La Taverne des Hobbits
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Sessions de jeu
Session N°126

Le 12/06/2024

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 21:15 / 22:45 - Chaude Soirée pour l'Elfe - F - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Maison Rouge

Session N°125

Le 05/06/2024

Le 18 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:15 / 19:50 - Achat de Bière - D - F - F - T - Helvorn Eldenaryaron - Lægaire - Lieu : Occum - Brasserie

Daëgon suggère lorsque les affaires sont installées d'aller voir Laegaire, le brasseur local. Sur le chemin, Tirash demande à ses trois compagnons :
- "Est-ce qu'on est sûr de réussir à la revendre facilement à Bree ou dans la Comté éventuellement un peu plus tard ?"
- "Au pire, ça nous permettra d'en avoir et d'éviter de sortir cinq ou six pièces d'argent à chaque soirée..." évoque Fánaviryan.
- "Oui ! On peut la vendre ou la consommer..." confirme Daëgon.
- "Sans en abuser..." conseille Tirash.

Ils se rendent chez Laegaire qui les accueillent avec un grand sourire. Fron demande sur le chemin :
- "Est-ce que ça vaut le coup d'en prendre dix tout de suite parce que si ça se trouve, on va essayer de les vendre à des gens qui en achètent déjà."
- "On va les vendre en Comté chez les Hobbit. Tu vas voir, ça va bien marcher !" répond Daëgon.
- "Il est vrai que je ne connais pas cette bière en Comté..." indique Fron.
- "Si tu veux faire une proposition commerciale, Fron, elle est, évidemment, la bienvenue..." suggère Tirash.
- "Disons que les brasseurs de Comté sont récents et n'ont pas développé de la bonne bière et un marché conséquent dans la région. Cette bière d'excellente qualité pourrait être l'occasion d'avoir une très bonne bière dans le pays." explique Fron.
- "Comme ça, on amène tout ça en Comté, on amène ça sur place et hop !!" suggère Daëgon.
- "La compagnie mérite son rôle de marchand officiel de la Comté !" affirme Fron.

Les quatre compagnons évoquent l'achat de fûts, des fûts de trente litres auprès de Laegaire. Tirash lui demande :
- "Elle supporte bien le transport votre bière ?"
- "J'ai, régulièrement, des acheteurs qui viennent de Fornost Erain et de Bree. Tout dépend jusqu'où vous souhaitez l'amener ?" évoque Laegaire.
- "À dix jours d'ici." indique Tirash.
- "Dix jours d'ici..." répète Laegaire en réfléchissant puis ajoute : "Ma bonne bière, vous voulez la faire voyager comme ça..."
- "C'est bien pour ça qu'on vous pose la question. Si elle a perdu toute sa saveur en arrivant, ça n'a plus d'intérêt." indique Tirash.
- "Ça permettrait de la faire connaître aux confins du royaume..." indique Fánaviryan.
- "Je ne sais pas si elle va bien tenir..." évoque Laegaire.
- "Après, ça va être moins de dix jours." indique Fron.
- "Et si c'est bien bâché et aéré ?" suggère Fánaviryan.
- "Il faudrait que vous fassiez en sorte qu'elle soit dans un endroit frais, le soir mais qu'elle ne reste pas trop longtemps sous la chaleur." indique Laegaire.
- "Et si on prend un tonneau vide avec de l'eau et qu'on arrose les fûts régulièrement pendant la journée..." suggère Tirash.
- "Je pensais à un truc comme ça ! L'eau, ça refroidit !!" confirme Fron.
- "Je peux vous en vendre." confirme Laegaire.
- "Concernant les tarifs ?" demande Tirash.
- "Ça dépend... Vous me prenez combien de fûts de bière ?" demande Laegaire.
- "Un pour commencer..." indique Tirash.
- "Je croyais qu'on en prenait plus..." indique Fron rapidement mis au silence par Tirash.
- "Histoire de voir comment elle voyage, quoi..." précise Tirash.
- "Trente pièces d'argent, dont seize pour le fût." indique Laegaire.
- "D'accord... Et si on vous en prenait un peu plus... Mettons dix... À condition que vous les ayez..." indique Tirash.
- "Je peux vous en vendre six." indique Laegaire.
- "Pour cent vingt pièces d'argent." propose Tirash.
- "Et je vous laisse deux fûts vides et deux tonnelets à me ramener la prochaine fois..." indique Laegaire.
- "Vendu !" indique Tirash.

En sortant de la brasserie, ils croisent Helvorn qui semble inquiet.

Le 18 de Cerbeth de l'An 1640 - 05:30 / 19:15 - Voyage jusqu'à Occum - D - F - F - T - Helvorn Eldenaryaron - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Fánaviryan se réveille en très grande forme. Daëgon, dans la grange, va s'occuper, au réveil de la grive, lui donner des graines à manger, de l'eau puis va ouvrir la cage. L'oiseau va rester non loin de Daëgon, tournant autour de lui régulièrement. Daëgon va, ainsi, de mesurer le comportement de l'animal qui réagit, facilement, à ses gestes.

Helvorn va accompagner la troupe et va garder le rythme de voyage des chariots, restant devant avec ses deux chevaux qui sont équipés de matériel de voyage. Il est, souvent, devant, accentuant, parfois, le rythme de ses chevaux pour mettre une distance avec le convoi puis va attendre le retour des chariots pour reprendre la route.

Les Louveteaux vont égayer la journée de voyage avec leur répertoire de chansons, parfois, accompagnés de Fánaviryan. L'Elfe va aller voir Travaran et lui demander :
- "Travaran, j'aurais souhaité passer une commande de vêtements pour mes Louveteaux, des tabards représentant la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oui, en effet, Madame. Il pourrait y avoir un travail réalisé pour cela. Nous pourrons en discuter à Bree." répond Travaran.
- "Mais bien sûr !! Et vous n'avez pas peur sur ses routes ? Vous n'avez qu'un garde pour vous protéger ?" demande Fánaviryan.
- "J'ai de quoi me protéger..." répond Travaran.

Il sort deux dagues sous le siège de son chariot, deux lames bien aiguisées qui sont planquées dans une cache secrète. Fánaviryan lui dit :
- "J'ai un petit domaine d'expertise là-dedans si vous aviez voulu que je les fasse aiguiser dans les cas où vous en auriez besoin par le futur..."

Travaran acquiesce de la tête et remet assez rapidement.

Le voyage est plus aisé vers le sud, la route ayant tendance à descendre même si le Nan Tùrath est accidenté avec de nombreuses collines à monter puis à descendre, les chevaux vont voyager plus rapidement. Tous les passagers vont profiter du paysage dans le calme. En fin de journée, ils vont arriver à Occum.

Avant d'arriver aux portes de la ville, ils vont apercevoir sur la colline des Hobbits, quelques dunéens qui occupent toujours l'endroit. Puis ils arrivent devant l'entrée du village. Deux gardes du village arrêtent le convoi. Helvorn vient alors se présenter, montre sa bague, échange quelques mots puis les gardes ouvrent les portes du village. Le convoi passe alors l'enceinte du village constituée de hautes haies.

En arrivant dans le centre du village, les compagnons constatent la présence des bannières vertes et or de Minas Malloth et de gardes de Minas Malloth présents autour de la fontaine. Deux autres gardes du village sont présents lorsque les chariots du convoi vont s'arrêter. Fánaviryan va alors s'adresser à eux :
- "Bonsoir !"
- "Bien le bonsoir." répond l'un des deux gardes.
- "Bien bonsoir à vous ! Avez-vous déjà relevé la garde ou avez-vous effectué la journée ici ?" demande Fánaviryan.
- "Ah... Bah... On attendait, justement, les ordres de Merembeleg.
- "Ah... Il a pu récupérer, un petit peu, des longues nuits que nous avons vécues ?" demande Fánaviryan.
- "Oui ! Oui ! Mais, là, depuis ce matin, il est parti voir les dunéens et n'est toujours pas revenu..." indique le garde.
- "Ah oui ??" réagit Daëgon.
- "Hum... Hum... Oui c'est un peuple avec qui il est compliqué de faire des négociations..." évoque Fánaviryan.
- "Et comme c'est la seule autorité qui est dans le village à l'heure actuelle. On attend ses ordres." indique le garde.
- "L'Artatan n'est pas rentré encore ??" demande Fánaviryan.
- "Si ! Mais il est, quasiment, reparti aussitôt..." répond le garde.
- "Ah mince..." réagit Daëgon.
- "Ah ? Dans quelle direction ?" demande Fánaviryan.
- "Vers l'Est. Ils sont, aussitôt, repartis avec le capitaine Brégol. Les seigneurs, Pilinnur et Drukka étaient venus avec l'Artatan Ruinír et sont repartis aussitôt depuis hier, pour rejoindre Barad Calannon." indique le garde d'Occum puis ajoute : "Depuis, hier, nous n'avons que le sénéchal comme autorité locale."
- "Ça fait donc plus de vingt-quatre heures ?" demande Tirash.
- "Oui, le sénéchal est la seule autorité sur place depuis ce temps mais, depuis, ce matin, il est parti voir les dunéens à la colline des Hobbits." précise le garde.
- "Nous allons nous installer à la Maison Communale comme la dernière fois et dès qu'il sera de retour, informez-nous que nous puissions le rencontrer afin de le saluer et de l'informer des dernières nouvelles de Fornost Erain." indique Fánaviryan.
- "D'accord... Très bien..." répond le garde d'Occum et ajoute : "La salle communale est libre puisque l'Artatan y avait siégé pour son conseil mais il est reparti aussitôt. Donc vous pouvez vous y installer."
- "Très bien !" réagit Daëgon.
- "En vous remerciant bien !" confirme Fánaviryan.

Helvorn qui était resté en retrait, se rapproche et dit aux compagnons avec un sourire :
- "La délégation de Minas Malloth est à l'auberge... Vous m'excusez..."
- "Transmettez nos salutations..." lance Fánaviryan avec un sourire également.

L'homme acquiesce de la tête et se dirige vers l'auberge de La Flasque de Mithril.

En regardant la fontaine, Fánaviryan suggère à ses compagnons :
- "Mes compagnons, je crois qu'on va être obligé de se faire un convoi de barils de flotte parce qu'on n'a, vraiment, rien pensé à ramener. On pourrait essayer de revendre ça, au moins, dans le sud au pire pour plus tard..."
- "Tu veux vendre de l'eau ??" interroge Fron.
- "Ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Et pourquoi pas acheter de la bière et la revendre ?" propose Daëgon.
- "Ça me semblerait plus logique avec de la bière. C'est ce que l'on avait dit en plus..." confirme Tirash.
- "Ah bah, ouais... Tu as raison ! C'est mieux !!" confirme Fánaviryan.
- "Je ne sais pas où tu as eu cette idée de vendre de l'eau !!" réagit Fron.

En arrivant à la salle communale, Fánaviryan dit aux Louveteaux :
- "Bon ! Il faut monter la scène les jeunes !!"

Les quatre Louveteaux sont ravis, ils reconnaissent les lieux, connaissent quelques villageois.

Le 17 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:15 / 22:20 - Rencontre à l'Auberge - D - F - F - T - Helvorn Eldenaryaron - Lieu : Nan Tùrath - Auberge du Haut

En fin de journée, ils arrivent à un petit village et à l'auberge du Haut. Quelques voyageurs sont présents dans l'établissement. Les discussions sont, essentiellement, autour des Hommes des collines, certains évoquent des incursions dans les Nan Tùrath mais, pour l'instant, aucun voyageur n'en a croisé.

Dans un coin de la pièce principale, un homme est isolé. Dans le courant de la soirée, ils vont apercevoir à l'un de ses doigts, l'Elenriss, l'étoile de l'Arthedain, signe distinctif des rôdeurs. Tirash propose :
- "On irait bien lui parler un petit peu, non ? Il pourrait avoir des informations intéressantes cet homme..."
- "Ouais ! C'est ceux qui en disent le moins qui en savent le plus. Lui, il doit savoir s'il y a eu des pistes et des traces qui ont été vues." suggère Fánaviryan.

Les quatre compagnons se dirigent vers l'homme qui est seul à sa table et surpris de voir arriver devant lui quatre individus. Il lève la tête de sa chope et regarde les quatre compagnons et dit : - "Bonsoir..."
- "Bonsoir..." répond Tirash.
- "Bonsoir cher ami !" répond Daëgon.
- "Vous avez besoin de quelque chose ?" demande Helvorn Eldenaryaron.
- "Nous avons, déjà, rencontré des rôdeurs. Nous savons que vous en êtes un. On serait assez intéressé de savoir si vous avez des nouvelles. On a entendu des rumeurs sur les hommes des collines." demande Daëgon.
- "Allez-y ! Asseyez-vous !" répond Helvorn Eldenaryaron.
- "Merci !" répond Daëgon.
- "Mîn fuin, hiril (S. Bonsoir madame) !" indique Helvorn à l'attention de Fánaviryan.

Au même moment, Daëgon voit que la chope de bière du rôdeur est vide et va demander à l'aubergiste une tournée. Helvorn réagit d'un regard approbateur puis dit :
- "Merci bien, jeune homme !"
- "Edraith vain, heru in radain mîr ar in caew eithrin (S. Bonsoir, messire des grands chemins et des landes désolées)" lance Fánaviryan.

Helvorn Eldenaryaron semble être touché par cette phrase en sindarin et baisse légèrement la tête en remerciement puis répond à Daëgon :
- "Ouais ! L'affaire est assez sérieuse. Pour l'instant, je n'ai pas entendu d'informations indiquant qu'ils ont traversé les frontières malgré ce qu'on peut entendre ce soir. Vous savez, il y en a qui aiment bien se faire payer des bières en racontant un peu tout et n'importe..." dit-il en prenant sa bière puis en ajoutant : "Ce qui n'est pas mon cas..."

Il boit une gorgée puis indique :
- "Je me présente, Helvorn."
- "Enchanté ! On est la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Je suis Daëgon. Voici Fánaviryan, Tirash et Fron." présente Daëgon.
- "Ah..." réagit Helvorn Eldenaryaron.
- "Bonsoir Helvorn. On se disait bien qu'en venant vous poser la question que ces rumeurs, si elles étaient fondées, en tout cas, elles ne pouvaient venir que de l'un de vos frères qui aurait vu trace effective. Personne ne semble avoir vu quiconque..." évoque Fánaviryan.
- "Je ne suis pas, à l'heure actuelle, missionné pour cela donc je n'ai pas forcément plus d'informations à vous donner concernant ce qui peut se passer aux frontières." indique Helvorn.
- "Oh ! Quand je dis : "vous", je voulais dire vous-même et vos frères, bien sûr..." précise Fánaviryan.
- "Vous arrivez de Bree ?" demande Tirash.
- "Non je viens de l'Est. Je me rends à Occum." répond Helvorn avec le sourire aux lèvres et ajoute : "J'ai été convié par une gente dame à la rencontrer à Occum..."
- "Un rendez-vous galant donc ?" interroge Tirash.
- "À priori, pas tout à fait... Mais une belle femme quand même..." répond Helvorn.
- "Ha, ha, ha !!!" rigole Fánaviryan.
- "Ne vous méprenez pas Madame, avec cette femme, il ne se passera rien, ce qui est fort dommage mais c'est une princesse..." indique Helvorn Eldenaryaron.
- "Une princesse de Fornost ?" demande Tirash.
- "Ah non ! Non, non... Une princesse du Sud..." répond Helvorn.
- "Ah !" réagit Tirash.
- "Oh..." réagit Fánaviryan.
- "Le sud lointain ?" demande Tirash.
- "Non ! Pas si loin que ça... Pas très loin de Bree..." répond Helvorn.
- "Ah oui !" réagit Tirash.
- "Oh ! Dans ces cas-là, Dame Pelenwen correspondrait à la description que vous faites..." évoque Fánaviryan.

Helvorn est surpris par les propos de l'Elfe qui ajoute :
- "J'ai pu constater en la rencontrant, une fois, qu'elle était toute attentionnée à sa cause et indéfectible voire jusqu’au-boutiste."
- "Je crois que Madame Fánaviryan, si j'ai bien retenu, vous avez, tout à fait, raison ! J'ai eu l'occasion d'aller à plusieurs reprises à Minas Malloth et de la fréquenter de près... Nous avons lié une certaine amitié. Ces derniers temps, nos échanges étaient assez rares mais là, elle m'a fait appel. Nous avons rendez-vous, demain soir, à Occum." indique Helvorn.
- "Et oui ! Effectivement, comme vous allez la rencontrer demain soir, j'espère que vous pourrez lui apporter votre soutien et celui de quelques-uns de vos frères. Nous avons appris que son frère n'a pas pu avoir celui du Roi pour les raisons des troubles qui se passent à l'ouest pour protéger Minas Malloth, des mouvements qu'il y a déjà pu avoir à Andrath. Nous avons constaté, par nous-même, une présence d'un nombre conséquent d'hommes des collines sans savoir d'où est-ce qu'ils étaient venus." indique Fánaviryan.
- "D'accord ! Je n'étais pas au courant de tout cela. Peut-être qu'elle souhaite que je puisse appuyer la requête de son frère." indique Helvorn.
- "J'imagine que pour qu'elle se déplace aussi loin de chez elle, la cause doit être assez désespérée..." indique Fánaviryan.
- "En effet, je vous avouer que je n'ai pas plus d'informations et ce que vous me dites est fort intéressant." indique Helvorn.
- "Rán en-men (Sindarin : "Voyageur de la route") ..." évoque Fánaviryan.
- "Nous pourrons faire route ensemble demain... Si, vous aussi, vous allez vers Occum, nous pourrons faire route ensemble." suggère Helvorn.
- "Avec plaisir !" confirme Tirash.
- "Daëgon, toi, tu aimes bien les rôdeurs ?" évoque Fánaviryan.

Daëgon hausse les épaules. Fánaviryan s'adresse à Helvorn Eldenaryaron et évoque :
- "Le Marais des Eaux aux Moucherons doit être fortifié, le lieu est néfaste au développement futur de toute défense. Nous avions rencontré un de tes amis là-bas et combattu coudes à coudes d'immondes créatures locales."
- "Je vous conseille, demain, de vous entretenir avec l'Artatan Ruinír d'Occum." évoque Helvorn.
- "Hé oui ! Effectivement !! Nous avons appris que c'était sous sa responsabilité, très bon échange des informations !" réagit Fánaviryan.
- "À condition qu'il soit rentré... Ce qui n'était pas le cas, il y a quelques jours..." indique Tirash.
- "Nous n'avons pas pu le voir à notre allée, malheureusement..." précise Fron.
- "Un va-t'en-guerre..." indique Helvorn.
- "Ah, ben, les temps lui donnent raison... Malheureusement..." indique Fánaviryan.
- "Je crois bien... Nous verrons s'il est à Occum demain. Dans ce cas, je vous le présenterai madame." propose Helvorn.
- "Ce serait un honneur..." réagit Fánaviryan.
- "Il aura, probablement, déjà entendu parler de nous mais, oui, ce serait un honneur." évoque Tirash.
- "En vous remerciant messire des fossés et des bosquets touffus..." indique Fánaviryan.

Fron va évoquer les incidents d'Occum ce que le rôdeur ne semble pas être au courant. Puis le Hobbit va évoquer les derniers évènements concernant la Comté à savoir la décision du Haut Conseil dont le Rôdeur est fort intéressé d'avoir les dernières informations. Il a vécu plusieurs mois dans la nature et reviens, souvent, que quelques jours dans la civilisation. Fánaviryan finit par lui demander :
- "Hé bien ! On vous en a appris pas mal mais, dites-moi, est-ce que, de par hasard, je serais à la recherche de certains de mes cousins. N'auriez-vous pas, comme vous étiez dans l'Est, croisé quelques-uns des miens alors soit venant de très loin de la Siragalée ou, plus simplement, de Rivendell ?"
- "Vous savez, vous êtes la première elfe que je vois depuis plusieurs années..." répond Helvorn.
- "Oui ! Nous sommes peu à être par monts et par vaux... mais comme j'avais rencontré deux cousins je me demandais si de par hasard vous ne seriez pas tombé dessus vu qu'ils empruntent aussi des chemins secrets et peu connu de la foule comme vous..." indique Fánaviryan.
- "En effet ! Ces chemins secrets, hé bien, je ne les connais pas mais si vous aviez l'intention de me les révéler, je les garderais secret..." suggère Helvorn.
- "Non ! Je n'en ai pas, encore, trouvé trace... Pour l'instant, je suis la route avec mes amis. Je n'ai pas pu me permettre de sortir des sentiers battus..." évoque Fánaviryan.

Fánaviryan va commander une deuxième bière suivie d'Helvorn qui indique :
- "Je n'ai pas l'habitude d'en boire tous les jours ! Quand j'arrive dans une auberge, j'aime bien me faire plaisir."

Après cette discussion, Helvorn va monter se coucher. Fánaviryan indique à ses compagnons :
- "On va organiser les tours de garde !"
- "On n'a rien à garder à la fois... Quelques trucs quand même mais..." évoque Tirash.
- "Notre cantine, nos affaires enfin il ne faut pas qu'on se relâche !!" lance Fánaviryan.
- "Est-ce que c'est vraiment nécessaire dans une auberge comme ça ?" demande Tirash.
- "On l'avait fait la dernière fois !" indique Fánaviryan.
- "Oui mais on avait des prisonniers la dernière fois !!" réagit Tirash.
- "Pareil !" confirme Daëgon.
- "Quitte à être dans une auberge, on peut y dormir, ça peut être bien et quitte à vider les chariots et amener les trucs qui ont de la valeur dans notre chambre... Je suis prêt à faire ça..." propose Tirash.
- "Moi, je vais aller dormir dans la grange, dans le chariot avec la grive afin qu'elle s'habitue à moi ! je serai, sans doute, réveillé s'il y a quelque chose..." indique Daëgon.
- "C'est bien ! Ça me rassure !! Je te remercie Daëgon." remercie Fánaviryan.

La nuit va se dérouler sans le moindre incident.

Le 17 de Cerbeth de l'An 1640 - 06:20 / 19:15 - Voyage vers le Sud - D - F - F - T - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Dès que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se met en mouvement, les deux marchands vont commencer à accélérer leurs chariots pour avoir un rythme de voyage plus soutenu. Assez rapidement, Fánaviryan va passer devant avec son chariot et les quatre Louveteaux. Dès le début du voyage, Fánaviryan va leur dire :
- "Bon, alors les gars ! La prochaine fois, il faut qu'on se mette d'accord parce qu'on a oublié, complètement, d'acheter les instruments de musique !! Là, ça ne va pas les chansons et il faut qu'on progresse sur la profondeur des chants, là aussi..."

Les deux marchands sont conscients des risques qu'il peut y avoir, en ce moment, sur la route. Sur le temps du midi, Eöran va indiquer :
- "Si un danger se présentait et que vous étiez amenés à intervenir et à protéger l'ensemble des chariots, évidemment, il y aurait une rétribution par rapport à cela."
- "Une prime !" évoque Fánaviryan.

Fánaviryan va évoquer un doublement de la prime si l'opposition se trouvait être des orques qu'ils ont goûtés dans les collines du Cardolan en descendant à Metraith.

Daëgon va discuter, pendant le voyage, avec les deux marchands pour en apprendre un peu plus sur leur commerce respectif. Travaran est dans le textile. Il achète sur Bree de la matière première, de la laine du pays de Dun et du Cardolan, des tissus du Pays de Bree qu'il revend à des tisserands de Fornost Erain et revend à Bree des vêtements fabriqués par des tailleurs de Fornost Erain.

Eöran Tarma est sur l'outillage, des outils qui sont fabriqués et réparés à Fornost Erain et revendus dans le Pays de Bree. Il négocie, également, des matières premières en particulier du bois venant du bois de Chet. Il connait plusieurs bûcherons dont Irvy.

Les deux marchands font régulièrement la route entre Fornost Erain et Bree.

Sur le chemin, Baradan et Thingol Emeryan vont discuter avec Daëgon, semblent avoir quelques souvenirs de s'être croisés dans les rues de Fornost Erain. Ils semblent moins agités que dans leur jeunesse mais ne sont pas contre une bonne bagarre et seraient prêts à occire quelques hommes des collines. Ces deux frères sont, d'ailleurs, de la même famille que Janash qui est un bon camarade de Daëgon et qui doit le contacter pour, éventuellement, descendre à Khazad-Dûm. En évoquant son nom, Baradan et Thingol confirment qu'il s'agit d'un cousin mais ne semblent pas avoir de liens avec lui.

De leur côté, les deux marchands et les deux frères vont poser quelques questions, sans insister et sans être trop intrusifs. Tirash, discrètement, observe l'attitude d'Eöran Tarma qui est discret, peu bavard. À la fin de cette première journée, Tirash a pu remarquer que le marchand a pu avoir des temps où il observait l'attitude de chaque compagnon, selon l'homme du sud, pour évaluer un potentiel danger, évaluer l'attitude à protéger le groupe et si le groupe peut être une menace pour lui et de sa cargaison.

Le 17 de Cerbeth de l'An 1640 - 05:15 / 06:20 - Départ de Fornost Erain - D - F - F - T - Eöran Tarma - Oërlis - Travaran - Lieu : Fornost Erain - Entrée de la ville

Sous un soleil assez radieux, les quatre Compagnons quittent l'Auberge de la Reine pour redescendre de la ville haute vers la ville basse et prendre l'entrée principale pour y retrouver les Loups écarlates qui s'activent autour des trois chariots. En arrivant, les compagnons constatent que les Louveteaux ne sont, pour l'instant, pas présents.

Ils remarquent, en s'approchant, qu'une septième personne est présente. Elle attend à l'arrière de l'un des chariots. Il s'agit d'Oërlis qui se tient à côté d'une petite cage en osier, adossé à l'un des chariots, un léger sourire aux lèvres. En voyant arriver les compagnons, il tend la cage. Daëgon la récupère et y voit, à l'intérieur, une grive aux plumes colorées et demande à Oërlis :
- "Qu'est-ce que je dois faire exactement pour m'occuper de l'oiseau ?"
- "Pour la première journée, il vaut mieux le laisser dans sa cage et, au fur et à mesure, tu pourras commencer à le laisser sortir. Ce sont des oiseaux qui ont été dressés et qui sont, suffisamment, intelligents pour retourner dans leur cage et comprendre qui est leur maître." expliquer Oërlis.
- "Ouais ! Il faut qu'il s'habitue à moi..." indique Daëgon.

Oërlis va, pendant quelques minutes donner quelques conseils pour prendre bien soin de l'animal puis va siffler. Quelques instants plus tard, une grive vient se poser sur l'épaule d'Oërlis qui indique :
- "Quand tu as, suffisamment, de pratique, elle peut venir quand tu l'appelles."

Oërlis va, ensuite, tendre un parchemin à Daëgon qui va le lire et comprendre qu'il s'agit d'une autorisation royale adressée au titre de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate de transporter des Hobbits jusqu'en Comté. Daëgon réagit en disant :
- "C'est parfait !"
- "Bon voyage ! Méfiez-vous quand même. Je ne sais pas si vous avez entendu les rumeurs qui indiquent qu'il y a des troupes qui sont en train de tenter de traverser les frontières à l'est de l'Arthedain." avertit Oërlis.
- "Les hommes des collines ?" demande Daëgon.
- "Il semblerait. Je n'en sais pas plus..." indique Oërlis.
- "Ouais, c'est assez mouvementé !!" réagit Daëgon.
- "Ça semble assez sérieux. En tout cas, il ne faut pas la prendre à la légère cette histoire..." indique Oërlis.
- "Ah ben non !" confirme Daëgon.
- "Donc, soyez prudent et puis s'il y avait quoi que ce soit ; n'hésitez pas à utiliser l'oiseau pour cela." suggère Oërlis.
- "Oui ! Alors, comment on fait pour l'envoyer en message ? Il suffit d'accrocher quelque chose à sa patte." demande Daëgon.
- "Et il arrête de rentrer dans la cage ?" demande Tirash.
- "Disons qu'il faut lui faire comprendre par votre attitude que vous lui mettez un message à la patte et que vous lui fassiez comprendre qu'il faut qu'il s'en aille vers le nord." indique Oërlis.
- "Oui, d'accord !" réagit Daëgon.
- "Et après, tout dépend de la distance où vous êtes mais en quelques heures, il peut être à Fornost Erain. Disons qu'en moins de dix heures, vous pouvez de Bree, l'envoyer à Fornost et avoir une réponse." précise Oërlis.
- "Nous ne manquerons pas de vous faire part des nouvelles." indique Daëgon.
- "Au départ, évitez d'envoyer trop de messages. Evidemment, s'il y a des urgences, n'hésitez pas à le faire. Lorsqu'il s'agit de longs voyages, cette grive est toute jeune encore donc, dans les premiers temps, évitez de trop longues distances et de répéter, trop souvent, l'envoi de messages." explique Oërlis.
- "Et la distance maximale, quelle est-elle ? Metraith - Fornost, ça passe ?" demande Tirash.
- "Ça passe, ouais ! Là, évidemment, on ne renvoie pas aussitôt l'oiseau." indique Oërlis.
- "Et plus loin, ça peut s'envisager ?" demande Tirash.
- "Ça peut s'envisager. On a déjà reçu des grives de Tharbad." indique Oërlis.
- "Ah oui !" réagit Tirash.
- "Donc, là, l'oiseau peut mettre plusieurs jours arriver mais, en tout cas, jusqu’à Tharbad, ça nous arrive puisqu'on a des contacts qui nous envoient des messages de là-bas puisque vous n'êtes pas sans savoir que l'un des fils du roi y réside régulièrement." indique Oërlis.
- "Et oui !!" réagit Fánaviryan.
- "Est-ce que l'oiseau peut transporter des messages grivois ?" demande Tirash le sourire en coin.

Oërlis réfléchit quelques instants puis Tirash finit par dire :
- "C'était une blague, Oërlis, un peu de second degré même si je ne doute pas qu'Astatur ait déjà pu en faire un tel usage..."
- "Oui... Disons qu'Astatur n'a jamais eu un grand intérêt vis-à-vis de ces oiseaux..." évoque Oërlis.
- "Oui, j'ai cru comprendre..." indique Daëgon.
- "Mais bon, il a d'autres qualités." indique Oërlis avec un grand sérieux puis ajoute : "Je crois que je n'ai pas d'autres choses à vous à indiquer..."
- "Très bien ! Merci d'être venu et d'avoir transmis l'oiseau." répond Daëgon.

Quatre silhouettes se précipitent de l'entrée de la ville. Il s'agit des quatre Louveteaux de la Compagnie qui ont pris, avec eux, des miches de pain et des petites soupes sous le bras. À cet instant, Oërlis remet sa capuche sur sa tête, salue les quatre compagnons et va retourner en ville.

Deux chariots quittent les portes de la ville accompagnés de deux cavaliers. Les deux chariots arrivent à la hauteur des compagnons, il s'agit de deux marchands. Ils descendent de leur chariot.

Le premier vient saluer les compagnons en se présentant, il est bien habillé, des vêtements riches et une coiffure exotique, un turban bleu couvrant son crâne chauve. L'homme a un léger accent signalant qu'il n'est pas de la région mais les traits de son visage sont ceux d'un Dúnedain. Il dit alors :
- "Bien le bonjour, je m'appelle Travaran."
- "Bonjour, Daëgon !" se présente Daëgon.
- "Bonjour Monsieur. Je suis Fron Sacquet." se présente Fron.
- "Bien le bonjour noble marchand." salue Fánaviryan.

L'autre marchand va descendre de son chariot, l'air moins avenant que le premier marchand et se présente :
- "Messieurs, Dames, bonjour. Eöran Tarma."
- "Bonjour..." répondent Daëgon, Fron et Tirash.
- "Bien le bonjour !" répond Fánaviryan.
- "Vous allez jusqu'à Bree, c'est bien ça ?" demande Eöran.
- "Oui ! Tout à fait ! Nous rentrons chez nous." indique Daëgon.
- "Très bien ! Si cela vous convient, nous ferons route ensemble." propose Eöran Tarma.
- "Avec plaisir !" lance Tirash.
- "Et oui ! Nous sécurisons les routes pour tout à chacun." annonce Fánaviryan.
- "Nous avons nos propres hommes. Très bien !" indique Eöran.
- "C'est bien d'en avoir plus !" ajoute Daëgon.
- "Oui ! Nous pourrons voir ça sur la route." évoque Eöran.

Les deux hommes en arme vont venir, également, se présenter rapidement, deux frères que Daëgon a eu l'occasion de rencontrer dans les rues de Fornost Erain dans le passé, Baradan et Thingol Emeryan. Plus jeunes, Daëgon se souvient qu'ils avaient une réputation de bagarreurs. Ils sont en charge de la protection des deux marchands.

Les deux marchands vont préparer sur leur chariot respectif pendant que les deux frères Emeryan vérifient leurs chevaux.

La Compagnie de l'Aurore Ecarlate se prépare et lorsque Tirash constate que les marchands sont à distance, suggère :
- "S'il n'y en avait pas un qui s'appelle Tarma je me poserai moins de questions mais j'avoue que je n'aimerais pas qu'il puisse se dire : "Tiens, j'arrête mon chariot au milieu devant pour nous bloquer ou j'arrête mon chariot au milieu derrière pour nous empêcher de faire demi-tour ou des trucs comme ça..." C'est bien qu'on soit regroupé, je pense..."
- "Oui ! Il vaut mieux avoir sous l'œil le serpent que ne pas savoir s'il va surgir de sous quelle pierre." évoque Fánaviryan.
- "Donc on le met devant, c'est ça que tu veux dire ?" demande Tirash.
- "Juste derrière moi..." propose Fánaviryan.
- "Moi, je conduis !" indique Fron Sacquet.
- "La question primaire est de savoir, quand même, il faut, peut-être, que l'on négocie directement avant le départ avec ces marchands parce que c'est bien de les joindre à la caravane mais voir sous quels aspects financiers on traite. Je propose de ne pas m'en occuper, de ne pas négocier ce genre de choses..." indique Fánaviryan.
- "Je n'imaginais, même, pas qu'on leur propose quoi que ce soit en fait..." réagit Tirash.
- "Ils ont déjà leur escorte..." précise Fron.
- "Ils ne nous ont rien demandé, ils ont déjà leur garde. On ne va pas risquer nos vies pour eux. Ils ne vont pas risquer leur vie pour nous." indique Tirash.
- "Moi, je suis, un peu, dans cette idée aussi..." confirme Fron.
- "Comment est-ce qu'on fait vivre la Compagnie ?" demande Fánaviryan.
- "La Compagnie, elle vit. Elle vit, même, plutôt bien en fait..." répond Tirash.
- "Pour l'instant, on a eu de l'or au démarrage." indique Fánaviryan.
- "On va aller acheter de la bière à Occum déjà pour la revendre." propose Tirash.
- "Ouais !! Oui ! Parce qu'on est à vide là..." réagit Daëgon.
- "Là, on est à vide, oui !" confirme Tirash puis ajoute : "Mais il faut aussi qu'on soit revenu le dix pour prévenir Pellendur qu'on a le blé. Il ne faut donc pas, non plus, qu'on perde trop de temps. Il nous faut quatre jours pour aller à Bree, cinq jours pour aller à Lézeau puis cinq pour revenir. Donc quatorze jours pour y aller !"
- "Ça dépend après si on accélère et de quelle manière on s'arrête Lagrenouillère." indique Fánaviryan.
- "Disons que si on a des petits soucis dans le transport, on risque d'être à la bourre. Je serai d'avis d'y aller vite, quitte à avancer à vide jusqu'à Occum et quitte à pas s'occuper des deux marchands qui sont là et à passer devant." suggère Tirash.
- "S'ils traînent..." ajoute Fron.
- "Surtout qu'il y a un Tarma qui est là pour nous espionner." signale Tirash.
- "C'est des marchands. Ils n'ont, peut-être, pas envie de traîner non plus..." évoque Fron.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Sans doute..." confirme Tirash.
- "Parce que le temps, c'est de l'argent... On applique le même tarif !" suggère Fánaviryan.
- "Oui mais l'autre fois, ils n'avaient pas de gardes. Là, ils ont des gardes." indique Fron.
- "Mais la menace est majeure. Ces gardes dissuadent mais ils seront nécessaires si on se fait tous agresser, ça veut dire que ce sera une horde qui va nous agresser donc on les fait payer de base ! Je ne vais pas continuer à tapiner toutes les nuits pour faire fonctionner la compagnie !!" réagit Fánaviryan.
- "C'est pour ton plaisir !! C'est ton plaisir !!" lance Fron.
- "Fánaviryan, tu as un bon plan à se taper ! Il doit avoir du pognon !! Vas-y !!" suggère Daëgon.
- "Daëgon, tu en penses quoi ?" demande Tirash.
- "Non, je pense que c'est très bien d'être accompagné de ces marchands. Après un Tarma, effectivement, ça me gêne... Il est tout seul. Qu'est-ce qu'il peut bien faire ? Nous espionner ? Je ne sais pas..." répond Daëgon.
- "C'est, peut-être, le rebelle de la famille..." suggère Fánaviryan.
- "Ça peut, aussi, être ça..." confirme Tirash.
- "Et qui pourrait se mettre de notre côté..." suggère Fánaviryan.
- "Vous voulez que j'aille les voir pour leur demander s'ils souhaitent être intégré à nos trois chariots. Comme ça, on saura ce qu'ils veulent. Ça peut aussi être l'occasion d'avoir des informations parce que si le Tarma veut vraiment, on peut, peut-être, imaginer qu'il veut, vraiment, nous espionner..." indique Tirash.
- "S'il voulait nous espionner, il n'aurait, peut-être, pas donné son nom..." suggère Fron.
- "Ouais ! Ça, ce n’est pas faux..." confirme Tirash.
- "Il aurait, peut-être, dit juste son prénom." indique Fron.
- "Ce n'est pas faux... Ce n'est pas faux... Il faut que l'on envoie une grive à Astatur !! Et là, on a la réponse dans dix minutes !!" lance Tirash.
- "Je pense que c'est pour ça qu'ils venaient nous voir parce qu'ils avaient entendu parler de nous, ils savaient qu'on partait. Donc je pense qu'ils voulaient qu'on fasse route ensemble. C'était leur idée de toute façon." indique Fron.
- "Route, oui ! Mais paiement ?" demande Tirash.
- "Ah paiement ?" interroge Fron.
- "Oui ! C'était pour ça que j'ai offert les pichets de bière ! C'était en avance des gains..." évoque Fánaviryan.
- "Je ne sais pas... Comme je disais, ils ont déjà leur garde... C'est vous qui voyez..." indique Fron.
- "Ce qui m'intéresse est de savoir si la Compagnie de l'Aurore Ecarlate qui se veut de se faire connaître pour traverser les landes et protéger personnes et marchandises et donc étant rémunérés et vivants de ce fait par ces moyens-là, est-ce que la Compagnie réclame son dû aux marchands ?" demande Fánaviryan.
- "Il me semble qu'on a déjà répondu." évoque Tirash.

À cet instant, les deux marchands commencent à s'engager sur la route vers le sud à une allure modérée. Travaran se retourne quelque fois pour voir si la Compagnie s'engage sur le chemin. Tirash finit par dire :
- "Bon, on va démarrer et puis, on va discuter pendant le trajet. C'est, peut-être, la meilleure chose à faire..."
- "En effet, c'est bien !" confirme Daëgon.

Session N°124

Le 29/05/2024

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:50 / 21:00 - Chanson pour les Loups Ecarlates - F - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Couplet 1:
Dans les ombres de la nuit,
Les Loups Écarlates se glissent sans bruit,
Mercenaires au cœur vaillant,
Ils traversent les landes, toujours vigilants.

Refrain:
Les Loups Écarlates, sans bruit, jour et nuit,
Bravant les dangers, les tempêtes, la pluie,
Avec courage et détermination,
Ils avancent en silence, telle est leur mission.

Couplet 2:
Leurs pas sont légers comme le vent,
Leurs yeux brillent d’un feu ardent,
Sous la lune, ils se déplacent furtivement,
À travers les landes, toujours en mouvement.

Refrain:
Les Loups Écarlates, sans bruit, jour et nuit,
Bravant les dangers, les tempêtes, la pluie,
Avec courage et détermination,
Ils avancent en silence, telle est leur mission.

Pont:
Ils sont les protecteurs des faibles et des opprimés,
Leurs lames tranchent l’injustice, la tyrannie brisée,
Leur honneur est leur guide, leur force,
Les Loups Écarlates, invincibles et féroces.

Refrain:
Les Loups Écarlates, sans bruit, jour et nuit,
Bravant les dangers, les tempêtes, la pluie,
Avec courage et détermination,
Ils avancent en silence, telle est leur mission.

Outro:
À l’aube, ils disparaissent sans trace,
Les légendes de leurs exploits s’enlacent,
Les Loups Écarlates, héros des landes,
Pour toujours, leur bravoure nous commande.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:45 / 20:50 - Chanson de la Compagnie - F - F - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Couplet 1:
La compagnie de l'Aurore Écarlate,
Avec des rires, des chants éclatants,
Part en voyage, cœur léger, âme délicate,
Vers Bree, dans la Comté, joyeusement.

Refrain:
Nous sommes l'Aurore Écarlate, joyeux et vaillants,
Ensemble, nous traversons les champs,
Avec des amis, des rêves et des chants,
Vers Bree, dans la Comté, si charmant.

Couplet 2:
Le soleil brille sur notre chemin,
Les oiseaux chantent, accompagnant notre destin,
Chaque pas est une aventure, une histoire,
Vers Bree, où nous attend un festin de gloire.

Refrain:
Nous sommes l'Aurore Écarlate, joyeux et vaillants,
Ensemble, nous traversons les champs,
Avec des amis, des rêves et des chants,
Vers Bree, dans la Comté, si charmant.

Pont:
Les collines verdoyantes, les rivières claires,
Les paysages enchanteurs, un bonheur sincère,
Nous avançons, unis et déterminés,
La compagnie de l'Aurore, toujours animée.

Refrain:
Nous sommes l'Aurore Écarlate, joyeux et vaillants,
Ensemble, nous traversons les champs,
Avec des amis, des rêves et des chants,
Vers Bree, dans la Comté, si charmant.

Outro:
À Bree, dans la Comté, nous arriverons,
Avec des histoires à partager, des chansons,
La compagnie de l'Aurore Écarlate, rayonnante,
Pour toujours dans nos cœurs, une aventure éclatante.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:30 / 20:40 - Chanson pour Fánaviryan - Bilbu Sacquet - Bolbard Plume - Jil Sablonnier - Necotr Sablonnier - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Couplet 1:
Dans le village de Bree, si charmant,
Vit une elfe nommée Fánaviryan,
Avec ses cheveux d’or et son doux sourire,
Elle fait rayonner la joie, c’est son plus grand plaisir.

Refrain:
Fánaviryan, Fánaviryan,
Dans les rues de Bree, elle danse, elle chante,
Avec les enfants, les fleurs, le vent,
C'est l’elfe aux mille enchantements.

Couplet 2:
Le matin, elle cueille des fruits sucrés,
Avec les villageois, elle aime partager,
Ses histoires de forêts lointaines,
Enchanteresses, elles effacent les peines.

Refrain:
Fánaviryan, Fánaviryan,
Dans les rues de Bree, elle danse, elle chante,
Avec les enfants, les fleurs, le vent,
C'est l’elfe aux mille enchantements.

Pont:
Sous les étoiles, autour du feu,
Elle raconte des contes merveilleux,
Sa voix douce comme un rêve léger,
Fánaviryan, tous l’aiment, c’est vrai.

Refrain:
Fánaviryan, Fánaviryan,
Dans les rues de Bree, elle danse, elle chante,
Avec les enfants, les fleurs, le vent,
C'est l’elfe aux mille enchantements.

Outro:
Dans le village de Bree, si joyeux,
Fánaviryan, notre trésor précieux,
Pour toujours dans nos cœurs, elle restera,
L’elfe radieuse qu’on n’oubliera pas.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:05 / 21:15 - Valgran et le Haut Conseil - D - F - F - T - Bilbu Sacquet - Bolbard Plume - Jil Sablonnier - Mollun Gamgie - Necotr Sablonnier - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Les quatre compagnons hobbits de Fánaviryan sont ravis de voir arriver l'Elfe qui se met en scène avec sa belle robe bleue. Les quatre hobbits, Bilbon Sacquet, Nector Sablonnier, Jil Sablonnier et Bolbard Plume se mettent à siffler Fánaviryan, taper du poing sur la table et commencent à chanter : "La Baston de Corréna".

D'autres clients de l'établissement vont reprendre la chanson qui semble faire le tour, au moins, de l'auberge de l'Hospitalité.

Fánaviryan retourne voir l'aubergiste et achète un troisième tonnelet de bière pour les hobbits.

Roulard Bessac, Mollun Gamgie et Valgran Bucca sont assis avec peu mais semblent plus posés dont Valgran qui semblent être fatigué, les traits tirés. Le Shiriff a le sourire en voyant les compagnons arriver et leur propose de s'assoir. Fánaviryan va venir s'installer auprès des quatre Hobbits en leur disant :
- "Vous êtes, à présent, mes LOUVETEAUX !!"
- "Ouais !! Ouais !!" répondent en cœur les quatre louveteaux.

Tirash, Fron et Daëgon s'installent à côté de Valgran et l'homme du sud :
- "Alors, mon vieux Valgran !!"
- "Comment s'est passé le Conseil ?" demande Daëgon.
- " Ça a été compliqué. Je vous avouerai qu'on m'a beaucoup..." répond Valgran avec l'émotion qui monte puis ajoute : "On m'a posé beaucoup de questions. Au départ, je les sentais, même, moqueurs et une certaine animosité. Ça a été dur..."
- "Désolé de vous avoir mis là-dedans... Vous étiez le meilleur diplomate dans cette histoire." indique Daëgon.
- "En même temps, ils m'ont confié la tâche de venir ici. Donc je me devais de répondre à cette tâche. Une femme, en particulier, m'a posé beaucoup de questions, des questions très personnelles parfois. J'ai été surpris de toutes ces questions et, parfois, le silence s'installait dans la salle et tous ces gens m’observaient mais je ne me suis pas laissé faire. J'ai répondu à toutes leurs questions, toutes et, parfois, il y avait des silences qui étaient pesants puisque j'ai évoqué tout ce que la famille Tarma a pu faire sur nos terres et aussi les incidents avec le magistrat." explique Valgran.
- "Ils vous ont écouté ?" demande Daëgon.
- "Je n'ai pas senti, en tout cas, au départ, qu'ils m'ont écouté et cette femme, de ce que j'ai compris, de la famille Tarma ne me croyant pas, à demander à ce que l'on puisse voir le magistrat. Donc Tamir Cerfblanc est venu, à raconter des choses qui n'étaient pas vraies ce qui a beaucoup plu à tous ces hommes et femmes riches mais... Je n'ai pas retenu son nom mais je crois qu'il l'appelait le chancelier, a sorti un livre, c'était le journal du magistrat et les choses ont changé de ton mais les débats étaient sans fin. Ils n'étaient jamais d'accord." explique Valgran.
- "Oui, ça dû être fatigant..." indique Daëgon.
- "La nuit s'est passée, je voyais les choses partir pour durer des jours et des jours puisqu'au bout d'une journée, nous n'avions pas, vraiment, avancé. Ils me reposaient les mêmes questions, essayaient de voir si je disais la vérité et puis, il y a la femme du magistrat qui est arrivée. Je pensais qu'elle allait évoquer sa vie dans la Comté mais non ! Elle a pu présenter une proposition pour régler ce conflit et, ma foi, j'ai été surpris. Ça a duré, encore, plusieurs heures mais, au final, elle a pu dire qu'elle connaissait bien la Comté, qu'elle me connaissait, qu'elle a pu traverser des moments difficiles. Par moments, elle a été assez touchante dans ce qu'elle a pu dire et donc ils ont pris la décision qu'il fallait revoir le statut de la Comté..." évoque Valgran.
- "Et tout ça vous convient ?" demande Daëgon.
- "Je ne sais pas... Rien n'a été vraiment décidé... Qu'est-ce que va devenir la Comté ? Au final, aucune décision n'a été prise. Tout ça est reporté à des négociations. J'ai cru comprendre que vous alliez retourner sur Bree ?" demande Valgran.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Oui ! On a cru comprendre que vous deviez revenir en Comté avec Roane." indique Fron.
- "Ah !! Vous êtes au courant ?" demande Valgran.
- "Hum, hum..." répond Fron.
- "D'accord... En effet, mon cher Fron Sacquet, je ne vais pas rentrer avec vous. Nous allons partir vers Corréna mais en prenant la route du nord ce qui veut dire que je ne vais pas rentrer sur Bree. Je n'ai pas, encore, eu d'informations particulières par rapport au moment où nous allions partir. Mais, en tout cas, je ne vais pas rentrer avec vous.
- "Il n'y a pas de problèmes mais on se tiendra au courant de toute façon, Valgran !" indique Daëgon.
- "Vous, vous prévoyez quoi de votre côté ?" demande Valgran.
- "Hé bien, il faut qu'on se rende en Comté de toute façon." répond Tirash.
- "D'accord !" réagit Valgran.
- "Donc, l'idée est de rentrer à Bree, de récupérer la petite troupe qui est revenue de Metraith avec nous et puis, de les accompagner en Comté pour aller, ensuite, trouver les frères Pâle pour avoir des informations sur le blé à Hobbitebourg." explique Tirash.
- "Dans ce cas, j'aurais une demande à vous faire. Est-ce qu'en repassant à Occum, vous auriez la possibilité de prendre avec vous Gidéon et, dans ces cas-là, de le ramener en Comté ?" demande Valgran.
- "Bien sûr !" confirme Tirash.
- "Par contre, Roulard Bessac et Mollun Gamgie vont m'accompagner." indique Valgran.
- "Bien sûr !" confirme Fron.
- "Mais je crois que, ma chère Fánaviryan, vos quatre compères souhaitent retourner avec vous." indique Valgran à Fánaviryan.
- "OUAIS !! FANAVIRYAN !! FANAVIRYAN !! FANAVIRYAN !!" lancent les quatre louveteaux.
- "Oui, je crois que je les ai débauchés, un petit peu, d'une activité qui n'était pas, tout à fait, fixée dans ces temps troubles." évoque Fánaviryan.
- "OUI !! ENCORE FANAVIRYAN !! FANAVIRYAN !! FANAVIRYAN !!" lancent les quatre louveteaux.
- "S'ils m'aiment, ils vont me suivre jusqu'à Bree !" lance Fánaviryan.
- "ON T'AIME !! ON T'AIME FANAVIRYAN !! TU ES TROP BELLE !!" lance les louveteaux.
- "Ah oui !!" réagit Fánaviryan.

Les quatre compagnons et Fánaviryan se lancent dans une improvisation musicale autour de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et de ses voyages vers Bree et la Comté.

Après la chanson, Valgran reprend la parole et dit :
- "Il me semble que vous avez l'air d'avoir eu vent de ce qui s'est passé au conseil au final..."
- "Pas complètement mais on voulait avoir, aussi, votre point de vue. Vous êtes satisfait pour la Comté ?" demande Daëgon.
- "Ce qui me satisfait c'est qu'ils vont faire en sorte d'arrêter le conflit actuel. Ça, c'est une bonne chose. C'était pour ça qu'on était venu. Aujourd'hui, on n'a pas réponse pour le reste, de savoir ce qui va advenir de la Comté à l'avenir... On ne sait pas, peut-être, que certaines terres vont revenir au Tarma... Ou peut-être pas. Rien n'est acté final..." évoque Valgran.
- "Oui mais il y a du dialogue, non ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Mais c'est vrai que j'aurais aimé que des décisions soient prises dès aujourd'hui." répond Valgran.
- "Certes..." réagit Daëgon.
- "C'est vrai, qu'à priori, le fait que le roi ne soit pas là, ça n'a pas permis, non plus, de trancher certaines décisions mais j'ai pu voir la reine." indique Valgran avec un petit sourire.
- "Petit coquin !!" réagit Daëgon.
- "Je ne sais pas combien de temps les discussions vont prendre. Si vous avez le temps, avant moi, de voir Marchon ou Blancon, je veux bien vous puissiez leur faire part de ce qui a été dit." demande Valgran.
- "Bien sûr !" confirme Fron.
- "Quand j'arriverai à Corréna, je me chargerai de transmettre des messagers à Marchon et Blancon mais je ne sais pas d'ici combien de temps je pars, combien de temps va mettre pour arriver là-bas. Donc si vous, vous aviez la possibilité de pouvoir transmettre ces informations à nos Pères, ce serait déjà une bonne chose ! Fron, je te confie cette tâche !" propose Valgran.
- "Entendu ! Après, certains messages ont déjà été envoyés, normalement, jusqu'aux frontières. Est-ce qu'ils arriveront jusqu'à Blancon, sans doute... Mais, peut-être, pas avec autant de détails que ce l'on sait." confirme Fron.
- "Oui ! Donc, ce serait bien Fron que tu puisses donner tous ces éléments à nos Pères." confirme Valgran.
- "Assurément !" confirme Fron.
- "Très bien ! Et donc vous partez demain matin ?" demande Valgran.
- "Oui !" confirme Fron.
- "Très bien !" indique Valgran.

Fánaviryan va alors se lancer dans une chanson en l'honneur des Loups Ecarlates. A la fin de cette chanson épique, Fánaviryan demande à Valgran :
- "Valgran, comme tu vas rencontrer l'autre hobbit intéressé. De toute manière, ces nouvelles que nous attendions de ce grand conseil, détermineront également la prise de décision du Moot quant aux affaires de Golasgil et à savoir si le Moot allouera les boisseaux comme convenu de la récolte pour le commerce tel qu'il était prévu en le reprenant aux termes auxquels ils étaient arrivés échus et puis, à savoir, si l'Aurore Ecarlate pourra se porter elle aussi acquéreur du chariot du marchand, sa maison. Vous êtes, juste, le simple messager et tout ça sera vu par le Moot mais comme vous y serez." évoque Fánaviryan.
- "Je ne sais pas si j'y serais au Moot. Il va se réunir dans un peu plus de trois mois." indique Valgran.
- "Il y aura, peut-être, un Moot exceptionnel d'ici là..." suggère Fron.
- "Ouais ! Ouais ! Au vu des événements, comme la dernière fois vous pourrez glisser cela aux faits du jour vu qu'il s'agit d'une saison de récolte." indique Fánaviryan.
- "Le Moot annuel va avoir lieu dans trois mois. Je pense qu'il y a des décisions qui vont, sans doute, être prises. Nous ne sommes pas en tant que Shiriff censé y participer. C'est vrai que vous m'aviez vu au Moot exceptionnel mais fin Narbeleth, normalement, je ne suis pas censé y participer." indique Valgran.
- "Peut-être que les us et coutumes devront évoluer et gagez qu'il vous sera, peut-être, dans vos responsabilités d'avoir des adjoints parce que vous ne pouvez, malheureusement, pas vous dédoubler au travers de vos très larges contrées." suggère Fánaviryan.
- "Disons qu'il faut, déjà, voir comment les négociations vont se passer à Corréna... Ça va être la première étape et puis, à partir de là, je pense que le Moot entérinera les décisions prises mais pour les affaires de Golasgil ; je pense que c'est des choses que vous pourrez négocier directement auprès de nos Pères." suggère Valgran.
- "Oui ! C'était histoire de leur faire rappel et précision. Loin de nous de vouloir précipiter les choses... C'est juste le temps qui agit à son escient." évoque Fánaviryan.
- "En tout cas, pour répondre madame Fánaviryan, c'est auprès de nos Pères que ces propositions vous pourriez faire."
- "Si vous êtes amené à les croiser d'avance, rappelez-les à notre bon souvenir en plus de ces multiples aventures que nous avons partagés depuis Lézeau." évoque Fánaviryan.
- "En tout cas, prenez soin de Gidéon et ramenez-le en Comté. Je pense que ça lui fera le plus grand plaisir." indique Fron.
- "Et vous de Selenia si vous avez l'occasion de passer par Lézeau avant nous." évoque Fánaviryan.

Les compagnons finissent le repas avec Valgran puis quittent l'auberge de l'Hospitalité après avoir réglé les derniers préparatifs pour le départ du lendemain. Fron va rester à l'auberge pour passer du temps avec ses compagnons hobbits. Fánaviryan tente de le convaincre de venir à la maison rouge mais le hobbit préfère rester boire des bières et discuter avec les Hobbits de l'auberge.

Daëgon et Tirash décident de rester à l'auberge et discutent avec les loups Ecarlates avant d'aller se coucher.

Déçue, l'Elfe quitte l'établissement seule.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:10 / 20:05 - Les Loups Écarlates - D - F - F - T - Dyfed - Elidyr - Gwledig - Oënguns - Roibin - Tudur - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Sur le chemin, Daëgon indique :
- "Bon, on va pouvoir aller discuter avec le Shiriff, notamment..."
- "Exact !" confirme Tirash.
- "Qui rentre avec nous et qui reste ? Parce qu'à priori, Valgran il va rester pour retourner avec Roane." évoque Fron.
- "Il va aller au Conseil des hobbits en tout cas." confirme Daëgon.
- "Valgran, il va rester. Est-ce qu'il va rester avec son escorte ? Est-ce que les quatre autres hobbits viennent avec nous ?" demande Fron.
- "On va consulter chacun. Il y en a, peut-être, parmi les hobbits, les joyeux hobbits de Fana qui veulent absolument rentrer en Comté parce qu'ils en ont marre de la vie aventureuse." suggère Tirash.
- "Je pense qu'ils ne vont pas rester..." suggère Fron.
- "Je pense qu'ils vont avoir envie de rester !!" indique Tirash.
- "Après, c'est leur problème..." indique Fron.
- "C'est vrai que j'ai, un peu, oublié de leur prendre des petites combinaisons comme à Fron. Il faudra que je fasse commande mais je prendrai commande en fonction de ceux qui resteront au plus près de moi..." évoque Fánaviryan.
- "C'est pour ça que tu veux leur mettre un truc en cuir ??" évoque Fron.
- "Et encore, on ne l'a pas teint en rose..." indique Fánaviryan puis ajoute : "On a le temps de se changer ?"
- "Oui, on peut !" confirme Daëgon.

Les quatre compagnons passent à l'auberge de la Reine. Fánaviryan retourne dans sa chambre et change de tenue. Elle va passer sa robe bleue, obtenue à Metraith par Reoluin. Pendant ce temps, ses trois compagnons l'attendent en bas.

Dix minutes plus tard, les quatre compagnons repartent vers l'auberge de l'hospitalité. Fánaviryan enfile son manteau en velours pour passer inaperçu dans les rues de Fornost Erain.

