
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 07:45 / 22:30 - Introspection - F - Archer de Minas Malloth - Session N°148 du 16/12/2025
Fánaviryan va, alors, s'assoir à terre puis va réfléchir à son discours et sa situation. Elle estime qu'au final, toute cette énergie est assez vaine. Une sensation de fatalisme s'abat sur l'Elfe qui reste, ainsi, silencieuse et pensive pendant de longues minutes.
Les archers se regardent les uns, les autres et ne comprennent pas ce qui arrivent à Fánaviryan qui ne réagit plus. Les archers vont commencer à l'interpeler mais celle-ci ne réagit plus. Elle reste assise, le regard dans le vide.
Fánaviryan continue à réfléchir intérieurement, elle réfléchit au sens de sa vie, de ses actions. Son introspection l'amène à se questionner sur ses réelles aspirations. Elle pense à Valinor, aux Terres Éternelle, en comparaison de ce que Fánaviryan vit, aujourd'hui, n'aurait-elle pas une vie spirituelle plus épanouie par-delà les mers. Au-delà de cette réflexion intérieure sur son existence, Fánaviryan réfléchit, aussi, aux conditions d'existence de son peuple, de sa réelle destinée avec cette question : "Qu'est-ce que le destin de Fánaviryan dans les Terres du Milieu ?" Est-ce que son destin est, au final, ici et pas ailleurs ? Est-ce qu'il ne faudrait pas que Fánaviryan soit plus proche de son peuple et de s'écarter de ces gens qui, au final, ne sont là qu'un temps.
Lorsque Fánaviryan sort de ces réflexions, elle se rend compte qu'elle n'est plus au même endroit, ni à la même heure. En effet, la nuit s'est installée dans les collines. Fánaviryan comprend qu'elle vient de passer plus de douze heures en méditation.
Fánaviryan se lève ce qui surprend les archers qui étaient en train de manger, chacun, un morceau de viande. L'un des archers s'approche de Fánaviryan et lui dit :
- "ça va ? Vous êtes réveillés."
- "Oui... Oui... Où on est ?" demande Fánaviryan.
- "Lorsque vous vous êtes assise, vous ne parliez plus. Au bout d'une demi-heure, on a décidé de s'éloigner du Nan Malloth et de la présence des hommes des collines. On a trouvé ce lieu qui est, assez, protégé et on n'entend plus les cors des hommes des collines. Six hommes sont allés chasser et ont ramené quelques lapins que l'on fait cuire comme on a pu. Tenez votre morceau de viande et de l'eau. Quatre hommes sont allés chercher de l'eau puis on a essayé de monter un campement pour la nuit." explique l'archer.
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 07:05 / 07:45 - Retraite vers le nord - F - Archer de Minas Malloth - Session N°148 du 16/12/2025
Fánaviryan dit à ses hommes :
- "On va se reculer. Ils sont en train de s'installer alors qu'ils auraient pu bénéficier de l'avantage de la nuit pour s'approcher… On va reculer pour se mettre en sécurité et on va se réorganiser en unités."
La troupe recule pendant une trentaine de minutes. Les hommes sont inquiets, en alerte permanente, sur le qui-vive. Fánaviryan constate que les hommes n'ont jamais été aussi tendus.
Sur le chemin, Fánaviryan demande :
- "Qui a encore une chemise abîmée ou je déchire la mienne ? C'est pour faire des bandes blanches de chemise d'un centimètre qu'on puisse accrocher en hauteur de là où on est jusqu'à notre point pour pouvoir les apercevoir la nuit."
- "Ça ne pourrait pas les alerter si, par hasard, les hommes des collines retrouvaient la trace de ces bandes ? Ils pourraient, peut-être, remonter jusqu'à nous." demande l'un des archers.
- "Mais ils ne remonteront pas à cinquante. Ceux qui remonteront, ils se prendront une volée de flèches." indique Fánaviryan.
- "D'accord..." réagit l'archer.
- "On va se réorganiser en six unités, les gars. Ne vous inquiétez pas." évoque Fánaviryan.
- "On va, encore, se séparer ?" demande l'archer.
- "Pas forcément, seulement, si nécessité pour notre plan mais ça sera à notre avantage. Je vais tout vous expliquer. Aujourd'hui, vous allez vivre la journée la plus importante de votre vie, les gars ! Vous vous y êtes préparés depuis que vous êtes mômes à être de fiers soldats de Minas Malloth et votre entrainement va pouvoir payer." annonce Fánaviryan.
Un homme tend sa chemise que Fánaviryan va déchirer, en faire des lamelles puis va demander à deux hommes de les disposer, tous les 5 mètres, dans la végétation.
Sur le chemin du retour vers le nord, Fánaviryan retrouve des éléments connus, des roches qu'elle avait pu voir, des passages difficiles qu'ils avaient emprunté quelques heures auparavant. Après une demi-heure, le chemin emprunté est, suffisamment, escarpé pour permettre d'y être caché dans une certaine sécurité.
En arrivant sur place, Fánaviryan dit aux archers :
- "Alors, les gars. On va pouvoir se poser et puis, je vais pouvoir vous rassurer, un peu, sur la journée à venir. Pour nous, ça va être assez simple, ça va être, beaucoup, d'observations."
Fánaviryan trace au sol un plan du Nan Malloth et des différents fortins et explique :
- "Vous avez votre ville, Minas Malloth, la rivière et les différents fortins de l'autre côté qui ne sont pas accessibles. Donc, nous sommes allés ici." en dessinant le premier fortin et ajoute : "Nous avons vu qu'ils s'installaient. On a vu qu'il y en avait qui remontaient de là." en dessinant une flèche venant de la route et ajoute : "Il y en avait qui redescendait de là." en dessinant une flèche venant du deuxième fortin puis ajoute : "Ça doit être, certainement, occupé là-bas." en cochant le deuxième fortin puis ajoute : "Et on peut imaginer que cette nuit, ils ont pris le fortin et ils n'ont pas profité du fait de se rapprocher de la ville. Ils voulaient la ceinturer, visiblement. Et nous, ce qu'on a fait, c'est évité de se retrouver pris au piège au milieu. Vos collègues y sont allés pour défendre la ville parce que du haut des remparts, c'est dissuasif mais vous imaginez bien que les hommes des collines étant à pied, ils sont en train de s'installer pour un siège. Ce que je sais, c'est que Pellendur nous a demandé vous fournir pas mal de nourriture pour cet hiver. Je sais que vos vivres ne sont pas géniales. Donc les hommes des collines doivent être en train de projeter un siège plutôt que d'une attaque de masse sinon il l'aurait déjà fait cette nuit. Or, ils ne s'attendent pas à ce qu'il y ait du monde qui va les harceler. Mais pour ça, je vais vous préparer les gars. Alors, on est trente. Vous avez les trois capots et les trois sous-capots."
- "Hum... Hum..." réagit plusieurs archers.
- "À vous six, vous savez quels sont les quatre meilleurs archers pour la chasse par exemple." évoque Fánaviryan.
- "Vous savez, on est tous de très bons archers. C'est pour ça qu'on fait partie de cette compagnie des archers de Minas Malloth, c'est qu'on sait parfaitement bien défendre la ville. Après dans la nature, on ne fait pas partie de la troupe des éclaireurs et des rôdeurs de Minas Malloth." indique l'un des archers.
- "Mais bien sûr ! Mais c'est là où vous allez découvrir que vous n'êtes pas capable de faire qu'une seule chose. J'ai l'âge d'être la grand-mère de vos grand-mères et je peux vous dire qu'on en apprend des choses dans une vie surtout sur les terrains de bataille. Je vais même vous en raconter beaucoup aujourd'hui qui vont vous donner du baume au cœur mais j'imagine qu'il y en a quelques-uns d'entre vous qui ont eu l'expérience quand ils étaient plus jeunes de faire la chasse avec leur père. Allez, levez les bras les gars." demande Fánaviryan.
Trois hommes lèvent le bras. Fánaviryan réagit et dit :
- "C'est très bien. Toi, tu seras, le capot, et vous allez partir à l'opposé des hommes nous chercher à bouffer, faire une petite chasse. Ne vous inquiétez pas, nous on vous assure l'arrière-garde."
- "D'accord." répond l'archer désigné.
- "De toute façon, on reste là encore toute la journée les gars. Il y aura, juste, ceux qui voulaient être rôdeurs et qui n'ont pas pu et qui trouvent qu'il se cachent bien dans la nature ? Alors ? Pareil que tout à l'heure les gars, qui se sent capable d'aller sur un point haut pour observer les fortins ?" demande Fánaviryan.
Fánaviryan constate une certaine perplexité parmi les archers qui ne semblent pas avoir le même enthousiasme que l'Elfe.
Après quelques secondes de silence, Fánaviryan s'adresse aux archers et leur dit :
- "Ça s'appelle de la prise d'information. C'est sans risque. On regarde de loin et si quelqu'un s'approche, vous êtes armés les gars."
