hauteurs.
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 04:05 / 04:30 - Préparatifs de départ - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°146 du 26/11/2025
Avant de partir du campement, Pierlenn indique aux compagnons :
- "Globalement, les hommes se sont reposés. L'objectif des hommes est de pouvoir rejoindre, au plus tôt, Minas Malloth pour défendre la ville."
- "Oui ! Défendre sur des remparts, c'est bien !!" réagit Daëgon.
- "Il s'agit de leur souhait premier." indique Pierlenn.
- "Et si c'est une des tours, il y a combien d'hommes dans chaque tour ? Il y a huit tours. Les tours, elles ne sont pas dans la ville, elles ne sont pas sur les remparts ? Elles sont à l'extérieur des remparts." demande Fánaviryan.
- "Tu pourrais nous décrire Minas Malloth ? Tu pourrais nous faire un plan par terre sur le sol afin que l'on puisse avoir une petite idée d'où on met les pieds ?" demande Tirash.
- "Oui, bien sûr." répond Pierlenn.
L'archer prend un bâton, cherche un coin de terre. Il enlève, rapidement, les cailloux puis vient y dessiner la crête des collines autour de Minas Malloth puis le chemin principal qui mène à la ville, la ville en elle-même, la rivière et les huit fortins situés autour de la ville.
Pierlenn précise :
- "La particularité de la ville est qu'elle est située sur un promontoire rocheux avec le château au bout du promontoire. En contrebas, une rivière traverse la vallée. Quatre fortins sont situés sur les versants ouest des collines autour de Minas Malloth et quatre sur les versants est des collines."
- "Il y a combien de gars dans chaque tour ?" demande Fánaviryan.
- "Ils sont entre trente et quarante dans chaque fortin." répond Pierlenn.
- "Ah ! D'accord…" réagit Daëgon.
- "Et chaque fortin peuvent accueillir combien de personnes. Si on y va à deux cents ? ça passe ou il faut qu'on se répartisse dans plusieurs fortins ?" demande Tirash.
- "On pourrait y tenir mais il faut bien voir que ce sont des structures en bois qui sont là pour surveiller les hauteurs autour de Minas Malloth. En tant que tel, ce ne sont pas des structures de défense très puissantes." indique Pierlenn.
- "Oui, ce sont des tours de surveillance." indique Daëgon.
- "Oui !" confirme Pierlenn.
- "Et, à pilori, les Hommes des Collines s'ils doivent donner l'assaut, ils le feront, plutôt, par quelle entrée ? Disons que s'ils sont sur la route principale, les archers, dans les fortins, ne peuvent pas les toucher ?" demande Tirash.
- "Selon moi, les troupes de Cormac le Rouge vont arriver par le nord. Et si les troupes d'Andrath arrivent, également, ils viennent par le sud." évoque Pierlenn.
- "On n'en sait rien en fait..." réagit Daëgon.
- "Ils ont, peut-être, prévu le coup, justement mais, nous, si on arrive par le nord-ouest, on pourrait rejoindre les deux premiers fortins." indique Fánaviryan.
- "Il vaudrait mieux rejoindre, directement, Minas Malloth." suggère Daëgon.
- "Il y des chemins qui permettent de circuler entre les différents fortins. Et, il y a, également, des petits chemins qui permettent de rejoindre Minas Malloth depuis les fortins." évoque Pierlenn.
- "S'ils en prennent un, après, c'est chaud quoi !!" réagit Fánaviryan.
- "Oui surtout que ces fortins peuvent, facilement, être pris d'assaut." évoque Pierlenn.
- "Il faut qu'on aille à Minas Malloth de toute façon. On verra bien sur place." évoque Daëgon.
- "Le lieu le plus aisé à défendre est Minas Malloth." évoque Pierlenn.
- "Donc, à priori, il faudrait mieux qu'on se dépêche de passer par l'entrée de la vallée et puis d'essayer de rejoindre la ville parce que les fortins, ça risque d'être un peu chaud..." analyse Tirash.
- "C'est clair !" confirme Daëgon.
- "Ou alors, on arrive après que les troupes de Cormac sont entrées dans la vallée et qu'on ne peut pas entrer." évoque Tirash.
- "Pour les prendre en étau." ajoute Fánaviryan.
- "On pourrait essayer, à partir des fortins, de les prendre à revers mais des fortins, on ne peut pas envoyer des flèches sur la route ? C'est à portée de flèches ?" demande Tirash.
- "Non ! Les collines sont imposantes, le dénivelé important. Il y a deux possibilités pour rejoindre Minas Malloth. Soit on va dans l'un des fortins et on peut prendre le chemin qui descend la colline. Pour le coup, il faudra laisser les chevaux dans les écuries des fortins. Il n'est pas envisageable de faire descendre les chevaux par là. Il s'agit d'un système de marches creusées dans la colline qui permettent de descendre dans la vallée, le Nan Malloth, ou sinon, il faut contourner pour rejoindre la route et là, aucun souci pour y aller avec les chevaux. Ces chemins n'amènent pas, directement, à Minas Malloth mais mènent au Nan Malloth. Ces chemins permettent de descendre les collines. Chaque chemin a été construit différemment, en fonction, de la colline, des conditions de construction, des roches présentes, de la végétation. Certains chemins amènent au Nan Malloth de façon discrète, il faut, parfois bien observer la colline pour repérer le chemin. D'autres sont plus visibles. Quand tu es dans les fortins, tu vois ceux qui sont en train de monter vers celui-ci. Donc tu es facilement repérable lorsque tu grimpes sur les chemins." indique Pierlenn.
- "Il faudrait que l'on avance pour savoir où sont les armées pour savoir là où on passe, peut-être, non ?" suggère Daëgon.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "Si on souhaite rejoindre directement Minas Malloth, sans rejoindre les fortins, il faudra bifurquer par un chemin qui fera qu'on n'aura pas une vision sur les fortins." évoque Pierlenn.
- "Donc on ne va pas la prendre. On ne pourra pas la prendre plus tard ?" indique Fánaviryan.
- "Est-ce que là, il ne faut pas qu'on se dise comme le disait Daëgon qu'on démarre et puis il y a des éclaireurs qui partent et qui vont essayer de voir comment sont réparties les armées ennemies et ensuite, on prendra notre décision parce que, là, on a une idée de comment s'est foutu mais on ne sait pas de comment ça va être." suggère Tirash.
- "C'est surtout pour les autres." indique Daëgon.
- "On va voir parce que c'est rocailleux." précise Fánaviryan.
- "Deux ou trois éclaireurs peuvent, à pied, prendre un petit quart d'heure d'avance en avançant un peu plus rapidement." suggère Tirash.
- "Bien sûr ! C'est, tout à fait, envisageable. Je vais me renseigner auprès des hommes." confirme Pierlenn.
Quelques minutes plus tard, Pierlenn revient et indique :
- "J'ai six hommes qui connaissent bien le coin et peuvent faire partie de ce groupe d'éclaireurs."
- "Je suis prêt à y participer si besoin." annonce Aban.
- "Ouais ! Moi aussi !" annonce Daëgon.
- "Est-ce que l'on se dit ça ? On se met en marche. Le petit groupe part en éclaireur et puis, vient nous informer." propose Tirash.
- "Oui mais ça veut dire que ça va être de la fatigue…" avertit Fánaviryan.
- "Pour les six, oui, ça va être de la fatigue mais je pense que l'information, ça va être la clef de la stratégie." analyse Tirash.
- "Et puis il faut qu'on aille délivrer notre message à Minas Malloth ! Je ne sais pas s'ils sont au courant que ça arrive sur eux…" évoque Daëgon.
- "Sachant qu'on a, peut-être, des renforts qui vont arriver d'un endroit ou d’une autre grâce à notre grivette." évoque Tirash.
- "Tout à fait ! Mais il faut, quand même, les avertir." confirme Daëgon.
- "Je pense que Minas Malloth est averti de l'arrivée des Hommes des Collines et qu'ils vont être attaqués à ce stade-là. Les fortins ont dû faire leur boulot quand même." indique Tirash.
- "Je ne sais pas, on verra..." indique Daëgon.
- "On n'en sais rien..." confirme Tirash.
- "On verra." confirme Fánaviryan.
- "C'était le message de la grive d'aller les avertir et de se renseigner sur le nombre." indique Daëgon.
- "Bon, ben, moi, je pousse les gars !" avertit Fánaviryan.
- "Je pars avec une dizaine d'hommes." suggère Daëgon.
- "Peut-être pas autant !" intervient Fron.
- "Je dirais six." suggère Fánaviryan.
- "Il vaut mieux envoyer dix personnes avec un qui s'en sorte s'ils tombent sur une troupe plutôt que d'envoyer deux pelos et que si les deux sont tués, on est aveugle." avertit Tirash.
- "Mais c'est pour ça que les six plus Aban, c'est très bien." suggère Fánaviryan.
- "Et, éventuellement, Daëgon." suggère Tirash.
- "Oui, oui ! Moi, j'y vais !" confirme Daëgon.
- "Ça fait huit." indique Fánaviryan.
- "Ça me semble un bon compromis, oui ! On garde Laëngus avec nous, comme il connait les lieux." confirme Tirash.
- "Oui, voilà ! Et puis, on essaye de se séparer en plusieurs groupes pour aller voir dans toute la zone des deux premiers fortins où on va arriver." confirme Daëgon.
- "Pierlenn, il mène la troupe des militaires." indique Fánaviryan.
- "Oui, oui ! C'est bien ça." confirme Tirash.
- "On y va avec plusieurs groupes d'éclaireurs et on vise les deux premiers fortins." précise Daëgon.
- "Et est-ce qu'il y a un endroit, Laëngus, facile à reconnaitre pour se donner rendez-vous ? Histoire que l'on puisse se retrouver facilement pour communiquer. Si vous avez des informations et que vous ne pouvez pas les communiquer, c'est un peu con..." demande Tirash.
- "Au niveau du premier fortin ?" suggère Daëgon.
- "Sauf s'il est occupé, ce n'est pas l'idéal. Je pensais, un peu, avant" évoque Tirash.
- "Nous, on y va et vous, vous allez dans cette direction." suggère Daëgon.
- "Oui, c'est bien ça ! On se dirige vers le premier fortin et du coup, vous savez qu'on est entre l'endroit où on est actuellement et la tour." évoque Tirash.
- "Oui, c'est ça !" confirme Daëgon.
Avant leur départ, Tirash transmet à Daëgon la cape elfique puis va prendre la tête de la marche en compagnie de Laëngus.
Aban, Daëgon et six archers vont partir, en premier, à marche forcée pour prendre de l'avance sur le reste de la troupe qui reprennent leur progression sur un chemin beaucoup plus rocailleux que la veille. Il est, toujours, difficile d'être à cheval.
Fánaviryan tente d'ordonner, un peu plus, la progression de ses hommes à l'arrière, soit par trois ou par deux lorsque le chemin le permet. Fánaviryan clôt la marche avec Zëbúth.
Fron, de son côté, veille à ce que les hommes puissent être vigilants surtout à leur environnement surtout sur les côtés. Parfois, cette consigne va être difficile à maintenir avec une visibilité très réduite lorsque les compagnons sont des zones rocailleuses.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 19:15 / 22:30 - Voyage hors des sentiers - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°145 du 05/11/2025
Les compagnons et les archers quittent le vallon des mille arbres avec regret et, rapidement, vont devoir progresser hors de tout sentier. Ils doivent progresser au travers des collines herbeuses qui, progressivement, sont plus accidentées, des cailloux, des roches sont, de plus en plus, présentes. Certaines d'entre elles sont recouvertes par des herbes. Il est fréquent que des hommes chutent, ralentissent l'allure.
Les hommes se plaignent, parfois, des conditions de marche. Fánaviryan met moins de pression sur ses hommes et les laissent marcher sans devoir remettre en place un rythme de marche. La troupe doit, parfois, escalader des roches, rendant la progression des chevaux plus difficile.
Les compagnons progressent sans aucune difficulté dans ces terrains accidentés. Ils montrent, ainsi, l'exemple à suivre et apportent une dynamique positive dans la marche. Les occasions de chevaucher sont très rares. Aussi, les chevaux servent, surtout, à porter le matériel afin que les compagnons soient le moins encombrés.
À partir de dix-huit heures trente, la luminosité commence à baisser. Aucun son de cor n'a été entendu à proximité. Certains sons sont entendus mais de façon très éloignée, surtout au sud-est de leur position. Parfois, certains sons de cor se font entendre à l'ouest.
Fánaviryan demande à Laëngus :
- "Où est-ce qu'on pourrait établir camp sans que ce soit trop à la dure ?"
- "Ouais. Il faudrait que l'on continue pendant quelques minutes pour trouver un endroit abrité." suggère Laëngus.
Après un quart d'heure de marche supplémentaire, Laëngus propose un endroit rocailleux, relativement, abrité du vent. Lors de cette halte pour la nuit, les hommes finissent leurs dernières provisions.
Après avoir installé son campement, Daëgon est attiré par un oiseau qui virevolte non loin. Il vient vers l'oiseau et l'accueille gentiment. Aussitôt, Daëgon va récupérer le message et le lire à ses compagnons :
- "Message reçu et transmis. Continuez dans la direction indiquée. Transmettre les informations dès votre arrivée avec des éléments précis sur le nombre."
Daëgon constate que l'écriture est la même entre le premier et le second message.
Daëgon suggère à ses compagnons :
- "Il faut qu'on continue jusqu'à Minas Malloth mais le nombre… On a un petit aperçu mais pas encore total."
- "Ouais ! On fera l'addition demain avec les cors de l'Ouest. On n'a pas pu estimer." évoque Fánaviryan.
Le campement n'offre pas de point d'eau à proximité.
Laëngus vient voir les compagnons et leur dit :
- "Il y a peu de chances que d'ici Minas Malloth, on arrive à trouver des points d'eau."
- "Oui, mais, on est à deux heures de Minas Malloth et vos hommes ont remplis leur gourde." évoque Fánaviryan.
- "Oui, dans la petite vallée. On avait fait des réserves quand même. On n'est pas cons." évoque Daëgon.
- "Ah oui, pour le coup, les hommes, en effet, ne se sont pas gênés pour boire et ont rempli leurs gourdes." confirme Laëngus.
Pierlenn vient voir les compagnons, quelques temps, après pour indiquer :
- "Les tours de garde ont été organisés. Donc si vous souhaitez vous reposer, sachez que tout est organisé pour que nos hommes surveillent le campement."
- "Ah, très bien !" confirme Daëgon.
- "Hé bien, on va en profiter parce qu'effectivement, on ne s'est pas reposé pendant que certains se reposaient. Donc, il est normal que les capots désignés qui n'avaient pas dormi là, ce coup-ci, transmettent les gardes à leurs compagnons. Ils se reposent, aussi, pleinement, les capots et les sous-capots." évoque Fánaviryan.
De leur campement, les compagnons semblent voir des lumières mais étant dans un lieu abrité, ils ne peuvent pas les apercevoir. En montant en haut de la colline, avec une belle nuit étoilée et l'absence de lune, ils peuvent, aisément, voir les campements éclairés.
Vers le sud, ils aperçoivent les lumières de Minas Malloth. Une trentaine de feux de camp sont visibles dans les collines au nord de Minas Malloth. Une zone, située au sud-est de leur position, concentre plusieurs feux de camp.
Vers l'est, les compagnons aperçoivent des lumières. Daëgon estime que les lumières ne doivent plus être très loin de Minas Malloth mais à une plus longue distance de leur position. Ils sont, sans doute, à plusieurs heures de marche. Daëgon indique :
- "Ils ne vont pas nous tomber dessus pendant la nuit."
D'autres lumières sont disséminées dans la nature mais aucune proche de la troupe des archers.
À l'ouest, ils aperçoivent des lumières qui doivent être situées à une heure de marche. Ces lumières sont disposées à des intervalles réguliers. Ils estiment qu'il s'agit des braséros de la Vieille Route du Nord que les troupes de Minas Malloth illuminent la nuit.
Après ces observations, les compagnons retournent au campement, transmettent les informations à Pierlenn puis vont se coucher.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 18:55 / 19:15 - Départ du vallon - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°145 du 05/11/2025
En arrivant sur place, Fánaviryan, Fron, Aban et Pierlenn viennent voir Daëgon, Tirash et Laëngus qui sont en train de reprendre leur souffle. Daëgon résume, rapidement, leur exploration et leur inspection du Pic du Milieu puis finit par demander :
- "Avec la dernière heure de soleil de la journée, je ne sais pas si ça sert vraiment à quelque chose de lever le camp maintenant. Je ne sais pas... Qu'est-ce que vous en pensez ? Combien de temps on a de marche pour aller jusqu'à Minas Malloth ?"
- "Il faudrait compter, pas loin, de quatre heures de marche." estime Laëngus.
- "Ah merde ! Ce n'est pas loin en plus..." réagit Daëgon.
- "Il faudrait quatre heures en passant par des chemins qui, potentiellement, seraient sécurisés." évoque Laëngus.
- "Et tu peux les faire de nuit ?" demande Daëgon.
- "Avec la nouvelle lune, il va être difficile de pouvoir progresser sur les chemins." explique Laëngus.
- "On ne va pas trop avoir le choix je crois... Qu'en pensez-vous les amis ?" demande Daëgon.
- "Pas trop avoir le choix. C'est-à-dire ?" demande Tirash.
- "On reste là pour la nuit puis on part dès qu'on peut." suggère Daëgon.
- "Est-ce qu'on ne pourrait pas faire prendre deux heures d'avance ?" propose Tirash.
- "Bah oui, oui..." confirme Daëgon.
- "L'avantage, ici, c'est qu'on va vraiment pouvoir se poser tranquillement, se reposer, voire même, peut-être, faire du feu si on trouve du bois sec." suggère Tirash.
- "Est-ce que la troupe s'est bien reposée pendant qu'on était parti ? Parce qu'ils étaient crevés en arrivant là." demande Daëgon.
- "Ils se sont reposés deux heures et l'endroit dégage une certaine sérénité, tranquillité qui fait que le repos s'est encore mieux passé qu'inespéré." explique Pierlenn.
- "Dans ce cas, oui, on peut marcher deux heures, camper et repartir aussi vite que possible." propose Daëgon.
- "Parce que les deux dernières heures de marche à tâtons en les faisant en trois, vous ne pensez pas que ce serait possible ?" suggère Fánaviryan.
- "C'est dans le noir complet. Là c'est nouvelle lune." réagit Daëgon.
- "À la lumière des étoiles, normalement, on peut se repérer quand même." suggère Fron.
- "C'est chaud !" réagit Daëgon.
- "La question, c'est pourquoi ?" questionne Tirash.
- "Est-ce qu'à la limite comme l'endroit est plutôt favorable ? Je vais être moins pragmatique que Tirash. Je dirais qu'on peut se préparer, se reposer ici et puis partir vraiment à lueur de l'aube en marche forcée pour faire les quatre heures." propose Fánaviryan.
- "Bah oui, mais, globalement, on va perdre deux heures." indique Daëgon.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "C'est quoi notre objectif en fait ? Là, on veut aller à Minas Malloth, à priori. On pourrait, peut-être, rejoindre un des fortins. Est-ce que cent archers supplémentaires vont changer grand-chose contre deux milles hommes ?" questionne Tirash.
- "Ah, je pense que oui." confirme Daëgon.
- "Alors ça va changer quelque chose. Est-ce que ça va changer suffisamment ? Ça, ce n'est pas sûr, mais peut-être que oui, hein. C'est quoi notre stratégie ? Est-ce qu'il faut qu'on se dise que notre objectif c'est d'arriver par derrière et d'éliminer Cormac le Rouge qui sera, peut-être, resté, un peu, en arrière pour surveiller la bataille ? Peut-être qu'on a une opportunité à saisir comme ça parce que s'il n'y a plus de chef, ça leur met un grand coup. Avec une troupe de cent archers, on peut, peut-être, envisager un truc comme ça. Après, s'il est au premier rang des combats, ça ne servira à rien. Parce qu'aller s'enfermer dans un fortin sachant qu'il y en a huit, ça veut dire qu'on va affronter qu'une partie des troupes. Enfin, je ne sais pas, c'est difficile à dire." analyse Tirash.
- "Le but, c'est, aussi, de rejoindre l'armée de Minas Malloth pour leur foutre cent archers en plus. Il y a, un peu, de ça aussi quand même." évoque Daëgon.
- "Ouais, effectivement ! Mais est-ce que cent archer en face d'une troupe, c'est plus efficace que cent archers derrière une troupe ?" questionne Tirash.
- "Ouais. Ouais…" confirme Daëgon.
- "Oui, oui." confirme Fánaviryan.
- "Je me dis que cent derrière, c'est, sans doute, plus intéressant cent derrière par surprise que cent devant sans surprise." évoque Tirash.
- "C'est possible… Ça dépend de comment c'est foutu." indique Daëgon.
- "Ça dépendra de comment c'est foutu. Effectivement." confirme Tirash.
- "Il ne faut pas que Minas Malloth soit trop surpris non plus : "De dire, tiens mais qu'est-ce qui se passe ? Oh tiens, oh. Qu'est-ce qui se passe ? Oh ! Oh ! Mais ils sont en train de se faire massacrer. Ah ! On aurait dû aller les aider…" indique Fron.
- "Après, c'est possible, aussi, qu'on avance nos pions et puis que quelqu'un aille prévenir minas Malloth, tu vois." indique Daëgon.
- "Au dernier moment." suggère Fánaviryan.
- "Ouais, enfin, pas au dernier moment, mais une fois qu'on est bien au courant de ce qu'on veut faire, quelqu'un file à Minas Malloth sur un cheval et puis prévient tout ça. On n'est pas avancé..." évoque Daëgon.
- "J'aurais, quand même, tendance à dire que si on peut gagner deux heures, on gagne deux heures sachant que là, on vient de perdre dix minutes." évoque Tirash.
- "Je suis assez d'accord avec ça." confirme Daëgon.
- "Nous, nous souhaitons d'aller à Minas Malloth." indique Pierlenn.
- "Ouais... Ouais... Et puis là, c'est, un peu, moins tendu que quand on avait des cors, un peu, partout autour." indique Daëgon.
- "Laëngus a pu évoquer son plan auprès des hommes qui sont rassurés, dans une certaine mesure, par les endroits par lesquels il souhaite passer. Pour la majorité des archers, c'est, tout à fait, entendu de pouvoir repartir." indique Pierlenn.
- "D'accord ! Je pense qu'il faut en profiter." suggère Daëgon.
- "Bon, il y en a quelques-uns qui aimeraient bien rester, un peu, plus longtemps ici. Le vallon est fort accueillant et donc il y en a un certain nombre qui se disent que pourquoi passer une nuit voire quelques temps supplémentaires ici." indique Pierlenn.
- "Ouais mais on est des guerriers nous !" annonce Daëgon.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 16:25 / 18:25 - Attente sur place - F - F - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°145 du 05/11/2025
Fron va, alors, aller voir les archers pour faire un inventaire de la nourriture, des rations. Le constat est que les vivre diminuent. Les archers n'ont pas de grandes réserves. Ils se partagent quelques fruits qu'ils ont ramassé ainsi que les maigres rations séchées qu'ils possèdent encore.
Fron propose d'aller explorer les environs pour récupérer des fruits, des baies. Il choisit trois hommes de son groupe qui sont plus vaillants que les autres. Aban va se joindre à eux et vont tous les quatre, explorer les environs pour chercher des fruits.
Rapidement, Fron va repérer des arbres fruitiers ainsi que des mûriers. Ils vont passer plus d'une heure à récolter des fruits, à venir en distribuer à tous les hommes qui vont être ravis de pouvoir manger des aliments frais et savoureux, riches en sucre.
Pendant ce temps, Fánaviryan va commencer à travailler autour de Zëbúth pour lui fixer des carquois afin de mettre en place un système d'armement sur le cheval.
Fánaviryan va récupérer les carquois de Féagil, qu'elle va poser au sol, enlever les lanières et essayer de créer un système pour y installer des lances. Au bout de deux heures de travail, Fánaviryan a réussi à installer un système opérationnel sur les flancs de Zëbúth.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 16:20 / 16:25 - Départ du vallon - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°145 du 05/11/2025
Daëgon, Tirash et Laëngus se préparent pour aller rejoindre le point haut situé à une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps, en explorant les lieux, Fánaviryan va apercevoir des pictogrammes elfiques dont l'un semble être la signification des lieux : "Imlad en-Gelaidh Meneg" que Fánaviryan va traduire en sindarin par : "vallon aux mille arbres".
Avant que les trois hommes quittent le vallon, Fánaviryan leur dit :
- "Je vous confirme que nous sommes en sanctuaire millénaire."
- "Millénaire ??" réagit Daëgon.
- "Ce n'est pas moi qui l'ai fait, il y a quatre cents ans quand j'étais petite..." évoque Fánaviryan.
- "D'un autre âge, tu veux dire ?" demande Daëgon.
- "Ouais ! Ce vallon est un lieu de passage des elfes qui doivent emprunter ce vallon pour se déplacer dans l'Eriador sur des voies secrètes." évoque Fánaviryan.
- "Ce qui en fait, plutôt, un truc sûr logiquement ?" analyse Daëgon.
- "Exact !" confirme Fánaviryan.
- "Nous, on va aller au point haut pour repérer les hommes des collines. Il faut qu'on prenne des informations." indique Daëgon.
- "Ouais ! Carrément !" confirme Tirash.
- "Il va falloir qu'on sache où ils sont." indique Daëgon.