Dix minutes plus tard, ils arrivent à l'auberge qui est, toujours, animée. Le fait que cet établissement accueille tous les voyageurs, propose une soupe et une paillasse dans une salle commune permet aux plus modestes d'avoir un refuge. L'auberge est gérée par la ville et un des endroits les plus animés de la ville.

En voyant Dyfed avec son furet avec les cinq autres miliciens de Metraith, Tirash avertit :
- "Il faudra que l'on fasse attention à notre grive... Dyfed a son furet..."
- "Punaise ! Tu as évité le drame Tirash !! Bien vu !!" réagit Fánaviryan.

Les quatre compagnons vont rejoindre les six miliciens qui sont contents de voir arriver la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Avant d'entrer, Daëgon évoque :
- "On va pouvoir rejoindre nos aides de camp."
- "Nos p'tits gars !!" réagit Tirash puis ajoute : "Nos compagnons... C'est la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, les Compagnons de la CAE..."
- "ça parait juste... On va leur trouver une identité. Il y aura des capitaines à élire selon les différents corps." évoque Fánaviryan.
- "On peut leur demander de trouver aussi... Il n'y a pas que nous !" suggère Daëgon.
- "Certains seront, un peu plus, fantassins d'autres plus chargés. On peut faire trois groupes de deux." indique Fánaviryan.

Elidyr se lève et vient accueillir les quatre compagnons. Ils constatent, un peu plus loin, une autre tablée plus joyeuse composée de sept hobbits dont le Shiriff Valgran. L'homme dit :
- "On vous propose de venir boire une bière avec nous !"
- "Ce n'est pas de refus !!" répond Fánaviryan.
- "Si nous partons demain, deux marchands, à priori, quittent Fornost Erain pour aller jusqu'à Bree. Mais, apparemment, de ce qu'on a compris, ce sont des marchands réguliers entre Fornost Erain et Bree. Ils ont, déjà, leur propre escorte." explique Elidyr.
- "Ils n'ont pas besoin d'escorte particulièrement..." indique Daëgon.
- "À priori... On ne leur a pas, forcément, posé la question mais on s'est renseigné. Oëngus a fait traîner ses oreilles et il a bien compris qu'ils avaient l'habitude de faire le trajet entre Fornost et Bree. À priori, ils vont vendre sur le marché de de Bree. À priori, ils y vont régulièrement." indique Elidyr.
- "Et ils se font pas mal d'argent ? Ils payent combien d'ordinaire ? Vous avez réussi à estimer un peu ?" demande Fánaviryan.
- "Non ! On n'en sait pas beaucoup plus mais on s'est dit que vous auriez, sans doute, souhaité en savoir plus par rapport à d'éventuels marchands vu ce qui s'est passé à Occum. On s'est, un peu, rencardé par rapport à ceux qui partaient demain. Par contre, ce qu'on a entendu comme bruit en ville, c'est qu'à priori, il y aurait des troubles à l'est du pays." indique Elidyr.
- "À l'Est ??" réagissent Daëgon et Fron.
- "Ouais !" confirme Elidyr.
- "Par rapport aux dunéens ?" demande Fron.
- "Non ! À priori, il y aurait des troupes qui auraient été vues non loin des frontières est de l'Arthedain, sans doute, des forces d'Angmar ce qui veut dire qu'il y a des troupes royales qui vont se mettre en mouvement." indique Elidyr.
- "Hum, hum..." réagit Tirash.
- "Ça ne sent pas bon !" réagit Daëgon.
- "Ce n'est pas, plutôt, une information déformée par rapport aux troupes qui vont aller se mettre dans l'Ouest entre les troupes Tarma et les troupes hobbites ? Il y a un départ qui va se faire." évoque Tirash.
- "Ils nous ont parlé des haut du Nord, des troupes qui allaient se déployer aux frontières est des Hauts du Nord et les collines du climat, les Emyn Sûl." précise Elidyr.
- "Et c'est pour ça qu'il sera important, un de ces jours, de rénover le fort du marais aux moucherons pour protéger l'est de Bree et vérifier qu'ils ne coupent pas au plus court pour aller à Andrath... Ce sera, certainement, une route plus rapide pour revenir de Rivendell pour aller chercher un gant et pour ramener une corde." évoque Fánaviryan.
- "On pouvait penser à ce que ça soit une rumeur sauf qu'on a été plusieurs à entendre parler de certains soldats qui allaient partir vers l'Est." indique Elidyr.
- "D'accord ! Merci ! Très bonne information ! Deux marchands ! Les gars, vous avez fait un super boulot. Ce sera deux fûts de bière ! Par contre, je vous préviens, comme on décolle demain, c'est un à boire ce soir et un à emporter pour vous faire plaisir à la prochaine étape !" annonce Fánaviryan.
- "Et quels sont les objectifs dans les jours à venir ?" demande Elidyr.
- "Les amis, on part demain matin." indique Fánaviryan.
- "D'accord !" réagit Elidyr.
- "Pour Bree." précise Daëgon.
- "D'accord ! On retourne à Bree !" indique Elidyr.
- "On retourne à Bree. On prend les Hobbits avec nous, ceux qui viennent de Metraith." indique Fron.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "D'accord !" réagit Elidyr.
- "Vu que vous avez été bien patients jusqu'ici et pour avoir enfin salaire et on va pouvoir aller ramener ces Hobbits en Comté, reprendre, certainement, un chargement et enfin nous poser un temps Bree pour préparer notre grande caravane vers Metraith..." explique Fánaviryan.

Les six hommes semblent satisfaits de la proposition de Fánaviryan de poursuivre le voyage vers la Comté. Elidyr reprend :
- "On trouve que vous avez été généreux dans les sommes que vous nous avez versés. Je parle au nom de mes compagnons. Jusqu'alors, vous avez pu nous verser voilà des sommes assez conséquentes ce qui veut dire que vous seriez prêts à nous engager sur du plus long terme ?" demande Elidyr.
- "Êtes-vous intéressés ?" demande Daëgon.
- "Disons que jusqu'alors, vous nous avez, vraiment, très bien traité. Ça s'est toujours bien passé et c'est vrai que vous êtes généreux dans les sommes que vous versez. On n'a jamais été aussi riches et nous sommes prêts à pouvoir vous accompagner où la compagnie de l'Aurore Ecarlate ira. En tout cas, vous pouvez compter sur nous !" confirme Elidyr.
- "C'est le sentiment que nous avions déjà mais merci !" confie Tirash.
- "À l'avenir, je pense qu'il serait intéressant que l'on puisse, aussi, discuter de notre rôle et de nos rôles respectifs au sein de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate." indique Elidyr.
- "Ah ! Vous savez, c'est en constante évolution." indique Daëgon.
- "Quand vous parlez de rôle ? À quoi pensez-vous exactement ? Plutôt des histoires de grade ou de répartitions des tâches, de rôles au combat ?" demande Tirash.
- "Un peu tout ça, de pouvoir, aussi, parfois, prendre part aux décisions si c'est dans le domaine du possible." répond Elidyr.
- "Oui, c'est envisageable. En même temps, c'est vrai qu'on était un petit peu pris dans des aventures et qu'on n'était pas, forcément, au même endroit pour parler. Nous sommes très satisfaits de vous aussi !" indique Daëgon.
- "C'est vrai que les évènements se sont enchaînés et quand, peut-être, il y aura un temps plus stable il faudrait qu'on puisse en échanger." suggère Elidyr.
- "Alors, je suis désolé de vous le dire mais j'ai l'impression qu'à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, le temps stable n'est pas pour demain !!" réagit Daëgon.
- "En tout cas, pour l'instant, ça nous va !" confirme Elidyr.
- "N'hésitez pas à faire des propositions, on est à l'écoute et puis, on est intéressé par tout ce qui peut nous faire avancer." indique Tirash.
- "On avait, éventuellement, une proposition mais il faudrait avoir votre avis concernant Bree, on aurait souhaité si, à un moment donné, on avait du temps de pouvoir s'atteler à pouvoir se construire une dépendance pour avoir notre propre lieu."
- "C'est tout à fait envisageable !" confirme Daëgon.
- "C'est une bonne idée ça !! Moi qui pensais, déjà, à une grange et une écurie. Si vous êtes à côté, vous pouvez la surveiller !!" réagit Fánaviryan.
- "Si on peut avoir de quoi s'installer, enfin, si vous pensez que c'est possible." évoque Elidyr.
- "On connait le maire de Bree. Il y a, pas mal, de maisons abandonnées donc à retaper. C'est tout à fait possible à mon avis..." évoque Daëgon.
- "On a, déjà, demandé pour la bâtisse, un peu plus, en contrebas et entre les deux voir pour une autorisation de construire sur un petit hangar pour nos quelques chariots maintenant et nos attelages ainsi que Barägouin et Zëbúth." indique Fánaviryan.
- "Ça me semble, tout à fait envisageable... Ce n'est pas, complètement, déconnant..." indique Daëgon.
- "Sachant que l'on va avoir quelques meubles en double grâce à ta famille Daëgon !! On va être bien Bree quand on pourra s'y arrêter !!" indique Fánaviryan puis ajoute : "Vous êtes nos Loups Ecarlates !!" en levant son verre.
- "Aux Loups Ecarlates !!" lance Tirash en levant son verre également.
- "AUX LOUPS ECARLATES !!!" réagissent les six loups écarlates.

Les six compagnons sont ravis de cette intégration officielle avec le titre de "Loups Ecarlates". Ils vont alors trinquer et se servir dans le tonnelet acheté par Fánaviryan.

Puis Tirash reprend la parole :
- "Et, sinon, pour le départ demain matin, on est opérationnel pour vous ?"
- "Il va falloir qu'on aille vérifier le matériel mais, à priori, tout devrait être bon pour demain matin. On va aller vérifier ça ce soir pour que le matériel soit opérationnel demain matin !" indique Túdur.
- "Ouais ! C'est une bonne nouvelle, ça, les gars ! bon nous on a encore du monde à voir après et on va dire un petit mot aux louveteaux !!" indique Fánaviryan en se levant.

Les quatre compagnons vont se lever et aller rejoindre la table des Hobbits.

Session N°123

Le 15/05/2024

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:05 / 19:10 - Projets pour la soirée - D - F - F - T - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Maison Rouge

- "Si vous n'avez pas d'autres choses à voir, je vais vous laisser profiter de votre dernière soirée à Fornost Erain." indique Astatur.
- "Effectivement, non, à première vue, rien de spécial..." confirme Tirash.
- "Je ne sais pas quand nous nous reverrons..." indique Astatur.
- "Bientôt, j'espère..." indique Fron.
- "J'espère aussi mon cher Fron !! Si vous allez en Comté, j'aimerais bien avoir des nouvelles de Selenia ! J'espère qu'elle se rétablit bien et vous lui passerez toutes mes amitiés." demande Astatur.
- "Entendu..." confirme Fron.
- "Sauf si, toutefois, vous souhaitiez rester à la Maison Rouge..." suggère Astatur.
- "Ah ! Si j'avais été habillée dans de meilleures dispositions... Quoique, je pourrais, peut-être, faire un aller-retour. Qu'en penses-tu Tirash ?" demande F&aeacute;naviryan.
- "Il n'y a pas de mal à se faire du bien ! On a d'autres trucs ce soir ou pas ?" demande Tirash.
- "Je pense qu'il faudrait qu'on essaie de retrouver Valgran ?" suggère Fron.
- "Ah oui, effectivement. Parce que lui, à priori, reste mais qui reste ? Est-ce que les autres hobbits restent ? Est-ce que les autres soldats hobbits ?" questionne Fron.
- "Oui ! On repassera, tout à l'heure. On va dire à Myrine de nous garder une place au chaud." propose Tirash.
- "Très bien !" réagit Tirash.
- "Et ils servent de la bonne bouffe ici ?" demande Fron.
- "Le Vespéral est déjà pas mal..." répond F&aeacute;naviryan.
- "Oui, le Vespéral est bon ! Pour ce qui est de la nourriture, il faudra aller ailleurs... Ce n'est pas pour la nourriture qu'on vient ici !" indique Astatur.
- "On réservera, peut-être, une petite soirée pour Fron histoire de le déniaiser, non ?" suggère F&aeacute;naviryan.
- "Tu ne sais pas combien de hobbitesses, j'ai levé !!" réagit Fron.

Les quatre compagnons quittent la chambre d'Astatur, resdecendent l'escalier de service puis regagnent les rues de Fornos Erain pour se diriger vers la ville basse.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:50 / 19:05 - Les assassins de Bree - D - F - F - T - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Maison Rouge

- "À propos de gens pas très civilisés, le marchand qui nous a suivi et qui a libéré les hommes d'Angmar à Occum, nous a rejoint à Bree et dans le journal de Tamir Cerfblanc, il était évoqué un assassin à Bree qui aurait tué Golasgil. On y a réfléchi, un peu, depuis si vous aviez des pistes de choses qui pourraient se tramer avec Bree pour point central, peut-être ?" évoque Tirash.
- Astatur réagit avec un léger sourire et dit : "Oui ! Très clairement ! Disons que quand vous aviez évoqué cela, il y avait peu de doute sur l'origine de ces assassins. Disons qu'il y a une organisation à Bree. On ne va pas dire qu'elle a pignon sur rue mais qui est connue de certaines personnes. C'est une organisation mais on ne sait pas combien ils sont. Ce qui est compliqué à Bree, c'est que vous avez une colline avec des réseaux de souterrain, des anciennes mines. Ce qui fait qu'on a essayé de surveiller les allées et venues et, malheureusement, on n'a jamais pu identifier, très clairement, leur nombre mais on sait qu'ils agissent à partir de Bree." annonce Astatur.
- "Et vous n'avez ni nom ni nom d'organisation ? Des suspicions de de la personne qui pourrait chapoter ça à Bree ?" demande F&aeacute;naviryan.
- "Si ! Il a pu arriver que certains haut dirigeants fassent appel à elle." répond Astatur.
- "À elle ??" réagit F&aeacute;naviryan.
- "Oui ! Disons que la seule personne qui, on va dire, est la face visible de l'organisation, est une femme qui a une modeste maison sur Bree." explique Astatur.
- "Evguéna, peut-être..." annonce Tirash.
- "Hum... Bien vu mon cher Tirash. En effet, je crois que votre maison n'est pas très loin de celle d'Evguéna. Evitez, dans la mesure du possible, d'y aller trop près..." alerte Astatur.
- "Disons que ce réseau ne fait pas que desservir les intérêts du royaume, c'est bien ce que je comprends ?" demande Tirash.
- "Alors, très clairement, si ce réseau, pour l'instant, on ne s'attaque pas plus que ça, c'est qu'on a l'impression que, jusqu'alors, Evguéna n'a jamais servi les causes du Roi-Sorcier. Je pense qu'elle ne franchit pas cette ligne rouge et qu'elle sait que si elle franchit cette ligne rouge..." répond Astatur.
- "Il y aura des représailles !" indique Daëgon.
- "Voilà ! Il est clairement établi qu'Esgaldor a fixé cette ligne rouge. Si Evguéna était amenée à remplir un contrat au nom du Roi-Sorcier, elle serait arrêtée peu de temps après. Ces hommes, on ne les a jamais identifiés. Ce qu'on sait, c'est que sa maison n'est qu'une façade. Sa maison est à flanc de colline et qu'il semblerait qu'il y ait un réseau qui parte de sa maison. Sa demeure est très étendue à l'arrière. On a voulu, il y a quelques années, en savoir plus mais celui qui est allé n'en ai jamais revenu. Depuis certains aux dirigeants ont fait appel à elle, donc, on nous a fait, très clairement, comprendre que on n'y touchait pas... Elle a, sans doute, des appuis hauts placés. Peut-être qu'Esgaldor le sait mais, en tout cas, et là-dessus, il ne m'en a pas fait part. Donc, personnellement, je n'en sais pas plus. Vous n'y touchez pas, vous n'y touchez pas, vous ne cherchez pas à savoir qui travaille pour elle, ni ce qu'il y a au-delà de sa maison..." avertit Astatur.
- "Cela serait trop brûlant pour nous..." indique F&aeacute;naviryan.
- "Ouais ! Ouais ! L'efficacité de ces hommes ne fait aucun doute. Autant dire que si vous parveniez à découvrir certains de ses secrets, je crain fortement pour vos vies respectives. Tant que vous menez une vie, tout à fait, dans de bonnes relations avec elle, il y aura aucun souci..." indique Astatur.
- "Nous vous remercions de nous avoir prévenu de ces dangers !" remercie F&aeacute;naviryan.
- "Dans le milieu, on l'appelle la Veuve Noire... Evidemment, méfiance mais comme vous pouvez vous rendre compte, des gens hauts placés, peuvent être amenés à faire appel à elle. À priori, ses services sont très chers, évidemment... Mais d'une certaine efficacité..." explique Astatur.
- "Hé bien ! Dans quel monde, nous vivons !!" réagit F&aeacute;naviryan.
- "Dans un monde de danger ! Est-ce que le royaume a fait appel à ses services ? Officiellement, non..." indique Astatur.
- "D'accord... D'accord... Mais bon, après, nous n'irons pas apporter plus de malheurs à une femme qui a dû, déjà, subir une perte en étant veuve..." évoque naïvement F&aeacute;naviryan.
- "Nous ne connaissons pas son histoire. Nous ne savons pas grand-chose d'elle. Elle entretient un certain mystère. Evguéna n'est, sans doute, pas son nom d'origine. On n'en sait pas plus sur elle et, clairement, je ne vous demanderai pas de d'en savoir plus." indique Astatur.
- "Nous sommes, déjà, suffisamment affairés, actuellement, avec la Comté mais nous vous remercions de nous apporter un nouveau regard sur cette petite cité paisible sur laquelle nous avons établi notre dévolu..." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Oui, évidemment, il faut connaître l'entourage auprès duquel on vit. C'est important... Mais si vous la voyez, n'hésitez pas à l'inviter chez vous ! Ayez de bonnes relations cordiales avec elle, vous verrez que c'est une femme charmante mais n'allez pas plus loin..." suggère F&aeacute;naviryan.
- "En vous remerciant de ces informations." indique F&aeacute;naviryan.
- "Est-ce que vous, de votre côté, vous aviez quelques points ou des choses à évoquer ?" demande Astatur puis ajoute : "Ne soyez pas surpris que, régulièrement, Meneldir vienne vous apporter des colis contenant des pièces. Même s'il n'en a pas conscience, il sera chargé de venir vous régler les sommes dues en tant qu'oreilles et yeux de l'Arthedain." indique Astatur.
- "D'accord !" confirme Daëgon.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:30 / 18:50 - La Grive et le Retour du Haut Conseil - D - F - F - T - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Maison Rouge

Astatur se lève du lit, son peignoir se détache alors dévoilant le corps du marchand. Les compagnons peuvent noter que l'homme est bien membré. Il va prendre, un certain temps avant de remettre son peignoir et va inviter les compagnons à venir s'installer dans les canapés. Avant de s'assoir, Astatur va prendre une bouteille de Vespéral ainsi que cinq verres. Astatur dit alors :
- "Alors, votre séjour à Fornost se termine. D'après Oërlis, vous quittez demain la ville."
- "Oui, tout à fait !" confirme Daëgon.
- "C'est notre intention !" confirme Fron.
- "Très bien ! Oërlis a prévu, cette nuit ou demain, il ne m'a pas précisé les choses mais il déposera dans votre chariot, une cage avec un oiseau." signale Astatur.
- "Ah !!" réagit Daëgon.
- "N'hésitez pas, en journée, à laisser la cage ouverte. La grive pourra aller à ses occupations d'animal et regagnera sa cage en soirée." précise Astatur.
- "C'est plutôt bien comme système et si elle a un message, elle s'en va et elle va vers vous." évoque Daëgon.
- "C'est ça ! Il y a un lieu que je ne peux vous évoquer mais, en tout cas, les messages portés sont reçus." précise Astatur.
- "Par contre, elle ne reviendra pas à nous par la suite..." évoque Tirash.
- "Si ! Il est prévu dans ces cas-là qu'elle revienne jusqu'à sa cage. Par contre, il faut que la cage ne bouge pas." indique Astatur.
- "Pour information, par exemple, combien de temps met-elle à faire Bree Fornost Erain ? Dans la journée, j'imagine..." demande Tirash.
- "Oui, j'imagine... Je vous avoue que je ne suis pas le plus calé pour vous répondre sur ce sujet. En général, c'est plutôt Oërlis qui s'occupe des oiseaux... C'est lui qui s'est chargé de passer du temps avec les quelques grives que nous avons pu avoir. Donc, d'ailleurs, comme vous avez pu vous le dire, Esgaldor, il serait bon que l'un d'entre vous puisse passer un peu de temps avec l'oiseau. Ça peut permettre de faciliter les relations et, à terme, ça peut aussi vous permettre de faire en sorte que l'oiseau n'aie plus besoin de cage. Dans ces cas-là, il vient se poser et être à proximité de celui qui sera occupé de cette grive." explique Astatur.
- "Ça m'intéresse bien." annonce Daëgon.
- "Là, je vous laisse voir cela entre vous de qui souhaitera passer du temps à s'occuper de l'oiseau. En tout cas, Esgaldor n'a pas de requête particulière vous concernant, pour l'instant. Evidemment, il faut garder une vigilance sur les agissements d'éventuels espions d'Angmar. On va dire que c'est la seule chose qu'Esgaldor souhaite à l'heure actuelle mais comme il a pu vous le dire, à présent, ce seront directement, auprès de moi, que vous aurez des relations." explique Astatur.
- "C'est entendu ainsi !" confirme F&aeacute;naviryan.
- "Qu'est-ce que vous envisagez dans les prochains temps ?" demande Astatur.
- "Bien... Retourner à Bree, déjà, dans un premier temps et puis il va falloir qu'on se rende en Comté juste après puisqu'on doit revoir Pellendur le 10 d'Urui avec des réponses à lui apporter concernant le blé." évoque Tirash.
- "D'accord ! Normalement, les frontières devraient pouvoir se réouvrir." indique Astatur.
- "Oui ! Vous avez des nouvelles du Conseil, peut-être ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Tout récemment à vrai dire... Il y a un peu plus d'une heure." indique Astatur.
- "D'accord ! Et qu'elles sont les décisions qui ont été prises ??" demande Daëgon.
- "Je vous avouerais que je ne m'attendais pas, forcément, à cela puisque la famille Tarma menait bataille face au grand juriste du roi sur tout un tas de procédures et ma foi, il y a une personne qui est intervenue. Neldoriel Tarmëaron Aron, comme elle sait si bien le faire, a mené les débats et s'opposait à toute décision. Son nom ne va, sans doute, pas vous être inconnu puisqu'en fin de matinée, une personne de la famille Eketya est intervenu... Roane Eketya est intervenue, elle a fait un discours qui a surpris un peu tout le monde. On ne s'attendait pas des propos aussi consensuels. Elle a mis en avant le fait que la famille Eketya allait se charger d’organiser une force d'interposition entre les belligérants. Roane se portait candidate pour être médiatrice entre la Comté et la famille Tarma." annonce Astatur.
- "Ah ! Très bien !!" réagit Daëgon.
- "Ça a, un peu, surpris. Elle a eu des propos qui ont fait mouche !" indique Astatur.
- "Il faut dire qu'elle était en première ligne de ce conflit." indique Fron.
- "C'est ça !" confirme Astatur.
- "Sans doute qu'elle avait le plus de choses à dire sans parti pris évident." précise Fron.
- "En effet, vous avez vu juste ! Elle a mis vraiment toutes ces choses-là en avant. Je vous avouerai qu'Esgaldor était assez surpris. Il ne pensait pas que Roane pouvait, en si peu de temps, avoir pu prendre autant de recul sur sa situation et sur son potentiel politique dans cette histoire. Ce qui veut dire qu'elle va prochainement quitter Fornost Erain. Aujourd'hui, dès lors que la décision a été prise, des estafettes ont été envoyées pour obtenir un cessez-le-feu. Les négociations ont été établies qu'elles s'engageraient à Corréna." explique Astatur.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Ce qui veut dire que plusieurs délégations vont partir pour Corréna pour engager ces négociations. L'avenir de la Comté va être négocié lors des négociations à venir pour savoir quel statut va être accordé à la Comté." indique Astatur.
- "Hé oui ! il va falloir compter avec la Comté dorénavant." réagit F&aeacute;naviryan.
- "Peut-être avons-nous quelque peu incité Roane Eketya à prendre la parole à vrai dire... J'espère que ça ne se retournera pas contre la Comté..." indique Tirash.
- "J'ai, en toute franchise, eu vent que vous aviez passé la soirée chez le gouverneur. Ma petite oreille a pu dire qu'en effet, ce revirement de Roane n'est sans doute pas venu seul. Je n'en ai pas fait mot à Esgaldor mais ma petite oreille m'a dit que, peut-être, vous auriez pu lui souffler quelques paroles douces comme vous savez si bien le faire." indique Astatur.
- "Espérons qu'elle prendra les choses dans le bon sens..." indique Tirash.
- "Nous avons, encore, assez peu d'information sur l'influence politique de Roane." indique Astatur.
- "Oui ! Mais c'est une sortie de crise possible donc c'est déjà bien." souligne Daëgon.
- "Oui !" confirme Astatur.
- "Et c'est pour elle, l'occasion de revenir totalement dans la vie politique de la ville." indique Tirash.
- "Tout à fait ! Et de mettre la famille Eketya en avant... Ce que l'on ne mesure pas aujourd'hui, c'est autour des troupes Tarma et des troupes Eketya qui vont se retrouver au même endroit. Quand on sait que ces deux familles qui peuvent avoir des espérances de monter sur le trône... On espère que ce qui se joue là, n'est pas un prétexte pour fomenter un complot contre Argeleb II... Puisque jusqu'alors les troupes Eketya sont, plutôt, déployées aux frontières de l'Arthedain. Or là, ils vont se retrouver massivement au nord de la Comté..." signale Astatur.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "Vous savez que vous pouvez compter sur nos yeux et nos oreilles pour vous informer de toute évolution." suggère F&aeacute;naviryan.
- "N'hésitez pas ! N'hésitez pas ! Si, en effet, il y avait des choses qui s'engageaient, si vous avez vent de quoi que ce soit, évidemment, je serais ravi de pouvoir en faire-part.…" indique Astatur.
- "Avec l'oiseau, ça devrait pouvoir se faire assez vite..." souligne Daëgon.
- "Voilà, globalement sur le Haut Conseil, ce qui, au départ, semblait parti pour durer plusieurs semaines. Là, au final, ça semble aller sur, plutôt, une bonne direction. Argeleb est informé. Il est sur le retour. Il va, sans doute, mettre un certain temps avant de rentrer du Nord. Il semblerait que, ce qui semble s'engager, soit validé par le Roi." indique Astatur.
- "Hé bien, voilà, un dénouement rapide qui nous est favorable !" indique F&aeacute;naviryan.
- "Si vous le dites, très chère..." indique Astatur.
- "Cela semble bien se présenter. En tout cas, il va permettre de maintenir une route commerciale vers le sud." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Quand vous dites : "Une route commerciale vers le sud" ?" demande Astatur.
- "Vous n'êtes pas sans savoir que la route de Bree à Metraith est compromise actuellement et que pour aller de Fornost Erain à Metraith, cela impose un détour par la Comté maintenant..." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Oui, entre autres ou par les hauts du Sud également. Il y a plusieurs chemins mais, en effet... Après, à l'heure actuelle, je dirais que le Cardolan n'est pas, du tout, dans les priorités du royaume même si Pellendur est venu demander des troupes. Je crains que Pellendur n'aie pas forcément une réponse favorable par rapport à ça..." indique Astatur.
- "Ce que nous avons cru comprendre..." indique F&aeacute;naviryan.
- "Il va devoir temporiser les choses. J'espère juste que Minas Malloth ne va pas être à son tour, assiégée. Nous perdrions, quand même, un précieux allié vers le sud. Autant dire que nous sommes plusieurs à tenter de négocier en la faveur de Pellendur mais, pour l'instant, il semblerait que l'entourage du roi n'y soit pas forcément favorable... Ce qui veut dire que, pour les prochains mois, il n'est pas, du tout, certain que les troupes de l'Arthedain viennent vers le sud ou alors, si la décision se prend, elle se prendra très rapidement. Plus nous approcherons de l'automne, plus la décision sera défavorable pour venir prêter main forte à Pellendur." évoque Astatur.
- "Très clairement ! Et ce pourquoi, nous avons décidé d'augmenter la sécurité de notre convoi." signale F&aeacute;naviryan.
- "Ah oui ! En parlant de ça, j'ai pris quelques contacts pour des hommes mais, pour l'instant, rien n'est encore finalisé. Vous aviez évoqué le besoin d'avoir des troupes. C'est en cours." évoque Astatur.
- "Bien ! Par rapport au fait que nous partions, vous nous enverrez un petit message ?" demande Tirash.
- "Dès que j'ai des éléments, je les transmettrai à Meneldir." propose Astatur.
- "Bien." confirme Tirash.
- "Globalement, parmi ce que j'avais à vous dire, je pense avoir fait le tour." indique Astatur.
- "Comment Valgran s'en est-il tiré pendant ce conseil ?" demande Tirash.
- "Ma foi, plutôt bien... Tellement bien qu'il a été désigné comme représentant, actuellement, de la Comté pour les négociations. Donc il va faire partie du convoi qui va partir à Corréna. Au départ, d'après ce que j'ai compris, sa petite voix enfantine a fait sourire les grands notables mais son ton juste et ses bonnes réparties, ont montré qu'il avait, tout à fait, sa place. Je n'en sais pas beaucoup plus, à l'heure actuelle..." répond Astatur.
- "Fort bien ! C'est un hobbit plutôt tempéré... Il semble être à sa place..." indique Tirash.
- "Tant mieux ! Il ne s'est pas opposé à être le représentant de la Comté. J'imagine que Blancon et Marchon Pâle vont, sans doute, avoir leur mot à dire par rapport à cela. Nous verrons quelle est leur position de leur côté." indique Astatur.
- "On ne sait pas encore quand est-ce que la délégation va partir ?" demande Fron.
- "Très prochainement... Une question de jours..." répond Astatur.
- "Parce que si c'est après-demain, on peut, peut-être, décaler d'une journée." suggère Fron.
- "Oui mais ce n'est pas vraiment notre chemin Fron." indique F&aeacute;naviryan.
- "Oui, en effet..." confirme Fron.
- "Est-ce qu'il serait possible, croyez-vous, étant donné que les frontières ne sont, peut-être, pas encore réouvertes ou ne le seront, peut-être, pas très, très vite que nous ayons juste un laisser-passer pour la vingtaine de hobbits qui nous ont accompagné jusqu'à Bree, histoire de ne pas imposer dans la durée la charge de cette communauté à une ville qui ne l'avait pas demandée." demande Tirash.
- "Très bien dit !!" réagit F&aeacute;naviryan.
- "Oh, mais mon cher Tirash, tu peux me tutoyer, tu sais bien..." lance Astatur avec un regard malicieux vers Tirash.
- "Je, vous, ai vouvoyez, excuse-moi !!" réagit Tirash.
- "Oui ! Je devrais pouvoir vous obtenir ça..." répond Astatur.
- "Fort bien !" réagit Tirash.
- "Et un sauf-conduit pour la Compagnie de l'Aurore Ecarlate !" ajoute F&aeacute;naviryan.
- "Bien sûr... Je vais pouvoir vous obtenir ça." confirme Astatur.
- "Très bonne idée, Tirash !" félicite F&aeacute;naviryan puis ajoute : "Nous essaierons de penser à bien nous occuper de l'oiseau sachant que nous allons être en mouvement. Nous n'allons pas pouvoir lui laisser la cage très ouverte à la journée."
- "À priori, même si vous êtes en mouvement, ça ne devrait pas poser de problèmes." indique Astatur.
- "Ah bon ?" réagit F&aeacute;naviryan.
- "Oui ! Dès lors qu'on ne part pas au galop." indique Tirash.
- "Oui !" confirme Astatur.
- "Ah, d'accord... Dans ces cas-là, ça devrait être quelque-chose que Daëgon devra être, tout à fait, capable de réaliser." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Oui, en effet, je veux bien m'occuper de l'oiseau, ça ne me dérangeait pas." confirme Daëgon.
- "Il ne faut, juste, pas qu'on fasse la même chose avec l'oiseau qu'avec le Rakit !!" suggère Tirash.
- "C'est ça !" confirme Daëgon.
- "Je vous ferai parvenir ça soit par Oërlis soit par un de mes jeunes hommes..." indique Astatur.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "Est-ce que, par exemple, nous pouvons avec cet oiseau envoyer des colis de quelques grammes ? C'est en plus du message..." demande F&aeacute;naviryan.
- "Ma chère F&aeacute;naviryan, comment vous dire... Voyez ça avec Oërlis si vous arrivez à le voir parce que, moi, je vous avouerai que les piafs, je ne m'en suis jamais trop occupé..." répond Astatur.
- "Oui ! Vous vous en préoccupez comme de la roupie de sansonnet..." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Exactement ! Je pense que si vous avez des questions, Oërlis pourrait, tout à fait, répondre à vos questions. Peut-être qu'une grosse pierre, il pourrait la porter, je ne sais pas... Non peut-être pas... Je n’en sais rien, en fait..." indique Astatur.
- "Non, non ! Mais, oui, effectivement, il faut avoir du bon sens dans ces messages..." indique F&aeacute;naviryan.
- "Voyez, je m'intéresse, plutôt, aux échanges entre gens civilisés..." indique Astatur.
- "Un peu plus fluide, il s'entend..." évoque F&aeacute;naviryan.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:15 / 18:30 - Arrivée à la Maison Rouge - D - F - F - T - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Maison Rouge

En quittant la maison du Gouverneur, les quatre compagnons se dirigent vers la Maison Rouge située dans la haute ville, dans la partie ouest. Tirash demande à ses compagnons :
- "Bon, qu'est-ce que l'on a voir avec Astatur ? Le résultat du conseil, déjà..."
- "Oui ! Il va nous le dire, ça va être le débriefing !" confirme Daëgon.
- "Dans les interrogations qu'on avait, il y avait la question de savoir pourquoi Filéon Chaumine, a-t-il un tel besoin d'exclusivité pour l'accueil des Hobbits dans la Comté. On s'était dit qu'on pourrait interroger Astatur là-dessus." évoque Tirash.
- "Il veut que les autres lui soient redevables et qu'ils bossent à moitié prix..." suggère Fron.
- "Ouais ! C'est ça !" confirme F&aeacute;naviryan.
- "On est sûr de ça ?" interroge Tirash.
- "Il a été insistant auprès de moi pour être un incontournable..." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Ouais mais on n'est pas sûr que ce soit ça la raison. À priori, ça semble être le cas puisqu'il a l'air d'être assez près de ses sous cet Hobbit..." évoque Tirash.
- "Il a l'air d'être assez près de ses sous donc, forcément, c'est motivé par un intérêt créancier. Ce n'est pas l'effort de guerre qu'on pourrait attendre d'un semi-homme pour ses congénères." indique F&aeacute;naviryan.
- "Et on s'était, également, interrogé sur le fait de parler Astatur d'une éventuelle organisation d'assassin sur Bree dont Evguéna pourrait, peut-être, faire partie, cette charmante dame qui m'avait proposé d'amener un colis au pied de du lit d'un tonnelier." indique Tirash.
- "Hé bien, voilà ! Vu qu'on va rencontrer Astatur, on peut parler de ça !" confirme Daëgon.
- "Oui !" confirme F&aeacute;naviryan.
- "Le souci de parler d'Evguéna, c'est que ce bon vieux Oget, c'est lui qui m'a mis en relation avec elle." signale Tirash.
- "Donc tu le mets en porte-à-faux..." analyse Fron.
- "Voilà ! Je le mets en porte-à-faux..." confirme Tirash.
- "Oget, lui, il est tellement orienté plaisirs coupables qu'on pourrait se demander même si le colis, ce n'était pas un godmichet tout simplement mais bon pour des raisons..." évoque F&aeacute;naviryan.
- "Oui ! Et ce serait une vendeuse, Evguéna, qui gagne sa vie comme ça en vendant des sex-toys à droite, à gauche, en organisant des réunions... C'est possible..." confirme Tirash en souriant.
- "Tout à fait !" confirme F&aeacute;naviryan.
- "On peut, peut-être, lui poser des questions sur une éventuelle organisation d'assassin sur Bree mais sans parler nécessairement d'elle." suggère Tirash.
- "Oui ! On va éviter de brûler les étapes..." confirme F&aeacute;naviryan.
- "Ouais !" confirme Tirash.

Daëgon amène ses trois compagnons à l'extrémité ouest de la ville haute où se dresse en grande maison bourgeoise avec la particularité d'avoir des rideaux rouges à toutes les fenêtres. Il évoque, sur le chemin, la réputation sulfureuse de cette demeure dont on dit que les notables de la ville viennent y passer du bon temps. En arrivant devant, F&aeacute;naviryan s'exclame :
- "Ce n’est pas faute de lui avoir demandé où on pouvait aller s'amuser et qu'il m'avait dit : "Non ! Ce n'est pas une ville où on peut et tout ça..." Ouais ! Ouais ! Ouais ! L'autre, comment il s'est gardé son plan !!"
- "Allons-y !!" propose Daëgon en souriant aux propos de l'Elfe.
- "J'avais la robe parfaite pour ça..." indique F&aeacute;naviryan.

Daëgon vient frapper à la porte et une femme aux cheveux blonds, bien peignés dans une belle robe en dentelles, ouvre la porte. Elle esquisse un léger sourire et dit :
- "Je vous en prie, entrez..."

Lorsque les quatre compagnons sont à l'intérieur, elle demande :
- "J'imagine que vous avez été invité par Monsieur Astatur ?"
- "C'est bien cela, oui..." confirme Tirash.
- "Tout à fait !" confirme F&aeacute;naviryan.
- "Je me présente, je m'appelle Myrine, je suis la propriétaire de ces lieux. Je vous en prie, je vais vous accompagner jusqu'à la chambre d'Astatur." indique Myrine.
- "Mais il n'est pas levé à cette heure-ci !! Oh là, là !!" réagit F&aeacute;naviryan.

Myrine va conduire les compagnons au travers d'un couloir étroit, évitant les pièces principales, puis un escalier de service. En traversant la demeure, les compagnons peuvent entendre des bruits qui indiquent que des personnes sont présentes dans certaines pièces. Les gémissements ne laissent pas de doutes sur les plaisirs pratiqués dans la maison de Myrine.

En arrivant au premier étage, elle se dirige dans un couloir dont les tapisseries sont, essentiellement, dans des coloris rouges. Les tableaux accrochés aux murs évoquent des scènes d'ébats sexuels. Myrine vient frapper une porte. Quelques secondes plus tard, deux personnes en sortent, très légèrement vêtues, un homme et une femme d'un certain âge se dirigent dans le couloir et entrent dans une autre chambre.

Myrine ouvre la porte en grand et vous dit :
- "Monsieur Astatur vous attend..."
- "Bien ! Merci !" répond Daëgon en entrant dans la pièce.
- "Merci beaucoup en espérant qu'il soit bien détendu..." évoque F&aeacute;naviryan en s'adressant à Myrine.
- "Je le suis !!" répond Astatur en poussant sa voix.

Les quatre compagnons entrent dans une chambre luxueuse, avec un grand lit, plusieurs canapés en velours mauve et Astatur allongé sur le lit, un peignoir sur lui, légèrement ouvert montrant son corps nu et arborant un léger sourire, les joues un peu rouges et de la sueur qui coule de son front. L'homme annonce :
- "Je vous en prie, entrez, entrez !"
- "J'espère que nous ne sommes pas arrivés trop tôt..." demande Daëgon.
- "Non ! Non ! Parfaitement !" répond Astatur.
- "J'ai la sensation que nous arrivons un peu tard après la bataille !" signale F&aeacute;naviryan.
- "En effet, dame F&aeacute;naviryan ! Il fallait arriver un peu plus tôt pour cela..." indique Astatur.
- "Oui... Mais ne nous mélangeons pas sinon je serais habillé bien différemment, vous vous en doutez..." indique F&aeacute;naviryan.
- "J'ai cru entendre dire qu'en effet, vous aviez fait sensation hier soir..." évoque Astatur.
- F&aeacute;naviryan réagit avec des petits rires et des tressautements.

Session N°122

Le 03/04/2024

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:00 / 18:15 - Message du Gouverneur - D - F - F - T - Myuën - Lieu : Fornost Erain - Maison du Gouverneur

Les quatre compagnons retournent à la maison du Gouverneur. Fron porte fièrement son armure de cuir. Les gardes les laissent entrer et à l'accueil, ils retrouvent Myuën, l'administrateur qui les accueille avec un large sourire et leur dit :
- "J'ai vu le gouverneur. Il accepte les termes de votre proposition."
- "Super !!" réagit Fron.
- "Le Gouverneur me demande, juste, à avoir les éléments sur le lieu et la date." demande Myuën.
- "Nous partons le 15 de Narbeleth de Bree, à priori... Donc, si les hommes pouvaient être là quelques jours avant, histoire que tout soit bien organisé le jour du départ, ce serait pas mal..." évoque Tirash.
- "Alors, est-ce que vous pourriez être, un peu plus précis, s'il vous plaît, quand vous dites quelques jours ??" demande Myuën.
- "Tu les fait arriver une semaine avant, des fois qu'ils doivent venir en Comté pour charger." suggère Fanaviryan.
- "Oui ! Ca me semble raisonnable, effectivement..." confirme Tirash.
- "Alors, est-ce que vous..." évoque Myuën.
- "15 moins 7..." indique Tirash.
- "8 de Narbeleth." indique Fanaviryan.
- "Le 8 de Narbeleth à Bree. Très bien !
- "Auprès de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate." ajoute Tirash.
- "Très bien ! Je pense avoir tous les renseignements... C'était ce que me demandait le gouverneur. Donc je lui transmettrai ces informations. Ne vous inquiétez pas, là-dessus... Pas ce soir mais, en tout cas, demain dès le début de mon service, dès que j'aurais vu le gouverneur, je lui transmettrai vos informations, vous pouvez compter sur moi ! En vous souhaitant une bonne fin de journée !" annonce Myuën.
- "Merci, vous aussi ! Bonne soirée !" répond Daëgon.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:10 / 17:35 - Achat de l'armure - F - Lieu : Fornost Erain - Rues

Fron retourne voir l'artisan auprès duquel il avait passé la commande de son armure. L'homme semble satisfait du travail réalisé, il demande à Fron quelques minutes, le temps qu'il aille chercher l'armure puis va réaliser les derniers ajustements qui vont demander de longues minutes. L'homme doit ajuster quelques boucles, retoucher trois fermetures qui n'étaient pas ajustées correctement.

Après vingt minutes, le travail est effectué et Fron va pouvoir repartir dans les rues de Fornost Erain en portant fièrement une armure de cuir souple finement ouvragée. Le Hobbit n'est pas du tout gêné dans ses mouvements et se sent parfaitement à l'aise avec.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 14:30 / 16:00 - Dans sa famille - D - Elina - Emehir - Hadwyn - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Maison des Parents de Daëgon

Daëgon, après le repas, va passer du temps à discuter de l'organisation du départ avec Tirash et Fron puis va aller voir sa famille.

Lyndys va être très contente de voir son fils. Elle va passer du temps à discuter avec lui, lui raconter les histoires de la famille puis Daëgon indique qu'il va partir pour un certain temps et qu'ils peuvent le contacter à Bree.

Sa sœur et sa mère lui proposent de lui faire parvenir du mobilier dans son nouveau logement. Daëgon est ravi et très touché par cette proposition et suggère qu'une table puisse être fabriquée ainsi qu'une belle armoire. Ce geste de la famille ne sera, sans doute, pas livré tout de suite mais va être dans les commandes de la famille qui semble ravie de pouvoir faire plaisir à Daëgon. Daëgon est touché par cette proposition et va remercier tous les membres de sa famille avant de repartir.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 14:30 / 15:30 - Au coiffeur - T - Lieu : Fornost Erain - Rues

Tirash va profiter d'être en ville pour aller voir un coiffeur barbier. L'homme du sud va avoir le droit, pendant une heure, d'avoir une attention particulière à son visage. La barbe va être bien taillée. Puis ses cheveux vont être lavés, coupés, séchés et entretenus.

Tirash va sortir du salon avec une belle coupe de cheveux et une barbe bien rasée.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:40 / 17:35 - Entrainement au bouclier - F - Ulroth - Lieu : Fornost Erain - Entrée de la ville

Après le repas, Fánaviryan quitte ses compagnons et se dirige aux portes de la ville. Elle aperçoit les campements militaires qu'elle avait pu observer en arrivant le premier jour. Elle se dirige fièrement vers l'un d'entre eux et présente le parchemin et aux gardes postés à l'entrée du camp. Les hommes sont surpris de voir arriver une grande Elfe puis semblent encore plus surpris à la lecture du parchemin.

Elle se dirige vers l'un des aires d'exercice où les hommes s'entrainent. Ulroth, le maitre instructeur, prend connaissance du parchemin et questionne Fánaviryan pour comprendre ses motivations.

L'Elfe va alors se soumettre à une série d'exercices, d'échauffements puis le maitre instructeur va jauger de la maitrise de Fánaviryan à l'épée. Voyant sa très bonne maitrise du maniement de l'épée, l'Elfe va commencer à avoir des exercices pour utiliser le bouclier. Pendant plusieurs heures, elle va devoir répéter les mêmes gestes, les mêmes postures jusqu'à que ses muscles deviennent trop douloureux.

Elle va ainsi, pendant trois heures, partager la vie des soldats de l'armée royale de l'Arthedain. Elle va pouvoir partager avec les militaires, des exercices longs et difficiles. Les hommes espèrent que Fánaviryan va pouvoir repasser les voir lors d'une prochaine visite pour partager d'autres moments et pas uniquement des temps d'exercice, pas uniquement de croiser le fer mais de pouvoir croiser la chope de bière.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 11:10 / 13:25 - Une bonne bouffe - D - F - F - T - Lieu : Fornost Erain - Rues

Fron propose à ses compagnons de profiter du dernier jour pour aller manger dans les bonnes tavernes de la ville. Daëgon connait quelques endroits. Fron propose, pour le midi, d'en essayer deux afin de pouvoir découvrir toutes les spécialités culinaires de la région.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 08:00 / 09:15 - Demande auprès de Camilin - T - Camilin - Lieu : Fornost Erain - Rues

Tirash va se diriger vers le quartier où habite Camilin. Il va se renseigner auprès de plusieurs habitantes du coin pour trouver l'appartement où habite Camilin, un logement modeste de la basse ville. Il était en train d'étudier des ouvrages obtenus par Fumilor.

Tirash lui présente le souhait de se rapprocher de Roane Eketya qui cherche à se rapprocher des prophètes. Au départ, il est réticent à se rapprocher de cette femme. Tirash argumente sur l'intérêt de cette femme pour les prophètes et de son penchant mystique, son arrivée récente en ville. Il s'engage à prendre contact avec cette femme.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 08:00 / 08:30 - Message au Gouverneur - D - F - F - Myuën - Lieu : Fornost Erain - Maison du Gouverneur

Pendant ce temps, Daëgon, Fánaviryan et Fron vont aller à la maison du Gouverneur. Plusieurs gardes sont postés à l'entrée du bâtiment.

Les trois compagnons sont reçus par Myuën, administrateur qui leur demande :
- "Qu'est-ce que vous souhaitez ?"
- "Dame Fánaviryan, ici présente, est venue chercher un laisser-passer pour l'entraînement, il me semble et nous avions un message aussi à remettre au gouverneur." annonce Daëgon.
- "D'accord..." répond Myuën.
- "On voudrait dire au gouverneur est que nous acceptons la proposition, nous serions partant pour 15 hommes et deux chariots c'est ce qu'on dit ?" évoque auprès de ses deux compagnons puis ajoute : "Est-ce que nous pourrions rencontrer le Gouverneur ?"
- "Que vous puissiez rencontrer le gouverneur... Non ! Ça ne va pas être possible !! Par contre, je peux lui laisser un message." indique Myuën.
- "C'est ça le message ! Pensez-vous qu'il aurait le temps d'ici à ce soir d'apporter réponse à ce message ou sa journée est-elle vraiment, vraiment, très, très chargée ? Je pense qu'il attend notre réponse. Ce ne sera pas une surprise pour lui." demande Daëgon.
- "Il nous a fait cette proposition lors du dîner, hier soir." précise Fánaviryan.
- "Ah ! C'était vous, le dîner hier soir... d'accord... Je... Excusez-moi... Je vous prie, vraiment, de m'excuser... Je ne savais pas qui vous étiez." s'excuse l'administrateur en se levant puis voyant Fron ajoute : "Excusez-moi, monsieur... Je ne vous avais pas vu... Oui, alors pour le gouverneur, vous lui laissez un message... Ecoutez, ne vous inquiétez pas, il l'aura bien ce message, aujourd'hui. Donc, je lui dis : "15 hommes, c'est confirmé." c'est ça ?"
- "Hé bien... Ce que vous pouvez lui dire, c'est que cette proposition, nous l'acceptons avec grand plaisir, mais que nous aimerions, si c'est possible, disposer d'un soigneur et de deux chariots pour transporter le matériel des hommes et, peut-être, avoir, un peu moins, d'hommes que ce qu'il nous avait proposé." évoque Daëgon.
- "En contrepartie, oui !" confirme Fánaviryan.
- "Très bien ! Je lui transmettrai ce message." indique Myuën.
- "Nous repassons en fin de journée pour la réponse, peut-être qu'elle sera là, peut-être qu'elle ne sera pas là..." indique Daëgon.
- "Repassez, repassez... Je ne peux rien vous promettre mais, en tout cas, je fais le nécessaire." indique l'administrateur.
- "C'est vous qui serez là ce soir ?" demande Daëgon.
- "Je serai là. Je termine mon service à 18h30." répond Myuën l'administrateur.
- "Parfait, merci !" répond Daëgon.
- "Quant à vous !" indique Myuën en se tournant vers Fánaviryan puis dit : "Alors, attendez, je vais vérifier..."

L'homme va chercher parmi plusieurs parchemins puis va finir par en sortir un qu'il tend à l'Elfe en indiquant :
- "Voici ! C'est bien vous dame Fánaviryan ?"
- "C'est moi !" répond Fánaviryan.
- "Hé bien, tenez, voici le parchemin en question..." indique Myuën.
- "Merci bien ! Et en vous retrouvant plus tard ce jour..." indique Fánaviryan.

Le 16 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:00 / 07:55 - Les projets pour la journée - D - F - F - T - Lieu : Fornost Erain - Auberge de la Reine

Pendant la nuit, Tirash a eu quelques douleurs à l'estomac, le vin blanc ou le blanc de poulet qui ne passe pas bien. Les autres compagnons ont bien dormi.

Les quatre compagnons s'installent après le réveil dans la salle commune de l'auberge. Ils commandent un petit-déjeuner et évoquent leurs projets.

Fron signale qu'en fin de journée, il va devoir récupérer son armure de cuir. Les quatre compagnons doivent aller voir Astatur pour un entretien. Ils doivent, également, aller à l'auberge de l'Hospitalité pour préparer les six miliciens au départ. Tirash signale :
- "J'aimerais bien aller trouver Camilin, histoire de lui demander s'il a envie de rencontrer Roane ou pas. Je me dis qu'ils pourraient se retrouver."
- "Oh ! L'entremetteur !!"
- "Oui... Mais tu vois aussi, lui, c'est un libre penseur. Donc s'il peut amener chez Roane, dans cette famille des libres pensées pour que la Comté puisse avoir du soutien, tu vois, c'est de l'entremise manipulatrice..." évoque Tirash.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:20 / 23:10 - Un coup à la taverne - D - F - F - T - Lieu : Fornost Erain - Taverne le Bon Grain

En sortant de la maison du Gouverneur, Fron dit :
- "On peut aller boire un coup en ville pour voir s'il y a des nouvelles du Conseil."
- "Ouais ! On peut faire ça et en profiter pour discuter de la proposition du gouverneur." confirme Tirash.
- "Oh oui !" confirme Fánaviryan.
- "On peut aller à la taverne du "Bon Grain" où on avait rencontré Camilin." suggère Tirash.
- "Ah oui, pourquoi pas ! Si on le voit, on pourra lui évoquer la demande de Roane..." confirme Daëgon.
- "Je voudrais passer, d'abord, à l'auberge de la Reine pour me changer. Je ne vais pas aller à la basse ville habiller ainsi... Je ne voudrais pas qu'il méprise sur ma condition et puis, je me sens plus à l'aise quand j'ai l'épée et la dague à proximité..." demande Fánaviryan.

Les compagnons retournent à l'auberge de la Reine. Fánaviryan quitte sa robe et enfile sa tenue de voyage avec son épée et sa dague puis les quatre compagnons vont descendre les rues bien calmes de Fornost Erain pour rejoindre la basse ville qui est aussi calme.

L'ambiance à la taverne du "Bon Grain" est, ce soir, calme. Quelques habitants sont en train de boire mais aucun libre penseur n'est présent. Après avoir commandé quatre pintes de bière, Daëgon évoque :
- "La proposition du gouverneur est intéressante ! Ça nous fait des hommes en plus !! C'est toujours intéressant !! Après, on aura, peut-être, un casse-pied dans les pattes, je ne sais pas trop..."
- "C'est un peu le risque et puis, plus on est nombreux, plus on pourrait attirer les méchants mais plus on est nombreux, plus on peut les repousser aussi !" confie Tirash.
- "Il y a de ça ! On pourrait même, peut-être, forcer le passage vers Metraith de Bree si on a une évaluation du nombre des hommes des Collines qui bloquent Andrath. Mais, effectivement, à la limite, on n'a pas, spécifiquement, d'ennemis pour l'instant..." évoque Fánaviryan.
- "Tu n'as pas besoin d'avoir des ennemis." indique Daëgon.
- "Non ! Mais bon, il vaut mieux garder tout le monde à proximité..." évoque Fánaviryan.
- "Pour le moment, on a pour ce convoi, on avait annoncé un total de 24 hommes plus nous 4 en hommes armés pour nous accompagner. Les nains avaient eu l'air satisfaits de cette proposition. On en a, déjà, 12 par Pellendur sauf que ceux-là, on les paye." indique Tirash.
- "Ouais ! 12 écus d'or ! ça va !" indique Fánaviryan.
- "Effectivement, 800 pièces d'argent soit 40 écus d'or. On a Oëngus, Roibin, Túdur, Elidyr, Dyfed et Gwledig, plus les personnes que tu as rencontré Daëgon aujourd'hui qui seraient, peut-être, intéressées et intéressantes." indique Tirash.
- "C'est possible mais il faut qu'elles soient dispos et que je les retrouve." précise Daëgon.
- "Oui, tu n'avais rien eu d'acté ?" demande Tirash.
- "Non, je n'ai pas pu les rencontrer. J'ai donné notre adresse à Bree pour qu'ils puissent me contacter." répond Daëgon.
- "Donc on en a 18 sur les 24 pour le moment qui sont sûrs, les 12 gardes de Pellendur à 40 écus d'or et puis les six anciens miliciens de Metraith. Est-ce qu'on en rajoute 20 ? Vu les difficultés qu'il y a autour d'Andrath, ça peut ne pas être négligeable..." suggère Tirash.
- "Ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Ouais, on peut même enlever ceux de Pellendur comme ça on ne payerait rien !" évoque Daëgon.
- "On peut aussi dire à Pellendur qu'on n'a plus besoin de ses hommes et pour payer moins, effectivement ! Mais bon... 40 écus d'or, ce n’est pas non plus excessif sachant que les chevaux étaient fournis. Il s'agissait de cavaliers parce que là, on parle de fantassins. Et avoir une unité de 12 cavaliers entraînés à travailler ensemble, ça peut être, quand même, très intéressant." affirme Tirash.
- "Clairement !" confirme Fánaviryan.
- "Des fantassins, non plus !" indique Daëgon.
- "Oui, oui ! Je ne dis pas le contraire mais disons que, sinon, on se retrouve avec peu de combattants à cheval." évoque Tirash.
- "Mes deux contacts, ce sont deux archers." indique Daëgon.
- "Je pense que nos 12 cavaliers, ce serait, pas mal, de les garder quand même." indique Tirash.
- "Oui, c'est essentiel ! Il faut qu'on ait une formation. Je n'ai pas les connaissances militaires de Daëgon mais, en cas de gros pépin, parce qu'on sait aussi que si on change d'itinéraire, il y a un seigneur noir, les brigands, les hommes des Collines à Andrath et puis d'éventuels orques. Ça fait, quand même, pas mal, de menaces..." indique Fánaviryan.
- "Est-ce que l'on valide ces 20 gardes ? Comme ça, on n'a pas besoin d'en chercher d'autres." demande Tirash.
- "Mais il va falloir des chariots en plus, non ?" demande Fron.
- "C'est des fantassins, ils vont marcher !" répond Tirash.
- "Je ne sais pas..." réagit Fron.
- "Je ne sais pas..." réagit Tirash.
- "De toute façon, on ne va aller à une grande vitesse avec les chariots." indique Fánaviryan.
- "On aura, quand même, besoin de plus, peut-être, plus de logistique au niveau de la nourriture, des tentes et tout ça..." indique Fron.
- "On avait prévu deux chariots pour nous." indique Fánaviryan.
- "Sur la nourriture, je ne suis pas sûr qu'il puisse faire grand-chose. Il ne va pas fournir de la nourriture. On avait dit qu'on en achèterait, en plus, sur la route. On partira avec des vivres de base." suggère Tirash.
- "Ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Les tentes, je ne sais pas... J'imagine qu'elles sont fournies avec les fantassins, non ?" évoque Tirash.
- "Oui ! Mais il faut les transporter quand même... Ce n'est pas eux qui vont les transporter pendant le voyage." indique Fron.
- "Oui, tu as raison surtout s'il faut qu'ils combattent, autant que leurs chevaux ne soient pas trop chargés. On peut, peut-être, demander 15 fantassins et deux chariots." suggère Tirash.
- "Ouais ! Ce ne serait pas déconnant ! Et ça évite d'avoir un surnombre par rapport à notre effectif comme on avait essayé de faire un tiers, un tiers. Là, on ferait un quart, un quart. 12, 15, nous et les gars du Sud, ça fait 10 avec les copains de Daëgon qui seront fiables, ça fera une douzaine, peut-être, plus." indique Fánaviryan.
- "Est-ce qu'on a envie, aussi, que le gouverneur vienne se mêler de nos affaires. Parce que si on pouvait se garder un certain, comment dire, monopole sur les transactions avec Khazad-Dûm, ce ne serait pas non plus dégueulasse !! Parce qu'une fois qu'on les aura mis en contact, il a les moyens de nous supplanter. Si on réussit à gérer ça à notre manière..." analyse Tirash.
- "En même temps, ça pourra, peut-être, nous apporter du boulot parce que même si on les fait passer par un itinéraire ou deux, on aura plusieurs choix dans le futur et avec notre compagnie gagnant en réputation, il sera bien obligé de nous reprendre comme on va dire intermédiaire." évoque Fánaviryan.
- "Vu ce que Roane nous a dit sur ses aspirations à courtisaner, peut-être pas, quoi que, si on le laisse mousser et que nous, on prend le pognon, ça va..." indique Tirash.
- "Pas mal aussi !" réagit Fánaviryan.
- "Fron, Daëgon, qu'en pensez-vous ?" demande Tirash.
- "Après, je me dis que 20 personnes en plus ça double, quasiment, l'escorte." indique Fron.
- "Ça veut dire, aussi, qu'on va avoir l'émissaire sur le dos... Il n'y a pas d'avantage... Soit on prend tout, soit on ne prend rien..." indique Daëgon.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Soit on prend la moitié maintenant et la moitié pour une prochaine. Mais bon, ça ne change rien par rapport au fait qu'il pourrait nous doubler d'une certaine manière..." indique Tirash.
- "Voilà ! C'est ce que disait Daëgon. C'est tout ou rien. On n'est pas obligé mais, en même temps, on se fait un allié quelque part.…" évoque Fánaviryan.
- "Ma position est tout ou rien parce que ça ne sert à rien d'avoir 5 bonhommes si on se tape les militaires. Après, je ne vois pas dans quoi on s'engage politiquement... Je pense qu'on peut faire ça." indique Daëgon.
- "Et le fait d'escorter du blé n'est, quand même, pas, non plus, la richesse ultime. Le risque c'est que si on est trop nombreux, les méchants, ils pensent que c'est de l'or qu'on transporte et là ils vont en mettre un paquet sur notre gueule !" analyse Tirash.
- "Ça peut être très dissuasif aussi !" affirme Fánaviryan.
- "Oui, effectivement, donc c'est plus difficile de rassembler 60 personnes que d'en rassembler 20..." indique Tirash.
- "Oui sachant qu'à chaque rencontre qu'on a pu avoir avec les brigands, on a eu des blessés." indique Fánaviryan.
- "Oui, tout à fait !" confirme Tirash.
- "Il suffirait que ça se passe mal une fois..." signale Fánaviryan.
- "Oui, c'est vrai... Ce n’est pas faux... C'est vrai que si on se fait pouiller dès le départ et qu'on doit finir le convoi à 5, ça va être chaud..." confirme Tirash.
- "Voilà ! On valide les 20 et advienne que pourra ! Au pire, l'émissaire pourrait mourir par accident au retour..." suggère Tirash.
- "À la limite, on peut dire qu'on veut bien 16 mais qu'ils nous fournissent un soigneur, peut-être..." propose Fánaviryan.
- "Oui ! Exact ! Un soigneur, ce serait formidable !" réagit Tirash.
- "Non, mais ce n'est pas efficace !!" réagit Daëgon.
- "Moi, je leur dois la vie !!" indique Tirash.
- "Ouais mais en combien de temps ??" demande Daëgon.
- "Le voyage durant 2 mois, de toute manière, au bout de 15 jours, normalement, la personne, si on la met bien au repos sur un de nos deux chariots, elle peut reprendre des forces." suggère Fánaviryan.
- "Ce n'est pas la même chose que dans un lit, au coin du feu..." évoque Tirash.
- "Non, bien sûr ! Au pire, je connais un hospice à Metraith et puis si on a d'éventuels blessés, on les postera à Metraith ou Tharbad." suggère Fánaviryan.
- "Avant de prendre une décision sur l'itinéraire, on va, déjà, essayer de savoir si on a du blé et on verra..." indique Tirash.
- "Si on est fortement escorté, on peut passer, carrément, par Rivendell !" suggère Daëgon.
- "Ouais, c'est ce que je me disais !" confirme Fánaviryan.
- "On ne sait pas ce qu'on va ramener de chez les nains aussi ! Parce qu'on va ramener des choses et ça aura de la valeur." évoque Tirash.
- "On n'est pas obligé de passer par le même endroit." suggère Daëgon.
- "On est tous d'accord que, quand même, une quinzaine de soldats en plus, un soigneur et, peut-être, deux chariots, ce serait, pas mal..." suggère Fánaviryan.
- "Oui, clairement ! On sera plus confort !" confirme Daëgon.
- "Voilà, à voir, si on peut le négocier comme ça en baissant un peu le nombre d'hommes et puis en ayant du chariot, du soigneur éventuellement... Ouais, je pense que c'est bien ! Donc il faut qu'on aille le voir. Il faut qu'on retourne l'en informer demain." évoque Tirash.