- "Je suis aussi, avec vous, ne vous inquiétez pas." évoque Fánaviryan.
- "Disons que pour tout vous dire, tout ce que vous dites là, c'est pour nous, des choses sur lesquelles on n'a été assez peu formés." évoque l'un des archers.
- "Oui, c'est sûr que vous n'êtes pas les pros du domaine, mais il faut savoir puiser dans ces ressources secondaires." répond Fánaviryan.
- "Vous savez, c'est ce qu'on fait, déjà, depuis qu'on a quitté Minas Malloth." évoque l'un des archers.
- "Ah, j'imagine surtout avec la bataille que vous avez pu vivre, on pourrait en reparler parce que ce sera important, aussi, de voir comment ils ont réussi à vous défaire. Là, nous sommes, on peut dire, nous sommes les trente. Cette unité des cent, on va dire, donc, les cent trente. Nous sommes l'unité cent trente et je suis en train de vous diviser en six sections de 5 pour qu'on puisse se faire des relais d'observation, de préparation et qu'on puisse, quand vous serez plus sûr de vous, et avec le couvert de la nuit pouvoir tendre une ou deux petites embuscades à des petits groupes de ci de là et envoyer nos flèches enflammées, histoire de les paniquer, sur un des fortins. Ça, ce sera notre tâche pour pouvoir, faire en sorte, que les assiégeurs ne se sentent pas à l'aise. Notre but, ça va être de harceler les positions ennemies et avec le couvert de la nuit, ils ne sauront pas d'où vient précisément et combien nous sommes. Justement, on pourra faire en sorte de leur faire croire que nous sommes beaucoup plus nombreux que nous sommes parce que nous avons beaucoup de flèches. Ça s'appelle de la technique de guérilla et de harcèlement." explique Fánaviryan.
Les propos de Fánaviryan ne semblent pas convaincre les archers qui émettent des réserves sur les choix tactiques.
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 04:30 / 06:00 - La dernière marche - F - F - T - Archer de Minas Malloth - Laëngus - Pierlenn - Session N°146 du 26/11/2025
Les archers accompagnés de Fánaviryan, Fron et Tirash progressent tant bien que mal avec les chevaux dans des terrains accidentés. Il faut, parfois, contourner certains obstacles pour progresser. Laëngus et Tirash ouvrent la marche et Fánaviryan la ferme. Laëngus guide la troupe pendant que Tirash observe les alentours.
Après plus d'une heure trente de marche, Laëngus et Tirash vont voir un archer venir à leur rencontre. Il fait partie des six archers qui ont accompagné Daëgon dans la mission de reconnaissance. Il indique aussitôt :
- "On a été repéré le fortin."
Fánaviryan vient rejoindre ses compagnons. L'archer indique alors :
- "On n'a pas envisagé d'aller vers le fortin et il a été préférable de contourner le fortin et de se diriger vers la route de Minas Malloth. Daëgon m'a demandé de venir vous prévenir pour qu'on puisse dire à tous les archers de changer de direction. Si vous continuez le chemin, vous allez vous diriger, directement, vers le fortin, alors que Daëgon suggère de pouvoir, plutôt d'aller en direction de la route."
- "D'accord ! Et au niveau du fortin, qu'est-ce que vous avez vu ou pas vu ?" demande Fánaviryan.
- "Disons ce que l'on n'a pas vu, c'est ce que l'on est censé voir d'habitude à savoir la présence, d'au moins, de quelques hommes, une bannière qui indique, toujours, quelle est la compagnie qui dirige le fortin. Daëgon a été alerté par l'un des pans de la palissade du fortin qui lui a semblé avoir été retirée. Tout était très calme voire un peu trop calme. J'ai pour consigne de vous alerter et de vous dire que l'idée est d'aller, plutôt, vers la route." indique l'archer.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "C'est pour bientôt la bifurcation ?" demande Fánaviryan.
- "Dans cinq minutes." répond l'archer.
- "D'accord, dans ce cas, on avance !" lance Fánaviryan.
Dix minutes plus tard, un autre archer arrive à hauteur de la troupe et annonce :
- "On a été voir ce qu'il est dans le Nan Malloth qui est calme. Daëgon nous a demandé de rester surveiller les alentours et quant à Daëgon, il est parti seul rejoindre Minas Malloth."
- "Donc si on va là-bas, la seule issue, c'est de prendre la route pour aller à la ville." évoque Fánaviryan.
- "C'est ce qu'il nous a semblé le mieux au regard des éléments que l'on a pu analyser au niveau du fortin et de la situation autour de Minas Malloth." évoque l'archer.
- "Et donc vous n'avez vu aucun homme des collines ?" demande Tirash.
- "On a vu sur les hauteurs autour du Nan Malloth, plusieurs silhouettes. Il était difficile à évaluer si ce sont nos hommes ou des hommes des collines." répond l'archer.
- "D'accord ! Et vous avez eu une vision de la ville à un moment ?" demande Tirash.
- "Oui." répond l'archer.
- "Tout avait l'air normal ?" demande Tirash.
- "Oui, tout avait l'air normal. On n'avait pas quoi que ce soit qui semblait dire que la ville avait été envahie. En tout cas, on n'a rien observé d'inquiétant dans le Nan Malloth." répond l'archer.
- "Il nous reste quinze minutes pour retrouver les autres archers ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, il reste dix minutes pour arriver là où sont mes camarades actuellement." indique l'archer.
- "Pour entrer en ville à partir de l'entrée de la vallée, il y a combien de temps de marche ?" demande Tirash.
- "En marchant normalement, il faut une trentaine de minutes." répond l'archer.
- "Est-ce que l'on aurait des gars disponibles pour aller voir au niveau du deuxième fortin si c'est comme le premier ? Aussi calme, sans fanion, avec, peut-être, des morceaux de palissade qui manquent ? Ou des échelles ?" demande Fánaviryan.
Le 12 de Úrui de l'An 1640 - 04:05 / 04:30 - Préparatifs de départ - D - F - F - T - Aban - Archer de Minas Malloth - Laëngus - Pierlenn - Session N°146 du 26/11/2025
Avant de partir du campement, Pierlenn indique aux compagnons :
- "Globalement, les hommes se sont reposés. L'objectif des hommes est de pouvoir rejoindre, au plus tôt, Minas Malloth pour défendre la ville."
- "Oui ! Défendre sur des remparts, c'est bien !!" réagit Daëgon.
- "Il s'agit de leur souhait premier." indique Pierlenn.
- "Et si c'est une des tours, il y a combien d'hommes dans chaque tour ? Il y a huit tours. Les tours, elles ne sont pas dans la ville, elles ne sont pas sur les remparts ? Elles sont à l'extérieur des remparts." demande Fánaviryan.
- "Tu pourrais nous décrire Minas Malloth ? Tu pourrais nous faire un plan par terre sur le sol afin que l'on puisse avoir une petite idée d'où on met les pieds ?" demande Tirash.
- "Oui, bien sûr." répond Pierlenn.
L'archer prend un bâton, cherche un coin de terre. Il enlève, rapidement, les cailloux puis vient y dessiner la crête des collines autour de Minas Malloth puis le chemin principal qui mène à la ville, la ville en elle-même, la rivière et les huit fortins situés autour de la ville.
Pierlenn précise :
- "La particularité de la ville est qu'elle est située sur un promontoire rocheux avec le château au bout du promontoire. En contrebas, une rivière traverse la vallée. Quatre fortins sont situés sur les versants ouest des collines autour de Minas Malloth et quatre sur les versants est des collines."
- "Il y a combien de gars dans chaque tour ?" demande Fánaviryan.
- "Ils sont entre trente et quarante dans chaque fortin." répond Pierlenn.
- "Ah ! D'accord…" réagit Daëgon.
- "Et chaque fortin peuvent accueillir combien de personnes. Si on y va à deux cents ? ça passe ou il faut qu'on se répartisse dans plusieurs fortins ?" demande Tirash.
- "On pourrait y tenir mais il faut bien voir que ce sont des structures en bois qui sont là pour surveiller les hauteurs autour de Minas Malloth. En tant que tel, ce ne sont pas des structures de défense très puissantes." indique Pierlenn.
- "Oui, ce sont des tours de surveillance." indique Daëgon.
- "Oui !" confirme Pierlenn.
- "Et, à pilori, les Hommes des Collines s'ils doivent donner l'assaut, ils le feront, plutôt, par quelle entrée ? Disons que s'ils sont sur la route principale, les archers, dans les fortins, ne peuvent pas les toucher ?" demande Tirash.
- "Selon moi, les troupes de Cormac le Rouge vont arriver par le nord. Et si les troupes d'Andrath arrivent, également, ils viennent par le sud." évoque Pierlenn.
- "On n'en sait rien en fait..." réagit Daëgon.
- "Ils ont, peut-être, prévu le coup, justement mais, nous, si on arrive par le nord-ouest, on pourrait rejoindre les deux premiers fortins." indique Fánaviryan.