- "Je peux vous y conduire. Je connais bien la région. Je ne savais pas que ce vallon était un lieu pratiqué par les Elfes... En même temps, j'évitais cet endroit. Je n'y suis pas venu souvent... Comme si je n'avais pas à y venir..." explique Laëngus.
Les trois hommes préparent leurs affaires, quittent leurs compagnons et la troupe des archers.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 14:25 / 16:20 - Recherche d'un repos - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°144 du 15/10/2025
En reprenant la route, régulièrement, la troupe entend le son de cors qui résonnent dans les collines. Plus les minutes s'écoulent et plus le son semble se rapprocher, voire, parfois, être très proche. Le son peut provenir des côtés, de l'avant voire, parfois, de l'arrière.
Tirash constate qu'Aban est, de plus en plus, nerveux et hésitant dans le choix de la direction à prendre, parfois, rebrousse chemin.
À l'arrière, Daëgon, Fron et Fánaviryan constatent que les archers sont, de plus en plus, inquiets. Le son des cors qui, parfois, semblent très proches, amène de la tension dans les troupes. Parfois, avec l'écho, l'origine du son semble très proche surtout lorsque les archers traversent une région encaissée.
Fron, toutes les heures, fait tourner ses observateurs afin de maintenir une vigilance parmi les hommes. Daëgon continue à maintenir le rythme, à récupérer les flèches que Tirash et Aban laissent au sol.
Au bout de trois heures de marche, lorsque les sons de cor deviennent plus proches, Tirash s'arrête et attend l'arrivée de Daëgon qu'il n'avait pas vu depuis plus de trois quart d'heure et lui dit :
- "Il y en a partout ! On va finir par tomber dessus, c'est obligé. On ne s'arrêterait pas dans une forêt pour se cacher ?"
- "Ça va être difficile de cacher sans homme quoi…" indique Daëgon.
- "Ouais... Mais si on va au même endroit qu'eux, à un moment ou un autre, on va tomber dessus quoi. Qu'est-ce que tu en penses Aban ?" demande Tirash.
- "Hum... Il y a une vallée pas très loin. À ma connaissance, elle est, relativement, encaissée avec de la végétation. Si on veut s'y arrêter, je pense qu'on serait relativement à l'abri." suggère Aban.
- "Moi, j'y serai assez favorable parce que là, ça ne sert à rien ce qu'on fait en fait. Je ne sais pas ce que tu en penses mais on va tomber sur eux à un moment ou à un autre, non ?" demande Tirash.
- "Tiens, regarde là-bas !" évoque Aban.
Aban montre du doigt de la fumée qui se dessine au-delà des collines puis montre un autre endroit où une autre fumée est présente. Tirash réagit :
- "Un endroit où ils se sont posés, quoi."
- "Ouais, sans doute." confirme Aban.
- "Il faut qu'on décide ensemble de ce qu'on fait, quitte à laisser passer la vague même si ça ne sert à rien si on arrive après eux, mais de toute façon, si on arrive avant eux et qu'ils nous tombent tous dessus par derrière, ça ne servira à rien non plus. Ou alors, ils ne sont pas encore rendus là-bas et ce serait bien qu'on y arrive avant eux." évoque Tirash.
- "Ouais. C'est vrai que je pourrais chercher un point haut pour faire, un peu, un état des lieux et voir ce qu'il en est. Je peux proposer deux choses. Soit on s'éloigne, un peu, du chemin. Ça va, sans doute, nous faire perdre une petite demi-heure mais on peut trouver un point haut et à ce moment-là voir, au lointain, Minas Malloth pour savoir ce qu'il en est. Ou alors on peut progresser un petit peu aller dans une vallée et se retrouver tous ensemble." suggère Aban.
- "Soit on va dans la vallée, on se retrouve tous ensemble, soit on va tous sur un point haut. Non, tu irais seul sur le point haut. Et on ne peut pas faire d'une pierre deux coups, non ? Aller à la vallée et…" suggère Tirash.
- "Si on va à la vallée, on va, plutôt, descendre." indique Aban.
- "Ouais, mais après toi, tu files quoi. Mais est-ce que c'est possible géographiquement parlant ?" questionne Tirash.
- "Bah ça demanderait, par contre, si on se pose un certain temps dans la vallée, moi, je peux avec, peut-être, un ou deux hommes essayer de trouver un point haut, pas très, loin. Je connais moins les points hauts par là-bas, mais, peut-être, qu'il y en a parmi les hommes qui connaissent bien la région et qui pourraient venir avec moi." suggère Aban.
- "Et vous avez vu du monde ?" demande Daëgon.
- "À priori, il y a du monde tout autour de nous. Qu'est-ce que tu penses du plan d'Aban Daëgon ?" demande Tirash.
- "Ouais, ça serait, peut-être, pas mal. Ouais, je pense." confirme Daëgon.
- "Et nous, on continuerait dans ce cas-là parce que ce dont j'ai peur c'est, qu'à un moment, on tombe sur une troupe, même s'ils sont qu'une vingtaine et qu'on les explose, il y en a toujours un qui va se barrer ou ils vont sonner du cor." analyse Tirash.
- "Oui, oui, on risque d'être repéré ! Mais, d'un autre côté, aller se cacher dans la vallée, ils peuvent nous tomber dessus aussi." évoque Daëgon.
- "À priori, la vallée, dont Aban parlait, est encaissée. Les hommes des collines n'ont pas de raison d'y passer." évoque Tirash.
- "Ouais. D'accord ! Ouais mais bon, après, on n'aide pas beaucoup Minas Malloth sur ce coup." réagit Daëgon.
- "Oui mais bon si on est mort, on ne va pas les aider beaucoup non plus quoi…" réagit Tirash.
- "Je suis bien d'accord !" confirme Daëgon.
Fron et ses hommes arrivent à la hauteur des troupes de Daëgon. Fron vient rejoindre ses compagnons. Tirash expose le plan à Fron qui demande :
- "C'est à combien de temps de Minas Malloth la vallée ?"
- "Nous venons de marcher trois heures et il reste, à peu, près autant de temps pour rejoindre Minas Malloth. La vallée est à une demi-heure de marche." précise Aban.
- "Les hommes commencent à être fatigués avec la chaleur et les trois heures de marche." évoque Fron.
- "Du coup, une pause s'impose." conclut Tirash.
- "Ouais. On se pose dans la vallée puis on envoie des éclaireurs. Moi, je suis prêt à y aller d'ailleurs pour voir ce qui se passe sur les hauteurs." propose Daëgon.
- "Ouais. Ouais. Ça me semble être le bon compromis." confirme Tirash.
Fánaviryan arrive, à cet instant, à la hauteur de ses compagnons et leur dit :
- "Moi, j'ai les hommes qui sont fatigués. Même là si on fonctionne en un, deux, trois, ça les use encore. Une pause pour mes gars, ça sera de bon aloi." confirme Fánaviryan.
Chaque section de la troupe reprend sa position. Aban commence la recherche de la vallée des mille arbres. Avec Tirash, ils reprennent, tous les deux, de l'avance sur la troupe. Aban ne semble pas inquiet dans sa recherche de la vallée des mille arbres.
La plupart des archers de Minas Malloth ne connaissent pas cette vallée. Pour y accéder, il a fallu emprunter des chemins escarpés. Aban et Tirash ont dû descendre de cheval et progresser pendant plusieurs minutes à pied.
En arrivant sur place, ils découvrent une vallée encaissée avec de nombreux arbres présents. Le fond de la vallée est dominé par des falaises et une cascade qui alimente les lieux en eau fraiche. Une rivière s'écoule de là et offre un endroit paisible aux voyageurs pour s'y reposer.
Les compagnons vont se regrouper pour discuter. Pierlenn vient les voir et demande :
- "Vous pensez qu'on va rester combien de temps ici ?"
- "Bah... Le temps qu'on détermine la situation et qu'on aille voir sur les hauteurs ce qui se passe." répond Daëgon.
- "D'accord !" confirme Pierlenn.
- "Ouais ! Une grosse heure quoi." ajoute Fánaviryan.
- "On peut se faire une petite pause. Je peux dire à mes hommes de se reposer et pour certains de faire une petite sieste s'ils veulent." suggère Pierlenn.
- "Ouais mais pas de feu !" avertit Daëgon.
- "Oui, bien sûr ! C'est noté ! Je fais passer le message." indique Pierlenn.
Pierlenn va passer voir ses hommes et leur donner les consignes. Les archers semblent soulager de pouvoir s'assoir, se reposer, boire et manger les quelques réserves de nourritures qu'ils possèdent. Plusieurs hommes vont enlever leurs chaussures et vont venir se rafraichir dans l'eau de la rivière.
Régulièrement, ils entendent, au loin, le son de cors mais l'encaissement de la vallée atténue le volume. Les hommes se retrouvent, ainsi, plus apaisés par cet environnement.
Fánaviryan interpelle ses compagnons et leur demande :
- "Tirash et Daëgon, vous prenez des gars de la troupe avec vous ou pas pour aller inspecter les environs, le point haut, tout ça ?"
- "Bah, ils font crevés à priori. Enfin, s'il y a des gens parmi les motivés qui étaient avec moi au départ là, peut-être." évoque Daëgon.
Daëgon va voir la troupe qu'il a dirigé pour savoir s'il y a des volontaires pour inspecter les points hauts de la région. L'un d'entre eux, Laëngus, connait très bien la région. Il n'est pas trop fatigué et a l'habitude de venir dans la région. Laëngus estime qu'il faudrait une vingtaine de minutes pour rejoindre un point haut pour avoir une vue assez dégagée ce qui permettrait de voir les hauteurs autour de Minas Malloth. Il est prêt à conduire les volontaires.
Daëgon retourne voir ses compagnons, accompagné de Laëngus, et dit :
- "Il connait la région et peut nous conduire à un lieu dégagé et en hauteur. Je suis partant pour y aller. Quelqu'un d'autre vient ?"
- "Moi, je ne lâche pas mes gars comme ça." réagit Fánaviryan.
- "Tirash, tu y vas ou j'y vais ?" demande Aban à Tirash.
- "Oui, si ça te va. Au moins on sera deux si on a de décisions à prendre. Daëgon, je ne sais pas ce que tu en penses ?" répond Tirash.
- "Ah oui ! Oui, carrément. Ouais. Et on prend le cor avec nous aussi au cas où.
- "Je ne sais pas dans quel objectif mais pourquoi pas." confirme Tirash.
- "Bah... On verra. On verra." confirme Daëgon.
Fánaviryan va voir ses hommes et désigne l'un de ses trois équipes et les désigne caporaux et leur demande de monter la garde en fonctionnant en un, deux, trois. Puis Fánaviryan demande aux trois caporaux de désigner des sous-caporaux qui viendront les relever au bout d'une demi-heure. Les autres archers sont mis au repos. La majorité vont boire l'eau de la rivière, manger le peu de ration qu'ils leur restent puis vont s'assoupir. Les trois caporaux exécutent les ordres qu'ils ont reçu et vont s'installer dans des endroits stratégiques pour surveiller le campement.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 13:00 / 14:25 - Une embuscade avortée - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallée du Chemin Clair - Session N°144 du 15/10/2025
Aux alentours de midi, la troupe se met en route avec les quatre sections. Selon les prévisions d'Aban, ils doivent arriver à Minas Malloth en fin de journée, un peu avant la tombée de la nuit.
Après avoir quitté les ruines de Féagil, le paysage est le même, des collines constituées d'herbes grasses, quelques arbres mais, globalement, une végétation basse.
Aban fait progresser les troupes par des sentiers. Après une heure de marche, lorsqu'ils se retrouvent au fond d'une vallée, ils entendent le son d'un cor qui résonne dans la vallée.
Aussitôt, les compagnons s'arrêtent, écoutent attentivement puis estiment que le son est venu de l'arrière gauche. Il est difficile d'arriver à bien cerner l'origine avec l'écho qui s'est propagé dans les différentes collines. Selon Fánaviryan, le son provient de l'autre côté de la colline, à proximité, entre cinq cents et neuf cents mètres.
Fánaviryan désigne deux hommes et leur demande de monter rapidement le sommet de la colline en leur désignant la provenance du son, d'être vigilants et de regarder, à partir de la crête si la troupe est visible. Elle demande qu'ils soient rapides sur les premiers huit cents mètres puis discret sur les derniers mètres avant la crête.
Puis avec les vingt-huit autres archers, Fánaviryan va commencer à monter la colline à marche forcée. Les autres sections de la troupe constatent le mouvement des troupes de Fánaviryan.
Daëgon demande à l'un de ses hommes de rejoindre la troupe de Fánaviryan pour lui porter un message :
- "Peux-tu dire à Fánaviryan que j'aurais préféré envoyer un éclaireur, tout seul, pour qu'il aille voir qu'est-ce que c'est et puis on continue à avancer pendant ce temps-là…"
Aban et Tirash s'arrêtent. Aban désigne à Tirash l'arrière, une colline située derrière l'arrière garde de Fánaviryan et indique :
- "Je pense que ça vient par là-bas. Je pense que ça vient de de l'autre côté par là-bas."
Les deux éclaireurs rebroussent, aussitôt, chemin pour rejoindre leurs compagnons. Ils constatent, aussitôt, les archers commandés par Fánaviryan qui ont commencé à monter la colline à marche forcée. Tirash se retrouve à trois cents, quatre cents mètres de distance de Fánaviryan. En arrivant à côté de Daëgon, Tirash lui demande :
- "À priori elle se dirige vers le son du cor là…"
- "Bah ouais mais j'aurais, plutôt, envoyé quelqu'un de discret. Elle y va comme une bourrine." évoque Daëgon.
- "Ben ouais…" réagit Tirash.
- "J'ai envoyé un messager. Le temps qu'il arrive." précise Daëgon.
- "Est-ce que j'essaie d'y aller à cheval histoire de voir un peu ?" suggère Tirash.
- "Ouais !" confirme Daëgon.
- "Tu restes là, Aban ?" propose Tirash.
- "D'accord !" confirme Aban.
- "Il faut que quelqu'un aille voir, en tout cas, quelqu'un de discret." suggère Daëgon.
- "De toute façon, je ne vais pas les rattraper avant qu'ils arrivent en haut de la colline." indique Tirash.
Tirash lance son cheval vers la colline où la troupe de Fánaviryan s'est lancée. L'homme du sud essaye de faire des gestes auprès de Fánaviryan pour l'avertir et lui demander de revenir sur le chemin.
Puis Daëgon demande à ses hommes :
- "Vous connaissez ce son ? Il est issu de vos rangs ou c'est un son des hommes des collines ?"
- "Ça ne vient pas de chez nous. Je pense que ça doit provenir des Hommes des Collines." répond l'un des hommes.
- "D'accord ! Bon, on avance !!" réagit Daëgon.
Daëgon demande à ses hommes d'avancer pour s'éloigner de la colline d'où le son de cor provient.
Fron a fait arrêter la troupe et demande à ceux qui surveillaient les quatre extrémités du groupe de déterminer le chemin le plus rapide pour aller vers le son du cor et le chemin le plus rapide pour partir dans l'autre sens dans l'éventualité d'une fuite par les collines.
Ces hommes avaient quelques éléments pour évaluer de la situation mais avaient hésité en voyant les troupes de Fánaviryan s'élancer sur la colline, à l'arrière. Fron finit par leur dire :
- "Préparez-vous à courir à mon signal."
Lorsque la troupe de Fánaviryan est arrivée aux deux tiers du parcours jusqu'au sommet de la colline, l'Elfe demande aux archers de se mettre à genoux et d'avancer en rythme. Fánaviryan dicte une cadence :
- "Allez ! Un ! Deux ! Trois !"
Fánaviryan demande à ses hommes de se séparer en trois groupes.
Un nouveau son de cor se fait entendre mais plus lointain que le premier. L'instrument semble, relativement, identique au premier son entendu.
À cet instant, Tirash tente de monter la colline avec Barägouin mais le cheval refuse d'avancer. La monture a trébuché et semble ne pas avoir confiance pour grimer. Tirash tente de forcer sa monture mais celle-ci ne bouge pas. Il essaye de trouver une solution, apaise Barägouin, tente de lui faire comprendre qu'il faut monter la colline, essaye de le faire passer par un autre chemin mais, au départ, le cheval ne bouge pas.
Fron demande à ses hommes de reprendre la marche pour s'éloigner de la colline où les troupes de Fánaviryan sont en train de monter. Fron précise :
- "Préparez-vous à courir mais, pour le moment, à marche lente."
Après avoir pris le temps de caresser Barägouin et de lui montrer une autre voie, le cheval de Tirash accepte de commencer à monter la colline puis là où les troupes de Fánaviryan avaient commencé à progresser accroupis, Tirash doit descendre de cheval et finir la montée à pied.
Pendant ce temps, Fánaviryan est arrivée avec ses archers au sommet de la colline. Ils observent alors une quarantaine d'hommes des collines qui progressent au fond d'une vallée située de l'autre côté de la colline. Ils marchent de manière peu ordonnée dans le calme. Ils observent leur environnement.
En voyant les hommes en contrebas, Fánaviryan murmure à ses hommes :
- "Oh, c'est facile !!"
Les hommes restent regarder l'Elfe avec circonspection puis Fánaviryan :
- "On tire dix flèches par tour, tous les tours, comme je vous ai appris. On fait tous une touche. Les gars, ils n'ont pas le temps de remonter. On les a tous crevé !! Vous y êtes les gars ?"
Les archers ne semblent pas rassurer à l'annonce de Fánaviryan qui explique :
- "Il y a l'équipe qui tire, se met debout, l'équipe qui encoche, elle est accroupie et ils ne comprendront jamais qu'on est trente. Ils en verront toujours dix qui tirent à chaque chiffre. D'accord les gars ?"
Les archers préparent leurs flèches qu'ils plantent au sol, bandent leurs arcs et s'équipent pour tirer à l'arc.
À ce moment, Tirash arrive à hauteur de Fánaviryan et lui demande :
- "Alors ça donne quoi Fana ?"
- "On va pouvoir éliminer cette petite troupe en trois minutes !" répond Fánaviryan.
- "Ils ne sont pas un peu loin là ?" évoque Tirash.
- "Bah... Ils ne vont pas aimer la première volée de flèche et quand ils vont essayer de remonter, de toute manière !" répond Fánaviryan.
- "Et s’ils courent dans l'autre sens et qu'ils vont prévenir ?" suggère Tirash.
- De toute manière, il faut les éclater." évoque Fánaviryan.
- "Le coup de cor venait d'ici ?" demande Tirash.
- "Oui ! Ils cherchent à repérer les autres copains mais nous on ne va pas leur laisser l'occasion de les rejoindre. Ils sont quarante. Mes gars tirent dix flèches par tour. Rien que ça, ça va aller ulcérer !" évoque Fánaviryan.
- "Ouais mais tu as vu quand on fait des combats, il faut toujours vingt, vingt-cinq flèches pour mettre un type à terre, là à cette distance…" signale Tirash.
- "On est à distance ils sont trente." évoque Fánaviryan.
- "Ouais mais, pour le moment, on n'est pas sûr qu'ils sachent qu'on est là." évoque Tirash.
- "Mais, justement, on a l'avantage !" réagit Fánaviryan.
- "Bah s'il y en a un qui se barre et qui rejoint les autres, c'est mort. L'effet de surprise quand on arrivera…" alerte Tirash.
- "Ne t'inquiète pas." réagit Fánaviryan puis en s'adressant aux archers, leur dit :
- "Les gars, vous en voulez, vous voulez venger vos chefs ??"
- "Bah... Je m'inquiète un peu là quand même." évoque Tirash.
En regardant plus attentivement, ils constatent que la troupe des hommes des collines doit être composée, d'au moins, une cinquantaine d'hommes.
Fánaviryan précise alors :
- "On a des carquois de vingt flèches. On a six cents flèches pour ces gars-là."
- "Ils ne vont pas rester là à se faire tirer dessus comme des lapins. Ils vont se barrer, c'est sûr. Et ils vont aller prévenir une autre troupe et on n'aura plus d'effet de surprise quand on arrivera à Minas Malloth." évoque Tirash.
- "Non ! On va les massacrer !!" réagit Fánaviryan.
- "Mais on ne va pas les massacrer du tout. Il va toujours en rester quelques-uns qui vont se barrer. C'est une certitude. Tu vois bien quand on a eu l'occasion de se battre contre cinq personnes à cinq, on a mis du temps pour les éliminer. Là, ils ne sont pas serrés, ils sont super loin. Ça va être des courbes comme ça plutôt. On n'est pas sûr que ça touche à chaque fois. Ça, c'est valable sur une troupe de gars qui sont serrés, qui sont en train de charger. Mais là, ils sont disséminés. Il y a la moitié de nos flèches qui vont tomber à côté et ça se trouve, ils vont nous courir dessus et on va se faire exploser la gueule. Ils sont plus nombreux que nous." explique Tirash.
- "Mais ils doivent courir en côte." précise Fánaviryan.
- "Alors je ne dis pas qu'on ne va pas en tuer plein mais on ne va pas s'en sortir indemne et on va perdre l'effet de surprise. Moi, je suis totalement contre là. A priori, ils ne nous ont pas vu. Ils sont en train de se rassembler." lance Tirash.
- "Bah, tu tues le gars au cor si tu veux couper leur moyen de communication." explique Fánaviryan.
- "Bah... Oui, mais il y a un autre gars qui va se baisser et qui va ramasser le cor." explique Tirash.
- "Euh, on fait quoi là ?" demande l'un des archers.
- "On est en réunion stratégique, il faut qu'on prenne la bonne décision. Vous en pensez quoi vous ? vous pensez qu'on peut tous les avoir là ?" répond Tirash.
- "C'est vrai qu'ils sont un peu loin…" répond l'archer avec hésitation.
- "Ouais ! Moi ça me semble compliqué. Tu fais du tir à l'arc, Fana ?" demande Tirash.
- "Euh... Normalement, moi, c'est plutôt la javeline…" répond Fánaviryan.
- "Hé bien moi, c'est, plutôt, le tir à l'arc, tu vois. Alors, je suis moins bon que Daëgon, ça ne fait aucun doute, mais je pense qu'il se rallierait à mon point de vue. Après, je n'en sais rien. Et d'ailleurs, tu as vu que Daëgon et Fron sont en train de se barrer. Je comprends ton envie d'en découdre là, mais il faut qu'on garde notre énergie et nos forces pour essayer, éventuellement, de faire une percée à Minas Malloth, de donner un avantage à la ville. C'est ça notre mission. Notre mission ce n'est pas d'éliminer cinquante types." évoque Tirash.
- "Hum, hum… Bon, on continue de longer la crête en discret vu qu'on est sur le versant opposé." suggère Fánaviryan.
- "Il y en a un ou deux qui restent en haut pour garder un œil sur les types en bas. Effectivement !" confirme Tirash.
- "Ou plus haut mais on reste à hauteur quand même pour pouvoir avoir l'avantage si les vallées se rejoignent qu'on ait toujours. Moi, je les surveille." avertit Fánaviryan.
- "C'est ça ! Effectivement ! Il ne faut pas qu'ils nous tombent dessus par derrière par contre. Là-dessus, tu as, totalement, raison." confirme Tirash.
- "Voilà ! C'est pour ça ! On continue sur la crête." indique Fánaviryan.
- "En dessous de la crête." suggère Tirash.
- "Ouais, bien sûr ! On ne marche pas sur la crête, on est cinq mètres plus bas. On trace comme on a tracé tout à l'heure." indique Fánaviryan.
- "Ça marche !" confirme Tirash.
- "En ligne de dix : un, deux, trois, un, deux, trois, un, deux, trois. Dix qui vont de l'avant et les dix de derrière qui repassent devant ainsi de suite, en discrétion." indique Fánaviryan.
- "Et, du coup, ils prennent quelle direction là les gars ?" demande Tirash.
- "On est entre les deux." évoque Fánaviryan.
Le son du cor résonne dans les collines. L'un des hommes des collines, en bas de la colline, a fait sonner un cor. Puis le calme revient. Les hommes des collines semblent, alors, plus attentifs tandis que les archers, au sommet de la colline, montrent des signes d'inquiétude et de fébrilité. Fánaviryan réagit et ordonne :
- "En position !"
Un nouveau son de car résonne mais plus lointain. Les hommes des collines se remettent, alors, en mouvement. Ils commencent à emprunter une pente qui les éloignent de la position des archers.
Fánaviryan, Tirash et les archers se mettent en mouvement, redescendent la colline. Sur le chemin, Tirash demande
- "Tu serais capable de reproduire le son Fana à l'occasion ?"
- "Non ! Moi je ne fais pas de musique." répond Fánaviryan.
- "Ah oui ! Ben non…" réagit Tirash.
- "Ouais ! Moi je fais du chant. Selenia aurait pu le faire." indique Fánaviryan.
- "Ah oui... Il faudrait qu'on voit s'il n'y a pas un joueur de cor dans les troupes à l'occasion." suggère Tirash.
- "Hum ! Très bonne idée." confirme Fánaviryan.
- "Je vais retrouver Daëgon et Fron pour les tenir au courant et puis on continue comme on a dit là. Tu les gardes quand même de près…" évoque Tirash.
- "Oui qu'ils aient, vraiment, tourné des talons." confirme Fánaviryan.
- "Ça marche. À tout à l'heure." indique Tirash.
- "Par contre, faites gaffe aux autres cors." lance Fánaviryan.
Tirash va redescendre la pente, récupérer Barägouin puis va prévenir Fron puis Daëgon et Aban de la situation.