Les quatre compagnons finissent leur bière puis remontent vers la Haute Ville pour rejoindre l'auberge de la Reine.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 21:30 / 22:20 - Fin du repas avec Roane - D - F - F - T - Roane Cerfblanc - Lieu : Fornost Erain - Maison du Gouverneur

Lorsque Roane se retrouve seule avec les quatre compagnons, Tirash lui demande :
- "Comment voyez-vous la suite des événements, Roane, en ce qui vous concerne ? Êtes-vous plutôt optimiste ?"
- "En ce qui me concerne ?" interroge Roane.
- "Pensez-vous que vous allez être une jeune veuve ?" demande Fànaviryan.
- "Je vous remercie pour ce titre de jeune ! Veuve, je vous avouerai que, peu m'importe, à ce jour... Je pense que, même si mon père, quant à lui, s'est détaché de notre famille, au regard de cette discussion de ce soir, je trouve ces enjeux politiques très joyeux et qu'il y a, sans doute, de la matière à pouvoir s'élever, répondre à des besoins que ma pensée me laisse encore un peu de vide et que ce vide pourrait se combler au travers de discussions politiques avec ma famille, de choix à faire. Je vais m'impliquer ici et trouver ma voix. Je pensais, aussi, si jusqu'alors j'ai eu des refus, mais, peut-être qu'en obtenant un peu plus de faveurs de ma famille, me rapprocher également, des prophètes. Ils ont tant de choses à dire !" évoque Roane.
- "Vous voulez devenir prophète vous-même ?" demande Daëgon.
- "Oh... Je ne me fais pas d'illusions là-dessus... Ce serait d'un ennuyeux toutes ces années à étudier. Non mais je pense que me rapprocher d'eux." répond Roane.
- "Ecoutez ce qu'ils ont à dire..." suggère Daëgon.
- "Exactement ! Vous avez compris, vous aussi, le sens de leurs paroles qui sont toujours très spirituelles et envoutantes... En tout cas, vous avez fait, je pense, fort bonne impression auprès de mon père. J'espère que je n'ai pas dévoilé des secrets auprès de mon père concernant votre voyage." évoque Roane.
- "De toute façon, qu'il l'apprenne maintenant ou plus tard, ça ne change, peut-être probablement, pas grand-chose. Nous avons pu comprendre qu'il avait envie de se rapprocher éventuellement de Khazad-Dûm pour affaire ?" évoque Tirash.
- "Oh... Vous savez mon père, vous dire qu'il s'intéresse la ville de Fornost... C'est surtout de son nom qu'il s'intéresse, de sa personne... Vous savez, en fait, ce n'est pas lui qui qui gouverne la ville." évoque Roane.
- "Comment ça ??" réagit Tirash.
- "Ah ??" réagit Fànaviryan.
- "Vous savez, celle qui dirige la ville, c'est Etaméä..." annonce Roane.
- "Orrómen que nous avons croisé et qui vous a salué." évoque Fànaviryan.
- "Oui ! Une très bonne amie ! On s'est toujours bien entendu et j'avoue qu'étant jeune, je l'appréciais fortement mais un peu trop sérieuse à mon goût... Cette envie toujours de bien faire... Un peu trop terre à terre à mon goût... Ça pour être intelligente, en effet, elle l'est !! Là-dessus, nous ne pouvons rien lui dire mais je pense que mon père a trouvé, en elle, une femme fort intelligente qui sait, parfaitement, répondre aux besoins des habitants. Quant à mon père, vous avez eu de la chance de le voir ce soir, je pense que vous n'êtes pas près de le revoir puisqu'il passe le plus clair de son temps au palais. Ce qui l'intéresse, surtout, c'est de voir les grands de ce monde et je dois dire que je suis étonnée qu'il soit resté aussi longtemps lors de ce repas de ce soir. Je pense que le fait que le Conseil se soit réuni et qu'il ne puisse pas y participer fait qu'il n'avait pas grand-chose d'autre à faire... Mais, sans doute, qu'il va, à présent, aller faire un tour au palais pour essayer d'y glaner quelques informations et sans doute que le fait que si vous lui offrez l'opportunité pour, sans doute, quelqu'un de sa famille d'aller à Khazad-Dûm, serait, pour lui, l'opportunité de pouvoir encore se montrer auprès du roi." indique Roane.
- "Son poste de gouverneur, ce n'est pas un poste à vie ?" demande Tirash.
- "Non ! À tout moment, le Roi peut, très bien, décider de le destituer et de nommer un nouveau gouverneur. Donc, forcément, s'il veut garder son titre, il sait qu'il doit toujours faire plaisir au roi. Il sait très bien le faire, pour ça, je dois dire qu'en tant que courtisan, il sait parfaitement jouer son rôle." confie Roane.
- "Et vous avez un cousin ou un frère qui serait intéressé par le voyage à Khazad-Dûm ?" demande Fron.
- "Oh oui, plusieurs ! Des gens intrépides, dans la famille, ce n'est pas ça qui manque... Un voyage jusqu'à Khazad-Dûm, il y aura des prétendants, des cousins tout à fait ennuyeux, tout aussi terre à terre aussi... mais, bon..." répond Roane.
- "Compétant quand même ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Oui, tout à fait ! Ne vous inquiétez pas là-dessus si, en effet, mon père était amené à vous envoyer des hommes, ils seraient triés sur le volet !" indique Roane.
- "Très bien !" confirme Daëgon.
- "En tout cas, je pense sauf s'il avait d'autres idées en tête lui venant de la cour et là, là-dessus... Aujourd'hui, je viens de revenir ici et je n'ai pas encore mesuré tout ce qui se joue en ville. Il va me falloir un petit temps d'adaptation..." indique Roane.
- "Nous avons rencontré une personne, hier, qui pourrait vous intéresser pour lutter contre l'ennui qui pourrait vous assaillir. Connaissez-vous un certain Camilin ?" évoque Tirash.
- "Non ! Son nom ne me dit rien..." répond Roane.
- "C'est un jeune homme fort séduisant qui est très intéressant et intelligent qui avait commencé l'école des prophètes." explique Tirash.
- "Ah ! Vous m'envoyez ravie de ce nom-là et où puis-je le trouver ?" demande Tirash.
- "Dans certains lieux de la basse-ville. Je peux lui proposer de vous contacter..." répond Tirash.
- "Merci pour l'information Monsieur Tirash !" répond Roane.
- "Je souhaitais juste, Roane, vous dire que vous avez compris notre attachement pour la communauté Hobbite." évoque Tirash.
- "Ainsi que l'équilibre du royaume !" ajoute Fànaviryan.
- "Tout à fait ! Si d'aventure, il y avait des choses qui pourraient nuire aux Hobbits, est-ce que vous sauriez nous en informer sans trahir votre famille bien entendu ou tout autre intérêt qui vous serait plus personnel mais cette communauté nous tient vraiment à cœur, ils nous ont accueilli avec beaucoup de bonne humeur et beaucoup de gentillesse et pour moi qui vient de fort loin, cela faisait longtemps, mis à part mes camarades ici présent, que je ne m'étais pas senti exister comme ça a pu être le cas en Comté ces dernières semaines." expose Tirash.
- "J'entends vos propos mon cher Tirash. Comprenez que, dans les prochains mois, je vais, sans doute, être sur un rapprochement avec ma famille et la position de ma famille est de préserver le royaume de l'Arthedain, de faire en sorte que notre beau peuple puisse conserver son rayonnement dans la région tout en assurant sa protection et je pense qu'aujourd'hui, pour une majorité des membres de ma famille, nous aurions des choix politiques qui seraient tout autre que ceux engagés par Argeleb II. J'entends bien que vous souhaitez maintenir ce peuple dans leurs conditions voir même, peut-être, augmenter que leur pouvoir puisse se développer un peu plus." indique Roane.
- "Ceci n'est pas de notre ressort." réagit Tirash.
- "Mais comme vous le savez, ce sont des bons travailleurs qui par la foisonnance de leur contrée, peuvent nourrir plus ample population telle que nous nous retrouvons." indique Fànaviryan.
- "Nous avons, effectivement, la conviction que la Comté peut apporter beaucoup au royaume que ce soit en faisant totalement parti ou d'une autre manière mais cette communauté est dynamique avec une population qui va aller, je pense, grandissante, ne peut qu'apporter du bien au commerce notamment." précise Tirash.
- "Hum... Qu'est-ce qu'elle pourrait m'apporter ?" demande Roane.
- "À vous personnellement ?" demande Tirash.
- "Hum, hum ! Parce que comprenez qu'à présent, il va falloir que je m'intéresse, un peu plus, à moi-même..." indique Roane en se tournant vers Fron avec un sourire malicieux et un regard de défi puis ajoute :"Qu'est-ce quel serait mon intérêt dans cette histoire si ce n'est de, peut-être, m'opposer un peu plus à ma famille ?"

Un silence s'installe autour de la table. Fron réfléchit. Tirash hésite quelques instants avant de reprendre la parole avec un ton franc et direct :
- "Plutôt le contraire ! Vous pourriez être celle qui, en bonne connaisseuse de la Comté, puisque vous y avez vécu, pourrait entamer des négociations fructueuses autant pour la Comté que pour votre famille et par la même améliorer votre position personnelle au sein de la famille."

Roane réfléchit aux propos de l'homme du sud. Fron en profite pour prendre la parole :
- "Hé bien, la Comté est une terre qui devient hobbite et, de plus en plus, car de nombreux Hobbits rejoignent ce pays et ce sera, sans doute, dans quelques années une des régions les plus peuplées de l'Arthedain car suite à la Grande Peste, beaucoup de région étaient des régions perdues de nombreux habitants mais les Hobbits affluent de plusieurs endroits pour venir repeupler la Comté et ça devrait être un pays bientôt très peuplé et, peut-être, un allié intéressant."
- "Et toujours plus intéressant de se faire de nouveaux alliés plutôt que de se lancer dans de nouvelles guerres." évoque Tirash.
- "Intestines..." ajoute Fànaviryan.
- "J'entends votre position... C'est intéressant, en effet, ça peut me donner des arguments à transmettre à ma famille... En tout cas, j'en prends note..." indique Roane.

Elle va, alors, annoncer de passer au dessert qui va être servi. Fànaviryan va se faire plaisir avec des cerises servies. Après le repas, des musiciens vont venir égayer un peu cette fin de soirée.

Roane va poursuivre quelques conversations mais semble être moins impliquée dans la soirée voire de montrer des signes de fatigue et d'ennuis. Aussi, les compagnons vont, après la fin du répertoire des musiciens, quitter la demeure du Gouverneur pour rejoindre les rues de Fornost Erain.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:10 / 21:30 - Repas avec le Gouverneur - D - F - F - T - Cynemær Eket - Roane Cerfblanc - Lieu : Fornost Erain - Maison du Gouverneur

Les quatre compagnons arrivent dans une grande salle où un homme se tient debout, un certain âge, les cheveux gris et longs, portant un plastron doré, l'air noble et fier. Roane annonce :
- "Cynemær Eketya."

L'homme salue de la tête en gardant une certaine distance. Fánaviryan salue d'une belle révérence, élégante dans sa robe d'été. Fron lance :
- "Bonjour monsieur."

Roane propose aux quatre compagnons de s'asseoir autour d'une grande table qui est disposée au milieu de la pièce. Elle propose aux compagnons de venir s'asseoir et l'homme vient s'installer en bout de table. L'homme prend la parole :
- "Roane, ma fille, m'a parlé de vous et vu ce que vous avez fait pour elle, il me semblait important de vous remercier. Donc ce repas est en votre honneur."
- "Et c'est un grand honneur !" réagit Tirash.
- "Merci beaucoup, monsieur ! Enchanté de faire votre connaissance." répond Fron Sacquet.
- "Je suis le gouverneur de Fornost Erain. Roane m'a fait part des événements, de tout ce qui s'est passé et de la façon dont vous avez agi. Je tenais donc à vous remercier. Vous avez pris soin de ma fille et vous l'avez ramené jusqu'ici. Il me semble, je pense, normal que je puisse vous remercier pour vos actes même si au regard des affaires que cela engendre notre nom est entaché par les agissements de ce monsieur Cerfblanc !" indique Cynemær.
- "Allons, allons mon Seigneur. Votre fille était liée à une relation toxique mais ne pouvait, en rien, être considérée comme responsable de ses agissements." réagit Fánaviryan.
- "J'en suis bien conscient mais l'affaire va, sans doute, agiter le royaume." évoque Cynemær.
- "Il est, déjà, bien agité !" réagit Fron.
- "En effet !" confirme Cynemær.
- "Certes, loin d'ici..." ajoute Fron.
- "Je n'ai pas encore eu vent des décisions du Haut Conseil qui est toujours en cours, à l'heure où je vous parle, mais, tout ce que j'espère, c'est que ma fille ne sera point embêtée par cette histoire. J'espère que vous pouvez me confirmer cela." demande Cynemær.
- "À notre humble mesure, je ne vois pas en quoi elle pourrait être embêtée..." répond Tirash.
- "Je peux vous dire que la charge et responsabilité incombent à son mari qui devrait, peut-être, selon vos coutumes, devenir un ex-mari si possible afin qu'elle réacquière le nom de sa lignée." ajoute Fánaviryan.
- "En effet... Il me semble, tout à fait, pour moi, normal que vous puissiez être rémunéré ou, en tout cas, qu'on puisse que la famille Eketya puisse vous aider. Ma fille m'a parlé de vous, de votre compagnie de de mercenaires, si j'ai bien compris. En tant que compagnie, est-ce que dans les mois à venir, vous avez des projets ?" demande Cynemær.
- "Hé bien, oui, quelques-uns..." répond Daëgon.
- "Vous auriez du travail pour nous ?" demande Tirash.
- "Non, ce n'est pas en cela où je veux en venir puisque, comme je vous le disais, l'idée de pouvoir faire en sorte que la famille Eketya puisse vous vous offrir quelque-chose pour vous remercier de ce que vous avez pu faire et disons que notre famille est puissante et, en cela, je dirais, elle pourrait, sans doute, répondre à des besoins spécifiques. J'ai cru comprendre que, dans les prochains mois, vous auriez un voyage..." suggère Cynemær.
- "Oui ! Nous en avons, même, plusieurs de prévu. Il va falloir qu'on réussisse à faire tenir tout ça dans un laps de temps assez court, c'est vrai." répond Tirash.
- "Et, est-ce que par rapport à ce voyage, vous auriez des besoins spécifiques ?" demande Cynemær.
- "Effectivement ! Nous sommes en train de monter une sacrée expédition. Comme vous le savez, la Compagnie de l'Aurore Ecarlate a pour but de protéger marchandises et voyageurs. Donc c'est ce qui nous avait amené à extraire votre fille de cette région instable afin qu'elle puisse vous retrouver mais, vraiment, sans avoir conscience de s'aligner à votre maison. Pour nous, c'est une fibre qui nous touche. Ayant été à Metraith pour un simple transport, nous avons découvert que cette ville rencontrait de gros, gros problèmes d'assimilation de personnes venant du sud et, plus spécialement, des petites gens tels que Fron qui se retrouvaient coincés là-bas sans pouvoir rejoindre la Comté. Nous avions été engagés par le marchand qui a été assassiné par l'ex-mari de Madame pour envoyer de la nourriture plus dans le sud et nous avions prévu, au retour, de prendre en charge ces personnes afin de les ramener en territoire ami." explique Fánaviryan.
- "Quand vous dites : "plus dans le sud", ce serait Metraith ?" demande Cynemær.
- "Nous parlons, carrément, de..." indique Fánaviryan en se tournant vers ses compagnons qui ne semblent pas comprendre l'attitude de l'Elfe qui ajoute : "Où nous allions amener de la nourriture au-delà de Tharbad."
- "D'accord ! Dans le Gondor ?" demande Cynemær.
- "Un peu plus vers les montagnes, vers un peuple qui ne produit pas lui-même ses ressources alimentaires." précise Fánaviryan.
- "Ah ! D'accord..." réagit Cynemær.
- "Votre offre est très intéressante, c'est vrai ! Mais il se trouve que nous avons déjà mis en place pour un projet tel que celui-ci, vous imaginez bien, qu'on n'improvise pas que ce soit pour les recrutements des troupes nécessaires ainsi que les chevaux, les chariots et cetera. Les commandes sont passées, n'est-ce pas ?" indique Tirash.
- "Oui, je suis assez d'accord avec ce que tu dis et qu'il me reste, peut-être, deux amis à retrouver." évoque Daëgon.
- "Concernant cette affaire, effectivement, il semblerait que nous soyons, à peu près, organisés." explique Tirash.
- "Sachez que si, à un moment donné, vous avez besoin d'une compagnie, la famille Eketya possède des troupes d'élite et que je serais, en mesure, de pouvoir vous détacher un certain nombre d'hommes si vous en aviez un besoin." évoque Cynemær.
- "Très intéressant !" réagit Tirash.
- "C'est très aimable à vous !" réagit Daëgon.
- "C'est, je dirais, une réponse que notre noble famille peut, tout à fait, répondre. Nous avons une réputation d'être d'excellents fantassins." explique Cynemær.
- "Auriez-vous accès à des ressources ? Je pense à du blé. C'est, peut-être, là que le bât blesse concernant notre affaire. Il y a, au niveau, de notre approvisionnement, certains doutes qui devraient être levés d'ici quelques semaines mais si nous nous retrouvions dans le besoin, peut-être, que cela pourrait aussi être une manière intéressante pour nous de vous permettre d'honorer cette dette que vous nous reconnaissez." propose Tirash.
- "Hum... Du blé, dites-vous... Là, c'est moins mon domaine... Même la gestion pour la ville de Fornost est toujours quasiment à flux tendu... Je peux me renseigner mais sachez bien que je ne peux vous garantir une réponse positive là-dessus..." évoque Cynemær.
- "Mais nous gardons en tête votre proposition de vos forces spéciales sachant qu'actuellement, la route de Metraith est bloquée. Nous allons devoir changer d'itinéraire selon ce que nous allons redécouvrir en Comté prochainement. Les temps sont troubles." évoque Fánaviryan.
- "En effet, les temps sont troubles même non loin d'ici. Il faut toujours être prudent." évoque Cynemær.
- "Nous avons, effectivement, découvert une cache près d'Occum d'hommes d'Angmar et nous ne pensions pas le mal si présent." indique Fánaviryan.
- "En effet, il l'est ! Je dois dire que cela fait partie de mes priorités de pouvoir répondre à cela, d'être vigilant vis-à-vis des espions du royaume d'Angmar qui pourraient être présent en ville. En tout cas, en tant que gouverneur, cela est ma priorité." confie Cynemær.
- "À combien de fantassins faisiez-vous allusion, histoire que nous puissions réfléchir en ayant toutes les données ?" demande Tirash.
- "Je pense, aisément, pouvoir faire en sorte qu'une vingtaine d'hommes puissent répondre, éventuellement, à vos besoins si besoin, il y a, évidemment !" répond Cynemær.
- "Et pour une durée de combien de temps ?" demande Tirash.
- "Il est vrai que si la question se posait d'aller jusqu'à Khazad-Dûm..." évoque Cynemær.
- "C'est de l'ordre d'un mois sans les imprévus..." précise Tirash.
- "Je pense que pour un voyage tel que celui-ci, ce serait possible, évidemment, si vous en avez ce besoin..." indique Cynemær.
- "Comme l'exprimait Fánaviryan, les temps sont durs et il est difficile de savoir à quel danger nous serons confrontés." évoque Tirash.
- "En tout cas, sachez que vous connaissez, à présent, ma proposition et que si vous en exprimez le besoin, à ce moment-là, vous pouvez vous adresser, directement, auprès de moi." indique Cynemær.
- "Très bien !" réagit Daëgon.
- "Merci ! Nous avions pour projet de réfléchir un peu plus à notre organisation suite aux nouvelles que nous avons apprises récemment. Nous reviendrons, peut-être, vers vous." indique Tirash en se tournant vers ses compagnons.
- "Oui, effectivement, votre proposition est très honorable et comme vous pouvez constater, nous sommes une compagnie hétéroclite qui nous assure une forme de neutralité à travers les contrées. Et c'est pour ça que nous avions déjà prévu à l'origine, d'avoir des hommes aussi bien de Bree, que de Metraith et de Fornost Erain. Je pense que même une présence de vos oriflammes ne feraient que conforter et, peut-être, améliorer le futur commerce avec Khazad-Dûm." explique Fánaviryan.
- "En effet, je ne vous cache pas qu'avec un voyage tel que celui-ci, madame Fánaviryan, j'ai l'impression que vous lisez dans mes pensées..." indique Cynemær.
- "Je ne suis pas née d'hier !!" répond Fánaviryan.
- "En effet, il est clair que si vous estimez avoir un besoin en hommes, je réfléchirais, dans ces cas-là, à ce qu'il y ait aussi un représentant de notre famille pour que des négociations puissent se faire directement auprès de Khazad-Dûm." indique Cynemær.
- "Et nous en prendrions extrêmement soin à ce moment-là !" indique Fánaviryan.
- "J'entends bien que rien n'est acté ! En tout cas, vous avez là ma proposition. Je ne sais pas si vous avez déjà une date de départ de prévu ?" demande Cynemær.
- "Ça aurait été un point que j'allais vous évoquer à savoir en combien de temps vous pouviez mobiliser vos hommes car nous pensions essayer de repartir, on va dire dans les plus brefs délais en ayant réponse du Haut Conseil par rapport à.…" indique Fánaviryan.
- "Si ce n'est, Fánaviryan, que nous n'aurions pas besoin de ces hommes dès aujourd'hui. Ils pourraient nous rejoindre à Bree au moment du départ." suggère Tirash.
- "Ah oui, tout à fait ! Très bien." confirme Fánaviryan.
- "Ne risquez-vous pas d'avoir besoin de ces hommes en ces temps troublés ? Avec les problèmes dans la Comté..." demande Tirash.
- "Disons que les problèmes dans la Comté ne concernent pas directement notre famille." indique Cynemær.
- "Vous ne vous sentez pas plus impliqués que ça dans cette affaire ?" demande Tirash.
- "Non ! Après ma position est particulière. Je suis gouverneur de la ville de Fornost Erain donc je suis un représentant du roi dans cette ville. En cela, je me mets au service du roi et ma famille vient en second. Mais il est clair que, pour ma famille, ils regardent, quand même, d'un œil particulier de savoir ce qu'il en est pour la Comté..." indique Cynemær.

Fánaviryan est attentive aux réactions du Gouverneur et constate qu'il semble avoir un certain détachement vis-à-vis des enjeux concernant la famille Tarma et concernant la Comté.

Les compagnons vont alors pouvoir profiter du repas offert par Cynemær, du vin blanc des coteaux du lac Vespéral, cultivé par la famille Eketya, des mets raffinés et en abondance.

Après l'entrée, Tirash demande :
- "Votre famille n'est représentée au conseil ? Ou, en tant que gouverneur de la ville, vous n'êtes pas concerné par ce qui se dit ? C'est par simple curiosité bien sûr..."
- "Hum... Je comprends. Vous n'êtes, sans doute, pas au fait de toutes ces notions politique qui peuvent y avoir en ville. En effet, je me suis, quelque peu, détaché de ma famille. En tant que gouverneur, je ne peux rester loyal à ma famille et, en même temps, être le représentant du roi dans cette ville." répond Cynemær.
- "Oui ! Donc votre famille est représentée mais pas par vous, c'est bien cela ?" évoque Tirash.
- "Tout à fait ! En règle générale, mon cousin, l'Artatan, essaye d'être présent." confirme Cynemær.
- "Je vous demandais ça parce que nous étions au bain cet après-midi et nous avons entendu des conversations qui parlaient du soutien que la famille Eketya apporterait, actuellement, aux Tarma dans les négociations du conseil." évoque Tirash.
- "Je veux bien le concevoir..." indique Cynemær avec un léger sourire aux lèvres.
- "Il se dit tellement de choses aux bains..." évoque Tirash.
- "Oui, en même temps, ces deux familles ne sont pas les plus loyalistes des grandes familles. Donc, évidemment, leurs enjeux ne sont pas les mêmes que les autres grandes familles." indique Cynemær.
- "Vous parlez de loyauté au roi ?" demande Tirash.
- "Tout à fait ! En effet, il est bien connu que ma famille et la famille Tarma se considèrent légitimes pour être au pouvoir." annonce Cynemær.
- "D'accord !" confirme Tirash.
- "Oh ! C'est clair ça !!" réagit Fánaviryan.
- "Evidemment ce qui veut dire que lorsque certaines décisions doivent être prises, en fonction des orientations des grandes familles, hé bien, des alliances peuvent se former même si ma famille peut s'opposer, régulièrement, à la famille Tarma lorsque les enjeux imposent de se distancer du roi, il est légitime pour nos familles de s'unir mais sachez bien que, là-dessus, je ne prends pas position puisque ma fonction, aujourd'hui, m'impose d'autres choix." évoque Cynemær.

Tirash observe les réactions du gouverneur et semble sincère dans ses propos ce qui n'est pas le cas de Daëgon qui n'arrive pas à mesurer la sincérité des propos du gouverneur. Tirash estime que sa loyauté va réellement vis-à-vis du roi.

Cynemær va, par la suite, poser des questions, avant l'arrivée du dessert, sur les compagnons, sur leur origine et leur histoire. Il semble plus détaché et moins impliqué dans les discussions, évoquant cette discussion par pure courtoisie. Puis, lorsque le dessert arrive, il va se lever et annoncer :
- "Vous m'excuserez, je dois retourner travailler, certaines tâches imposent que je sois présent. En tout cas, je vous remercie d'être venu, d'avoir rendu service à ma famille, à ma fille et j'attends votre réponse."
- "Merci, beaucoup pour cette proposition !" remercie Tirash.
- "Gouverneur, nous comprenons vos obligations régaliennes et je voulais vous demander, juste à titre personnel, si vous pouviez m'autoriser à descendre dans un vos camps d'entraînement si j'ai quelques temps avant mon départ pour, pas tester vos unités dont je ne doute pas qu'elles sont excellentes, mais me perfectionner un petit peu sur l'usage du bouclier que je commence à peine à maîtriser." demande Fánaviryan.
- "Oui, je vais faire sorte que vous puissiez avoir une autorisation..." répond Cynemær avec une réaction de surprise à cette demande.
- "En vous remerciant." réagit Fánaviryan.

Le Gouverneur se tourne aussi vers Daëgon puis Fron, les salue. Fron répond :
- "Merci de votre accueil."
- "Tout à fait !" réagit Daëgon.

Puis Cynemær quitte la pièce.

Session N°121

Le 20/03/2024

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:30 / 19:10 - Invitation chez le Gouverneur - D - F - F - T - Garde Fornost Erain - Roane Cerfblanc - Lieu : Fornost Erain - Maison du Gouverneur

Avant de quitter l'auberge, Fánaviryan indique à ses compagnons :
- "Excusez-moi, messieurs. J'ai besoin d'un petit quart d'heure et je redescends, je suis à vous !"

Fánaviryan remonte dans sa chambre et va enfiler sa robe, mettre ses chaussures. Lorsqu'elle redescend, l'Elfe est fort élégante avec sa belle coiffure, son maquillage, son allure avec la robe estivale élaborée. La guerrière a laissé les armes dans sa chambre et porte le charme en elle.

Les quatre compagnons, tous propres et bien habillés, sortent dans les rues de Fornost Erain et se rendent dans le quartier des grandes maisons. En arrivant à l'adresse indiquée, ils arrivent devant la maison du Gouverneur. Des gardes surveillent l'entrée de la demeure, arrêtent l'avancée des compagnons en leur indiquant qu'il est trop tard pour pouvoir entrer chez le Gouverneur. Daëgon tend la lettre qu'ils ont reçu avec le sceau de la famille Eketya. Les gardes sont surpris par la possession de cette lettre et vont accompagner les quatre compagnons dans le bâtiment qui comprend deux parties. La première semble être ouverte au public et une zone administrative, des bureaux pour la gouvernance de la ville de Fornost Erain. Les gardes amènent les compagnons à la seconde partie qui est le quartier privé du Gouverneur, sa résidence officielle.

À l'entrée de la résidence privée du gouverneur, une femme attend et vient à la rencontre des quatre compagnons. Elle porte une tenue sobre et élégante, plus raffinée et moderne que celles qu'elle a pu porter jusqu'à maintenant.

Roane a ce regard, toujours, mystérieux qu'elle porte aux quatre compagnons. Elle s'approche et dit :
- "J'espérais bien vous voir ce soir. Je vous en prie, entrez, mon père vous attend."
- "C'est à vous que nous devons cette invitation ?" demande Daëgon.
- "Bonsoir madame Roane !" lance Fron.
- "Bonsoir gente dame Roane !" lance Fánaviryan.
- "Tout à fait ! J'ai souhaité que nous puissions conclure tous les événements qui se sont déroulés en Comté. Je vous en prie, entrez !" répond Roane.

Roane accompagne les quatre compagnons dans les quartiers privés du gouverneur.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 16:30 / 17:25 - Passage aux Bains publics - F - T - Lieu : Fornost Erain - Bains Publics

Tirash et Fron vont se rendre dans les bains publics de la Haute Ville de Fornost Erain en payant six sous de cuivre chacun.

Après avoir profité de ce lieu pour se nettoyer et être bien propre, ils vont prêter une oreille attentive aux discussions des locaux.

Ils vont entendre des rumeurs sur le Haut conseil en cours. Ce Haut Conseil serait lié aux conflits avec les Tarma. Neldoriel Tarmëaron est la cousine de l'Artatan Tarma. Elle siège au Haut Conseil en tant que représentante de la famille Tarma. Elle est une excellente oratrice, un esprit très aiguisé avec une très bonne connaissance des lois du pays. Elle semble très impliquée dans les débats du Haut Conseil.

D'autres rumeurs évoquent l'implication d'un magistrat de l'Arthedain dans des affaires louches. Le nom du Magistrat n'est pas connu ainsi que les affaires dans lesquels il est impliqué. Les habitués des bains publics évoquent aussi un Hobbit qui aurait été reçu sans qu'ils en sachent plus.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:10 / 16:30 - Après-midi à Fornost Erain - D - F - F - T - Elina - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Rues

Les compagnons évoquent leurs projets pour l'après-midi. Tirash indique :
- "Il nous faudrait une tenue classe, ça serait pas mal !"
- "Ah moi, je l'ai déjà ! Je peux te conseiller un super couturier ! J'ai trouvé une robe à tomber !! Tu vas voir ce soir..." indique Fánaviryan.
- "C'est fait dans la journée ?" demande Tirash.
- "Bah, il faut voir s'ils ont un peu de stock à disposition... ils peuvent te trouver quelque-chose..." suggère Fánaviryan.
- "Je ne souhaite pas le lustre de Fana... Mais juste une tenue où je n'aurais pas l'air d'un pouilleux pour la soirée." évoque Tirash puis ajoute : "Sinon, nous allons mettre notre tenue de Metraith..."
- "Je vais passer l'après-midi dans ma famille, on se retrouve à l'auberge de la Reine avant dix-neuf heures." indique Daëgon.
- "J'irais bien aux bains les plus huppés, histoire de se laver, d'être là et d'écouter ce qui se dit... Et, en même temps, se faire du bien et se reposer... D'être frais et dispo pour le soir !" indique Tirash.
- "Oh ! J'aime bien ces paroles..." lance Fánaviryan.
- "Je vais venir avec toi." indique Fron.
- "Moi, je vais me le faire en individuelle..." signale Fánaviryan.

Daëgon va aller faire un tour dans sa famille pour une partie de l'après-midi. Après avoir discuté avec sa sœur, son frère et sa mère, Daëgon va pouvoir prendre un bain pour être bien propre avant le repas du soir.

Fánaviryan va se rendre chez une coiffeuse pour avoir les cheveux bien peignés avec une coiffure élaborée. Avant cela, elle va bénéficier d'un bain personnel. La soigneuse va prendre le temps de s'occuper de l'Elfe, de ses pieds, de ses mains, de ses cheveux et de son visage. Elle va, ainsi, rester plus de deux heures avec cette femme.

Fron et Tirash regagnent, dans un premier temps, l'auberge de la Reine pour se reposer. Après une heure de repos, l'aubergiste vient les voir en leur indiquant qu'un jeune homme souhaite les voir. Les deux compagnons descendent et vont rencontrer un jeune de douze, treize ans qui leur dit :
- "On m'a dit de venir vous voir pour vous dire que vous êtes invité pour vous remercier."
- "Pardon ?" demande Tirash.
- "C'est ce qu'on m'a dit de vous transmettre." indique le jeune homme.
- "Mais invités où ? Et par qui ? De la part de qui ?" demande Tirash.
- "Vous êtes bien la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ?" demande le jeune homme.
- "Oui !" répond Tirash.
- "C'est pour aller chez les Eketya ?" demande Fron.
- "Je ne sais pas... On m'a juste dit de venir voir la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et de leur dire que si vous êtes invités, c'est pour vous remercier." précise le jeune homme.
- "Oui parce qu'on n'a pas confirmé qu'on y allait, en fait..." indique Fron.
- "Qui est-ce qui vous a dit ça ?" demande Tirash.
- "Je ne peux pas vous le dire... "

Tirash lui donne une pièce pour le remercier, le jeune homme remercie l'homme du sud et quitte l'auberge. Les deux compagnons se décident, alors, à quitter l'auberge et aller se laver aux bains publics.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 11:15 / 13:05 - Rencontre avec Oërlis - D - F - F - T - Chamur - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Auberge du Pont

En arrivant sur place, ils constatent que l'établissement est situé à l'écart de la ville, un endroit reculé et calme. Daëgon s'interroge sur le nom de cette auberge alors qu'elle est située loin de la rivière.

En entrant dans l'établissement, un couple est présent autour d'une table et un autre client, assis seul, de l'autre côté de la pièce dans un endroit isolé. Le client isolé porte une capuche sur la tête empêchant de voir son visage. L'homme a une eau chaude devant lui et fait un petit geste de la main lorsque les compagnons sont dans la pièce.

Fánaviryan va commander auprès de l'aubergiste deux pichets de bière et cinq chopes. L'Elfe dépose une pièce d'argent sur le comptoir et va rejoindre ses trois compagnons qui sont allés voir Oërlis.

Le dunéen attend que les quatre compagnons soient assis pour s'exprimer. Il a un léger sourire en débutant sa phrase :
- "Astatur aurait besoin de vous parler."
- "Quand ça ?" demande Daëgon.
- "Avant votre départ... Vous partez quand ?" demande Oërlis.
- "On ne sait même pas si le Haut Conseil s'est terminé hier soir..." évoque Fánaviryan.
- "Astatur va, sans doute, nous en parler. On aura, certainement, des infos auprès de lui." évoque Tirash.
- "Certainement..." confirme Daëgon.
- "Oui ! Il souhaitait un peu savoir de votre côté, comment les choses évoluaient et si vous aviez pris une décision par rapport à votre date de départ." indique Oërlis.
- "On n'a pas pris le temps d'en parler. On a été bien occupé mais je ne sais pas, peut-être, après-demain... Qu'en pensez-vous ?" suggère Tirash.
- "Ouais ! Au plus tard..." confirme Fánaviryan.
- "Oui, ça me semble bien ! On a fait, à peu près, le tour de ce qu'on voulait faire ici." confirme Daëgon.
- "Après, ça dépend plus de Valgran et des décisions qui sont prises en hauts lieux. Nous serons avisés, peut-être, ce soir à dix-neuf heures. Nous sommes conviés chez le Gouverneur." évoque Fánaviryan discrètement.

Les quatre compagnons regardent autour d'eux pour évaluer la discrétion des lieux. Oërlis leur dit :
- "C'est bon ici, c'est tranquille... De tous les lieux publics de la ville, c'est ici qu'on est le plus tranquille pour discuter."
- "Tu as une idée de quand est-ce qu'Astatur souhaiterait nous rencontrer ?" demande Tirash.
- "Il souhaitait le faire avant que vous partiez. Donc si vous quittez Fornost Erain le dix-sept, Astatur voudrait vous rencontrer demain." indique Oërlis.
- "Le conseil n'est pas terminé, c'est ça ?" demande Fron.
- "Non, le Haut Conseil n'est pas terminé." indique Oërlis.
- "De toute façon, on ne va pas partir avant qu'il soit terminé." suggère Fron.
- "Il ne va, peut-être, pas durer cent sept ans, non plus !!" réagit Daëgon.
- "Non ! Mais je pense qu'il faudra attendre d'être sûr des décisions prises." indique Fron.
- "Ah bah, oui ! ça, on est d'accord !" confirme Daëgon.
- "Vu qu'en plus, on va aller en Comté. Ce serait, quand même, dommage..." indique Tirash.
- "De ne pas donner des nouvelles..." indique Fron.
- "C'est ça !" confirme Tirash.
- "Disons qu'Astatur m'a fait un retour par rapport à cela. Hier soir, ils ont demandé à convoquer le magistrat Cerfblanc." annonce Oërlis.
- "Oh !! Il va passer un sale quart d'heure !!" réagit Fánaviryan.
- "Et que Neldoriel Tarmëaron est assez vive dans son discours et sa rhétorique. Elle utilise le protocole pour faire durer le Haut Conseil le plus longtemps qu'elle peut. Et, en cela, elle est suivie aussi par la famille Eketya." évoque Oërlis.
- "Elle joue la montre ? Pourquoi elle fait ça ??" demande Daëgon.
- "Pour permettre que les armées Tarma puissent descendre sur Hobbitebourg..." évoque Fánaviryan.
- "Ça, je ne sais pas... Mais, en tout cas, il y a un messager qui est parti, rapidement, peu de temps après le début du Conseil, vers l'ouest. Autant dire que l'Artatan Tarma va être prochainement informé de ce qui se passe et donc j'imagine que Neldoriel agit de tout son pouvoir pour faire en sorte que le Haut Conseil dure le plus longtemps possible..." évoque Oërlis.
- "Hum, hum..." réagit Daëgon puis évoque : "Du coup, est-ce qu'on attend, vraiment, la fin du conseil avant de bouger ?"
- "On verra ce qu'en dit Astatur demain... Et en fonction des informations obtenues ce soir, éventuellement..." évoque Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon et Fánaviryan.
- "Parce que sachez que si vous allez voir le gouverneur, il fait partie de la famille Eketya qui, en ce moment, bloque toute la procédure concernant la Comté." évoque Oërlis.
- "Et pourquoi nous ont-ils invité, alors, dans ces cas-là ??" demande Daëgon.
- "Alors ça, je ne sais pas... Je n'ai pas suffisamment d'informations. Je peux demander à Astatur des informations là-dessus." indique Oërlis.
- "Oui... Ça pourrait nous être utile. Si on se rend dans un nid de vipères, il vaut mieux le savoir..." évoque Oërlis.
- "Vous avez rendez-vous à quelle heure ?" demande Oërlis.
- "Dix-neuf heures." indique Daëgon.
- "D'accord... Je vais me renseigner..." indique Oërlis.
- "À dix-neuf heures à proximité du Palais. Si on pouvait se retrouver plus haut dans la ville." suggère Fánaviryan.
- "Ou un peu plutôt, ici, si on est tranquille ici..." suggère Tirash.
- "Chez nous à l'auberge de la Reine ?" propose Fánaviryan.
- "Non ! Je n'irai pas au l'Auberge de la Reine." annonce Oërlis.
- "Ah non... D'accord..." réagit Fánaviryan.
- "Mais, par contre, je peux demander aux..." évoque Oërlis.
- "À votre Hrefn local..." indique Fánaviryan.
- "Par ici, Astatur en a plusieurs, des jeunes garçons..." évoque Oërlis puis ajoute : "En tout cas, j'essaie de vous donner des informations avant que vous alliez rencontrer le Gouverneur en essayant de passer à votre auberge. Je laisserai des messages là-bas."
- "Très bien !" confirme Daëgon.
- "Et par ailleurs, je vois avec Astatur pour que vous ayez une rencontre demain." confirme Oërlis.
- "Bien !" confirme Tirash.
- "Est-ce qu'il y avait autre chose ?" demande Oërlis.
- "Je ne vois pas là, comme ça..." indique Daëgon.
- "Non..." indique Fánaviryan.
- "Une petite bière ?" propose Fánaviryan.
- "Ouais ! Je ne suis pas contre !" répond Oërlis.

Fánaviryan va servir tous ses compagnons même Tirash va, à peine, boire sa chope au grand désarroi de l'Elfe. Oërlis va commander cinq repas, repas offerts par Astatur.

L'ambiance va alors se détendre, les habitués arrivent pour manger. Fron va commenter les plats apportés et Fánaviryan va évoquer les histoires de la Compagnie.

Avant de partir, Fánaviryan demande à Oërlis :
- "Oërlis, sais-tu où s'adresser pour que Fron devienne un homme ?"
- "Un lieu qui accepte les petites gens, tu veux dire ?" reformule Daëgon.
- "Tu vas voir si je ne suis pas un homme !!" réagit Fron.
- "Qu'est-ce que tu veux dire par là ?" demande Oërlis.
- "Ce que je dis... Qu'il ait ses poils qui puissent pousser plus drus..." précise Fánaviryan.
- "Je vais voir directement avec Fron, si tu permets..." répond Oërlis.

Le 15 de Cerbeth de l'An 1640 - 10:30 / 11:15 - Discussion avec Dyfed - D - F - F - T - Dyfed - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Après le réveil, les compagnons prennent le petit-déjeuner à l'auberge de la Reine et en mangeant, Tirash dit à ses compagnons :
- "On pourrait aller voir à l'auberge de l'hospitalité si les miliciens ont retrouvé les deux marchands."
- "Oui ! Bien ! A ce moment-là, on t'accompagnera." propose Fánaviryan.
- "Et puis, on va prendre une petite bière pour faire passer celle de la veille !!" suggère Tirash sur le ton de l'humour.
- "Ouais !!" confirme Fánaviryan.
- "Parfait pour le mal de crâne !!" confirme Daëgon.
- "J'espère que je ne vais pas tacher mon manteau quand même dans l'affaire..." réagit Fánaviryan.
- "Tu as fait des emplettes ?" questionne Daëgon.
- "Tu vas voir ce soir, je vais vous en mettre plein les yeux !!" annonce Fánaviryan.
- "D'accord..." réagit Daëgon.

Les quatre compagnons descendent la rue principale de Fornost Erain pour rejoindre la basse ville.

Sur le chemin, Fánaviryan demande à ses compagnons :
- "Est-ce qu'on pourrait filer une petite pièce à nos compagnons miliciens, histoire qu'ils puissent se faire plaisir en ville ?"
- "Non, on ne l'avait pas fait, il me semble..." répond Tirash.
- "Est-ce que Tirash, Daëgon et moi-même, nous serions favorables à donner, chacun, quatre pièces d'or pour que nos mercenaires, qui sont six, en aie deux chacun puis je me débrouille avec après..." suggère Fánaviryan.
- "Un écu par mercenaire, ça me semble bien !" propose Tirash.
- "Une sorte de prime en complément de leur solde pour amener les Hobbits en Comté." indique Fánaviryan.
- "Avec notre nouvelle rémunération des Yeux et des Oreilles, nous allons pouvoir les rémunérer sur le long terme, par la suite..." évoque Tirash.
- "Oui, tout à fait ! On peut leur filer une prime de deux écus, Tirash, parce qu'il y a le retour et puis leur dire de pouvoir se rééquiper un peu." suggère Fánaviryan.
- "Avec deux écus d'or, je ne suis pas sûr qu'ils vont, beaucoup, s'équiper..." évoque Tirash.
- "Oui, c'est ça..." confirme Fánaviryan.
- "C'est plus pour profiter un peu..." évoque Fron.
- "Oui ! Voilà et renforcer les liens qu'ils peuvent avoir avec nous et l'intérêt qu'ils ont de nous servir correctement." confirme Tirash puis demande : "Est-ce que l'on donne tout à ceux qui sont là ?"
- "Il vaut mieux donner directement à chacun, au fur à mesure." suggère Fron.

Ils se dirigent vers l'entrée de la ville pour y trouver l'auberge de l'hospitalité, située à proximité.

L'établissement est particulier dans sa gestion. Il est, en effet, géré par les autorités locales ce qui permet à tous ceux qui n'ont pas de toit, de pouvoir dormir et avoir une soupe. Ceux qui ont quelques pièces, peuvent y réserver une chambre.

La pièce principale est grande et accueille tous ceux qui n'ont pas les moyens d'être hébergé ailleurs. Devant l'établissement, de nombreux camelots sont installés et proposent des objets divers et variés à l'achat.

L'établissement est vivant, avec des voyageurs, les locaux sans logement et des locaux venant se rencontrer ici. De nombreux habitants semblent avoir l'habitude de se retrouver dans cette auberge. Plusieurs gardes sont présents sur place pour gérer les éventuelles bagarres ou conflits qui peuvent s'y dérouler.

Lorsque qu'ils entrent dans l'établissement, Fánaviryan est acclamée par ses quatre compagnons hobbits qui sont assis autour d'une table. Elle va passer les voir pendant que ses trois compagnons vont discuter avec Dyfed. Tirash prend la parole :
- "Alors Dyfed, comment allez-vous ?"
- "Très bien ! Merci !!" répond Dyfed.
- "Où sont les autres miliciens ?" demande Daëgon.
- "Ils sont partis en ville comme l'avait suggéré Tirash." répond Dyfed.
- "Est-ce que vous avez pu voir les deux marchands ?" demande Tirash.
- "Oui, c'est bon. On les a revus. Ils étaient, tout à fait, contents qu'on s'intéresse à eux et ont décliné la proposition." explique Dyfed.
- "La proposition des cinq pièces ?" demande Tirash.
- "Oui !" confirme Dyfed et ajoute : "Ils étaient prêts à retravailler avec nous s'il y avait besoin..."
- "Oh ! C'est bien ! C'est bien que tu aies fait ce geste commercial..." réagit Fánaviryan.
- "Bah moi, je vous restitue ce qu'ils m'ont dit, c'est tout..." explique Dyfed.
- "Dyfed, pour te remercier pour les services que tu peux rendre à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, nous te remettons la somme de deux écus d'or. Nous allons donner la même somme à chacun de tes compagnons pour les remercier. On leur donnera cette somme lorsqu'on les reverra." indique Tirash.
- "Merci ! Merci ! C'est très généreux de votre part." réagit Dyfed.
- "Dyfed, est-ce que tu pourrais demander aux autres, aussi, d'écouter, un peu, les rumeurs sur le Conseil qui a eu lieu hier soir ? Ce qui traîne en ville là, dans les tavernes ? Sur ce qui se dit ?" demande Tirash.
- "Bien sûr. On peut se renseigner. Je vais passer le mot auprès de mes camarades.
- "Par contre, discrètement... On écoute seulement, on ne va pas poser trop de questions, tu vois..." évoque Tirash.
- "Ouais... Roldan, de temps en temps, il nous demandait de faire ça ! On sait faire... T'inquiète, c'est des choses que Roldan nous a un peu enseigné, avoir une oreille un peu plus sélective sur les bruits qui pouvaient se répandre sur Metraith." évoque Dyfed.
- "C'est parfait !" confirme Tirash.
- "Hé bien, on vous redit. Si on avait besoin de quoi que ce soit, où est-ce qu'on peut vous voir ?" demande Dyfed.
- "À l'Auberge de la Reine..." répond Fánaviryan.
- "D'accord !" confirme Dyfed.
- "Oui ! Vous laissez un message si on n'est pas là." évoque Daëgon.
- "À l'aubergiste, il est de confiance." indique Fánaviryan.
- "D'accord, c'est noté !" confirme Dyfed.

Les quatre compagnons vont quitter l'auberge de l'Hospitalité et vont se diriger un peu loin à l'auberge du Pont.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:15 / 00:00 - La nuit à l'auberge - D - F - F - T - Lieu : Fornost Erain - Auberge de la Reine

Sur le chemin vers l'auberge de la Reine, Fánaviryan anime les rues en chantant les quelques chansons de son répertoire avec une nouvelle chanson sur Fron :
- "C'était un jeune garçon avec du poil au menton et il s'appelait Fron !"

En arrivant sur place, l'aubergiste interpelle les quatre compagnons en leur disant :
- " Un jeune homme est passé cet après-midi vous invitant demain midi à aller boire une bière à l'auberge du pont."

Daëgon signale à ses compagnons : "Je pense qu'Oërlis souhaite nous voir..."
- "Oui, en effet !" répond Fánaviryan.

L'aubergiste tend également un parchemin que Daëgon prend. Il constate sur le parchemin le cachet de la famille Eketya représentant une épée, le déroule et va le lire à ses compagnons :
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate est invitée, demain soir, à un repas à dix-neuf heures à la maison du gouverneur de Fornost Erain."
- "Oui !" réagit Fánaviryan.
- " Ça me semble plutôt bien comme programme !" évoque Daëgon.
- "Ouais !" répond Fánaviryan.
- "On a, à peu près, notre journée de demain de faite." indique Daëgon.
- "En sachant qu'on ne va pas se lever très tôt à priori..." suggère Tirash.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:50 / 23:15 - Soirée avec les Libres Penseurs - D - F - F - T - Camilin - Drògil - Fumilor - Lieu : Fornost Erain - Taverne le Bon Grain

Drògil accompagné des quatre compagnons vont quitter la venelle de la Fontaine et vont commencer la tournée des tavernes de la ville, plus particulièrement dans la basse ville.

Drògil est un bon vivant et va animer les établissements qui sont relativement calmes. Drògil va faire part de sa déception. En effet, ses camarades habituels de soirées sont, pour la plupart, absents. Il évoque un groupe qui se fait appeler : "Les Libres Penseurs de l'Arthedain". Ces penseurs n'ont pas intégré les courants officiels du royaume et ne discutent pas dans les salons feutrés des maisons nobles mais plutôt dans les auberges et tavernes de la ville.

Ils vont rencontrer, vers vingt-deux heures, Camilin, un jeune homme qui a intégré les libres penseurs. Il a débuté l'école des Prophètes mais n'arrivait pas à rentrer dans le moule, exprimait des opinions qui ne rentraient pas dans le cadre de la formation. Il s'est fait exclure de la formation et, par la même, de sa famille. L'homme est cultivé sur de nombreux domaines, a des idées et une énergie qui semble, toutefois, sombrer dans les chopes de bière.

Les compagnons vont, également, rencontrer un autre compagnon de Drògil, Fumilor, un politologue, venant d'une noble famille, possédant des richesses dont une maison dans les Hauts Quartiers de Fornost Erain ainsi qu'une bibliothèque. Tout laisse à penser dans son attitude et ses vêtements qu'il appartient aux grandes familles de l'Arthedain. L'homme a développé de nombreuses théories sur les systèmes politiques en particulier dans l'Arthedain et le Gondor. Il a été amené à visiter le Gondor à plusieurs reprises. Fumilor va évoquer les livres qu'il a écrit sur les systèmes politiques existants et ceux qu'il faudrait mettre en place avec des concepts, parfois, farfelus. Ses idées l'excluent des groupes dominants de l'Arthedain.

Les compagnons vont donc se rendre compte que Drògil est dans un groupe d'intellectuels en marge du système intellectuel de l'Arthedain. L'oncle de Daëgon est, d'ailleurs, déçu de l'absence de certains compagnons dont Norodír, le fondateur des Libres Penseurs et Tafín, un fervent admirateur de la culture elfique.

Ils vont apprendre que d'autres écoles de pensées existent en dehors du courant officiel en particulier le courant négativiste qui vient alimenter d'autres débats en ville.

Fron va passer du temps à discuter avec Fumilor qui va lui évoquer les trois livres qu'il a pu écrire, l'un sur la politique de l'Arthedain avec l'évocation de l'histoire de l'Arthedain, de l'Arnor et de Númenor, un autre livre sur la politique du Gondor, de ses relations avec l'Arthedain et il envisage de faire un livre sur la politique dans le pays de Dun. Fron regarde attentivement l'homme pendant un certain temps qui est passionné par la politique et n'hésite pas à dénoncer les pouvoirs en place au risque d'être, aujourd'hui, exclu des grandes familles. Il est critique sur le système actuellement en place, dénonçant le Roi, le Haut Conseil. Fron le voit comme un homme intègre avec des convictions fortes.

Fron va finir par évoquer le contexte de la Comté, les causes du conflit et cette région pourrait devenir totalement indépendante de l'Arthedain. Fron précise que la décision n'est pas définitive mais en voie. Fumilor réagit avec enthousiasme aux propos de Fron et au projet en cours en Comté. Il se dit prêt à venir rencontrer les dirigeants de la Comté pour en échanger et développer des projets autour de l'indépendance du pays, d'avoir un regard extérieur. Il se met à disposition pour organiser une base d'organisation politique saine et solide pour la nouvelle Comté.

Pendant quasiment deux heures, la discussion va se développer autour de ce projet. Fumilor est très enthousiaste et développe de nombreuses théories et propositions pour avoir un pays moderne et développé, plusieurs choix dans le régime politique à mettre en place. Fumilor va payer l'ensemble des tournées de pintes de bières qui vont être prises lors de la soirée.

Avant de quitter la taverne, Fron va indiquer à Fumilor de rester discret pour le moment sur les sujets évoqués pendant la soirée tant que ce n'est pas officiellement décidé.

Lors de la soirée, les compagnons entendent les clients des tavernes discuter de la réunion exceptionnelle du Haut Conseil sans en connaitre les détails et le but de cette réunion. Les hypothèses sont très nombreuses et, souvent, très éloignées de la réalité.

Fánaviryan va passer une partie de la soirée à discuter avec Camilin. L'Elfe va se renseigner sur l'école des prophètes, sur les enseignements qu'il a pu suivre. L'homme évoque que les premières années se sont bien déroulées avec l'apprentissage des sciences humaines : l'histoire, la géographie, la sociologie et de la philosophie. Lorsqu'il a fallu mettre en pratique ses connaissances avec un régime disciplinaire de plus en plus strict, Camilin a estimé que l'enseignement prodigué allait à l'encontre de ses principes philosophiques. Il a pu pointer du doigt des règles que les anciens n'ont pas voulu entendre.