- "Il vaudrait mieux rejoindre, directement, Minas Malloth." suggère Daëgon.
- "Il y des chemins qui permettent de circuler entre les différents fortins. Et, il y a, également, des petits chemins qui permettent de rejoindre Minas Malloth depuis les fortins." évoque Pierlenn.
- "S'ils en prennent un, après, c'est chaud quoi !!" réagit Fánaviryan.
- "Oui surtout que ces fortins peuvent, facilement, être pris d'assaut." évoque Pierlenn.
- "Il faut qu'on aille à Minas Malloth de toute façon. On verra bien sur place." évoque Daëgon.
- "Le lieu le plus aisé à défendre est Minas Malloth." évoque Pierlenn.
- "Donc, à priori, il faudrait mieux qu'on se dépêche de passer par l'entrée de la vallée et puis d'essayer de rejoindre la ville parce que les fortins, ça risque d'être un peu chaud..." analyse Tirash.
- "C'est clair !" confirme Daëgon.
- "Ou alors, on arrive après que les troupes de Cormac sont entrées dans la vallée et qu'on ne peut pas entrer." évoque Tirash.
- "Pour les prendre en étau." ajoute Fánaviryan.
- "On pourrait essayer, à partir des fortins, de les prendre à revers mais des fortins, on ne peut pas envoyer des flèches sur la route ? C'est à portée de flèches ?" demande Tirash.
- "Non ! Les collines sont imposantes, le dénivelé important. Il y a deux possibilités pour rejoindre Minas Malloth. Soit on va dans l'un des fortins et on peut prendre le chemin qui descend la colline. Pour le coup, il faudra laisser les chevaux dans les écuries des fortins. Il n'est pas envisageable de faire descendre les chevaux par là. Il s'agit d'un système de marches creusées dans la colline qui permettent de descendre dans la vallée, le Nan Malloth, ou sinon, il faut contourner pour rejoindre la route et là, aucun souci pour y aller avec les chevaux. Ces chemins n'amènent pas, directement, à Minas Malloth mais mènent au Nan Malloth. Ces chemins permettent de descendre les collines. Chaque chemin a été construit différemment, en fonction, de la colline, des conditions de construction, des roches présentes, de la végétation. Certains chemins amènent au Nan Malloth de façon discrète, il faut, parfois bien observer la colline pour repérer le chemin. D'autres sont plus visibles. Quand tu es dans les fortins, tu vois ceux qui sont en train de monter vers celui-ci. Donc tu es facilement repérable lorsque tu grimpes sur les chemins." indique Pierlenn.
- "Il faudrait que l'on avance pour savoir où sont les armées pour savoir là où on passe, peut-être, non ?" suggère Daëgon.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "Si on souhaite rejoindre directement Minas Malloth, sans rejoindre les fortins, il faudra bifurquer par un chemin qui fera qu'on n'aura pas une vision sur les fortins." évoque Pierlenn.
- "Donc on ne va pas la prendre. On ne pourra pas la prendre plus tard ?" indique Fánaviryan.
- "Est-ce que là, il ne faut pas qu'on se dise comme le disait Daëgon qu'on démarre et puis il y a des éclaireurs qui partent et qui vont essayer de voir comment sont réparties les armées ennemies et ensuite, on prendra notre décision parce que, là, on a une idée de comment s'est foutu mais on ne sait pas de comment ça va être." suggère Tirash.
- "C'est surtout pour les autres." indique Daëgon.
- "On va voir parce que c'est rocailleux." précise Fánaviryan.
- "Deux ou trois éclaireurs peuvent, à pied, prendre un petit quart d'heure d'avance en avançant un peu plus rapidement." suggère Tirash.
- "Bien sûr ! C'est, tout à fait, envisageable. Je vais me renseigner auprès des hommes." confirme Pierlenn.
Quelques minutes plus tard, Pierlenn revient et indique :
- "J'ai six hommes qui connaissent bien le coin et peuvent faire partie de ce groupe d'éclaireurs."
- "Je suis prêt à y participer si besoin." annonce Aban.
- "Ouais ! Moi aussi !" annonce Daëgon.
- "Est-ce que l'on se dit ça ? On se met en marche. Le petit groupe part en éclaireur et puis, vient nous informer." propose Tirash.
- "Oui mais ça veut dire que ça va être de la fatigue…" avertit Fánaviryan.
- "Pour les six, oui, ça va être de la fatigue mais je pense que l'information, ça va être la clef de la stratégie." analyse Tirash.
- "Et puis il faut qu'on aille délivrer notre message à Minas Malloth ! Je ne sais pas s'ils sont au courant que ça arrive sur eux…" évoque Daëgon.
- "Sachant qu'on a, peut-être, des renforts qui vont arriver d'un endroit ou d’une autre grâce à notre grivette." évoque Tirash.
- "Tout à fait ! Mais il faut, quand même, les avertir." confirme Daëgon.
- "Je pense que Minas Malloth est averti de l'arrivée des Hommes des Collines et qu'ils vont être attaqués à ce stade-là. Les fortins ont dû faire leur boulot quand même." indique Tirash.
- "Je ne sais pas, on verra..." indique Daëgon.
- "On n'en sais rien..." confirme Tirash.
- "On verra." confirme Fánaviryan.
- "C'était le message de la grive d'aller les avertir et de se renseigner sur le nombre." indique Daëgon.
- "Bon, ben, moi, je pousse les gars !" avertit Fánaviryan.
- "Je pars avec une dizaine d'hommes." suggère Daëgon.
- "Peut-être pas autant !" intervient Fron.
- "Je dirais six." suggère Fánaviryan.
- "Il vaut mieux envoyer dix personnes avec un qui s'en sorte s'ils tombent sur une troupe plutôt que d'envoyer deux pelos et que si les deux sont tués, on est aveugle." avertit Tirash.
- "Mais c'est pour ça que les six plus Aban, c'est très bien." suggère Fánaviryan.
- "Et, éventuellement, Daëgon." suggère Tirash.
- "Oui, oui ! Moi, j'y vais !" confirme Daëgon.
- "Ça fait huit." indique Fánaviryan.
- "Ça me semble un bon compromis, oui ! On garde Laëngus avec nous, comme il connait les lieux." confirme Tirash.
- "Oui, voilà ! Et puis, on essaye de se séparer en plusieurs groupes pour aller voir dans toute la zone des deux premiers fortins où on va arriver." confirme Daëgon.
- "Pierlenn, il mène la troupe des militaires." indique Fánaviryan.
- "Oui, oui ! C'est bien ça." confirme Tirash.
- "On y va avec plusieurs groupes d'éclaireurs et on vise les deux premiers fortins." précise Daëgon.
- "Et est-ce qu'il y a un endroit, Laëngus, facile à reconnaitre pour se donner rendez-vous ? Histoire que l'on puisse se retrouver facilement pour communiquer. Si vous avez des informations et que vous ne pouvez pas les communiquer, c'est un peu con..." demande Tirash.
- "Au niveau du premier fortin ?" suggère Daëgon.
- "Sauf s'il est occupé, ce n'est pas l'idéal. Je pensais, un peu, avant" évoque Tirash.
- "Nous, on y va et vous, vous allez dans cette direction." suggère Daëgon.
- "Oui, c'est bien ça ! On se dirige vers le premier fortin et du coup, vous savez qu'on est entre l'endroit où on est actuellement et la tour." évoque Tirash.
- "Oui, c'est ça !" confirme Daëgon.
Avant leur départ, Tirash transmet à Daëgon la cape elfique puis va prendre la tête de la marche en compagnie de Laëngus.
Aban, Daëgon et six archers vont partir, en premier, à marche forcée pour prendre de l'avance sur le reste de la troupe qui reprennent leur progression sur un chemin beaucoup plus rocailleux que la veille. Il est, toujours, difficile d'être à cheval.
Fánaviryan tente d'ordonner, un peu plus, la progression de ses hommes à l'arrière, soit par trois ou par deux lorsque le chemin le permet. Fánaviryan clôt la marche avec Zëbúth.
Fron, de son côté, veille à ce que les hommes puissent être vigilants surtout à leur environnement surtout sur les côtés. Parfois, cette consigne va être difficile à maintenir avec une visibilité très réduite lorsque les compagnons sont des zones rocailleuses.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 19:15 / 22:30 - Voyage hors des sentiers - D - F - F - T - Aban - Archer de Minas Malloth - Laëngus - Pierlenn - Session N°145 du 05/11/2025
Les compagnons et les archers quittent le vallon des mille arbres avec regret et, rapidement, vont devoir progresser hors de tout sentier. Ils doivent progresser au travers des collines herbeuses qui, progressivement, sont plus accidentées, des cailloux, des roches sont, de plus en plus, présentes. Certaines d'entre elles sont recouvertes par des herbes. Il est fréquent que des hommes chutent, ralentissent l'allure.
Les hommes se plaignent, parfois, des conditions de marche. Fánaviryan met moins de pression sur ses hommes et les laissent marcher sans devoir remettre en place un rythme de marche. La troupe doit, parfois, escalader des roches, rendant la progression des chevaux plus difficile.