Fánaviryan va rester, en position, quelques instants puis, lorsque les hommes des collines disparaissent de vue, elle va redescendre la colline avec ses hommes et rejoindre sa position.
À plusieurs reprises, ils vont entendre, de nouveau, le son du cor à deux endroits.
Fánaviryan constate que ses hommes ont du mal à reprendre le rythme imposé jusqu'à maintenant. Le stress et la montée de la colline a fatigué les archers.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 12:40 / 13:00 - Préparatifs des Archers - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Entrée - Session N°144 du 15/10/2025
En arrivant aux chevaux, Fánaviryan annonce :
- "Bon ! Il va falloir faire route et, malheureusement, il ne faudrait pas qu'on se retarde avec les blessés qui pourraient rester ici en station avec un homme valide pour les défendre. Avez-vous des blessés ?"
- "Oui, en effet, Madame !" répond Pierlenn.
- "Qui peuvent difficilement se déplacer sur les cents ?"
- "Il y en a cinq qui marchent difficilement." indique Pierlenn.
- "Est-ce que vous avez repéré des barillets ou des barils ou deux grands barils, des barils moyens, on va dire, dans ces caves ?" demande Fánaviryan.
- "Ouais, il y en avait." confirme Pierlenn.
- "Ce que je me disais, vos hommes, à eux tous, il doit y avoir, à peu près, dans la compagnie une bonne vingtaine de gourdes d'huile pour vos torches quand vous vous baladez." évoque Fánaviryan.
- "Hum... Alors, on avait une petite réserve mais pas grand-chose. On a utilisé ce qu'on a pu trouver dans les ruines. Nos gourdes ont été utilisées pour l'eau." évoque Pierlenn.
- "Mais est-ce que vous pourriez voir pour récupérer les huiles qui pourraient rester entre vos hommes, histoire de pouvoir fabriquer une barrique qui puisse générer le chaos dans le rang des hommes des collines dès que nous aurons trouvé un aplomb susceptible d'être intéressant pour emmener vos hommes à la libération de Minas Malloth." lance Fánaviryan.
- "Ah... Ah…" réagit Pierlenn avec circonspection.
L'homme semble surpris et ne pas saisir l'intention de l'Elfe. Fánaviryan se tourne vers ses compagnons et leur dit :
- "Chers amis, que pensez-vous de piéger quelques barils ou barillets et pouvoir les faire descendre d'une colline pour enflammer un flanc et nous protéger."
- "On doit rejoindre Minas Malloth plus vite. Ce n'est, peut-être, pas le moment de faire des trucs comme ça." évoque Daëgon.
- "Parce que, pour le transport, ça va être compliqué, non ?" évoque Tirash.
- "Bah non. Vingt fioles, vingt gourdes, tu le fous dans un baril." suggère Fánaviryan.
- "C'est dans l'optique de défendre des blessés c'est ça ?" demande Daëgon.
- "Non ! Les blessés, ils restent ici. C'était pour récupérer du matériel des blessés parce que j'ai besoin de quelques carquois pour faire de nos chevaux des destriers." suggère Fánaviryan.
- "Ouais... D'accord… Je n'y suis pas…" réagit Daëgon.
- "On met deux sangles sur le flanc avec une lance, un carquois pour les retenir quand il y a des impacts." évoque Fánaviryan.
- "Il vaudrait mieux partir tout de suite que dans deux jours." suggère Fron.
- "Oui, mais autant avoir le matériel et les ceintures déjà c'est juste pour avoir les matériels et pouvoir faire ça sur la route." évoque Fánaviryan.
- "Qu'est-ce que tu veux faire Fánaviryan ? Je n'ai pas compris non plus ce que tu veux faire exactement…" demande Tirash.
- "Alors, deux choses. L'une, on a une centaine de mecs qui ont tous avec eux, comme nous, briquet et un peu d'huile pour enflammer des vêtements de blessés-là qui qu'on va leur demander gentiment, qu'on va mettre dans les tonneaux avec de l'huile et puis après on peut les lâcher d'un haut de côte parce qu'on va essayer d'être toujours en hauteur par rapport aux hommes des collines pour pouvoir, éventuellement, dès qu'on pourra avoir une situation privilégiée. Ce sera un bon système de défense pour éviter qui nous remontent dessus ou séparer une longue colonne par un lancer de trois barillets." suggère Fánaviryan.
- "Je pense que l'idée n'est pas mauvaise mais il en faudrait énormément pour pouvoir freiner une troupe surtout si c'est des petits barils, tu sais, ils peuvent sauter par-dessus." suggère Tirash.
- "Ouais, mais du moment que ça foute le feu dans la lande. On est en plein été sur un flanc de colline." évoque Fánaviryan.
- "Ouais, mais du coup, ça veut dire qu'on est bloqué sur notre colline après." évoque Tirash.
- "Ah... On verra…" réagit Fánaviryan.
- "Si on a le vent dans la gueule, on a la fumée." indique Tirash.
- "Ça peut nous servir aussi à être propulsé, lancer sur un endroit précis." suggère Fánaviryan.
- "Après, emmener un baril, un petit baril d'huile pour enflammer les flèches et enflammer les tentes de siège, s'ils ont décidé de siéger ou un truc comme ça d'assiéger, ça peut, peut-être, s'envisager. Mais préparer tout un bordel comme ça, trimballer tout ça..." évoque Tirash.
- "On pourrait prendre trois ou quatre barillets ou deux gros barils, je pensais mais bon. Ouais, un ou deux petits barillets comme ça, c'est autorisé…" évoque Fánaviryan.
- "Bah... S'il y en a qui sont prêts, on peut en prendre. Ouais, effectivement." propose Tirash.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "Je pense que le mieux, est d'y aller là." suggère Tirash.
Daëgon se dirige vers les hommes et commence à donner des consignes pour que les hommes se préparent au voyage en essayant d'être le plus discret et léger dans son paquetage. Fron vient en soutien auprès de Daëgon pour les aider à préparer leurs affaires. Fron s'inquiète de savoir s'ils ont, toujours, un guetteur ce qui n'est pas le cas. Le hobbit demande à trois d'entre eux de se mettre en hauteur et de surveiller les alentours pendant que la troupe se prépare.
Le transport des blessés demande, un peu, de temps. Fánaviryan indique à ses compagnons en montrant les blessés :
- "Je proposais de laisser les blessés derrière."
- "Ouais... Vraiment laisser dans une ville à moitié fantôme, des blessés, ce n'est pas très moral…" évoque Daëgon.
- "On n'a pas le temps…" suggère Fánaviryan.
- "Ce n'est pas une histoire de temps. Il y a des gens pour les tenir, pour les faire marcher. Tu parles de temps mais tu veux récupérer des tonneaux." évoque Daëgon.
- "Là, on va y aller en marche forcée…" suggère Fánaviryan.
Lorsque Fánaviryan voit les trois guetteurs se mettre en position pour surveiller, elle intervient auprès de Fron et Daëgon et leur dit :
- "Ça aurait été, quand même, intelligent de laisser une unité en retrait, les blessés avec deux guetteurs pour les protéger."
- "C'est intelligent mais c'est assez cruel. Donc je ne préfère pas." suggère Daëgon.
- "On n'envoie pas les éclopés en première ligne. Puis là, il faut qu'on fasse de la marche forcée jusqu'à Minas Malloth, maintenant, pour les contourner, pour aller plus vite que les Hommes des Collines." évoque Fánaviryan.
- "Ils seront portés pour aller vite. Il y a bien des sergents dans la troupe." suggère Daëgon.
- "Ouais et puis, ils seront crevés en arrivant. Pour cinq transportés, tu en as dix fatigués." évoque Fánaviryan.
- "Blessé, tu aimerais bien qu'on te laisse ? Franchement ?" réagit Daëgon.
- "Six heures, ce n'est pas très long. On peut les laisser là. Moi, je suis assez favorable au fait de les laisser là. Ouais. Si on veut gagner du temps, quoi. Après, ce n'est pas à nous de décider ça, c'est à leur chef de décider ce qu'il fait de ses hommes. Donc, je pense que c'est à lui qu'il faut demander." évoque Tirash.
Fánaviryan va évoquer cette discussion auprès de Pierlenn qui va rejoindre ses hommes. Quelques minutes, il revient auprès des compagnons et indique :
- "Notre objectif était d'attendre qu'on vienne nous protéger, nous secourir. On ne savait pas trop quoi faire jusqu'alors."
- "Mais pour les blessés, vous voulez les laisser là ? Enfin, est-ce qu'ils veulent ?" demande Daëgon.
- "C'est sûr que de rester ici, ils ne vont pas être rassurés." évoque Pierlenn.
- "Bah, c'est ce que je me disais aussi." confirme Daëgon.
- "Dans ce cas, on les met sur nos chevaux sinon. Comme ça, tout est réglé. On avance vite. De toute façon, nous, on va attendre tout le monde. Donc on va marcher et puis voilà." propose Tirash.
- "Ouais, moi ça me va." confirme Daëgon.
- "On a cinq chevaux cinq blessés." indique Tirash.
- "On ne peut pas en mettre deux par cheval, un sur mon poney et puis les deux autres chevaux peuvent faire des reconnaissances, des trucs comme ça." propose Fron.
- "Oui ! Oui ! Carrément. Encore mieux. Oui à condition qu'ils puissent monter à cheval ce qui n'est, peut-être pas le cas de tous." évoque Tirash.
- "On va faire en sorte qu'ils le puissent, je vais causer avec mes hommes." évoque Pierlenn.
- "J'ai proposé mon poney mais je ne sais pas si quelqu'un tient dessus." évoque Fron.
- "Avec un blessé, ça pourrait le faire, je pense surtout s'il ne galope pas…" évoque Pierlenn.
- "Ou alors, on prend un autre cheval et moi, je fais les reconnaissances mais je suis moins grand pour les reconnaissances." évoque Fron.
- "Et puis tu vas moins vite aussi." évoque Tirash.
- "Dans ce cas, je vais en parler à mes hommes." évoque Pierlenn avec un certain fatalisme.
Pierlenn va s'éloigner et discuter avec les Archers de Minas Malloth. Pendant ce temps, Tirash va discuter avec Aban de la topographie autour de Minas Malloth pour connaitre les lieux avant d'arriver. Aban évoque la très belle forteresse qui est située dans une vallée encaissée de hautes collines entourent Minas Malloth, les huit collines où sont situées des fortins pour protéger la région. Le terrain sera de plus en plus accidenté en progressant vers le sud. Aban estime qu'il faudra six heures de marche pour rejoindre Minas Malloth. Une seule route amène à Minas Malloth par la Vieille Route du Nord. Pour y arriver, il faudra progresser par des chemins étroits et éviter la route. Fánaviryan intervient :
- "Il faudrait l'intervention de la cavalerie."
- "Après je pense qu'on va éviter la route puisque cette route amène à la vieille route du nord et comme vous le savez, la vieille route du nord est, actuellement, investie par les Hommes des Collines. Minas Malloth pourrait être pris en tenaille si les Hommes des Collines d'Andrath viennent du sud. Lorsque nous venions de Bree, nous les avons croisés venant du sud. Il n'y a aucun moyen d'arriver sur la route de Minas Malloth si ce n'est par les chemins de collines que nous allons emprunter." évoque Aban.
- "Au niveau de la végétation, on va avoir plus de végétation en allant vers le sud pour se cacher ou c'est comme ici ?" demande Daëgon.
- "Il y a un peu plus. C'est, un peu, plus boisé surtout autour de Minas Malloth." évoque Aban.
- "D'accord !" réagit Daëgon.
- "Mais, globalement, toutes les premières heures qu'on va faire, vont être avec la même végétation que les collines qu'on a emprunté pendant toute la matinée et les deux dernières heures vont être, un peu, plus difficiles dans le sens où on va être sur des chemins plus escarpés." indique Aban.
Puis l'éclaireur réfléchit quelques instants puis ajoute :
- "Je pense que je vous aie, à peu près, tout dit à moins que vous ayez d'autres questions."
- "Non, non, ça semble assez clair." indique Daëgon.
- "Hum !" évoque Fron.
Quelques temps après, Pierlenn revient voir les compagnons et leur dit :
- "J'ai quatre de mes hommes qui sont prêts à rester ici. Deux qui sont blessés, qui n'ont pas le courage de bouger et deux qui sont prêts à rester pour les protéger. Ça vous convient ?"
- "Bah si c'est eux qui décident, moi, il n'y a pas de souci." évoque Daëgon.
- "Pour les blessés, je peux leur emprunter leur carquois et puis redonner des flèches à ceux qui les protègent et des ceintures en cuir, j'en ai besoin." évoque Fánaviryan.
- "Je devrais pouvoir vous obtenir ça." confirme Pierlenn.
Quelques minutes plus tard, Pierlenn va fournir à Fánaviryan trois carquois. Pendant ce temps, les archers se préparent au voyage et viennent remplir leurs gourdes dans la rivière.
Avant de partir, Pierlenn revient voir les compagnons et leur demande :
- "Est-ce que vous voulez dire un mot avant qu'on parte auprès de nos hommes ?"
- "Ah qui s'y colle ?" demande Daëgon.
- "C'est Tirash qui s'en sort bien pour galvaniser en général." suggère Fánaviryan.
- "Ouais..." réagit Tirash avec un doute.
- "Moi, je ne me sens pas…" réagit Fron.
- "Bon, allez, je m'y colle !" annonce Fánaviryan.
Pierlenn va rassembler ses hommes en proposant à aux compagnons de se mettre sur une butte rocheuse. Les archers vont, alors, se mettre en cercle et écoutent Fánaviryan qui prend la parole :
- "Oyez, oyez soldat de Minas Malloth ! Aujourd'hui est un grand jour. La compagnie de l'Aurore Ecarlate et vous-mêmes qui avaient rencontré ces hommes des collines, on y a tous goûté et on en reveut pour protéger Minas Malloth. Alors, on va y aller. On va être discrets. On va arriver par le haut là où Minas Malloth aura besoin et on va les clouer sur place de tout morceau de bois qu'on va récupérer sur la route. Vous êtes le rempart de Minas Malloth, les soldats de la nature cachés dans les buissons, prêts à intervenir pour arrêter la horde sauvage."
Son discours est franc et direct, redonne du moral aux hommes qui acquiescent. À la fin du discours, l'un d'entre eux lève la main. Fánaviryan l'interpelle :
- "Dis-moi Soldat !"
- "Oui, madame... Vous comptez faire comment pour nous amener jusqu'à Minas Malloth ?" demande le soldat.
- "Nous avons la crème des éclaireurs qui nous vient de Bree. Je vous présente Aban." répond Fánaviryan sur un ton militaire.
Aban lève très discrètement la main et dit :
- "C'est moi."
- "Il a déjà occis plusieurs hommes des Collines comme vous. Nous arriverons avant la nuit et demain l'aube sera écarlate du sang que nous ferons verser." lance Fánaviryan.
Fánaviryan se tourne vers Daëgon et lui dit :
- "Ce serait bien qu'on on leur propose d'être capitaine temporaire de quatre unités, une devant, deux au milieu et une derrière."
- "Oui, oui… Je suppose qu'il faut qu'on se sépare en plusieurs groupes avec des cavaliers qui vont faire des écarts." suggère Daëgon.
- "Ouais ! Tu présentes la sauce ?" propose Fánaviryan.
- "Oui, oui, oui…" confirme Daëgon.
Daëgon prend la parole et explique le projet, les intentions, les consignes de sécurité et l'organisation envisagée. Les propos du Dùnedain sont clairs et semblent être bien compris par les archers.
Lorsque les archers préparent leur paquetage, Fánaviryan suggère :
- "Daëgon, je te vois sur l'avant avec deux unités. Je m'occupe de celle de l'arrière. Fron au milieu avec le sergent et les blessés."
- "Ouais, on peut faire ça. Qu'est-ce que tu en penses Tirash ?" demande Daëgon.
- "Tirash pourrait, peut-être, avoir une troupe plus légère avec deux cavaliers et les cinq plus rapides et plus agiles de la troupe à pied en escorte." suggère Fánaviryan.
- "Redites-moi ça." demande Tirash.
- "En gros, toi, tu es sur une petite unité d'éclaireur." explique Fánaviryan.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Deux à cheval avec Aban." indique Fánaviryan.
- "Je ne suis pas le meilleur cavalier de la troupe…" évoque Tirash.
- "Ouais, mais c'est Aban. On met Aban." évoque Fánaviryan.
- "On ne met pas une unité, on met un homme ou deux mais pas une unité. Les autres, ils sont à pied." indique Fron.
- "De toute façon, on n'a pas de chevaux." évoque Tirash.
- "On a deux chevaux. Oui, c'est ces deux-là qui sont devant." évoque Fánaviryan.
- "On a trois blessés à prendre en charge et on a quatre chevaux et un poney." évoque Daëgon.
- "Moi, je laisse Zëbúth porter un gros costaud abîmé. Moi, je fais l'arrière-garde." évoque Fánaviryan.
- "Avec Zëbúth, tu peux lui mettre deux blessés dessus même, je pense." évoque Fron.
- "Ouais... Mais je ne veux pas trop le fatiguer si je dois charger avec lui." indique Fánaviryan puis indique : "Je vais rassembler trente hommes pour organiser l'arrière-garde.
- "Tu pourrais mettre deux, trois hommes qui surveillent, constamment, derrière." suggère Fron.
- "Et qui remontent, oui, une petite équipe tournante de quatre." indique Fánaviryan.
- "Juste, à surveiller en fait, pas qui restent dans le groupe mais qui regardent." suggère Fron.
- "En faisant plus élaboré, on peut dire qu'il y a des hommes qui peuvent rester en arrière puis remonter en courant après en disant : "c'est bon, on n'est pas suivi". Et puis, c'est, après, une autre équipe qui reste en arrière. À ce moment-là, ça nous garantit un tampon pour éviter une surprise. Et puis, ça les stimulera, ça fera du relais. J'y participerai aussi. Et puis, comme ça, ça dynamise, un peu, l'arrière-garde." expose Fánaviryan.
- "Ou sinon, juste, un groupe, deux ou trois, qui restent, je ne sais pas, deux cents mètres derrière qui restent en vue en fait." suggère Fron.
- "Ah c'est, à peu près, ce que je viens de dire, je crois..." réagit Fánaviryan.
- "Sauf qu'il n'y a pas besoin de faire des allers-retours tout le temps." évoque Fron.
- "Non ! Ils rattrapent après. Ce n'est pas une histoire d'aller-retour. Tu as un chariot qui avance, il y a des gens qui descendent, le chariot, il avance, après ils courent, ils remontent et là, il y a d'autres gens qui descendent et voilà." explique Fánaviryan.
- "Autant que ce soit toujours les mêmes." évoque Fron.
- "Vu qu'on va toujours tous au même rythme, effectivement, ça ne me semble pas gênant que ce soit les mêmes." ajoute Tirash.
- "Mais non ! Tu fais ça sur dix, ils sont moins fatigués et puis ça stimule la troupe, ça tourne." explique Fánaviryan.
- "Mais ça ne fatigue pas. Ça fatigue plus d'aller courir qu'ils restent derrière à même distance." évoque Fron.
Daëgon va donner l'ordre de se mettre en marche. Chaque archer va venir se placer dans son ordre de marche.
À l'arrière, Fánaviryan va expliquer à ses hommes que tous les cinq cents mètres, dix hommes restent en arrière puis remontent rejoindre les hommes puis dix nouveaux hommes font la même chose.
Fánaviryan met en place un roulement avec dix à l'arrière et pour les vingt autres, elle essaie de les coordonner en deux / dix, dix archers qui marchent en colonne à gauche et dix à droite en colonne également. Fánaviryan leur dit :
- "Je vais vous apprendre à compter jusqu'à trois. Et donc l'unité A à un, elle encoche, à deux, elle tire et l'unité B, elle encoche et à trois, l'unité B encoche et l'unité A avance et encoche gauche, encoche droite."
Les hommes commencent à sortir des flèches, Fánaviryan les arrête, aussitôt et leur dit :
- "Non, vous ne les balancez pas pour de vrai les flèches. C'est un entraînement. C'est pour vous entraîner à défendre les côtés comme ça vous êtes autant à vingt à droite qu'à vingt à gauche."
Fánaviryan est inspirée dans sa manière d'aborder sa tactique auprès des trente hommes. La technique semble vraiment adaptée à la situation actuelle et les hommes ont bien compris les intentions de Fánaviryan.
Au centre, Fron dirige une troupe d'un peu plus de quarante hommes. La Compagnie de l'Aurore Ecarlate étant venu leur remonter le moral, ils écoutent, attentivement, les ordres donnés par tous leurs membres même par Fron Sacquet le Hobbit. Les blessés ont été installés sur les deux chevaux et le poney de Fron et sont positionnés au milieu des hommes qui sont positionnés en ordre de marche, dans une certaine discipline. Aux quatre coins de sa colonne d'hommes, Fron y positionne huit hommes, deux à chaque coin qui doivent être à l'affût, en observations de leur environnement respectif. L'un des deux doit surveiller les côtés pour repérer la présence d'hommes des collines tandis que l'autre doit rechercher, à chaque fois, des zones de repli pour se protéger en cas d'attaque. Les consignes de Fron sont respectées et semblent avoir été comprises par les archers.
Avant de partir, Daëgon va expliquer auprès de la vingtaine d'hommes présents, les consignes :
- "Nous, on va ouvrir la route. Donc s'il y a quelque chose devant nous, il faut qu'on soit assez discret. Si on a un contact avec l'ennemis, on s'arrête et on déclenche un déluge de flèche jusqu'à ce que l'unité derrière vienne nous nous supporter."
Régulièrement, Daëgon demande à ses hommes d'aller, en éclaireur, devant, sur les côtés pour vérifier que la piste est sûre ou qu'aucun danger n'est présent. Plusieurs archers se montrent prêts à partir en avant, évoquant une fatigue moindre, une plus grande assurance ou une meilleure connaissance du territoire.
Aban et Tirash vont se voir confier les deux derniers chevaux et vont ouvrir la marche en allant devant. Tirash demande à Aban et Daëgon :
- "On est bien sur un chemin, on va rester sur un chemin où il va falloir sortir du chemin ? Il va y avoir des embranchements parce que s'il n'y a pas de danger, c'est un peu con qu'on soit obligé de revenir alors que ce serait pas mal qu'on prenne un peu d'avance pour essayer de prendre les devants justement quitte à changer de direction parce qu'on voit qu'il y a une troupe d'homme des collines à un endroit et qu'on sait qu'on ne va pas pouvoir passer là. Donc si on reste sur un chemin, est-ce qu'on convient d'un signe Daëgon, là, que tu pourras interpréter pour savoir s'il faut prendre à droite, à gauche, un truc fiable qu'on n'ait pas à faire demi-tour juste pour vous indiquer qu'il faut prendre à droite dans deux cents mètres."
- "Une flèche ? Tu prends un carquois plein de flèches ?" suggère Daëgon.
- "Ouais ! J'ai des flèches en rab moi." indique Tirash.
- "Je pense que tu poses une flèche. Elles sont identifiables, je suppose ?" demande Daëgon.
Tirash montre ses flèches à Daëgon puis indique :
- "J'ai deux carquois pour être précis. Oui, une flèche, ça peut être bien, une flèche posée dans la direction en plein milieu du chemin ou on la met sur la droite du chemin, tu vois. Peut-être pas en plein milieu, histoire que s'il y a quelqu'un qui passe. Non, il faut qu'elle se voit."
- "Ouais. Ouais…" confirme Daëgon.
- "Plus au milieu du chemin. Ouais ! Et au milieu du chemin, juste pour réfléchir à une manière d'être sûr qu'elle ne va pas bouger ou un truc comme ça. Non, au milieu du chemin." réfléchit Tirash.
- "Sinon, tu traces une flèche sur le chemin." suggère Daëgon.
- "Non, non. Au milieu du chemin, tu ramasses les flèches.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 12:10 / 12:40 - Sortie de Féagil - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Entrée - Session N°143 du 29/09/2025
En remontant à la surface, les membres de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate vont diriger les hommes hors de la ville et rejoindre Aban qui indique :
- "Je n'ai rien vu. Tout a été calme."
Fánaviryan va voir le sergent Pierlenn et lui dit :
- "Pour vos hommes les plus blessés, peut-être qu'il y en a trois ou quatre qui pourraient rester ici en sentinelles et, de toute façon, on reviendra les chercher."
Daëgon réunit ses compagnons et dit :
- "Je vous propose ce message pour la grive : ""Sommes à Féagil. Avons trouvé une compagnie de 100 archers en déroute, séparée de la cavalerie par 200 hommes des collines menés par Cormac le rouge. Toujours pas localisé Pellendur. Allons probablement tenter de regagner Minas Malloth." Qu'en pensez-vous ?"
- "Tu peux virer le probablement !" suggère Fánaviryan.
- "Oui, en effet !" confirme Daëgon.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 11:30 / 12:10 - Découverte des Archers - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Souterrains - Session N°143 du 29/09/2025
Les compagnons finissent par arriver devant une esplanade avec la tour en face d'eux et une porte obstruée par des pierres. L'édifice en pierre est travaillé avec des gravures sur le haut des pierres, des colonnes ont été construites autour de l'arche. Un escalier, sur le côté, permet d'accéder à la tour.
Quelques traces de sang sont visibles à proximité de l'arche d'entrée. Fron demande alors :
- "On ne se serait pas trompé de sens ? On n'aurait pas pris la piste à l'envers ?"