Fánaviryan réagit et évoque son propre vécu, son enfance et y retrouve des similitudes. Elle explique qu'elle n'en pouvait plus de rester sur les mêmes principes conservateurs, qu'elle souhaitait changer les manières de faire. Lorsque l'Elfe a expliqué son parcours et ses principes, les trois hommes, Drògil, Camilin et Fumilor réagissent et lui disent :
- "Vous êtes une libre penseuse. Il faut que vous intégriez notre confrérie des libres penseurs de Fornost Erain ! Vous rentrez complètement dans notre philosophie !"
- "Effectivement, je suis complètement séduite par vos manières de repenser les choses mais que j'ai, malheureusement, un gros manque de connaissance sur leur propre histoire et l'histoire de Númenor donc ça fait de moi plus quelqu'un d'action et moins de réflexion mais je suis ouverte à ces échanges !" réagit Fánaviryan.

Pendant ce temps, Daëgon et Tirash écoutent les conversations en buvant les pintes de bières offertes par Fumilor.

Les compagnons quittent les libres penseurs, euphoriques, éméchés et avec une bonne humeur. La soirée a été joyeuse et a permis d'oublier tous les tracas du quotidien. Daëgon remercie le tonton Drògil et lui fait un gros câlin avant de partir. Drògil est bien content d'avoir pu revoir Daëgon et de lui avoir présenté ses compagnons et qu'ils peuvent le solliciter ou ses amis des libres penseurs. Daëgon indique que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se tient à leur disposition, qu'ils vivent sur Bree. Si un message est à déposer, il faut l'envoyer chez eux à Bree même s'ils sont régulièrement absents. Tirash précise :
- "C'est assez central..."
- "On n'y est pas souvent mais on est sûr d'y être de temps en temps..." évoque Fron.
- "Il ne faudra pas hésiter à parler de mes propositions au Moot de la Comté." suggère Fumilor en quittant la taverne.

Session N°120

Le 28/02/2024

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:05 / 19:50 - Les Cartes du Cardolan - D - F - F - T - Drògil - Yeness - Lieu : Fornost Erain - Venelle de la Fontaine

Lorsque les deux hommes ont quitté la maison, Daëgon indique à ses compagnons :
- "Je passerais bien voir Drògil pour voir s'il a eu les cartes ou pas..."
- "Oh ! Tu nous le présentes ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, si vous voulez !" répond Daëgon.
- "Oui ! On vous accompagne chez Drògil, pourquoi pas..." confirme Tirash.
- "Il est possible qu'il soit en train de faire la tournée des bars..." indique Daëgon.
- "Hé bien, on va faire pareil !!" suggère Fánaviryan.

Les quatre compagnons quittent la maison des parents de Daëgon et se dirigent vers la maison de Drògil à la venelle de la Fontaine. Fánaviryan profite du chemin pour porter son nouveau manteau à capuche. Daëgon frappe à la porte et Yeness vient ouvrir. Fánaviryan et Tirash découvre une vieille femme aux habits colorés et aux motifs bien différents des habits portés par les femmes de Fornost Erain. Elle est surprise de voir Daëgon ici puis surprise de voir deux nouveaux compagnons. Elle réagit en disant :
- "Vous êtes venus en nombre ce soir !"
- "Je te présente la Compagnie de l'Aurore Ecarlate presque au grand complet..." indique Daëgon.
- "Alors, présente-moi !" répond Yeness.
- "Voici Fánaviryan !" indique Daëgon.
- "Enchantez Madame !" lance Yeness.
- "Enchantez !" répond Fánaviryan.
- "Et ici, Tirash qui vient du sud." présente Daëgon.
- "Enchantez Tirash !" lance Yeness.
- "Enchantez Madame !" répond Tirash.
- "Entrez, entrez !! Drògil est là-haut. Il est en train de trier ses cartes ! Il en a trouvé plein !" évoque Yeness en faisant entrer les quatre compagnons dans une pièce assez petite, modeste et sombre.

Elle invite les quatre compagnons à s'assoir sur les bancs autour de la table puis crie : "Drògil ! Drògil !!"

L'homme crie en réponse : "J'arrive !! J'arrive !!"

Un homme descend de l'étage et crie aussitôt :
- "Oh !!! Mais qui c'est tout ce monde-là ???"

L'homme se dirige vers Fánaviryan. L'Elfe lui tend la main mais l'homme vient la prendre au niveau des épaules, Fánaviryan fait de même. Drògil dit alors :
- "Bonjour Madame !" en sindarin.
- "Grand bonsoir Monsieur ! Honorée de vous rencontrer !" répond Fánaviryan en sindarin.
- "Mais assieds-toi ! assieds-toi !" répond-il à Fánaviryan puis il se tourne vers Tirash et lui dit : "Et toi, mon gars, je ne te connais pas !"
- "Moi, c'est Tirash." répond Tirash.
- "Et tu viens d'où ?" demande Drògil.
- "Je viens d'Umbar !" répond Tirash.
- "Oh ! Tu viens de loin !" réagit Drògil en regardant l'homme du sud.
- "Oui, je viens de loin..." répond Tirash puis demande : "Vous y êtes déjà allé ? J'ai cru comprendre que vous aviez beaucoup voyager..."
- "Non ! J'ai voyagé mais pas aussi loin... C'est dangereux Umbar, c'est dangereux... Mais j'en ai croisé quelques-uns mais tu n'as pas le faciès des Haradrim." évoque Drògil.
- "En réalité, je suis né plus au sud..." indique Tirash.
- "Ah, c'est ça ! Tu n'es pas d'Umbar. Tu y as, peut-être, vécu mais tu n'es pas né là-bas... C'est ça ?" demande Drògil.
- "C'est ça !" confirme Tirash.
- "Allez, assied-vous, assoyez-vous ! Bon mon cher Daëgon, je t'ai trouvé des cartes. J'espère que ça va vous convenir..." indique Drògil.

Puis le vieil homme remonte rapidement l'escalier et redescend avec un tas de de parchemins qu'il pose sur la table. Certains parchemins semblent très vieux, jaunis, à moitié brulés ou rongés par le temps. Puis dans le même mouvement, il va chercher des verres et pose une bouteille d'eau de vie sur la table. Il sert à chacun un verre puis dit :
- "Bon ! Allez-y ! Commencez par boire ceci et après on causera..."

Drògil attend que les quatre compagnons aient bu son petit verre d'eau de vie avant de commencer à dérouler les cartes. La boisson tord bien les boyaux mais est fruitée. Drògil, l'air satisfait, indique :
- "Il a fallu que je paye quelques coups pour avoir tout cela mais je pense que je vous ai ramené pas mal de cartes. Je vous ai mis..." commence Drògil puis en s'adressant à Fánaviryan en sindarin : "Au fait ! Tu ne m'as pas dit mais tu viens d'où ?"
- "Mes parents habitaient, il y a longtemps, à Ost-in-Edhil mais j'ai été élevé à Imladris." répond Fánaviryan.
- "Ost-in-Edhil ! Oh ! Je suis passé à côté... Je connais bien ce coin-là et de ce que j'ai compris, vous comptez passer par là-bas..." évoque Drògil.
- "À proximité..." précise Fánaviryan.
- "Ouais, ouais... Un endroit assez dangereux... Faites bien attention par là-bas..." conseille Drògil.
- "On nous a parlé d'un itinéraire secondaire justement..." indique Drògil qui va commencer à déployer sur la table les cartes de l'Eriador puis ajoute : "Pour finir votre voyage, quand vous serez à Tharbad qui le carrefour obligatoire, ça, c'est une certitude surtout si vous êtes chargés, il faut passer par Tharbad. Après, comme j'avais pu te dire, Daëgon, en fonction de la saison, comme la région est marécageuse, à certaines périodes, vous pouvez avoir des inondations et la ville est inaccessible."
- "Normalement, on devrait passer à la bonne période..." réagit Daëgon.
- "Ouais ! Si vous arrivez courant de l'hiver et début du printemps, il peut être compliqué de rentrer dans Tharbad. Après, de toute manière, de Tharbad, vous n'aurez pas le choix, vous allez suivre le Glanduin, tout le long là. Et là, vous avez la route des Nains qui fait tout ce chemin-là, de Tharbad jusqu'à la Moria." évoque Drògil.
- "Et c'est une bonne route ?" demande Tirash.
- "Disons que, par ici, vous allez avoir la vieille cité des elfes qui n'est pas toujours bien fréquentée. Au sud, un pays qu'on connaît bien ! Avec ton grand-père, on l'a pratiqué, le pays de Dun. Des fois, quand les conflits dégénèrent avec certains clans, ils peuvent revenir vers le nord. Quand ils ont besoin d'argent, ils viennent faire un petit tour dans la vieille cité des elfes, ça peut être bon. Donc, il faut se méfier et puis, des fois, il y a des guerres, c'est comme ça que..." raconte Drògil au moment où il se lève du banc, se retourne, baisse son pantalon et montre aux compagnons son postérieur et ils peuvent y avoir une belle cicatrice avec un trou au niveau de son fessier puis indique : "Je me suis pris une belle flèche ici là. Ton grand-père, malheureusement, a trépassé mais j'en garde une trace moi aussi et ça, ce n'est pas trop loin de là-bas. C'était dans le pays de Dun mais ce n'était pas très loin. Donc méfiez-vous et après la route, elle longe le Sirannon et vous amène jusqu'à Khazad-Dûm."
- "Et la traversée ?" demande Tirash.
- "Vous avez une route sur tout le long." explique Drògil.
- "Et il y a un pont pour passer le Glanduin ?" demande Tirash.
- "Le Glanduin, vous le passez non loin de Tharbad après avoir contourné le Nîn-in-Eilph, le Marais des Cygnes. Normalement, il y a moins de soucis sauf s'il y a des crus, là, c'est plus compliqué. Après ça dépend, comment vous venez parce que si vous passez par le Mitheithel, la rivière Fontgrise, là, vous pouvez engager les choses différemment sur le Glanduin." indique Drògil.
- "Si on vient en bateau ?" demande Tirash.
- "Si vous venez en bateau, ouais !" confirme Drògil.
- "Mais un bateau qu'on prendrait où ?" demande Tirash.
- "Pour ça, ça veut dire de rejoindre le dernier pont, c'est beaucoup plus loin à l'Est." explique Drògil puis s'adressant à Fánaviryan ajoute : "Sachant, qu'évidemment, Madame, vous connaissez, sans doute, assez bien ce coin là puisqu'on se rapproche de Fondcombe."
- "Oui, effectivement ! Ça fait un une grosse remontée de ce que je vois sur la carte." réagit Fánaviryan.
- "Et j'ai cru comprendre que les hommes des collines du Rhudaur étaient en mouvement en ce moment. Je me suis, un peu, renseigné cet après-midi." évoque Drògil.
- "Ouais... La zone n'est pas très sûre..." analyse Daëgon.
- "Du dernier pont, je ne sais pas ce qu'il en est mais la route du sud en passant par Minas Malloth, ça va être compliqué en ce moment..." indique Drògil.
- "Oui c'est bloqué..." confirme Fánaviryan.
- "Parce qu'à priori, il y aurait du monde, là, à Andrath." indique Drògil en sortant une autre carte.
- "Oui ! On avait repéré !" confirme Fánaviryan.
- "Donc soit vous longez la route de l'Est, en chariot, ça se fait facilement ! Même si, à l'approche du Rhudaur, c'est moins entretenu... Mais je pense que ça se fait bien quand même et sinon ce que j'avais pu te dire également, c'est qu'ici, vous avez les Hauts du Sud, les Tyrn Hyarmen et dans les Hauts du Sud, il y a des petites routes qui sont beaucoup moins pratiqués." indique Drògil en sortant deux cartes des Tyrn Hyarmen puis précise : "Vous avez la possibilité de pouvoir traverser les Hauts du Sud pour être à mi-route entre Tharbad et Metraith."
- "Et éviter Minas Malloth, c'est ça ?" demande Tirash.
- "Oui ! même si Minas Malloth, vous pouvez y passer." suggère Drògil.

Tirash va alors montrer du doigt les routes possibles en partant de Bree. Drògil confirme ces chemins puis ajoute :
- "Vous pouvez aussi et c'est ce que l'on faisait à l'époque. Je n'aime pas trop passer à Minas Malloth. Donc on prenait la route de l'Est et quand on voyait le Mont Venteux, on prenait la route du sud, une route qui est assez peu pratiquée et qui, ma foi, est assez tranquille... Soit vous passez par Minas Malloth, soit vous prenez par le marais des Eaux-aux-Moucherons et vous rejoignez la même route. Après, il y a d'autres petits chemins mais, là, en chariot, c'est compliqué. A cheval, vous pouvez rejoindre la Vieille Route du Sud et éviter Andrath et rejoindre la route par ici mais je la déconseille en chariot, elle est trop accidentée et après par l'Ouest, sans doute, que dans la Comté, il est, sans doute, possible de passer mais, là, je connais moins..."
- "Et l'hypothèse de prendre un bateau au Dernier Pont et de descendre la Mitheithel, à quel endroit est-ce qu'on retrouve une route ? Il faut descendre jusqu'à Tharbad par la Mitheithel ?" demande Tirash.
- "Oui ! Après vous pouvez aussi traverser une zone marécageuse, le marais des Cygnes mais vous pouvez le traverser pour rejoindre le Glanduin." évoque Drògil.
- "Une zone marécageuse en chariot..." réagit Fron.
- "Ouais !! S'il n'y a pas, particulièrement, de routes, il vaut mieux aller jusqu'à Tharbad et prendre la route des Nains." suggère Tirash.
- "C'est ça ! De toute manière, à Tharbad, il y a un port, il y a de quoi décharger. Vous connaissez du monde à Tharbad ?" demande Drògil.
- "Pas vraiment, non..." répond Tirash.
- "Ah..." réagit Drògil.
- "Pourquoi ?" demande Fron.
- "Disons qu'il faut toujours se méfier de qui vient vous voir à Tharbad. Il y a tout un tas de gens qui sont prêts à vous aider et qui la nuit tombée, seront prêts à vous égorger..." évoque Drògil.
- "Des gens sympas à Tharbad !!" réagit Daëgon.
- "Ouais ! Avec ton grand-père, on s'est toujours méfié de Tharbad. Il y avait de jolies filles, ah ça !! Mais, en général, quand il avait quelques filles, il y avait quelques gros gaillards derrière qui t'attendaient dans la petite ruelle. Il a fallu, une fois, partir en tenue très, très, très légère à traverser Tharbad, nu ! La population locale s'en est souvenu pendant un temps..." évoque Drògil.
- "Vous aviez déjà vos cicatrices ?" demande Fron.
- "Ah, pas encore..." répond Drògil.
- "Ost-in-Edhil est au nord du Glanduin ou au sud ?" demande Tirash.
- "De la route, vous pouvez aller visiter Ost-in-Edhil qui longe le Glanduin. D'ailleurs, c'est assez magnifique ! On a eu l'opportunité d'apercevoir les ruines de la rive sud. Il faut aller de l'autre côté du Glanduin, et là, sur les berges, vous voyez les ruines et en regardant bien, vous vous rendez compte que la ville forme un bateau. La cité elfique a été construite en forme de bateau, c'est très beau avec le Glanduin qui passe juste au bord. Malheureusement, avec le temps, ça se détériore mais ça conserve encore un certain charme. Je ne sais pas si vous allez avoir l'occasion de pouvoir l'admirer ainsi mais si vous en avez l'opportunité de traverser le Glanduin et puis d'admirer la cité, je vous le conseille. Après si c'est compliqué pour vous, la route des nains, vous pouvez, toujours, descendre plus dans le Sud et dans le pays de Dun, embaucher des locaux qui peuvent vous faire traverser par les montagnes mais là ça sera beaucoup plus long. Pour moi, le mieux c'est la Vieille Route des nains." indique Drògil.
- "Si je puis me permettre..." sollicite Fánaviryan.
- "Mais permettez ma belle, mais permettez !! allez-y, allez-y !" réagit Drògil.
- "Il n'y aurait pas un chemin qui longe comme ça dans les contreforts des Monts Brumeux ?" demande Fánaviryan.
- "Dans cette région de l'Eregion, ces terres-là, on l'appelle du nom de la plante qui pousse par-là, la Houssaie qui vient du Houx. Vous avez, en effet, quelques pistes. Si vous y allez à cheval, vous trouverez des chemins praticables, j'ai quelques cartes." répond Drògil en sortant plusieurs cartes montrant des chemins non loin des Monts Brumeux puis ajoute : "Par contre, avec des chariots, ça va être compliqué. Ce ne sont pas des routes." indique Drògil.
- "C'est à travers champ quoi." indique Daëgon.
- "C'est ça !" confirme Drògil en montrant des cartes où la majorité des rivières se passent à gué puis ajoute : "Par contre, ce que je n'ai pas de cartes au nord de la Houssaie. Je n'ai pas trop exploré ces coins-là..."
- "Oui, c'est logique mais mes congénères, oui !" évoque Fánaviryan.
- "Nous sommes allés à quelques reprises du côté de Fondcombe et nous ne l'avons jamais vu..." indique Drògil.
- "Oui, l'endroit ne se trouve pas par hasard..." confirme Fánaviryan.
- "Le Gué de Sarn, c'est vachement proche de Metraith en fait..." signale Fron.
- "Effectivement..." confirme Tirash en regardant la carte de Drògil.
- "Si Fasteir Chassenard est parti vers le Gué de Sarn avec Cleagar et sa bande au gué de Sarn, peut-être que ça veut dire que la route est plus sûre qu'en passant par les Hauts des Galgals pour faire Metraith à la Comté..." indique Fron.
- "Oui mais ça, c'est l'itinéraire retour." évoque Fánaviryan.
- "Sachant qu'on avait, aussi, évoqué la possibilité d'aller jusqu'au Pont des Arbalètes et de prendre le bateau jusqu'au gué de Sarn." indique Tirash.
- "Je parle pour ramener les Hobbits de Metraith. Si on a une troupe de soldats avec nous, on a moins de risques de se faire attaquer..." précise Fron puis ajoute : "Bon, ça ne va pas faire plaisir à Filéon Chaumine de Bree..."
- "Sous le nez, tant pis !! raison géopolitique !!" réagit Fánaviryan.
- "Non mais, bon, si vous êtes présente... En tout cas, je vous laisse tout ça !" annonce Drògil.
- "Ah, c'est super !! Merci !!" réagit Daëgon.
- "Et puis, vous en reprendrez bien une deuxième pour fêter ça !!" lance Drògil en prenant la bouteille et servant tous les compagnons.
- "Allez !!" répond joyeusement Daëgon.

Les quatre compagnons et Drògil finissent leurs verres et se lèvent. Drògil dit alors :
- "Bon, on va boire un coup dans une taverne ? De toute façon, il faut que j'aille voir quelques amis."
- "Je suis assez partant pour faire ça !" répond Daëgon.
- "Ouais, on peut se détendre un petit peu !!!" répond Tirash.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:45 / 19:05 - Echanges avec les officiers du Commerce - D - F - F - T - Aranor Hyarrómen - Hatanar Eket - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Maison des Parents de Daëgon

Lorsque les compagnons retournent dans la famille de Daëgon, ils constatent que tous les artisans sont au travail, à façonner du mobilier en bois. Le carnet de commandes semble être chargé et seule Lyndys va pouvoir les accueillir. Les autres membres de la famille sont occupés.

Lyndys va proposer à Fron, le premier arrivé, une infusion et des biscuits puis Tirash et Daëgon arrivent quelques instants plus tard. Fánaviryan est la dernière à arriver à la maison des parents de Daëgon, les bras chargés et les bourses allégées. Fièrement, elle va montrer à ses compagnons la robe qu'elle s'est achetée ainsi que le manteau. Chacun va évoquer ses pérégrinations dans les rues de Fornost Erain. Daëgon précise les deux pistes pour avoir deux hommes supplémentaires pour le convoi et Tirash raconte la discussion avec les miliciens et leurs missions en attendant le départ.

Vers dix-huit heures trente, deux hommes vont se présenter à la maison de Lyndys, deux officiers et membres du gouvernement de Fornost Erain, le lieutenant-gouverneur du commerce et le lieutenant-gouverneur adjoint du commerce. Lyndys va faire les présentations des deux hommes dans des tenues élégantes, l'insigne de l'armée royale rappelant leur titre. Le lieutenant-gouverneur prend la parole :
- "Je m'appelle Aranor Hyarrómen, je suis lieutenant-gouverneur au commerce et voici Hatanar Eket, lieutenant-gouverneur adjoint au commerce. Lyndys nous a indiqué que vous souhaitiez nous voir. Donc on vous écoute. Quelle est votre requête auprès de des autorités locales ?"
- "Nous sommes une Compagnie de mercenaires déclarée à Metraith en tant qu'escorte de biens et de personnes et nous tenions ici à faire présence et à faire valoir légalement notre existence afin qu'il n'y ait aucun souci et prendre connaissance de vos règles de commerce également au cas où nous mettions un peu de matériel à vendre ou quelques échanges commerciaux parce que si nous avions un peu de matériel divers et variés de brocante, on va dire..." évoque Fánaviryan
- Les deux hommes se regardent un peu surpris et Aranor répond : "Mais les règles imposées ici sont, tout à fait, simples. Disons que si vous, en tant que compagnie de mercenaires, vous souhaitez vous installer, à vous de trouver un établissement qui puisse vous accueillir et de prendre contact avec des personnes qui seraient prêtes à avoir besoin de vos services, dès lors que vos affaires ne menacent pas la sécurité de Fornost Erain et de l'Arthedain. Vous êtes libres de pouvoir exercer commerce comme vous l'entendez."
- "Soit, soit... Nous ne connaissions pas trop les usages et n'étant pas vraiment dans le commerce à la base, mais, ayant fait rencontre, par exemple, de quelques orques ou quelques malandrins, nous avions toujours du matériel en surplus et nous ne savions pas si sur le marché, nous pouvions ouvrir notre charrette par exemple." explique Fánaviryan.
- "Oui ! Après disons qu'en fonction du marché où vous voulez aller, vous aurez plus ou moins de places et sur certains marchés, les places peuvent être peuvent être chères. Dès lors que vous respectez les marchands qui sont déjà en place, il n'y a pas de souci." explique Aranor.
- "D'accord !" réagit Fánaviryan.
- "Vous savez ce qui importe surtout à Fornost Erain, c'est la sécurité. Dès lors que votre activité n'enfreint pas la sécurité de la ville, il n'y aura pas de souci." explique Aranor.
- "Oui disons que vendre des armes aux bons citoyens pour qu'ils puissent se défendre, est tout à fait normal, j'imagine..." évoque Fánaviryan.
- "Tout dépend à qui vous les vendez..." réagit Aranor.
- "Aux citoyens, aux bons citoyens toujours ! De toute façon, il doit bien avoir un marché régulé plutôt orienté sur les armes communes et exotiques ?" demande Fánaviryan.
- "C'est-à-dire ?" demande Aranor.
- "Un marché ouvert qui ne nous emmène pas à devoir aller de connaissances en connaissances pour trouver un cimeterre, une arme d'hast. Je suis très collectionneuse de grandes lames..." évoque Fánaviryan.
- "La plupart des locaux ne sont pas enclins acheter des armes. Je ne suis pas sûr que vous trouviez, ainsi, preneur sur ce genre d'articles. Nous sommes, plutôt, en quête de marchands de fruits, de légumes, de viandes et de céréales. C'est plutôt ça qui intéresse la population locale." indique Aranor.
- "Oui, oui, oui, je comprends... Mais on peut, quand même, se dire que le marché va se développer vu les derniers événements. Je ne sais pas si vous avez entendu dire les troubles." indique Fánaviryan.
- "Les troubles ? De quels troubles vous voulez parler ??" demande Aranor.
- "De toute façon, il y a des mercenaires qui passent par ici et qui, éventuellement, pourraient être amenés à avoir besoin de nos surplus." ajoute Tirash.
- "Après, vous pouvez, aussi, vous renseignez auprès de l'armée régulière et de ses besoins." suggère Aranor.
- "Hum... Hum... Le fait de vous avoir rencontré, c'était aussi pour faire connaître notre existence pour notre prochain départ pour escorter qui nous accompagnera sur la caravane." évoque Fánaviryan.
- "Nous repartons vers Bree dans quelques jours et nous souhaiterions ne pas repartir à vide puisque parmi nos missions en tant que compagnie, il y a l'escorte de biens et de personnes. Donc nous souhaiterions savoir comment faire pour trouver de potentiel clients. Y-a-t-il un endroit spécial en ville où il y a des petites annonces ?" demande Tirash.
- "Pour être au clair, là n'est pas notre rôle de pouvoir vous donner ce genre d'informations. Notre rôle en tant que représentant est de vérifier que les règles en ville soient bien respectées. De là à vous dire qui il faut contacter pour avoir des clients potentiels là, c'est à vous de trouver les bonnes personnes." indique Aranor.
- "Au-delà de votre rôle officiel, il y a dans chaque ville, une place, une auberge dans laquelle ce genre d'affaire se négocient. N'auriez-vous pas quelques noms à nous donner ? Pas des personnes mais, simplement, des lieux." demande Tirash.
- "Oui, oui ! C'est tout à fait envisageable. Si vous allez sur la place des marchands et, également, l'auberge de l'écu d'or, vous devriez trouver des clients potentiels... Si vous souhaitez être sur de la protection, sachez que l'armée peut avoir des besoins sur des missions spécifiques. Là n'est point mon rôle mais je peux en faire part si c'est votre souhait. Si vous êtes sur les biens et les personnes, à vous de vous débrouiller pour trouver des clients." évoque Aranor.
- "Pourquoi pas travailler pour l'armée, oui ! Il n’y a pas de problème en ce qui nous concerne. Tant que nous sommes payées pour notre travail. Après tout, c'est bien là notre but en tant compagnie." évoque Tirash.
- "L'armée a toujours des besoins ! Les confrontations avec les forces du Roi-Sorcier font que..." évoque Aranor.
- "Ils n'en finissent pas..." évoque Fron.
- "C'est ça !" confirme Aranor.
- "Là, pour nous, nous nous nous dirigeons, simplement, vers Bree puis, probablement, vers la Comté juste après. Si vous entendez parler de quelque-chose, nous sommes à l'auberge de la Reine." indique Tirash.
- "Entendu ! Après, de ce que j'ai entendu dire, il me semble que les frontières de la Comté sont fermées à l'heure actuelle." signale Aranor.
- "Nous avons nos entrées. Nous y étions, encore, il y a quelques jours..." indique Tirash.

Aranor Hyarrómen regarde Hatanar Eket et leur attitude semble évoluer. Les deux hommes pouvaient montrer un certain dédain et agacement aux premières questions posées puis deviennent plus attentifs aux compagnons. Aranor indique :
- "Heureux de l'apprendre. On prend note que vous êtes à l'auberge de la Reine. On ne manquera pas de de vous envoyer des clients potentiels."
- "Fort bien !" réagit Tirash.
- "Toujours est-il que tant que la sécurité de la ville n'est pas menacée, vous n'entendrez pas parler de nous." explique Aranor.
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate est neutre de ses origines." indique Fánaviryan.
- "Nous souhaitons, avant tout, que le commerce puisse fleurir ici et nous faisons en sorte que les règles soient les plus souples possibles." indique Aranor puis conclut en indiquant : "S'il y avait quoi que ce soit, passez par Lyndys."
- "Très bien ! Merci beaucoup pour ces informations !" répond Tirash.

Les deux hommes se lèvent, saluent les quatre compagnons, Lyndys et Elina, qui est venue rejoindre la fin de la discussion, est particulièrement saluée par Hatanar. Elina rend le salut d'une simple politesse.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 16:30 / 17:20 - Point avec les Anciens Miliciens - T - Dyfed - Elidyr - Gwledig - Roibin - Lieu : Fornost Erain - Auberge de l'Hospitalité

Tirash va, ensuite, se rendre à l'auberge de l'hospitalité où doivent se trouver tous les voyageurs venus du sud. Elle se trouve à proximité de la porte principale de la ville. L'auberge est tenue par les autorités locales qui permet d'accueillir ici les voyageurs pauvres, les gens qui n'ont pas les moyens de s'offrir une chambre dans l'une des auberges locales. Le bâtiment est ouvert en permanence et offre un lieu de vie en journée et des dortoirs la nuit. La boisson et les repas sont payants. Des arcades permettent à des marchands de s'y installer pour vendre des fruits, légumes et produits de première nécessité à bas prix.

En arrivant sur place, Tirash entend des chants et y reconnait les paroles de la chanson élaborée par Fànaviryan et ses compagnons Hobbits : "Hobbit en quête". Les quatre compagnons de Fànaviryan chantent la gloire de Fron Sacquet dans les murs de l'auberge de l'Hospitalité. Tirash observe les lieux et constate la présence de quatre miliciens de Metraith mais ne voit pas la présence des deux marchands ni des deux Nains. Tirash se rend à la table des miliciens et leur dit :
- "Bonjour les gars !"
- "Bonjour Tirash !" répondent Gwledig, Roibin, Elidyr et Dyfed.
- "Tout va bien pour vous ?" demande Tirash.
- "Ouais... On attendait de vos nouvelles... Túdur et Oëngus sont allés découvrir la ville." répond Elidyr.
- "Oui, on a été convoqué et donc, on n'a pas pu venir vous voir. On va rester, encore, quelques jours ici sur Fornost." annonce Tirash.
- "D'accord..." réagit Elidyr.
- "Donc, je vous propose, en attendant, qu'on ait, éventuellement, des consignes à vous donner, c'est d'en profiter pour vous reposer et pour prendre du bon temps." suggère Tirash.
- "D'accord..." répond Elidyr.
- "Ne pas faire de vagues ! On vous fait confiance pour rester dans la mesure mais je crois que, pour le moment, vous nous avez montré que c'était plutôt comme ça votre tempérament. On viendra vous donner des nouvelles ici, à l'auberge. Vous évitez de faire trop de bruit, d'évoquer vos missions."
- "C'est entendu !" répondent les quatre hommes.
- "Valgran est parti, ce matin, avec ses deux compagnons. A priori, il est convoqué au palais." indique Elidyr.
- "Oui, je suis au courant. Est-ce que vous sauriez où sont passés les deux marchands qui nous ont accompagné ?" demande Tirash.
- "On ne les a pas revus depuis notre arrivée ici." indique Elidyr.
- "Ils ont passé la première nuit ici, quand même ?" demande Tirash.
- "Non ! Quand on est entrés à Fornost, on nous a amené ici, dans cette auberge et, eux, ils sont partis de leur côté." répond Elidyr.
- "Très bien ! Si vous apprenez des informations intéressantes ou que vous avez besoin de nous voir, nous sommes à l'auberge de la Reine, dans la Haute Ville. Si vous pouviez essayer de retrouver ces marchands, ce serait pas mal justement, sans y passer, non plus des heures et des heures mais, peut-être, en allant sur les marchés et leur demander où ils logent pour que je puisse aller les voir dans les jours à venir." suggère Tirash.
- "On repasse te voir à l'auberge de la Reine dès qu'on a des informations." propose Elidyr.
- "Oui, c'est bien ça !" confirme Tirash.
- "D'accord !" évoque Elidyr.
- "On se retrouve, de toute façon, pour vous ici et pour nous à l'Auberge de la Reine et puis on vous tient au courant sur le moment où on repart. On va essayer de trouver des clients, histoire de pas rentrer à vide. Les chariots sont où ?" demande Tirash.
- "Ils sont à la sortie de la ville, dans l'une des granges avec les chevaux. On a, juste, pris les sacs avec nous." indique Elidyr.
- "Très bien ! Vous avez fait ce qu'il fallait !" réagit Tirash.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 15:30 / 17:45 - Recherche d'Anciens Compagnons - D - Lieu : Fornost Erain - Rues

Pendant le reste de l'après-midi, Daëgon va écumer les tavernes de la basse ville à la recherche de ses anciens compagnons d'arme. Il va payer quelques coups pour obtenir des renseignements et va pouvoir récupérer quelques informations. Daëgon va retrouver la trace de deux anciens compagnons de l'armée, deux archers en qui il peut avoir confiance. Il apprend, ainsi que Janash Emeryan a quitté l'armée et doit revenir prochainement sur Fornost Erain. Il travaille à son compte et pourrait être intéressé par cette proposition. Beric, une vieille connaissance de Daëgon, est actuellement en mission dans le nord de l'Arthedain et a pu évoquer auprès de camarades que Daëgon rencontre dans une taverne, son intention de quitter l'armée si une opportunité pouvait se présenter.

Daëgon va laisser un message aux deux archers en leur proposant une mission de convoyage de Bree à Khazad-Dûm à partir du mois de Narbeleth pour un salaire de deux pièces d'argent par jour. S'ils sont intéressés, ils peuvent contacter Daëgon à Bree.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 14:45 / 16:45 - Achats en Ville - D - F - F - T - Lieu : Fornost Erain - Rues

Fànaviryan, Fron et Tirash vont suivre Daëgon dans les rues de Fornost Erain. Ils vont, d'abord, s'arrêter dans un grand établissement qui regroupe tous les corps de métiers pour la fabrication des diverses armures de la ville et en particulier des soldats de l'armée. Fànaviryan va se renseigner auprès des forgerons tandis que Fron se renseigne auprès des maroquiniers spécialisés dans les armures en cuir.

L'homme qui reçoit Fron estime à deux jours de fabrication pour un coût de deux écus d'or. L'homme n'est pas habitué à fabriquer des pourpoints à cette taille mais relève le défi. Fron sort de sa bourse deux écus d'or qu'il tend à l'homme et lui dit de repasser dans deux jours.

Fànaviryan va se renseigner pour une épaulette et une manche de maille mais la commande ne sera pas prête avant plusieurs semaines, au minimum. La fabrication d'une manche de maille prend, environ, un mois. L'Elfe décline les propositions des forgerons mais observe avec intérêt le travail réalisé.

Fron demande à ses compagnons :
- "On reste, au moins, deux jours à Fornost ?"
- "Oui ! On peut décider qu'on reste deux jours." évoque Tirash.
- "De toute façon, il faut attendre, déjà, la délibération du Conseil." évoque Fron.
- "On va voir... Mais tu peux partir sur le fait de passer ta commande. On restera, au moins, deux jours." précise Tirash.

Pendant ce temps, Fànaviryan est allée visiter les différentes forges de la ville en quête de cadenas. Elle est surprise du prix des cadenas qui tournent autour de quinze écus d'or pour des objets de bonne qualité jusqu'à plus de quarante écus pour la meilleure qualité. L'Elfe se tourne alors vers les fers avec des tiges en métal et un marteau de tailleur de pierre. Elle va donc finir par acheter trois fers, une chaine et un petit marteau. Puis Fànaviryan va négocier l'achat d'un cadenas de qualité moyenne avec deux clefs pour le prix de cinq écus d'or qu'elle va pouvoir récupérer le lendemain. L'écu supplémentaire va lui permettre d'acheter la chaine de trois mètres et les trois fers.

Tirash va, lui aussi, faire des achats. Il va se renseigner auprès des épiciers de la ville et va finir par y trouver du tabac du Gondor, des feuilles enroulées pour un poids de cent grammes ce qui lui coûte une pièce d'argent.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:30 / 14:45 - Repas dans la Famille de Daëgon - D - F - F - T - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Maison des Parents de Daëgon

Les parents de Daëgon sont surpris de l'arrivée tardive des quatre compagnons. Fánaviryan indique :
- "Nous sommes restés voir la procession des grandes familles qui allaient voir le roi !!"
- "Ah ! Le Conseil du Roi se réunit aujourd'hui, je n'étais pas au courant..." évoque Lyndys puis ajoute en s'adressant à Fánaviryan : "Deux capitaines, le lieutenant-gouverneur du commerce et son adjoint vont passer en fin de journée ici pour vous voir."
- "En fin de journée... D'accord... C'est de bon aloi ! Comme ça, les affaires pourront être menées rondement !!" réagit Fánaviryan.
- "En tout cas, ils passeront ici." indique Lyndys.
- "Je vous suis fort gréée de votre diligence !" remercie Fánaviryan.
- "C'est la moindre des choses..." répond Lyndys.

Après le repas, les compagnons vont prendre le temps de discuter de leurs activités pour l'après-midi. Tirash interroge :
- "Daëgon et Fron, vous ne deviez pas recruter pour le convoi de Khazad-Dûm ? Fron, tu n'avais pas évoqué le souhait de t'acheter une armure ?"
- "Si, si !" répond Fron.
- "Ah ! C'est bien ce qui me semblait..." réagit Tirash.
- "L'armure, oui !" confirme Fron.
- "Et fana, il me semble bien que tu avais parlé d'acheter des cadenas et moi, je souhaitais retrouver de l'herbe à pipe." évoque Tirash.
- "Combien faut-il que l'on recrute ?" interroge Daëgon.
- "C'est bien le problème sachant qu'Astatur nous a dit qu'il reviendrait vers nous pour nous dire éventuellement s'il avait des personnes à nous conseiller ou un lieu où aller. Donc on peut, peut-être, attendre les informations d'Astatur sauf si Daëgon tu sais où est-ce qu'on peut se diriger."
- "Je pense que je peux recruter quelques personnes, essayer en tout cas mais si je ne sais pas combien..." évoque Daëgon.
- "Une demi-douzaine, c'est bien pour commencer..." suggère Fánaviryan.
- "Effectivement, si tu as des personnes de confiance ou des lieux où tu sais qu'on peut trouver des personnes de confiance, on peut, peut-être, aller y faire un tour." suggère Tirash.
- "Oui ! Je peux me renseigner déjà avec mes anciens compagnons." propose Daëgon.
- "Ça serait pas mal..." réagit Tirash.
- "Je peux me renseigner cet après-midi et je passe, ensuite, le soir, voir Drògil pour les cartes." indique Daëgon.
- "Tirash, si tu peux être de retour pour le rendez-vous avec les financiers, ce serait bien parce que moi, je ne suis pas très bonne commerçante pour présenter la guilde." sollicite Fánaviryan.
- "On avait parlé de vingt-quatre gardes. On a déjà douze gardes fournis par Pellendur et donc il nous faudrait douze gardes à nous. On en a déjà six qui viennent de Metraith. Donc, à priori, il nous en manque que six. Pour les cuisiniers, le problème est résolu avec les Hobbits." énonce Tirash.
- "Ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Un palefrenier et un soigneur. Selenia, d'ici là, elle ira mieux et elle pourra nous accompagner." évoque Tirash.
- "Depuis ma blessure, je peux donner un coup de main dans ce domaine !" évoque Daëgon.
- "En effet ! Daëgon a bien progressé dans les soins, il faut le dire mais si nous sommes blessés c'est bien qu'on ait des gens qui puissent soigner et ne pas être combattant nécessairement, qui restent planqués dans un char pendant le combat." suggère Tirash.
- "Avec cuisiniers pour les défendre." propose Fánaviryan.
- "Le départ est prévu dans trois mois sachant que s'il y a du blé aussi apporter de la Comté à Minas Malloth. On aura, peut-être, déjà une escorte à faire à ce moment-là." évoque Fron.
- "Du blé à apporter de la Comté vers Minas Malloth ?" demande Tirash.
- "Oui !" confirme Fron et Fánaviryan.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "Minas Malloth ne pouvant pas compter sur le blé de Bree." évoque Fron.
- "Qui est vendu aux Nains." précise Fánaviryan.
- "Golasgil était en négociation pour en acheter en Comté." indique Fron.
- "Si on peut assurer le convoyage, ça peut être l'occasion de s'entraîner." évoque Tirash.
- "La réponse est attendue dans un petit mois..." signale Fron.
- "C'est bien ça ! Donc il faut qu'on recrute six personnes si on suit notre raisonnement." évoque Tirash puis propose : "Daëgon, éventuellement, ça peut être, même, juste une personne si tu connais un type, tu dis-lui ce serait bien qu'on l'ait avec nous et bien, c'est bien !"
- "Je vais voir si j'ai des connaissances qui traînent par ici." indique Daëgon.
- "Daëgon, est-ce que tu pourrais m'amener voir un armurier que tu connaîtrais bien sur Fornost ?" demande Fron.
- "Oui, on va pouvoir te trouver ça, Fron !" répond Daëgon.

Les compagnons vont remercier Lyndys et les deux domestiques pour le repas et vont quitter la maison pour parcourir les rues de Fornost Erain.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:20 / 13:30 - Cérémonial aux Manoirs des Grandes Familles - D - F - F - T - Garde Fornost Erain - Lieu : Fornost Erain - Manoir des Formen

Daëgon conclut :
- "Bon, on va retourner chez moi et on verra..."

Mais, dehors, les quatre compagnons constatent une animation particulière. La rue principale est bloquée par des gardes de la ville. Les compagnons se rapprochent et constatent que toute la rue n'est pas accessible. Les domestiques des différentes maisons sont sortis et forment une haie d'honneur devant la porte d'entrée de chaque manoir. Une personne richement habillée sort des sept grandes maisons présentes dans la rue et va venir attendre au milieu de la rue.

Les compagnons constatent qu'une femme sort de la maison des Tarma, une femme brune, sans doute, la quarantaine, bien habillée d'une robe bleue sobre et élégante. Son identité est inconnue, c'est la première fois qu'ils aperçoivent cette personne.

Discrètement, Fánaviryan prend dans son sac son masque de combat qu'elle porte à son visage. Tirash la regarde d'un air désapprobateur et lui dit :
- "A mon avis, on va plus te voir avec ton masque de combat que sans..."
- "Oui !" confirme Fron.
- "Oui mais quand j'ai mon masque de combat, on ne sait pas si je suis une elfe ou une humaine..." répond Fánaviryan.

Des majordomes du palais royal sont venus s'installer dans la rue. Deux domestiques de chaque manoir vont accompagner un représentant de chaque famille qui viennent se positionner à des endroits précis dans la rue. Tirash évoque à ses compagnons :
- "Je pense qu'ils se rendent à la réunion à laquelle va assister ce bon vieux Valgran !"
- "Oui !" confirme Fánaviryan.

Quelques habitants sont venus assister à la scène et semblent étonnés de ce cérémonial. Tirash demande, alors, à l'un d'entre eux :
- "Excusez-moi, vous savez ce qui se passe ?"
- "Bah... Vous n'êtes pas du coin, vous ?" répond l'homme.
- "Non ! Nous étions en visite chez la famille Formen." répond Tirash.
- "D'accord ! Oh ! Reçus chez les Formen... Non, ce n'est pas le jour du conseil du Roi... Parce que là, vu ce qui se passe, à priori, c'est un conseil auprès du Roi !" évoque le citadin.
- "Un conseil exceptionnel donc..." évoque Tirash.
- "Oui, oui ! Vous savez ce qui se passe ?" demande l'homme.
- "Absolument pas..." répond Tirash puis ajoute : "Merci mon brave !"
- "Je vous en prie..." répond l'homme en observant la procession des familles nobles vers le palais.

Fron demande à Daëgon :
- "Bon, on fait quoi ? On essaye de prendre une rue par derrière ou tu veux essayer de voir qui sera présent au conseil ?"
- "Ah ! C'est une bonne idée d'aller bien se positionner au coin de la rue avant la remontée." évoque Fánaviryan.
- "Après, ça ne changera pas grand-chose que l'on sache qui sera présent mais bon... En tout cas, il y a un conseil exceptionnel." évoque Fron.
- "Oui sur le sujet de la libération de la Comté mais ça, il ne faut pas le dire !!" chuchote malicieusement Fánaviryan.
- "Je ne connais pas ces gens... On verra ce qui se passe..." répond Daëgon.
- "De toute façon, on ne va pas assister au conseil mais c'était juste si tu connaissais du monde que tu voulais voir mais sinon, on y va en sachant que l'on est, déjà, à la bourre pour aller chez ses parents..." indique Fron.
- "Vu que c'est sur la route de chez les parents. On peut aller voir au niveau dans la grande rue en y allant rapidement. Par contre, enlève ton masque Fana !" propose Tirash.
- "Je vais marcher... J'essaye d'avoir une attitude normale !!" évoque Fánaviryan.

Les compagnons vont, ainsi, assister à la montée des représentants des grandes familles vers le palais royal.

Session N°119

Le 07/02/2024

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:30 / 13:20 - L'Arc en Acier Numénoréen de Grand-Père - D - F - F - T - Domestique Formen - Otáëhryn Formen - Lieu : Fornost Erain - Manoir des Formen

Daëgon et Fron remontent la rue principale pour se diriger vers le Haut Quartier. Daëgon connait bien les lieux et sait où se trouve la maison de la famille Formen même s'il n'a jamais eu l'occasion d'y entrer. Daëgon se souvient qu'Otáëhryn a la réputation d'être excentrique.

Daëgon vient frapper le fermoir de la porte pour signaler sa présence. Une domestique vient ouvrir, surprise puis très étonnée en voyant Fron, le Hobbit puis interroge :
- "Oui ??"
- "Savez-vous si la Compagnie de l'Aurore Ecarlate est ici ?"
- "Euh... la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ??" réfléchit la domestique.
- "Une elfe !" intervient Fron.
- "Une elfe et un gars basané..." précise Daëgon.
- "Ah ! Euh... Alors... Je reviens..." dit-elle en fermant la porte.

Quelques instants, plus tard, elle revient en ouvrant la porte et dit :
- "Euh... Au deuxième étage..."
- "Oh ! Très bien !" répond Daëgon en entrant dans le luxueux manoir.

Fron et Daëgon entendent alors une voix qui résonne dans le hall d'entrée et qui crie :
- "Fermez cette porte !! On ne peut pas être tranquille ici !! J'ai une réunion cet après-midi !!"

Daëgon et Fron entrent rapidement, Fron referme la porte d'entrée et la domestique désigne l'escalier en marbre. La domestique redit :
- "C'est au deuxième, c'est au deuxième !!"

Sans avoir vu l'homme qui a crié, les deux compagnons montent l'escalier. Fron frappe à la porte et un domestique vient ouvrir quelques instants plus tard avec une réaction de surprise également et dit :
- "Oui, c'est pourquoi ?"
- "Est-ce que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se trouve ici ?" demande Daëgon.
- "Alors la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ?" répète le domestique.
- "Une Elfe et un homme basané..." précise Fron.
- "Oui ! Suivez-moi !" répond le domestique.

Les deux compagnons entrent dans un long couloir puis sont amenés dans un salon où sont présents les deux compagnons et un homme avec un livre à la main, Otáëhryn Formen. Tirash est en train de manger et Fánaviryan en train de boire. Otáëhryn est surpris par cette arrivée et dit :
- "Oui ?"
- "Oui ! Bonjour ! Nous sommes de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate comme nos deux compagnons et j'aimerais m'entretenir avec vous au sujet d'un objet qui vient de m’être légué." annonce Daëgon.
- "Ah ! D'accord..." réagit Otáëhryn.
- "Et qui semble de très intéressante facture..." ajoute Daëgon.
- "Nous savions que nos compagnons devaient être là en ce moment. Nous avons profité de leur présence faire d'une pierre deux coups !!" explique Fron.
- "C'est ça !" confirme Daëgon.
- "Voici Daëgon Wesmin de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et Fron Sacquet notre camarade Hobbit qui vient de la Comté." présente Tirash.
- "Très bien ! Otáëhryn Formen de la famille Formen." se présente Otáëhryn puis dit : "Je vous laisse vous installer dans les canapés et je suis fort intrigué par l'objet que vous avez. J'imagine que ce n'est pas cette couverture mais, sans doute, ce qui est à l'intérieur."
- "Tout à fait !" confirment Fron et Daëgon.

Daëgon pose à terre la couverture et la déroule pour y sortir un arc en acier Nùménoréen. Otáëhryn se rapproche émerveillé par l'arc et dit :
- "Oh ! Le vôtre est particulièrement bien travaillé !"
- "il appartenait à mon grand-père qui s'en servait à l'époque." évoque Daëgon.
- "J'en ai un, similaire, mais, ma foi, qui n'a pas les mêmes motifs que le vôtre. Je pense savoir l'origine de cet arc. Je pourrais, sans doute, vous en dire plus... Vous vous appelez, vous m'avez dit ?"
- "Daëgon Wesmin." répond Daëgon.
- "Ah ! Vous êtes le fils d'Hadwyn !" évoque Otáëhryn.
- "Oui, c'est ça ! Et de Lyndys." confirme Daëgon.
- "Votre père est venu, il y a quelques années, m'apporter un objet de votre grand-père." évoque Otáëhryn.
- "Ah... Ne saurait-ce le gant ?" demande Daëgon.
- "Oui, tout à fait ! Je n'en avais point de gant de cette manufacture et qui, à priori, est fort utile pour utiliser ce genre d'objet." indique Otáëhryn.
- "Oui... Apparemment... Est-ce que vous pourriez me le montrer ? Je serais très intéressé de voir à quoi ça ressemble ?" demande Daëgon.
- "Venez !" puis en s'adressant à Fánaviryan et Tirash : "Je ne sais pas si vous voulez, de nouveau, visiter mais je vous propose que nous passions à une autre pièce qui est ma salle des souvenirs de Númenor."
- "Vous allez voir, c'est assez formidable !" évoque Tirash.

Les quatre compagnons vont suivre Otáëhryn dans la salle du musée. Daëgon va y découvrir une partie de sa culture avec une grande collection d'objets de Númenor. Otáëhryn dit alors :
- "Ici, repose de nombreux objets mais pour ce qui vous concerne..."

Il ouvre un tiroir et va y sortir un gant, renforcé de cuir et de métal en particulier sur le dessous du gant au niveau de la paume. Daëgon et Fánaviryan étudient attentivement le gant dans toutes ses particularités. Otáëhryn dit :
- "Cet objet semble vous vous intéresser ?"
- "Ah bah... Tout à fait ! Il appartenait à mon grand-père." répond Daëgon.
- "Dites-moi, cet arc vous le possédez depuis longtemps ?" demande Otáëhryn.
- "Non..." répond Daëgon.
- "Et vous pensez le vendre ?" demande Otáëhryn.
- "Disons que ça m'embête un peu vu que c'est celui de mon grand-père et je pensais, plutôt, l'utiliser." indique Daëgon.
- "Ah !" réagit Otáëhryn.
- "Et c'est amusant parce que pendant que vous, vous recherchiez dans vos livres, je vous aurais demandé à combien vous auriez évalué votre autre arc ! parce que, sire Formen, Daëgon possède un arc un peu plus simple que le vôtre, moins ouvragé comme il le disait mais qui a l'air assez fonctionnel." évoque Fánaviryan.
- "Hé bien, dame Fánaviryan, ce qui est ici est la mémoire de mes ancêtres, de nos ancêtres. Aucun de ces objets ne quittera ces lieux de mon vivant. Par contre, vous m'intéressez. Vous n'avez, peut-être, pas eu le temps d'étudier la façon dont vous comptiez faire fonctionner cet arc." demande Otáëhryn.
- "Effectivement ! Je ne sais pas encore comment il marche..." indique Daëgon.
- "Et il faudra, déjà, trouver à le réparer..." évoque Fron.
- "Oui..." confirme Daëgon.
- "Alors, j'ai étudié la question. Vous avez, peut-être, ici, quelqu'un qui pourra répondre à cette question. Selon moi, les seules, aujourd'hui, personnes en capacité de pouvoir faire fonctionner votre arc" indique Otáëhryn et se tourne vers Fánaviryan.
- "Vous voulez parler d'Imladris ?" questionne Fánaviryan.
- "Hé bien, là, je ne suis, peut-être, pas suffisamment calé pour pouvoir le dire mais, en tout cas, selon moi, seuls, aujourd'hui, les elfes ont cette connaissance et cette capacité technique à pouvoir fabriquer des cordes, suffisamment, solides. Je vous avouerai que j'ai écumé les facteurs d'arc locaux et plus lointain. J'en ai, même, engagé certains à venir jusqu'à Fornost et, malheureusement, à chaque fois, la corde a cassé.
- "Ça dépasse les compétences..." évoque Daëgon.
- "Ça nécessite d'avoir des compétences..." indique Otáëhryn.

Otáëhryn va montrer à Daëgon et Fron un arc en acier Nùménoréen moins ouvragé que celui de Daëgon et qui ne possède pas, non plus de corde. Otáëhryn propose alors :
- "Dans ce cas, nous pourrions passer un accord. Si vous me trouvez une corde, je vous rends le gant."
- "Ça me semble être un accord honnête. Après, j'espère pouvoir y arriver..." indique Daëgon.
- "Je vous propose que nous retournions au salon pour discuter..." propose Otáëhryn.
- "Sire Formen, excusez-moi tant que nous sommes dans cette salle, vous m'aviez évoqué, tout à l'heure, une arme que vous possédiez. Vous parliez de votre arc, peut-être, ou une lame ?" demande Fánaviryan.

Otáëhryn va sortir une lame cassée en argent et dit :
- "Regardez, elle semble être d'argent et en la mettant face à la coupole, vous pouvez voir que le brillant est bien particulier."
- "Une très belle lumière des étoiles !" ajoute Fánaviryan.
- "Oui ! Du Mithril de Númenor ! Il s'agit d'un bout d'une lame longue, les restes d'une épée trouvée dans les ruines d'Annùminas dont le reste doivent se trouver dans ces ruines..." évoque Otáëhryn.
- "Avant que nous quittions la salle, est-ce qu'on peut comparer les arcs ? A voir s'ils ont la même longueur pour la corde. Si nous faisons faire une corde pour l'arc de Daëgon et que nous ayons la bonne dimension pour son arc à lui." signale Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Vous avez raison..." confirme Otáëhryn.

Les deux arcs possèdent, exactement, la même dimension. La base de fabrication est la même mais celui de Daëgon possède plus de motifs, gravures sur l'acier. L'arc en acier d'Otáëhryn est plus sobre dans sa finition. Otáëhryn explique alors :
- "Monsieur Daëgon, si cet arc appartenait à votre famille du temps de Númenor, vous pourriez retrouver l'origine de votre famille sur l'île de Númenor, savoir de quelle région de Númenor, vous venez si cette information vous intéresse."
- "Bien sûr ! C'est toujours intéressant à appendre !" confirme Daëgon.