Les compagnons progressent sans aucune difficulté dans ces terrains accidentés. Ils montrent, ainsi, l'exemple à suivre et apportent une dynamique positive dans la marche. Les occasions de chevaucher sont très rares. Aussi, les chevaux servent, surtout, à porter le matériel afin que les compagnons soient le moins encombrés.
À partir de dix-huit heures trente, la luminosité commence à baisser. Aucun son de cor n'a été entendu à proximité. Certains sons sont entendus mais de façon très éloignée, surtout au sud-est de leur position. Parfois, certains sons de cor se font entendre à l'ouest.
Fánaviryan demande à Laëngus :
- "Où est-ce qu'on pourrait établir camp sans que ce soit trop à la dure ?"
- "Ouais. Il faudrait que l'on continue pendant quelques minutes pour trouver un endroit abrité." suggère Laëngus.
Après un quart d'heure de marche supplémentaire, Laëngus propose un endroit rocailleux, relativement, abrité du vent. Lors de cette halte pour la nuit, les hommes finissent leurs dernières provisions.
Après avoir installé son campement, Daëgon est attiré par un oiseau qui virevolte non loin. Il vient vers l'oiseau et l'accueille gentiment. Aussitôt, Daëgon va récupérer le message et le lire à ses compagnons :
- "Message reçu et transmis. Continuez dans la direction indiquée. Transmettre les informations dès votre arrivée avec des éléments précis sur le nombre."
Daëgon constate que l'écriture est la même entre le premier et le second message.
Daëgon suggère à ses compagnons :
- "Il faut qu'on continue jusqu'à Minas Malloth mais le nombre… On a un petit aperçu mais pas encore total."
- "Ouais ! On fera l'addition demain avec les cors de l'Ouest. On n'a pas pu estimer." évoque Fánaviryan.
Le campement n'offre pas de point d'eau à proximité.
Laëngus vient voir les compagnons et leur dit :
- "Il y a peu de chances que d'ici Minas Malloth, on arrive à trouver des points d'eau."
- "Oui, mais, on est à deux heures de Minas Malloth et vos hommes ont remplis leur gourde." évoque Fánaviryan.
- "Oui, dans la petite vallée. On avait fait des réserves quand même. On n'est pas cons." évoque Daëgon.
- "Ah oui, pour le coup, les hommes, en effet, ne se sont pas gênés pour boire et ont rempli leurs gourdes." confirme Laëngus.
Pierlenn vient voir les compagnons, quelques temps, après pour indiquer :
- "Les tours de garde ont été organisés. Donc si vous souhaitez vous reposer, sachez que tout est organisé pour que nos hommes surveillent le campement."
- "Ah, très bien !" confirme Daëgon.
- "Hé bien, on va en profiter parce qu'effectivement, on ne s'est pas reposé pendant que certains se reposaient. Donc, il est normal que les capots désignés qui n'avaient pas dormi là, ce coup-ci, transmettent les gardes à leurs compagnons. Ils se reposent, aussi, pleinement, les capots et les sous-capots." évoque Fánaviryan.
De leur campement, les compagnons semblent voir des lumières mais étant dans un lieu abrité, ils ne peuvent pas les apercevoir. En montant en haut de la colline, avec une belle nuit étoilée et l'absence de lune, ils peuvent, aisément, voir les campements éclairés.
Vers le sud, ils aperçoivent les lumières de Minas Malloth. Une trentaine de feux de camp sont visibles dans les collines au nord de Minas Malloth. Une zone, située au sud-est de leur position, concentre plusieurs feux de camp.
Vers l'est, les compagnons aperçoivent des lumières. Daëgon estime que les lumières ne doivent plus être très loin de Minas Malloth mais à une plus longue distance de leur position. Ils sont, sans doute, à plusieurs heures de marche. Daëgon indique :
- "Ils ne vont pas nous tomber dessus pendant la nuit."
D'autres lumières sont disséminées dans la nature mais aucune proche de la troupe des archers.
À l'ouest, ils aperçoivent des lumières qui doivent être situées à une heure de marche. Ces lumières sont disposées à des intervalles réguliers. Ils estiment qu'il s'agit des braséros de la Vieille Route du Nord que les troupes de Minas Malloth illuminent la nuit.
Après ces observations, les compagnons retournent au campement, transmettent les informations à Pierlenn puis vont se coucher.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 16:25 / 16:55 - Observation du chef des Hommes des Collines - D - T - Cormac le Rouge - Homme des Collines - Laëngus - Session N°145 du 05/11/2025
Laëngus va guider Daëgon et Tirash hors de l'Imlad en-Gelaidh Meneg. Les trois hommes vont rejoindre des pistes et sentiers qui semblent, un peu plus, pratiqués que le chemin emprunté pour venir jusqu'au vallon des mille arbres.
Rapidement, ils vont, de nouveau, entendre des cors au loin, rappelant la présence des hommes des collines dans les environs. Deux sons de cor vont résonner non loin des trois hommes, l'un semblant répondre à l'autre. Les deux sons sont derrière deux collines assez proches.
Daëgon et Tirash vont se rapprocher de la crète discrètement. Tirash se protège avec la cape elfique pour se fondre dans l'environnement.
Laëngus se met, en retrait, pour laisser Daëgon et Tirash approcher le plus discrètement. Il se met, à genoux, avec son arc à la main, une flèche encochée.
Le temps de leur progression, Daëgon et Tirash entendent, de nouveau, le son de deux cors qui se répondent. Ils aperçoivent, au-delà de la crète, une longue vallée et, au moins, une centaine d'hommes des collines qui sont présents. Ils doivent être à, environ, huit cents mètres d'eux.
Le son des cors résonne dans la vallée et amplifient la proximité du son. Daëgon et Tirash vont regarder autour d'eux, pas uniquement, en direction de la vallée. Ils vont, alors, apercevoir une vingtaine d'hommes des collines qui approchent de la vallée à marche forcée. Sur leurs lances, des fanions rouges sont accrochés.
Un homme au centre de cette troupe dégage l'impression d'être le chef. Sa manière d'avancer, son attitude et sa façon de donner des ordres font penser qu'il a une importance dans le groupe.
Lorsque cette troupe va passer la crète d'une colline, ils vont se retrouver, non loin, de la longue vallée et de la présence des troupes des hommes des collines. L'homme va, alors, se mettre sur un promontoire rocheux pour être visible de tous les hommes.
Daëgon et Tirash vont pouvoir l'observer plus facilement. L'homme a une longue chevelure rousse qui tombe sur ses épaules, un corps massif, très musclé et des tatouages tribaux sur le torse. Il brandit sa hache face aux hommes d'un air victorieux et pousse un hurlement qui résonne dans la vallée. Les hommes des collines réagissent et poussent, eux aussi, le même hurlement de rage.
Daëgon et Tirash ont, naturellement, un mouvement de recul face à ce bruit sauvage qui résonne dans les environs. Ils estiment qu'il s'agit de Cormac le Rouge qui se dresse sur le promontoire rocheux en face d'eux.
L'homme descend, alors, dans la vallée, va rejoindre ses hommes puis la troupe va s'éloigner des trois compagnons. Selon Daëgon, ils semblent se diriger vers le sud. Daëgon interpelle Laëngus qui se rapproche et semble moins discret que ses deux compagnons mais, à présent, le danger s'éloigne et n'a pas d'incidence sur le fait d'être repéré.
Après quelques secondes d'observations, Laëngus finit par dire :
- "Ils prennent le chemin principal qui mène à Minas Malloth..."
- "D'accord... Bon, bah, ça pue ! S'ils sont entre nous et Minas Malloth..." réagit Daëgon.
- "Ouais... De toute façon, je pense que le mieux c'est qu'on puisse aller sur le point haut. Ça permettra d'avoir une vision globale." évoque Laëngus.
- "De toute manière, ils vont nous tourner le dos, là, logiquement. Ils vont partir de là où on est finalement." évoque Daëgon.
- "Oui, à priori sauf s'il y en a qui sont encore derrière. Il y en aura, peut-être, encore quelques-uns derrière." évoque Tirash.
- "Oui, oui, il faut qu'on se méfie. Oui, bien sûr. Mais eux, au moins, ils ne devraient pas trop nous embêter." précise Daëgon.
Lorsque les hommes des collines se mettent en mouvement, ils lancent des sons de cor et, régulièrement, d'autres sons se font entendre parmi les collines dans la direction du sud.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 07:30 / 08:15 - Feu de camp abandonné - D - F - F - T - Aban - Session N°141 du 27/08/2025
Après ce passage au Pont des Pierres, les compagnons vont commencer à descendre des chemins pour rejoindre une rivière selon Aban. Les compagnons doivent guider leurs chevaux parmi les pentes, parfois, abruptes, les roches et cailloux qui parsèment cette région.
Après une vingtaine de minutes à descendre, Aban s'arrête et montre du doigt une légère fumée qui s'élève dans le ciel.