- "Je me demande ça, en effet !" réagit Daëgon.
- "Non, c'est clair que non…" affirme Tirash.
- "Parce que c'est, peut-être, le sang du gars qui est tombé de la tour de tout à l'heure." suggère Fánaviryan.
- "C'est, peut-être, parce qu'il y a eu l'éboulement qu'il a saigné et ça s'est éboulé plus après qu'il soit parti." suggère Daëgon.
- "On entend, un peu, la raison de Fron et de Tirash. Ça doit être à l'intérieur qu'il a dû se mettre à l'abri." suggère Fánaviryan.
- "C'est plus que de se mettre à l'abri…" réagit Daëgon.
- "C'est un très bon lieu de défense." analyse Fánaviryan.
- "Du coup, on fait quoi ?? Pour vous, l'homme est derrière l'éboulement de pierres ??" demande Daëgon.
- "Ouais !" répondent Fánaviryan et Fron.
- "Pour moi, pas du tout mais..." indique Daëgon.
- "À priori, ça ne passe pas avec l'éboulement de pierres. Il y a moyen de passer ??" demande Tirash.
- "Clairement ! Oui, en montant sur celui-là puis celui-là et, enfin, celui-là." répond positivement Fánaviryan en montrant les pierres du doigt.
Fánaviryan tente de comprendre l'origine et l'architecture des lieux, les gravures qui ont été réalisées mais n'a aucune idée. Par contre, en observant, attentivement, les pierres, Fánaviryan remarque que certaines pierres semblent beaucoup moins massives que les autres surtout celles situées en hauteur et que plusieurs blocs de pierres permettent de grimper, facilement, jusque-là.
Fánaviryan propose alors :
- "Est-ce que vous pouvez me couvrir avec vos arcs ? Je vais escalader jusqu'à la pierre pour essayer de passer sous l'arche."
Daëgon, Fron et Tirash se mettent de chaque côté pour couvrir l'Elfe puis celle-ci grimpe sur les pierres avec une grande facilité et accède rapidement en haut de l'arche. Fánaviryan se retrouve dans une bonne position pour pousser sur la pierre qui se révèle être assez légère et la glisse sur le côté avec beaucoup plus de force que nécessaire. Sans doute que la pierre pourrait être remise en place assez aisément.
Fánaviryan aperçoit une pièce très sombre où elle pourrait s'y glisser. Elle dit à ses compagnons :
- "Je vois un passage qui n'est pas éclairé. Venez à moi pour que je vous allume le bout !"
Tirash sort une torche de son sac à dos et la tend à Fánaviryan qui l'allume et peut éclairer l'intérieur de la pièce qui, au-delà des pierres présentes, permet d'accéder dans le fond à un escalier qui descend.
Fánaviryan tend la torche vers le sol et, aussitôt, les compagnons aperçoivent des morceaux de plumes qui laissent penser à des empennages de flèches. Ils ne voient pas de nouvelles traces de sang.
Daëgon observe l'éboulis de pierres et estime que la chute a été faite récemment. Sous les pierres, Daëgon aperçoit des poutres qui, sans doute, soutenait la structure qui s'est effondrée. D'autres salles étaient accessibles via cette pièce mais ne sont plus accessibles du fait de la présence de pierres.
Daëgon demande à ses compagnons :
- "On fait quoi ? On descend ou on sort ?"
- "On peut descendre voir ce qu'il y a." suggère Fánaviryan.
Les quatre compagnons commencent à descendre un vieil escalier en pierre qui s'enfonce sous le sol sur six ou sept mètres. Au bout de l'escalier, ils arrivent dans un réseau de galeries souterraines. Quatre galeries partent de cet escalier mais l'une d'entre elle est bloquée par des pierres. Les trois autres galeries sont accessibles. Fánaviryan se tourne vers Tirash et lui demande :
- "De quel côté on va ?"
Les quatre compagnons se mettent à genoux et observent au sol s'il repère des traces de pas. Fánaviryan et Fron remarquent sur l'un des embranchements que le sol n'est pas le même. La poussière a été remuée récemment. Des traces de sang sont, également, visibles et repérées par Fánaviryan.
Munie de la torche, Fánaviryan s'engage dans cette galerie. Elle cherche, dans tous les coins, une planche pour lui servir de bouclier mais ne parvient pas à en obtenir.
Les compagnons vont progresser pendant plusieurs minutes dans le même environnement. Plusieurs embranchements vont apparaitre, à plusieurs reprises, sur leur droite et sur leur gauche. Le réseau de galeries semble important sous la surface de la ville.
Au bout d'une dizaine de minutes, les compagnons vont entendre des bruits venant de plus loin. Le bruit résonne dans les couloirs puis, d'un seul coup, le silence s'installe. Les compagnons se figent et écoutent avec attention. Fron alerte :
- "Fana, cache la lumière de la torche voir si on voit de la lumière qui vient de quelque part ailleurs."
Fánaviryan s'accroupit pour essayer de réduire la luminosité, se retourne, cache la torche avec son corps et se met le long d'un mur. Tirash remarque au fond d'un couloir une lumière qui s'est, rapidement, éteinte.
Daëgon intervient :
- "On y va ?"
- "Est-ce qu'on va en mode discrétion, en mode attaque ? Est-ce qu'on doit se signaler maintenant qu'ils savent qu'on est là ? On sait qu'ils sont là. Peut-être qu'on pourrait demander qui ils sont. Ce serait con de se prendre une flèche et puis se serait con d'en envoyer une si on est dans le même camp." suggère Tirash en chuchotant.
- "Voilà, c'est sûr ! Je suis d'accord !" confirme Daëgon.
Tirash se tourne vers l'origine de la lumière et crie :
- "Qui va là ??"
Puis Tirash ajoute à ses compagnons en chuchotant :
- "On peut se plaquer contre les murs !"
- "Oui !" confirme Fánaviryan puis ajoute : "Tirash, tu peux, peut-être, nous identifier ?"
- "Je leur dirais bien que nous sommes à la recherche du seigneur Pellendur parce qu'à priori, il était probable qu'ils se soient réfugiés ici après un affrontement pour ses hommes." suggère Tirash.
- "Ça me semble cohérent. S'ils sont dans notre camp, ça sera bon." évoque Daëgon.
- "S'ils ne sont pas dans notre camp, de toute façon, ça ne va pas changer grand-chose." indique Tirash.
Tirash se tourne vers le couloir et crie :
- "Nous sommes à la recherche du seigneur Pellendur."
La voix de Tirash se porte en écho dans la galerie.
Puis Tirash ajoute en criant :
- "Nous arrivons de Bree."
Fánaviryan ajoute en chuchotant à Tirash :
- "Nous sommes la compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Dans un troisième temps." répond Tirash.
Un cri résonne dans la galerie :
- "Qui êtes-vous ?"
- "Nous sommes la compagnie de l'aurore écarlate." répond Tirash en criant.
- "Avancez !!" répond la voix en écho.
- "Nous avançons !" répond Tirash en criant.
Fánaviryan se redresse. Tirash chuchote :
- "Daëgon, tu restes en arrière ?"
- "Oui, quelques pas en arrière."
- "À une certaine distance, quand même, pour rester dans l'ombre si la lumière s'allume." suggère Tirash.
Fánaviryan s'avance, la torche haute, Tirash la suit de près, près du mur. Fron et Daëgon restent en arrière.
Trois lumières vont apparaitre dans le couloir. En s'approchant, ils entendent du bruit provenant d'un renfoncement où ils doivent être présents. En se rapprochant, ils entendent des chuchotements. Ils aperçoivent alors une silhouette dont la tête s'illumine. En s'approchant, les compagnons comprennent que l'homme porte un casque. L'homme crie :
- "Halte !" sur un ton hésitant et craintif puis l'homme ajoute :"Venez, venez…"
Non loin, ils voient apparaitre un homme avec une torche et un autre avec un arc et deux autres hommes avec des arcs qui entrent dans la galerie.
Pendant ce temps, Fánaviryan qui brandit la torche face à elle, change, régulièrement, de main de gauche à droite. Fánaviryan pose la main droite à plat et dit :
- "Hé là ! Tout doux !!"
Les hommes marquent un temps d'arrêt. Les compagnons peuvent entendre une discussion entre eux à voix basse :
- "C'est une femme !!"
L'homme approche, de nouveau. Les compagnons finissent par le distinguer plus facilement et sa tenue laisse peu de doute sur son appartenance. Il est, en effet, vêtu d'une tenue militaire de vert et d'or comme le porte les troupes du baron Pellendur. En observant leur tenue, les quatre hommes doivent être des archers de Minas Malloth.
L'homme qui les a interpelés, au départ, d'un ton hésitant, leur demande :
- "Vous... Heu… Qu'est-ce que vous faites ici ??"
- "Hé bien, nous avions rendez-vous avec le seigneur de Minas Malloth et comme il ne s'est pas présenté et nous avons pris la route. Nous sommes tombés sur une troupe qui nous a dit qu'il était, peut-être, en difficulté dans le coin." répond Tirash.
- "Par rapport à l'arrivée de tous ces hommes des collines." ajoute Fánaviryan.
Daëgon et Fron se rapprochent tranquillement, rassurés de voir qu'il s'agit de troupes amies. Tirash signale, aussitôt :
- "Nous sommes quatre."
Les quatre hommes poussent un soupir de soulagement et disent aux membres de la compagnie de l'Aurore Ecarlate :
- "Venez par ici."
- "Nous sommes cinq mais notre compagnon nous attend dehors." annonce Fron en arrivant à hauteur de Fánaviryan et Tirash.
En arrivant dans le renfoncement, l'homme qui accompagne les quatre compagnons crie :
- "C'est bon les gars ! Vous pouvez rallumer les torches."
Plusieurs dizaines de torches vont s'allumer dans une grande salle et va éclairer, au départ, une dizaine d'hommes puis une vingtaine, une trentaine, une cinquantaine et sans doute, au final, autour d'une centaine d'hommes assis par terre dans cette salle d'une trentaine de mètres de longueur et, quasiment, autant en largeur.
Les compagnons vont remarquer que certains hommes sont blessés mais, la plupart, sont sains et saufs.
L'homme qui accompagne les membres de la compagnie de l'Aurore Ecarlate les invite à s'assoir au sol. À première vue, l'endroit devait être une grande cave puisque des restes de barriques peuvent être aperçues mais aucune n'est fonctionnelle, il ne s'agit que des restes.
Lorsque tout le monde est assis, l'homme demande, avec quelques hésitations :
- "Vous venez de Bree ?"
- "C'est bien ça, oui !" confirme Tirash.
- "Hum !" confirme Daëgon.
- "Quels sont les nouvelles ? Vous avez réussi à venir jusqu'ici, sans rencontrer d'hommes des collines ?" demande l'homme.
- "Ah non ! On en a vu…" répond Daëgon.
- "On en a, même, dégommé quelques-uns !!" ajoute Fron.
- "D'accord…" réagit l'homme.
- "Bon, par contre, la nouvelle la moins rassurante est que vous en avez un petit milieu qui est en train de venir sur Minas Malloth." annonce Fánaviryan.
Une clameur se répond parmi les hommes aux propos de Fánaviryan. Les hommes se rapprochent pour mieux entendre la conversation. Puis Daëgon demande :
- "Mais vous, qu'est-ce que vous faites ici ??"
- "Nous sommes une compagnie d'archers de Minas Malloth. Nous accompagnions des cavaliers lorsque nous avons été pris par surprise. La seule idée qui nous ait venu est de venir se protéger ici dans ces ruines. Nous sommes plusieurs à connaitre cette cache qui est, parfois, utilisée lorsque nous sommes en exploration. Là, nous avons été, malheureusement, surpris par une attaque de ces hommes des collines." répond l'homme.
- "Vous avez été séparés des cavaliers ?" demande Fron.
- "Oui ! Nous ne savons pas ce qu'ils sont devenus depuis…" répond l'homme.
- "Ils étaient combien ces hommes des collines ?" demande Daëgon.
- "Au bas mot, deux cents ou trois cents au départ. Nous avons une bonne réputation en tant qu'archer et nous avons réussi à en éliminer une partie d'entre eux. Nous sommes l'un des corps d'élite des troupes du seigneur Pellendur." explique l'homme.
- "Et vous avez dû vérifier et refaire vos flèches à l'entrée de cette cache pas si bien cachée vue qu'on vous a trouvé assez rapidement. On vous aura signalé par votre vigie notre arrivée." évoque Fánaviryan.
- "Oui ! Celui-là, là-bas, il vous a repéré. Nous ne savions pas trop quoi faire. Dans le doute, on a préféré rester cachés ici." indique l'homme en pointant du doigt un homme assis plus loin.
- "Et vos hommes ont pu se reposer. Il va être temps d'aller porter secours à Minas Malloth." annonce Fánaviryan.
- "Ah !" réagit l'homme.
- "À moins que votre commandant ait eu des ordres différents ? Vous semblez, vous-même, en charge de toute l'unité ?" demande Fánaviryan.
- "Je suis, en effet, sergent, ici mais nous avons perdu tous nos officiers." répond l'homme.
- "Ils se sont sacrifiés pour votre retraite, ça se comprend..." indique Fánaviryan.
- "Et nous ne savons que faire aujourd'hui... Ça fait vingt-quatre heures que nous sommes là." indique l'homme.
- "Et comme je disais, vous êtes reposés à présent. Vous pouvez vous ragaillardir, nous sommes avec vous !" lance Fánaviryan.
- "Ah !" réagit l'homme.
- "À combien de temps de Minas Malloth, sommes-nous ?" demande Fron.
- "Il faut bien compter six heures pour rejoindre Minas Malloth." répond l'homme.
- "Et en faisant un grand détour ?" demande Fánaviryan.
- "Et vous vous êtes fait attaquer où exactement ?" demande Daëgon.
- "Nous étions assez proches de la Vieille Route du Nord. Nous avons fui vers l'est pour rejoindre Féagil. Nous pensons que ceux que l'on a abordé, venaient d'Andrath." répond l'homme.
- "J'ai moyen de donner des informations à Fornost Erain, est-ce qu'il y a quelque chose d'autre à préciser parce que c'est assez important de dire qu'il y a une troupe sur la route du Nord mais est-ce qu'il y a d'autres choses parce que j'ai moyen de donner l'information à Fornost Erain." explique Daëgon.
- "D'accord !" réagit l'homme.
- "Donc, s'il y a d'autres choses à me dire, n'hésitez pas." ajoute Daëgon.
L'homme réfléchit quelques instants. L'un des hommes lève la main, se lève et annonce :
- "Oui, oui ! Moi, je sais qui est leur chef."
- "Ah ! Dites !" indique Daëgon.
- "Il s'appelle Cormac le rouge." répond l'homme.
- "Ah oui ! On le connait lui aussi !!" confirme Daëgon.
- "Ça me dit quelque chose..." réagit Fron.
- "Vous pensez que l'on peut atteindre Minas Malloth ? Vous êtes qui précisément ?" demande le sergent.
- "La compagnie de l'Aurore Ecarlate ! Nous nous occupons de protéger "biens et personnes" et nous avons effectué le dernier trajet entre Metraith et Bree avant que les Hommes des Collines ne bloquent la route." répond Fánaviryan.
- "Ah ! D'accord !" réagit le sergent.
- "Et nous devions effectuer un transport de marchandises en lien avec le seigneur Pellendur." précise Tirash.
- "Ah ! Vous connaissez le seigneur Pellendur !!" réagit le sergent.
- "Hé oui !" réagit Fánaviryan.
- "Bien sûr !" réagit Daëgon.
- "On l'a rencontré deux ou trois fois..." ajoute Tirash.
- "On devait le retrouver, il y a quelques jours. Il n'était pas avec vous pour nous rejoindre à Bree ?" demande Fánaviryan.
- "Non." répond le sergent.
- "On doit retrouver sa sœur aussi." ajoute Fron.
- "Ah ! Dame Pelenwen..." réagit le sergent.
- "Et vous savez où il est en ce moment ou pas du tout ?" demande Daëgon.
- "J'espère qu'il est reparti défendre la baronnie à Minas Malloth mais vous pensez pouvoir nous amener jusqu'à Minas Malloth ? Je pense que le seigneur Pellendur aura besoin de ses archers." demande le sergent.
- "Clairement !!" réagit Fánaviryan.
- "Alors, il en aura besoin. Après, nous ne savons pas si la route est sûre ou pas. Nous avons des chevaux, nous pouvons, peut-être, faire une reconnaissance et venir vous rechercher ou vous quittez votre cachette et nous partons en éclaireur, peut-être, un petit peu devant et on vous prévient si on voit des hommes des collines sur la route." propose Fron.
- "Fron ! Fron ! Fron ! Si on en voit, on va être obligé de faire demi-tour pour leur demander et leur dire attention. Je pense qu'il vaut mieux que l'on reste tous ensemble, là, maintenant. Ils ont la connaissance jusqu'à Minas Malloth. Aban aussi pour essayer de contourner. Ah ! Excusez. Aban est notre cinquième larron qui s'occupe des chevaux comme vous l'aviez précisé Fron en arrivant." explique Fánaviryan.
- "Ah, d'accord !" réagit le sergent.
- "C'est un éclaireur de Bree que nous avions croisé avec son unité qui avaient, eux-aussi, eu des mailles à partir, comme vous, avec, de moindres hommes des collines mais ils semblent tous se rassembler ! Comme je vous le disais, ils sont un millier et vous êtes une forte unité de cents hommes. Vous êtes des hommes d'élite et nous aurons l'avantage d'avoir la surprise de soutenir votre seigneur si nous réussissons à nous rapprocher de Minas Malloth. Vous avez la connaissance des lieux également pour pouvoir y arriver de manière à avoir un avantage de terrain." lance Fánaviryan avec une grande assurance.
Les hommes ont écouté avec, attention, les paroles de Fánaviryan qui ont eu un écho convainquant dans l'assemblée. La voix elfique de Fánaviryan a été entendue dans toute la salle et plusieurs voix de soldats murmurent :
- "C'est une elfe… C'est une elfe…"
Un premier "oui" se fait entendre puis un deuxième "oui !" puis un troisième, un quatrième et le "oui !" finit par résonner dans toute la salle. Pratiquement, cent "oui" se font entendre et semblent motiver les archers avec parfois, "oui, il faut y aller !!". L'inertie négative qui se dégageait dans la salle se retourne pour devenir une nouvelle mobilisation des hommes.
Fánaviryan se lève le poing levé pour montrer sa détermination. Le sergent Pierlenn se lève, également, et vient remercier Fánaviryan qui crie :
- "Allez les gars, levez-vous ! Il va falloir m'en mettre un coup !!"
Les hommes prennent leurs affaires, quittent la salle et vont remonter les galeries pour rejoindre la sortie.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 10:45 / 11:30 - Exploration des Ruines - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Entrée - Session N°143 du 29/09/2025
Le silence règne dans les ruines et autour de l'ancienne cité de Féagil. Tirash observe, avec attention, les alentours craignant l'arrivée d'hommes des collines. Les ruines de la cité semblent très calmes, aucun bruit, aucun mouvement. Au loin, bien après le sommet des collines, les compagnons peuvent apercevoir des fumées qui montent dans le ciel, à plusieurs endroits et, surtout, en direction du sud, sans doute, à plusieurs kilomètres de distance.
Avec le souvenir des histoires de sa famille, Daëgon peut évoquer quelques détails sur cette ancienne cité, capitale de la baronnie du Tyrn Gorthad, aujourd'hui, abandonnée. Des membres de sa famille étaient présents lorsque la ville a été pillée par les troupes du Roi-Sorcier.
Les compagnons en profitent pour se changer, enlever la tenue des hommes des collines pour reprendre leurs vêtements.
Daëgon observe l'ancienne ville dont une grande partie de son architecture reste, encore, bien visible avec ses hautes tours, nombreuses dans la ville haute. La plupart des hauts édifices sont difficilement accessibles, les escaliers ou les étages intermédiaires se sont écroulés et ne permettent plus de progresser dans les étages.
Tirash propose une halte. Les compagnons vont regarder autour d'eux et choisir un bâtiment en ruine situé à proximité pour y mettre les chevaux, resté, en partie, discrets et sortir les provisions pour les partager et observer, dans le même temps, les ruines en restant éloignés. Les membres de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate vont s'assoir, se reposer quelques instants et observer les ruines.
Fron signale :
- "S'il faut faire une reconnaissance discrète, je veux bien y aller…"
- "On n'y est pas encore…" répond Fánaviryan.
Dans les premiers temps où ils observent les ruines, ils ne voient aucun mouvement, aucun signe de vie. Toutefois, en scrutant avec attention, ils finissent par déceler dans une tour en ruine, à plus d'une vingtaine de mètres en hauteur, une silhouette qui est en observation. La personne s'est camouflée dans la tour mais a fini par être remarquée par les yeux perçants des compagnons de l'Aurore Ecarlate. Daëgon finit par remarquer que l'homme possède un arc en main.
La silhouette a, rapidement, disparu. Selon son mouvement, elle a dû descendre de la tour. Fánaviryan réagit en indiquant qu'il est impossible que la personne ait pu descendre de la tour. Tirash estime que la silhouette a dû descendre dans un endroit précis qu'il a repéré dans les ruines.
Daëgon demande :
- "Vous pensez qu'il nous a vu ?"
- "Il est, sans doute, descendu parce qu'il nous a vu pour prévenir les gens qui sont avec lui." répond Tirash.
- "C'est possible, oui surtout qu'il s'est précipité pour redescendre. Il veut donner l'alerte vite, peut-être... Après, ce n'est pas grave." confirme Daëgon.
- "Oui ! Il a eu peur de nous et il a sauté ! Il n'avait pas la possibilité de pouvoir redescendre..." évalue Fánaviryan.
- "Je suis assez d'avis de suivre Tirash." suggère Daëgon.
L'accès à la ville haute est assez difficile d'accès. Les escaliers ont été détruit ou recouverts par la végétation. Les compagnons vont devoir escaler certaines parois pour y accéder. Ils ne peuvent donc continuer avec les chevaux. Fánaviryan indique :
- "Moi, je veux bien m'occuper des chevaux, les parquer, les mettre à l'abris et à la vue des collines."
- "Il faut que l'on trouve un coin où les laisser pour aller, librement, explorer les ruines et pouvoir les récupérer après." suggère Daëgon.
- "Une maison sans toit, un lieu qu'avec des murs qui ne soit pas visible de l'extérieur." suggère Fánaviryan.
- "Il y a des espèces de caveaux à flanc de colline." évoque Daëgon.
- "Les arcades ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, c'est ça !" confirme Daëgon.
Les compagnons vont reprendre la marche et s'engager dans les ruines, dans la partie basse. Ils sont attentifs au moindre bruit et observent les arcades de la ville basse.
Tirash est celui qui est le plus à l'aise pour progresser dans les ruines. Le sol est, parfois, traitre, des pierres glissantes, un sol meuble peut être recouvert par la végétation. Fánaviryan et Fron avancent sans trop de difficultés. Daëgon semble le moins à son aisance dans cet environnement urbain en ruine.
Après une dizaine de minutes de marche, ils vont trouver un bâtiment en ruine, sans doute, une ancienne auberge dont les murs sont solidement ancrés au sol. Le toit est détruit depuis longtemps et l'intérieur offre de larges espaces pour accueillir des chevaux. Daëgon inspecte les lieux et annonce :
- "Ça me semble pas mal…"
- "Si vous voulez, je peux rester ici surveiller les chevaux." propose Aban.
- "Tu ne connais pas plus que ça la ville ?" demande Tirash.
- "Non." répond Aban.
- "Tu la connais de réputation mais c'est tout…" indique Daëgon.
- "Oui, en effet, je connais Féagil mais je n'avais pas eu l'occasion d'accéder jusque-là." indique Aban.
- "Ecoute, pourquoi pas… Peut-être que l'on peut sonner un coup de cor si on est en difficulté. S'il faut que tu détaches les chevaux parce que l'on a du monde au cul. On peut se dire ça. Vous en pensez quoi ?" suggère Tirash.
- "D'accord !" confirme Aban.
- "Si, nous, on fait un coup de cor, tu ne sauras pas où on est dans la ville, alors que si c'est lui qui fait un coup de cor, on saura qu'il y a un problème au niveau des chevaux. On est plus nombreux, il vaut mieux lui laisser le cor." suggère Fánaviryan.
- "S'il fait un coup de cor, il ne va pas y avoir mille cinq cents hommes des collines qui vont débarquer ?" suggère Fron.
- "Un petit coup de cor. On est d'accord sur l'intensité du son à produire avec le cor. Qu'en pensez-vous de lui laisser le cor pour nous prévenir ?" demande Fánaviryan.
- "Ce n'est pas con…" réagit Daëgon.
- "Pour nous prévenir s'il se passe quoi ?" demande Tirash.
- "S'il y a un problème au niveau des chevaux parce que nous, si on est dans la ville, et qu'on a un problème, il ne saura pas où nous trouver alors que s'il y a un problème au niveau des chevaux et qu'il y a un coup de cor, là, on saura où aller." explique Fánaviryan.
- "Oui, je ne trouve pas ça idiot…" réagit Daëgon.
- "Le souci est que si Aban sonne un coup de cor, ça peut attirer des gens jusqu'aux chevaux et, après, on n'en a plus…" estime Tirash.
- "Non mais ça veut dire, déjà, qu'il y a urgence !" indique Fánaviryan.
- "C'est qu'il y a, déjà, un problème…" indique Daëgon.
- "Bah, pourquoi pas…" confirme Tirash.