Otáëhryn ramène les quatre compagnons au salon puis leur propose de manger et boire puis reprend la consultation de ses livres et va sans doute se passer un temps assez long à consulter des livres. Pendant ce temps, Tirash demande à Daëgon et Fron :
- "Vous pouvez nous raconter votre matinée ?"
- "Oui ! On a été voir mon oncle, cartographe, qui m'a donné cet arc, au passage qu'il tenait de mon grand-père parce qu'ils ont bourlingué ensemble pour faire de la cartographie. Il nous a donné des indications pour la route de Khazad-Dûm et il va essayer d'avoir deux autres cartes plus précises d'une route qui est, on va dire, parallèle à la route du nord pour aller à Metraith, qui passe par les collines et qui est plus discrète. Et la route des nains parce qu'il n'y a pas de carte pour nous. On n'a pas, vraiment, de de notions. Elle passe par Ost-in-Edhil, il faudra être prudent, la zone est dangereuse." résume Daëgon.
- "Oui ! plutôt !! Très mais qui peut être très intéressante aussi..." réagit Fánaviryan.
- "Oui mais il y a plein de pillards et c'est le problème !" évoque Daëgon.
- "De toute façon, si nous voyageons, nous voyagerons en force, ça avait été prévu comme tel."
- "Oui, c'est sûr mais si on peut éviter de s'approcher trop près des ruines, ça peut être bien !" évoque Daëgon.
- "Oui, ce n'est pas avec une petite équipe que nous pourrions reprendre Ost-in-Edhil aux orques !!" évoque Fánaviryan.
- "Il n'a pas parlé d'orques. Je ne crois pas qu'il y en est... C'est, plutôt, des pillards, des gens qui cherchent des reliques, des trucs comme ça mais ce n'est pas très sécure..." indique Daëgon.
- "Si j'ai bien compris, il y a deux routes, la route classique, la Vieille Route du Nord, celle qu'emprunte les nains et une autre plus discrète, c'est ça ?" demande Tirash.
- "Non, c'est la seule qu'il y a entre Tharbad et Khazad-Dûm. Là, on n'a pas trop le choix." précise Daëgon.
- "D'accord !" confirme Tirash.
- "C'est une route Ouest-Est mais pour aller à Khazad-Dûm, on peut passer par Rivendell et redescendre." suggère Fánaviryan.
- "Mais il ne nous a pas dit de faire ça par contre mais il nous a dit, plutôt, de passer par Tharbad, Metraith, Tharbad et Khazad-Dûm." explique Daëgon.
- "La route alternative que tu évoquais qui est plus discrète ?" demande Tirash.
- "Elle est entre Bree et Metraith dans les Hauts du Sud." répond Daëgon.
- "Ah d'accord !" réagit Tirash.
- "Ah, c'est intéressant ça !" réagit Fánaviryan.
- "On connait un peu la région, on traîne par là. Ça peut être bien de les connaître ces routes-là." évoque Daëgon.
- "Surtout quand la route est bloquée par la prise d'Andrath et la présence actuelle des hommes des collines." indique Fánaviryan.
- "Ça, par contre, on peut en rencontrer dans les collines..." indique Daëgon.
- "Oui mais espérons-en moins grand nombre que la présence que nous avons pu constater au sud de Minas Malloth." évoque Fánaviryan.
- "Tu as dit qu'il allait nous fournir des cartes ?" demande Tirash.
- "Oui, il est censé y aller cet après-midi. Après, le gars a l'air, un petit peu, porter sur la boisson alors je ne sais pas s'il va vraiment le faire ou pas..." répond Daëgon.
- "Oui ! On avait cru entendre dire qu'il était plus actif le matin." indique Fánaviryan.
- "Le matin, il était au lit." indique Daëgon.
- "Le matin, il dort... On l'a réveillé, en fait..." ajoute Fron.
- "Il nous a reçu en slip !" évoque Daëgon.
- "Et encore, il ne l'a pas gardé tout le long de la discussion !! Il nous a montré son cul !" précise Fron.
- "Il cherchait la fessée, peut-être..." suggère Fánaviryan.
- "En tout bien, tout honneur !" indique Daëgon.
- "Il nous montrait ses blessures de guerre !" précise Fron.
- "Et j'ai récupéré ce magnifique arc !" évoque Daëgon.
- "Quelle beauté !!" réagit Fánaviryan.
- "Qu'il va falloir que j'actionne un jour. C'est pour ça que j'ai couru ici parce que je me disais que le collectionneur que vous alliez voir, pouvait, peut-être, me parler un peu de ça..." indique Daëgon.
- "Sachez que dans les grandes guerres qu'il y a eu à la fin du deuxième âge, les régiments d'archers de Númenor étaient redoutés par les troupes de Sauron puisque lorsque vous aviez ces arcs qui lâchaient leurs flèches, le bruit assourdissant effrayait la plupart des orques qui battaient en retraite et depuis c'est resté dans leur chair, ce bruit de l'arc d'acier Nùménoréen et qui fait qu'aujourd'hui dès lors que ces vils créatures découvrent ces armes, ils n'ont d'ordre que de les détruire... C'est devenu un tel effroi pour ces êtres qu'il est pour le Roi-Sorcier à détruire absolument. Prenez-en grand soin monsieur Daëgon puisque les quelques valeureux guerriers qui ont encore eu ces valeureux arcs, malheureusement, dès qu'ils ont été terrassés, les arcs ont, ensuite, été fondus dans les forges de Carn Dûm en Angmar !" raconte Otáëhryn.
- "Je vais tout faire pour ça ne se finisse pas comme ça !" indique Daëgon.
- "Et c'est pour ça que nous avions trouvé l'arc elfique brisé dans la cache orque près d'Andrath... " évoque Fánaviryan puis ajoute : "Là, nous commençons à avoir trois bonnes raisons entre la dague de Tirash, cet arc et l'autre arc brisé à réparer."
- "Concernant votre dague, monsieur Tirash, à la suite des lectures que je viens d'entreprendre, selon moi, deux possibilités. Soit cette arme a été fabriquée dans l'Est, une région fort lointaine où y vivent plusieurs Istari, des mages." évoque Otáëhryn.
- "Comme Gandalf que nous avons rencontré !" ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait madame ! Qui, d'ailleurs, à l'occasion, vient visiter ma collection..." évoque Otáëhryn.
- "Ah ! Vous le connaissez ?" demande Daëgon.
- "Ça lui arrive de venir. Il m'a transmis certains petits objets récupérés lors de ses voyages. Lorsqu'il trouve des objets venants de Númenor, il sait que je suis intéressé et que je peux le renseigner sur son origine. Il sait que je n'emporte point une source de revenu mais, simplement, la mémoire de mon peuple." évoque Otáëhryn.
- "Au-delà de ça, c'est même, quasiment, la mémoire des Terres du Milieu que vous possédez !" évoque Fánaviryan.
- "Je n'irai pas jusque-là mais je vous remercie, madame, pour cette remarque !" indique Otáëhryn.
- "Si vous voulez reposer l'assiette devant moi, j'en ferai une copie de la signature si je rencontre, assez rapidement, mes semblables, de faire demande afin d'éclaircir la famille et l'origine de cette assiette pour vous être agréable !" propose Fánaviryan.
- "Oh ! Je pourrais vous en faire une reproduction." propose Otáëhryn.
- "Vous m'épargnez un travail fastidieux !" indique Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas... Je sais ce que je vais faire de mon après-midi..." évoque Otáëhryn.
- "Et donc dans l'Est où ??" demande Tirash.
- "Mais, j'ai cru comprendre au travers de certains textes l'évocation, aussi, dans le sud de ce genre de pouvoirs qui seraient entre les mains de certaines grandes familles. Malheureusement, les écrits, là-dessus, sont assez minces. Peut-être, aurais-je des éléments complémentaires mais cela me prendrait plus de temps. Si j'ai quelques informations où est-ce que je pourrais vous trouver ?" évoque Otáëhryn.
- "Hé bien, le siège de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se trouve à Bree mais nous allons rester, encore, peut-être, deux jours ici à Fornost. Je ne sais pas les amis, qu'en pensez-vous ?" demande Tirash.
- "Daëgon avait choisi l'Auberge de la Reine." répond Fánaviryan.
- "Peut-être qu'en faisant des recherches plus approfondies, j'aurais des éléments complémentaires par rapport à votre dague mais, selon moi, je pense que votre lame ne peut provenir que de l'un de ces deux endroits-là." évoque Otáëhryn.
- "Bien ! Merci beaucoup !" indique Tirash.
- "C'est moi qui vous remercie pour cet échange constructif et fort agréable. Sachez que si vous souhaitez revenir." indique Otáëhryn en sortant la lettre de recommandation puis ajoute : "Vous n'aurez plus besoin d'un document comme celui-ci. Les domestiques vous laisseront entrer sans souci."
- "Un grand merci à vous !" indique Daëgon.
- "Ne tenez pas compte euh de l'attitude de mon cousin. Il aime me montrer une posture froide et austère vis-à-vis des gens qu'il ne connaît point." évoque Otáëhryn.
- "Nous essaierons de ne point le déranger vu qu'il semble porter de nombreuses responsabilités." indique Fánaviryan.
- "Oui et puis, il y a un conseil cet après-midi où il doit siéger. N'ayant pas été prévenu, il est, un peu, colère vis-à-vis de la reine." explique Otáëhryn.
- "Ah ! Vous pourriez, en tout cas, c'était pour faire une similarité avec la manière dont les Hobbits diraient que nous sommes arrivés, un petit peu, comme une mouche sur la soupe tel le conseil pour votre cousin..." évoque Fánaviryan avec le regard insistant de Tirash craignant les propos de l'Elfe.
- "C'est un peu cela... Je vous proposerais pour ne point le déranger que nous passions par l'arrière du manoir." explique Otáëhryn.

L'homme va guider les compagnons dans les couloirs du manoir en leur disant :
- "Nous allons passer par une sortie plus discrète..."
- "Une dernière question concernant cette dague. Auriez-vous connaissance de quelqu'un qui pourrait avoir plus de connaissance que vous si c'est possible ?" demande Tirash.
- "Spécifiquement sur ces terres du Sud..." précise Fánaviryan.
- "Je crains, malheureusement, que par ici, vous ne trouviez ceux qui, selon moi, pourraient vous renseigner. Selon moi, là où, sans doute, vous trouveriez plus d'informations dans la communauté humaine, ce serait à l'université de Minas Ithil." évoque Otáëhryn.
- "Merci maître Otáëhryn pour toutes ces informations !" indique Tirash.
- "Et, à ce propos, ça me fait penser, Tirash que je t'ai parlé de la présence d'un Palantír sur Fornost Erain qui permet une vision lointaine si je ne me trompe pas cher sire Formen. Par contre, je n'ai pas souvenir de l'origine de ces Palantíri. Vous avez pu voir, tout à l'heure, les possibilités de cette dague et je me demandais si c'était comme vous évoquiez la puissance des mages la même origine que les Palantír à tout hasard. Si ce n'était pas une piste à suivre ?" demande Fánaviryan.
- "Selon moi, aucune ! Puisque ce dont vous parlez, ces artefacts, les Palantíri sont originaires d'une époque fort lointaine. Ils furent créés par les elfes d'Aman durant l'âge des Arbres, à une époque fort, fort, lointaine ! Et celui qui se trouve, actuellement, à Fornost Erain, était le Palantíri qui se trouvait, initialement sur la tour d'Amon Sûl. C'est la grande fierté de Fornost Erain d'avoir une relique aussi ancienne, le trésor le plus précieux des Dùnedan. Aucun objet que j'ai dans ma demeure n'arrive à la cheville du Palantír. Il n'y a rien de comparable en ce monde à cet artefact aussi ancien et aussi précieux." explique Otáëhryn.
- "Je ne regrette pas de vous avoir posé la question vous sachant si érudit." indique Fánaviryan.
- "Lorsqu'on est féru d'histoire, il y a certaines choses qu'il est important de connaître. J'aimerais tant aller, une fois, pouvoir apercevoir le Palantír mais, seuls les prophètes ont accès à cette relique et je ne sais pas si vous le savez mais pour devenir prophète, les études demandent des années et des années d'apprentissage. Seules quelques personnes sur Fornost Erain ont accès à cette pierre." évoque Otáëhryn.
- "J'imagine qu'il faut avoir quelques dons également pour obtenir l'accès à cette relique ?" demande Fánaviryan.
- "Ça se travaille et il y a tout un cycle de sélection qui est fait avant que les élèves ne puissent devenir prophètes. De nombreux apprentis n'accèdent pas au statut de prophète mais la cour du roi offre à toutes ces personnes des postes à responsabilité. Ce sont des conseillers avisés auprès du roi." indique Otáëhryn en ouvrant une porte au rez-de-chaussée du manoir.

Les compagnons se retrouvent dans une rue adjacente à la rue principale sur le côté du manoir. Otáëhryn indique alors :
- "Je suis ravi de vous avoir rencontré et j'espère que nous aurons l'occasion de pouvoir débattre, de nouveau, et si j'ai le moindre renseignement monsieur Tirash sur votre lame, je vous en ferai part !"
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Oui, un grand merci à vous !" répond Daëgon.
- "Merci pour ces précieuses informations !" répond Fron.

Il est plus de treize heures lorsque les quatre compagnons sont dans le Haut Quartier. Fánaviryan évoque :
- "Ah mince... On va être en retard pour ton repas familial, Daëgon !!"
- "Bah... On va y aller et puis, on verra comment ça se passe..." répond Daëgon.
- "Et il faudra qu'on parle à Selenia de cette sélection pour accéder au Palantír ! Ça pourrait, peut-être, l'intéresser..." évoque Fánaviryan.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:05 / 12:15 - Dasterian, Facteur d'arc - D - F - Dasterian - Lieu : Fornost Erain - Facteur d'Arc

Les deux compagnons se retrouvent dans la venelle de la Fontaine. Il est, à présent, midi. Daëgon propose à Fron d'aller voir Dasterian, facteur d'arc sur Fornost qui pourrait lui donner des conseils. L'homme jouit d'une certaine réputation en ville. Daëgon espère ainsi avoir des informations sur l'utilisation de l'arc en acier Nùménoréen, des pratiques à adopter et de la fabrication d'une corde.

En arrivant sur place, Daëgon présente l'arc à Dasterian. L'homme est surpris et réagit en disant :
- "Oh ! quelle belle pièce !!"
- "N'est-ce pas..." confirme Daëgon.
- "J'en avais entendu parler... mais je n'avais pas eu l'occasion d'en avoir entre les mains..." exprime Dasterian.
- "C'était à mon grand-père, figure-toi !" explique Daëgon.
- "Bravo, bravo ! Belle pièce !" félicite Dasterian.
- "Maintenant, le problème, c'est qu'il n'a pas de corde. Je ne sais pas si tu connais les techniques ou quelqu'un qui connaît les techniques de cet arc-là ?" demande Daëgon.
- "Je t'avouerais qu'à ma connaissance, il n'y a aucun archer ici qui pratique l'arc Nùménoréen. Il faudrait trouver quelqu'un qui aurait de vieilles connaissances sur ce type d'objets..." évoque Dasterian.
- "Ouais ! En gros, il faut des elfes... Non ?" suggère Daëgon.
- "C'est vrai ! Pour te fabriquer une corde comme ça, je t'avouerais de ce que je sais qu'il faut une technique bien particulière que je ne maîtrise pas du tout d'accord." annonce Dasterian puis indique : "Je sais qu'il y a bien quelqu'un qui récupère les vieilles reliques."
- "Ce n'est pas pour s'en servir, forcément..." indique Daëgon.
- "Non ! Pour le rencontrer, ce n'est pas simple..." évoque Dasterian.
- "Comment s'appelle-t-il ?" demande Daëgon.
- "Il vit sur Fornost ?" demande Fron.
- "Oui !" confirme Dasterian.
- "Un collectionneur." évoque Daëgon.
- "C'est ça ! Il s'agit de Otáëhryn Formen, lui, en effet, il s'y connaît. Il possède de nombreux objets de Númenor. Ça se trouve, il a, peut-être, même, d'ailleurs, des arcs Nùménoréens. Le problème est qu'il ne reçoit pas comme ça... Après, vous faites ce que vous voulez mais vous risquez d'être refoulé à l'entrée..." indique Dasterian.
- "On va passer voir devant parce que nos camarades sont, peut-être, encore là-bas." suggère Daëgon.
- "D'accord..." réagit Dasterian.
- "Hum !" confirme Fron.
- "Oui, ils doivent être, sans doute, devant." estime Dasterian.
- "Allons-y !" confirme Fron.

Daëgon remet l'arc dans la vieille couverture puis les deux compagnons vont remonter la basse ville pour emprunter la porte et les escaliers pour accéder aux hauts quartiers, dans les hauteurs de la ville.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 11:20 / 12:05 - Visite du Tonton Cartographe - D - F - Drògil - Yeness - Lieu : Fornost Erain - Venelle de la Fontaine

Daëgon et Fron se dirigent dans les rues de la basse ville pour se diriger vers la maison de Drògil. Daëgon montre à Fron les lieux notables du quartier dont la majorité de la population sont des travailleurs modestes. Le Dùnedain a passé une partie de son enfance ici et connait bien les lieux. Fron va, ainsi, découvrir les lieux insolites et intéressants de la basse ville de Fornost Erain. Après quinze minutes de marche, les deux compagnons arrivent à la venelle de la fontaine, dans un quartier modeste.

Daëgon se souvient d'être venu dans cette ruelle lorsqu'il était bien plus jeune. Depuis, il n'a pas eu l'occasion de repasser par ici. Quelques personnes sont présentes dans les rues, surtout sur les artères principales de la basse ville.

Daëgon frappe à la porte. La fenêtre à proximité de la porte s'entrouvre et une voix de femme d'un certain âge se fait entendre et demande :
- "Oui ? C'est pourquoi ??"
- "Bonjour, je m'appelle Daëgon et je viens voir mon oncle." annonce Daëgon.
- "Daëgon, Daëgon... Oh !!!" réagit la femme en refermant la fenêtre et venant, rapidement, ouvrir la porte.

Une femme aux cheveux gris et au visage ridé apparait. Elle porte des vêtements colorés, des motifs exotiques, inhabituels dans la région de Fornost Erain. Fron constate que les habitants de Fornost Erain ont des tenues beaucoup plus sobres et sombres que celles de la femme en face de lui. Yeness réagit en levant les bras et dit à Daëgon :
- "Oh ! Comme tu es grand !! Mais viens par ici !!" puis est surprise par la présence de Fron et lui dit : "Oh ! Excusez-moi, je ne vous avais point vu... Mais, allez-y, entrez, entrez !!"
- "Bonjour Madame." lance Fron.
- "Bonjour, je suis Yeness." répond la femme.
- "Je suis Fron Sacquet de la Comté et de la Compagnie l'Aurore Ecarlate." annonce Fron.
- "Asseyez-vous... Je suis bien contente de te voir. Ça faisait bien longtemps que tu n'étais point venu par-là." indique Yeness.
- "Oui, je suis parti de Fornost. Je suis bien content de vous revoir aussi." indique Daëgon.
- "Que me vaut ta visite mon cher Daëgon ?" demande Yeness.
- "J'aimerais m'entretenir avec mon oncle au sujet de cartographie mais aussi pour donner des nouvelles et prendre des nouvelles." répond Daëgon.
- "Ah bon... Il va falloir que j'aille le réveiller..." signale Yeness.
- "Ah ! Il dort encore..." réagit Daëgon.
- "Oui... Ses nuits sont agitées... Je vais voir s'il peut se réveiller..." annonce Yeness en se levant.

La femme monte à l'étage et elle crie : "Mais réveille-toi vieux poivrot ! Réveille-toi !!" Après quelques instants, les deux compagnons entendent des grognements avec des mots comme : "Laisse-moi dormir !! Vieille peau !!" puis la femme crie, de nouveau, "Allez, debout, sac à vin !!" et elle finit par dire : "Il y a Daëgon en bas !" L'homme crie un "Ouh boudiou !!!"

Les deux compagnons entendent alors des pas lourds au-dessus d'eux et un homme descendre l'escalier rapidement. Il porte un slip et une vieille chemise. L'homme lève les mains en l'air puis crie :
- "Mon ami Daëgon, mon camarade, mon frère !!"
- "Comment vas-tu ?" répond Daëgon.

L'homme s'approche et prend Daëgon dans ses bras puis regarde Daëgon et dit :
- "Mais Daëgon, Daëgon..."

L'homme recule de quelques pas, regarde Daëgon puis dit :
- "Oh ! Mais tu es le petit-fils. Qu'est-ce que tu lui ressembles !!"
- "Je ne sais pas... Je ne le connais pas..." répond Daëgon.
- "En tout cas, tu lui ressembles... Asseyez-vous, vous allez bien boire quelque chose !" propose Drògil.
- "Oh oui ! Avec modération..." suggère Daëgon.

Drògil va sortir une petite bouteille d'eau de vie. Yeness redescend les escaliers avec un air désapprobateur. Drògil voyant sa femme ainsi lui répond :
- "Mais, c'est Daëgon qui est là ! Quand même, il faut fêter ça !!"

Drògil sort trois verres, sert les deux compagnons et trinquent avec eux puis demande :
- "Alors, mon petit gars, tu es qui ??"
- "Moi, je suis Fron Sacquet de la Comté et de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oh ! et d'où en Comté ?" demande Drògil.
- "De Lézeau." répond Fron.
- "Lézeau... Lézeau... Lézeau... Ah, oui !" réfléchit Drògil.
- "En plein centre." précise Fron.
- "Oui, en effet ! Sur la colline de Lézeau !" précise Drògil.
- "Vous êtes déjà allé en Comté ?" demande Fron.
- "Rapidement... Oui." répond Drògil.
- "Moi, c'est la première fois que je viens à Fornost..." évoque Fron.
- "Ah ! Bienvenue ici ! Tu vas t'y plaire ou pas..." réagit Drògil.
- "On est de passage ici." indique Fron.
- "Alors, comment vas-tu Daëgon ? Ça fait bien longtemps que je ne t'ai pas vu..." lance Drògil en secouant fraternellement Daëgon.
- "Ça fait bien longtemps et vous comment allez-vous ?" demande Daëgon.
- "Oh bah..." réagit Drògil en montrant son ventre puis ajoute : "Ça pousse... Ça pousse..."
- "Je vois ça mais il y a quelque chose qui ne va pas ?" demande Daëgon.
- "Ah non... Tout va bien !" répond Drògil.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Tout va bien..." répète Drògil.
- "Je voulais te dire un petit peu ce qui nous était arrivé depuis un certain temps." évoque Daëgon puis va raconter les différentes aventures qu'il a vécu avec la Compagnie de l'Aurore Ecarlate en particulier l'installation à Bree, les aventures en Comté et le projet de convoi vers Khazad-Dûm.
- "Je connais très bien cette région-là ! Avec ton grand-père, qu'est-ce qu'on a pu y passer du temps par là-bas !!" indique Drògil.
- "Qu'est-ce que vous y faisiez ?" demande Daëgon.
- "À l'époque, je m'occupais de la cartographie royale, certaines régions n'avaient pas encore de cartes bien précises. Ton grand-père m'accompagnait pour ma sécurité." explique Drògil.
- "Ah... D'accord... C'était un guerrier ?" demande Daëgon.
- "Un grand archer qu'il était ! Il faudra que je te montre quelque-chose... Je t'avouerais qu'on était un peu plus dans le sud de Tharbad, le pays de Dun. On connaît bien cette région. On a fricoté pas mal là-bas... Je peux vous dire qu'il y a certaines dunéennes qui se souviennent de nous... Elles ne doivent plus être toutes jeunes maintenant mais tu as, peut-être, quelques oncles par là-bas..." évoque Drògil puise demande :"Et tu auras besoin de quoi ?"
- "Si c'est possible, d'informations sur le voyage vers Khazad-Dûm, savoir quels chemins, on peut prendre et puis savoir quels sont les possibles risques sur la route." demande Daëgon.
- "Alors, tout d'abord, Tharbad, il faut s'en méfier déjà... C'est une ville pleine de vices et viles personnes. Il faut être prudent là-bas..." puis Drògil se lève, monte à l'étage et puis va revenir, quelques instants plus tard, avec une grande carte de l'Eriador qu'il va déplier sur la table puis Drògil dit :
- "De toute façon, si vous partez de Bree, le meilleur chemin est de prendre la Vieille Route du Nord, Vieille Route du Sud pour l'occasion... De passer par Metraith et ensuite de rejoindre Tharbad. À Tharbad, de toute façon, il n'y a qu'une seule route qui vous permet de rejoindre Khazad-Dûm. Il faut se méfier, vous ne passez pas très loin de ruines elfiques et il y a souvent des brigands par là-bas."
- "D'accord... Comment s'appellent ces ruines ?" demande Daëgon.
- "Dans quel coin ? Sur la route entre Khazad-Dûm et Tharbad ?" demande Fron ?
- "Oui ! C'est ça ! Une vieille cité que les elfes appellent Ost-In-Edhil." indique Drògil.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "Il y a, souvent, des brigands, des chasseurs de trésors. On s'était fait attaquer à plusieurs reprises par là-bas et, à l'époque, on voulait passer à travers la Moria pour rejoindre les terres de l'Est mais ces cons n'ont jamais voulu nous laisser passer..." évoque Drògil.
- "Les Nains ?" demande Daëgon.
- "Ouais !! Je me souviens qu'on a dû partir en courant après avoir pisser sur leur porte ! Ils nous ont chassé pendant quasiment deux jours..." évoque Drògil.
- "Les Nains, s'il n'y a pas moyen de négocier, c'est compliqué..." indique Daëgon.
- "Ouais... Il faut se méfier ! Après, ce qu'il est important de savoir c'est qu'en fonction de la météo, il faut savoir que la région de Tharbad est une région très humide, marécageuse et qu'à certaines périodes, il peut être difficile de passer à Tharbad." signale Drògil.
- "Nous partons le 15 de Narbeleth, à la fin de l'été." indique Daëgon.
- "Logiquement, ça devrait être bon..." répond Drògil.
- "Il ne faut pas que l'on traîne de trop..." analyse Daëgon.
- "Oui, c'est ça !" confirme Drògil.
- "Et il y a le retour aussi !" évoque Daëgon.
- "Il faudrait que je me renseigne. J'ai encore des connaissances sur Tharbad qui pourraient vous donner des informations par rapport à ça." propose Drògil.
- "Ça serait vraiment très bien ! Même pour le passage à Tharbad lui-même." confirme Daëgon.
- "Il faut que je retrouve mes cahiers par rapport à cette période, je perds un peu la mémoire maintenant... Heureusement, à l'époque, j'avais des cahiers parce que j'étais payé par la Cour royale pour faire toutes ces visites. Evidemment, tous ces voyages étaient dans le but que l'Arthedain puisse bien connaître tout le territoire." évoque Drògil.
- "Vous avez cartographié jusqu'où ?" demande Daëgon.
- "Jusqu'à la trouée du Calenardhon." indique Drògil.
- "Ah oui, quand même ! Ça fait un large territoire !!" réagit Daëgon.
- "Oui ! On a, surtout, cartographié le pays de Dun. On connaît très bien ce coin-là. Si tu veux quelques adresses, je connais quelques lieux intéressants. Après, les clans changent par là-bas." évoque Drògil.
- "Les Dunéens ne devraient pas être une gêne pour le trajet ?" demande Daëgon.
- "Alors... Le problème du pays de Dun, c'est très changeant par là-bas. Certains sont des clans nomades." indique Drògil.
- "Ils sont plutôt agressifs ou pas ?" demande Daëgon.
- "Ça dépend des périodes. Il y a eu des périodes très calmes où ils étaient pacifiques et puis, les dernières fois où on est allés, malheureusement, de nombreuses tribus étaient en guerre. C'est, d'ailleurs, malheureusement, comme ça que ton grand-père est mort..." annonce Drògil.
- "Ah ! Il est mort là-bas…" réagit Daëgon.

Drògil se lève, baisse son slip montrant ses parties génitales sans aucune gêne puis se tourne et montre sa fesse droite portant une large cicatrice et dit :
- "Et moi, je me suis pris une flèche dans le cul !!" puis ajoute : "Mais je sais où il est !!"

Drògil quitte le banc et monte à l'étage et crie à sa femme :
- "Le vieux drap, il est où ? Il est où ?"

Après une fouille de plusieurs minutes à l'étage, Drògil redescend avec une vieille couverture miteuse en criant :
- "Ça y est !! Je l'ai trouvé ! Je l'ai trouvé !"
- "C'était ça que je devais te rappeler avant de partir ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Oui ! En parlant de ton grand-père, de ce qui s'est passé..." évoque Drògil.
- "La mémoire est revenue." évoque Daëgon.
- "Oui !" confirme Drògil.

Il pose alors la couverture qui fait un bruit sourd, un objet d'un certain poids doit être enroulé à l'intérieur. Il déroule la couverture et un arc en acier est protégé à l'intérieur. Daëgon demande alors :
- "C'est l'arc de mon grand-père ?"
- "Oui ! Ton père n'en a jamais voulu." évoque Drògil.
- "Il est vraiment magnifique !" réagit Daëgon.
- "La corde a cassé ce fameux jour où ton grand-père est mort... Un arc en acier Nùménoréen ! On n'en produit plus des comme ça !" annonce Drògil.
- "Ah ben non... C'est sûr !" réagit Daëgon.
- "Malheureusement, je n'ai jamais réussi à trouver quelqu'un qui puisse faire une corde suffisamment solide pour l'attacher à cet arc..." indique Drògil.
- "Je pense que je vais trouver !" indique Daëgon.

Drògil tend l'arc à Daëgon qui répond ému :
- "Merci ! Merci vraiment beaucoup !"
- "Il te revient. Ton grand-père me l'avait confié." évoque Drògil.
- "Merci d'avoir pensé à moi ! Je suis, vraiment, touché !" indique Daëgon.

Fron regarde l'arc et essaye de comprendre comment du métal peut plier. Il l'examine attentivement et ne semble pas connaitre l'origine du métal. Drògil indique :
- "J'imagine que tu n'as jamais entendu un arc comme ça vibrer. Je peux te dire que les ennemis craignent le bruit de cet arc !"
- "J'ai hâte de l'essayer..." évoque Daëgon.
- "Il va falloir que tu trouves quelqu'un pour te fabriquer une corde. Je ne suis pas sûr que, sur Fornost, tu trouves quelqu'un pour mettre une corde à cet arc." évoque Drògil.
- "D'accord... Il y a une technique particulière ? Qu'est-ce qu'il faudrait ?" demande Daëgon.
- "Quelqu'un qui puisse avoir les connaissances perdues de Númenor pour fabriquer des cordes très solides. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que, dans nos contrées, tu trouves un fabriquant de cordes solides. Tu sais, ces arcs-là, il n'y a plus grand monde à les avoir. On n'en trouve plus. Il a une valeur inestimable mais il te revient." évoque Drògil.
- "C'est une relique ! Je serai très fier de le porter !" indique Daëgon.
- "C'est une relique mais, tu sais, ton grand-père, il savait s'en servir. Alors, je crois que le gant parce que c'est mieux d'avoir un gant spécial pour cela mais je crois que ton père l'avait donné à quelqu'un qui aimait les objets anciens." indique Drògil.
- "Juste une question, pourquoi mon père semble en vouloir à mon grand-père ?" demande Daëgon.
- "Ah !! Il a laissé ta grand-mère seule quasiment toute sa vie." répond Drògil.
- "Il n'était jamais là..." réagit Daëgon.
- "Il n'a jamais accepté qu'il puisse vivre ainsi mais c'était notre vie. C'était notre vie ! Alors, c'est vrai qu'on a vécu de bons moments mais ce n'était pas simple tous les jours. Bon, c'est sûr que ta grand-mère en a souffert et je pense que ton père aussi, forcément ! Alors quand il a su que tu partais dans l'armée, que tu allais vivre de l'aventure, il a mal vécu les choses..." évoque Drògil.
- "Il rapproche ça de mon grand-père !" analyse Daëgon.
- "C'est ça !" confirme Drògil.
- "Après, moi, je n'ai pas de femme et d'enfants." indique Daëgon.
- "Ah ! Il va falloir un jour !" suggère Drògil.
- "Ah... Oui, oui, oui... Peut-être..." répond Daëgon.
- "Un beau gars comme toi !" évoque Drògil.
- "Il faudra quelqu'un qui puisse me suivre ou alors, c'est le coup d'un soir..." indique Daëgon.
- "Tu sais dans le pays de Dun, on en a fréquenté quelques-unes..." évoque Drògil en regardant derrière si Yeness n'est pas là puis s'adresse à Fron : "Toi aussi, tu pourrais plaire !"
- "Ah bon ? Ah bon ??" réagit Fron.
- "Oui ! Un joli p'tit gars comme ça, ça peut plaire !" évoque Drògil.
- "Oui, il faut voir à qui..." plaisante Daëgon.
- "On a rencontré quelques tribus hobbites, à l'époque, qui vivaient, encore, dans le pays de Dun mais je ne suis pas sûr qu'elles y soient toujours..." évoque Drògil.
- "Je pense qu'ils vont tous vers la Comté maintenant." suggère Daëgon.
- "Oui, oui, oui..." confirme Drògil.
- "Ils n'y vont pas d'un coup. Il y en a Metraith. Normalement, on devrait en convoyer vers la Comté." évoque Daëgon.
- "Il faudra que je te raconte, aussi, les quelques petites bonnes soirées à Metraith... C'était pas mal !" évoque Drògil.
- "Tu connais chez Oget ?" demande Daëgon.
- "Ah non... Ça ne me dit rien..." répond Drògil.
- "C'est un bon établissement maintenant... On peut s'y amuser !!" évoque Daëgon.
- "En tout cas, ton grand-père appréciait ce lieu. On aimait bien se reposer à Metraith." évoque Drògil.
- "La ville a été, un peu, secouée quand on est arrivé mais, dans l'ensemble, c'est une belle ville !" indique Daëgon.
- "Le Cardolan est mouvant. C'est bien ça, le souci. Moi, ce que je pourrais te raconter, c'est des choses qui commencent à dater et depuis j'ai cru comprendre qu'il y avait eu encore de nombreux événements. Il faut se méfier, la Vieille Route du Nord est souvent propice à des attaques de brigands." évoque Drògil puis pointe sur la carte : "Si vous partez sur la route de l'Est, il y a les hauts du Sud, en connaissant bien, il y a quelques chemins qui peuvent être empruntés. C'est, peut-être, un peu plus compliqué avec des chariots mais c'est envisageable..." évoque Drògil.
- "Et ce serait pour faire quel trajet ?" demande Daëgon.
- "Pour rejoindre Tharbad." répond Drògil.
- "Ah oui, pour rejoindre Tharbad sans passer par la route finalement." analyse Daëgon.
- "Oui..." confirme Drògil.
- "À travers champ, on va dire..." suggère Daëgon.
- "C'est ça ! Il y a quelques routes qui peuvent être empruntées..." indique Drògil.
- "Mais, là, il faut une carte plus détaillée." indique Daëgon.
- "Ah, ça, je pourrais te trouver ça. Il faudrait que je puisse retourner voir mes anciens compagnons. Je pense que je pourrais te trouver ce genre de cartes." propose Drògil.
- "Ça m'intéresse bien ! Il y a moins de brigands, peut-être ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Les brigands sont surtout sur la Vieille Route du Nord. De ce que tu me dis, vous allez être, quand même, un certain nombre de chariots mais vous risquez de perdre du temps quand même... Après, en empruntant, plus vers l'Est en se rapprochant du Rhudaur, les terres sont encore plus instables que celles Cardolan..." évoque Drògil.
- "C'est encore plus aléatoire..." suggère Daëgon.
- "C'est ça ! En allant par là, vous trouvez une voie maritime plus sûre contre les attaques de brigands mais ça veut dire de prévoir aussi de quoi naviguer..." évoque Drògil.
- "Ce n'est plus la même logistique..." indique Daëgon.
- "C'est aussi une possibilité..." suggère Drògil.
- "Et pour Tharbad à Khazad-Dûm ?" demande Daëgon.
- "Il y a la Vieille Route des nains, une route qui longe le Glanduin puis remonte la Sirannon puis rejoint Khazad-Dûm." signale Drògil.
- "Si tu peux avoir une carte de cette partie-là, aussi, ça peut être sympa..." demande Daëgon.
- "Je devrais pouvoir vous avoir ça. Il est bien important d'éviter les ruines d'Ost-In-Edhil." conseille Drògil en pointant du doigt l'emplacement des ruines puis ajoute : "Mais, de toute façon, la route passe à côté. Vous passerez non loin. S'il faut avoir une vigilance, c'est dans ce coin-là. De Tharbad, vous pouvez, sans problème, prendre ce chemin qui est un petit peu escarpé mais bon les nains l'ont toujours entretenu ça devrait bien se passer."
- "C'est aussi pour le commerce des nains, je suppose. Il doit y avoir des nains de passage sur cette route." suggère Daëgon.
- "C'est ça ! On ne s'est jamais fait trop d'amis chez les Nains mais bon..." évoque Drògil.
- "Mais ils ne nous attaquent pas comme les orques !!" réagit Daëgon.
- "C'est sûr ! C'est sûr... Et ne t'inquiète pas que les orques, après quelques flèches plantées par Daëgon, ils ne revenaient pas à la charge !!" évoque Drògil.
- "Tu me fais bien envie là !!" réagit Daëgon.
- "Je pense que c'est bon pour moi. Je ne sais pas si Fron a des demandes ?" questionne Daëgon.
- "Non, non, non..." répond Fron.
- "Alors comment tu la trouves ma petite gnôle ?" demande Drògil.
- "Elle est bien fruité !" répond Fron estimant la boisson bien sèche mais fruitée avec, toutefois, un taux d'alcool assez costaud pour cette fin de matinée.
- "Ah ! Un fin connaisseur ! C'est dommage... On n'est pas allé, assez souvent, dans la Comté. Vous semblez être des bons vivants !" évoque Drògil.
- "Au niveau de la nourriture et de l'alcool, ils savent bien vivre les hobbits !" indique Daëgon.
- "Ah ! Il faudra qu'on y aille mais Yeness n'aime pas trop voyager... Et puis elle n'a plus envie que je parte tout seul donc c'est compliqué... Je vais faire ça cet après-midi si tu veux." propose Drògil.
- "Oui ! Je repasse soit ce soir soit demain." confirme Daëgon.
- "Ouais, pas de soucis !!" confirme Drògil.
- "Très bien ! Vraiment merci, en tout cas, pour cet arc magnifique !" remercie Daëgon.
- "Bah ! Je t'en prie... Si tu veux, je te laisse le drap..." propose Drògil.
- "Je vais le prendre pour cacher ce bel objet pour ne pas me balader avec..." confirme Daëgon.
- "Je pense qu'il attirerait quelques convoitises..." indique Drògil.
- "Oui ! Il vaut mieux y aller prudent." évoque Daëgon.
- "Tout à fait ! Il te faudra, déjà, trouver quelqu'un qui puisse te faire cette corde et il faudrait que tu puisses mettre la main aussi sur le gant." suggère Drògil.
- "Ah oui ! Oui ! Ou fabriquer mon propre gant. Il faudra que j'étudie comment marche l'arc." indique Daëgon.
- "C'est ça ! Je ne l'ai jamais utilisé. Seul ton grand-père l'utilisait et je pense qu'il serait fier que tu puisses également l'utiliser !" évoque Drògil.
- "Moi aussi je serais fier ! Je vais tout faire pour !" confirme Daëgon.
- "Très bien ! Vous ne restez pas pour le diner ?" demande Drògil.
- "Le déjeuner." rectifie Daëgon.
- "Bah, il est quelle heure ?" demande Drògil.
- "Il n'est pas loin de midi." répond Daëgon.
- "Il est tôt alors !! Je vais aller me recoucher..." indique Drògil.
- "Non !! Tu restes debout !!" crie Yeness de l'étage.
- "La vie est dure à Fornost..." réagit Drògil.
- "Si tu peux regarder pour les cartes, en tout cas... Je repasserai..." évoque Daëgon.
- "D'accord ! Très bien ! Et n'hésitez pas à repasser monsieur Fron." conseille Drògil.
- "Bien sûr !" répond Fron.
- "J'ai d'autres bouteilles dans le coffre, des plus anciennes !" évoque Drògil.
- "Très bien ! Très bien !" réagit Fron.

Daëgon et Fron se lèvent, souhaitent une bonne journée à Drògil puis Yeness descend pour souhaiter une bonne journée.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 11:15 / 12:30 - Rencontre avec le Collectionneur - F - T - Domestique Formen - Dùraladh Lilthor Formenyaron - Otáëhryn Formen - Lieu : Fornost Erain - Manoir des Formen

Fánaviryan et Tirash se dirigent vers le quartier le plus riche de Fornost Erain, la Haute Ville, la rue principale est composée des plus grandes maisons de la ville, les plus riches. En suivant les indications d'Esgaldor Lissiril, les deux compagnons vont se retrouver devant un manoir le plus richement décoré de la rue, le plus clinquant mais pas le plus imposant. Un soin particulier a été apporté aux sculptures et décorations murales. Non loin, ils peuvent distinguer un manoir beaucoup plus imposant dont l'emblème est celui de la famille Tarma. Puis ils vont pouvoir repérer les manoirs qui appartiennent aux sept grandes familles de l'Arthedain. Chacune de ces familles possède leur propre domaine à l'ouest de l'Arthedain mais, également, un manoir dans cette rue, symbole de leur prestige et de leur renommée.

Lorsqu'ils sont devant l'entrée du manoir Formen, Tirash suggère :
- "Je ne sais pas ce que tu en penses ma chère Fana mais on pourrait frapper ?"
- "Tout à fait ! Et préparons la lettre de recommandation que nous a donné le second interprète du roi." confirme Fánaviryan.

Tirash se positionne devant la porte et actionne le heurtoir. Après quelques instants d'attente, une femme en tenue de domestique, vient ouvrir la porte. Elle regarde les deux compagnons des pieds à la tête puis dit d'un ton froid :
- "Oui. Bonjour. C'est à quel sujet ?"
- "Bonjour gente dame. Nous venons rencontrer Otáëhryn. Nous avons une lettre de recommandation à ce sujet que voici." répond Tirash en tendant la lettre.
- "Veuillez patienter, s'il-vous-plait..." répond la domestique qui referme la porte.

Tirash remet la lettre dans sa poche et les deux compagnons attendent quelques minutes dehors puis, la porte s'ouvre, la femme leur fait un signe pour entrer dans un hall d'entrée très luxueux. En face des deux compagnons se tient un homme d'une allure très austère, les cheveux bruns, courts, sans doute, entre cinquante et soixante ans. Ses vêtements sont sobres mais élégants, finement travaillés, une allure noble. Il annonce d'un ton sec en direction de la domestique :
- "Fermez la porte !"

La domestique s'exécute et puis, d'un pas rapide, quitte le hall. L'homme regarde attentivement Tirash et Fánaviryan les bras dans le dos puis d'un ton toujours froid demande :
- "Vous êtes qui ?"
- "Salutations sire Formen ! Je me présente Fánaviryan Wesmin de la Compagnie de l'Aurore et Ecarlate et voici Tirash Wesmin de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate également. Veuillez pardonner nos tenues, nous venons, à peine, d'arriver sur Fornost Erain." présente Fánaviryan.
- "Un fort long voyage..." ajoute Tirash.
- "Vous possédez une lettre de recommandation ?" demande l'homme en sindarin.
- "Oui ! Tout à fait..." répond Fánaviryan en sindarin puis ajoute : "Mon ami a une lettre de recommandation du second interprète afin de pouvoir vous rencontrer. Tirash, je te laisse transmettre à Monsieur."
- "Hé bien, voici cette lettre tout d'abord et c'est au sujet d'un objet qui je pense va intéresser sieur Otáëhryn Formen, c'est bien vous ?" demande Tirash.
- "Non." répond l'homme.
- "Ah..." réagit Tirash.
- "C'est un cousin !" répond l'homme puis il ajoute : "Je suis Dùraladh Lilthor Formenyaron, l'Artatan de la famille Formen."

Dùraladh Lilthor Formenyaron ouvre l'enveloppe, lit le contenu et les deux compagnons constatent sur son visage un étonnement puis tend le papier à Tirash et dit :
- "Si la cour vous autorise à rencontrer mon cousin, vous pouvez monter au deuxième étage."
- "Merci bien." répond Tirash respectueusement.
- "En vous remerciant et en nous excusant de vous avoir dérangé sire..." répond Fánaviryan.
- "En effet, mon temps est compté..." répond Dùraladh Lilthor Formenyaron en Sindarin.
- "En espérant pouvoir vous revoir en situation plus agréable." indique Fánaviryan.

Dùraladh Lilthor Formenyaron regarde les deux compagnons, toujours les mains croisées dans le dos, et attend que les deux compagnons montent l'escalier. Il repart, ensuite, donne, par la suite, des ordres d'un ton sec, sans doute, aux domestiques présents.

Les deux compagnons montent un escalier en marbre, aux murs des tableaux de la famille Formen ainsi que des objets anciens, des vases et reliques très anciennes. La décoration intérieure reflète une richesse dans le contenu. Fánaviryan essaye de comparer les objets présents à ceux de la famille Wesmin et constate une composition beaucoup moins exotique, une homogénéité dans le style.

En arrivant au premier étage, Fánaviryan s'arrête et demande à Tirash :
- "Est-ce que je peux jeter un œil sur la lettre de recommandation voir ce qui avait été écrit ?"
- "Ouais !" confirme Tirash en sortant la lettre et la transmettant à Fánaviryan.

L'Elfe va y lire le contenu : "Le Haut Conseil royal autorise les porteurs de cette lettre à rencontrer Otáëhryn Formen." Tirash réagit et dit :
- "C'est surprenant cette notion d'autorisation."
- "Il y a, peut-être, un contrôle Royal sur les échanges que peuvent avoir les Grandes Familles." évoque Fánaviryan.
- "Je ne sais pas..." répond Tirash.
- "On demandera à Daëgon." suggère Fánaviryan puis ajoute : "Et, effectivement, c'est le Haut Conseil royal... Je me suis, un peu, avancé, tout à l'heure, en parlant du deuxième interprète..."
- "Tout à fait !" confirme Tirash.

En arrivant au deuxième étage, une porte bloque l'accès au second étage. Tirash frappe à la porte et un domestique vient ouvrir la porte et est surpris de voir les deux compagnons et dit :
- "Oui... Bonjour..."
- "Bonjour, nous venons nous rencontrer Otáëhryn Formen." répond Tirash.
- "Veuillez me suivre. Vous aviez rendez-vous ?" demande le domestique.
- "Nous n'avions pas rendez-vous mais nous avons cette lettre qui nous qui nous invitait à venir le voir pour quérir des informations sur un objet très particulier. Il semble que ce soit un érudit renommé." répond Tirash.

Le domestique ne regarde pas le courrier et amène les deux compagnons dans un couloir puis les amènent dans un salon où un homme est assis en train de lire un livre. Le domestique indique, avant d'entrer :
- "Veuillez patienter ici."

Le domestique s'approche de l'homme et lui glisse quelques mots à l'oreille. L'homme se lève dans une belle tenue riche mais beaucoup clinquante que Dùraladh Lilthor Formenyaron avec plusieurs bijoux, bagues, bracelets et colliers. Il porte une fine barbe ainsi que des cheveux gris bien peignés en arrière. L'homme est coquet. Il s'approche des deux compagnons et demande :
- "Nous... avions... rendez-vous ?"
- "Non, nous n'avions pas rendez-vous mais nous avons cru comprendre que vous pourriez nous renseigner sur un objet très particulier qui est en ma possession. On nous a dit que vous étiez un grand érudit et un grand connaisseur de tout un tas d'articles particuliers." répond Tirash.
- "Et qui vous a dit cela ?" demande Otáëhryn Formen.
- "Je ne me souvient plus de son nom, c'était en discutant à la cour. Quoi qu'il en soit, c'est tombé dans les oreilles d'un certain... Comment s'appelle-t-il déjà ??" réfléchit Tirash.
- "Mais on vous a laissé entrer ici comme ça ?" demande Otáëhryn Formen.
- "Hé bien, pour finir, suite à cette conversation un peu brouillonne, nous avons eu cette lettre du Haut Conseil du roi, tenez." indique Tirash en tendant la lettre de recommandation puis ajoute : "Qui nous invitait à venir vous rencontrez."

Otáëhryn est surpris à la lecture puis glisse l'enveloppe dans son manteau puis propose :
-"Hum... Humm... J'imagine qu'on vous a évoqué le fait qu'en effet, je collectionne les reliques de nos ancêtres de l'île de Númenor. Mais je vous en prie, venez par ici. Si on vous a dit de venir, c'est que vous avez, sans doute, la curiosité de vouloir découvrir ma collection."
- "Ce serait un grand honneur !" répond Tirash.
- "Également !" confirme Fánaviryan.

Les compagnons quittent le salon et se dirigent dans une pièce beaucoup plus grande qui est éclairée par le plafond. La pièce est composée d'une grande collection d'objets, certains en parfait état, d'autres usés voire très usés, à même le sol ou posés sur des meubles, des socles et piédestal. Il va commencer à évoquer les objets en premier lieu, les statues dont certaines représentent des personnalités de l'île de Númenor en particulier des rois ou des Valar, des objets qui ont appartenu, pour certaines à des rois de l'île Númenor. Chaque objet même le plus insignifiant semble avoir une histoire.

L'homme est ravi et content de pouvoir présenter son musée personnel à deux visiteurs. Tirash pose des questions, de temps en temps, histoire de qu'il puisse mousser tout à son aise ce brave homme. Il raconte l'histoire de l'île de Númenor, de la période de gloire jusqu'à sa chute.

Il va montrer, ensuite, des objets très précieux dont un arc en acier Nùménoréen en quatre morceaux et va montrer avec fierté :
- "Il s'agit de l'un des premiers arcs en acier Nùménoréen et, tout récemment, un en parfait état..."

Fánaviryan est émerveillée de voir cet arc en acier et dit :
- "Je ne connaissais pas. Je n'ai vu que des arcs en bois. Et là, de voir un arc en acier !!"
- "Sachez Madame que ce n'est pas de l'acier mais des alliages à base de Mithril, le fameux Mithril de Númenor." annonce Otáëhryn Formen.
- "Qui est particulier ce Mithril par rapport à celui qu'on peut trouver chez les Nains ?" demande Tirash.
- "Disons que c'était le deuxième lieu où existait des veines de Mithril qui, malheureusement, aujourd'hui, l'île étant engloutie, forcément, le Mithril de Númenor n'est plus exploitable et, pour certains, on va dire que toutes ces reliques sont du passé et n'y voit aucun intérêt. Moi, j'y vois l'histoire de mon peuple, tout notre passé, notre glorieux passé. Certains y voient une honte, je ne suis pas de cet avis !" annonce Otáëhryn.
- "Pourquoi une honte ?" demande Tirash.
- "Disons que la tournure des événements fait que les derniers rois de Númenor se sont trompés de voie et sont partis dans une mauvaise direction, influencé par le mal, par celui qu'on a appelé à une époque, Sauron. Capturé, il a été amené sur l'Île de Númenor, a perverti les rois de l'époque qui, pour certains, se sont aventurés à vouloir conquérir les terres de l'Ouest, les terres des Valar. Le courroux des Valar a été terrible et a détruit l'île. Depuis, nous, les réfugiés des terres du nord, nous estimons que le dernier roi avait fait un mauvais choix. Nous avons choisi notre voie et nous sommes venus, avant la chute de Númenor, dans les Terres du Milieu. Ceux qui se sont réfugiés à Umbar, quant à eux, avaient choisi le mauvais côté, si je puis dire..." raconte Otáëhryn Formen.
- "Ou, disons qu'ils ont été abusés. Je peux comprendre, ma famille venant d'Ost-in-Edhil, si vous connaissez ?" évoque Fánaviryan.
- "Hum ! J'aurais bien aimé pouvoir, aussi, récolter des objets de cette époque !" puis Otáëhryn se dirige vers un meuble et ouvre un tiroir en indiquant : "J'ai en ma possession un seul objet venant d'Ost-in-Edhil, cette assiette."

Otáëhryn Formen sort alors fièrement une assiette euh qui est parfaitement intacte avec des motifs elfiques puis l'homme ajoute :
- "Les objets venant de cette région et de cette époque, sont fort rares et chers. Ma famille, malheureusement, ne peut se permettre ce genre d'achats. Il est clair que cette cité est la convoitise de nombreux pillards."
- "Mais elle est dans des terres très mal fréquentées, encore..." évoque Fánaviryan.
- "En effet..." évoque Otáëhryn.
- "Sachez que si, dans mes pérégrinations, je retrouve quelques effets anciens, je penserai, absolument, à vous parce que vous avez su rassembler dans cette splendide galerie ouverte aux étoiles et à la lune, les traces d'une glorieuse époque." annonce Fánaviryan.
- "En effet ! Aussi roi fut-il, les erreurs d'un homme ne peuvent pas résumer toute la richesse d'une civilisation !" évoque Tirash.
- "En effet..." réagit Otáëhryn.

L'homme montre le dos de l'assiette et Fánaviryan y voit des initiales. Otáëhryn lui dit :
- "Je n'ai pas réussi à trouver l'origine de celui qui a fabriqué cette assiette mais si vous pouviez me retrouver l'histoire de cet artisan, j'en serais plus que ravi..."
- "Je suis, malheureusement, un petit peu trop jeune. Mes parents ont vécu au Deuxième Âge et ils ne sont malheureusement plus là..." évoque Fánaviryan.
- "Ah d'accord..." réagit Otáëhryn.
- "Comme pour Tirash, nous sommes, un peu, en quête de nos origines." indique Fánaviryan.
- "Vous avez mentionné Umbar tout à l'heure quand vous nous racontiez l'histoire de Númenor. Je viens du Grand Sud. Je suis passé par Umbar et c'est là-bas que j'ai trouvé l'objet que je voulais vous montrer. Il vient du sud en tout cas !" indique Tirash en sortant sa dague qu'il présente à Otáëhryn puis Tirash lui demande : "Cela vous évoque-t-il quelque chose ?"
* "Je peux ?" demande Otáëhryn en proposant de prendre la dague.
- "Allez-y !"répond Tirash.

Otáëhryn prend la dague avec ses gants, l'observe, la regarde puis dit :
- "Ce n'est pas du travail elfique, ni du travail Nùménoréen. Elle ne vient pas d'Umbar, en effet... Vous avez été à Umbar, vous dites ?"
- "J'y ai passé quelques années effectivement. Il existe une deuxième dague qui est associée à celle-ci. Peut-être cela, peut-il vous évoquer quelque chose ?" interroge Tirash.
- "Non, je pensais à autre chose... Est-il prévu que vous retourniez à Umbar ?" demande Otáëhryn.
- "Un jour ou l'autre, je l'espère... Comme vous l'indiquiez Fánaviryan, je suis en quête d'une partie de ma famille, en tout cas ce qu'il en reste ma sœur, je suppose, doit toujours se trouver dans les lointaines contrées du Sud." répond Tirash.
- "Pour cette fin d'été, nous ne descendrons pas plus bas que Tharbad mais nous osons espérer assez rapidement pouvoir aller plus avant." indique Fánaviryan.
- "D'accord... Sachez qu'il pourrait y avoir quelqu'un qui serait intéressé si des gens allaient du côté d'Umbar..." évoque Otáëhryn.
- "Pour ?" demande Tirash.
- "Quelqu'un dont l'un de ses proches a été capturé et est prisonnier à Umbar. Je pense qu'il pourrait monnayer, sans doute, un trajet pour celui qui serait prêt à aller là-bas. En tout cas, votre objet est étrange. Il est clair que ça n'a point été fabriqué à Umbar. Vous n'avez aucune idée de son origine ?" demande Otáëhryn.
- "Je l'ai trouvé sur le cadavre de mes parents ainsi que la seconde dague dont je vous ai parlé ce qui est, d'ailleurs, assez surprenant qu'un objet d'une telle valeur ait pu être abandonné ainsi..." raconte Tirash.
- "Hum... Oui, en effet..." réagit Otáëhryn Formen.
- "Ayant, pour ma part, une certaine expertise dans les métaux et la forge ainsi que pour l'orfèvrerie, j'ai été incapable de reconnaître ce travail et cet alliage..." indique Fánaviryan.
- "Elle possède, par ailleurs, quelques spécificités." indique Tirash.
- "C'est-à-dire ?" interroge Otáëhryn.
- "Il semble que cette lame soit attachée à Tirash." annonce Fánaviryan.

Tirash se concentre et fait apparaitre la lame dans sa main. Otáëhryn est surpris et enthousiasmé par cet effet magique puis dit :
- "C'est, pour le moins, surprenant !" puis il réfléchit quelques instants et propose : "Venez ! Nous allons aller dans mon salon !"

Après avoir enlevé ses gants, il amène les deux compagnons dans un salon avec de confortables fauteuils en cuir, des livres et parchemins sont rangés dans des étagères avec des vieilles reliques dans les quatre coins de la pièce. Il propose :
- "Installez-vous dans les fauteuils, je reviens !"

Otáëhryn sort de la pièce quelques minutes et revient d'un pas énergique et va commencer à fouiller parmi ses livres. De nouveau, quelques minutes vont s'écouler, puis plusieurs domestiques vont entrer avec de l'eau chaude, des fruits, du pain et quelques plats. Otáëhryn dit alors :
- "Je vous en prie, servez-vous !"

Pendant que les compagnons mangent, il continue de consulter plusieurs livres. Pas loin d'une heure va s'écouler ainsi.

Session N°118

Le 31/01/2024

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 10:30 / 11:15 - La famille de Daëgon - D - F - F - T - Elina - Emehir - Hadwyn - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Maison des Parents de Daëgon

En sortant de l'auberge, les quatre compagnons se dirigent vers la basse ville. Daëgon signale :
- "Si vous allez à l'auberge de l'hospitalité, nous allons prendre le même chemin, mes parents n'habitent pas très loin."
- "Tu vas pouvoir nous faire visiter la ville !" réagit Tirash.
- "Très bien ! Allons-y !!" confirme Daëgon.

Daëgon va, ainsi, présenter les différents quartiers de la ville, l'organisation de la cité, les différents établissements, auberges et tavernes.

Les compagnons redescendent dans la basse ville et vont se retrouver devant une maison sur deux étages, à la façade en pierres blanches et une enseigne indiquant qu'il s'agit d'un menuisier. Des coups de marteaux et de scies montrent une effervescence dans la maison. Devant la porte d'entrée, Daëgon dit :
- "Bah voilà ! C'est chez moi !! Vous pouvez venir, il n'y a pas de soucis... Mais je ne sais pas comment ça va se passer... Vous entrez avec moi ?"
- "Peut-être qu'on peut juste saluer ta famille et puis après, on s'en va..." propose Tirash puis ajoute : "Peut-être que ça te gène, Daëgon ?"
- "Non, non !!" répond Daëgon.

Daëgon entre dans l'atelier suivi de ses compagnons. Il va croiser, dans un premier temps, avec sa mère, Lyndys. Elle lève les bras, s'approche de son fils qu'elle prend dans ses bras en s'exprimant :
- "Daëgon ! Daëgon ! Quel plaisir !! Je suis très contente de te voir !!" puis elle crie dans l'atelier : "Daëgon est là ! Daëgon est là !"

Les bruits dans l'atelier vont alors s'arrêter et les différentes personnes vont s'approcher. La seconde personne à s'approcher est un homme d'un certain âge, le regard sombre en contraste avec l'engouement des autres habitants de la maison. Hadwyn, le père de Daëgon, vient vers son fils, lui tend la main et lui dit avec une certaine réserve :
- "Ah ! Mon fils..."

Puis un autre homme, beaucoup plus, jeune, vient prendre Daëgon dans ses bras, le jeune homme, d'une vingtaine d'années, d'un physique musclé, en tenue de travail, un tablier de cuir. Il tape virilement et vigoureusement son frère de joie. Daëgon lui dit :
- "Bravo, mon frère, je vois que tu t'es bien développé depuis la dernière fois !!"
- "Bah... On essaye de maintenir la forme... ça donne des forces de soulever des planches !!"

La dernière personne à venir se présenter est la sœur de Daëgon, un large sourire au visage, en tenue de travail également. Elina vient se jeter dans les bras de Daëgon, l'embrasse puis dit :
- "Je suis bien contente de te revoir Daëgon !!"
- "Ça me fait plaisir de te voir aussi !!" répond Daëgon.

L'atelier est encombré de planches de bois mais aussi de meubles en cours d'élaboration. Le travail réalisé semble très élaboré, du mobilier, sans doute, pour des familles aisées.

La famille va se mettre autour de Daëgon pour discuter avec lui mais, rapidement, son père, Hadwyn, va retourner dans son atelier. Lyndys va se tourner vers les compagnons et demander :
- "Mais, Daëgon qui sont ces personnes ?"
- "Ce sont mes compagnons. Nous avons une compagnie, la Compagnie l'Aurore Ecarlate." annonce Daëgon.
- "D'accord !" indique Lyndys.
- "Mes compagnons au sein de cette compagnie !" évoque Daëgon puis ajoute : "Je vous présente Fánaviryan."

Lyndys, Elina et Emehir sont surpris de voir une elfe, un homme à la peau grise et un hobbit. Emehir est le premier à venir saluer les trois compagnons de Daëgon. Fánaviryan répond respectueusement :
- "Très honorée."

Puis Elina vient faire la bise aux trois compagnons et annonce avec un large sourire :
- "Bonjour, je suis Elina, la sœur de Daëgon. Je suis très enchantée de faire votre connaissance ! J'espère que le voyage jusqu'à Fornost Erain et que vous allez vous plaire ici. Le climat est parfois un peu rude mais, vous verrez, on s'y fait ! Je suis bien contente que vous puissiez être là avec mon frère !! Venez, on va s'installer à l'étage pour boire le thé."
- "Oui, très bien !" répond Daëgon.
- "On y va nous fana ou on reste ?" demande Tirash en regardant Fánaviryan et Daëgon.
- "Vous pouvez monter mais ça risque de durer un moment..." réagit Daëgon.
- "D'accord. On vient boire le thé mais on va partir rapidement..." indique Tirash.

Lyndys semble ravie d'avoir Daëgon et ses compagnons de voyage. La sœur et la mère de Daëgon vont demander à Daëgon de raconter ses péripéties, ses voyages et aventures. Daëgon va évoquer tous les lieux qu'il a pu visiter, sans toutefois, entrer dans les détails.

Elina va, de son côté, évoquer la situation familiale et indiquer que le commerce semble, plutôt, florissant. Le travail semble être reconnu par les hautes familles de l'Arthedain et même la cour royale est amenée à faire des demandes auprès d'Hadwyn.

Daëgon va évoquer le service de livraison de la compagnie si la famille veut livrer des meubles loin. Elina répond :
- "Pour l'instant, nous n'avons pas de commandes à l'étranger mais je note la proposition."

Après dix minutes, lorsque Daëgon a fini l'histoire de ses explorations, Emehir se lève et dit :
- "Je vais aller aider père sinon ça va chauffer... Il risque d'être colère..."