L'origine de la fumée n'est pas visible des compagnons et est située à plus de trois cents mètres d'eux, légèrement en contrebas et de l'autre côté de la colline. Daëgon demande :
- "On doit passer par là ?"
- "Oui... Si vous voulez, on peut contourner la zone mais on risque de perdre du temps..." répond Aban.
- "On y va et on fait attention à ce que c'est..." propose Daëgon.
- "Il y en a peut-être l'un d'entre nous qui peut aller en éclaireur, non ?" suggère Tirash.
- "Ouais, c'est ce que j'allais proposer..." confirme Fron.
- "Vous pouvez vous approcher un peu..." propose Daëgon.
- "Ouais, ouais... On avance, encore, de cent cinquante mètres comme si on avançait... Il sera toujours temps de faire une bifurcation." propose Fánaviryan en avançant à côté de Daëgon.
- "Ouais... Après, les chevaux font du bruit." évoque Fron.
- "Deux cents mètres, on peut attendre dix minutes, ce n'est pas la mort..." réagit Tirash.
- "Bon, j'y vais !" répond Daëgon.
- "Tu prends la cape, Daëgon." indique Tirash en lui tendant la cape elfique.
- "Oui !" confirme Daëgon.
Fánaviryan place son masque de combat sur son visage pendant que Daëgon enfile la cape elfique.
Daëgon s'éloigne de ses compagnons et avance, prudemment, en essayant de se fondre parmi la végétation. Ses compagnons se tiennent prêts à réagir.
En s'approchant du flanc de la colline, il aperçoit une vallée et, non loin de lui, à une vingtaine de mètres en contrebas, un feu de camp qui est, en partie, éteint. Daëgon observe les environs et ne voit personne aux alentours.
Daëgon fait un signe à ses compagnons de se rapprocher, puis glisse le long de la pente pour rejoindre le feu de camp et commence à examiner les lieux. Ses compagnons vont, pendant ce temps, se mettre en mouvement, Fron a son arc et une flèche à la main en restant vigilant.
Daëgon remarque des os qui ont, sans doute, été consommés récemment, la veille, sans doute et qui ont été jeté autour du feu. Quelques traces de pas sont présents et se dirigent dans la vallée.
En arrivant au feu, Daëgon est en train de regarder les marques au sol, les traces de pas. Tirash lui demande :
- "Tu dirais combien de personnes Daëgon ?"
- "Je ne sais pas trop..." répond Daëgon.
Aban, Fánaviryan, Fron et Tirash viennent auprès du feu et regardent, également, les traces laissées par ceux qui étaient présents ici.
Les compagnons font le constat qu'ils étaient plusieurs, au moins, cinq mais, sans doute, pas plus. Fánaviryan demande alors :
- "Et, Aban, on devait continuer par cette vallée là ou poursuivre ?"
- "On peut contourner ce qui veut dire qu'on devra passer par un ravin, traverser l'intérieur d'un ravin. Pour le coup, ça contourne bien cette vallée. Donc soit on continue dans cette vallée..." évoque Aban
- "Et c'est plus rapide ou pas ? C'est plus court ?" demande Daëgon.
- "C'est, légèrement, plus court par ici. C'est plus emprunté par ici. C'est plus aisé que par le ravin. C'est un peu plus long mais, par contre, le chemin est moins emprunté." évoque Aban.
- "Disons qu'on n'avance pas si vite que ça. On peut continuer à la suite de ces messieurs. S'ils ont, malheureusement, fait une pause, on s'en occupe comme on sait faire." propose Fánaviryan.
- "Ouais sauf si c'est des alliés..." évoque Daëgon.
- "Il n'y a plus qu'à espérer pour eux qu'ils aient progressé et que nous, on puisse jeter un œil sur notre objectif." indique Fánaviryan.
- "De toute façon, on avance, on est très vigilant à ce qui se passe devant nous." suggère Daëgon.
- "Voilà ! Il n'y a plus qu'à espérer que ce ne soit pas un coin où ils se soient mis en tête de chasser un peu..." évoque Fánaviryan.
- "Bah... Ils vont, sûrement, chasser vu ce qu'ils ont mangé hier." évoque Daëgon.
- "Ouais, c'est ça. C'est pour ça que je dis ça. On y va de toute façon." propose Fánaviryan.
- "Oui, on y va. Je ne suis pas pour le ravin." indique Daëgon.
- "Ouais... Moyen, le ravin..." confirme Fánaviryan.
- "C'est vous qui me dites par où vous voulez passer…" évoque Aban.
- "Si c'est plus court par-là, on y va mais on fait attention parce qu'il y a, peut-être, quelqu'un devant nous." avertit Daëgon.
- "Ouais !" confirme Aban.
Les compagnons vont reprendre leur progression. Ils vont faire descendre les chevaux sur la pente de la colline pour accéder à une vallée, assez large et assez profonde.
Sur le chemin, Fánaviryan suggère :
- "Je voulais vous dire au cas où on rencontre du monde ou quoi que ce soit, plantez vos lances à côté de vous, comme ça, moi, je peux aussi faire quelque chose à distance vu le temps que vous saisissiez de vos arcs. Moi, je peux envoyer des lances, c'est assez rapide."
- "Je veux bien le faire." confirme Daëgon.
- "On peut pour faire style mais moi, je sais les lancer et je suis assez costaude. Donc ça peut être dissuasif le temps que vous bandiez vos arcs." propose Fánaviryan.
- "En tout cas, j'y vais assez mollo sur la tenue des hommes des collines parce qu'on ne sait jamais ce qu'il y a devant nous..." évoque Daëgon.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 19:05 / 19:30 - La reprise du voyage - D - F - F - T - Aban - Session N°140 du 30/07/2025
Daëgon propose un temps pour évoquer la progression qu'il va falloir engager dans les collines avec la présence des Hommes des Collines. Le Dúnedain évoque toutes les tactiques à adopter pour éviter de se faire repérer, les éléments nécessaires à prendre en compte pour une marche silencieuse.
Aban se propose de montrer le chemin et d'avoir une progression la plus discrète possible. Il évoque les petits chemins qu'il va falloir emprunter et qui sillonnent au travers des collines herbeuses des Hauts du Sud. Par contre, la végétation est assez rase, avec peu d'arbres surtout en haut des collines et il peut être rapide de se faire repérer.
Tirash évoque alors :
- "La question est de savoir, est-ce qu'il faut vraiment qu'on y aille ou est-ce que l'on a suffisamment d'informations ? Est-ce qu'il faut aller prévenir Bree ?"
- "Il faudrait, déjà, que l'on passe par Féagil pour aller à Minas Malloth." évoque Fànaviryan.
- "Fallin, le lieutenant de Meneldir que l'on a croisé, remontait à Bree et allait les prévenir des évènements donc Bree va être informé." évoque Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "On ne sait pas quelle est la situation à Minas Malloth…" évoque Fànaviryan.
- "Aban, tu penses que l'on peut atteindre Minas Malloth ou tu penses que ça te semble compliquer avec ce que l'on vient d'apprendre ?" demande Tirash.
- "Moi, je suis chaud pour y aller !!" répond Daëgon.
- "Il faut voyager de nuit ? Il faut voyager de jour ? Ne faudrait-il pas se déguiser avec les costumes des hommes ?" questionne Tirash.
- "Ça, c'est possible…" confirme Daëgon.
- "Au moins, comme ça, à distance, on n'est pas identifié…" évoque Tirash.
- "J'aurais bien voulu poser la question à l'homme de savoir qui leur a posé la question de descendre tout là-bas sur le village." évoque Fànaviryan.
- "On peut, aussi, prendre une lance chacun pour faire semblant d'être des Hommes des Collines, aussi." suggère Daëgon.
- "Effectivement ! Il faudra que l'on enlève les tabards Wesmin." confirme Tirash.
- "Aban, tu en penses quoi de tout ça ?" demande Tirash.
- "On peut, au moins, tenter de rejoindre Féagil. Ce qui est compliqué, c'est de mesurer leur nombre et où ils sont." répond Aban.
- "Il va falloir que l'on soit très vigilants." précise Daëgon.
- "Moi, de toute façon, je mets à l'arrière garde. Je récupère vos tabards pour bien les plier et les ranger." évoque Fànaviryan.
- "On a six tenues à notre disposition. On peut tenter ça, on verra bien." confirme Daëgon.
- "Moi, je peux passer comme si j'étais un prisonnier..." suggère Fron.
- "Oui ! On fait ça..." confirme Daëgon.
- "Sauf que ça veut dire que tu n'as pas d'arme..." indique Tirash.
- "On peut lui laisser une arme planquée..." propose Daëgon.
Daëgon et Tirash vont ranger leurs habits sur leurs chevaux et vont passer le pagne des Hommes des collines et une peau de bête avec une lance à la main.
Après s'être préparés, Tirash demande :
- "Est-ce qu'il ne faudrait pas envoyer la Grive dès maintenant pour qu'ils puissent, au moins, aller protéger Bree ?"