- "Oui ! C'est noté ! Je vais garder les chevaux." confirme Aban.
- "On revient te chercher dès qu'on a fini." indique Daëgon.
- "D'accord !" confirme Aban.
- "Et ne confond pas d'éventuels hommes de Pellendur à des hommes des Collines. Identifie-toi." conseille Fánaviryan.
- "Oui, j'en connais quelques-uns. Je pense pouvoir faire la différence entre les deux..." réagit Aban.
- "C'était une boutade... Tu te doutes depuis que l'on se connait..." indique Fánaviryan.
- "Je ne connais pas encore bien l'humour elfique mais je commence à le cerner.
Fánaviryan va récupérer le cor dans la sacoche de Zëbúth, le donne à Aban qui, pendant ce temps, a planté au sol son épée ainsi que plusieurs flèches. Daëgon et Fánaviryan vont récupérer une corde sur leur cheval. Daëgon, Fron et Tirash prennent, uniquement, son carquois avec ses flèches, son arc et son épée. Fánaviryan sort son tabard Wesmin et invite ses compagnons à en faire de même. Daëgon et Tirash sortent le leur et l'enfilent. Tirash prend, également, avec lui une torche et plusieurs bougies. Fánaviryan prend son briquet et silex.
Daëgon, Fron, Tirash et Fánaviryan quittent l'abri d'Aban pour rejoindre la partie haute de la ville. Les escaliers ayant été détruits ou recouverts par la végétation, les compagnons doivent escalader certains murs ou s'accrocher à des plantes pour progresser.
En prenant en compte les indications de Tirash qui avait repéré la zone où la silhouette avait dû descendre, les compagnons vont devoir faire des efforts pour arriver dans la ville haute. Au démarrage, Fron a du mal à rester à hauteur des autres compagnons. Daëgon qui a plus d'aisance, va aider le Hobbit à grimper les premiers mètres. Fron parvient, ensuite, à grimper de lui-même. Fánaviryan qui, avec sa taille, a plus de facilités, va aider Tirash et lui donner, à deux reprises, la main pour l'aider à monter puis va aider Fron à monter au dernier palier.
En arrivant à l'entrée de la ville haute, les compagnons peuvent contempler la partie nord de la ville, des ruines qui sont situées de l'autre côté de la rivière et observer les hautes tours, partiellement, en ruines. Dans la ville haute, plusieurs rues sont praticables parmi les tours. L'une de celles-ci est, selon Tirash, celle qu'il faut emprunter pour arriver à l'objectif d'atteindre la tour où était l'observateur inconnu. La largeur de ruelle permet d'y progresser à deux de front.
Tirash demande :
- "Bon ! Du coup, ça serait par là. On y va ? Dans quel ordre ? On fait comme si on avait vu personne ? On bande nos arcs ?"
- "Moi, je suis archer, je reste derrière." avertit Daëgon.
- "Fron, tu passes devant comme tu es petit, l'archer peut tirer par-dessus ?" suggère Tirash.
- "Fánaviryan est bien pour être devant." suggère Daëgon.
- "Oui, Fana peut être bien devant." confirme Tirash.
- "Oui !!" confirme Fánaviryan.
- "Eventuellement, je peux aller devant aussi." propose Tirash.
- "Comme vous voulez. Moi, je suis l'arrière-garde." indique Daëgon.
- "Je vais aller devant." confirme Fánaviryan.
- "Je vais me mettre devant Daëgon." indique Fron.
Daëgon et Fron ont leur arc à la main. Fánaviryan progresse avec les deux mains de libre et Tirash l'épée dans une main. L'atmosphère est pesante dans la ruelle. Aucun son ne vient troubler les bruits de pas des compagnons. Les hautes tours réduisent la lumière du jour. Certaines tours sont partiellement détruites et de nombreux gravas sont au sol. Les compagnons doivent, donc, être vigilants à chaque pas pour ne pas chuter sur une pierre.
Rapidement, Tirash repère la tour et indique à Fánaviryan le chemin à emprunter pour y arriver. Ils vont devoir grimper sur des gravats, des blocs de pierre qui se sont détachées des tours et qu'il faut escalader pour maintenir le cap. Tirash est celui qui se débrouille le mieux dans cet environnement, il grimpe sans aucune difficulté et sait, parfaitement, le chemin à emprunter. Seul Daëgon met plus de temps à grimper les amas rocheux. Il doit, parfois, s'y reprendre à plusieurs reprises pour rejoindre ses compagnons qui doivent ralentir l'allure pour garder la même distance entre eux.
Lors de leur progression, Tirash va apercevoir des traces de sang au sol. Aussitôt, il avertit ses compagnons qui viennent voir les quelques traces rouges au sol. Le sang est complètement sec en surface, il a pris une teinte brun-foncée, en grattant un peu, selon Daëgon, il est assez récent, au maximum, d'une journée, vingt-quatre heures. Il ne s'agit pas d'une blessure due à la pierre mais l'écoulement d'une blessure qui est tombée à cet endroit. Il est fort possible que d'autres traces soient visibles sur le chemin.
Les quatre compagnons vont suivre les traces de sang. Fron et Tirash arrivent à repérer les traces. Tirash constate que ces traces suivent la direction qu'il veut emprunter.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 10:05 / 10:45 - Arrivée dans les Ruines - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Entrée - Session N°142 du 22/09/2025
Les compagnons reprennent leur progression. Ils vont descendre la colline, laissant, derrière eux, l'arbre du guetteur. Lorsqu'ils sont dans la vallée, ils vont remarquer une ancienne route qui a été envahie par la végétation. Les ronces et plantes sauvages ont effacé les traces des anciennes civilisations ayant prospérées par le passé.
Fánaviryan suggère de relever la végétation en particulier les ronces avec les lances plutôt que de les couper pour éviter de laisser des traces de leur passage. Daëgon suggère de le faire, surtout, au début.
Ils vont commencer à apercevoir des constructions humaines, de vieux murets, des fondations, pans de murs envahis par la végétation. Les lieux ont été abandonnés depuis plus d'un siècle.
Après une progression assez difficile pendant une dizaine de minutes, le chemin va commencer à s'élargir, la végétation est moins dense. Ils arrivent, alors, dans une vallée qui amène dans une ancienne ville, partiellement, en ruine. Une partie des bâtiments sont recouverts de végétation ou se sont effondrés. La partie haute de la ville reste, en partie, conservée.
Une légère brise s'engouffre dans la vallée mais aucun son d'oiseau ne vient perturber ce relatif silence. Aucun signe n'indique la présence d'êtres humains, hommes des collines, hommes de Minas Malloth ou de locaux. L'impression qui se dégage est d'être arrivé dans un tombeau.
Aban indique :
- "Ce sont les ruines de Féagil..."
- "Tu les connais ?" demande Daëgon.
- "Je ne les ai jamais visitées... C'est un lieu qu'on évite." répond Aban.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Pour tout vous dire, je n'ai jamais été aussi près de ces ruines. Vu tout ce qu'on raconte, tous les drames qu'il a pu y avoir ici, on évite de passer par ici..." évoque Aban.
- "Les drames ?" demande Fánaviryan.
- "J'ai toujours évité cet endroit." indique Aban.
- "Un de mes ancêtres a participé à la bataille de Féagil, il y a deux cents ans. Les troupes du Roi-Sorcier d'Angmar sont venus ici et ont mis à sac la ville, ont massacré la population locale. De terribles massacres ont été perpétués ici. Depuis la région est évitée. Il s'agissait de la capitale de la baronnie du Tyrn Gorthad avant que Minas Malloth en devienne la capitale. La ville était un lieu de savoir, avec un développement culturel avancé et développé dans le Nord des Terres du Milieu et n'avait pas de systèmes de défense développés. Lorsque cette ville avait été construite, au Deuxième Âge, les Nùménoréens avaient voulu développer une architecture originale, haute dans le ciel, des tours fines et pointues. Les Nùménoréens ont voulu montrer tout leur savoir-faire avec une architecture assez originale. Le Roi-Sorcier a essayé de détruire cette ville, mais de nombreux bâtiments ont résisté. N'ayant pas les moyens de détruire les bâtiments, ils ont massacré les habitants avec plus d'ardeur." explique Daëgon.
- "Merci Daëgon pour cette histoire sur les Nùménoréens, j'ai bien aimé !!" réagit Fánaviryan.
Les compagnons restent, quelques minutes, à observer les lieux et reprennent un regain d'énergie face à la beauté de ces lieux et aux exploits architecturaux réalisés à l'époque. Tous les compagnons ressentent un hommage aux propos évoqués par Daëgon mis à part Fron qui reste insensible à ce lieu.
Daëgon demande :
- "On fait quoi à présent ?"
- "Il faut vérifier qu'ils ne soient pas installés ici." répond Fánaviryan.
- "C'est fait ! Il faut qu'on aille voir dans les ruines s'il y a des troupes ou pas." évoque Daëgon.
- "Il ne veut mieux pas qu'on y aille avec des lances et vaut mieux qu'on y aille avec nos tabards." suggère Fánaviryan.
- "Oui." confirme Daëgon.
Aban et Daëgon profite de cette pause pour se changer et mettre leur tenue de voyage. Lorsqu'il est habillé, Daëgon revient voir ses compagnons et leur dit :
- "Je propose d'aller à la ville et puis de regarder s'il y a du monde, éventuellement, de grimper sur une tour pour voir ce qu'on voit aux alentours. On voit ce qui se passe sur place."
- "Ouais !" confirme Tirash.
Les compagnons commencent à avancer doucement en étant sur leur garde en contemplant les majestueuses ruines.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 09:45 / 10:05 - Elimination du Guetteur - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Arbre du Guetteur - Session N°142 du 22/09/2025
Fron résume le plan :
- "Je propose que je parte en courant vers le poste de guet poursuivi par deux ou trois d'entre vous habillés en homme des collines qui me poursuivraient pour essayer de faire que le gars, il descende pour m'intercepter et puis que je m'arrange pour qu’au moment où il arrive sur moi, vous arriviez sur moi aussi et pour lui péter la gueule à ce moment-là."
- "Et je suis censé partir, un peu, en avance masqué par la cape elfique et se préparer à, éventuellement, des tirs à l'arc." indique Tirash.
- "Et moi, en arrière, avec les chevaux en ayant fait une longue corde pour amener tous les chevaux attachés en même temps. Et je ne démarre avec les chevaux que quand, évidemment, Fron est au contact avec nos collègues afin de ne pas gâcher la surprise. C'est un plan qui a l'air viable..." explique Fánaviryan.
- "Je pense aussi." confirme Tirash.
- "Je peux tirer des flèches sur Fron qui s'enfuit ? C'est possible ou pas ??" demande Daëgon.
- "Je n'ai pas vu les hommes des collines avec des arcs..." répond Fron.
- "Non, c'est une petite problématique de réussir à s'approcher de lui avec un arc. Il faudrait avoir l'arc caché." évoque Fánaviryan.
- "Il n'y avait pas des Hommes des collines qui avaient des arcs. Ah non, c'était les Archers de Boëmund..." réagit Daëgon.
- "Oui. D'où leur nom d'ailleurs, je pense... Donc, Daëgon, tu ne prends pas ton arc, c'est ça ?" lance Fánaviryan.
- "Ce qui n'est pas le plan le plus malin du monde." évoque Daëgon.
- "Vous pouvez prendre les lances." suggère Fánaviryan.
Pendant ce temps, l'homme continue de marcher sur la plateforme. Il tourne, parfois, la tête comme lorsqu'il entend le chant d'un oiseau.
Tirash ajuste sa cape elfique, enlève l'équipement superflu et dit à ses compagnons :
- "Vous me laissez, un petit peu, d'avance, environ, dix minutes, histoire de vraiment y aller tranquille et que je puisse me rapprocher assez prêt de l'homme sans être trop près, non plus..."
- "Ne va pas trop loin et essaye de rester plus proche. De toute façon, l'autre va peut-être venir vers moi." suggère Fron.
- "Je vais me mettre par là-bas et à portée de tir." suggère Tirash en pointant du doigt une direction.
- "Après, nous, on attend que tu sois placé. Et quand tu bouges plus, on y va." évoque Daëgon.
- "Mais si je suis bien discret, vous n'allez pas me voir !" lance Tirash avec un léger sourire.
- "On te regarde, un peu, quand même !" réagit Daëgon en riant.
- "D'accord, ça marche. On fait comme ça." confirme Tirash.
Tirash commence sa progression, en se déplaçant, uniquement, lorsque l'homme regarde dans une autre direction et en contournant, largement, l'arbre du guetteur. Il évite, également, de coucher l'herbe. Lorsque l'homme tourne la tête, Tirash se protège, complètement et avec rapidité, avec la cape elfique, camoufle son visage, l'arc caché dans les herbes.
L'homme des collines, pendant toute la progression de Tirash, ne montre aucun signe d'alerte. Il ne semble pas avoir vu Tirash dans les hautes herbes.
Fron, pendant ce temps, se prépare à partir dans la direction de l'arbre du guetteur. Aban et Daëgon qui ont changé de tenue, se préparent, également, à courir après Fron. Ils prennent, chacun, une lance. Daëgon va prendre, également, son épée.
Lorsqu'ils voient que Tirash s'est positionné et ne semble plus bouger. Fron va se préparer à partir. Tirash attend son arc et quelques flèches à proximité de lui, prêt à intervenir. Il est, par la suite, très difficile de repérer Tirash qui est immobile, la cape elfique l'amenant à se fondre dans le paysage.
Fron prend son arc dans la main droite et une flèche dans la main gauche. Le hobbit se tourne vers ses deux compagnons, Aban et Daëgon qui lui font un signe de tête et Fron se met à courir, à une allure modérée, en direction de l'arbre du guetteur.
Quelques secondes plus tard, Aban et Daëgon lèvent leur lance et se mettent à courir à une certaine distance de Fron. Les deux hommes poussent des grognements pour alerter l'homme des collines qui se retourne, regarde en direction de Fron, Aban et Daëgon pendant quelques secondes puis va commencer à descendre de son poste d'observation.
Daëgon a du mal à s'investir dans son rôle de barbare mais Aban démontre un certain talent à poursuivre Fron avec conviction. Fron est, même, surpris et se retourne pour vérifier qu'il s'agit bien d'Aban et non d'un homme des collines.
L'homme des collines vient à la rencontre de Fron pour tenter de l'intercepter. L'homme a son cor avec lui, attaché sur le flanc par une lanière. Fron, alors, s'arrête et tire une flèche qui vient se planter dans l'entrejambe de l'homme des collines. L'homme est surpris, il pousse un grognement de colère et de rage, prend sa lance en main et se dirige vers Fron.
Fron jette son arc, attrape sa dague et se dirige vers l'homme des collines pour l'attaquer. Tirash profite que l'homme se rapproche de Fron pour se lever, prendre son arc et tirer une flèche qui vient se planter dans le mollet gauche de l'homme des collines. Du sang se met à couler le long de sa cheville gauche. La blessure reste superficielle.
Après s'être fait toucher au mollet, l'homme change d'attitude et, au lieu, d'attaquer Fron, prend son cor en main. Aussitôt, Fron a failli se prendre une pierre et tomber mais, au dernier moment, il monte l'autre pied sur la pierre ce qui lui donne une impulsion pour bondir sur l'homme des collines. Avec sa dague, Fron vient détacher le cor de sa lanière et l'instrument tombe au sol.
Fron a percuté l'homme des collines qui perd son souffle. L'homme tente de se dégager de Fron pour récupérer son cor mais il n'y parvient pas. Fron essaye de basculer l'homme de l'autre côté, afin d'être plus proche du cor mais le Hobbit ne parvient pas à réaliser sa manœuvre.
Fánaviryan va commencer à mener les deux chevaux vers l'arbre du guetteur. Daëgon se précipite vers le cor et donne un grand coup de pied dedans pour l'envoyer bien plus loin en contrebas de la colline. Dans le même mouvement, Daëgon lâche la lance et récupère son épée. Pendant que Daëgon s'occupe du cor, Aban vient charger l'homme des collines avec la lance. L'homme des collines ne voit pas Aban arriver qui lui plante la pointe de sa lance dans la cuisse de l'homme des collines qui gémit de douleurs. La blessure semble profonde et sérieuse.
Tirash tire en direction de l'homme des collines mais est hésitant de son tir avec la proximité de Fron. La flèche se plante plusieurs mètres plus loin. Au même moment, Fánaviryan engage les deux chevaux dans la colline en direction de l'homme des collines.
Fánaviryan motive Zëbúth en lui parlant en Sindarin afin qu'il puisse se rapprocher, rapidement, du combat. Elle s'arrête à cinq mètres de là. Daëgon, sur le côté opposé à Aban, vient frapper, violemment, l'homme avec l'épée Wesmin. L'homme se prend la lame dans l'abdomen, déchirant les vêtements et les chairs.
L'homme des collines parvient à éviter les attaques d'Aban qui attaque avec sa lance et Fron avec sa dague. Fánaviryan monte sur Zëbúth puis tente de sauter du cheval avec sa lance pour attaquer l'homme des collines mais l'Elfe va glisser de manière maladroite. Fánaviryan se rattrape par les genoux pour finir en bas de son cheval.
Tirash décoche une nouvelle flèche qui vient se planter dans le dos de l'homme des collines. La blessure est très superficielle mais l'homme semble épuisé, se met à genoux et met les mains au sol. Il baisse la tête et ne bouge plus. Il reprend sa respiration, grimace de douleurs. Du sang s'écoule de plusieurs parties de son corps.
Fánaviryan se redresse et descend la colline pour récupérer le cor de l'homme des collines. L'objet semble toujours fonctionnel même si l'objet a pris un coup lorsque Daëgon l'a frappé avec son pied. Fánaviryan va aller déposer le cor dans l'une des sacoches de Zëbúth.
Aban et Daëgon vont venir se mettre au niveau de la plateforme pour surveiller les alentours. Fron va observer la plateforme et constate qu'elle semble avoir été fabriquée depuis plusieurs années. Après cette observation, Fron monte sur la plateforme et va féliciter Aban pour sa combativité. Aban répond :
- "Je te remercie. C'est un plaisir de me battre avec vous."
- "Ce coup-ci, on a bien réussi." ajoute Daëgon.
Tirash puis Fánaviryan viennent auprès de l'homme qui continue d'avoir du sang qui s'écoule de plusieurs blessures en particulier aux jambes où les blessures sont plus profondes. Tirash lui demande :
- "Tu comprends ce que je dis ?"
L'homme répond d'un geste affirmatif de la tête.
Tirash lui demande :
- "Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?"
L'homme des collines hausse les épaules.
Tirash lui dit :
- "Tu as le choix."
- "C'est-à-dire ??" demande l'homme des collines.
- "Tu veux vivre ou mourir ?" demande Tirash.
L'homme garde le silence pendant quelques secondes. Tirash lui dit :
- "Nous n'allons pas perdre de temps. Je te le dis, tout de suite, on a essayé de faire parler des hommes des collines, ça a servi à rien. On ne va pas perdre de temps avec toi. Tu as envie de vivre. Écoute, on est prêt à écouter."
- "À écouter quoi ?" demande l'homme des collines.
- "Nous dire ce que tu fais ici. Ce que vous faites à Féagil." demande Tirash.
- "À quoi ??" demande l'homme des collines.
- "Dans la ville, tout près, là, à une demi-heure." précise Tirash.
- "Combien sont arrivés ? Combien arriveront ? Quel est votre objectif ? Qui vous dirige ?" demande Fánaviryan.
L'homme des collines regarde Fánaviryan avec un regard de haine puis répond :
- "J'étais, juste là, pour surveiller. Ce n'est pas moi qui donne les ordres. Et mon chef est Cormac le Rouge et tout le monde le respecte et tu mourras de ses mains..."
- "Oui, des mains de votre chef ou de ces centaines de suivants. Enfin pour être plus précis, vous êtes combien déjà là à être passé ? mille cinq cents ? mille sept cents ?" demande Fánaviryan.
- "Je ne sais pas, je ne sais pas compter moi... Mais on est nombreux." indique l'homme des collines.
- "Et vous avez laissé vos femmes et vos enfants seuls aux soins de qui ? Pour ça ??" demande Fánaviryan.
- "Pour ça ? Nous sommes venus conquérir ce qui nous est dû. Vous ne serez bientôt plus là à vous." répond l'homme des collines.
- "Qui vous a promis ce dû ?" demande Tirash.
- "Cormac ! Cormac est l'élu. Il est monté dans le nord. Il est devenu l'élu. C'est lui qui nous dirige." répond l'homme des collines.
- "Il s'est fait embobiner par Angmar !!" réagit Tirash.
- "Ça se voit que vous n'êtes pas allé par là-bas... Il y a des forces beaucoup plus puissantes que vous pouvez l'imaginer." indique l'homme du sud.
Tirash sort de sa bourse l'anneau d'Angmar et le montre à l'homme des collines en lui disant :
- "Tu vois ?"
L'homme observe l'anneau, réfléchit puis se tord de douleurs. Tirash lui dit :
- "Vous êtes des moutons, on vous utilise comme on veut et on vous tondra tous à la fin."
- "Laissez-moi crever ici..." répond l'homme des collines en haussant les épaules.
- "Ici ou ailleurs. De toute façon, vous y resterez tous pour la gloire d'Angmar !!" lance Tirash.
Daëgon qui s'est tourné vers Fánaviryan et Tirash leur demande :
- "Vous pouvez lui demander qui c'est qu'il comptait avertir avec son cor et où ils sont ?"
Puis Daëgon va rejoindre Aban et Fron qui surveille les alentours. Ils remarquent sur les hauteurs, des mouvements d'hommes, des fumées. Tous ces éléments sont éloignés, parfois, à plusieurs kilomètres. Par contre, il n’y a pas de mouvements à proximité. La vallée est très calme. Aban indique :
- "Il va falloir descendre dans la vallée pour rejoindre Féagil. En prenant sur la droite, on devrait pouvoir rejoindre, rapidement, sur Féagil."
Tirash et Fánaviryan s'éloignent de l'homme et l’Elfe dit à son compagnon :
- "Je réfléchissais à ce que j'allais lui faire à celui-là..."
- "On ne va, peut-être, pas le laisser là au milieu du passage. S'il y a quelqu'un d'autre qui passe, il vaut mieux qu'il n'y ait personne plutôt qu'un homme mort. Alors les taches de sang, je ne sais pas si on va pouvoir les enlever. On peut l'éloigner, déjà, de la plateforme. On peut le mettre dans un buisson, là à cinquante mètres." suggère Tirash.
- "Ouais... On fait ça, Tirash, on le remonte..." confirme Fánaviryan.
Fánaviryan prend l'homme par les épaules et Tirash par les jambes et ils vont l'amener dans un buisson. L'homme est tellement fatigué qu'il se laisse faire.
Lorsque l'homme des collines est déposé dans les fourrés, Tirash lui demande :
- "Bon, dernière chance. Tu as des choses à nous dire ?"
- "Quel est votre objectif ? Minas Malloth ?" demande Fánaviryan.
- "Qui tu voulais prévenir là ?" demande Tirash.
- "Mes amis qui sont dans les collines pour qu'ils puissent, rapidement, venir ici." explique l'homme des collines.
- "Tu as donné une bonne réponse, je te retire une flèche !" répond Fánaviryan.
L'Elfe retire l'une des flèches plantées dans la cuisse mais arrache des chairs en l'extrayant. L'homme pousse un cri de douleur. Le sang s'écoule, un peu plus, de ses blessures.
L'homme réagit et dit :
- "Alors, vous allez m'achever ??"
- "Tu veux ?" demande Tirash.
- "Bah non..." répond l'homme des collines.
Tirash sort sa dague et frappe à la base du crâne de l'homme qui perd connaissance et dit :
- "Au moins, tu partiras sans souffrir..."
Fron descend de la plateforme et va récupérer son arc qu'il a laissé tomber dans les hautes herbes. Fánaviryan et Tirash essayent d'effacer les traces de l'affrontement. L'Elfe semble peu efficace dans cet exercice mais l'aide de Tirash permet d'éviter que les traces de sangs et de luttes ne soient trop visibles au premier coup d'œil.
Pendant ce temps, Aban et Daëgon sont restés observer depuis la plateforme en bois et ne remarquent aucun mouvement suspect en direction de leur colline. Daëgon en profite pour repérer le chemin qu'il va falloir emprunter pour se diriger vers Féagil.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 09:05 / 09:45 - Observation et Plan - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Arbre du Guetteur - Session N°141 du 27/08/2025
Lorsque les compagnons se sont éloignés de la ferme, Aban signale que les ruines de Féagil doivent se trouver plus très loin. De vieux murets, des bâtiments en ruine, les fondations d'habitations sont visibles ainsi que des chemins et routes recouvertes par la végétation. Une ancienne civilisation a vécu dans ces contrées et a quitté les lieux.
Avant de descendre dans la vallée de Féagil, Aban stoppe brutalement la progression pour signaler un arbre sur lequel une plateforme en bois a été construite et un homme est en train de surveiller les alentours.
L'homme doit être à, environ, huit cents mètres de distance. Aban indique :
- "Si on veut atteindre Féagil, deux options, soit on fait en sorte de pouvoir passer par ici sans encombre. Soit on se mange deux heures de route de plus…"
- "Ah oui…" réagit Daëgon.
- "Deux heures de route de plus avec, peut-être, la même alternative au bout et une vigie… " indique Tirash.
- "Ouais !" confirme Aban.