Fánaviryan va intervenir à plusieurs reprises pour évoquer les affrontements et les blessures des compagnons et sollicite Fron pour qu'il puisse prendre la suite des évènements dans la Comté. Tirash et Fánaviryan se lèvent. Lyndys les interpelle et leur propose :
- "Si ce midi, vous souhaitez venir manger, nous serions ravis."
- "On ne vous promet rien..." répond Tirash.
- "On ne vous promet rien..." confirme Fánaviryan.
- "Vous voyez... Vous connaissez la maison à présent." indique Lyndys.
- "Nous allons essayer de faire au plus vite dans cette ville que nous ne connaissons pas... tout à fait bien. On doit, juste, aller à la Guilde des marchands. Vous nous conseillez de remonter ?" demande Fánaviryan.
- "Oui après vous voulez voir qui au niveau des marchands ?" demande Lyndys.
- "C'était pour faire une simple déclaration de notre présence et de notre activité, voir si, en fonction, des lois établies dans cette ville, nous contrevenions à aucune règle. Nous déclarez, en tout cas, comme actifs." indique Fánaviryan.
- "Je connais, assez bien, les rouages des institutions locales si je peux vous aider, dites-moi, je pourrais, éventuellement, vous guider par rapport à cela..." propose Lyndys.
- "Justement, pour une demande de nouvelles activités." explique Fánaviryan.
- "Ah ! Que vous souhaiteriez exercer sur Fornost ?" demande Lyndys.
- "Selon nos allers-retours. En repartant, nous allons proposer de protéger transports ou personnes, telle est notre spécialité..." indique Fánaviryan.
- "Pour cela, il n'est pas nécessaire de se déclarer." indique Lyndys.
- "D'accord..." réagit Fánaviryan.
- "Et pour trouver d'éventuels clients ? Il y a un endroit dans la ville ? Savez-vous où nous pouvons trouver d'éventuels marchands qui souhaiteraient se diriger vers le sud ?" demande Tirash.
- "Je peux me renseigner là-dessus." répond Lyndys.
- "Avec plaisir !" réagit Tirash.
- "Je peux faire ça pour vous. Vous faites partie de la même compagnie que mon fils. Je vais me renseigner..." confirme Lyndys.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "C'est parfait ! On en reparlera ce midi. Dans ce cas, nous allons voir directement Otáëhryn Formen." indique Fánaviryan.
- "Oui et il faudra que je te donne l'enveloppe pour que tu puisses la lire..." évoque Tirash en se levant.
- "Oui, oui, je ne t'ai pas donné assez de cours..." évoque Fánaviryan en se levant à son tour.

Tirash et Fánaviryan vont quitter la maison des parents de Daëgon et se dirigent vers la ville haute de Fornost Erain.

Pendant ce temps, Daëgon va poursuivre l'histoire de ses aventures puis Fron va prendre le relais et évoquer sa vie dans la Comté, ses aventures du quotidien. Daëgon conclut :
- "Voilà toutes nos péripéties. Je souhaite aller voir Drògil pour qu'il puisse me donner des informations sur les routes jusqu'à Khazad-Dûm."
- "Ah Drògil... Quand tu étais tout jeune, tu l'appelais tonton Drògil. Ton père n'a pas souhaité que vous puissiez fréquenter ce tonton qui n'est pas, tout à fait, de la famille mais qui a bien connu ton grand-père, c'est comme s'il faisait partie de la famille..." évoque Lyndys.
- "Oui, le tonton d'affection..." répond Daëgon.
- "Il habite toujours au même endroit, en basse ville, la venelle de la fontaine. Si tu veux aller le voir, je pense qu'il sera ravi de te voir s'il n'est pas dans les tavernes..." indique Lyndys.
- "Ah..." réagit Daëgon.
- "Depuis qu'il ne voyage plus, il descend des litres et des litres, le pauvre homme..." indique Lyndys.
- "Disons que dans la journée, ce sera mieux que ce soir pour le trouver." suggère Daëgon.
- "Oui ! Oui ! Passer le repas du midi, il commence à être bien imbibé le pauvre homme..." indique Lyndys.
- "Ça fait longtemps qu'il est comme ça ?" demande Daëgon.
- "Quelques années... Au moins, il met un peu d'animation en ville..." indique Lyndys.
- "Oui, certes... Je vais, peut-être, y aller maintenant puis comme ça on revient pour manger ensemble." propose Daëgon.
- "D'accord ! Très bien ! Tu nous en raconteras un peu plus, tout à l'heure, par rapport à tes compagnons parce que c'est vrai qu'on a, rapidement, pu parler avec vous, Monsieur Fron mais on aimerait en savoir un peu plus sur la Comté, sur votre amie, Fánaviryan, et votre compagnon qui semble venir de très loin." évoque Lyndys.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 08:00 / 10:20 - Entrentien à l'Auberge - D - F - F - T - Mollun Gamgie - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Fornost Erain - Auberge de la Reine

Les compagnons se retrouvent dans les hauts quartiers de Fornost Erain où se trouvent les plus belles maisons, où les grandes familles y résident. Daëgon conduit ses compagnons dans le quartier pour retrouver l'auberge de la Reine, un établissement très bien entretenu où se mêlent marchands et bourgeois dans une ambiance très feutrée. Les quatre compagnons s'installent autour d'une table en attendant l'arrivée de Valgran.

Après quelques minutes à observer la clientèle, Fron demande à Tirash :
- "Tu ne voulais pas parler à Astatur de son histoire de de coffre sous le lit d'un marchand, la mission qu'on t'a donnée à Bree."
- "Oui, effectivement... C'est vrai qu'on a, complètement, oublié cette histoire... J'ai une problématique, c'est que je me suis engagé auprès d'Oget à faire quelque-chose pour lui et dénoncer la personne à qui il doit une faveur, me semble être une sorte de trahison. Je me sens, un peu, le cul entre deux chaises par rapport à ça..." répond Tirash.
- "Je l'évoquais juste comme ça..." indique Fron.
- "Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?" demande Tirash.
- "Ce n'est pas anodin et vu les événements qui se sont produits à Occum, heureusement, que tu n'avais pas de colis suspect si Fron n'avait pas trouvé, directement, la personne en faisant l'inventaire de nos effets, ça aurait pu être ennuyant mais ça remet à plus tard, peut-être, une explication avec Oget ou ave cette personne..." suggère Fánaviryan.
- "Oget n'est, peut-être, pas au courant de ce que c'était non plus..." indique Fron.
- "Je pense, qu'en fait, le mieux sera, peut-être, que tu nous présentes à cette personne et qu'on négocie directement avec elle." évoque Fánaviryan.
- "Si elle fait partie d'une compagnie secrète, je doute qu'elle parle comme ça à cœur ouvert, ni même à demi-mot d'ailleurs car j'ai essayé de lui poser quelques questions et elle n'a pas pipé un mot sur autre chose que cette demande très spécifique de déposer un colis sous un lit." évoque Tirash.
- "Ce qui n'était, peut-être, qu'une tourterelle enfin qui serait un peu morte à l'arrivée..." suggère Fánaviryan.
- "On peut le voir comme ça..." réagit Daëgon.
- "Mais, effectivement, peut-être qu'en glisser un mot à Astatur, ce ne serait pas du luxe, qu'il laisse traîner des oreilles en plus des nôtres dans ce coin-là. Et puis, si je dois honorer ma dette auprès d'Oget, je pourrais certainement l'honorer d'une autre manière." suggère Tirash.
- "Oui ! Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Ne serait-ce que par une certaine somme d'argent puisqu'à priori, les choses risquent d'être un peu plus simple nous concernant..." évoque Tirash.
- "Tu auras toujours moyen de rembourser ta dette même sans argent avec Oget, ça je peux te dire qu'il a des besoins..." indique Fánaviryan.
- "Mais encore faudrait-il que je le souhaite..." évoque Tirash.
- "C'est clair que quand c'est par obligation, ça peut être moins amusant... Je pense qu'effectivement, on pourra, peut-être, évoquer à Astatur le fait qu'on se penchera là-dessus sur le fait qu'on ait été prévenu qu'il y avait, peut-être, une organisation sur Bree, un peu sombre, enfin, d'assassins ! On nous l'a dit comme tel." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait..." confirme Tirash.
- "Bon, il faut que Valgran fasse une belle présentation." propose Fánaviryan.

Une heure plus tard, Valgran arrive avec ses deux compagnons, Mollun Gamgie et Roulard Bessac. Valgran réagit aussitôt lorsqu'il voit les compagnons, vient les voir en levant la main et en esquissant un sourire. Lorsque Valgran est assis, Daëgon lui demande :
- "Ça se passe bien ?"
- "Bah... Euh... Je ne sais pas ce qui se passe en fait..." répond Valgran.
- "Mais vous avez été bien traité ?" demande Daëgon.
- "Ah oui ! Pour ça, il n'y a pas de soucis mais on ne m'a rien dit..." explique Valgran.
- "Vous ne faites rien en début d'après-midi ?" demande Daëgon.
- "Non, en même temps, vous aviez un peu disparu et les prisonniers ont été pris. Je ne sais pas du tout ce qui se passe. On ne nous dit rien..." explique Valgran.
- "Les prisonniers sont sous bonne garde, il n'y a pas de soucis." explique Daëgon.
- "D'accord ! Vous avez confirmation de cela ?" demande Valgran.
- "Oui ! On ne peut pas citer nos sources parce qu'on a vu quelqu'un de confidentiel au palais qui ne tient pas à ce que ça sache et on est rassuré. Ils ont fait ce qu'il fallait et ils vont parler de nous au roi et il y a un conseil de toutes les grandes familles qui va se passer cet après-midi et nous aimerions que vous soyez le porte-parole des hobbits devant ce conseil." annonce Daëgon.
- "Mais permettez-moi d'être surpris, vous ne souhaitez pas être ce porte-parole ?" demande Valgran.
- "C'est de la Comté qu'il s'agit et nous avons jugé qu'un Hobbit serait mieux placé que nous pour porter ce genre de jugement." explique Daëgon.

Valgran se tourne vers Fron et observe la réaction du Hobbit. Tirash reprend la parole :
- "À savoir Shiriff Valgran que nous avons présenté la situation dans la Comté avec tous les détails y compris les choses qui auraient pu être prises pour des actes séditieux de la part du Moot. Nous avons estimé que la sincérité était la meilleure arme pour l'intérêt de la Comté et cela a porté ses fruits, semble-t-il, donc n'hésitez pas à communiquer en toute sincérité les choses qui ont été décidées à l'occasion du Moot, alors, en arrondissant, peut-être, un peu les angles et en disant que dans ce moment où vous ne pouviez compter que sur vous, il fallait bien prendre des décisions mais, à priori, le roi semblerait plutôt enclin à accorder à la Comté une certaine autonomie..."
- "Ah !!" réagit Valgran.
- "Donc, plutôt, des bonnes nouvelles et il faut capitaliser là-dessus en étant dans la simplicité et la sincérité." suggère Tirash.
- "Mais attention, il y aura des familles, aussi, à ce conseil notamment les Tarma donc, faites gaffe aux pièges !" conseille Daëgon.
- "D'accord..." confirme Valgran.
- "Il s'agira d'avoir une négociation gagnant-gagnant pour le roi et entre vous, le roi et de faire en sorte que de donner une possibilité de sortie du conflit aux Tarma."

Tirash va faire part à Valgran des échanges qu'ils ont eu avec Esgaldor Lissiril sans nommer le second interprète du roi dans ses propos. Puis Fánaviryan ajoute :
- "Comme le disait Tirash, juste au préalable, la sincérité prime car nous avons basé notre témoignage sur l'établissement de la véracité des faits sur le meurtre de Golasgil et de l'injustice de la pendaison des deux cousins de Gelse Sangle et Sidonie Sangle. La sincérité par la véracité des faits dont il n'y a aucun doute pour la charge des fautes sur le magistrat."
- "Nous avons remis également le livre du magistrat." ajoute Tirash.
- "Et nous attendons que vous n’oubliez pas de préciser que la fouille de son bureau et que ces preuves ont été faites sur demande collégiale, on va dire. Ce n'était pas de notre fait individuel. Pour vous comme pour nous et comme pour les mercenaires du magistrat, il était évident que le bon sens devait primer et l'autorité être renouvelé !" évoque Fánaviryan.
- "Fron, qu'est-ce que vous en pensez ?" demande Valgran en s'adressant à Fron Sacquet.
- "Si vous souhaitez discuter quelques minutes, tous les deux, entre hobbits, n'hésitez pas à nous en faire part." suggère Tirash.
- "Oui ! Ça me semblait une bonne idée que ce ne soit pas moi qui intervienne auprès des Grandes Familles mais plutôt quelqu'un qui a un rôle officiel dans la Comté." répond Fron.
- "Soit... J'entends votre argument monsieur Sacquet. Donc vous êtes, vous également, favorable à tout cela ?" demande Valgran.
- "Hé bien, oui !" confirme Fron.
- "Bien, bien... S'il en va de la paix de la Comté, de cette possibilité de pouvoir avoir plus d'autonomie, je vais, dans ce cas, remplir mon rôle. Quant à vous, qu'est-ce que vous envisagez à présent ?" demande Valgran.
- "Nous étions en train de nous préparer sur les prochaines missions à venir. Si vous pouviez demander, au passage, l'autorisation des hobbits de Metraith à regagner la Comté qui représente sécurité et protection pour eux." évoque Fánaviryan.
- "Cela concerne-t-il Fornost Erain ?" demande Tirash.
- "Pour le moment, l'entrée en Comté est bloquée !" réagit Fron.
- "L'entrée est bloquée par leurs armées." ajoute Fánaviryan.
- "Effectivement..." confirme Tirash.
- "Mais si les revendications du Moot sont validées, on peut penser que les restrictions d'entrée seront elles, aussi, levées." estime Fron.
- "C'est ce que nous espérons et donc nous continuons à préparer les prochains trajets. Nous allons nous équiper en fonction des troubles qu'il semble y avoir sur les routes actuellement." indique Fánaviryan.
- "C'est noté... Je ne pensais pas avoir ce rôle à jouer mais puisqu'il le faut, hé bien, je vais me retirer. On va regagner notre auberge." évoque Valgran et ajoute : "Je vais réfléchir à tout cela..."
- "Nous savons que vous serez à la hauteur." évoque Tirash.
- "Ayez confiance en vous ! De toute façon, vous allez avoir des oreilles qui sont déjà au courant de ce que vous allez leur dire et il faut juste les présenter." ajoute Fánaviryan.
- "Pas sûr que toutes les oreilles soient déjà au courant..." rectifie Tirash.
- "Pas toutes mais il y en a pas mal qui, déjà, seront dans de bonnes conditions pour vous entendre." ajoute Fánaviryan.
- "Est-ce qu'on ne s'installerait pas pour la prochaine nuit à l'auberge de la Reine ?" propose Tirash puis demande : "Et nos chariots ?"
- "Tous les chariots ont été stockés dans des écuries à l'extérieur de la ville." évoque Valgran.
- "D'accord !" répond Fánaviryan.
- "Quoi qu'il en soit, on peut s'installer, quand même, dans cette auberge là s'ils ont de la place parce qu'il va bien falloir qu'on dorme quelque part ce soir." suggère Tirash.
- "Ils sont où les autres les hobbits ?" demande Fron.
- "Oui, tu as raison, il faut qu'on voie avec les autres hobbits." confirme Tirash.
- "Nous nous sommes tous installés à l'auberge de l'hospitalité qui est l'auberge qui se trouve la plus proche de l'entrée de la ville qui n'a pas le même charme que cet établissement." indique Valgran.
- "Et vous avez dormi ici ?" demande Fánaviryan.
- "Non, à l'auberge de l'hospitalité." répond Valgran.
- "Ah oui, d'accord !" réagit Tirash.
- "Et on vous a dit de venir ici ce matin ?" questionne Fánaviryan.
- "Oui un soldat est venu me voir m'indiquant qu'il fallait que je sois ici à dix heures. Je n'avais pas d'autres informations. Je vous ai vu lorsque je suis entré dans l'établissement donc j'imagine que c'était ça qui devait se passer..." indique Valgran.
- "C'est ça !" confirme les compagnons.
- "J'imagine que c'est ici qu'on viendra vous chercher un peu plus tard..." suggère Tirash.
- "C'est plus simple en Comté..." réagit Valgran.
- "Oh... C'est comme un grand Moot !" indique Fánaviryan.
- "Hum, d'accord... Je vais le prendre ainsi..." réagit Valgran puis indique : "En tout cas, moi, je vais vous laisser..."
- "Dans ce cas, on se retrouve certainement en fin de journée. En tout cas, on laissera un message à l'auberge de l'hospitalité pour vous dire où on est si vous avez besoin." indique Tirash.
- "Est-ce que tu veux que je fasse une petite note mémoire avec les suites des événements c'est-à-dire Golasgil à Lézeau, les disparitions, le magistrat, le mot avec Gandalf et après le retour avec les différents prisonniers." propose Fánaviryan.
- "Je vais retourner dans ma chambre et me concentrer sur tout cela mais je vous remercie madame Fánaviryan." répond Valgran.
- "C'était pour vous." explique Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas pour ça..." indique Valgran.
- "Vous vous confortez dans ce petit temps qui portera ses fruits." évoque Fánaviryan.
- "Si vous avez besoin de voir vos hommes, sachez qu'ils sont à auberge de l'hospitalité." précise Valgran.
- "Oui ! L'auberge de l'hospitalité !" réagit Daëgon.
- "On va, peut-être, se trouver des bonnes fourrures pour le retour du voyage..." propose Fánaviryan.
- "Par qui tu vas te faire fourrer ??" demande Fron.
- "..." réagit Fánaviryan avec un sourire malicieux.
- "Bon ! On va, peut-être, aller à l'auberge de l'hospitalité ?" propose Tirash.
- "Daëgon, est-ce que l'on rejoint tout le monde ou on fait venir tout le monde sur cette auberge qui a l'air un peu plus prestigieuse ?" demande Fánaviryan.
- "On peut rester dans la haute ville. La plupart des habitants de la basse ville ne viennent pas par ici parce que les auberges sont trop chères et que si tu es habillé comme un pouilleux, tu vas être remarqué, les soldats qui sont présents, vont rapidement, venir vers toi te demander ton identité et pourquoi tu viens ici. Tu peux te balader partout en ville mais, naturellement, le bas peuple ne se rend pas dans la haute partie de la ville parce qu'il n'y voit aucun intérêt." explique Daëgon.
- "Merci Daëgon. Je ne savais pas. On peut se permettre pour deux ou trois nuits un petit luxe chers amis ?" propose Fánaviryan.
- "Oh oui ! Après, tu évoquais la question de proposer au reste de la troupe de profiter de ce même luxe ?" demande Tirash.
- "Oui. Pour un recrutement, de demander à s'adresser à l'Auberge de la Reine, ce sera, peut-être, un peu mieux qu'à l'Auberge de l'hospitalité..." suggère Fánaviryan.
- "Il faut qu'on se renseigne, quand même, sur les tarifs." évoque Tirash puis indique : "qu'il faudrait quatorze places si je ne m'abuse..."
- "Je partais sur le même tarif..." indique Fánaviryan.
- "Ouais... Après l'hospitalité, c'est miteux mais ça reste sympa... Moi, je n'ai pas le temps de m'occuper de ça, je vais aller passer voir mes parents. Tu viens avec moi, Fron ?" demande Daëgon.
- "Oui !" confirme Fron.
- "On va gérer ça avec Fana. On va aller informer qui de droit à l'auberge, là-bas, et puis on voit, rapidement, si on fait quelque chose ou pas. Au pire, on laisse un message à l'auberge de l'hospitalité comme ça si vous avez besoin de nous retrouver et qu'on y est plus, vous saurez où nous trouvez, si ça vous va." propose Tirash.
- "Oui, c'est bon pour nous !" répond Daëgon.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:40 / 07:50 - Rencontre au Palais - Astatur - Nírien - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Astatur accompagne les quatre compagnons au travers les couloirs du palais puis va s'arrêter et baisser la tête lorsqu'il croise, devant lui, une femme, jeune, élancée, grande, une très belle chevelure noire, un diadème sur la tête et une très belle robe, richement brodée. Il réalise, aussitôt, une révérence soulignée puis fait un signe aux quatre compagnons de faire de même. Les quatre compagnons s'exécutent en particulier Daëgon qui s'applique dans sa révérence.

La femme observe les quatre compagnons et Astatur, a un léger sourire puis Astatur lance :
- "Dame Nìríen..."
- "Messieurs, dame, bien le bonjour..." répond Nìríen légèrement surprise des quatre personnes présentes en face d'elle puis ajoute alors : "À qui ai-je l'honneur ?"
- "Astatur, marchand de l'Arthedain..." répond Astatur.
- "Nous sommes la Compagnie de l'Aurore Ecarlate votre altesse." répond Daëgon.
- "Noble dame !" répond Fánaviryan en sindarin.
- "Mais à qui ai-je l'honneur ?" demande Nìríen en sindarin.
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate, Fánaviryan Wesmin de Bree et Metraith." répond Fánaviryan en sindarin.
- "Je ne savais pas que des Elfes s'étaient installés dans ces régions." répond Nìríen.
- "C'était une quête personnelle qui s'est liée au cœur de cette franche compagnie." indique Fánaviryan en montrant ses trois compagnons.
- "Je vous salue Compagnie de l'Aurore Ecarlate et je vous souhaite une excellente et agréable journée." annonce Nìríen.
- "Votre altesse, si nous pouvons faire quoi que ce soit pour être utile..." lance Daëgon.
- "J'en prends note, monsieur..." indique Nìríen.

Puis la jeune femme reprend sa marche d'un pas pressé.

Astatur pousse un soupir de soulagement. Fánaviryan se tourne vers lui et lui dit :
- "On a tous eu chaud dans les caleçons !!"
- "Je vous arrête tout de suite dame Fánaviryan, elle est mariée, a des enfants..." répond Astatur.
- "Et le plaisir s'accommode de toutes les situations..." suggère Fánaviryan.
- "Je vous reconnais bien là..." réagit Astatur.
- "Qui est-ce ??" demande Tirash.
- "C'est la fille du Roi, Argeleb II. Il s'agit de Nìríen, la sœur Minastir et d'Argevil." répond Astatur puis ajoute : "Il faudra que j'en parle avec Esgaldor quand même..."
- "Par rapport à la Princesse ?" demande Daëgon.
- "En effet par rapport à la présence de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate dans les couloirs du palais..." évoque Astatur.
- "Désolé... mais on essaye de se valoriser..." indique Daëgon.
- "Non ! Ne vous inquiétez pas pour ça, on trouve une explication..." indique Astatur.
- "On a toujours une tâche commerciale en enjeu." indique Fánaviryan.
- " Ça peut aussi s'entendre par rapport aux informations que vous avez amenées de la Comté." évoque Astatur.
- "Oui ! Tout à fait !" confirme Daëgon.
- "En cela, je dirais que c'est tout à fait propice et je pense qu'Esgaldor l'a, peut-être, fait remonter directement auprès de la reine." indique Astatur.
- "Certainement pour que nous ayons été déjà préemptés au seuil de la ville par la gouverneure, Etaméä Orrómen, nous a déjà visualisé en tant que témoins, enfin, elle a dû comprendre que nous avions à déposer..." évoque Fánaviryan.

Les compagnons vont quitter le palais et rejoindre la ville par le chemin de service. Dehors, il conclut :
- "Valgran vous attend à l'Auberge de la Reine."
- "À très bientôt !" répondent les quatre compagnons en quittant Astatur.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 06:00 / 07:30 - Petit-déjeuner au Palais - Astatur - Majordome - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Daëgon se réveille le matin en pleine forme, ses blessures semblent être, à présent, un lointain passé. Le soleil est, déjà, présent au-dessus du palais lorsque l'on toque à la porte des quatre compagnons. Deux majordomes viennent inviter les compagnons à descendre au rez-de-chaussée pour aller prendre un petit-déjeuner. Ils vont être accueillis par Astatur dans un salon privé, richement décoré dans les tons blancs avec une table où un repas les attend. Astatur invite les quatre compagnons à s'assoir et de pouvoir manger. Les plats préparés sont en abondance, certains exotiques, d'autres plus traditionnels mais d'un goût très fin et fort plaisant en bouche, parfois des mélanges de saveurs épicées et sucrées.

Seuls trois majordomes viennent dans cette pièce. Ils proposent aux invités des préparations en fonction de leurs envies. Daëgon souhaite un jus de fruits exotiques ainsi que des plats que l'on ne trouve pas dans la région.

Astatur semble être de bonne humeur, satisfait d'être au palais avec les quatre compagnons. Daëgon, en pleine forme indique :
- "C'est bien d'avoir son petit majordome !!"
- "Oui !! Profitez, profitez !!" puis annonce : "Sachez que le Haut Conseil se réunit en début d'après-midi."
- "Il faudrait, peut-être, aller briefer Valgran ?" demande Daëgon.
- "Le Shiriff Valgran sera à neuf heures dans une petite auberge, si vous souhaitez parler avec lui." indique Astatur.
- "Il serait bien que l'on aille voir nos troupes." indique Tirash.
- "Je pense que c'est intéressant de faire ce plan-là. Il se passe quoi au palais après notre petit-déjeuner ?" demande Daëgon.
- "Je vais pouvoir vous faire sortir par les portes de service." répond Astatur.
- "Très bien ! Par où on est venu !" demande Daëgon.
- "Exactement ! Actuellement, je n'ai pas d'autres choses à voir avec vous." indique Astatur.
- "Nous soutions, cependant, vous poser une petite question." demande Tirash.
- "Mais allez-y mon cher Tirash !! J'aime que vous me posiez des questions aussi intimes soient-elles..." répond Astatur avec un air espiègle.
- "Esgaldor nous a parlé du collectionneur, Otáëhryn Formen, savez-vous où nous pourrions le trouver ?" demande Tirash.
- "Pas très loin d'ici." répond Astatur en sortant de sa veste une petite enveloppe qu’il adresse à Tirash et ajoute : "De la part, justement, d'Esgaldor pour que vous puissiez rencontrer ce cher homme, une lettre de recommandation."
- "Et nous nous interrogions, également, sur le recrutement d'hommes pour ce fameux convoi vers Khazad-Dûm. Vers qui vous nous dirigeriez-vous en ville ?" demande Tirash.
- "Pour du mercenariat." précise Daëgon.
- "Pour du mercenariat, vous auriez besoin de combien d'hommes ?" demande Astatur.
- "Difficile à jauger tant que je n'ai pas les enjeux politiques de la région. Je ne sais pas trop juger pour le moment..." évoque Daëgon.
- "On s'était dit vingt-quatre gardes. Douze qui sont fournis par Pellendur avec les chevaux. On en a, déjà, six miliciens de Metraith et il nous en manquerait six, c'est bien ça ?" expose Tirash.
- "Oui ! Histoire de créer une mixité." confirme Fánaviryan.
- "Et pour les cuisiniers, si les hobbits veulent nous accompagner..." évoque Tirash.
- "On peut dire jusqu'à une dizaine d'hommes." suggère Daëgon.
- "Oui ! Au maximum, oui, c'est bien. On a les moyens, un peu plus, maintenant. Donc, on peut se permettre aussi." confirme Tirash.
- "Et c'est rassurant d'être plus nombreux." ajoute Daëgon.
- "On va engager du monde pour deux, trois mois." évoque Fánaviryan.
- "Quels sont vos critères ? Vos prérequis ?" demande Astatur.
- "Qu'ils sachent se débrouiller dans la nature." répond Daëgon.
- "Se battre." ajoute Tirash.
- "Se battre est un plus. Après, on peut faire du mixte entre cavaliers, archers et combattants." suggère Daëgon.
- "On a quoi comme archers pour le moment ? ¨Pour les gardes de Pellendur, nous ne connaissons pas leurs compétences." évoque Tirash.
- "On en a un ou deux qui maîtrisent..." indique Fánaviryan.
- "Après, si vous voulez, je peux recruter des archers. J'étais archer dans l'armée, il suffit que j'aille voir le régiment et je récupère des copains !" propose Daëgon.
- "Ça ne sera pas sur une longue période..." signale Fron.
- "En sachant que ce n'est pas pour tout de suite... On ne va pas repartir avec eux maintenant. En tout cas, des personnes en qui on puisse avoir confiance sachant qu'elles seront plutôt payées raisonnablement, c'était notre choix depuis le départ." indique Tirash.
- "Soit, vous, Daëgon, vous faites le recrutement ou je peux me renseigner mais je ne suis pas, non plus, le plus calé dans ce domaine mais je peux faire jouer mon réseau." indique Astatur.
- "On peut essayer aussi parce que moi j'ai pas mal de trucs à faire." indique Daëgon.
- "Oui parce que ce serait pour nous éviter de nous retrouver avec des fanatiques Tarma." indique Fánaviryan.
- "Oui ! Et puis, ça pourrait vous faire des messagers aussi si vous glissez un de vos hommes, il ramène le message." évoque Daëgon.
- "Hum... Je vais en faire par Esgaldor pour avoir son point de vue. Je vous redis." indique Astatur.
- "Oui !" répond Daëgon.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "On retourne au camp. On prévient tout le monde de ce qui se passe puis chacun fait ses affaires." suggère Daëgon.
- "Ouais ! Chacun fait ses affaires. Tu vas voir Drògil tout seul ?" demande Tirash.
- "Oui ! Je vais aller voir mes parents et je vais aller voir le cartographe de Fornost. Je pense que c'est ça les premiers choses à faire. Il faut bien que je me renseigne sur la géopolitique d'ici à Khazad-Dûm et ça sera pas mal. J'avais d'autres choses à faire ?" indique Daëgon.
- "De mémoire, c'est aller voir Drògil pour la carte, donc, ta famille en fait partie. Je souhaite aller voir le collectionneur avec Fana, aller s'enregistrer auprès de la guilde des marchands, recruter pour Khazad-Dûm et faire, éventuellement, des achats." évoque Tirash.
- "Oui ! C'est bon pour moi !" confirme Daëgon.
- "Fron, tu as envie de faire quoi toi ?" demande Tirash.
- "S'il faut que j'aille me faire faire une armure, pourquoi pas et Daëgon, vu qu'il connaît la ville, peut-être, que quand il y aura des trucs à faire..." évoque Fron.
- "Tu peux venir avec moi, avec mes parents, ce n'est pas un problème." propose Daëgon.
- "On se dit qu'on fait deux équipes de deux." propose Fánaviryan.
- "Oui ! C'est ça ! On fait le collectionneur et puis guilde des marchands avec Fana et vous, vous vous renseignez par rapport à un éventuel recrutement par rapport à ton réseau. Si vous trouvez de l'herbe à pipe, je veux bien que vous m'en preniez." indique Tirash.
- "Je ne sais pas si je vais avoir le temps..." signale Daëgon.
- "On va s'en occuper en se baladant. Fana, tu voulais parler de cadenas ?" demande Tirash.
- "Oui ! Oui ! Comme d'habitude, j'irai voir au niveau des forges..." indique Fánaviryan.
- "Mais d'abord, on va voir Valgran." indique Daëgon.
- "Effectivement ! On va voir Valgran d'abord !" confirme Tirash.
- "Et avant que vous partiez, il faudra qu'on puisse se revoir. Dans ces cas-là, Oërlis sera à l'Auberge du Pont." indique Astatur.
- "Si on a besoin d'envoyer un message, vous voulez dire ?" questionne Daëgon.
- "Oui ! Il y sera à midi et à dix-neuf heures à l'auberge du Pont tous les jours. Donc si vous avez besoin de me transmettre un message, à ce moment-là, vous pouvez le voir là-bas. Il faudrait qu'on puisse se voir une dernière fois avant votre départ pour qu'entre autre, je puisse vous donner une cage avec un oiseau." indique Astatur.
- "Oui ! Pour les messages !" précise Fánaviryan.
- "Voilà ! Une grive. J'aurais bien vu Selenia s'occuper de la grive..." évoque Astatur.
- "Elle n'est pas encore sur pied mais on va voir. Je ne sais pas qui est le plus compétent pour s'en occuper." indique Daëgon.
- "Ce sera une surprise..." indique Fánaviryan.
- "Peut-être qu'il y aura des vocations..." ajoute Daëgon.
- "Il y aura besoin, je pense qu'on se revoit une fois mais on ne se rencontrera pas ici. Je pense que votre retour au palais ne sera pas avant un petit moment..." indique Astatur.
- "Vous n'avez pas un établissement du type de chez Oget sur Fornost dans lequel vous avez vos habitudes sieur Astatur ?" demande Fánaviryan.
- "C'est un peu plus compliqué par ici, voyez-vous..." évoque Astatur.
- "Metraith, c'est les vacances !" réagit Daëgon.
- "Disons que, par ici, ils sont moins ouverts d'esprit que sur Metraith... Ce sont, plutôt, des cercles un peu plus privés qui permettent de pouvoir assouvir certains besoins... Donc, malheureusement, peu de lieux publics ma chère Fánaviryan..." répond Astatur.
- "C'est qui Oget ??" demande Fron.
- "C'était un bon tenancier, un bon hôtelier qui avait des chambres à thème..." répond Fánaviryan.
- "Ah mais ça me dit quelque-chose... Ce n'est pas là où vous avez un ami qui s'était fait piéger ?" évoque Fron.
- "C'est ça !" confirme Daëgon.
- "C'est Astatur justement..." confirme Fánaviryan.
- "Disons que c'était un établissement assez particulier..." ajoute Daëgon.
- "Ah ! D'accord..." réagit Fron.
- "On ne payait pas qu'à boire et à manger..." explique Daëgon.
- "On payait pour dormir aussi, accompagné..." évoque Fánaviryan.
- "D'ailleurs, je vais vous raccompagner jusqu'à la sortie." annonce Astatur en se levant.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 00:30 / 00:45 - Tests de Vision - T - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Quand il se retrouve seul dans sa chambre, Tirash s'installe confortablement dans le canapé et se prépare une nouvelle pipe. Il pose sa dague sur ses genoux et se détend. Puis il essaye de reproduire l'expérience de vision qu'il a vécu précédemment avec, à l'esprit, les mots de Fánaviryan qui lui a dit qu'il pourrait, peut-être, également voir au travers de l'autre dague qui est restée dans le sud.

Dans un premier temps, la dague ne réagit pas. Après un effort de concentration, Tirash finit par se rendre compte que la dague est apparue dans sa main. Il repose la dague sur ses genoux, se concentre, de nouveau, puis commence à voir sa vision se troubler. Au départ, l'effet est désagréable, l'homme du sud a une deuxième vision qui se superpose à lui. En fermant les yeux, il finit par avoir une unique vue celle de sa lame. Après quelques instants, il devient plus aisé pour lui de voir au travers de sa lame et de commencer à observer son environnement avec la dague. Tirash essaie de s'habituer à la sensation. En gardant les yeux fermés, il pose la dague délicatement à côté de lui pour voir si cela suspend la vision mais l'effet demeure.

Tirash se lève, très progressivement, puis commence à faire quelques pas, le lien n'est pas rompu. Tirash a, alors, cette vision assez étrange de se voir au travers de la lame comme s'il regardait un miroir. Il s'éloigne encore un peu plus et constate que sa vision par son arme est toujours active. Il ouvre alors les yeux, un bref instant, puis les referme. Le lien est d'abord rompu mais, rapidement, Tirash arrive à retrouver la vision de sa dague.

Content de cette expérience, Tirash regagne son lit et va se coucher.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 00:00 / 00:30 - Discussions avant de dormir - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Astatur va conduire les quatre compagnons dans les couloirs du palais, ils vont monter un étage et se retrouver dans l'aile des visiteurs. Astatur précise :
- "Vous allez avoir chacun votre propre chambre. Vous verrez les lits sont très confortables." puis il se tourne vers Fron et lui dit : "Malheureusement, Monsieur Sacquet, nous n'avons pas de lit adapté aux hobbits mais vous aurez largement de la place..."
- "Merci !" répond Fron.

Astatur montre aux quatre compagnons, les quatre chambres attenantes les unes aux autres puis propose :
- "Je pense que nous pourrons, demain matin, prendre le petit-déjeuner ensemble si vous le voulez bien."
- "Oui, ce serait parfait !" confirme Tirash.
- "Messieurs, Madame, bonne nuit !" annonce Astatur en faisant une petite révérence, un peu plus marquée, devant Fánaviryan.

Le calme et le silence règnent dans le long couloir de l'aile des invités. L'endroit est partiellement éclairé, essentiellement autour des quatre chambres des compagnons. Tirash invite ses compagnons à s'installer dans les canapés de sa chambre et leur demande en s'installant dans un confortable fauteuil :
- "Peut-être qu'avant de nous coucher, on pourrait faire le point sur les différentes choses qu'on a à faire à Fornost et le temps où on va rester ici puisqu'il faut qu'on soit rapidement à Lézeau ou Hobbitebourg pour discuter de ces histoires de blé. Il ne faut pas qu'on traîne trop... Qu'en pensez-vous ?"
- "Nous avons combien de jours de voyage pour retourner en Comté ?" demande Daëgon.
- "Je dirais qu'on doit être rendu à 4 jours pour retourner à Bree et 5 pour aller à Lézeau." répond Tirash.
- "Trois jours ?" évoque Fron.
- "Ça dépend si on a des chariots ou pas... Sans chariot, si on fait Bree - Lézeau, effectivement, on est, peut-être, plus sur 3 jours." indique Tirash.
- "Il faudra revenir chercher notre matériel à Fornost Erain, ce n'est pas vraiment utile de partir à cheval..." suggère Daëgon.
- "Non, en effet, il faut qu'on redescende le matériel jusqu'à Bree mais, après, pour aller de Bree à Lézeau, on peut y aller sans chariot." suggère Tirash.
- "On sera, peut-être, avec la permission d'emmener, enfin, nos Hobbits de Metraith à la Comté." évoque Fánaviryan.
- "Exact !" confirme Tirash.
- "Il faudrait que l'on fasse tout d'un coup en revenant." propose Daëgon.
- "Ce serait une manière d'honorer nos engagements, déjà, par rapport à la Comté ce qui sera, plutôt, un bon point pour négocier le blé." indique Tirash.
- "À ce propos, ça ne s'est pas présenté depuis un moment mais le Thain de Bree, Filéon Chaumine, qui était assez bizarre à me demander à avoir l'exclusivité de l'hébergement des Hobbits qui qui demeureraient à Bree pour ceux qui remonteraient de Metraith, plus tard... Il y aura, donc, quelque chose à élucider avec Filéon Chaumine." évoque Fánaviryan.
- "Mais ça, c'est plus tard..." signale Daëgon.
- "Ça sera plus tard..." confirme Fánaviryan.
- "C'est quand on remontera des Hobbits de Metraith." propose Daëgon.
- "Mais c'était histoire de vous en reparler parce que ça reviendra." indique Fánaviryan.
- "Je demanderais bien à Astatur ce qu'il en pense de cette histoire, peut-être, qu'avec les oreilles qu'il a, qui traînent à droite et à gauche, il pourrait avoir des informations et puis, son sens de l'intrigue, dirons-nous, il pourrait avoir, peut-être, des idées à nous donner pour interpréter ces mots de Filéon." évoque Tirash.
- "Demain, il faudrait qu'on retrouve le reste de la troupe parce que on ne sait pas ils sont arrivés..." évoque Fron.
- "Ils ont été hébergés ensemble à notre demande." répond Fánaviryan.
- "Mais pas dans le palais... Je ne pense pas qu'il ait lieu de s'en faire pour eux. On va les retrouver en temps voulu." indique Daëgon.
- "On reste au palais pour être à disposition du deuxième interprète. À voir si on ne nous demande pas de témoigner devant le premier interprète..." indique Fánaviryan.
- "Ça compromettrait sacrément notre position d'oreilles bien placées..." évoque Tirash.
- "Oui, effectivement, tu as raison ! On ne va pas avoir à témoigner de fait !" indique Fánaviryan puis ajoute : "Demain... Je suis toujours à la recherche de bon métal. Il nous faut des cadenas pour les chaînes, pour les prochains prisonniers...
- "Si j'ai le temps, j'irais voir ma famille." évoque Daëgon.
- "De toute façon, il serait bien que tu puisses aller voir Drògil pour les cartes." évoque Tirash puis ajoute : "Je souhaite aller voir le collectionneur qui a été évoqué par Esgaldor par rapport à ma dague. J'imagine que vous n'avez pas trop compris ce qui s'est passé... C'était assez bizarre... J'ai eu l'impression que ma dague avait un œil et que je voyais à travers cet œil..." évoque Tirash.
- "Oh !!" réagit Fánaviryan.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Je vais essayer de renouveler l'expérience un peu plus tard..." indique Tirash.
- "C'est bizarre, ça me fait penser à quelque chose qu'il y a dans cette ville dont j'ai entendu parler mais je ne sais pas si ça fonctionne de la même façon, ça s'appelle un Palantír. Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler... C'est des vieilles reliques qui permettent de visualiser le futur, le présent ou le passé..." évoque Fánaviryan.
- "Oui mais là, c'est lié à sa lame, une lame magique, on pourrait dire... Qu'est-ce qui a déclenché ça ? Parce que, d'habitude, quand tu la prends, ça ne fait pas ça ?" demande Daëgon.
- "Ce n'est pas ce que tu as fumé ???" demande Fron.
- "Je ne pense pas... C'est la même chose que je fume depuis longtemps. Je ne sais pas mais je vous avais dit que j'avais eu des visions un peu bizarres depuis Bree. Après quel est l'élément déclencheur ? Pour le moment, je ne sais pas..." répond Tirash.
- "Là, si tu la reprends, ça ne fait pas ça ?" demande Daëgon.
- "Je vais essayer tout à l'heure quand je serai seul dans la chambre..." évoque Tirash.
- "Et tu ne vois que ce voit ta dague ? Tu avais conclu et j'étais d'accord avec toi qu'elle faisait partie d'un duo." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Oui !" confirme Tirash.
- "Et, peut-être, qu'elle elle serait connectée à l'autre aussi ? Là, si tu vois ta dague. Il faudra qu'on fasse une expérience comme on avait fait à Metraith avec Selenia qui la tenait et elle arrivait dans ta main." suggère Fánaviryan.
- "Oui, effectivement ! Il faudrait que l'on fasse ça et, peut-être, que l'on aura des informations auprès du fameux collectionneur, …" évoque Tirash.
- "Il va de soi que je suis très intéressée pour t'accompagner Tirash." propose Fánaviryan.
- "J'imagine..." évoque Tirash.
- "Je me demandais s'il n'était pas intéressant qu'on passe par la Guilde des Marchands." propose Fánaviryan.
- "À quel sujet ?" demande Tirash.
- "Des marchands de quoi ?" demande Fron.
- "Voir s'il y avait des marchands qui redescendaient sur Bree pour le retour et puis nous déclarer en tant compagnie à Fornost Erain, tant qu'à faire..." propose Fánaviryan.
- "Oui, cette histoire de Guilde des Marchands, effectivement ! Est-ce que ça ne risque pas de nous ralentir pour le retour ?" demande Tirash.
- "On sera, de toute manière, en convoi." répond Fánaviryan.
- "Oui, ça ne changera, peut-être, pas grand-chose, effectivement..." confirme Tirash.
- "C'est pour ça je me disais que ça pouvait conforter notre activité." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Est-ce que l'on souhaite recruter des gens pour notre futur voyage à Fornost en profitant des conseils des gens avec lesquels on est entré en relation ? Ça nous permettrait, peut-être, d'avoir des personnes de confiance facilement." questionne Tirash.
- "Oui, en effet ! Après il faudrait voir avec un noble qui aurait des hommes de main dont il pourrait s'en séparer..." suggère Daëgon.
- "On pourrait, peut-être, demander à Astatur ce qu'il en pense." propose Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Surtout que ça intéressera toujours, selon la famille à qui on demande, c'est cette demi-douzaine d'hommes, elle sera toujours intéressée à nous mettre dans ces hommes-là, des Yeux et des Oreilles..." évoque Fánaviryan.
- "Oui, ça c'est sûr ! Tu voulais demander aux Tarma, peut-être !!" plaisante Daëgon.
- "Peut-être pas..." répond Fánaviryan et ajoute : "On va, peut-être, pouvoir voir entre la famille Orrómen et Eketa."
- "Sûrement pas Tarma..." confirme Daëgon.
- "Fron, est-ce tu as besoin d'équipement toi ? On peut profiter de la ville pour t'équiper ? Ça serait, peut-être, une bonne idée..." propose Tirash puis ajoute : "On possède, déjà, une carte qu'on avait eu à Metraith sur le Cardolan, donc plutôt au sud de Bree, Metraith et Tharbad. Idéalement, il faudrait qu'on trouve une carte de Khazad-Dûm à Tharbad, ça serait pas mal..."
- "Drògil est un cartographe de l'Arthedain, il doit avoir ce qu'il faut..." signale Daëgon.
- "Une carte Khazad-Dûm - Tharbad, ça serait vraiment très bien..." réagit Tirash.
- "Et la situation des pays aux alentours ?" demande Fron.
- "C'est en rencontrant, Drògil, le cartographe que je vais pouvoir savoir. C'est sûr que ce n'est pas la carte qui va me le dire..." signale Daëgon.
- "Ça fait déjà plus de trois mille ans qu'entre les deux, il y a une ville qui est tombée prise par les orques et défendue par les elfes." indique Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas, je vais prendre toutes les cartes que je peux. Même de l'autre côté, s'il y faut... Jusqu'aux Havres Gris. On va prendre la région comme ça, on aura ce qu'il faut la prochaine fois, si on va dans un autre endroit... Après, pour la géopolitique vers Khazad-Dûm, je suis bien d'accord, il faut que je me renseigne aussi..." indique Daëgon.
- "Pour les cartes, tu ne pourras, peut-être, pas tout embarquer non plus..." évoque Fron.
- "Pas tout mais quelques cartes ou reproductions, je ne sais pas... On verra..." indique Daëgon.
- "Fron, tu as choses à acheter ?" demande Tirash.
- "Je pensais à une armure de cuir..." répond Fron.
- "Pour une taille hobbite, il va falloir s'y prendre tôt parce qu'il va leur falloir quelques jours pour le réaliser... Est-ce qu'on souhaite aller dîner chez une quelconque famille de Fornost ou pas ? ou plus ?" demande Tirash.
- "Je ne suis pas pour mais je ne vous empêche pas..." répond Daëgon.
- "Pour moi, c'était par rapport aux histoires de la Comté mais là vu, qu'à priori, tout est résolu, je n'y vois pas plus d'intérêt que ça non plus... Surtout qu'on est, un peu, pressé par le temps..." évoque Tirash.
- "On a, un peu, évoqué, le fait de se faire inviter par dame Roane Cerfblanc." indique Fánaviryan.
- "On peut contacter Roane pour savoir qu'est-ce qu'elle fait..." suggère Daëgon.
- "En plus, on peut, peut-être, apprendre des choses qui seraient intéressantes mais il ne faut pas que ça nous retarde si la date est trop lointaine..." indique Tirash.
- "Disons qu'il était intéressant aussi, par le biais de Roane rencontrer ce qui semble être sa sœur, Etaméä Orrómen ou sa cousine, la vice-gouverneur." suggère Fánaviryan puis demande : "J'étais, juste, un peu curieuse Daëgon par rapport à ton grand-père. Il est descendu loin dans le sud ?"
- "Je ne sais pas trop... Mon père ne m'en a pas vraiment parlé..." répond Daëgon.
- "Au niveau de nos achats, les chariots et les chevaux, c'est prévu. Sur le plan de l'équipement, on n'est pas trop mal..." indique Tirash.
- "Il faudra, peut-être, prévoir du matériel pour le convoi si on n'a pas tout mais je ne sais pas..." indique Daëgon.
- "De toute façon, on ne va pas tout régler ce soir." indique Tirash.
- "Non !" répond Daëgon.
- "Donc, on aura le temps de se reposer la question pour la prochaine fois." propose Tirash.
- "Si on trouve des bâches pour les chariots, ça peut être bien parce qu'on n'aura, peut-être, pas le temps de se les faire faire à Bourg-Maresque." suggère Fánaviryan.
- "Pourquoi des bâches à Bourg-Maresque spécifiquement ?" demande Tirash.
- "Parce qu'ils avaient de la peau de loutre. C'est bien parce que c'est imperméable pour protéger des céréales contre la pluie sur l'automne." répond Fánaviryan.
- "Ça va faire cher la bâche !!" réagit Tirash.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:45 / 23:50 - Conclusion de l'entretien - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

Astatur s'installe dans le fauteuil qu'occupait Esgaldor. Fánaviryan lui dit :
- "Ça fait du bien de s'assoir !"
- "Oui !! Disons que rester debout, dans ces cas-là, ne me gêne point, surtout quand j'ai pu entendre des choses bien satisfaisantes sur tout ce que vous avez pu faire ! Encore une nouvelle fois, je tiens à vous féliciter. Nous aurons, à l'avenir, des échanges plus professionnels puisque je serais votre interlocuteur principal. Maintenant que la séance protocolaire s'est écoulée, est-ce que vous avez, à présent, des questions ou des choses que vous souhaitiez voir ? Après, il se fait tard, peut-être que vous souhaitez que je vous amène jusqu'à vos quartiers ?" demande Astatur.
- "Il est vrai que ces derniers jours n'ont pas été particulièrement reposants !" réagit Tirash.
- "J'ai cru comprendre, oui." indique Astatur.
- "Mais c'est vrai qu'il était temps que l'on puisse déposer à qui de droit ce que nous avions collecté comme information." indique Fánaviryan.
- "Il est clair que ce que vous amenez-là, devrait permettre de régler ce conflit qu'il y a en Comté. En tout cas, j'ai bon espoir ! Après, sachez que le fait de pouvoir servir la Couronne pourra vous octroyer quelques informations utiles." indique Astatur.
- "Et, surtout, la satisfaction du devoir accompli !" indique Fánaviryan.
- "En effet..." confirme Astatur.

Astatur se lève, vient ouvrir la porte du salon et dit :
- "Je vais vous amener jusqu'à vos chambres."