- "Pour Bree, c'est bon déjà !" évoque Fànaviryan.
- "Si tu as cinq cents personnes qui arrivent à Bree, je ne suis pas sûr que ça soit bon..." indique Tirash.
- "On peut aller, au moins, aux ruines de Féagil pour évaluer des forces en présence." indique Fànaviryan.
- "Je suis pour envoyer la Grive dès maintenant." indique Daëgon.
- "Si nous sommes à deux heures de Féagil, ça vaut le coût d'attendre avant d'envoyer la Grive." suggère Tirash.
- "J'ai, déjà, écrit le message." précise Daëgon.
- "Oui ! Le message est déjà autour de la patte. Il ne reste plus qu'à ouvrir la cage." indique Tirash.
- "C'est ça ! Par contre, à Féagil, on l'envoie." confirme Daëgon.
- "Oui !" confirme Tirash.
Les compagnons reprennent les chemins au travers des collines en direction de Féagil. Aban dirige l'expédition.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 18:55 / 19:05 - Les soins auprès de Fiona - D - F - F - T - Aban - Fiona - Session N°140 du 30/07/2025
Daëgon a arrêté les soins auprès de l'homme des collines, s'est levé et est parti rejoindre Fron et la jeune femme blessée. Après quelques instants, Tirash s'éloigne de l'homme des collines et va rejoindre Daëgon.
Daëgon commence les soins. La femme a reçu plusieurs coups mais les blessures restent superficielles. Elle n'a pas de plaies ouvertes. Daëgon constate du sang au niveau des cuisses. La jeune femme a, sans doute, été violée. Fron aide Daëgon et donne à boire à la femme. Les deux compagnons essayent d'avoir une attitude rassurante et bienveillante vis-à-vis d'elle.
Fron finit par lui demander :
- "Comment allez-vous ?"
- "Merci..." répond-elle.
Pendant plusieurs minutes, Daëgon et Fron vont rester à côté d'elle pour la soigner. Lorsque Tirash et Fànaviryan vont se rapprocher, elle va finir par se présenter :
- "Je m'appelle Fiona. Je n'habite pas très loin d'ici…"
- "Votre ferme a été attaquée ?" demande Daëgon.
- "Oui... Toute ma famille a été massacrée par ces hommes. J'ai voulu me réfugier dans des grottes qui sont situées pas très loin d'ici mais je n'ai pas pu m'y rendre. Sur le chemin, des hommes m'ont repéré et m'ont capturé ici. Nous avions entendu dire que des fermes avaient été attaquées ces derniers temps mais il semblerait que ces hommes soient beaucoup plus nombreux actuellement." indique Fiona.
- "Nous allons à Minas Malloth. Si vous voulez, vous pouvez venir avec nous." suggère Daëgon.
- "Je vous remercie mais je vais, plutôt, aller me cacher dans un lieu sûr. Je connais des grottes où je sais que je serai en sécurité." répond Fiona.
- "Est-ce que ces grottes sont à proximité de Féagil, à tout hasard ??" demande Fànaviryan.
- "Non... Vous allez par là-bas ?" évoque Fiona.
- "Oui, pour remettre un peu d'ordre par rapport aux hommes qui sont installés là-bas. Nous étions en train de nous diriger vers eux lorsque nous sommes tombés sur vous." évoque Fànaviryan.
- "Merci beaucoup de m'avoir sauvée la vie !! Ceux qui ont pu croiser la route de ces Hommes des Collines n'ont eu la vie sauve… Faites très attention. Je pense qu'ils patrouillent dans toute la région. Si vous allez jusqu'aux ruines de Féagil, il faudra être très prudents." suggère Fiona.
- "Ils étaient combien à attaquer votre ferme ?" demande Daëgon.
- "Je ne sais pas…" répond Fiona.
- "Plus que là ?" demande Daëgon.
- "Oui... Oui, plus que là… Pas très loin d'ici, au sommet d'une colline, j'ai aperçu, je ne sais pas combien ils étaient, mais ils étaient vraiment beaucoup…" évoque Fiona.
- "Des dizaines ? Des centaines ? Des milliers ?" demande Daëgon.
- "Sans doute plusieurs centaines…" évoque Fiona.
- "Ah oui ! Quand même…" réagit Daëgon.
- "Sans doute plus que ça…" indique Fiona.
- "Votre caverne est sur la route de Féagil ?" demande Fànaviryan.
- "Non... Si vous me suivez, vous allez vous détourner du chemin qui mène à Féagil. Je vais, sans doute, attendre que la nuit tombe pour être protégée et pouvoir rejoindre discrètement les cavernes. Et vous, de votre côté, soyez aussi, très prudents. Je vous le redis, ils étaient très nombreux…" évoque Fiona.
- "Vous pouvez vous rendre à Bree et demander à être hébergée par la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, demandez à Sidonie et vous lui expliquez ce qu'il vous est arrivé et que vous avez croisé Tirash, Daëgon, Fron et Aban." évoque Fànaviryan.
- "Entendu Madame. Bree est épargnée par les hommes des collines ?" demande Fiona.
- "Certainement !" indique Fànaviryan.
- "Lorsque nous sommes partis, les Hommes des Collines n'y étaient pas." indique Fron.
- "D'accord… Si l'endroit est sûr, dans ce cas, je vais, peut-être, tenter d'aller jusque là-bas. Je vais attendre la nuit tombée, je connais bien ces collines, j'ai toujours vécu par ici." indique Fiona.
- "Bonne chance à vous !" lance Daëgon.
- "Merci ! À vous également ! Soyez très prudents et, encore une fois, merci pour ce que vous avez fait !" répond Fiona.
La femme se lève et commence à marcher, doucement, vers le nord, par le chemin emprunté par la Compagnie de l'Aurore Ecarlate pour arriver jusqu'ici.
Fànaviryan va, alors, rassembler les corps des Hommes des Collines vers le gros rocher en les tirant par les jambes. Elle va, ensuite, récupérer les flèches ainsi que Daëgon, Tirash et Fron. Puis l'Elfe va fouiller chaque homme pour récupérer leurs biens. Elle récupère sept cuillères en argent ainsi que deux colliers en argent et deux bracelets. Fànaviryan estime que les objets en argent sont des produits fabriqués par des artisans locaux, des bijoux simples, sans une réelle expertise dans leur fabrication. Ils n'ont, sans doute, pas une valeur marchande très importante mais ont plus une valeur sentimentale pour ceux qui les portaient.
Ces éléments permettent de confirmer qu'il s'agit de pillards et de violeurs qui sévissent, actuellement, dans les collines des Tyrn Hyarmen.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 18:35 / 18:55 - Fin de l'affrontement - D - F - F - T - Aban - Homme des Collines - Session N°140 du 30/07/2025
Fànaviryan tente de frapper son adversaire qui est étourdi mais elle n'arrive pas à trouver la bonne façon de percer les défenses de l'homme des collines qui est en train de reculer pour tenter de s'enfuir. Daëgon constate cette fuite et vise l'homme. La flèche vient se planter dans la cuisse. L'homme tente de continuer sa fuite mais se retrouve en grande difficulté pour se déplacer.
Tirash tente de rattraper l'homme qui s'enfuit en se rapprochant de lui par la droite pour éviter une éventuelle attaque de sa part tout en se concentrant et invoquant sa dague dans sa main. Fron va décocher une flèche qui vient se planter dans le fessier de l'homme qui se tord de douleur et s'écroule au sol. Du sang se répand sur ses jambes puis au sol et, rapidement, l'homme s'évanouit.
Fànaviryan crie à l'homme en face d'elle : "rends-toi ou péri !!" mais elle semble manquer de conviction dans sa voix et son attitude pour réussir à intimider son adversaire. Aban en profite pour charger l'homme mais ne parvient pas à le ralentir. Tirash crie : "Il nous le faut vivant !!" et se met à sa poursuite.
Daëgon vise l'homme, prêt à décocher sa flèche si ses compagnons n'arrivent pas à l'attraper. Fànaviryan se décale et le frappe du plat de l'épée au visage. Le coup est violent, pas suffisant pour mettre inconscient l'homme qui, toutefois, chancelle, trébuche et est quelque peu désorienté. Il se met, volontairement, au sol en lâchant son arme.
Daëgon qui avait continué de viser l'homme décoche sa flèche sur la pomme de pin située juste au-dessus de lui. Tirash qui s'était rapproché de l'homme des collines a senti la flèche se plante à quelques centimètres. La pomme de pin est coupée en deux avec une précision chirurgicale.
Les compagnons constatent que la femme qui avait été agressée, s'est déplacée et est venue se réfugier derrière des buissons observant ce qui se passe en contrebas du lieu de l'affrontement avec les hommes des collines qui sont soit morts, soit en train de rendre l'âme ou devraient y passer dans quelques heures.