Les compagnons ont du mal à observer l'homme dans le détail. Fánaviryan enlève son masque de combat pour mieux observer la plateforme en bois. Daëgon qui a profité d'un rayon du soleil qui est venu illuminer l'arbre, remarque que l'homme des collines possède un instrument, une trompe. Il tient à la main une lance assez courte. Daëgon avertit ses compagnons :
- "L'homme a une trompe pour alerter !"
- "Ah ouais ! Ça, c'est un truc dont on voulait s'équiper d'ailleurs."
- "Est-ce qu'on ne pourrait pas reculer, un petit peu, pour se mettre hors de vue déjà avant de décider parce que s'il tourne la tête vers nous, c'est grillé…" suggère Tirash.
- "Ouais." confirme Fánaviryan.
Les compagnons vont s'éloigner d'une dizaine de mètres pour cacher les chevaux et discuter. Fánaviryan suggère :
- "Je propose que deux groupes y aillent et que, dans un temps donné, dans une demi-heure, ils décochent, tous les deux, une flèche pour le neutraliser."
- "Alors, sauf que, du coup, lui, s'il nous voit arriver avec des arcs, déjà, il va trouver que c'est un danger et va donner l'alerte." réagit Tirash.
- "Là-haut, il y a des herbes hautes avec la cape elfique et quelqu'un de petit, discret." suggère Fánaviryan.
- "Ouais... Surtout qu'en plus, il est en hauteur donc, nous, on va être en bas pour décocher une flèche qui puisse le toucher. Ça ne va pas être simple à moins qu'on puisse se mettre sur la gauche mais il risque d'être protégé par le tronc d'arbre…" évoque Tirash.
- "D'où deux tireurs." précise Fánaviryan.
- "Le plan "arc" me semble un peu aléatoire sauf si c'est Daëgon qui tire bien sûr…" évoque Tirash.
- "Bah ouais… Mais, même, à 800 mètres…" réagit Daëgon.
- "Non, à cette distance, ça fait un peu loin." confirme Tirash.
- "Ouais..." confirme Fánaviryan.
- "S'il y a dix personnes qui arrivent à cheval au galop, effectivement, il va sonner du cor. S'il y a deux personnes qui arrivent à pied…" évoque Tirash.
- "Voire une…" suggère Fron.
- "Ou voire une…" confirme Tirash.
- "Et l'autre qui reste discret…" précise Fron.
- "Ouais, bien vu !" confirme Fánaviryan.
- "Quitte à ce que la personne seule fasse semblant de ne pas l'entendre. Elle regarde vers le sol, elle passe là. Du coup, lui, ça va l'énerver, il va descendre et là : Bam ! Bam ! Bam !!" évoque Tirash.
- "Et s'il prend son cor ?" suggère Daëgon.
- "Il ne va pas prendre son cor pour une personne seule." évoque Tirash.
- "Voilà, c'est ça !" confirme Fron.
- "Habillé en homme des collines, il ne va pas mettre en branle toute la vallée pour un type seul... Enfin, j'imagine..." suggère Tirash.
- "Ouais ! Surtout si en te rapprochant, tu as l'air d'un homme des collines." suggère Fánaviryan.
- "C'est ça !" confirme Tirash.
- "Ça peut se faire à deux ou trois. Bon, évidemment, je suis exclue, même à quatre, si vous voulez. Moi, je m'occupe des chevaux et je suis prêt à arriver au galop dès lors qu'il y a contact." propose Fánaviryan.
- "À quatre, on ne va pas pouvoir l'ignorer en tout cas." indique Tirash.
- "Non, mais vous voyez combien se cachent et peut-être deux." propose Fánaviryan.
- "Il n'y en a que deux qui peuvent passer pour des hommes des collines." indique Daëgon.
- "Voilà ! Aban et Daëgon." confirme Fánaviryan.
- "Après, je peux, peut-être, me rapprocher avec la cape. Je ne sais pas trop." suggère Tirash.
- "Ouais... C'est chaud !" réagit Daëgon.
- "En prenant un peu le temps. Avec la cape, ça peut passer, non ?" évoque Tirash.
- "Oh, ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Peut-être..." indique Daëgon.
Pendant ce temps, ils continuent d'observer l'homme des collines sur son poste d'observation. Il surveille, attentivement, la vallée, tournant, ainsi, le dos aux compagnons mais, de temps en temps, se retourne, fait le tour de la plateforme puis poursuit son observation de la vallée. Il peut être plusieurs minutes à observer la vallée puis va se retourner à plusieurs reprises pour vérifier le haut de la colline. Il ne respecte pas une surveillance ordonnée et séquencée de ses rondes.
Daëgon finit par dire :
- "Bon ben, on tente ça alors…"
- "On tente quoi déjà ?" demande Tirash.
- "On s'approche en homme des collines et je peux l'aligner si je suis assez prêt, je pense." propose Daëgon.
- "Sauf qu'un homme des collines, ça n'a pas d'arc." évoque Tirash.
- "Ah bon ?" réagit Daëgon.
- "De ce qu'on a vu pour le moment, non." indique Tirash.
- "Oui !" confirme Fron.
- "Il y en a bien qui ont des arcs quand même…" réagit Daëgon.
- "Disons que ce n'est pas usuel. Et puis si vous arrivez à deux avec des arcs, l'homme des collines avec sa lance, il se demande un peu quoi... Mais il y aura une couverture avec Tirash et la cape elfique." évoque Fánaviryan.
- "Avec la cape elfique pour arriver jusqu'à portée, il me va lui falloir un petit moment. Quoique pendant que le gars, il ne regarde pas, tu gagnes vingt mètres, ça peut se faire quand même relativement vite." analyse Tirash.
- "Je peux m'approcher en tenue d'homme des collines avec une lance." évoque Aban.
- "Et la question, c'est juste qu'est-ce que vous faites quand il va vous parler ?" évoque Tirash.
- "Ça parle quoi l'homme des collines ?" demande Daëgon.
- "Ça grogne…" évoque Fánaviryan.
- "Et la technique du prisonnier ?" demande Tirash.
- "Comment ça ?" demande Daëgon.
- "C'est-à-dire deux hommes des collines qui traînent un prisonnier encordé mais en réalité totalement libre de ses mouvements." propose Tirash.
- "Ouais !" confirme Daëgon.
- "Ça peut permettre d'avoir une troisième personne qui arrive avec une arme planquée dans le dos." indique Tirash.
- "Ouais. Ouais, ce n'est pas mal ça… Ouais, ça me plaît bien." confirme Daëgon.
- "Le problème, c'est que tant que le gars, il est sur sa plateforme en bois, à moins, que je réussisse à lui envoyer une flèche, à le toucher et que les autres soient pile poil en bas et puissent se précipiter en haut et le frapper avant qu'il sonne. Une fois que j'y suis, vous y allez et puis dès que vous arrivez à portée de voix que l'autre il commence à leur parler un peu et tout et tout, je décoche et quand ils sont au plus près de l'escalier et là, vous montez l'escalier. Ça ne semble pas prendre plus de dix secondes quoi, même pas… Je ne sais pas s'il aurait le temps de sonner du cor s'il vient de se prendre une flèche." explique Tirash.
- "Sinon un autre truc, ça peut être, genre, moi qui arrive en courant poursuivi par les deux autres en habit d'homme des collines." suggère Fron.
- "Ça, c'est pas mal ça !" confirme Tirash.
- "Ah, c'est excellent !" réagit Fánaviryan.
- "Ouais, c'est bien !" confirme Tirash.
- "Il va, peut-être, descendre pour m'intercepter et là hop, je prends mon arc et je lui bourre la gueule." suggère Fron.
- "Bah ouais…" confirme Fánaviryan.
- "Ouais. Ça, c'est pas mal ça. Je prends un peu d'avance quand même pour y aller ou pas ?" demande Tirash.
- "Ah bah oui ! Forcément toujours l'appui d'un archer." confirme Fánaviryan.
- "Hum !" confirme Fron.
- "Ouais, ça semble être un compromis intéressant." indique Tirash.
- "Et comme ça, j'arrive avec mon arc et je tire sur le Fron Sacquet en train de s'enfuir." suggère Daëgon.
- "Et tu me rates vu que tu es un homme des collines. Tu ne sais pas utiliser un." suggère Fron.
- "Ouais, c'est ça !" confirme Daëgon.
- "Tu tires à cinq mètres." suggère Fron.
- "Tu tires à cinq mètres volontairement." confirme Tirash.
- "Cinq mètres trop haut comme ça tu le touches." suggère Fron.
- "C'est ça !" confirme Fánaviryan.
- "Il y a un moment, ça va être ça." confirme Daëgon.
- "Donc, résumons. Je prends un peu d'avance. Je me mets en position de pouvoir être à portée. Fron part en courant. Les deux hommes des collines, donc Aban et Daëgon, qui le poursuivent et puis si l'autre, il descend et je l'aligne et puis Fron l’aligne et puis les autres l'achèvent et s'il ne descend pas l'arbre…" résume Tirash.
- "Vous sciez l'arbre !!" lance Fánaviryan.
- "S'il ne descend pas, je l'aligne au dernier moment quand les autres sont tout près de l'escalier. Et Fron, il faut qu'il se dirige vers l'escalier pour donner une raison aux autres d'aller vers l'escalier sans se prendre une lance dans la gueule, bien sûr." indique Tirash.
- "Et du coup, Fana, il faut que tu aies les chevaux prêts." suggère Fron.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Pour les amener si, jamais, il réussit à sonner qu'on puisse se remonter dessus et se carapater." suggère Fron.
- "C'est ça. Et dans tous les cas, il faut le tuer pour qu'il ne puisse pas raconter ce qu'il a vu." indique Tirash.
- "Voilà ! Et nous, on aura un cor." évoque Fánaviryan.
- "Bah deux corps du coup… Un corps mort et un cor à souffler." lance Fron.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 08:15 / 09:05 - Contournement de la Ferme - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Ferme Abandonnéee - Session N°141 du 27/08/2025
En arrivant dans la vallée, les compagnons vont pouvoir monter à cheval pour se déplacer plus rapidement. La brume est bien présente en bas des collines, s'est installée dans la vallée.
Les compagnons progressent à une allure modérée, Aban avec, toujours, une petite avance sur le groupe. Fánaviryan porte, ostensiblement, sa lance d'une main et les rênes du cheval de l'autre.
Après quinze minutes de cheval, Aban va lever le bras, s'arrêter et attendre que les compagnons arrivent à sa hauteur. Il pointe du doigt, plus loin dans la vallée, une maison partiellement en ruine.
Un bâtiment principal est partiellement, en ruine, les fenêtres ne sont plus protégées et une partie du toit est, encore, protégé par des tuiles. Une bâtisse attenante est pratiquement effondrée. L'état de la structure laisse penser que l'endroit n'est plus habité. De hautes herbes poussent parmi les pierres. La maison est située dans le milieu de la vallée, quelques arbres sont présents autour mais l'endroit est, relativement, dégagé. La brume encore bien présente rend la vallée dans une certaine pénombre.
Tirash semble apercevoir une faible lumière artificielle et Fron deux silhouettes.
Tirash signale à ses compagnons :
- "J'ai vu une lumière, un truc brillant."
- "Il y a du monde." avertit Fron.
- "Vous pensez qu'on peut contourner facilement sans être repérable ?" demande Daëgon.
- "À priori, on est déjà repéré..." signale Tirash.
- "Hum..." confirme Fron.
- "Bah non…" réfute Daëgon.
- "Si ! On les a vu." indique Tirash.
- "Je ne sais pas dans le brouillard… On est, encore, loin..." signale Daëgon.
- "Est-ce qu'on ne passerait pas innocemment, mine de rien, mais pas trop près de la maison ? Pas à portée d'arc en tout cas. Si on pense qu'ils nous ont vu en tout cas, genre, on poursuit notre chemin et on ne s’occupe de rien et puis on tend une embuscade dans les buissons derrière au cas où ils nous suivent quoi. Enfin dans les buissons dans les arbres là-bas là." suggère Tirash.
- "Heu... Heu... Il vaudrait mieux éviter tout combat." suggère Fron.
- "Oui, dans l'idéal. Ce n'est, peut-être, pas nous qui allons décider." évoque Tirash.
- "On pourrait contourner..." suggère Fron.
En observant les alentours, les compagnons aperçoivent de vieilles clôtures qui délimitent d'anciens champs, aujourd'hui, abandonnés. Daëgon demande :
- "Aban, tu penses que c'est qui dans cette maison ?"
- "Je n'ai pas connaissance qu'il y ait des bergers qui viennent par ici. Je pense que c'est des hommes des collines." affirme Aban.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Et vous pensez, sérieusement, qu'on peut passer sans qu'il nous voit ?" demande Tirash.
- "Ça va être plus long parce qu'il va falloir faire, un peu, de crapahutage." suggère Daëgon.
- "Parce que, là, on est à cheval. On voit la maison. Je pense qu'ils nous ont déjà vu" évoque Tirash.
- "Je ne suis pas sûr..." indique Aban.
- "Ouais ! On peut se faire une option. On descend à cheval tranquillement et puis si on les voit sortir, on part au galop et on leur met trois cents mètres dans la vue. Ils l'ont dans l'os et comme tu dis, on peut, plus tard, si on veut et si on voit qu’ils nous suivent, on peut gérer." suggère Fánaviryan.
- "On peut, aussi, foncer tout droit au galop et passer tout ça." suggère Daëgon.
- "Voilà ! Ils n'ont pas le temps de dire "ouf"..." confirme Fánaviryan.
- "C'est une option aussi... Si on passe au galop, il y a de grandes chances lorsqu’on passera, à proximité, qu'on soit repérés..." indique Aban.
- "Ouais ! Et ils auront le temps de sortir. Ils nous auront entendu arriver au galop... Ça aura attiré leur attention." évoque Fánaviryan.
- "Qu'est-ce qu'on fait alors du coup ?" demande Daëgon.
- "Ce qu'on peut faire, c'est qu'on reste observer cinq minutes. Si ça ne bouge pas, c'est, qu'à priori, ils ne nous ont pas repéré..." suggère Fron.
- "Oui, ça oui." confirme Daëgon.
- "D'accord !" confirme Fánaviryan.
Les compagnons descendent de cheval, Fánaviryan va mettre les chevaux en retrait et les autres vont venir se mettre autour de buissons pour observer les lieux. Ils vont constater qu'il y a plusieurs hommes qui sont présents à l'intérieur. Ils ne semblent pas être en alerte et n'auraient donc pas repérés les compagnons et leurs chevaux. Tirash finit par dire :
- "Si on continue en les laissant ici, ça veut dire qu'on aura, peut-être, des gens dans le dos."
- "Oui..." confirme Fánaviryan.
- "On les avait devant. Après, on ne sait toujours pas qui c'est… C'est surtout ça." évoque Daëgon.
- "Non..." confirme Fánaviryan.
- "C'est, peut-être, les mêmes que ceux du feu de camp." suggère Daëgon.
- "Il y a fort à croire et vu les eaux balancées comme ça aux alentours, c'était des hommes des collines parce que si ça avait été une troupe de notre côté, ça aurait été mis au feu." évoque Fánaviryan.
- "Ça aurait fait un tas de compost." indique Fron.
- "Ouais. Voilà ! Je propose mes compagnons qu'on descende les chevaux comme ça et qu'on reste du côté opposé de la maison, nous, derrière les chevaux tranquillement avec les lances pour faire style et on y va tout doucement avec les chevaux et puis, si on voit du monde, hop, on galope." propose Fánaviryan.
- "Et faire le détour, ça nous prend vingt minutes." évoque Fron.
- "Encore vingt minutes !! Il faut qu'on prévienne, quand même, quelqu'un qui a mille cinq cents furieux qui vont lui tomber dessus alors on ne peut pas trop se permettre d'arriver après la bataille… Il y a un peu de ça, aller à l'information ! Vous n'avez pas l'air très motivés !!" lance Fánaviryan.
- "Le détour, c'est quinze, vingt minutes sinon..." suggère Fron.
- "Ouais ! On peut faire ça..." confirme Daëgon.
- "Je signe pour ça aussi !" confirme Tirash.
Fánaviryan va chercher les chevaux puis chacun reprend sa monture et l'amène à monter, légèrement, la colline, passer par des clôtures de champs, à présent, au sol. Ils vont rester à une bonne distance de la maison, la contourner puis redescendre lorsqu'ils sont assez loin.
Après vingt minutes, les compagnons se sont suffisamment éloignés pour redescendre et reprendre le chemin prévu par Aban. La brume s'est bien dissipée. La lumière du soleil commence à dissiper les dernières zones d'ombres. Derrière eux, dans le bâtiment, les personnes présentes ne semblent pas avoir réagi.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 07:30 / 08:15 - Feu de camp abandonné - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°141 du 27/08/2025
Après ce passage au Pont des Pierres, les compagnons vont commencer à descendre des chemins pour rejoindre une rivière selon Aban. Les compagnons doivent guider leurs chevaux parmi les pentes, parfois, abruptes, les roches et cailloux qui parsèment cette région.
Après une vingtaine de minutes à descendre, Aban s'arrête et montre du doigt une légère fumée qui s'élève dans le ciel.
L'origine de la fumée n'est pas visible des compagnons et est située à plus de trois cents mètres d'eux, légèrement en contrebas et de l'autre côté de la colline. Daëgon demande :
- "On doit passer par là ?"
- "Oui... Si vous voulez, on peut contourner la zone mais on risque de perdre du temps..." répond Aban.
- "On y va et on fait attention à ce que c'est..." propose Daëgon.
- "Il y en a peut-être l'un d'entre nous qui peut aller en éclaireur, non ?" suggère Tirash.
- "Ouais, c'est ce que j'allais proposer..." confirme Fron.
- "Vous pouvez vous approcher un peu..." propose Daëgon.
- "Ouais, ouais... On avance, encore, de cent cinquante mètres comme si on avançait... Il sera toujours temps de faire une bifurcation." propose Fánaviryan en avançant à côté de Daëgon.
- "Ouais... Après, les chevaux font du bruit." évoque Fron.
- "Deux cents mètres, on peut attendre dix minutes, ce n'est pas la mort..." réagit Tirash.
- "Bon, j'y vais !" répond Daëgon.
- "Tu prends la cape, Daëgon." indique Tirash en lui tendant la cape elfique.
- "Oui !" confirme Daëgon.
Fánaviryan place son masque de combat sur son visage pendant que Daëgon enfile la cape elfique.
Daëgon s'éloigne de ses compagnons et avance, prudemment, en essayant de se fondre parmi la végétation. Ses compagnons se tiennent prêts à réagir.
En s'approchant du flanc de la colline, il aperçoit une vallée et, non loin de lui, à une vingtaine de mètres en contrebas, un feu de camp qui est, en partie, éteint. Daëgon observe les environs et ne voit personne aux alentours.
Daëgon fait un signe à ses compagnons de se rapprocher, puis glisse le long de la pente pour rejoindre le feu de camp et commence à examiner les lieux. Ses compagnons vont, pendant ce temps, se mettre en mouvement, Fron a son arc et une flèche à la main en restant vigilant.
Daëgon remarque des os qui ont, sans doute, été consommés récemment, la veille, sans doute et qui ont été jeté autour du feu. Quelques traces de pas sont présents et se dirigent dans la vallée.
En arrivant au feu, Daëgon est en train de regarder les marques au sol, les traces de pas. Tirash lui demande :
- "Tu dirais combien de personnes Daëgon ?"
- "Je ne sais pas trop..." répond Daëgon.
Aban, Fánaviryan, Fron et Tirash viennent auprès du feu et regardent, également, les traces laissées par ceux qui étaient présents ici.
Les compagnons font le constat qu'ils étaient plusieurs, au moins, cinq mais, sans doute, pas plus. Fánaviryan demande alors :
- "Et, Aban, on devait continuer par cette vallée là ou poursuivre ?"
- "On peut contourner ce qui veut dire qu'on devra passer par un ravin, traverser l'intérieur d'un ravin. Pour le coup, ça contourne bien cette vallée. Donc soit on continue dans cette vallée..." évoque Aban
- "Et c'est plus rapide ou pas ? C'est plus court ?" demande Daëgon.
- "C'est, légèrement, plus court par ici. C'est plus emprunté par ici. C'est plus aisé que par le ravin. C'est un peu plus long mais, par contre, le chemin est moins emprunté." évoque Aban.
- "Disons qu'on n'avance pas si vite que ça. On peut continuer à la suite de ces messieurs. S'ils ont, malheureusement, fait une pause, on s'en occupe comme on sait faire." propose Fánaviryan.
- "Ouais sauf si c'est des alliés..." évoque Daëgon.
- "Il n'y a plus qu'à espérer pour eux qu'ils aient progressé et que nous, on puisse jeter un œil sur notre objectif." indique Fánaviryan.
- "De toute façon, on avance, on est très vigilant à ce qui se passe devant nous." suggère Daëgon.
- "Voilà ! Il n'y a plus qu'à espérer que ce ne soit pas un coin où ils se soient mis en tête de chasser un peu..." évoque Fánaviryan.
- "Bah... Ils vont, sûrement, chasser vu ce qu'ils ont mangé hier." évoque Daëgon.
- "Ouais, c'est ça. C'est pour ça que je dis ça. On y va de toute façon." propose Fánaviryan.
- "Oui, on y va. Je ne suis pas pour le ravin." indique Daëgon.
- "Ouais... Moyen, le ravin..." confirme Fánaviryan.
- "C'est vous qui me dites par où vous voulez passer…" évoque Aban.
- "Si c'est plus court par-là, on y va mais on fait attention parce qu'il y a, peut-être, quelqu'un devant nous." avertit Daëgon.
- "Ouais !" confirme Aban.
Les compagnons vont reprendre leur progression. Ils vont faire descendre les chevaux sur la pente de la colline pour accéder à une vallée, assez large et assez profonde.
Sur le chemin, Fánaviryan suggère :
- "Je voulais vous dire au cas où on rencontre du monde ou quoi que ce soit, plantez vos lances à côté de vous, comme ça, moi, je peux aussi faire quelque chose à distance vu le temps que vous saisissiez de vos arcs. Moi, je peux envoyer des lances, c'est assez rapide."
- "Je veux bien le faire." confirme Daëgon.
- "On peut pour faire style mais moi, je sais les lancer et je suis assez costaude. Donc ça peut être dissuasif le temps que vous bandiez vos arcs." propose Fánaviryan.
- "En tout cas, j'y vais assez mollo sur la tenue des hommes des collines parce qu'on ne sait jamais ce qu'il y a devant nous..." évoque Daëgon.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 04:35 / 07:30 - Traversée du Pont - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Le Pont de Roches - Session N°141 du 27/08/2025
Après plus de deux heures de voyage, la progression devient plus difficile, les chemins sont abrupts. Par ailleurs, Aban hésite sur la direction à prendre, va, régulièrement, s'arrêter pour vérifier les environs.
Les compagnons vont devoir s'arrêter lorsqu'ils font face à une colline qui descend à pic. L'autre versant est également dans la même configuration et forme ainsi un ravin qu'un pont en pierre traverse. Ce pont semble être de formation naturelle, large de moins d'un mètre. Le pont ne semble pas être emprunté régulièrement, des petites herbes et de la mousse s'y est formé.
Un cheval semble pouvoir l'emprunter en y allant doucement. Fron suggère :
- "Il faudrait, peut-être, leur mettre des œillères pour qu'ils ne voient pas ce qui se passe."
- "Ouais, je pense qu'il faut faire quelque chose dans ce genre-là." confirme Tirash puis demande : "C'est bien par-là que tu voulais nous amener Aban ?"
- "Oui... Oui… Disons que je n'avais pas de souvenirs précis de cette région… J'avais un doute mais après on peut passer par un autre chemin mais ça fera un détour. C'est vrai qu'avec les chevaux, c'est limite…" évoque Aban.
- "On va faire passer Zëbúth en premier. C'est le plus imposant. On devrait attirer les autres et leur montrer l'exemple mais, par contre, comme tu dis Fron, les œillères, ça pourrait être pas mal…" évoque Fánaviryan.
- "Moi, je vais essayer. J'ai un bon relationnel avec les animaux." indique Fánaviryan.
- "Tu démontes avant quand même ?" demande Tirash.
- "Je démonte ?" demande Fánaviryan, surprise de la question.
- "Tu descends de cheval ?" précise Tirash.
- "Ah oui ! Oui, oui, oui, oui, oui, oui… Tu ne passes pas avec comme ça parce que si le cheval tombe, tu tombes !" précise Fánaviryan.
- "C'est ça !" confirme Tirash.
- "Là, à priori, le mieux, ce serait qu'on les décèle, qu'on les allège, qu'on emmène tout le matériel de l'autre côté parce que si le cheval tombe, qu'on ne perde pas tout notre équipement aussi." suggère Fánaviryan.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Désolé, je n'en vois pas trop l'intérêt honnêtement, mais par contre enlever les possessions qui sont dessus, oui." propose Tirash.
- "Les sacs et les sacoches !" confirme Fánaviryan.
- "Parce que si le cheval tombe, on ne va pas se trimballer la selle avec nous." suggère Tirash.
- "Bien vu !" confirme Fánaviryan.
- "Je proposerais, peut-être, que celui d'entre nous qui est le meilleur cavalier fasse passer l'ensemble des chevaux." suggère Tirash.
- "Moi, je me sens, plutôt, sereine. Par contre, au niveau de mon propre équilibre, moi, pour passer, c'est plus chaud. Si quelqu'un devait se mettre au milieu pour passer les affaires, histoire que l'on on passe notre matériel plus rapidement, ce n'est pas moi qui ferait l'équilibriste au milieu. Je me sens bien d'emmener justement les chevaux. Et qui d'autre se sent mieux ?" indique Fánaviryan.