Session N°117

Le 17/01/2024

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:45 / 23:45 - Echanges sur les différentes problématiques - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

- "J'aurais besoin de quelques précisions par rapport à ce que vous avez pu m'évoquer. Vous avez indiqué qu'il y avait eu un Moot. À ma connaissance, le Moot d'Hobbitebourg ne se tient pas à cette date ce qui veut dire que les dirigeants de la Comté ont organisé un Moot spécial." indique Esgaldor.
- "À la hâte, effectivement... Sur lequel Gandalf le Gris est arrivé." évoque Fánaviryan.
- "Est-ce qu'il y a des décisions qui ont été prises dans le cadre de ce Moot ?" demande Esgaldor.
- "J'ai tenté de vous dire avec le maximum de diplomatie dont j'ai su faire preuve que des décisions avaient été prises au moment de ce Moot. Ce sont des décisions qui, peut-être, vont à l'encontre du royaume, peut-être, pas. Je n'en suis pas convaincu... Quoi qu'il en soit, les Hobbits m'ont semblé être des personnes avec lesquelles on pouvait discuter. Cette volonté, en tout cas, qu'ils ont pu afficher à l'occasion de ce Moot de prendre les choses en main, elle est effectivement là. Après, dans les détails, nous n'avons pas réellement d'informations mais c'est vrai que si le prochain magistrat pouvait être un Hobbit, cela serait certainement très bienvenu. Si les tensions s'apaisent, peut-être, que ces décisions pourront être remises en question. Je ne pense pas que la Comté souhaite entrer en guerre avec le reste du royaume de toute façon mais il semble important, effectivement, qu'un dialogue apaisé puisse se mettre en œuvre rapidement afin que les choses aillent au mieux pour tout le monde. Les Hobbits sont un peuple surprenant ! Ils ont l'air très débonnaires comme ça. Nous avons appris, à force de rencontres, que sous ces allures un peu légères, ils peuvent être très sérieux, très compétents et, à priori, cette petite victoire militaire qu'ils ont remportée, va dans ce sens." évoque Tirash.
- "À ce jour, il n'y a plus n'ayant plus de magistrat et étant donné la démission de sa garde, la seule autorité militaire actuelle en Comté est une autorité hobbite." annonce Fron.
- "D'accord... Vous, monsieur Fron, est-ce que vous avez d'autres informations spécifiques par rapport au Moot et aux intentions des dirigeants de la Comté qui ont été prises ?" demande Esgaldor.
- "Ce qui est sûr, effectivement, c'est que les Hobbits souhaitent plus de liberté et, particulièrement, être libérés de l'emprise de la famille Tarma qui les empêche de se développer de manière harmonieuse. Sachez que nous avons les liens que nous avons pu mettre en œuvre avec les Hobbits, l'accueil qu'ils nous ont réservé. Je n'ai pas envie de trahir leur confiance. Après, nous sommes, avant tout, comme en témoigne notre présence ici, fidèles au royaume de l'Arthedain mais il est important, je pense, de de négocier, de faire les choses avec un esprit pacifique. Je pense qu'il y aura du répondant en face de ce point de vue." évoque Tirash.
- "Gandalf allait voir Minastir." évoque Fron.
- "Alors, pour vous répondre, monsieur Daëgon, nous utilisons, pour notre communication, des grives. Dans un premier temps, c'est vrai que ça demande à les transporter dans une cage mais si le propriétaire de l'oiseau s'investit et arrive à le dresser, c'est un oiseau qui peut, tout à fait, être amené, par la suite, à ne pas avoir besoin d'une cage. En tout cas, on les dresse ainsi et ils sont, tout à fait, en capacité et suffisamment d'intelligence pour nous permettre d'envoyer des messages jusqu'au palais." explique Esgaldor.
- "C'est intéressant !" réagit Daëgon.
- "Je ne vous cache pas que nous avons un éleveur qui est en charge de dresser ces petits oiseaux pour faire en sorte qu'ils puissent répondre à nos besoins et je dois dire que, jusqu'à maintenant, nous sommes parfaitement satisfaits et que nous avons un système de communication qui fonctionne bien... Nous avons eu quelques échos, malgré tout, du Moot par Minastir qui nous a envoyé un message du château de Sarn où Gandalf l'a retrouvé quelques jours après que vous l'ayez rencontré à Hobbitebourg. Il m'a transmis des informations mais je n'ai pas eu l'occasion encore d'échanger de vive voix avec Minastir." évoque Esgaldor puis demande : "Vous avez évoqué la livraison du blé ?"
- "Oui ! Avec cet échange pour les nains qui embêtait Pellendur mais..." indique Fánaviryan.
- "Les échange avec les nains ?? C'est-à-dire ?" demande Esgaldor.
- "C'est le commerce qui, à la base, nous a été commandé par Golasgil, l'escorte des denrées qu'il avait négocié auprès de nains de la Moria." évoque Fánaviryan.
- "Bree en tant que producteur et les Nains en consommateurs... La problématique que relevait Pellendur et dont nous avons pu parler à Occum est qu'il s'attendait à pouvoir avoir une compensation de ce blé qui n'arriverait pas de Bree par la Comté. Il souhaite, donc, s'assurer que ce qui avait été initialement prévu c'est-à-dire que la Comté fournisse le blé pour Pellendur. Il souhaite s'assurer que le blé va bien arriver." précise Tirash.
- "Et donc ça, c'est vous qui êtes en charge de vérifier cela ?" demande Esgaldor.
- "Il faut que nous retournions dans la Comté. Le Moot nous a dit qu'il pourrait, éventuellement, mettre des ressources à notre disposition. Ils nous ont dit que ça semblait possible à condition que les troubles s'apaisent. Si la situation devait rester complexe, peut-être, qu'il serait moins facile pour la Comté de fournir suffisamment de denrées." répond Tirash.
- "Ce qui veut dire que vous avez tout intérêt, par rapport, à vos affaires à ce que les tensions s'apaisent en Comté. Ça, je l'entends. Ce qui veut dire, si je comprends bien cette histoire, il est prévu une livraison de blés à partir de Bree sur Khazad-Dûm. Vous ont-ils donné une échéance ?" demande Esgaldor.
- "Nous avons une vingtaine pour rediscuter, justement, de la situation parce qu'ils se sont retrouvés, également, devant la difficulté. Nous devons rencontrer, au moins, le maître de la guilde des marchands nains pour qu'il statue sur la pérennité ou non de l'échange initié par Golasgil." indique Fánaviryan.
- "Ils ont vraiment besoin de blé, à priori, cela devrait fonctionner. Nous avons, dernièrement, eu un échange très cordial avec Kriall, un nain qui nous a, d'ailleurs, accompagné jusqu'à Fornost Erain. Le départ est prévu le 15 de Narbeleth pour Khazad-Dûm. Autant dire que nous n'allons pas chômer d'ici là !" évoque Tirash.
- "Donc le 15 de Narbeleth, vous partez avec un convoi en direction de Khazad-Dûm." indique Esgaldor.
- "À condition que Pellendur puisse avoir le blé qui lui a été promis." précise Tirash.
- "De la Comté." ajoute Esgaldor.
- "C'est cela !" confirme Tirash.
- "Donc ça veut dire que vous devez négocier auprès de la Comté du blé et vous avez prévu votre route pour Khazad-Dûm ?" demande Esgaldor.
- "C'était l'un de nos objectifs en venant à Fornost que de trouver des cartes. Même si nous pensions venir dans d'autres circonstances, initialement..." répond Tirash.
- "Le trajet était prévu mais pas du tout dans les mêmes circonstances..." ajoute Fron.
- "Et si vos services peuvent m'aider sur ce sujet, je pense que ça serait très intéressant..." suggère Daëgon.
- "Je pense que..." comme Esgaldor qui est coupé par Fánaviryan qui dit :
- "À Metraith, nous avons réussi à avoir des cartes."
- "Il me semble que vous avez quelqu'un de proche de votre famille, Monsieur Daëgon qui pourrait vous renseigner. Si j'ai bonne mémoire, votre grand-père a voyagé étant plus jeune. Paix à son âme..." évoque Esgaldor.
- "Je vois que vous êtes bien renseigné quand même..." réagit Daëgon.
- "Mon métier est le renseignement. En effet, si vous voulez aller voir l'ancien compagnon de voyage de votre grand-père, je pense que, lui, pourra vous renseigner. C'est un ancien cartographe, aujourd'hui, à la retraite mais, toujours, l’œil et la bonne descente ce cher Drògil... Par rapport à cela, je dirais que votre petite affaire..." indique Esgaldor.
- "Disons, qu'en fait, elle permettait d'être salutaire parce qu'elle..." évoque Fánaviryan.
- "Alors, Madame ! Madame ! Excusez-moi ! Excusez-moi ! Madame Fánaviryan." intervient Esgaldor suite à la coupure de parole de Fánaviryan.
- "Pour nourrir des personnes, nous pourrons ramener..." poursuit Fánaviryan.
- "Excusez-moi mais j'aimerais terminer ce que ce que j'avais à dire ! Votre affaire ne me regarde peu. Sachez bien que ce sont vos affaires. Il se pourrait, par contre, que j'aurais, peut-être, à ce moment-là, besoin de vos services si vous êtes à Khazad-Dûm."
- "J'imagine que nous pourrions faire d'une pierre deux coups..." évoque Tirash.
- "Pour l'instant, je n'ai pas encore suffisamment d'éléments pour pouvoir vous en parler. Si vous entrez à Khazad-Dûm, le retour des yeux et des oreilles sont, de toute manière, toujours les bienvenus ici. Un rapport détaillé de ce qui peut se passer actuellement à Khazad-Dûm sera toujours le bienvenu. Je pense que le roi aime toujours avoir ce genre d'information. Sachez que j'ai, habituellement, un rapport quotidien auprès du roi. Sachez que tout ce que vous me racontez là, sera restitué au roi mais comprenez bien que, malheureusement, vos noms ne seront pas cités auprès du roi." indique Esgaldor.
- "S'il m'était donné de revenir des Forges dont il m'a été assuré que j'allais pouvoir entrer, si je peux revenir avec du minerai, j'ose pouvoir espérer pouvoir avoir accès à vos forges." demande Fánaviryan.
- "Oui..." confirme Esgaldor.
- "Sur une petite semaine... Admettons, dans le creux de l'hiver..." précise Fánaviryan.
- "Il s'entend que ce serait tout à fait possible !" confirme Esgaldor puis demande : "Vous avez évoqué les Archers de Boëmund. Je pense que la décision que je vais solliciter va être de pouvoir enfermer de suite les trois agents d'Angmar que vous avez capturés. Si j'ai bien retenu, ils étaient trois. Nous n'avons pas, pour habitude, de juger les agents d'Angmar puisque la plupart des jugements que nous réalisons, se font en public et que des audiences publiques, c'est tout ce qu'attendent les agents d'Angmar." indique Esgaldor.
- "Ça ne nous pose pas, particulièrement, de problème !!" réagit Tirash.
- "Vous allez les questionner par contre ?" demande Daëgon.
- "En général, on les garde enfermés deux ou trois ans, dans un premier temps, et, là, nous commençons les interrogatoires." explique Esgaldor.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "Effectivement... Ils sont, particulièrement, difficiles à interroger... Nous nous sommes cassés les dents à plusieurs reprises." indique Tirash.
- "Nous aussi ! Nous commençons à avoir des méthodes qui ne sont pas très glorieuses." indique Esgaldor.
- "Mais efficaces à Metraith !" indique Fánaviryan.
- "Mais qui, je vous avoue, est la seule façon dont nous avons pu avoir quelques informations. Donc, évidemment, à aucun moment donné, il ne sera question de relâcher ces personnes. J'ai bien conscience que ce que vous me dites par rapport à la Comté, par rapport à Metraith, évidemment à Fornost, qu'il y ait des agent d'Angmar, cela ne fait aucun doute..." indique Esgaldor.
- "À ce propos, on a, encore, oublié de vous transmettre une carte qu'on a trouvé dans leur repère avec des points d'intérêt." indique Fánaviryan en montrant la carte.
- "Evidemment ! C'est le genre d'informations que les troupes du Roi-Sorcier apprécient puisqu'ils tentent, évidemment, de trouver la moindre de nos faiblesses. Sachez bien que vous n'allez, sans doute, pas entendre parler des agents de Boëmund puisqu'ils vont être mis directement dans des cachots et que la population locale n'en entendra pas parler, à aucun moment..." explique Esgaldor.
- "Ça nous va bien !" confirme Daëgon.
- "Donc, je vous demanderais, par la même occasion, une grande discrétion par rapport à cela." évoque Esgaldor.
- "Bien sûr ! Un petit point de détail, cependant tout de même, parmi les prisonniers que nous avons amenés, il y avait un des chasseurs Tarma qui nous a aidé pour la capture de Gachet et des autres archers de Boëmund. Je lui ai dit que nous glisserions un mot en sa faveur." évoque Tirash.
- "Disons que ces deux chasseurs vont pouvoir être, je pense, une monnaie d'échange. Les Tarma ont quelques prisonniers hobbits. Nous pourrons, je pense, négocier vu ce qui se passe, actuellement, ce que je vais suggérer, je pense que je peux vous mettre dans la confidence, je vais, tout simplement, demander à la reine qu'elle entérine les décisions prises par le Moot de la Comté. Il faut que nous puissions aller plus loin dans nos échanges et que nous accordions une autonomie totale pour la Comté et, en échange, évidemment, nous effaçons l'ardoise des Tarma. Vu le passif, ils ne vont pas trop avoir le choix..." analyse Esgaldor.
- "Ça semble un compromis plutôt raisonnable, effectivement..." confirme Tirash.
- "Oui ! Si les Tarma sont raisonnables..." évoque Daëgon.
- "Ils ne le seront pas, ils ne le seront pas... Mais ils n'auront pas le choix. Je pense, aussi, que ça peut être un bon symbole que ça soit, justement, un Shiriff de la Comté qui vienne exposer ces éléments. Est-ce que le Shiriff Valgran vient annoncer les décisions prises par le Moot de la Comté ?" demande Esgaldor.
- "Si vous nous dites qu'il faut qu'il le fasse alors nous le lui dirons." évoque Tirash.
- "Tout à fait pour le faire !" confirme Daëgon.
- "Non, je pense que ces éléments doivent se jouer en coulisse, qu'il va falloir négocier âprement. Je vois l'affaire en deux temps. Le premier va être de pouvoir faire en sorte que ce conflit cesse et donc le fait que le magistrat soit reconnu coupable, va permettre de désigner, enfin, celui qui a agi et de faire, en sorte, qu'on puisse amener des troupes aux points de conflits qu'il y a actuellement et, dans un second temps, dès lors que le roi sera revenu, qu'il puisse, de son autorité, prendre la décision d'une autonomie totale de la Comté." évoque Esgaldor.
- "Si cette décision est bien validée, veuillez considérer mon allégeance comme effective !" annonce Fron.
- "Très bien, c'est noté ! Donc, vous estimez, qu'à ce jour, les agissements des archers de Boëmund devraient cesser en Comté ?" demande Esgaldor.
- "Boëmund est mort !" répond Daëgon.
- "Il y avait trois groupes et je crois qu'on a dû tout ratisser." évoque Fron.
- "Il y en a qui ont pu s'échapper... Mais le gros de la troupe a été décimé, oui !" confirme Daëgon.
- "Concernant ce qui s'est passé à Occum, le Seigneur Ruinír n'était pas présent ?" demande Esgaldor.
- "Non." répond Tirash.
- "Il y avait, juste, le Magistrat qui a bien agit. On se demandait, au départ, pourquoi il nous retenait." évoque Daëgon.
- "Il était ami avec Tamir Cerfblanc et il a, effectivement, agi avec beaucoup d'honneur." indique Tirash.
- "Autant le seigneur Ruinír est un va-t’en guerre, autant le magistrat Brégol est mesuré. Je suis, toujours, en interrogation vis-à-vis de son allégeance puisqu'il fait partie, quand même, du fief Uivíril. Il a donc une certaine allégeance au Seigneur Ruinír mais semble, quand même, savoir faire la part des choses lorsqu'il est magistrat et dans ce que vous dites, semble prendre la part des choses comme il faut. C'est plutôt une bonne chose. Vous avez parlé, également, d'une certaine Alinna." évoque Esgaldor.
- "Ah oui !" réagit Daëgon.
- "Oui ! Qui était la gouvernante de Golasgil pour laquelle le magistrat Cerfblanc a pris fait et cause." indique Fánaviryan.
- "Elle aura, peut-être, fait tourner la tête du Magistrat pour qu'il assassine Cerfblanc lui faisant mille promesses érotiques. Elle a, finalement, quitté la Comté et s'est réfugiée, à priori, chez les Tarma en emportant avec elle une certaine somme d'argent." indique Fron.
- "Possiblement elle part plus loin après." évoque Daëgon.
- "C'est une manipulatrice semble-t-il..." suggère Tirash.
- "C'est noté ! Je pense que je vais demander à avoir des renseignements sur cette Alinna." indique Esgaldor.
- "Il vaut mieux l'avoir à son service que contre soi-même..." analyse Fánaviryan.
- "Après, vu tout ce que vous dites, je ne suis pas sûr d'engager cette femme..." évoque Esgaldor.
- "Elle n'est pas digne de confiance !" évoque Daëgon.
- "Elle est vénale !!" réagit Fánaviryan.
- "Vous parlez de vénalité, je vais également vous poser la question concernant l'argent de Golasgil. Qu'est devenu cet argent ?" demande Esgaldor.
- "Il y en a une partie qui est avec Alinna dans les quatre cents écus." répond Daëgon.
- "Ah oui... Pas une petite somme..." réagit Esgaldor.
- "Parmi les décisions qui ont été évoquées au Moot, il y avait le fait que nous reprenions les affaires de Golasgil puisqu'elles étaient, à priori, profitables, également, pour la Comté et qui ne souhaitait pas que ça s'arrête. Nous avons, donc, récupéré la somme de ce qui avait été volé à Golasgil dans la perspective de poursuivre ses affaires." indique Tirash.
- "D'accord ! Donc, vous vous retrouver avec une certaine somme d'argent." indique Esgaldor.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "En sachant qu'une partie nous était due pour préparer l'escorte prévue." ajoute Fron.
- "Il y avait une avance, effectivement, qui était prévue." confirme Tirash.
- "La moitié de cette somme." précise Fron.
- "Et sachant que des Nains nous ont fait avance par deux fois maintenant mais c'était une à l'origine." évoque Fánaviryan.
- "Les Nains ne nous ont pas, encore, fait avance..." rectifie Tirash.
- "Les Nains ne nous ont pas fait d'avance !" confirme Fron.
- "Nous nous interrogions de savoir s'ils avaient déjà fait cette avance promise auprès de Golasgil et si cette avance faisait partie de la somme retrouvée chez Golasgil. C'était notre interrogation à laquelle nous n'avons pas de réponse pour le moment puisque seul le Nain qui s'est chargé de cette transaction, pourra l'affirmer." explique Tirash.
- "Bon, c'est noté ! Toutefois, méfiez-vous, quand même, soyez bien au clair avec les Nains sur les sommes empruntées et dues. Il a pu y avoir quelques malheurs lorsqu'un créancier Nain devient agressif... Voilà mon conseil..." évoque Esgaldor.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "Déjà que la discussion en temps amical est compliquée, il vaut mieux qu'elle reste à ce niveau-là." suggère Fánaviryan.
- "Ils sont durs en affaire... En effet... Nous avons quelques accords commerciaux avec les Nains des Montagnes Bleues essentiellement. En gage d'une première avance, est-ce que, vous, de votre côté, vous auriez besoin d'informations particulières ?" demande Esgaldor.
- "Il y a quelque chose qui me turlupinait !" évoque Fron.
- "Oui, allez-y !" répond Esgaldor.
- "C'était de savoir pourquoi le roi avait repris la Comté aux Tarma pour accueillir les Hobbits ?" demande Fron.
- "À l'époque, je n'avais pas cette place que j'ai aujourd'hui et c'est une autre personne que vous avez, d'ailleurs, déjà évoqué qui a largement porté la parole des Hobbits à savoir Gandalf le gris qui a conseillé au roi de pouvoir répondre favorablement à la sollicitation de Marchon et Blancon Pâle." évoque Esgaldor.
- "Que nous avons rencontré au Moot !" indique Daëgon.
- "Cette décision avait pour nous deux intérêts. D'une part, elle permettait, d'une certaine manière, d'affaiblir l'étendue des propriétés des Tarma. Je vous dis ça sans qu'aucun texte officiel n'en parle. Mais, à l'époque en mille six cents, les Tarma contrôlaient une région trop importante, avec trop de ressources. La stabilité du royaume était questionnée. Cette décision permettait de pouvoir rééquilibrer les pouvoirs entre les grandes familles. D'autre part, de part votre attitude pacifique, vous pouviez apporter une certaine stabilité à cette région." évoque Esgaldor.
- "Ce n'est pas gagné..." réagit Fron.
- "En effet... Toutefois, depuis que vous êtes arrivé, vous avez beaucoup plus développé les terres que ce que les Tarma pouvaient faire. Le fait que des migrants soient arrivés en Comté, à développer, de surcroît, l'agriculture locale et je crois que tout ceci est une bonne chose pour la région. À l'époque, quand le roi a pris cette décision, beaucoup s'y sont opposés. Argeleb II a été courageux dans ce choix. À l'époque, il n'était pas sur le trône depuis si longtemps, un peu plus de dix ans. Ça a été l'une de ces grandes décisions en tant que roi de faire ce choix et, aujourd'hui, je dirais qu'une nouvelle décision va devoir s'imposer sur le fait qu'il va devoir accorder l'autonomie totale à votre peuple donc ce qui veut dire qu'il n'y aura plus de présence de magistrat de l'Arthedain en Comté. Mais cette décision, évidemment, ne m'appartient pas. La seule décision qui m'appartient est de donner les informations à mes dirigeants. Ce seront eux qui prendront les décisions." indique Esgaldor.
- "Et, peut-être, de les adjoindre à avoir des Shiriffs adjoints parce qu'il y a du travail..." évoque Fánaviryan.
- "Il est clair que si ce choix est pris, nous ne pourrons plus nous permettre de leur donner ce genre de conseils donc ce qui veut dire aussi que parce que vous aviez, justement, évoqué ce qui devait se passer au Mitan, le Seigneur Minastir ne deviendrait donc pas le gouverneur de la Comté. En soi, je ne suis pas sûr que cela ait un impact pour le Seigneur Minastir. Est-ce que j'ai répondu à votre question monsieur Fron ?" demande Esgaldor.
- "Oui, oui ! Tout à fait !" répond Fron.
- "Est-ce que vous autres, vous avez une question que vous souhaiteriez aborder à présent ?" demande Esgaldor.
- "Je possède un objet qui est lié à la mort de ma famille. Je suis à la recherche de toutes les informations possibles pour savoir son origine. C'est une dague. Je me dis que si j'arrivais à connaître son origine, peut-être, que cela me rapprocherait de ma sœur ou, au moins, de ceux qui ont commandité l'assassinat de mes parents..." évoque Tirash en sortant sa dague.

Puis Tirash s'arrête de parler, sa vision se trouble, un voile lumineux devant les yeux, comme si une lumière vive était projetée face à lui. L'homme du sud ferme les yeux, se concentre pour essayer de comprendre ce qui se passe et cette sensation étrange. Le flash lumineux disparait et, grâce à sa concentration, Tirash arrive à apercevoir une vision, l'image du salon d'Esgaldor, la vision bouge puis il se rend compte qu'il a une vision qui est projetée à partir de sa lame. Il continue alors à déplacer sa dague pour observer l'environnement qui semble identique à celle de ses yeux, il tourne sa lame vers ses compagnons et constate aucun effet supplémentaire. Puis après ce temps de silence, Tirash ouvre les yeux et n'a plus la vision de sa lame.

Esgaldor observe Tirash les bras croisés, Fron s'est levé et lui apporte de l'eau pendant que les autres personnes présentes observent l'homme du sud attentivement. Puis Esgaldor demande :
- "Que vous arrive-t-il ?"
- "Je ne sais pas une sensation bizarre. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive depuis quelques jours." répond Tirash en buvant le verre tendu par Fron.
- "Tu es, sans doute, fatigué..." réagit Fánaviryan.
- "Où un manque de Rakit..." évoque Daëgon.
- "Je peux vous proposer d'aller rencontrer un collectionneur." propose Esgaldor.
- "Je vous en serai très reconnaissant !" confirme Tirash.
- "Il est amateur d'objets anciens et plus, spécifiquement, il récolte tout ce qui peut provenir de l'île de Númenor. Otáëhryn Formen. Vous dites à Otáëhryn que vous venez de la part par d'Esgaldor. Il fait partie des nobles familles de l'Arthedain. Vous ne rentrerez pas comme ça chez lui mais je ferai en sorte que si la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se présente chez lui, il vous ouvrira ses portes et la première chose qu'il fera, c'est vous faire visiter sa collection. Il en est très fier... Et, en effet, il a des objets très anciens et ma foi, il est la mémoire de l'Île Perdue de nos ancêtres. En tout cas, je pense que ce sera lui le plus à même de pouvoir vous donner des informations sur votre lame. Je ne suis pas sûr que les forgerons de Fornost Erain puissent vous donner le moindre renseignement sur votre lame. Elle me semble trop exotique pour avoir été forgée par ici." évoque Esgaldor.
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Mais qui sait après..." réagit Fánaviryan.
- "Avons-nous d'autres requêtes ? Avons-nous d'autres requêtes concernant nos activités à venir" demande Tirash auprès de ses compagnons.
- "Est-ce que vous auriez des besoins d'informations particulières ?" demande Esgaldor en se tournant vers Daëgon et Fánaviryan.
- "Pour le moment, pas mais je saurais où vous trouver si besoin." évoque Daëgon.
- "Les seules informations que j'ai, au niveau familial, on les avait eus de la part d'un rôdeur sur la disparition de mon père mais ces effets ont été aperçus du côté de la tour du Roi-Sorcier donc je ne pense pas que vous ayez des informations sur ma lignée..." évoque Fánaviryan.
- "Alors, si vous avez des requêtes bien spécifiques par rapport à votre histoire personnelle, il nous arrive d’envoyer des espions à Angmar." indique Esgaldor.
- "C'est des vieilles informations..." précise Fánaviryan.
- "Je ne vous donnerai, évidemment, aucune information sur nos actions là-bas puisque les agents qui vont dans cette région doivent garder le plus grand secret." indique Esgaldor.
- "Non, c'est moi qui c'est moi qui vous en donnerai plutôt en vous donnant descriptif, des effets notables qui étaient une cuirasse." évoque Fánaviryan.
- "Est-ce que c'est des objets que vous souhaiteriez récupérer un jour ?" demande Esgaldor.
- "J'attends de voir encore quelques centaines d'années comment évolue la situation. La vengeance est un plat qui se mange très froid chez nous..." répond Fánaviryan.
- "Sachez, en tout cas, que nous envoyons, de temps en temps, des agents du côté du Pays du Roi-Sorcier. Ce sont les missions les plus dangereuses qu'on lance. Lorsqu'elles sont lancées, peu de gens sont au courant et, malheureusement, la plupart du temps, elles ne sont pas couronnées de succès. Tout ce que je peux vous dire, c'est, qu'aujourd'hui, ce qui nous inquiète c'est, entre autres, la prise d'Andrath sur la route du sud entre Bree et Metraith." indique Esgaldor.
- "La prise d'Andrath est très inquiétante avec une prise en position des hommes des collines." ajoute Fánaviryan.
- "Oui ! Des alliés du Roi-Sorcier. La question qui nous inquiète est de connaitre leurs intentions. Vont-ils stationner à Andrath ? Vont-ils se regrouper et tenter d'assiéger Metraith ? Ou vont-ils remonter vers le nord vers Minas Malloth et Bree ?? Beaucoup d'informations, aujourd'hui, nous manquent. Je ne vous cache pas que mes oreilles et mes yeux sont dirigés vers le sud en ce moment." indique Esgaldor.
- "À ce propos, nous avions entendu parler d'un seigneur de guerre que j'imaginais que Sean et Vaughn Ynn auraient rejoint, peut-être..." évoque Fánaviryan.
- "Il se pourrait. Le Seigneur de Guerre est basé plus dans le Sud. Ses troupes sont, essentiellement, constituées d'orques et de gobelins." indique Esgaldor.
- "Tout de même..." réagit Fánaviryan.
- "À ce jour, nous ne savons pas quelles sont ses relations avec le Roi-Sorcier. À priori, toutes les fois où nous avons pu obtenir des informations, il n'y avait point de bannière communes entre le Roi-Sorcier et le Seigneur de Guerre." évoque Esgaldor.
- "Concernant un éventuel trajet vers Khazad-Dûm, y a-t-il des informations qu'il faut que nous connaissions ? Pour la route, nous allons tenter d'être bien armés, suffisamment nombreux. Avez-vous des conseils à nous donner en termes de lieux à éviter ?" demande Tirash.
- "Disons qu'à l'heure actuelle, il vaut mieux éviter en Andrath." suggère Esgaldor.
- "C'est un problème, ça fait un sacré détour !" réagit Tirash.
- "Je le conçois pour vous mais, vu les événements actuels, vous ne partez pas tout de suite, donc, il y a, sans doute, d'autres informations. À voir ce que le roi aura décidé. N'hésitez pas à revenir vers moi, je pourrais, je pense, vous donner des informations plus précises sur ce qui se passe à Andrath." indique Esgaldor.
- "Très bien ! Un trajet entre Bree, le pont du Brandevin, une navigation sur le Brandevin avec les chariots jusqu'au Gué de Sarn, vous semble-t-il quelque chose d'envisageable ?" demande Tirash.
- "Oui ! Tout dépend quelle relation vous avez avec les hommes des rivières." répond Esgaldor.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "Cordial..." réagit Fánaviryan.
- "Parce qu'ils sont, tout à fait, en capacité de pouvoir faire du transport de marchandise. En effet, les routes fluviales peuvent être envisagées. Tout dépend de la météo à la période où vous allez partir." évoque Esgaldor.
- "Nous aurons l'occasion de nous équiper en fourrures assez épaisses là-bas et en grandes bâches imperméables pour protéger les vivants. Vous savez les loutres..." évoque Fánaviryan.
- "Evidemment, pour vos affaires personnelles, l'Arthedain ne s'engagera pas là-dessus." précise Esgaldor.
- "Oui, oui, oui ! Cela s'entend mais quelques chariots sont, en général, bienvenue surtout si c'est par le fait de personnes qui ont été déchu de leur droit. Je pense, par exemple, au chariot d'Imrinn, à, titre d'exemple à titre d'exemple..." évoque Fánaviryan.
- "Je pense qu'on peut clôturer, pour ce soir, notre échange." suggère Esgaldor puis se tourne vers Daëgon et lui dit : "Je garde, pour le moment, le carnet du Magistrat" puis se retourne vers à Astatur en montrant le carnet du magistrat et lui dit : "Tu vois ! L'écrit n'est pas un bon conseil. Tu dois tout garder en mémoire..." puis s'adresse, de nouveau, à tous les compagnons : "Je vais, rapidement, devoir vous quitter puisqu’il est important que je fasse part de tout ce que vous venez de me dire auprès de la reine."
- "Mais bien sûr !" confirme Fánaviryan en sindarin.
- "Puisqu'il est important que nous puissions agir rapidement afin que les événements qui se passent en Comté soient régler au plus tôt..." évoque Esgaldor.
- "Oui ! Parce qu'il y a des troupes en mouvement !" signale Daëgon.
- "Je suis informé... Les Hobbits qui se trouvaient, actuellement, à Corréna, ont quitté les lieux." indique Esgaldor.
- "Est-ce que nous aurons l'occasion de nous revoir avant notre départ de Fornost Erain ?" demande Tirash.
- "Peut-être pas mais Astatur, vous aurez l'occasion de le revoir." répond Esgaldor.
- "Merci bien !" indique Tirash.
- "Dans la mesure du possible, j'évite d'avoir trop d'entretiens." évoque Esgaldor.
- "Afin de ne pas éveiller les soupçons mais, peut-être, que nous nous recroiserons au cours de certains repas auprès de certaines grandes familles, comme la famille Orrómen ou la famille Eketa ?" demande Fánaviryan.
- "Si ce n'est, Fana, peut-être que, ce que nous demande Monsieur, c'est de ne pas nous investir plus, si j'ai bien compris dans les choses qui vont venir, là par rapport à la Comté, par rapport à tout ça." suggère Tirash.
- "D'être discret dans la relation qu'on a avec vous..." ajoute Fron.
- "En effet, je ne prends pas part à tous ces repas. Donc si vous y allez, vous aurez peu de chance de m'y trouver. Vous savez, je ne suis que le second interprète. Donc, je n'ai qu'une fonction très subalterne mais comme j'ai pu vous le dire qui me permet, fort heureusement, de pouvoir être proche du roi. Si, après, dans le cadre de vos affaires, vous souhaitez vous entretenir avec certaines grandes familles, je n'y vois pas d'inconvénient. Je tenais, toutefois, à signaler d'une part, faire partie des Oreilles et des Yeux de l'Arthedain doit, évidemment, ne paraître dans aucune de vos discussions avec qui que ce soit et d'autre part, que vous échangiez avec qui que ce soit dès lors que les intérêts de l'Arthedain ne sont pas mis en danger, il n'y a aucun souci là-dessus." indique Esgaldor.
- "Tout cela s'entend. Il est bien normal que cette information reste au cœur de notre compagnie et n'engage en rien d'autres compagnons, ni même la volonté de de bien faire et de bien servir tout à chacun." indique Fánaviryan.
- "Est-ce que vous souhaitez, pour cette nuit, de quoi pouvoir être logé ?" demande Esgaldor.
- "Oui !" réagit Daëgon.
- "Disons que les derniers temps ont été assez mouvementés ! Un peu de confort ainsi qu'aux personnes qui nous accompagnent." évoque Tirash.
- "Oërlis va, dans ce cas, vous montez au second étage du palais. Vous allez être accueillis dans les chambres des visiteurs." propose Esgaldor.

Esgaldor se lève et annonce :
- "Je vais vous souhaiter une bonne nuit et je vous remercie pour toutes les informations précieuses que vous avez pu me transmettre ce soir. Je vous laisse avec Astatur et Oërlis. Je vais vous souhaiter une bonne nuit !"
- "Et vous de même !" répond Daëgon.
- "Merci bien !" répond Esgaldor.

Esgaldor quitte la pièce avec le livre de Tamir Cerfblanc sous le bras.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:15 / 22:45 - La Proposition d'Esgaldor - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

- "Alors, concernant cette histoire, je pense qu'en effet, il y a la possibilité de pouvoir solliciter le Haut Conseil et faire en sorte qu'une décision soit prise par rapport à ce conflit, faire en sorte que les Tarma se retirent complètement de la Comté. Là où je m'interroge, c'est concernant votre place aujourd'hui et maintenant puisqu’en fonction de la décision que vous envisagez de prendre, votre place peut dans ces cas-là changer. A savoir qu'Astatur m'avait déjà fait part de ce que vous aviez pu faire sur Metraith. Aujourd'hui de ce que vous me racontez, de ce que vous apportez là, il y a de quoi pouvoir apaiser un conflit qui est en train de dégénérer en Comté." évoque Esgaldor.
- "Et qui risque, sous quelques heures, de donner lieu une terrible bataille, un terrible massacre..." évoque Fánaviryan.
- "Pour arrêter tout cela, il faut une décision du Haut Conseil où un représentant de la famille Tarma y est présent comme toutes les sept grandes familles de l'Arthedain. Mais ce que vous m'apportez-là, ce sont des éléments très précis." indique Esgaldor.
- "C'est aussi une forme de fusible qui peut permettre de commencer des pourparlers..." suggère Fánaviryan.
- "Autant dire que c'est accablant pour le magistrat, c'est accablant, en partie, pour la famille Tarma. Toutefois, je trouve que vous apportez pour le royaume une grande richesse. C'était l'avis d'Astatur de pouvoir vous engager dans nos rangs." annonce Esgaldor.
- "A titre tout à fait officieux, bien sûr ?" demande Daëgon.
- "Evidemment... Vous ne seriez jamais, officiellement, et il n'y aura aucun écrit qui indique que vous puissiez devenir les yeux et les oreilles de l'Arthedain. J'attends votre réponse mais sachez qu'il y a un écrit. En effet, il est important que s'il m'arrivait quoi que ce soit, il puisse, quand même, y avoir une trace. Il y a donc, une trace quelque part. Vous comprendrez que vous divulguer cet élément n'est pas possible." indique Esgaldor.
- "Je suis de l'Arthedain donc je suis pour ! C'est plus à vous de dire ce que vous en pensez ?" demande Daëgon à ses compagnons.
- "Moi, je dirais que par ma nature, je suis, de base, normalement, plutôt neutre et la compagnie a choisi Bree qui est, un peu, à la croisée de nos contrées entre Selenia, Tirash, Daëgon et moi-même étant une déracinée. Mais nous avons accepté l'adoption avec Tirash et Daëgon de la famille Wesmin lors d'un épisode parallèle où nous nous sommes aperçus que Sean et Ynn avaient été les assassins de Cinniath Wesmin et nous avions réussi à porter la preuve par les Brigands que nous avions réussi à capturer pour partie, Astatur ayant croisé le fer également, a pu vous témoignez. Par la même, nous nous sommes établis à Bree sous, on va dire, la protection du maire Rory et c'est par son biais, que nous avions rencontré Pellendur, son voisin proche. A titre personnel, je pense qu'il vaut mieux être pour le roi que pour moi, donc le choix est vite fait. Le roi, quand je dis le roi, c'est pour l'ordre et la paix sans trancher entre le conservatisme et le renouveau... Nous ne sommes pas là pour créer des turbulences mais, toujours, pour protéger les biens et les personnes." annonce Fánaviryan.
- "En cela, je dirais le fait de vous attribuer cette fonction, qu'est-ce que cela implique ?" évoque Esgaldor.
- "Oui ! C'est, un petit peu, la question. Nous, nous allons vivre des aventures par monts et par vaux. On ne peut pas vous promettre d'être à un endroit au moment où vous le voulez mais on va vous apprendre des choses qui viennent d'endroits où vous ne savez, peut-être, pas..." indique Daëgon.
- "C'est toujours intéressant ce que vous dites puisque j'imagine qu'on pourra en rediscuter mais que vous avez également vos propres affaires. Là-dessus, si vous vous engagez, évidemment, ça ne veut pas dire que vous abandonnez vos affaires, au contraire, il est important que vous puissiez continuer à poursuivre votre chemin mais de pouvoir alerter de tout danger pour le royaume." précise Esgaldor.
- "Oui bien sûr !" confirme Daëgon.
- "C'est en cela que j'évoquais les yeux et les oreilles de l'Arthedain." indique Esgaldor.
- "Et comment vous contactez si nous sommes au milieu Fornost ?" demande Daëgon.
- "J'attends, d'abord, d'avoir bien confirmation de vos compagnons. Sur les aspects techniques, on pourra y venir." répond Esgaldor.
- "Sur le principe, ça ne me dérange pas. Je laisse la compagnie s'exprimer." indique Daëgon.
- "En tout cas, sachez bien qu'il peut arriver qu'on puisse solliciter les yeux et les oreilles de l'Arthedain pour une mission particulière." évoque Esgaldor.
- "J'imagine sur des notions d'urgence, surement..." suggère Daëgon.
- "Voilà ! Et le plus souvent en cohérence avec votre profession habituelle." explique Esgaldor.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Il est clair qu'on ne va pas demander à un marchand d'aller combattre le Roi-Sorcier sur ces terres." suggère Esgaldor.
- "J'espère que vous n'allez pas nous le demander non plus !!" réagit Daëgon.
- "Transporter une personne d'un endroit à un autre relèverait de vos compétences..." évoque Esgaldor.
- "Tout à fait ! C'est, plutôt, notre fonds de commerce..." confirme Daëgon.
- "Donc, si à un moment donné, il s'avérait utile d'une façon un peu discrète de transporter quelqu'un d'un endroit à un autre, peut-être que vous seriez sollicités dans ces cas-là..." suggère Esgaldor.
- "Ça me semble tout à fait jouable..." confirme Daëgon.
- "J'ai une question concernant la durée de notre engagement ?" demande Tirash.
- "C'est une fidélité à vie !" évoque Fánaviryan.
- "Disons que j'ai pour projet, un jour, de retourner là d'où je viens. Je ne souhaiterais pas que le fait de m'engager auprès de vous puisse m'empêcher d'aller tenter de retrouver ma sœur." évoque Tirash.
- "Tout dépend... Très concrètement, si votre sœur est dans les Terres du Sud et qu'à un moment donné, vous avez cette possibilité de pouvoir nous faire retour de ce qui se passe dans les terres du sud, on est toujours ravi d’avoir ce genre d'informations mais, en effet, dans ces cas-là, il est plutôt bien qu'on sache que vous allez relativement loin. Comprenez bien une chose, en fonction de là où vous allez, on peut avoir nos intérêts et qu'il peut parfois être intéressant de savoir où vont nos yeux et nos oreilles puisque, dans ces cas-là, on peut leur demander d'écouter à certaines portes ou de regarder plus attentivement certains endroits." répond Esgaldor.
- "Il est clair qu'actuellement, notre rayon d'action entre ici, la Comté et Metraith, devrait gagner à s'agrandir que ce soit en recherches personnelles qu'à évoquer Tirash mais aussi par des engagements que nous avons d'une façon un peu spécieuse du fait du décès de Golasgil qui nous avait engagé auprès de maître Nain qui sont assez épineux en commerce et dont nous avons eu avance mais pas suivi de la poursuite du commerce du sieur feu Golasgil dont nous attendons réponse par le Moot qui statuera avec le roi, j'imagine, peut-être, sur le devenir des effets du magistrat. Ça peut être une manière d'initier un dialogue." indique Fánaviryan.
- "J'aimerais, avant de passer aux quelques questions suite à votre synthèse des événements qui se sont déroulés pour votre compagnie, monsieur Fron, je ne vous ai pas entendu. J'imagine que de part votre origine, vous êtes fidèle à la Comté, à ce jeune pays que, pour rappel, le roi Argeleb II a décidé de vous octroyer ces terres. Est-ce que vous, également, vous seriez prêt à répondre à d'éventuelles sollicitations du roi de l'Arthedain sur des agissements d'ennemis du royaume ?" demande Esgaldor.
- "Je dirais que pour donner une réponse ferme et définitive, j'aimerais que le calme soit revenu en Comté auparavant." répond Fron.
- "D'accord." entend Esgaldor.
- "Et qu'on passe à la suite des petits fours, c'est important pour leur estomac..." lance Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas, Oërlis ne devrait pas tarder à revenir avec une série de petits fours supplémentaires. Vous avez une bonne descente..." confirme Esgaldor.
- "Merci !" répond Fron avec deux petits fours dans chaque main.
- "C'est, évidemment, pour moi l'objectif premier de pouvoir faire en sorte que le calme revienne en Comté. Si, toutefois, vous vous engagez auprès de moi sachant que votre interlocuteur principal sera Astatur. Dans ces cas-là, il serait plus sage pour que vous puissiez garder une certaine discrétion, j'avais en tête si vous étiez d’accord pour nous rejoindre, c'est que vous ne soyez pas présent au Haut Conseil. Vous avez évoqué que le Shiriff Valgran Bucca donc qui est le Shiriff du quartier nord de la Comté, est bien présent actuellement avec vous ?" demande Esgaldor.
- "Officiellement, c'est lui qui ramène les prisonniers. Nous sommes l'escorte et nous l'escortons, lui, ainsi que Dame Roane et sa suite." répond Fron.
- "Au péril de la santé de plusieurs de ses Hobbits." ajoute Fánaviryan.
- "Est-ce que vous pensez que le Shiriff Valgran sera en mesure de présenter les faits devant le Haut Conseil ?" demande Esgaldor.
- "C'est un homme tempéré, oui !" confirme Tirash.
- "Oui ! Il connaît bien la situation." ajoute Daëgon.
- "Beaucoup de hobbits ne comptaient pas laisser partir Cerfblanc de la Comté." indique Fron.
- "Et vous, Monsieur Fron, quel est votre avis sur la question de Monsieur Cerfblanc ?" demande Esgaldor.
- "Il me semble que la Comté aura de meilleurs jours du fait que Cerfblanc soit arrivé jusqu'ici..." répond, hésitant, Fron.
- "D'accord... Sages paroles..." réagit Esgaldor.
- "Et je pense que Valgran est dans le même état d'esprit." évoque Fron.
- "D'accord... Très bien... J'ai, plutôt, entendu des choses positives sur ce Shiriff." indique Esgaldor.
- "Sachez que nous avions à évoquer quelques faits négatifs, nous pourrions vous raconter, aussi, quelques faits que Selenia ne pourra pas témoigner mais qu'Astatur a connu. Nous avions été amenés à descendre en allant vers Bourg Maresque par des hommes des rivières qui sont assez avenants et qui sont assez indépendants mais qui ne portent pas de mal en eux. Ça, je peux en témoigner." évoque Fánaviryan.
- "Par quel clan vous aviez été transporté ?" demande Esgaldor.
- "Le clan de Pòrbrandr..." répond Fánaviryan.
- "Donc vous étiez sur le Brandevin, alors..." demande Esgaldor.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "D'accord !" réagit Esgaldor.
- "Et nous avions été jusqu'à Bour Maresque où il y avait une situation que nous devons, quand même, vous notifier qui était celui d'un seigneur local, Pòrbrandr, que je n'ai pas pu voir mais que Daëgon a pu voir et dont sa fille allait, certainement, prendre la suite et nous avions repéré des traces de magie mais qui n'étaient pas de la bonne magie comme disait la dunéenne qui nous accompagnait à l'époque, Selenia." évoque Fánaviryan.
- "D'accord..." entend Esgaldor.
- "C'est d'ailleurs, là, que nous avons constaté que la Vieille Forêt est encore animée de mauvaises ondes et qui ne convient à aucune personne de s'y aventurer." suggère Fánaviryan.
- "Sachez que si vous êtes favorables à soutenir l'Arthedain, je vous ai présenté, plutôt, le fait que vous ayez des engagements, sachez que le royaume aurait, aussi, vis-à-vis de vous, des engagements à savoir qu'elle peut vous donner des informations puisqu'évidemment, je recueille, quotidiennement, des informations des Yeux et des Oreilles et, dans la mesure du possible, des ressources peuvent vous être également octroyées. De façon discrète, il y a, forcément, une rétribution au fait de vous engager. Donc, en tant que compagnie, vous seriez rémunéré déjà, au regard de tout ce que vous avez pu faire jusqu'à maintenant, je pense qu'il serait, tout à fait normal, mais, de surcroît, si vous êtes prêts à pouvoir régulièrement donner des informations, il est clair qu'il y aurait, derrière, de façon tout à fait discrète une rémunération. Ne vous inquiétez pas là-dessus, nous savons gérer des réceptions de sommes d'argent, sans vous poser le moindre problème dans vos affaires courantes." explique Esgaldor.
- "Pour l'instant, nous chevauchons beaucoup à travers le royaume vu la conjonction des circonstances d'apaiser les choses au plus vite. Nos demandes sont, en général, assez simples et de bon sens. Jusqu'ici, nous avons comme nous vous disions, le toit et le logis par le maire Rory Piedbruyère à Bree, un accueil familial à Metraith dans le but d'aider. Nous n'avons pas évoqué mais à Astatur, vous l'aura, peut-être, évoqué le fait que nous ayons pris conscience qu'une partie de la population hobbite expatriée du Sud était en grand désarrois et méritait d'être accueillie par leur famille ou leurs cousins en Comté afin de diminuer des tensions de populations réfugiées et même locales prises entre des forces dunéennes... Enfin, vous connaissez la géopolitique mieux que moi de Metraith mais, jusqu'ici, simplement pour vous dire, que nous avons fait commande de chariots et de chevaux et que nous sommes juste en quête, à chaque fois, de nouveaux attelages afin de faire une caravane qui est sens." évoque Fánaviryan.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 21:05 / 22:15 - Point sur le conflit en Comté - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

Esgaldor se tourne vers Fron et dit :
- "Autant Dame Fánaviryan de Rivendell, j'ai entendu parler de vous. Monsieur Tirash d'Umbar, j'ai également entendu parler de vous et, quand à vous, Monsieur Daëgon, j'ai aussi pu entendre parler de vous et je connais un peu votre famille. Je vous connais. Quand à vous, Monsieur, je n'avais point connaissance que vous fassiez parti de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Je suis Fron Sacquet, je suis la dernière recrue de la compagnie de l'Aurore Ecarlate et je viens de Comté." répond Fron.
- "Et d'où en Comté ?" demande Esgaldor.
- "Lézeau !" répond Fron puis ajoute : "J'ai, donc, été aux premières loges pour assister aux différents événements qui ont secoué la Comté."
- "Maintenant que nous avons pu faire connaissance, je crois que je vais vous laisser la parole." indique Esgaldor.
- "Qu'est-ce qui vous intéresse en particulier ?" demande Daëgon.
- "Ce qui m'intéresse en particulier ? Que vous puissiez, depuis la dernière fois où vous avez rencontré Astatur, me faire le point des informations que vous avez pu avoir en Comté." répond Esgaldor.
- "Principalement la Comté." confirme Daëgon.
- "Et, après, si vous avez d'autres éléments, je suis preneur également. Je vous écoute..." indique Esgaldor.
- "Est-ce que ça vous embête si je fume une pipe pendant cet entretien, ça m'aide à me concentrer ?" demande Tirash.
- "Mais, faites donc !" confirme Esgaldor.

Tirash commence à bourrer sa pipe, se rapproche de la cheminée, allume sa pipe, tire quelques bouffées puis commence à résumer les évènements :
- "Hé bien, l'histoire est assez longue, je vais essayer d'être synthétique. Tout d'abord, afin de replacer nos actions dans un contexte, nous tenons à vous dire que nous avons agi dans l'intérêt de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, dans un premier temps, afin de pouvoir continuer les affaires que nous avions engagé avec le marchand Golasgil. Par la suite, les événements en Comté et les altercations avec des soldats Tarma puis les archers de Boëmund, nous ont amené à nous investir au service de la Comté où il nous semblait qu'une injustice avait été commise quand les deux Hobbits innocents avaient été condamnés à mort. Ensuite, il nous est apparu que les intérêts du royaume étaient également en jeu et dès lors, nous avons fait de notre mieux pour apaiser les choses et rapporter aussi fidèlement que possible les informations sur les événements afin que le roi puisse prendre les décisions qu'il jugera opportunes. À notre retour de Metraith, nous avons appris que la Comté était en effervescence et qu'il nous serait impossible de continuer notre voyage avec les Hobbits que nous escortions. Nous étions dans l'impossibilité de tenir nos engagements auprès d'eux et dans une impasse concernant nos affaires avec le marchand Golasgil. Nous avons, donc, décidé de tenter notre chance au Pont des Arbalètes où notre précédent passage nous assurait une écoute bienveillante de la part des soldats en poste là-bas. Nous avons effectivement réussi à entrer en Comté et le Shiriff Nobil Sanglebouc nous avait confié un béret, symbole de sa charge, qui semblait pouvoir nous assurer un passage jusqu'à Lézeau où nous espérions éclaircir la mort de Golasgil et trouver un moyen de poursuivre notre affaire concernant cette livraison de blé en cours avec le marchand Golasgil. En route, nous sommes tombés, par hasard, sur trois chasseurs de la maison Tarma qui étaient poursuivi par une troupe de hobbits en colère. Les chasseurs avaient, en effet, tué plusieurs moutons afin, semble-t-il, de perturber les relations entre la Comté et la couronne. Nous ne savons pas si c'était leur premier forfait ni sur quels ordres ils agissaient. Nous avons réussi à convaincre les hobbits de les épargner afin que la justice du roi puisse être rendue. Deux de ces hommes sont arrivés avec nous avec le convoi. Lors de cette même journée très mouvementée, nous avons aperçu un panage de fumée et nous avons pris la direction d'un hameau près de Lézeau, il était trop tard pour les habitants humains, cette fois, qui avaient été massacrés mais les agresseurs étaient toujours présents. Après un combat rapide mais violent, nous en sommes venus à bout et avons capturé leur leader, Gachet, que nous vous avons également ramené. Selenia, notre fidèle amie, a été gravement blessée pendant la bataille. Les forces d'Angmar semblaient donc à l'œuvre pour perpétrer leurs sombres forfaits et dresser ainsi un peu plus les communautés." explique Tirash.
- "Ils étaient en possession des anneaux d'Angmar." évoque Fron.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Et, par ailleurs, on en a entendu plusieurs parler le Noir Parlé ce qui nous a bien convaincu que les Archers de Boëmund étaient des agents d'Angmar." ajoute Fron.
- "Cette stratégie d'Angmar nous a été confirmé par la suite par Gachet. A défaut de pouvoir intervenir militairement en Arthedain, ils distillent sournoisement leurs manigances afin de diviser les forces. C'était le cas à Metraith, c'est le cas dans la Comté et je ne serais personnellement pas surpris que ce soit le cas à Andrath avec les hommes des collines voire, peut-être même, ici, à Fornost Erain, aller savoir..." explique Tirash.
- "Si je puis me permettre, une petite précision, Tirash, tu avais réussi à extorquer l'information qu'à la base ils avaient un assassinat à la réunion qu'il n'y a pas eu et qui devait amener la Comté à être divisé en quartier et voyant les troubles, ils avaient modifié en conséquence leur projet sachant que les grandes familles ne seraient pas présentes pour évincer alors on ne sait pas qui... Je ne crois pas..." précise Fánaviryan.
- "Ils avaient, effectivement, pour projet d'assassiner, notamment, le magistrat et, effectivement, les personnes présentes à cette réunion." confirme Tirash puis ajoute : "Comme je vous le disais, ils semblent disposer d'un réseau et de ressources comme nous avons pu le constater avec cette cache près d'Occum et la facilité qu'ils ont eu à trouver quelqu'un pour les sortir des geôles de Dol Occum. Pour revenir à nos moutons, à notre arrivée à Lézeau, nous avons eu confirmation que le marchand Golasgil avait été assassiné et que deux jardiniers hobbits avaient été accusés et pendus après un jugement rapide par le magistrat Cerfblanc. Pour avoir fréquenté, brièvement, les deux jardiniers, nous étions convaincus de leur innocence. D'autant plus que la servante favorite de Golasgil, Alinna, avait disparu." indique Tirash.
- "Et que nous avions, également, un témoignage d'une de leur cousine qui n'avait pas été pris en compte stipulant qu'ils n'avaient pas bougé de la nuit." ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Nous nous sommes donc entretenus avec le Magistrat qui était retranché sur sa colline à cause de la colère des Hobbits. Il nous a confirmé la version officielle mais ne nous a pas convaincu. Nous avons, par ailleurs, appris que le reste de la troupe des Archers de Boëmund avait été aperçue sur la colline. Notre implication dans cette affaire nous a amené à être conviés au Moot organisé à Hobbitebourg. Nous y avons rencontré rencontrer les principaux leaders Hobbit ainsi que le Mage Gandalf qui nous a conseillé d'amener notre prisonnier d'Angmar ici à Fornost. La décision a ainsi été prise de tenter une mission d'exploration dans la demeure du Magistrat. Nous n'étions pas très à l'aise à cette idée évidemment ! Mais devant le drame en préparation, nous avons décidé de prendre nos responsabilités." explique Tirash.
- "Et aussi de nous adjoindre les savoirs et connaissances de Fron Sacquet qui nous avait déjà accompagné à Hobbitebourg et que nous avions appris à connaître et à apprécier ses qualités d'initiative et de connaissance du terrain." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Je vais, maintenant, aborder quelque-chose d'un peu plus sensible. Devant cette injustice cuisante qui était tombée sur les deux Hobbits et au regard des différents forfaits commis dans différents endroits de la Comté en toute impunité, le Moot a décidé de relever le magistrat de ses fonctions d'une certaine manière et de reprendre les choses en main entre Hobbit c'est une information très sensible..." indique Tirash.
- "Que nous n'avons partagé avec personne..." ajoute Fánaviryan.
- "La colère générée par les événements et entretenu par Angmar et peut-être la famille Tarma ; a amené les Hobbits à prendre des positions radicales qu'ils n'auraient, peut-être, pas défendu quelques semaines auparavant... Cela peut faire penser à de la trahison mais ce sont des décisions qui ont été prises dans l'objectif de protéger leur communauté. C'est ce qui était, initialement, attendu de la part du Magistrat Cerfblanc et s'il n'avait pas failli, les choses seraient, sans doute, très différentes aujourd'hui. Quoi qu'il en soit dans le manoir Cerfblanc, nous avons trouvé une partie des possessions de Golasgil ainsi que le journal du bord du magistrat que nous vous avons amené d'ailleurs et qui nous apprenait sa liaison avec Alinna, la servante de Golasgil, son obsession pour Alinna même !" évoque Tirash.
- "Sa passion dévorante !!" ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Et sa détestation particulière de de la communauté Hobbite et de Golasgil, Alinna lui ayant révélé que Golasgil possédait de nombreuses richesses. Il est entré en contact avec les Tarma, semble-t-il, afin d'organiser la disparition de Golasgil. Il a engagé un professionnel de Bree pour se charger du sale boulot." explique Tirash.
- "Vous retrouverez ces allégations dans son livre qu'il a écrit lui-même..." ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Il a fait un saut par Fornost Erain dans cette période-là et s'est arrangé, d'ailleurs, pour rentrer à Lézeau le 18, le lendemain du meurtre de Golasgil. Il y a des détails très précis dans ce document." explique Tirash.
- "Attestant de sa culpabilité et ayant réussi à tempérer les ardeurs du village. Nous en avions, quand même, profité pour mettre la pression sur la garde issue de Metraith, une garde mercenaire qui protégeait le magistrat et qui préférait rentrer avec un passe-droit du Shiriff du quartier ouest et nous confiait la charge de la protection du magistrat Cerfblanc afin qu'il puisse être déféré devant le roi." évoque Fánaviryan.
- "Et devant la justice." ajoute Tirash.
- "Ceci, aussi, pour temporiser le chaos créé par cet assassinat et cette double sentence injuste qui avait mis le chaos d'une façon connexe mais complètement hasardeuse..." indique Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Ces mercenaires ont agi avec honneur en assumant leur mission jusqu'au bout mais, à un moment, il leur a semblé normal de se désengager. Nous avons également ramené ici Roane Cerfblanc l'épouse du magistrat de la famille Eketa. Nous avons, donc, ensuite, quitté la Comté accompagné du Shiriff Valgran Bucca qui nous a aidé à escorter les prisonniers jusqu'au Pont des Arbalètes où nous avons ensuite été pris en charge par le lieutenant Enrin nous a donc accompagné jusqu'à Bree, dans un premier temps, puis nous avons pris la route pour Fornost avec une petite interruption à Occum où le magistrat Brégol a souhaité avoir quelques éclaircissements sur ce qui nous amenait à transporter un magistrat en tant que prisonnier. A cette occasion, les prisonniers ont été aidés par un marchand à s'échapper, un marchand qui a aidé Gachet et ses hommes. J'ai oublié une étape ! Nous nous sommes fait attaquer, en quittant, la Comté, en quittant Lézeau par les Archers de Boëmund." raconte Tirash.
- "Ceux qui restaient..." ajoute Fron.
- "Oui ! Ils ont tenté de faire une embuscade et que Fron a réussi à localiser le lendemain et nous avons réussi à reprendre." confirme Fánaviryan.
- "Augmentant ainsi le nombre de prisonniers." évoque Tirash.
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate a été capable de hauts faits !!" indique Daëgon.
- "Leur chef, Boëmund est mort dans l'attaque." précise Tirash.
- "Oui ! Dans cette fameuse embuscade, je n'ai pas pu ralentir mon coup..." évoque Fánaviryan.
- "Daëgon et Fron ont, d'ailleurs, été blessés à l'occasion de cette embuscade. Pour revenir à ça, nous étions donc à Occum et un marchand qui nous avait rejoint à Bree est parvenu à libérer les prisonniers à l'aide d'un poison, le même que celui que nous avions trouvé chez le traître Reoluin à Metraith. A l'aide du poison, il a assassiné plusieurs soldats et a permis aux prisonniers de s'échapper. Nous avons réussi à les rattraper, nous les avons retrouvés dans une cache plutôt bien doté en ressources dans la campagne près d'Occum." explique Tirash.
- "Et protégée par des pièges." ajoute Fánaviryan.
- "Et protégée par des pièges, effectivement ! Ce marchand est resté à Occum car le magistrat Brégol a souhaité qu'il reste dans sa juridiction puisqu'il avait assassiné ses hommes et voilà pour résumer tout ce qui nous est arrivé depuis que nous avons quitté Astatur..." conclut Tirash en regardant ses compagnons.
- "J'ai quelques petites choses à ajouter concernant les Archers de Boëmund. Leur plan était, effectivement, d'assassiner des personnes hautes placées et, à priori, ils sont tombés dans cette guerre civile. D'après l'interrogatoire, ils en étaient fort satisfaits et, en fait, ils se sont mis attaquer les fermes les fermes humaines afin de faire croire des attaques hobbites pour dénigrer les Hobbits et, peut-être bien, qu'ils ont attaqué des fermes hobbites pour dénigrer les humains aussi ou ce que faisaient les Tarma par exemple. Ce qui fait que beaucoup d'humains ont commencé à quitter la Comté à ce moment-là." indique Fron.
- "Lors de notre premier séjour en Comté, nous avions déjà entendu parler de certaines disparitions." évoque Fánaviryan.
- "Ces hommes sont très organisés avec des caches, des pièges, de la nourriture..." ajoute Daëgon.
- "Des habits de marchands, d'ouvriers, de laquais..." ajoute Fánaviryan.
- "Concernant le Magistrat, suite à la pendaison des deux cousins de Gelse Sangle, c'est là que nous, peuple Hobbit, nous nous sommes rebellés avant demander des explications. Le magistrat continuait à affirmer que les Hobbits avaient assassiné Golasgil et exigeait que les Hobbits restituent l'argent de Golasgil pour mettre fin au conflit ce qui était impossible car c'était lui qui le possédait et il savait très bien que ce n'était pas les Hobbits." évoque Fron.
- "Et il avait fait forcer le coffre de Golasgil." ajoute Fánaviryan.
- "Et concernant la pendaison des deux Hobbits, le chef des mercenaires devait s'en charger et il a refusé. Un autre garde l'a fait. Au final, la justice n'a pas été respectée..." indique Fron.
- "Il savait faire preuve de bon sens malgré la charge à laquelle il devait faire face..." évoque Fánaviryan.
- "A sa décharge, le magistrat Cerfblanc n'imaginait, certainement, pas que les choses prendraient ce tour mais il n'en est pas moins coupable des faits que nous vous avons rapporté..." indique Tirash.
- "Je rajouterais que la famille Tarma n'hésite pas non plus à assassiner des gens..." évoque Daëgon.

Daëgon remet le cahier de Tamir Cerfblanc à Esgaldor et lui dit :
- "On en aura, peut-être, besoin pour les procédures administratives derrière. Il faut que vous puissiez le rendre par la suite..."
- "Est-ce que vous avez d'autres éléments à évoquer ?" demande Esgaldor.
- "On a un autre document intéressant." répond Fron.
- "Trouvé dans la cache près d'Occum." précise Tirash.
- "Comme on vous disait, il y avait de quoi se faire passer pour des marchands, pour des voyageurs mais aussi pour des personnes plus nobles, pour arriver au plus près de personnes hautes placées et comme vous le savez à Metraith, c'était sur ce genre de choses que nous étions tombées par hasard. Sur le fait qu'Astatur ait été pris, que nous ne connaissions à peine mais avec laquelle nous avions pu partager le fer contre des brigands qui devaient être pendus haut et court, un peu dans les mêmes situations que ce qui a pu se passer en Comté mais disons que ce document avec les poisons qui traînent entre les mains d'Angmar, démontre qu'il y a quelque chose qui est pourri dans le Nord... Malheureusement..." évoque Fánaviryan.
- "Il s'agit d'un laisser-passer pour entrer dans la forteresse." précise Tirash.
- "Pour avoir une visite au roi..." ajoute Fánaviryan.

Daëgon lui remet le document. Fánaviryan évoque alors :
- "Si nous n'avions pas eu audience auprès de personnes si bien placées mais ça nous avait été promis par Astatur, pour témoigner des fait à Metraith, nous aurions, peut-être, utilisé ce laisser-passer à meilleur escient que les personnes qui avaient d'autres intentions afin de prévenir des turbulences qu'il y a dans les régions et qui ont fait que rencontrer Gandalf le gris, ça laissait une impression d'urgence sur une convection de phénomène comme Astatur a pu vous le raconter des rencontres de brigands mais d'orques aussi en allant à Metraith et qu'il y avait eu un changement de politique mais qui avait laissé en place, quand même, la garde dont nous avions fait fuir un lieutenant et un sergent qui étaient, visiblement, à la solde d'Angmar sans avoir certitude, que le capitaine Roldan qui est l'interface entre la garde royale et les mercenaires qui font régir le calme dans la ville. Le coup du chef des mercenaires mériterait sa caserne..."
- "Pour vous dire qu'à l'heure actuelle, nous, nous avons cherché à avoir des renseignements sur Vaughn Ynn et Sean. Pour l'instant, aucun signe..." indique Esgaldor.
- "Ils se sont évaporés..." évoque Daëgon.
- "À priori, ils ne sont pas revenus sur Metraith." précise Esgaldor.
- "Ah bah ! Ça m'étonnerait qu'ils reviennent !!" réagit Daëgon.
- "Et on ne sait pas du tout où est-ce qu'ils ont pu aller... Je n'ai pas eu, pour l'instant, d'informations par rapport à ces deux hommes qu'on recherche activement." indique Esgaldor.
- "Je crains qu'on ne les rencontre un jour..." estime Daëgon.
- "Parce que nous, nous devrons, peut-être, réussir à maintenir une route entre la Comté et Metraith, la route de Bree à Metraith risque d'être compliquée à emprunter sur les prochains mois." évoque Fánaviryan.
- "En effet... Vous connaissez, peut-être, le Seigneur Pellendur ?" demande Esgaldor.
- "Bien sûr !" confirme Daëgon.
- "Oui ! Ainsi que sa sœur." ajoute Fánaviryan.
- "On l'a croisé avant hier !" indique Fron.
- "Oui, il revenait de Fornost." confirme Daëgon.
- "D'accord... Donc vous avez pu discuter avec lui et il a pu vous signaler qu'il y avait des troupes du côté d'Andrath qui se regroupaient." évoque Esgaldor.
- "Oui ! Il était venu quérir des renforts, il me semble..." évoque Daëgon.
- "Oui ! C'est bien cela... Sauf qu'actuellement, le roi n'est pas là et que le Haut Conseil est frileux. De toute manière, tant que le conflit n'est pas apaisé en Comté, il est clairement impossible de pouvoir envoyer des troupes là-bas." évoque Esgaldor.
- "Que pensez-vous de la situation au regard des faits que nous avons exposé par rapport à la Comté. Il nous semblerait que tout peut s'apaiser si chacun y met du sien." demande Daëgon.
- "Ce que je vais faire rapidement, c'est d'aller voir la reine pour lui présenter le document que vous m'avez transmis, le carnet du magistrat." annonce Esgaldor.
- "Très bien ! Si vous avez besoin de plus de détails, nous avons encore des prisonniers et des gens qu'on escorte aussi. Des officiels de la Comté sont venus avec nous." évoque Daëgon.
- "Roane Cerfblanc aura peut-être quelques mots à ajouter également." évoque Tirash.