Fron range son arc et sa flèche et monte vers le haut de la colline en direction de la femme. Aban avance dans la même direction que Fron et va s'installer au rocher pour surveiller les alentours, prêt à lancer l'alerte si d'autres hommes approchaient. Il tient son arc à la main, prêt à tirer en cas de menace.
En approchant du bosquet, Fron lui dit d'une voix apaisante :
- "Rassurez-vous Mademoiselle, nous nous sommes occupés de cette bande de brutes…"
La femme commence à bouger, elle quitte son buisson et avance prudemment en direction de Fron. Ses gestes sont prudents, elle observe les environs. Fron est, aussi, attentif aux environs puis s'approche de quelques pas. La femme semble assez jeune, une vingtaine d'années, elle porte un foulard beige sur la tête et une robe dans les mêmes coloris mais plus sombre. Ses vêtements sont déchirés, elle porte des traces de blessures à plusieurs endroits, sur le visage, sur les bras et à la poitrine. Elle tremble, sans doute, sous le coup du traumatisme causé par son agression.
Lorsque la femme est à trois mètres de Fron, il tend sa main en sa direction et lui dit :
- "Venez, approchez, on va vous soigner. Est-ce que vous avez soif ? On peut vous donner à boire."
- "Oui... Je veux bien… Merci…" répond la femme avec un sourire de remerciement.
Fron lui tend la main. Après un premier geste de recul, la femme observe les gestes des compagnons de Fron en particulier Aban sur son rocher puis semble surprise en voyant Fànaviryan.
Au même moment, Daëgon, Fànaviryan et Tirash se mettent autour de l'homme des collines encore conscient. Fànaviryan pointe sa lame en direction de l'homme à terre. Tirash pose le pied sur la lance de l'homme des collines et lui dit :
- "Tu veux vivre ou mourir ?"
En réponse aux propos de Tirash, l'homme se tourne vers Fànaviryan puis se tourne, péniblement, vers Tirash et lui répond :
- "Peu m'importe…"
- "Peu lui importe, il a perdu son honneur !!" réagit Fànaviryan.
- "Est-ce que je le soigne ? Je ne suis pas sûr qu'on tire grand-chose de lui…" évoque Daëgon à ses deux compagnons.
Ses deux compagnons haussent les épaules. Daëgon va récupérer du matériel pour le soigner, des bandages, de l'eau, quelques herbes et commence les soins. Fànaviryan s'adresse à Tirash et lui dit :
- "Comme tu as les choses en main, je vais récupérer les armes des gars et les amener à Aban."
Fànaviryan range son épée dans son fourreau puis va venir voir chaque homme, vérifier son état de santé puis leur enlever leurs lances, leurs masses d'arme pour certains et leurs couteaux. Elle va difficilement pouvoir évaluer de l'état de chaque homme au sol. Ils sont évanouis mais elle peut, difficilement, pouvoir dire s'ils sont proches de mourir ou s'ils peuvent s'en tirer.
Daëgon poursuit ses soins mais ne met pas une grande motivation à prodiguer les soins nécessaires. Il panse quelques blessures mais les saignements sont toujours présents. Pendant ce temps, Tirash lui demande :
- "Tu viens d'où ?"
- "De Cameth Brin…" répond l'homme.
- "Vous êtes combien ?" demande Daëgon.
- "Des milliers ! Trop pour vous !! Votre fin est proche..." répond l'homme avec un sourire douloureux en crachant un peu de sang.
- "Tu es passé par Minas Malloth ?" demande Tirash.
- "Pas encore mais... On compte bien se faire plaisir là-bas avec les femmes qui s'y trouvent." répond l'homme des collines.
Après avoir récupéré les armes, Fànaviryan les dépose au pied du rocher où est posté Aban. Puis elle va aller récupérer les deux hommes les plus éloignés et va les ramener avec les autres hommes des collines non loin de Tirash.
La femme s'est approchée de Fron, lui a tendu la main. Le Hobbit va guider la jeune femme blessée en contrebas de la colline, en essayant de l'éloigner des hommes des collines au sol puis va dire à ses compagnons :
- "Hé, les gars, la demoiselle a besoin de soins !"
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 18:25 / 18:35 - Affrontement avec les Hommes des Collines - D - F - F - T - Aban - Homme des Collines - Session N°139 du 02/07/2025
Après cette première salve de flèches, Fron reste sur ses positions et encoche une seconde flèche, Tirash et Daëgon font de même. Fron vise, de nouveau, l'homme sur le rocher qui reçoit la flèche au niveau des côtes au moment où il se tourne. La pointe de la flèche pénètre superficiellement dans la chair. Daëgon qui a visé un homme plus éloigné, parvient à le toucher dans les côtes également entrainant une blessure très légère.
Aban et Fànaviryan se déplace à travers les arbres pour charger l'homme des collines situé juste au-dessus d'eux mais l'Elfe trébuche en se prenant le pied dans une racine. Elle se retrouve au sol.
Les hommes des collines font face à leurs agresseurs, récupèrent leurs lances et chargent en direction des archers. Leur chef ainsi que deux hommes vont vers Fànaviryan et Aban. Deux viennent se protéger des flèches en se plaçant derrière des arbres.
À ce moment, Fànaviryan effectue une roulade avant tout en tapant avec son épée dans un arbre pour se redresser et parvient à se retrouver debout non loin d'Aban et de l'homme des collines. Elle tente, en même temps, d'attirer l'attention à elle.
Tirash parvient à toucher, avec une flèche, l'homme qui porte un bouclier et une masse. Il tentait de venir se protéger entre les arbres mais Tirash a réussi à profiter d'un angle de tir pour lui planter une flèche au torse. La pointe est venue transpercer les chairs et pénétrer la poitrine. Du sang s'écoule de son torse et l'homme trébuche. Il semble étourdi après le coup reçu.
Trois hommes des collines, qui étaient autour de la femme, chargent en direction du groupe, l'un se rapproche d'Aban et Fànaviryan tandis que l'autre se dirige vers les archers. Daëgon et Fron se décalent, légèrement, afin d'avoir une meilleure vision du mouvement des différents hommes des collines avec leurs arcs à la main, une flèche venant s'encocher. Fron arrive à toucher le chef à l'avant-bras droit d'une blessure superficielle tandis que Daëgon touche l'homme des collines situé derrière qui était en train de courir. En levant le bras avec sa lance, la flèche est venue se planter dans les chairs.
Fànaviryan intercepte l'homme qui chargeait Aban et crie : "Si vous cherchez une femme de votre taille, venez m'affronter !!" Avec son épée, elle envoie plusieurs coups circulaires mais l'homme anticipe la charge de l'Elfe et évite les différentes attaques puis réplique avec sa lance mais Fànaviryan bloque l'attaque sournoise grâce à Tirash qui lui crie : "Attention !! Sur le côté !!" L'Elfe tente plusieurs attaques qui échouent.
Le chef des hommes des collines vient se mettre à l'abri derrière un arbre. Aban en profite pour venir le frapper avec son épée au niveau de l'épaule. Le choc est violent mais pas dangereux. Le chef est désorienté par la douleur. Au même moment, Tirash vise l'homme des collines situé derrière le chef et Daëgon décoche une flèche vers l'homme des collines qui est, à présent, à une dizaine de mètres de Fron. L'homme se prend la flèche dans la jambe ce qui ralentit, légèrement, sa course. Fron poursuit le travail engagé et lui décoche une flèche qui se plante dans l'abdomen, touchant des viscères. Du sang se met à jaillir de son ventre. L'homme gémit mais reste debout mais Tirash en profiter pour lui envoyer une flèche en dessous du genou. La flèche est venue transpercer la jambe. L'homme trébuche, s'écroule au sol et tombe dans le coma avec du sang qui s'écoule de plusieurs blessures.
Pendant ce temps, deux hommes des collines viennent au contact, l'un s'est approché de Fànaviryan tandis que l'autre est venu au contact d'Aban. Fànaviryan se décale sur le côté pour éviter l'homme qui vient d'arriver et n'avoir qu'un seul ennemi en face d'elle. L'homme des collines n'a pas le temps de remonter vers Fànaviryan puisque Daëgon en a profité pour lui envoyer une flèche qui est venu lui transpercer la cuisse. L'homme s'écroule au sol, la violence du coup est trop forte. Il perd connaissance.
Aban tente, vainement, de frapper avec son épée le chef des hommes des collines. Tirash se déplace pour avoir une meilleure vue sur les derniers adversaires debout en se rapprochant d'Aban et de ses deux adversaires. Aban réussit à éviter tous les coups qui viennent des deux hommes. Il semble avoir une certaine vivacité qui lui permet d'éviter les attaques jusqu'à qu'il soit pris par surprise par un coup porté par le chef des hommes des collines qui frappe avec sa masse, un coup en hauteur qui vient percuter l'épaule d'Aban. Heureusement, l'éclaireur a réussi à reculer rapidement pour éviter un choc brutal. La blessure reste superficielle.