- "Moi, ça va..." répondent Fron et Daëgon.
- "Moi, je suis bien donc j'emmène Zëbúth." annonce Fánaviryan.
Les compagnons vont s'atteler à décharger Zëbúth de ses sacoches, sacs et matériel qu'il a sur lui, lui laissant ses harnais et selleries.
Tirash suggère :
- "On peut essayer de le faire passer. S'il tombe, on n'essaiera pas d'en faire passer un deuxième."
- "Est-ce que on peut regarder si Zëbúth a peur ou pas déjà ? On l'approche du ravin pour voir comment il le sent." suggère Daëgon.
- "On a de quoi lui couvrir, un peu, les yeux pour qu'il ne voit pas trop le vide." demande Fron.
- " Bah, il suffit de mettre un linge sur la tête avec les trucs sur les côtés, quoi. Voilà." suggère Fánaviryan.
- "Vu la largeur du pont, je pense que c'est pas mal qui voit où il met les sabots quand même... Non ?" évoque Tirash.
- "S'il panique, on lui foutra un sac sur la tête. Mais laissons voir ce qu'il fait déjà." propose Daëgon.
- "Ouais !" confirment Fánaviryan et Tirash.
- "Moi, je ferai passer le mien." suggère Fron.
Fánaviryan prend Zëbúth par le harnais, vient le caresser, l'apaiser, lui parle en Quenya et l'apaise ainsi. Le cheval avance et semble se guider à la voix de l'Elfe et s'engage, avec quelques réticences mais finit par poser les sabots sur le pont et va commencer à progresser.
Fánaviryan prête surtout attention à l'animal afin qu'elle puisse progresser prudemment sur le pont et est sur le point de glisser. La chute aurait pu être fatale mais l'Elfe se ressaisit brusquement, mesure l'enjeu et le risque et finit par progresser plus prudemment pour éviter la chute. Elle trouve son équilibre, elle a senti que le ravin se rapprochait dangereusement.
Zëbúth va traverser le pont du Ravin sans aucune difficulté, écoutant la voix de l'Elfe pour traverser et se retrouver de l'autre côté, sur l'autre versant de la colline.
Fánaviryan reprend ses esprits, respire profondément, mesurant l'exploit réalisé. Elle se tourne vers ses compagnons et leur dit :
- "Il faut faire attention, c'est glissant… Il ne faut pas hésiter à se reprendre…"
Pendant ce temps, Fron et Daëgon se sont rapprochés avec leurs chevaux. Fron s'avance alors sur le pont, sans trop se poser de question. Il fait attention aux endroits plus glissants, fait passer son cheval avec une certaine aisance.
En voyant l'attitude du Hobbit, Daëgon suggère :
- "Je crois que c'est toi, Fron, qui va faire les allers-retours…"
- "Je vais te laisser gérer, Fron !" confirme Tirash.
Fron prend le cheval de Tirash mais Baragouin ne réagit pas comme le Hobbit le pensait. La chute est évitée de justesse. Il arrive à faire traverser Baragouin en prenant bien soins de se concentrer mais a bien senti une résistance du cheval. Puis Daëgon va approcher son cheval et Fron va, aisément, le faire traverser le pont de pierre.
Aban propose de traverser lui-même le pont avec son cheval. L'homme maitrise, parfaitement, son équilibre tout en guidant son cheval sur le pont. En arrivant de l'autre côté, il est félicité par Fánaviryan. Ils ont, ainsi, réalisé la traversée de tous les chevaux.
Daëgon et Tirash sont restés de l'autre côté avec l'équipement qui était sur les chevaux. Fánaviryan évoque :
- "Je tiens les chevaux Fron si tu veux t'occuper, un peu, de faire les allers-retours."
- "Hum, hum..." confirme Fron.
Daëgon et Tirash s'engagent sur le pont de Pierre. Les deux hommes manquent de tomber. Tirash parvient à garder l'équilibre, pousse un juron et avance d'un trait de l'autre côté du pont. Daëgon s'arrête, n'avance pas, prend son temps et finit par avancer prudemment.
Les compagnons vont récupérer leur matériel, le placer sur leurs chevaux et reprendre leur progression parmi les collines des Tyrn Hyarmen. Aban évoque, au moins, plus d'une heure de marche avant d'atteindre Féagil.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 04:15 / 04:35 - Réveil Matinal - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Bergerie - Session N°141 du 27/08/2025
Vers quatre et quart, Aban va venir réveiller les compagnons en évoquant le fait que la nuit est en train de s'estomper et qu'il serait intéressant de partir rapidement. Fron confirme qu'il faut partir dès les premières lueurs.
Les premières lueurs du jour apparaissent au loin lorsque les compagnons quittent la bergerie. Aban mène les compagnons au travers des chemins qui traversent les vallées, remontent les pentes des collines et permettent de poursuivre la progression vers le sud.
Rapidement, Daëgon constate que la grive est revenue et virevolte autour de lui. Daëgon lève son bras en sa direction et l'oiseau vient se poser sur son avant-bras. Daëgon constate que l'oiseau porte, toujours, un message à sa patte mais en le consultant, le message n'est plus le même.
La troupe va s'arrêter le temps que Daëgon puisse lire à haute voix le message :
- "Alors, je prends en compte le contenu du message. J'en informe la bonne personne en espérant que les éléments apportés permettent de lancer le mouvement. N'hésitez pas à me transmettre des éléments complémentaires pour que je puisse avoir une vision parfaitement claire de la situation. Toute information sera vitale pour obtenir la décision favorable." puis suggère : "Hé bien, on peut en relancer, je pense, si on a des éléments nouveaux."
- "Là, on avait précisé mille cinq cents potentiels. Maintenant, il nous reste à spécifier s'ils sont basés à Féagil ou Minas Malloth." suggère Fánaviryan.
- "On va voir comment on progresse et puis qu'est-ce qu'on voit." propose Daëgon.
- "Ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Bon, ben, on y va les gars !" lance Daëgon.
- "Si ce n'est pas trop chaud... Allons-y !! Aban, on te fait confiance pour ouvrir le passage et moi, je ferme toujours en effaçant nos traces, un peu..." indique Fánaviryan.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 22:15 / 23:05 - Une nuit de repos - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Bergerie - Session N°141 du 27/08/2025
Après avoir rapidement inspecté les lieux, Tirash évoque auprès de ses compagnons :
- "Je ne sais pas si ça vaut le coup de monter la colline avec cette obscurité qui nous entoure…"
- "Ouais mais, eux, ils ont des feux de camp. Tu verras combien ils sont." suggère Fánaviryan.
- "Ouais, mais leur feu de camp qui sont à une longue distance, ça ne va pas beaucoup nous éclairer pour ne pas nous casser la gueule dans la montagne !" réagit Tirash.
- "Non, c'est sûr !!" confirme Daëgon.
- " Donc, il vaut, peut-être, mieux aller au petit matin ou un truc comme ça, pour voir les fumées des petits déjeuners. Je ne sais pas si ça vaut le coup de monter, là-haut, de nuit…" évoque Tirash.
- "Après, je peux faire une petite reconnaissance mais juste dans le coin sans aller crapahuter dans les collines." propose Daëgon.
- "Oui, tu peux voir comment tu le sens mais, moi, je ne me sens pas super à l'aise. On serait en ville de nuit à la limite mais là, Non…" évoque Tirash.
- "Je fais juste un tour pour qu'on passe la nuit, là, tranquille et pour qu'il n'y ait pas de problème." indique Daëgon.
- "Tu remontes tranquillement sur le coteau, pas loin, tu ne t’éloignes pas… Tu ne laisses pas trop de traces en revenant !" suggère Fánaviryan.
Daëgon s'équipe de la cape elfique et va commencer à s'éloigner de la bergerie. Rapidement, ses compagnons n'arrivent plus à voir le Dùnedain qui progresse dans la vallée sans éclairage. Seuls les étoiles lui apportent un éclairage très faible et chaque pas se fait avec difficulté. Daëgon va tenter de monter l'une des collines mais la trop faible luminosité ambiante ne lui permet pas d'assurer sa progression. Daëgon n'entend aucun bruit, ne voit aucune lumière artificielle. L'endroit semble très isolé et très calme.
Après quinze minutes, Daëgon retourne à la bergerie qui a été investie par ses compagnons.
Fánaviryan s'est installée dans la bergerie et suggère à ses compagnons de nettoyer leurs armes. Elle sort sa pierre à aiguiser, un chiffon et va nettoyer, méticuleusement, sa lame ainsi que celle d'Aban. L'Elfe va, également, vérifier que les lames de ses compagnons sont en parfait état ce qui va l'occuper pendant une partie de la soirée. Par moment, des éclats de lumière bleutés s'échappent de son anneau et viennent illuminer l'obscurité de la bergerie.
Tirash va récupérer dans les sacoches des chevaux, la nourriture, l'eau et va commencer à préparer un repas pour le soir.
Lorsque Fron s'installe dans la bergerie, Fánaviryan lui demande :
- "Tu peux t'occuper, un peu, des chevaux peut-être ?"
- "Ah oui… C'est dans mes cordes…" confirme Fron.
Aban va rejoindre Fron et va l'aider à enlever les harnais et selles aux chevaux. Tous les deux, ils vont soigner pendant près d'une heure les cinq chevaux.
Lorsque Daëgon s'est installé dans la bergerie, il se tourne vers ses compagnons et leur demande :
- "Pour cette nuit, on met en place un tour de garde peut-être."
- "Un tour de garde me semblerait, quand même, plutôt intéressant." confirme Tirash.
- "On est en brousse !" évoque Daëgon.
- "En même temps, est-ce que la porte pourrait se bloquer ? À ce moment-là, on sera réveillé quand il y aura du monde…" suggère Fánaviryan.
- "On peut être réveillé avant, ce n'est pas plus mal…" suggère Tirash.
- "Ouais mais je crois qu'on peut faire toujours confiance au 6e sens de notre ami pour qu'on puisse tous récupérer au maximum de nos possibilités…" évoque Fánaviryan.
- "Pas toujours…" évoque Daëgon.
- "Je suis favorable à la mise en place de tours de garde…" suggère Aban.
- "Oui, je suis, plutôt, favorable à ce qu'il y ait des tours de garde." confirme Tirash.
- "Moi, ça ne me dérange pas de faire un tour de garde." confirme Daëgon.
- "On est cinq. Ça va !" évoque Tirash.
- "Oui, oui… J'aurais dit que ça aurait été étonnant qu'ils voyagent de nuit ces hommes-là..." évoque Fánaviryan.
- "Il peut y avoir d'autres dangers, des ours et bien d'autres choses…" avertit Daëgon.
- "D'accord ! D'accord ! De toute façon, à cinq, la nuit ne va pas durer dix heures. Une heure et demi, chacun, ça va…" confirme Fánaviryan.
- "Je m'interroge sur le lien qu'il pourrait y avoir et les affinités qu'il pourrait y avoir entre Angmar et les hommes des collines parce qu'on a la chance d'avoir des bagues qui pourraient nous faire passer pour des Angmariens et peut-être que si on se fait gauler, ça pourrait être intéressant…" suggère Tirash.
- "Ah ! parfaire le déguisement. Bien vu, bien vu !" confirme Fánaviryan.
- "Je ne sais pas, après, qu'elles peuvent être les affinités, mais, moi, j'en ai deux avec moi." indique Tirash.
- "Mais, de l'autre côté, si quelqu'un de notre camp te chope avec ça, ça ne va pas être facile de négocier." évoque Daëgon.
- "À priori, là, le risque, il est plutôt du côté des hommes des collines que des hommes de notre camp." indique Tirash.
- "On risque d'en rencontrer…" indique Daëgon.
- "Il faudrait, peut-être, l'avoir dans la poche et puis pouvoir la glisser sur le doigt au dernier moment au cas où…" suggère Tirash.
- "Ouais mais tu ne la mets pas tout le temps au doigt." conseille Daëgon.
- "Non, non, non ! C'était de l'avoir dans la poche accessible et pas dans le fond sac à dos." suggère Tirash.
- "Hum... Hum…" confirme Daëgon.
- "Je ne sais pas si vous en avez avec vous ? Est-ce que ça vous semble une bonne idée ou pas ?" demande Tirash.
- "Je pense qu'au niveau physique, ce sera, peut-être, Daëgon et Aban qui seraient plus susceptibles d'être d'Angmar…" suggère Fánaviryan.
- "On est tous, potentiellement, Angmariens, non ?" suggère Tirash.
- "Disons que, toi, tu es un peu typé. Moi, je suis un petit peu hors-jeu." évoque Fánaviryan.
- "Toi, tu mets ton masque et tu fais angmarien." suggère Daëgon à Fánaviryan.
- "Toi, tu es un petit peu hors-jeu. Oui. Mais qu'est-ce qu'ils en savent les hommes des collines ?" questionne Tirash.
- "Oui, mais, par contre, s'ils essayent de parler, un peu, le noir parler, moi je n'ai aucune notion... Il faudrait que la personne puisse, au moins, dire : "oui", "non" ou "va chier" quoi..." suggère Fánaviryan.
- "Est-ce qu’être angmarien, c'est nécessairement de maîtriser le Noir Parler ?" demande Tirash.
- "Forcément, mais je crois que tu en as quelques bases en tout cas pour avoir, un peu torturé... Euh... interrogé assidument." suggère Fánaviryan.
- "Donc je ne sais pas qu'en pensez-vous ?" demande Tirash.
- "Oui, c'est toujours très bon à prendre mais je crois que je n'ai pas ça dans la poche." indique Fánaviryan.
- "Est-ce que quelqu'un en veut une ?" demande Tirash.
- "Je ne suis pas sûr que tu aies ma taille." évoque Fron Sacquet.
Tirash sort de sa poche, un anneau noir avec le symbole d'une tour gravée dessus. Il lance le bijou à Fron puis se tourne vers Aban et lui dit :
- "Aban, pour te rassurer, on les a capturés sur des hommes qu'on a combattus."
- "Ah ! D'accord..." réagit Aban rassuré.
- "Des espions qu'on a découvert." ajoute Fánaviryan.
- "D'accord..." réagit Aban.
- "Ça s'est vu à Occum avec le magistrat qui a été assez content du travail de Fron d'ailleurs qui avait permis de trouver un assassin. Mais ça, ce sera une autre longue histoire qu'on te racontera, peut-être, après cette aventure." évoque Fánaviryan.
- "Oui ! Personnellement, je suis moyennement attiré par ce genre d'objet." évoque Aban.
- "Et c'est de bon aloi ! Mais, malheureusement, nous en avons rencontré quelques-uns. Il faudrait que tu passes à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, on a ramené de de la bière d'Occum de cette aventure là…" évoque Fánaviryan.
- "Oui ! J'ai, déjà, eu l'occasion d'y goûter. Elle est fort bonne. Oui, je vois bien où vous habitez sur la colline. À l'occasion, quand nous serons revenus, je pense que je passerai vous voir. Oui, oui, oui ! Très bien." répond Aban.
Pendant ce temps, Fron observe l'anneau, le porte à son auriculaire et l'anneau glisse parfaitement. Le Hobbit regarde l'anneau avec attention et décide de le garder.
Les compagnons vont préparer leur campement pour la nuit, et établir des tours de garde. La nuit va se dérouler dans de bonnes conditions. Ils vont, parfois, entendre le bruit du vent qui s'engouffre dans la vallée et qui perturbe les personnes éveillées. Le son donne l'impression qu'un esprit fantomatique vient hanter les lieux.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 20:25 / 22:15 - Halte au Refuge - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Bergerie - Session N°140 du 30/07/2025
Après vingt minutes de route, Aban amène les compagnons au fond d'une vallée où se trouve une vieille bâtisse, en longueur, abandonnée en bois à flanc de colline.
Aban s'arrête, attend que les compagnons le rejoignent. En s'approchant Daëgon demande :
- "On est loin de Féagil ?"
Aban réfléchit quelques instants puis répond :
- "Au moins, trois ou quatre heures…"
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "Si on laisse les chevaux dans l'abri, on ira plus vite ?" demande Daëgon.
- "On peut gagner du temps, en effet…" répond Aban.
- "Il faudrait espérer venir les chercher après mais bon…" indique Daëgon.
Les compagnons s'arrêtent quelques instants, prêtent l'oreille pour évaluer si une éventuelle présence est à proximité. Ils entendent le vent qui s'engouffre dans la vallée et balaye l'herbe grasse mais aucun son ne provient de la bâtisse. Le vent porte des bruits éloignés, sans doute, d'une certaine distance signalant la présence d'un groupe d'humains dans les collines.
Ils doivent, alors, s'approcher de très près pour observer les lieux. L'absence de luminosité n'aide pas à y voir clair. Daëgon indique :
- "De toute manière, il faut que l'on continue, sinon, on va se ramasser une armée dans le cul !"
- "On est en train de les suivre." indique Fànaviryan.
- "Disons qu'ils vont soit vers Féagil, soit vers Minas Malloth… Donc soit on continue, soit on s'arrête..." indique Daëgon.
- "Moi, ce qui me questionne, c'est qu'est-ce qu'on va faire une fois là-bas si on a mille hommes autour de nous autour des ruines. Je ne sais pas à quel moment on pourra faire la différence ??" analyse Tirash.
- "On pourra aller à Minas Malloth sinon." suggère Daëgon.
- "On pourra les prévenir de ce qu'on a vu en arrivant à Féagil." suggère Fànaviryan.
- "Il vaut mieux s'arrêter pour la nuit, non ? Eux, ils vont faire du feu." suggère Tirash.
- "On peut essayer, après s'être installés ici, de monter sur les hauteurs pour observer les feux des camps des Hommes des Collines." suggère Daëgon.
Les compagnons vont s'installer à l'intérieur du refuge du berger, mettre les chevaux à l'abri.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 19:30 / 20:25 - Le passage du Col - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Col du Vent - Session N°140 du 30/07/2025
Peu avant que la nuit vienne tomber sur les collines, la troupe arrive sur un chemin plus élevé que la plupart des autres collines. La hauteur permet d'avoir un aperçu sur les environs et d'apercevoir plusieurs mouvements d'humains dans les environs. Il est difficile de pouvoir déterminer s'il s'agit de locaux, de bergers ou d'Homes des Collines. Aban signale au groupe :
- "On va, bientôt, passer au col du vent, l'un des points culminants des Hauts du Sud. C'est un passage bien en hauteur qui domine le paysage et qui permet d'observer ce qui se passe aux alentours. Par contre, l'endroit est très dégagé. Je connais un autre chemin, un peu plus long, plus accidenté qui contourne ce col."
- "Plus long comment ?" demande Tirash.
- "On perd, facilement, une demi-heure et il y a plus de rocailles." répond Aban.
- "Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup que quelqu'un de très discret, aille tout en haut et voit tout puis redescend et que l'on prenne le chemin discret après ?" suggère Daëgon.
- "Je pense que c'est pas mal… Avec une cape elfe par exemple…" suggère Tirash.
- "Par exemple… Pour être plus discret ! Je veux bien y aller, je pense être discret…" évoque Daëgon.
- "Je peux te confier la cape et avec ton sens de l'art de la guerre, ça peut être intéressant que ça soit toi qui y aille." évoque Tirash.
- "Oui ! Je vais analyser le mouvement des troupes…" indique Daëgon.
Daëgon enfile la cape elfique que lui tend Tirash. Il met la cape autour de lui et va monter doucement le chemin rocailleux. Daëgon va, rapidement, sentir la présence du vent qui s'engouffre sur le chemin jusqu'au sommet. Prudemment, Daëgon progresse sur le chemin, emmitouflé dans la cape elfique pour éviter d'être aperçu. Après quinze minutes de progression, Daëgon arrive en haut et va pouvoir observer les alentours.
Il va, alors, apercevoir des mouvements, des regroupements de personnes. Daëgon observe pendant quelques minutes et constatent que des troupes sont présentes, sans doute, des Hommes des Collines et qui ont un mouvement de convergence vers le sud. Ces troupes viennent de plusieurs endroits et vont, toutes, dans la même direction. Plusieurs groupes de centaines semblent être présents dans les collines. Daëgon constate que les troupes sont, relativement, éloignées du Col du Vent. Quelques mouvements peuvent être observés plus proches mais, sans doute, d'une moindre importance.
En réfléchissant aux mouvements et à ses connaissances de la région, les troupes pourraient converger sur Féagil ou Minas Malloth. Daëgon va, plus rapidement, redescendre le col puis va expliquer à ses compagnons ce qu'il a vu puis Daëgon annonce :
- "Avec ces éléments, je compte envoyer la Grive dès maintenant !"
- "Oui ! Clairement !" confirme Fànaviryan.
- "On fait ça ?" demande Daëgon.
- "Ouais !!" confirme Tirash puis ajoute : "On est d'accord que l'on peut compter mille, mille-cinq cents hommes..."
- "Oui, en effet… Il va falloir intervenir avec une grosse armée !" confirme Daëgon.
- "Il faudra le préciser dans le message." indique Tirash.
- "Oui ! Tu as raison." confirme Daëgon.
Daëgon prend sa Grive, ajoute des éléments au message et l'envoie dans les airs. L'oiseau virevolte pendant quelques instants puis prend son envol et s'éloigne du groupe avant de disparaître au loin.
Aban va alors diriger le groupe dans une ravine, empruntant un passage étroit, avec de la roche sur le chemin, des cailloux. Les compagnons doivent marcher les uns derrière les autres, en étant vigilant à ses mouvements pour maintenir l'équilibre et réussir à traverser avec son cheval.
En progressant à flanc de col, Aban, Fron, Daëgon et Tirash arrivent à progresser sans difficulté. Fànaviryan se retrouve avec ses bottes et son matériel à éviter, à plusieurs reprises, de chuter et n'arrive pas à faire progresser son cheval. Tirash vient aider l'Elfe pour qu'elle puisse traverser ce chemin escarpé avec plus de facilités.
Après une demi-heure de progression, les compagnons arrivent à retrouver un chemin plus confortable et peuvent, ainsi, reprendre leur progression. Toutefois, la visibilité se réduit considérablement avec la tombée de la nuit et l'absence de luminosité de la lune qui n'est pas présente dans le ciel des Tyrn Hyarmen.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 19:05 / 19:30 - La reprise du voyage - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°140 du 30/07/2025
Daëgon propose un temps pour évoquer la progression qu'il va falloir engager dans les collines avec la présence des Hommes des Collines. Le Dúnedain évoque toutes les tactiques à adopter pour éviter de se faire repérer, les éléments nécessaires à prendre en compte pour une marche silencieuse.
Aban se propose de montrer le chemin et d'avoir une progression la plus discrète possible. Il évoque les petits chemins qu'il va falloir emprunter et qui sillonnent au travers des collines herbeuses des Hauts du Sud. Par contre, la végétation est assez rase, avec peu d'arbres surtout en haut des collines et il peut être rapide de se faire repérer.
Tirash évoque alors :
- "La question est de savoir, est-ce qu'il faut vraiment qu'on y aille ou est-ce que l'on a suffisamment d'informations ? Est-ce qu'il faut aller prévenir Bree ?"
- "Il faudrait, déjà, que l'on passe par Féagil pour aller à Minas Malloth." évoque Fànaviryan.
- "Fallin, le lieutenant de Meneldir que l'on a croisé, remontait à Bree et allait les prévenir des évènements donc Bree va être informé." évoque Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "On ne sait pas quelle est la situation à Minas Malloth…" évoque Fànaviryan.
- "Aban, tu penses que l'on peut atteindre Minas Malloth ou tu penses que ça te semble compliquer avec ce que l'on vient d'apprendre ?" demande Tirash.
- "Moi, je suis chaud pour y aller !!" répond Daëgon.
- "Il faut voyager de nuit ? Il faut voyager de jour ? Ne faudrait-il pas se déguiser avec les costumes des hommes ?" questionne Tirash.
- "Ça, c'est possible…" confirme Daëgon.
- "Au moins, comme ça, à distance, on n'est pas identifié…" évoque Tirash.
- "J'aurais bien voulu poser la question à l'homme de savoir qui leur a posé la question de descendre tout là-bas sur le village." évoque Fànaviryan.
- "On peut, aussi, prendre une lance chacun pour faire semblant d'être des Hommes des Collines, aussi." suggère Daëgon.
- "Effectivement ! Il faudra que l'on enlève les tabards Wesmin." confirme Tirash.
- "Aban, tu en penses quoi de tout ça ?" demande Tirash.
- "On peut, au moins, tenter de rejoindre Féagil. Ce qui est compliqué, c'est de mesurer leur nombre et où ils sont." répond Aban.
- "Il va falloir que l'on soit très vigilants." précise Daëgon.
- "Moi, de toute façon, je mets à l'arrière garde. Je récupère vos tabards pour bien les plier et les ranger." évoque Fànaviryan.
- "On a six tenues à notre disposition. On peut tenter ça, on verra bien." confirme Daëgon.
- "Moi, je peux passer comme si j'étais un prisonnier..." suggère Fron.
- "Oui ! On fait ça..." confirme Daëgon.
- "Sauf que ça veut dire que tu n'as pas d'arme..." indique Tirash.
- "On peut lui laisser une arme planquée..." propose Daëgon.
Daëgon et Tirash vont ranger leurs habits sur leurs chevaux et vont passer le pagne des Hommes des collines et une peau de bête avec une lance à la main.