L'homme des collines en face de Fànaviryan a réussi un coup sournois mais l'Elfe réussit à esquiver le coup et se mettre dans une bonne position pour attaquer. Au même moment, Fron décoche une flèche en direction du chef des hommes des collines qui se fait transpercer la main. La douleur perturbe ses actions et les attaques qu'il tente face à Aban. Puis Fànaviryan essaye de désarmer son adversaire mais a fait un pas sur le côté. L'Elfe en a profité pour le frapper au visage. Le bout de la lame est venu ouvrir le front. Le sang coule sur le visage.
Daëgon évalue l'état des deux hommes en face d'Aban et choisit celui qui semble le plus frais. Il reçoit une flèche au flanc qui pénètre dans les chairs. Tirash en profite pour lui tirer dessus, également, d'une flèche qui percute la jambe sans pénétrer profondément. L'homme chancelle mais reste debout.
À ce moment-là, le chef des collines crie quelques mots dans une langue inconnue des compagnons puis se décale pour ne plus être au contact d'Aban. Fron en profite pour décocher une flèche sur l'homme qui est en train d'attaquer Aban. La flèche atteint le dos mais ne pénètre que superficiellement à travers la peau.
L'homme en face de Fànaviryan poursuit ses attaques mais l'Elfe parvient à éviter les coups, restant concentrée sur ses mouvements et les gestes à adopter pour maintenir une position défensive et attaquer au bon moment. Aban a tenté une attaque difficile et a failli tomber au sol mais est resté vigilant et a réussi à se rattraper au dernier moment.
Daëgon voit le chef s'enfuir, il décoche une flèche qui vient se planter dans son dos. L'homme s'écroule au sol, les différentes blessures qu'il a subies lui font perdre connaissance. L'autre adversaire d'Aban tente, également, de s'enfuir mais Tirash lui envoie une flèche dans le dos. L'homme titube mais parvient à rester debout.
Le 10 de Úrui de l'An 1640 - 14:15 / 18:25 - Progression dans les collines - D - F - F - T - Aban - Homme des Collines - Session N°138 du 30/04/2025
Les compagnons vont quitter la troupe de Fallin et, rapidement, Aban va proposer de quitter la route pour rejoindre un chemin escarpé qui permet d'éviter la Vieille Route du Nord et de rejoindre par des chemins, les ruines de Féagil. Ce chemin permettra d'éviter les barrages où les hommes des collines sont présents.
Les compagnons vont suivre les mouvements d'Aban. Ils vont descendre de leurs chevaux et vont suivre la piste qui grimpe le long des collines du Tyrn Hyarmen. Aban précise qu'en prenant vers l'est, il serait possible de croiser quelques fermes isolées où sont installés, pour la plupart, des bergers.
Fánaviryan et Zëbúth ferment la marche pour éviter que ses compagnons soient, tout de suite, repérés. Elle suggère :
- "Fron, tu peux te mettre à l'égal avec Aban toujours couvert par Tirash et Daëgon..."
- "Ouais !!" confirme Fron.
Tirash est derrière et Daëgon entre Tirash et Fánaviryan.
La progression est, parfois, difficile. Le chemin emprunte des pentes assez difficiles pour les chevaux, des rochers peuvent bloquer les montures et les compagnons doivent faire attention aux cailloux qui peuvent les faire chuter.
Aban semble bien connaitre les chemins qui ne présentent aucune indication, semblent, par moment, peu empruntés et sont éloignés de toute civilisation. La route semble loin et n'est, en tout cas, pas visible par les voyageurs.
Au bout de deux heures de marche, Aban propose une pause pour que tout le monde puisse se reposer. L'atmosphère est calme, propice à une courte pause. Puis les voyageurs se remettent en marche. Après deux nouvelles heures de marche, vers dix-huit heures, Aban estime qu'il faudra marcher, encore, quatre heures pour atteindre les ruines de Féagil soit deux heures après le coucher du soleil.
Alors que le paysage semble monotone, une colline cache une nouvelle colline. La progression est ainsi constituée de montées et descentes puis de nouvelles montées et de nouvelles descentes de collines lorsqu'un cri vient briser le silence des Tyrn Hyarmen.
Les compagnons s'arrêtent et écoutent attentivement. Il s'agit de plusieurs cris successifs d'une même personne, les cris de douleur d'une femme qui résonnent au travers des collines. Le son provient du haut d'une colline située à proximité des compagnons. Fánaviryan réagit aussitôt et dit :
- "Allons-y sur le champ !!"
- "Oui ! Allons-y..." confirme Tirash en sortant son arc.
Les compagnons montent, rapidement, la colline puis, en arrivant à proximité, du haut, ils ralentissent l'allure et terminent discrètement leur progression. Fánaviryan se positionne à l'arrière laissant ses compagnons plus discrets devant. Tirash suggère :
- "On va monter, peut-être, jusqu'en haut de la colline, assez rapidement, et puis, regarder ce qu'on voit derrière avant de se précipiter tête baissée, non ?"
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "S'il y a 50 personnes, ce serait un peu dommage..." indique Tirash.
- "Oui !!" évoque Fánaviryan.
En arrivant vers le somment de la colline, les compagnons vont se positionner derrière les arbres pour avoir un aperçu du sommet de la colline. Ils entendent, alors, plusieurs voix assez rauques. Plusieurs personnes sont présentes. La première personne qu'ils aperçoivent est un homme, légèrement accroupi sur un rocher, les deux mains sur l'un de ses genoux qui semble observer une scène. Il est de dos avec, dans la main gauche, un bouclier que les autres hommes ne semblent pas avoir.
Ils remarquent, plus loin, quatre hommes, pas très loin du sommet de la colline. Leurs tenues permettent aux compagnons de penser qu'il s'agit d'hommes des collines. Ils sont autour d'une jeune femme qui semble être malmenée. Un autre homme se trouve, un peu à l'écart du groupe en face des compagnons derrière une rangée d'arbres. Il remonte un pagne, sans doute, était-il parti uriner.
Ils sont tous, torse nu, les cheveux longs. Trois d'entre eux ont les cheveux tressés.
Tirash chuchote à ses compagnons :
- "On fait quoi ?? On s'éloigne ou on agit ?" tout en sortant son arc et en encochant une flèche.
Fron bande, également, son arc.
Fánaviryan tape sur l'épaule de Tirash qui répond :
- "Ouais ??"
Fánaviryan lui montre la direction des arbres et montre l'homme isolé et chuchote :
- "Je vais aller m'occuper de lui..."
- "Moi, je vise celui qui est sur le rocher pour le moment..." indique Fron à ses compagnons.
- "Fron, c'est noté ! Je vais prendre l'un des autres ou alors on met deux flèches dans celui du rocher comme ça a l'air d'être le chef et puis après on s'occupe des autres... Daëgon, toi qui tires, un peu mieux, tu peux, peut-être, viser sur un de ceux qui sont un peu plus loin ?" suggère Tirash.
- "Je suis prêt !" indique Fron.
- "Je vais viser aussi celui sur le rocher histoire qu'il soit hors de combat..." suggère Tirash.
Daëgon bande, également, son arc et vise l'un des hommes derrière le rocher. Tirash lui demande :
- "Daëgon, tu prends qui ??"
- "Le plus loin si tu veux..." répond Daëgon.
- "Bah... Peut-être pas le plus loin..." suggère Tirash.
À ce moment, Fánaviryan avance entre les arbres mais, rapidement, va marcher sur des branches qui vont craquer. Dès que Tirash entend ce bruit, il décoche sa flèche suivie aussitôt par Daëgon et Fron. Les trois archers remarquent que l'homme le plus proche de Fánaviryan semble avoir réagi aux bruits de pas de l'Elfe.
Daëgon a réussi à ajuster sa flèche qui, en retombant, vient transpercer la cuisse de l'un des hommes des collines. L'artère est sectionnée, les muscles broyés et l'os craque sous l'impact. L'homme s'écroule au sol, foudroyé par le choc de la flèche.
L'homme sur le rocher se prend la flèche de Tirash dans l'avant-bras et une autre dans le bras par Fron. Les blessures semblent superficielles, l'homme crie, se relève. Les trois hommes autour de la femme se relèvent également en prenant leur lance.
Aban, de son côté, a suivi Fánaviryan, l'épée à la main.
Archet (Pays de Bree) :
Bourg d'eau (Comté) :
Bourg Maresque (Soldur) (Comté) :
Bree (Pays de Bree) :
Grand'Cave / Grand-Creux (Comté) :
Hobbitebourg (Comté) :
Lagrenouillère (Anserive) (Comté) :
Marais des Eaux-des-Moucherons (Pays de Bree) :
Nan Malloth (Cardolan) :
Nan Tùrath (Arthedain) :
Plaine du Thalion (Cardolan) :
Pont des Arbalètes (Pont du Brandevin) (Comté) :
Staddle (Pays de Bree) :
Taur Iaur (Vieille Forêt) (Cardolan) :
Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) (Cardolan) :
Vallée de l'Eaubelle (Comté) :
Vert-Aimant (Comté) :