Après s'être préparés, Tirash demande :
- "Est-ce qu'il ne faudrait pas envoyer la Grive dès maintenant pour qu'ils puissent, au moins, aller protéger Bree ?"
- "Pour Bree, c'est bon déjà !" évoque Fànaviryan.
- "Si tu as cinq cents personnes qui arrivent à Bree, je ne suis pas sûr que ça soit bon..." indique Tirash.
- "On peut aller, au moins, aux ruines de Féagil pour évaluer des forces en présence." indique Fànaviryan.
- "Je suis pour envoyer la Grive dès maintenant." indique Daëgon.
- "Si nous sommes à deux heures de Féagil, ça vaut le coût d'attendre avant d'envoyer la Grive." suggère Tirash.
- "J'ai, déjà, écrit le message." précise Daëgon.
- "Oui ! Le message est déjà autour de la patte. Il ne reste plus qu'à ouvrir la cage." indique Tirash.
- "C'est ça ! Par contre, à Féagil, on l'envoie." confirme Daëgon.
- "Oui !" confirme Tirash.
Les compagnons reprennent les chemins au travers des collines en direction de Féagil. Aban dirige l'expédition.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 18:55 / 19:05 - Les soins auprès de Fiona - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°140 du 30/07/2025
Daëgon a arrêté les soins auprès de l'homme des collines, s'est levé et est parti rejoindre Fron et la jeune femme blessée. Après quelques instants, Tirash s'éloigne de l'homme des collines et va rejoindre Daëgon.
Daëgon commence les soins. La femme a reçu plusieurs coups mais les blessures restent superficielles. Elle n'a pas de plaies ouvertes. Daëgon constate du sang au niveau des cuisses. La jeune femme a, sans doute, été violée. Fron aide Daëgon et donne à boire à la femme. Les deux compagnons essayent d'avoir une attitude rassurante et bienveillante vis-à-vis d'elle.
Fron finit par lui demander :
- "Comment allez-vous ?"
- "Merci..." répond-elle.
Pendant plusieurs minutes, Daëgon et Fron vont rester à côté d'elle pour la soigner. Lorsque Tirash et Fànaviryan vont se rapprocher, elle va finir par se présenter :
- "Je m'appelle Fiona. Je n'habite pas très loin d'ici…"
- "Votre ferme a été attaquée ?" demande Daëgon.
- "Oui... Toute ma famille a été massacrée par ces hommes. J'ai voulu me réfugier dans des grottes qui sont situées pas très loin d'ici mais je n'ai pas pu m'y rendre. Sur le chemin, des hommes m'ont repéré et m'ont capturé ici. Nous avions entendu dire que des fermes avaient été attaquées ces derniers temps mais il semblerait que ces hommes soient beaucoup plus nombreux actuellement." indique Fiona.
- "Nous allons à Minas Malloth. Si vous voulez, vous pouvez venir avec nous." suggère Daëgon.
- "Je vous remercie mais je vais, plutôt, aller me cacher dans un lieu sûr. Je connais des grottes où je sais que je serai en sécurité." répond Fiona.
- "Est-ce que ces grottes sont à proximité de Féagil, à tout hasard ??" demande Fànaviryan.
- "Non... Vous allez par là-bas ?" évoque Fiona.
- "Oui, pour remettre un peu d'ordre par rapport aux hommes qui sont installés là-bas. Nous étions en train de nous diriger vers eux lorsque nous sommes tombés sur vous." évoque Fànaviryan.
- "Merci beaucoup de m'avoir sauvée la vie !! Ceux qui ont pu croiser la route de ces Hommes des Collines n'ont eu la vie sauve… Faites très attention. Je pense qu'ils patrouillent dans toute la région. Si vous allez jusqu'aux ruines de Féagil, il faudra être très prudents." suggère Fiona.
- "Ils étaient combien à attaquer votre ferme ?" demande Daëgon.
- "Je ne sais pas…" répond Fiona.
- "Plus que là ?" demande Daëgon.
- "Oui... Oui, plus que là… Pas très loin d'ici, au sommet d'une colline, j'ai aperçu, je ne sais pas combien ils étaient, mais ils étaient vraiment beaucoup…" évoque Fiona.
- "Des dizaines ? Des centaines ? Des milliers ?" demande Daëgon.
- "Sans doute plusieurs centaines…" évoque Fiona.
- "Ah oui ! Quand même…" réagit Daëgon.
- "Sans doute plus que ça…" indique Fiona.
- "Votre caverne est sur la route de Féagil ?" demande Fànaviryan.
- "Non... Si vous me suivez, vous allez vous détourner du chemin qui mène à Féagil. Je vais, sans doute, attendre que la nuit tombe pour être protégée et pouvoir rejoindre discrètement les cavernes. Et vous, de votre côté, soyez aussi, très prudents. Je vous le redis, ils étaient très nombreux…" évoque Fiona.
- "Vous pouvez vous rendre à Bree et demander à être hébergée par la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, demandez à Sidonie et vous lui expliquez ce qu'il vous est arrivé et que vous avez croisé Tirash, Daëgon, Fron et Aban." évoque Fànaviryan.
- "Entendu Madame. Bree est épargnée par les hommes des collines ?" demande Fiona.
- "Certainement !" indique Fànaviryan.
- "Lorsque nous sommes partis, les Hommes des Collines n'y étaient pas." indique Fron.
- "D'accord… Si l'endroit est sûr, dans ce cas, je vais, peut-être, tenter d'aller jusque là-bas. Je vais attendre la nuit tombée, je connais bien ces collines, j'ai toujours vécu par ici." indique Fiona.
- "Bonne chance à vous !" lance Daëgon.
- "Merci ! À vous également ! Soyez très prudents et, encore une fois, merci pour ce que vous avez fait !" répond Fiona.
La femme se lève et commence à marcher, doucement, vers le nord, par le chemin emprunté par la Compagnie de l'Aurore Ecarlate pour arriver jusqu'ici.
Fànaviryan va, alors, rassembler les corps des Hommes des Collines vers le gros rocher en les tirant par les jambes. Elle va, ensuite, récupérer les flèches ainsi que Daëgon, Tirash et Fron. Puis l'Elfe va fouiller chaque homme pour récupérer leurs biens. Elle récupère sept cuillères en argent ainsi que deux colliers en argent et deux bracelets. Fànaviryan estime que les objets en argent sont des produits fabriqués par des artisans locaux, des bijoux simples, sans une réelle expertise dans leur fabrication. Ils n'ont, sans doute, pas une valeur marchande très importante mais ont plus une valeur sentimentale pour ceux qui les portaient.
Ces éléments permettent de confirmer qu'il s'agit de pillards et de violeurs qui sévissent, actuellement, dans les collines des Tyrn Hyarmen.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 18:35 / 18:55 - Fin de l'affrontement - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°140 du 30/07/2025
Fànaviryan tente de frapper son adversaire qui est étourdi mais elle n'arrive pas à trouver la bonne façon de percer les défenses de l'homme des collines qui est en train de reculer pour tenter de s'enfuir. Daëgon constate cette fuite et vise l'homme. La flèche vient se planter dans la cuisse. L'homme tente de continuer sa fuite mais se retrouve en grande difficulté pour se déplacer.
Tirash tente de rattraper l'homme qui s'enfuit en se rapprochant de lui par la droite pour éviter une éventuelle attaque de sa part tout en se concentrant et invoquant sa dague dans sa main. Fron va décocher une flèche qui vient se planter dans le fessier de l'homme qui se tord de douleur et s'écroule au sol. Du sang se répand sur ses jambes puis au sol et, rapidement, l'homme s'évanouit.
Fànaviryan crie à l'homme en face d'elle : "rends-toi ou péri !!" mais elle semble manquer de conviction dans sa voix et son attitude pour réussir à intimider son adversaire. Aban en profite pour charger l'homme mais ne parvient pas à le ralentir. Tirash crie : "Il nous le faut vivant !!" et se met à sa poursuite.
Daëgon vise l'homme, prêt à décocher sa flèche si ses compagnons n'arrivent pas à l'attraper. Fànaviryan se décale et le frappe du plat de l'épée au visage. Le coup est violent, pas suffisant pour mettre inconscient l'homme qui, toutefois, chancelle, trébuche et est quelque peu désorienté. Il se met, volontairement, au sol en lâchant son arme.
Daëgon qui avait continué de viser l'homme décoche sa flèche sur la pomme de pin située juste au-dessus de lui. Tirash qui s'était rapproché de l'homme des collines a senti la flèche se plante à quelques centimètres. La pomme de pin est coupée en deux avec une précision chirurgicale.
Les compagnons constatent que la femme qui avait été agressée, s'est déplacée et est venue se réfugier derrière des buissons observant ce qui se passe en contrebas du lieu de l'affrontement avec les hommes des collines qui sont soit morts, soit en train de rendre l'âme ou devraient y passer dans quelques heures.
Fron range son arc et sa flèche et monte vers le haut de la colline en direction de la femme. Aban avance dans la même direction que Fron et va s'installer au rocher pour surveiller les alentours, prêt à lancer l'alerte si d'autres hommes approchaient. Il tient son arc à la main, prêt à tirer en cas de menace.
En approchant du bosquet, Fron lui dit d'une voix apaisante :
- "Rassurez-vous Mademoiselle, nous nous sommes occupés de cette bande de brutes…"
La femme commence à bouger, elle quitte son buisson et avance prudemment en direction de Fron. Ses gestes sont prudents, elle observe les environs. Fron est, aussi, attentif aux environs puis s'approche de quelques pas. La femme semble assez jeune, une vingtaine d'années, elle porte un foulard beige sur la tête et une robe dans les mêmes coloris mais plus sombre. Ses vêtements sont déchirés, elle porte des traces de blessures à plusieurs endroits, sur le visage, sur les bras et à la poitrine. Elle tremble, sans doute, sous le coup du traumatisme causé par son agression.
Lorsque la femme est à trois mètres de Fron, il tend sa main en sa direction et lui dit :
- "Venez, approchez, on va vous soigner. Est-ce que vous avez soif ? On peut vous donner à boire."
- "Oui... Je veux bien… Merci…" répond la femme avec un sourire de remerciement.
Fron lui tend la main. Après un premier geste de recul, la femme observe les gestes des compagnons de Fron en particulier Aban sur son rocher puis semble surprise en voyant Fànaviryan.
Au même moment, Daëgon, Fànaviryan et Tirash se mettent autour de l'homme des collines encore conscient. Fànaviryan pointe sa lame en direction de l'homme à terre. Tirash pose le pied sur la lance de l'homme des collines et lui dit :
- "Tu veux vivre ou mourir ?"
En réponse aux propos de Tirash, l'homme se tourne vers Fànaviryan puis se tourne, péniblement, vers Tirash et lui répond :
- "Peu m'importe…"
- "Peu lui importe, il a perdu son honneur !!" réagit Fànaviryan.
- "Est-ce que je le soigne ? Je ne suis pas sûr qu'on tire grand-chose de lui…" évoque Daëgon à ses deux compagnons.
Ses deux compagnons haussent les épaules. Daëgon va récupérer du matériel pour le soigner, des bandages, de l'eau, quelques herbes et commence les soins. Fànaviryan s'adresse à Tirash et lui dit :
- "Comme tu as les choses en main, je vais récupérer les armes des gars et les amener à Aban."
Fànaviryan range son épée dans son fourreau puis va venir voir chaque homme, vérifier son état de santé puis leur enlever leurs lances, leurs masses d'arme pour certains et leurs couteaux. Elle va difficilement pouvoir évaluer de l'état de chaque homme au sol. Ils sont évanouis mais elle peut, difficilement, pouvoir dire s'ils sont proches de mourir ou s'ils peuvent s'en tirer.
Daëgon poursuit ses soins mais ne met pas une grande motivation à prodiguer les soins nécessaires. Il panse quelques blessures mais les saignements sont toujours présents. Pendant ce temps, Tirash lui demande :
- "Tu viens d'où ?"
- "De Cameth Brin…" répond l'homme.
- "Vous êtes combien ?" demande Daëgon.
- "Des milliers ! Trop pour vous !! Votre fin est proche..." répond l'homme avec un sourire douloureux en crachant un peu de sang.
- "Tu es passé par Minas Malloth ?" demande Tirash.
- "Pas encore mais... On compte bien se faire plaisir là-bas avec les femmes qui s'y trouvent." répond l'homme des collines.
Après avoir récupéré les armes, Fànaviryan les dépose au pied du rocher où est posté Aban. Puis elle va aller récupérer les deux hommes les plus éloignés et va les ramener avec les autres hommes des collines non loin de Tirash.
La femme s'est approchée de Fron, lui a tendu la main. Le Hobbit va guider la jeune femme blessée en contrebas de la colline, en essayant de l'éloigner des hommes des collines au sol puis va dire à ses compagnons :
- "Hé, les gars, la demoiselle a besoin de soins !"
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 18:25 / 18:35 - Affrontement avec les Hommes des Collines - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°139 du 02/07/2025
Après cette première salve de flèches, Fron reste sur ses positions et encoche une seconde flèche, Tirash et Daëgon font de même. Fron vise, de nouveau, l'homme sur le rocher qui reçoit la flèche au niveau des côtes au moment où il se tourne. La pointe de la flèche pénètre superficiellement dans la chair. Daëgon qui a visé un homme plus éloigné, parvient à le toucher dans les côtes également entrainant une blessure très légère.
Aban et Fànaviryan se déplace à travers les arbres pour charger l'homme des collines situé juste au-dessus d'eux mais l'Elfe trébuche en se prenant le pied dans une racine. Elle se retrouve au sol.
Les hommes des collines font face à leurs agresseurs, récupèrent leurs lances et chargent en direction des archers. Leur chef ainsi que deux hommes vont vers Fànaviryan et Aban. Deux viennent se protéger des flèches en se plaçant derrière des arbres.
À ce moment, Fànaviryan effectue une roulade avant tout en tapant avec son épée dans un arbre pour se redresser et parvient à se retrouver debout non loin d'Aban et de l'homme des collines. Elle tente, en même temps, d'attirer l'attention à elle.
Tirash parvient à toucher, avec une flèche, l'homme qui porte un bouclier et une masse. Il tentait de venir se protéger entre les arbres mais Tirash a réussi à profiter d'un angle de tir pour lui planter une flèche au torse. La pointe est venue transpercer les chairs et pénétrer la poitrine. Du sang s'écoule de son torse et l'homme trébuche. Il semble étourdi après le coup reçu.
Trois hommes des collines, qui étaient autour de la femme, chargent en direction du groupe, l'un se rapproche d'Aban et Fànaviryan tandis que l'autre se dirige vers les archers. Daëgon et Fron se décalent, légèrement, afin d'avoir une meilleure vision du mouvement des différents hommes des collines avec leurs arcs à la main, une flèche venant s'encocher. Fron arrive à toucher le chef à l'avant-bras droit d'une blessure superficielle tandis que Daëgon touche l'homme des collines situé derrière qui était en train de courir. En levant le bras avec sa lance, la flèche est venue se planter dans les chairs.
Fànaviryan intercepte l'homme qui chargeait Aban et crie : "Si vous cherchez une femme de votre taille, venez m'affronter !!" Avec son épée, elle envoie plusieurs coups circulaires mais l'homme anticipe la charge de l'Elfe et évite les différentes attaques puis réplique avec sa lance mais Fànaviryan bloque l'attaque sournoise grâce à Tirash qui lui crie : "Attention !! Sur le côté !!" L'Elfe tente plusieurs attaques qui échouent.
Le chef des hommes des collines vient se mettre à l'abri derrière un arbre. Aban en profite pour venir le frapper avec son épée au niveau de l'épaule. Le choc est violent mais pas dangereux. Le chef est désorienté par la douleur. Au même moment, Tirash vise l'homme des collines situé derrière le chef et Daëgon décoche une flèche vers l'homme des collines qui est, à présent, à une dizaine de mètres de Fron. L'homme se prend la flèche dans la jambe ce qui ralentit, légèrement, sa course. Fron poursuit le travail engagé et lui décoche une flèche qui se plante dans l'abdomen, touchant des viscères. Du sang se met à jaillir de son ventre. L'homme gémit mais reste debout mais Tirash en profiter pour lui envoyer une flèche en dessous du genou. La flèche est venue transpercer la jambe. L'homme trébuche, s'écroule au sol et tombe dans le coma avec du sang qui s'écoule de plusieurs blessures.
Pendant ce temps, deux hommes des collines viennent au contact, l'un s'est approché de Fànaviryan tandis que l'autre est venu au contact d'Aban. Fànaviryan se décale sur le côté pour éviter l'homme qui vient d'arriver et n'avoir qu'un seul ennemi en face d'elle. L'homme des collines n'a pas le temps de remonter vers Fànaviryan puisque Daëgon en a profité pour lui envoyer une flèche qui est venu lui transpercer la cuisse. L'homme s'écroule au sol, la violence du coup est trop forte. Il perd connaissance.
Aban tente, vainement, de frapper avec son épée le chef des hommes des collines. Tirash se déplace pour avoir une meilleure vue sur les derniers adversaires debout en se rapprochant d'Aban et de ses deux adversaires. Aban réussit à éviter tous les coups qui viennent des deux hommes. Il semble avoir une certaine vivacité qui lui permet d'éviter les attaques jusqu'à qu'il soit pris par surprise par un coup porté par le chef des hommes des collines qui frappe avec sa masse, un coup en hauteur qui vient percuter l'épaule d'Aban. Heureusement, l'éclaireur a réussi à reculer rapidement pour éviter un choc brutal. La blessure reste superficielle.
L'homme des collines en face de Fànaviryan a réussi un coup sournois mais l'Elfe réussit à esquiver le coup et se mettre dans une bonne position pour attaquer. Au même moment, Fron décoche une flèche en direction du chef des hommes des collines qui se fait transpercer la main. La douleur perturbe ses actions et les attaques qu'il tente face à Aban. Puis Fànaviryan essaye de désarmer son adversaire mais a fait un pas sur le côté. L'Elfe en a profité pour le frapper au visage. Le bout de la lame est venu ouvrir le front. Le sang coule sur le visage.
Daëgon évalue l'état des deux hommes en face d'Aban et choisit celui qui semble le plus frais. Il reçoit une flèche au flanc qui pénètre dans les chairs. Tirash en profite pour lui tirer dessus, également, d'une flèche qui percute la jambe sans pénétrer profondément. L'homme chancelle mais reste debout.
À ce moment-là, le chef des collines crie quelques mots dans une langue inconnue des compagnons puis se décale pour ne plus être au contact d'Aban. Fron en profite pour décocher une flèche sur l'homme qui est en train d'attaquer Aban. La flèche atteint le dos mais ne pénètre que superficiellement à travers la peau.
L'homme en face de Fànaviryan poursuit ses attaques mais l'Elfe parvient à éviter les coups, restant concentrée sur ses mouvements et les gestes à adopter pour maintenir une position défensive et attaquer au bon moment. Aban a tenté une attaque difficile et a failli tomber au sol mais est resté vigilant et a réussi à se rattraper au dernier moment.
Daëgon voit le chef s'enfuir, il décoche une flèche qui vient se planter dans son dos. L'homme s'écroule au sol, les différentes blessures qu'il a subies lui font perdre connaissance. L'autre adversaire d'Aban tente, également, de s'enfuir mais Tirash lui envoie une flèche dans le dos. L'homme titube mais parvient à rester debout.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 14:15 / 18:25 - Progression dans les collines - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°138 du 30/04/2025
Les compagnons vont quitter la troupe de Fallin et, rapidement, Aban va proposer de quitter la route pour rejoindre un chemin escarpé qui permet d'éviter la Vieille Route du Nord et de rejoindre par des chemins, les ruines de Féagil. Ce chemin permettra d'éviter les barrages où les hommes des collines sont présents.
Les compagnons vont suivre les mouvements d'Aban. Ils vont descendre de leurs chevaux et vont suivre la piste qui grimpe le long des collines du Tyrn Hyarmen. Aban précise qu'en prenant vers l'est, il serait possible de croiser quelques fermes isolées où sont installés, pour la plupart, des bergers.
Fánaviryan et Zëbúth ferment la marche pour éviter que ses compagnons soient, tout de suite, repérés. Elle suggère :
- "Fron, tu peux te mettre à l'égal avec Aban toujours couvert par Tirash et Daëgon..."
- "Ouais !!" confirme Fron.
Tirash est derrière et Daëgon entre Tirash et Fánaviryan.
La progression est, parfois, difficile. Le chemin emprunte des pentes assez difficiles pour les chevaux, des rochers peuvent bloquer les montures et les compagnons doivent faire attention aux cailloux qui peuvent les faire chuter.
Aban semble bien connaitre les chemins qui ne présentent aucune indication, semblent, par moment, peu empruntés et sont éloignés de toute civilisation. La route semble loin et n'est, en tout cas, pas visible par les voyageurs.
Au bout de deux heures de marche, Aban propose une pause pour que tout le monde puisse se reposer. L'atmosphère est calme, propice à une courte pause. Puis les voyageurs se remettent en marche. Après deux nouvelles heures de marche, vers dix-huit heures, Aban estime qu'il faudra marcher, encore, quatre heures pour atteindre les ruines de Féagil soit deux heures après le coucher du soleil.
Alors que le paysage semble monotone, une colline cache une nouvelle colline. La progression est ainsi constituée de montées et descentes puis de nouvelles montées et de nouvelles descentes de collines lorsqu'un cri vient briser le silence des Tyrn Hyarmen.
Les compagnons s'arrêtent et écoutent attentivement. Il s'agit de plusieurs cris successifs d'une même personne, les cris de douleur d'une femme qui résonnent au travers des collines. Le son provient du haut d'une colline située à proximité des compagnons. Fánaviryan réagit aussitôt et dit :
- "Allons-y sur le champ !!"
- "Oui ! Allons-y..." confirme Tirash en sortant son arc.
Les compagnons montent, rapidement, la colline puis, en arrivant à proximité, du haut, ils ralentissent l'allure et terminent discrètement leur progression. Fánaviryan se positionne à l'arrière laissant ses compagnons plus discrets devant. Tirash suggère :
- "On va monter, peut-être, jusqu'en haut de la colline, assez rapidement, et puis, regarder ce qu'on voit derrière avant de se précipiter tête baissée, non ?"
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "S'il y a 50 personnes, ce serait un peu dommage..." indique Tirash.
- "Oui !!" évoque Fánaviryan.
En arrivant vers le somment de la colline, les compagnons vont se positionner derrière les arbres pour avoir un aperçu du sommet de la colline. Ils entendent, alors, plusieurs voix assez rauques. Plusieurs personnes sont présentes. La première personne qu'ils aperçoivent est un homme, légèrement accroupi sur un rocher, les deux mains sur l'un de ses genoux qui semble observer une scène. Il est de dos avec, dans la main gauche, un bouclier que les autres hommes ne semblent pas avoir.
Ils remarquent, plus loin, quatre hommes, pas très loin du sommet de la colline. Leurs tenues permettent aux compagnons de penser qu'il s'agit d'hommes des collines. Ils sont autour d'une jeune femme qui semble être malmenée. Un autre homme se trouve, un peu à l'écart du groupe en face des compagnons derrière une rangée d'arbres. Il remonte un pagne, sans doute, était-il parti uriner.
Ils sont tous, torse nu, les cheveux longs. Trois d'entre eux ont les cheveux tressés.
Tirash chuchote à ses compagnons :
- "On fait quoi ?? On s'éloigne ou on agit ?" tout en sortant son arc et en encochant une flèche.
Fron bande, également, son arc.
Fánaviryan tape sur l'épaule de Tirash qui répond :
- "Ouais ??"
Fánaviryan lui montre la direction des arbres et montre l'homme isolé et chuchote :
- "Je vais aller m'occuper de lui..."
- "Moi, je vise celui qui est sur le rocher pour le moment..." indique Fron à ses compagnons.
- "Fron, c'est noté ! Je vais prendre l'un des autres ou alors on met deux flèches dans celui du rocher comme ça a l'air d'être le chef et puis après on s'occupe des autres... Daëgon, toi qui tires, un peu mieux, tu peux, peut-être, viser sur un de ceux qui sont un peu plus loin ?" suggère Tirash.
- "Je suis prêt !" indique Fron.
- "Je vais viser aussi celui sur le rocher histoire qu'il soit hors de combat..." suggère Tirash.
Daëgon bande, également, son arc et vise l'un des hommes derrière le rocher. Tirash lui demande :
- "Daëgon, tu prends qui ??"
- "Le plus loin si tu veux..." répond Daëgon.
- "Bah... Peut-être pas le plus loin..." suggère Tirash.
À ce moment, Fánaviryan avance entre les arbres mais, rapidement, va marcher sur des branches qui vont craquer. Dès que Tirash entend ce bruit, il décoche sa flèche suivie aussitôt par Daëgon et Fron. Les trois archers remarquent que l'homme le plus proche de Fánaviryan semble avoir réagi aux bruits de pas de l'Elfe.
Daëgon a réussi à ajuster sa flèche qui, en retombant, vient transpercer la cuisse de l'un des hommes des collines. L'artère est sectionnée, les muscles broyés et l'os craque sous l'impact. L'homme s'écroule au sol, foudroyé par le choc de la flèche.
L'homme sur le rocher se prend la flèche de Tirash dans l'avant-bras et une autre dans le bras par Fron. Les blessures semblent superficielles, l'homme crie, se relève. Les trois hommes autour de la femme se relèvent également en prenant leur lance.
Aban, de son côté, a suivi Fánaviryan, l'épée à la main.