Session N°116

Le 10/01/2024

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:15 / 21:00 - Entretien avec Esgaldor Lissiril - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

Les compagnons vont longer un couloir sans y croiser la moindre personne. Après quelques instants, ils aperçoivent un homme assis sur un banc. Elle se lève lorsque les Compagnons approchent, approche en levant les bras. Les compagnons reconnaissent, aussitôt, Astatur. L'homme dit alors :
- "C'est bien vous !! C'est bien vous !!"
- "Astatur !! Content de vous voir !!" réagit Tirash.

Astatur vient chaleureusement serrer dans ses bras Daëgon, Fánaviryan et Tirash. Fron se présente, Astatur s'abaisse et vient serrer la main du Hobbit. Puis Astatur demande :
- "Comment allez-vous ?"
- "Je dois dire qu'on est bien usé de toutes nos aventures !" répond Daëgon.
- "Nous qui imaginions faire preuve de loyauté en allant retrouver notre commanditaire commercial, nous sommes tombés sur une révolution !" évoque Fánaviryan.
- "Ah ! Ne m'en dites pas plus, j'aimerais vous présenter quelqu'un." indique Astatur.
- "Vous étiez au courant de notre arrivée ?" demande Daëgon surpris.
- "Oui ! Fornost Erain a reçu un message du magistrat Brégol indiquant que vous transportiez des prisonniers dont un magistrat de la Comté." répond Astatur.
- "Et des agents d'Angmar également." précise Fron.
- "Ah... Ce n'était pas précisé..." réagit Astatur.
- "Les petites surprises du destin..." évoque Fánaviryan.
- "Le second interprète du Roi souhaiterait s'entretenir avec vous." annonce Astatur.
- "Second interprète ?? Qu'est-ce que ça veut dire ?" demande Daëgon.
- "Ce n'est pas l'interprète principal du Roi, c'est son second interprète." répond Astatur.

Astatur fait entrer les Compagnons dans un bureau richement décoré, du mobilier finement ciselé et doré, des ornementations prestigieuses. Oërlis n'est pas rentré dans la pièce et est resté attendre dans le couloir. Dans le salon, un homme aux cheveux gris bien peignés, dans une tenue sobre mais élégante, se tient debout près d'un fauteuil. Dès que les compagnons entrent, il accueille les compagnons :
- "Bonjour Esgaldor Lissiril, je suis le second interprète du Roi. Je souhaitais vous rencontrer. Astatur m'a beaucoup parlé de vous. Mais, je vous en prie, installez-vous."

Esgaldor présente de confortables sièges disposés autour d'une table ronde. Sur la table sont disposés des verres en cristal, une flasque d'eau et de vin, des assiettes en or avec des petits fours disposés à l'intérieur. Fánaviryan lance :
- "Je vois une grande flasque !"
- "Oui ! Vous avez, sans doute, soif après ce voyage..." répond Esgaldor.
- "Oui !! Et nous allons avoir la langue bien pendue !!" réagit Fánaviryan.
- "Je vous remercie..." répond Daëgon.
- "Astatur m'a longuement parlé de vous." indique Esgaldor.
- "Au sujet ?" demande Daëgon.
- "Au sujet de ce que vous avez fait à Metraith." répond Esgaldor.
- "Très bien !" confirme Daëgon.

Il sert du vin à chacun, présente également les petits fours. Fánaviryan hume le vin, ne semble pas être du Vespéral mais en bouche, est d'une très grande douceur et raffiné, agréable et fruité, un goût inconnu aux papilles des compagnons. Esgaldor s'installe dans un siège et observe les quatre compagnons, observant leurs gestes et leurs attitudes. Il est très calme, posé et semble amusé de vous voir. Lorsqu'il constate que les compagnons sont bien posés dans leur siège et ont pu boire et manger un peu, Esgaldor reprend la parole :
- "Je vais, peut-être, me présenter un peu plus puisqu'il est important que vous sachiez à qui vous avez affaire. Officiellement, je suis le second interprète du roi ce qui est le cas. Je maîtrise un certain nombre de langues mais je ne suis pas que cela... Je suis aussi l'oreille, les yeux du roi."
- "Vous voulez dire son bras droit ?" demande Daëgon.
- "Ce serait exagéré... Disons que je donne, quotidiennement, des informations au roi sur ce qui se passe en coulisse. Astatur est l'un de mes espions. Il y en a d'autres. Je suis donc à la cour pour pouvoir intervenir s'il faut traduire un message ou un invité étranger mais, en réalité, le premier interprète joue ce rôle. Mes interventions dans ce domaine sont rares... Astatur m'a fait un rapport, assez détaillé, de ce qui s'est passé à Metraith. Je dois dire que ce que vous avez accompli, là-bas, est admirable. J'aurais, sans doute, des propositions à vous faire. Nous avons le temps d'en échanger mais, avant tout, j'aimerais vous entendre." explique Esgaldor.
- "Sur les derniers événements ?" demande Daëgon.
- "Disons que j'aimerais savoir, exactement, ce qui s'est passé et ce que vous avez comme élément par rapport à ce qui s'est passé dans la Comté depuis que vous avez quitté Astatur. Vous avez, sans doute, des choses à dire." répond Esgaldor.
- "Très clairement !" confirme Fánaviryan.
- "Si vous avez temps devant vous..." évoque Daëgon.
- "Moi, j'ai tout mon temps. Je vais demander à ce qu'un repas nous soit prévu. Nous allons pouvoir manger ici. Nous avons la soirée devant nous." annonce Esgaldor.
- "Juste une petite question, j'imagine que nos prisonniers sont en de bonnes mains ?" demande Tirash.
- "Dans une ville avec une telle présence militaire, je pense qu'il ne peut pas se passer grand-chose !" réagit Daëgon.
- "J'ai cru comprendre que la gouverneure adjointe était sur place." indique Esgaldor.
- "Oui, tout à fait ! C'est elle qui nous a accueilli." confirme Daëgon.
- "Bien ! Si elle est sur place, il n'y a pas grand-chose à craindre. S'il y a bien quelqu'un qui, aujourd'hui, sur Fornost, sait diriger la ville, c'est bien Étaméä. Elle mène la cité à ce jour. Je vais assez peu parler pour l'instant. Je répondrai à toutes les questions que vous aurez par la suite mais, avant toute, je voudrais vous entendre." évoque Esgaldor.

Pendant toute la conversation, Astatur reste debout, le plus souvent, derrière Esgaldor. Régulièrement, il se déplace pour venir servir Esgaldor ou les compagnons avec la nourriture et la boisson qui sont déposées sur un mobilier du salon par Oërlis.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:15 / 20:15 - Arrivée à Fornost Erain - Étaméä Orrómen - Galion - Garde Fornost Erain - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Entrée de la ville

Il est un peu plus de dix-neuf heures lorsque le convoi arrive dans les faubourgs de Fornost Erain. La majestueuse capitale fait face aux compagnons. La ville est en hauteur, elle surplombe la route, attachée aux crêtes rocheuses des Hauts du Nord. La cité de Fornost Erain est aussi nommée le Norbury des Rois, cité royale depuis maintenant deux cents ans. Elle se tient une élévation escarpée des coteaux sud des hauts septentrionaux, des crêtes rocheuses qui protègent la cité dúnedaine. Seul le vent froid du nord arrive à s'engouffrer dans les Hauts du Nord jusqu'à la forteresse. De nombreuses bannières flottent au-dessus de la ville dont celle comprenant 7 étoiles représentant l'emblème royal. Les autres bannières représentent, pour la plupart, les grandes familles du royaume. Ce qui frappe le voyageur en arrivant à proximité de l'enceinte de la ville est la forte présence de l'armée royale.

Dans les faubourgs, la présence militaire est importante avec plusieurs camps ainsi que des terrains d'entrainement militaires. Pour arriver à l'entrée de la ville, le convoi va, ainsi, traverser plusieurs camps qui stationnent non loin de Fornost Erain, ils peuvent voir des soldats s'entrainer à l'épée ou à l'arc. La bannière étoilée flotte dans ces camps ce qui signifie qu'il s'agit de l'armée royale.

Daëgon va évoquer auprès de ses compagnons que toute l'administration de la ville est dirigée par des militaires, à toutes les échelles de l'organisation de Fornost Erain.

Lorsque le convoi arrive à l'entrée de la ville, les gardes vont stopper le convoi. Le lieutenant Enrin discute avec des gardes qui portent une armure étincelante, un plastron finement ouvragé et la lance à la main. Rapidement, le lieutenant Enrin ainsi que les trois cavaliers qui sont devant, vont entrer dans la ville. Les gardes de Fornost Erain bloquent l'entrée aux autres voyageurs.

Les compagnons descendent des chariots, bloquent les chariots avec des pierres et se regroupent pour se dégourdir les jambes et discuter. Galion vient les voir et leur dit :
- "Nous avons rempli notre tâche pour ce qui nous concerne. J'espère que nous aurons l'occasion, très prochainement, de nous revoir."
- "Si vous êtes toujours dans le secteur, oui probablement..." répond Daëgon.
- "Je ne sais pas encore ce que nous devons faire par la suite. Je vous dis en tout cas à bientôt !" indique Galion.
- "Dites, à tout hasard, avez-vous rencontré d'autres griffus dans ces marais à votre retour ou c'était localisé sur l'ancien fort ?" demande Fánaviryan.
- "C'était localisé mais nous ne sommes pas retournés du côté du fort mais nous sommes, de nouveau, repassés au marais et c'était plus calme pour le coup." répond Galion.
- "À Metraith, nous avons vu pas mal d'hommes des collines et il faut croire qu'il y a du mouvement derrière, du côté d'Andrath." évoque Fánaviryan.
- "Oui ! On a eu vent de ces mouvements de troupes. Vous avez, peut-être, croisé des troupes allant vers le sud, des troupes de Minas Malloth ?" évoque Galion.
- "Pellendur et ses hommes ?" répond Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Ils sont venus alerter disant qu'il y avait des soucis dans le nord du Cardolan." précise Galion.
- "Et nous n'avions pas pu les voir avant mais nous avions même rencontré quelques orques..." évoque Fánaviryan.
- "Ah !! D'accord... Il y a quelques maraudeurs qui traînent par-ci par-là mais nous n'avons pas eu l'occasion de les affronter récemment..." indique Galion.
- "Pour preuve, quelques crocs..." évoque Fánaviryan en montrant les crocs d'orque en pendentif.

Galion se retourne vers l'entrée de la ville où une délégation est en train de descendre. Des gardes de Fornost Erain viennent vers le convoi accompagnés d'une personne sur un cheval blanc. Galion annonce alors :
- "Je vous laisse..."
- "De qui s'agit-il ?" demande Tirash.

Galion répond d'un petit sourire, salue en levant la main et s'en va. Daëgon le salue également de la main puis tous les compagnons observent l'arrivée de la délégation. Le cavalier en approche doit être un officier selon la tenue portée, entouré d'une dizaine de gardes et du lieutenant Enrin à l'arrière. Ils finissent par constater qu'il s'agit d'une femme, à la longue chevelure noire, l'allure militaire, attitude stricte et fermée. Elle s'approche des compagnons, toujours entourée des gardes, avec une grande dignité, s'exprimant d'un ton juste et ferme :
- "Étaméä Orrómen, gouverneur adjointe de Fornost Erain. Pourriez-vous me montrer les documents que vous avez en votre possession par rapport aux prisonniers ?"

Son regard parcourt le convoi, les différents chariots et de ses lèvres, un sourire se dessine. Elle descend de cheval, les gardes s'écartent, elle se dirige vers l'un des chariots et Roane Cerfblanc se dirige aussi vers elle. Les deux femmes se prennent l'une et l'autre les bras dignement avec un grand respect et une noblesse dans le geste. Elles finissent par se faire la bise puis les deux femmes s'échangent quelques politesses puis Étaméä se tourne vers les compagnons. Daëgon la salue le plus dignement qu'il peut puis lui transmet les documents demandés. Daëgon n'avait pas connaissance que cette femme avait obtenu ce poste si prestigieux, sans doute, une nomination assez récente. Étaméä consulte les documents avec le soutien de Daëgon qui lui présente les éléments. Au moment où Tirash prend la parole pour lui dire : "Je vous présente le Shiriff Valgran.", Étaméä Orrómen s'est retournée et rejoint le cercle des gardes de Fornost Erain pour consulter à l'écart les documents.

Fron demande à Daëgon :
- "Tu as donné les bagues aussi concernant les prisonniers d'Angmar ?"
- "Tirash les a. On va attendre le retour de Madame la gouverneure adjointe." répond Daëgon.

Quelques minutes s'écoulent pendant lesquelles Étaméä Orrómen consulte les documents. Les gardes surveillent toute approche éventuelle du gouverneur adjointe qui a toute autorité sur ces hommes. Sa posture hiérarchique est clairement identifiée et les hommes exécutent les ordres à la lettre.

Un homme est sorti de la ville et se dirige vers les gardes entourant Étaméä. Le visage de l'homme n'est pas visible, il porte une capuche, il n'est pas très grand, mince. Il s'adresse aux gardes, leur remet un parchemin qui est remis à Étaméä. La femme lit le parchemin, s'approche de l'homme, lui remet le parchemin puis se dirige vers le convoi et d'une voix autoritaire et puissante annonce :
- "Je souhaite voir les membres de la Compagnie de l'Aurure Ecarlate !!"
- "Nous sommes ici ! Nous répondons présents !" répond Fánaviryan en s'approchant et indique en s'inclinant en sindarin : "Fánaviryan Wesmin ! Honorée de vous rencontrer belle vice-gouverneure Étaméä Orrómen."
- "Veuillez suivre cet homme, s'il vous plaît..." répond Étaméä Orrómen sans prêter attention aux propos de l'Elfe.

Les quatre compagnons s'approchent de l'homme à la capuche qui lève légèrement la tête et ils reconnaissent alors le visage d'Oërlis. Le dunéen a un petit sourire complice et dit :
- "Suivez-moi !"
- "Allons-y les amis !" répond Daëgon avec un certain enthousiasme.
- "Oui !!" réagit Fánaviryan.

Oërlis accompagné des quatre compagnons se dirigent vers Fornost Erain et vont commencer à monter les rues et se dirigent vers le nord de la ville. Les rues sont, pour la majorité, en pente, avec des maisons, de pierres blanches, offrant une apparence froide à la ville. Le dunéen va s'arrêter dans l'une des ruelles et va se retourner vers les quatre compagnons et leur demander :
- "Ça va ? Vous allez bien ?"
- "Oui et toi ?" répond Daëgon.
- "Que d'aventures !!" répond Fánaviryan.
- "Comme tu peux le constater Selenia n'est plus parmi nous. Elle est en convalescence en Comté." annonce Tirash.
- "Qu'est-ce qui s'est passé ?" demande Oërlis.
- "Nous avons eu affaire aux hommes d'Angmar, à la compagnie de Boëmund dont nous t'avions déjà parlé." indique Tirash.
- "Oui..." confirme Oërlis.
- "Mais elles se rétablie progressivement..." précise Tirash.
- "Et nous les avons eus !! Et nous venons les livrer !" annonce Fánaviryan.
- "Et vous monsieur ?" demande Oërlis en s'adressant à Fron Sacquet.
- "Fron Sacquet !" répond Fron.
- "Une dernière recrue de la Compagnie !" ajoute Daëgon.
- "Très bien !" confirme Oërlis.
- "Fort efficace débusqueur d'assassin en puissance à Occum !" annonce Fánaviryan.
- "Bien... on va on va continuer..." suggère Oërlis.
- "Vous êtes, Monsieur ?" demande Fron.
- "Oërlis, compagnon de voyage d'Astatur." répond Oërlis.
- "Tu sais ce dont on t'a parlé de ce qu'on avait pu vivre à Metraith avant de venir en Comté." évoque Tirash.
- "Le fameux marchand de vin." ajoute Fánaviryan avec un gros clin d'œil appuyé.
- "D'accord..." confirme Fron.

Oërlis va diriger les Compagnons dans les rues, empruntant les axes secondaires et remontant jusqu'aux quartiers nobles de Fornost Erain. Daëgon connait bien les lieux et n'est pas perdu dans les chemins empruntés par Oërlis. Sur le chemin, le dunéen ne s'exprime pas mais Daëgon lui demande :
- "Tu nous amène où ?"
- "Au palais..." répond Oërlis.
- "Ah oui ! Au palais directement !" réagit Daëgon.

Daëgon va profiter de la traversée de la ville pour présenter Fornost Erain à ses compagnons, de préciser les lieux notables et les quartiers que le Dùnedain connait bien, ses anecdotes personnelles.

En arrivant devant les grilles du palais, les gardes laissent passer Oërlis et les compagnons qui vont emprunter des voies secondaires. Du parvis du palais, les Compagnons peuvent, alors, apercevoir la ville de Fornost Erain dans son ensemble et une partie de la région vers le sud. Ils peuvent aussi, pendant quelques instants observer une grande tour qui pointe vers le ciel, la tour des prophètes où un artefact sacré, le Palantír, la pierre de vision, y est gardé. Les Compagnons accèdent alors au palais par une entrée secondaire.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:15 / 19:15 - Fin du voyage avec les Rôdeurs - Enrin - Galion - Roane Cerfblanc - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Vers midi, une dizaine de cavaliers vont s'arrêter à la hauteur du convoi. Ils semblent être des militaires mais sans bannière ou signe distinctif signalant leur appartenance à un corps de l'armée. Daëgon va reconnaître les cavaliers comme étant des Rôdeurs de l'Arthedain, un corps franc de l'armée royale. Lorsqu'ils approchent Daëgon va avoir la confirmation par l'anneau des Rôdeurs qu'ils portent tous et l'un d'entre eux a déjà été rencontré, Galion qui s'approche des compagnons pendant que les autres Rôdeurs discutent avec le lieutenant Enrin.

Galion ne semble pas surpris de voir la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, salue les compagnons avec un petit sourire au coin des lèvres. Daëgon lui dit :
- "Ça fait longtemps !!"
- "Je pensais bien vous voir ici..." indique Galion.
- "Ah... Nous étions prévus..." réagit Daëgon.
- "Nous avons été informé de votre arrivée. Nous venions à votre rencontre pour vous escorter jusqu'à Fornost Erain." annonce Galion.
- "C'est bien aimable !!" réagit Tirash puis demande : "Avez-vous des nouvelles de la Comté ?"
- "Oui... De ce que j'ai appris, tôt ce matin, il semblerait que les Tarma ont fait mouvement vers Corréna. On ne m'a pas rapporté une nouvelle bataille mais, en tout cas, les troupes Tarma sont venus porter main forte au seigneur local." annonce Galion.
- "Le seigneur local ??" réagit Fron.
- "Oui... Gathdîn, un cousin de la famille Tarma qui est le seigneur de la place-porte de Corréna. Il semblerait que les Hobbits se soient retiré des lieux. J'attends des nouvelles pour en savoir plus..." indique Galion puis ajoute : "Il semblerait que nous allons reprendre prochainement la route. J'espère que vous vous êtes bien restaurés. Il reste encore un peu de de temps de route avant d'arriver à Fornost Erain."
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Nous allons pouvoir en profiter pour nous échanger des nouvelles depuis le temps !" propose Fánaviryan.
- "Mais bien sûr !!" confirme Galion.

Le convoi va pouvoir reprendre la route avec dix cavaliers supplémentaires. Galion va rester à hauteur des chariots et pouvoir ainsi discuter avec les compagnons.

Lors d'une pause durant l'après-midi, Tirash va demander à ses compagnons :
- "Ce serait, peut-être, bien qu'on anticipe et qu'on parle à Roane de notre besoin et, peut-être, de son soutien pour aller rencontrer les grandes familles et notamment la famille Orrómen à Fornost Erain."
- "Oui ! Peut-être que Daëgon en étant de Fornost sera plus à même de paraître plus avenant en étant de la même origine et surtout fier Dùnedain !" suggère Fánaviryan.
- "Je pensais lui demander comment elle allait et comment elle voyait son retour à Fornost et lui dire simplement qu'éventuellement, on pourrait avoir besoin de ses relations pour essayer de continuer à démêler des problématiques de la Comté, pour rencontrer, éventuellement, quelqu'un de la famille Orrómen." suggère Tirash.

Ses compagnons acquiescent. Tirash va, lors d'une pause de l'après-midi, aller voir Roane et lui évoquer les propos échanger avec ses compagnons. Roane va répondre :
- "Je peux vous proposer dans les prochains jours que vous venez manger à la maison. Déjà, vous rencontrerez mon père." avec un petit sourire.
- "Fort bien !" répond Tirash.
- "C'est noté !" conclut Roane.

Fron profite du voyage pour demander à Daëgon des informations sur Galion et va, ainsi, apprendre l'histoire de la découverte du Fort du marais des Eaux-aux-Moucherons et l'intervention de Galion.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 04:05 / 12:10 - Fin de voyage vers Fornost Erain - Niocol - Revelin - Trévina - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Après une nuit très calme, le matin, à l'auberge, Trévina va discuter avec Fànaviryan. Elle va raconter une partie de son histoire qui, jusqu'alors, n'est pas très aventurière. Elle a, essentiellement, vécu en Comté, une lointaine cousine de la famille Tarma. Elle a été engagée par Roane Cerfblanc lorsque cette dernière est arrivée en Comté. Elle vient donc pour la première fois à Fornost Erain.

Daëgon s'est réveillé un peu plus en forme, moins fatigué et ne ressentant quasiment plus sa blessure.

Avant de partir, Fànaviryan cherche un petit morceau de bois la taille d'un pied tabouret avant de partir. En sortant de l'auberge, Fànaviryan aperçoit un tas de bois avec du mobilier cassé dont plusieurs tabourets, chaises et tables. Elle récupère trois pieds de tabouret. Elle vient remettre l'un des trois à Trévina en lui expliquant qu'elle peut le placer entre ses jambes pour le voyage et éprouver, ainsi, un certain plaisir. La domestique est gênée par cette proposition et va décliner la proposition de l'Elfe qui repart vers son chariot avec les trois pieds de tabouret. Trévina va, pour le reste de la journée, garder ses distances avec Fànaviryan.

Tirash, dans la matinée, va aller voir les deux marchands et leur proposer de leur rembourser la journée perdue à Occum en leur remboursant cinq pièces d'argent chacun. Les deux marchands hésitent puis finissent par accepter la proposition.

Le paysage va devenir plus accidenté, les basses collines se transforment en crêtes abruptes, la route emprunte des pentes plus conséquentes. Le lieutenant Enrin impose, d'ailleurs, un rythme soutenu souhaitant ne pas arriver trop tard à Fornost Erain, avant la nuit.

Les conducteurs des chariots vont être mis à rude épreuve en cette dernière journée de route. Seul Túdur est en difficulté pour maintenir le rythme des chariots. Les autres conducteurs vont l'aider à tenir ses chevaux. La progression va se faire à une bonne allure.

Les compagnons constatent qu'ils sont dans une région plus civilisée, quelques fermes, hameaux sont présents, non loin de la route et plusieurs voyageurs sont croisés sur le chemin.

Le 12 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:45 / 22:00 - Soirée à l'auberge - Cavalier de l'Arthedain - Enrin - Lieu : Nan Tùrath - Auberge du Haut

Le convoi arrive à l'auberge du Haut vers dix-neuf heures. Le chemin a été plus long entre Occum et l'auberge du Haut. Les compagnons vont remarquer que l'établissement ressemble, dans son architecture à celle de l'auberge du Bas, l'aubergiste semble avoir un lien de parenté, d'ailleurs, avec le tenancier de cet établissement.

La soirée va se dérouler dans le calme. La garde autour des prisonniers reste bien présente même si les trois agents d'Angmar sont fatigués, blessés et ne semblent pas opposer une grande résistance. Tirash propose de faire des rotations assez courtes entre les compagnons, les anciens miliciens de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et les cavaliers du lieutenant Enrin.

Fànaviryan va profiter de la soirée pour se remettre à la couture et son projet de capeline. Chacun va pouvoir se coucher pour se reposer et faire un tour de garde sur une courte période. La nuit est brillante avec les étoiles qui scintillent dans le ciel avec l'absence totale de la lune. La journée du lendemain s'annonce sous le soleil estival, aucun nuage ne pointe à l'horizon.

Le 12 de Cerbeth de l'An 1640 - 04:00 / 18:45 - Voyage vers Fornost Erain - Brégol - Mollun Gamgie - Niocol - Revelin - Roulard Bessac - Trévina - Valgran Bucca - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Les compagnons se réveillent vers quatre heures du matin. Le soleil se lève sans aucun nuage dans le ciel. La journée devrait être très belle pour voyager. Brégol arrive avec quelques villageois. Ils viennent apporter un repas frugal pour le matin. Brégol s'installe avec les quatre compagnons pour discuter et leur annonce :
- "Mes hommes ont surveillé les prisonniers pendant la nuit, une surveillance à distance et surtout à l'oreille. Pendant la nuit, il y a eu des échanges de paroles et, en particulier, d'Imrinn auprès de ceux qui se sont enfuis. Mes gardes n'ont pas réussi à comprendre ce qu'ils se disaient."
- "Ils n'ont pas compris parce qu'ils étaient trop loin ou parce que c'était une langue inconnue ?" demande Fron.
- "Parce que la langue leur était inconnue.
- "Ah ! Très bien ! Cela ne fait qu'un peu plus de certitude par rapport à la culpabilité d'Imrinn s'il semble parler le Noir Parler. Ce n'était, peut-être, pas cette langue là... En tout cas, il semblerait être, au moins, autant coupable qu'on le croyait." évoque Tirash.
- "Oui ! Mes hommes n'ont pas forcément la culture pour déceler du Noir Parler. Je ne peux pas vous le confirmer pour la langue. Tout laisse à penser que c'était de cette langue. Je vais vous chercher vos prisonniers puisque je vois que vous êtes dans vos préparatifs." indique Brégol.
- "En effet ! Nous sommes presque prêts." confirme Daëgon.
- "J'ai demandé à quelques-uns de mes hommes de vous accompagner sur les premiers mètres de la sortie pour vérifier que ces dunéens n'ont aucune velléité vis-à-vis de vous. En tout cas, ils ont passé la nuit, d'après les gardes que j'avais posté en haut de Dol Occum, dans les habitations des anciens hobbits. Nous verrons combien de temps il reste ici..." indique Brégol.
- "Très bien ! En tout cas, je tiens à vous remercier ! A notre arrivée à Occum, vous nous avez imposé votre autorité mais elle était justement imposée et merci beaucoup pour la manière dont vous avez traité toutes ces affaires." remercie Tirash.

Brégol semble touché par les propos de l'homme du sud, hoche simplement de la tête.

Dehors, les deux marchands et les Nains préparent leurs chariots. Valgran, ses deux hobbits, les six miliciens ainsi que les quatre compagnons préparent les chariots. Puis, le convoi se met en mouvement. Lorsqu'ils quittent les portes d'Occum, ils sont accompagnés par des gardes. Les dunéens restent à distance, dans le hameau hobbit, éloigné de la route.

Les compagnons ne relâchent pas les mesures de sécurité et les prisonniers sont attachés et placés sous surveillance pendant tout le voyage qui se déroule dans de bonnes conditions. Les pauses sont régulières pour que les chevaux puissent boire avec la chaleur présente. Toutefois, le lieutenant Enrin souhaite maintenir un rythme pour être sûr d'arriver à l'auberge ce soir.

Pendant la journée, Fánaviryan va discuter avec Trévina, l'une des domestiques de Roane. Elle va s'intéresser à son histoire, ses origines et ses projets en arrivant à Fornost Erain. Fánaviryan évoque son éventuelle envie de voyager après son arrivée à Fornost Erain. Trévina reste méfiante, livre une partie de son histoire à l'Elfe. Elle se livre doucement.

Les deux marchands sont très calmes pendant le voyage. L'arrestation d'Imrinn semble avoir eu un impact sur leur comportement. Au départ, ils semblent méfiants et mesurés dans leur attitude. Tirash, lors des pauses, vient discuter avec eux pendant la journée en particulier pour leur présenter les preuves qui accablaient Imrinn avec, notamment, la dernière discussion surprise dans les geôles de Dol Occum dans une langue inconnue qui laisse entendre qu'il s'agissait d'un agent d'Angmar. Les deux marchands entendent les arguments de Tirash mais leur attitude ne va pas changer au cours du voyage.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:40 / 22:30 - Dernière nuit à Occum - Bilbu Sacquet - Bolbard Plume - Gidéon Bucca - Jil Sablonnier - Mollun Gamgie - Necotr Sablonnier - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Salle communale

En arrivant à la salle communale, Tirash informe toutes les personnes présentes du départ pour le lendemain. Les compagnons vérifient que les provisions sont suffisantes pour aller jusqu'à Fornost Erain. Daëgon suggère :
- "On peut même acheter des tonneaux de bière !!"
- "On pourra en acheter au retour pour aller jusqu'à Bree." propose Tirash.
- "Oui ! Il faudra y penser au retour." confirme Daëgon.

Valgran va annoncer à Gidéon qu'il va pouvoir rester à Occum pour se reposer et se soigner. Le Hobbit semble attristé de cette nouvelle et semblait vouloir poursuivre la route jusqu'à Fornost Erain. Valgran va poursuivre la route avec Roulard et Mollun.

Juste avant le repas, Fron et Tirash vont prévenir les Nains ainsi que les deux marchands à l'auberge que le départ est bien prévu le lendemain matin, aux aurores.

Fánaviryan va voir ses compagnons hobbits et va chanter avec eux. Elle va débuter une nouvelle chanson : "Attrape-moi dans ma grotte !" :
- "A Occum, vous êtes partis
- Dans les collines nous avons chassés,
- Pour finir par entendre au loin,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Des collines jusqu'au fond d'un trou sombre,
- Nous sommes allés mettre les doigts,
- Tu as fini par crier,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Dans ton trou semé d'embuches,
- Dans la sueur et l'humidité,
- Nous avons trouvé ta cache,
- Tu as alors hurlé,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Nous t'avons ressorti de la mer des profondeurs,
- Les mains dans le dos et les pieds devants,
- Bien ficelé comme un gardon,
- Tu ne pouvais plus fanfaronner,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte ! Bis,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !"

Fánaviryan va ainsi animer la soirée en améliorant sa nouvelle chanson et en reprenant son répertoire dont "La Baston de Corréna" qui plait toujours autant aux Hobbits.

Après les chants des Hobbits, la fin de soirée va, par la suite, se dérouler dans le calme. Chacun va préparer ses affaires pour le départ.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:15 / 19:30 - Entretien avec Brégol - Brégol - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Bureau du Magistrat

Lorsqu'Imrinn a quitté le bureau, Brégol prend des notes sur un parchemin qu'il vient de prendre dans sa réserve. Daëgon en profite pour lui demander :
- "Magistrat, pensez-vous que nous pouvons partir demain à Fornost Erain ?"
- "Je ne vois pas de contrainte particulière à mon niveau. Evidemment, le marchand ou soi-disant marchand Imrinn ne sera pas des vôtres." répond Brégol.
- "On s'en doute bien !" réagit Daëgon.
- "En effet, il ne sera pas des vôtres. Quand au reste de la troupe, il n'y a pas de souci." indique Brégol.
- "Avez-vous des choses à relater à Fornost Erain ? Nous pourrions porter votre pli éventuellement ?" suggère Daëgon.
- "Non... Je vais attendre le retour de l'Artatan Ruinír pour voir avec lui s'il a besoin de faire remonter certaines informations." répond Brégol.
- "Très bien !" réagit Daëgon.
- "Monsieur Valgran, est-ce que vous souhaitez que votre compagnon reste ici le temps d'une convalescence éventuelle ?" demande Brégol.
- "Oui... Ça me semble plutôt une bonne idée..." répond Valgran.
- "Oui, on repassera par ici !" répondent Daëgon et Tirash.
- "Je vous remercie Monsieur le magistrat !" indique Valgran de sa petite voix enfantine.
- "Est-ce qu'il y avait d'autres choses que vous vouliez voir ?" demande Brégol.
- "Deux choses !" répond Tirash puis ajoute : "Pourrons-nous passer vous voir demain matin juste avant notre départ afin de savoir si le garde qui observe Imrinn a eu des informations ?"
- "Bien sûr ! Je ne manquerai pas de venir vous informer de ce qui a pu se passer cette nuit à Dol Occum. Ils se relaieront, justement, dans les geôles en particulier dans cet endroit un peu à l'écart comme vous l'aviez suggéré pour entendre les éléments particuliers et je vous remets l'autorisation pour transporter le Magistrat Cerfblanc jusqu'à Fornost Erain." indique Brégol en remettant le parchemin cacheté puis ajoute : "Comme j'avais pu vous le dire, Fornost Erain est prévenu de votre arrivée."
- "Et une dernière question, l'attroupement de dunéens au nord de la ville a titillé notre curiosité. Vous savez ce qui ce qu'il en est ?" demande Tirash.
- "À vrai dire, nous avons, juste, surveillé un peu leurs agissements pour voir ce qu'il en était." répond Brégol.
- "Et vous ne vous êtes pas du tout contacté ??" demande Daëgon.
- "Pour l'instant, non. J'avais d'autres choses à gérer que l'arrivée des dunéens." explique Brégol.
- "Oui, je comprends bien mais des gens de votre village ou des dunéens auraient pu entrer en contact." évoque Daëgon.
- "Jusqu'à maintenant, ils n'ont pas essayé de rentrer contact avec nous et, de mon côté, j'attendais le retour de Merembeleg puisque c'est plutôt à lui de se charger de cette partie-là." indique Brégol.
- "De la diplomatie quelque part.…" indique Daëgon.
- "C'est ça ! Je n'ai pas l'impression qu'ils ont de mauvaises intentions." évoque Brégol.
- "Oui, ils n'ont pas l'air hostile pour le moment..." indique Daëgon.
- "Non ! je n'ai pas eu ce sentiment. On va renforcer la sécurité du village pendant la nuit. On ne sait jamais..." indique Brégol.
- "Pensez-vous qu'ils nous causeraient problème pour le passage vers Fornost Erain ?" demande Daëgon.
- "Pour éviter le moindre souci, on fera en sorte de vous escorter au départ." propose Brégol.
- "Oui ! Je pense que nous pouvons prendre congé maintenant, Magistrat..." propose Daëgon.
- "De toute manière, on se voit demain matin avant votre départ. Votre passage à Occum a amené moults péripéties !" évoque Brégol.
- "D'où l'importance de notre mission ! C'est vrai que l'on nous met des bâtons dans les roues depuis le début." indique Daëgon.
- "J'espère que vos prochains passages dans la région seront plus calmes..." suggère Brégol.
- "Nous aussi ! Nous aussi !" réagit Fron.
- "Ou sinon je commencerai à me poser des questions vous concernant..." signale Brégol.
- "Normalement, on revient à vide, donc ça ne devrait pas poser de problèmes..." indique Daëgon.
- "Très bien ! Profitez bien de cette dernière soirée à Occum en espérant que la nuit soit bien plus paisible." annonce Brégol.
- "Oui je suis bien d'accord avec vous !" confirme Daëgon.
- "Pour bien dormir, il suffit de bien manger !!" annonce Fron.

Les quatre compagnons saluent le Magistrat et quittent son bureau.

Session N°115

Le 03/01/2024

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:30 / 19:30 - Interrogatoire d'Imrinn - Brégol - Garde Occum - Imrinn - Malloyei - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Bureau du Magistrat

Les compagnons boivent leur bière et Daëgon finit par dire :
- "Bon, notre mission principale reste d'emmener les prisonniers !"
- "Oui ! Effectivement, on emmène les prisonniers !" confirme Tirash et ajoute : "On en reprend une petite !"
- "C'est une bonne base !" confirme Fánaviryan.
- "On en reprend une petite ?" suggère Tirash.
- "Oui, oui ! On en reprend une petite histoire de se concerter." confirme Fánaviryan.
- "C'est l'heure de manger, de toute façon... C'est l'heure du premier diner..." évoque Fron.
- "Tu ne perds pas le nord !!" réagit Fánaviryan.

Alors qu'il est quasiment dix-neuf heures, l'auberge commence à se remplir et s'animer. Griff apporte une tournée de bières d'Occum ainsi qu'un plateau de charcuterie et de fromages locaux aux compagnons. Après avoir trinqué, Tirash demande à ses compagnons :
- "D'ici à notre départ demain matin, c'est d'aller interroger Imrinn en compagnie de Brégol et puis c'est tout ?"
- "On est pas mal..." évoque Fánaviryan.
- "Il faudrait, peut-être, choper quelques informations auprès de Brégol par la même occasion sur ce qui peut amener les dunéens ici." suggère Tirash.

Un quart plus tard, Brégol arrive à l'auberge dans sa tenue de capitaine de la garde. Il vient saluer les quatre compagnons et dit :
- "Je vois que vous vous restaurez c'est plutôt une bonne chose !"
- "Oui et puis la bière, ici, est tellement fameuse !" répond Tirash.
- "En effet, en effet... Auriez-vous vu le Seigneur Pellendur ?" demande Brégol.
- "Il est parti au bain..." répond Daëgon la bière à la main.
- "Ah... Bon... On m'a signalé qu'il était arrivé depuis peu et était à présent à l'auberge. Quant à vous, vous évoquiez de pouvoir échanger avec le prisonnier Imrinn ?" demande Brégol.
- "Oui ! Trouverez-vous le temps au milieu de cette folle journée pour vous consacrer à cela ?" demande Tirash.
- "Ce serait bien qu'on ne le fasse pas trop tard. Est-ce que d'ici un quart d'heure, vingt minutes ça vous irait ?" propose Brégol.
- "Ouais, ça semble bon !" confirme Daëgon.
- "Oui bien sûr !" confirme Tirash.
- "Je vais voir le Seigneur Pellendur et puis je viens vous rechercher par la suite ?" propose Brégol.
- "On peut se retrouver au fort dans un quart d'heure si vous voulez." propose Tirash.
- "À mon bureau, je préfère !" indique Brégol.
- "Très bien !" répond Tirash.

Brégol monte l'escalier pour aller vers les chambres. Les compagnons finissent leur bière puis Tirash demande en se levant :
- "Est-ce qu'on y va tous ou est-ce qu'on a d'autres choses à faire ? À priori, non ?"
- "Tout dépend de ce que l'on apprend..." indique Fánaviryan.
- "Peut-être que Valgran souhaiterait être avec nous par contre ?" suggère Tirash.
- "Ah oui ! C'est une bonne idée !" confirme Fánaviryan.
- "Je vais le chercher à la salle communale et je vous retrouve au bureau du Magistrat !" répond Tirash en sortant de l'auberge.

Fánaviryan et Fron continuent leur repas pendant que Daëgon va payer les bières et le repas. Puis les compagnons sortent de l'auberge et se dirigent vers le bureau du Magistrat.

Tirash se rend à la salle communale où les anciens miliciens de Metraith sont en train de jouer aux dés. Valgran discute avec Gidéon qui est allongé. Tirash lui demande :
- "Valgran, comment va Gidéon ?"
- "C'est stable... J'espère qu'à Fornost Erain, il pourra bénéficier des soins de bons docteurs..." évoque Valgran.
- "Oui, c'est fort possible. Est-ce que tu souhaites venir te joindre à nous pour l'interrogatoire d'Imrinn ? Le Magistrat Brégol nous accorde une audience avec lui." propose Tirash.
- "Oui, bien sûr ! Je n'aurais, sans doute, pas grand-chose à lui demander mais il est intéressant d'être présent !" répond Valgran.

Tirash et Valgran quittent la salle communale et se dirigent vers la maison du Magistrat où Fánaviryan, Fron et Daëgon sont présents devant l'entrée avec Brégol. Le Magistrat fait entrer les compagnons dans son bureau, leur propose de s'assoir et leur dit :
- "Je veux qu'on soit bien au clair. Evidemment, quoi qu'il dise, je ne veux aucune violence ! On est bien clair là-dessus ?"
- "C'est vous qui êtes en charge de la ville." répond Tirash.
- "Parce que vous avez entendu dire qu'on pouvait être un peu violent ?" demande Fánaviryan légèrement frustrée.
- "Nullement mais c'est ma pratique lorsqu'il s'agit d'interroger des prisonniers quel qu'il soit. Je sais que c'est une pratique peu courante mais, en tout cas, j'ai toujours pratiqué ainsi, aucun geste sur des prisonniers. Après, je sais que le Seigneur procédera autrement mais, à ce moment-là, il aura déjà été jugé suite à ma décision." évoque Brégol en retirant sa veste de la garde et en mettant sa veste de Magistrat et son pendentif puis va demander aux gardes d'aller chercher Imrinn puis il reprend la discussion : "Je vous laisse mener l'entretien. Ma seule condition est qu'il ne soit pas molesté. Mis à part cela, vous êtes libre de mener l'entretien comme vous le souhaitez.
- "Nous savons faire preuve de psychologie !" indique Fánaviryan.
- "Jusqu'alors, Imrinn est un homme qui nie tous les faits. Fron, vous êtes témoin pour évoquer cette attitude. Donc nous verrons si son attitude a changé sur les quelques heures passé au cachot." évoque Brégol.
- "La peine qu'il encours quelle est-elle ?" demande Tirash.
- "La peine capitale." répond clairement Brégol.
- "Et envisagez-vous une marge de négociation ?" demande Tirash.
- "Qu'est-ce que vous entendez par là ?" demande Brégol.
- "Hé bien, s'il s'avérait que cet homme fait partie d'une conspiration, d'un groupe un peu plus grand chargé de perpétrer des assassinats, de soutenir ceux qui le payent, peut-être que ce serait intéressant de pouvoir contre certaines négociations avoir un peu plus d'information sur son réseau." suggère Tirash.
- "Nous verrons la négociation qui va s'opérer à présent et je pourrais vous donner mes conclusions." indique Brégol.
- "Je pense aux rumeurs que vous évoquiez l'autre fois par rapport à un éventuel réseau qui agirait à partir de Bree." ajoute Tirash.
- "Oui... Je ne suis pas certain qu'on soit sur tout à fait la même chose mais, peut-être, que je me trompe. Je pense qu'il est intéressant qu'on ait un échange." indique Brégol.
- "Fron, tu as pu te renseigner sur l'emploi du temps d'Imrinn parce que s'il est innocent comme il le dit, il est, sans doute, resté dans sa chambre et s'il est coupable comme tout le laisse supposer, il a dû quitter sa chambre pendant près d'une heure." demande Tirash.
- "Malheureusement, à l'auberge, tout le monde semblait dormir." répond Fron.
- "Il y a juste, le fait, que lui était encore vif comme s'il n'avait point dormi." indique Fánaviryan au moment où on frappe à la porte.
- "Entrez !" répond Brégol.

Deux gardes amènent Imrinn dans le bureau du Magistrat. Fánaviryan se place à sa gauche et Fron à sa droite, Daëgon près de la porte et Tirash à côté du Magistrat qui se place en face d'Imrinn, derrière son bureau. Dehors, derrière la seule fenêtre de la pièce, au moins deux gardes sont postés. Imrinn s'installe sur sa chaise, regarde tout le monde avec un sourire de courtoisie puis salue toutes les personnes présentes et dit :
- "Je suis content de vous revoir."
- "Je ne sais pas si nous pouvons en dire autant..." répond Tirash.
- "Je crois que nous avons un problème !" annonce Fánaviryan.
- "Ah un problème ? Ah qu'il est-il ?" demande Imrinn.
- "Il semble que vous ayez fait transport et usage de certaines matières extrêmement dangereuses." indique Fánaviryan.
- "Ah... Vous évoquez les fioles, vous voulez dire ce que vous avez trouvé sous mon chariot ?" évoque Imrinn.
- "Hum, hum..." répond Fánaviryan.
- "Oui, exactement !" confirme Fron.
- "Mais je n'avais point connaissance de ces matières..." indique Imrinn.
- "C'était bien votre chariot ?" demande Fron.
- "Je l'ai acheté, il n'y a pas très longtemps..." répond Imrinn.
- "Où ça ?" demande Fron.
- "À un marchand de passage à Bree, il y a quelques semaines de cela..." répond Imrinn sans être crédible auprès des compagnons.
- "Des mensonges !!!" réagit Fánaviryan.
- "Le fait que cette cache était présente, je n'en avais point connaissance. À partir de là, on découvre des fioles, je ne sais pas ce qu'elles contiennent, je ne sais pas ce qu'elles font là. Mais si je peux vous aider, je suis tout à fait prêt à essayer de résoudre cette histoire." indique Imrinn.
- "Comment s'appelait ce marchand qui vous a vendu le chariot ?" demande Imrinn.
- "Malheureusement, certaines fois ma mémoire me joue des tours. Je n'ai pas retenu..." répond Imrinn.
- "C'était un marchand de quoi ? Que vendait-il" demande Fron.
- "Un marchand qui venait de l'Est. Il vendait des fourrures et avait tout vendu à des habitants de Bree. Il se trouvait avec une certaine somme d'argent et avec un chariot bien vide. Il avait un accent assez étrange cet homme et a accepté de vendre son chariot à un bon prix." indique Imrinn.
- "À combien ? Avec les chevaux ?" demande Fánaviryan.
- "Une trentaine de d'écus ce qui est une bonne somme... Si vous êtes un peu dans le milieu... À partir de là, moi, j'étais plutôt content ! J'avais de la marchandise et je ne savais pas comment la transporter. J'ai un chariot et me voilà fin prêt pour venir sur Fornost Erain." évoque Imrinn.
- "Vous envisagez de repartir quand sur Fornost Erain ?" demande Imrinn.
- "Nous, on repart dès demain matin mais il y a un petit problème pour vous, c'est qu'apparemment..." indique Fánaviryan.
- "Apparemment ?" demande Imrinn.
- "Vous allez devoir rester par ici. C'était, malheureusement, des marchandises qui ne pouvaient être admises et puis je ne sais pas si vous êtes au courant mais il y a eu un mésusage de ces marchandises." indique Fánaviryan.
- "Ah, pas vraiment... Enfin, Monsieur le Magistrat m'en a, plus ou moins, fait part.…" indique Imrinn.
- "Oui, monsieur Imrinn, sachez bien que nous ne sommes point dupes et que vous devrez répondre de vos actes auprès de l'Artatan Ruinír qui devrait arriver d'ici peu..." annonce Brégol.
- "Quelle peine encourt-il ?" demande Tirash à Brégol.
- "Monsieur Tirash, le fait qu'Imrinn ait tué quatre villageois, il encourt la peine de mort." répond Brégol.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Mais comment ça quatre... Mais je n'y suis pour rien !! Enfin... Je ne suis qu'un simple marchand..." réagit Imrinn.
- "Quelle arme a été utilisée d'ailleurs ?" demande Tirash.
- "Alors les choses ne sont pas, tout à fait, déterminées mais il semblerait que ça soit l'injection d'un poison." répond Brégol en sortant d'un tiroir une petite pochette en cuir qui se déroule. Fron l'a découverte sous le chariot. Un lot de seringues et d'aiguilles est présent à l'intérieur de différentes tailles et calibres dont quelques-unes sont similaires à celles utilisées par Reoluin, le couturier et assassin de Metraith.
- "Et tu l'as trouvé où cette pochette Fron ?" demande Tirash à Fron.
- "Dans le chariot d'Imrinn." répond Fron.
- "Dans la même cache que les fioles ?" demande Tirash.
- "Non, mais, ce n'est pas..." réagit Imrinn.
- "S'il vous plaît, Imrinn ! C'est déjà assez compliqué comme ça !!" ordonne Tirash puis demande à Fron :"Dans la même cache que les fioles ?"
- "Oui ! L'endroit que je ne connaissais point, voilà !!" lance Imrinn.
- "Bien sûr... Bien sûr..." réagit Tirash.
- "Sachez, Magistrat, que nous avons déjà vu ce genre de choses entre les mains d'un homme d'Angmar." évoque Fánaviryan.
- "D'accord ! À quel endroit ?" demande Brégol.
- "À Metraith ! Nous avions découvert un homme et nous avions dû rencontrer le Magistrat Harge de Metraith. Vous devez, peut-être, en avoir entendu parler ? Très rigoureux sur les sentences et les procédures." évoque Fánaviryan.
- "J'en ai entendu parler, oui ! Je n'ai pas eu l'occasion de le rencontrer." indique Brégol.
- "Nous avons eu plusieurs auditions courtoises mais nous avions découvert le mode opératoire d'un grand couturier de Metraith qui avait éliminé quelques représentants de grandes familles." explique Fánaviryan.
- "Alors, nous avons là une preuve évidente que si le mode opératoire est le même, nous avons, en présence devant nous, un agent d'Angmar !" conclut Brégol.
- "Et vous l'avez fouillé ? Vous avez trouvé quelque chose ?" demande Daëgon.
- "Vous avez fouillé sa chambre aussi ?" demande Tirash.
- "Aussi, oui, tous les lieux. Est-ce qu'il y a d'autres éléments qui pourraient incriminer un peu plus Imrinn ?" demande Brégol.
- "Les agents d'Angmar ont une bague." répond Daëgon.
- "En général, ils se font assez fiers de porter une bague pour défier la loyauté." explique Fánaviryan.
- "Ils l'ont sur eux. Ils ne la portent pas forcément au doigt, ce n'est pas très discret..." évoque Daëgon.
- "Non ! Avant qu'il soit enfermé dans les geôles de Dol Occum, nous avons vérifié rien trouvé qui s'apparente à une bague..." répond Brégol.
- "Mais avez-vous regardé s'il portait quelques tatouages distincts à tout hasard..." demande Fánaviryan.
- "Puis-je m'exprimer, Vu qu'on parle de moi..." demande Imrinn en levant la main.
- "Ça sera, peut-être, une des dernières fois... Allez-y.…" répond Tirash.
- "Si vous voulez, je peux me mettre nu et vous verrez que je ne porte point le Roi-Sorcier sur moi et aucun signe de quoi que ce soit..." évoque Imrinn.
- "Un assassin juste engagé pour faire quelque chose." réagit Daëgon.
- "Un assassin mais voyons !! Je suis, juste, un honnête marchand !!" réagit Imrinn.
- "Vous avez tout le matériel d'un assassin !" rétorque Daëgon.
- "Et vous êtes, finalement, plutôt calme pour un homme accusé de multiples meurtres. Cela suffirait presque à indiquer votre culpabilité..." lance Tirash.
- "Le fait que je sois calme prouve ma culpabilité ??" questionne Imrinn.
- "Cela demande un certain entraînement..." répond Tirash.
- "Parce que sinon c'est la tête tranchée !" ajoute Daëgon.
- "Ah non ! Je pense que le magistrat sera d'accord avec moi qu'un empoisonneur doit périr de son propre poison !" évoque Fánaviryan.
- "Alors pour vous répondre Madame, ça fait partie de la décision de l'Artatan Ruinír qui, en règle générale, a tendance à souhaiter que ça soit une exécution publique par décapitation..." indique Brégol en pesant chaque mot.
- "Ah..." réagit Daëgon.
- "Ça a l'air impressionnant..." réagit Fron.

Tirash observe Imrinn qui est attentif mais calme, sans être en panique. Il regarde, attentivement, toutes les personnes présentes dans la pièce avec une attitude, parfois, d'incompréhension. Puis Brégol ajoute :
- "C'est le Seigneur Ruinír, lui-même, qui se charge de l'exécution."
- "Oh ! Quel honneur !!" réagit Fánaviryan.
- "Mais le Seigneur est d'une grande efficacité. La tête se détache au premier geste." explique Brégol.
- "C'est, apparemment, le destin qui vous attend Imrinn... Je pense que les dés sont jetés maintenant." évoque Tirash.
- "Mais alors, attendez ! Je n'ai même pas le droit de me défendre, de prouver mon innocence !" réagit Imrinn.
- "Prouver votre innocence, ça va être compliqué mais peut-être que vous pourriez envisager de négocier..." suggère Tirash.
- "Négocier ? Mais que puis-je négocier si je suis innocent ?" demande Imrinn.
- "Si vous êtes innocent, vous serez un innocent sans tête... C'est à vous de voir... Le Magistrat Brégol nous a demandé de ne pas utiliser la violence pour essayer d'obtenir la vérité. Pas de problème, maintenant à vous de voir..." évoque Tirash.
- "Je n'ai rien d'autre à dire..." indique Imrinn.
- "Avez-vous de la famille à prévenir ?" demande Tirash.
- "Ils sont morts..." répond Imrinn
- "Dans quelles circonstances ?" demande Tirash.
- "..." Imrinn ne répond pas.
- "Ils sont morts à cause de vous ?" demande Tirash.
- "..." Imrinn ne répond pas.
- "Vous préférer faire de l'argent..." évoque Fánaviryan.
- "Je suis marchand." répond Imrinn.
- "Et votre vie vaut combien ?" demande Fánaviryan.
- "J'ai l'impression qu'ici ma vie ne vaut pas bien chère..." répond Imrinn.
- "C'est à vous d'en décider encore une fois... Peut-être que si vous étiez un peu moins fidèle à votre cause, vous pourriez avoir une vie un peu plus longue." évoque Tirash.
- "Quand vous dites cause, vous entendez quoi par-là ?" demande Imrinn.
- "On ne sait pas... C'est ce qu'on aimerait savoir…" indique Fron.
- "Vous dites ne pas jurer par le Roi-Sorcier mais par quoi jurez-vous donc alors ?" demande Fánaviryan.
- "Mais par la vie, par les rencontres ! J'ai apprécié de voyager avec vous depuis Bree jusqu'à Occum et c'est ça qui m'anime au quotidien." évoque Imrinn.
- "Savez-vous que nous connaissons certaines personnes à Bree qui, peut-être, pourraient nous parler de vous ?" demande Tirash en regardant attentivement la réaction d'Imrinn mais l'homme ne réagit pas.

Tirash s'approche de Brégol et lui demande en chuchotant :
- "Imrinn a-t-il été enfermé à côté des autres prisonniers ?"
- "Oui." répond Brégol.

Fron profite d'un silence pour s'adresser à Imrinn et lui demande :
- "Est-ce que le nom de Golasgil vous dit quelque chose ?"
- "Golasgil ?? Non, je suis censé le connaître ?" demande Imrinn.
- "Vous êtes marchand..." réagit Tirash.
- "En effet... En effet... mais je ne viens pas souvent sur Fornost. S'il vit à Fornost..." indique Imrinn.
- "Monsieur Imrinn si vous en restez à ces propos-là, sachez que lorsque arrivera le Seigneur Ruinír, j'évoquerai auprès de lui le fait que vous êtes le tueur de quatre villageois : "Stofian marié à Ladra et père de deux enfants, Paid marié à Laoise et père d'une fille, Manny marié à Ladra et père de quatre enfants et Gennan". Sachez bien que vous en courrez dans ces cas-là et c'est ce que je vais retenir contre vous, une peine de mort. On peut, tout à fait, entendre que vous ayez agi sous quelques contraintes que ce soit. Dans ces cas-là, c'est le moment de le dire. Votre silence vous accusera monsieur Imrinn. Exprimez-vous !" annonce Brégol.

Imrinn lève les bras lève les bras et ne semble pas vouloir dire que quoi que ce soit. Le Magistrat ferme les mains et Fron dit :
- "La tentative de libération a, de toute façon, échouée. Donc vous ne gagnez plus rien à taire le nom des personnes qui vous auraient demandé de les libérer."
- "Alors ?" demande Brégol.
- "Nous avons, même, récupéré leur butin !" signale Fánaviryan.
- "Une existence nouvelle peut vous attendre, peut-être, dans une autre contrée mais il va falloir parler maintenant !" évoque Tirash.
- "..." Imrinn garde le silence.
- "Vous êtes bien un pauvre marchand pour ne pas monnayer plus votre vie..." lance Fánaviryan.

Brégol qui commence à s'impatienter, annonce :
- "Bon ! Messieurs, dame, je crois que nous allons en rester là..."
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Gardes !!" crie Brégol.

Les deux gardes du couloir entrent dans le bureau du Magistrat, prennent Imrinn et l'amènent à l'extérieur du bâtiment.

Tirash attend qu'Imrinn soit à l'extérieur pour suggérer :
- "Magistrat, juste une dernière chose, puisque les prisonniers vont être enfermés côte à côte. Est-ce qu'il y aurait moyen d'avoir une oreille indiscrète qui puisse voir s'ils discutent entre eux ? Peut-être qu'ils utilisent le Noir Parlé ou quelque chose comme ça ? Si l'un des gardes peut, éventuellement, se mettre à l'entrée non loin de la grille là où il y a un mur avec une chaise, ça pourrait, peut-être le faire."
- "C'est noté ! Je vais donner mes instructions pour que ça soit fait !" répond Brégol.
- "Merci !" répond Tirash.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:15 / 18:30 - Rencontre avec Pellendur - Garde Minas Malloth - Gryff - Pellendur - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

Fron réagit et dit :
- "Tiens ! Voilà le seigneur !!"

Les chevaux ainsi que les cavaliers de Minas Malloth ont l'air fatigué. Tous les hommes vont descendre de cheval pour se dégourdir les jambes.

Les compagnons voient Pellendur et se dirigent vers lui. Les gardes de Minas Malloth lèvent la main lorsque les compagnons s'approchent à quelques mètres leur signifiant de s'arrêter, les empêchant de s'approcher de Pellendur et crient : "Halte !!". Le seigneur Pellendur se retourne et vient vers les compagnons en écartant ses soldats. Il vient alors saluer les quatre compagnons en leur passant un :
- "Bonjour Messieurs" puis "Madame" en Quenya pour Fánaviryan.
- "Monseigneur !" répond Tirash et Daëgon.
- "Bonjour Monseigneur." répond Fánaviryan en Quenya avec une petite révérence.
- "Quelle surprise de vous rencontrer ici ! Que faites-vous là ??" demande Daëgon.
- "Nous sommes montés à Fornost Erain pour voir le Roi. Nous repartons dès demain pour rejoindre Bree puis euh Minas Malloth.
- "Nous pourrions, peut-être, aller à l'auberge. Je vous avouerai que j'ai la gorge sèche et ces heures de voyage depuis Fornost Erain m'ont donné soif." suggère Pellendur.
- "Très bien ! C'est par là..." indique Daëgon.

Les quatre compagnons vont accompagner Pellendur vers l'auberge de "La Flasque de Mithril" accompagné de deux gardes de Minas Malloth qui semblent être la garde rapprochée du seigneur.

Sur le chemin, Fron s'approche de Tirash et lui demande :
- "Tirash, c'est qui ce seigneur ?"
- "C'est un seigneur qui habite au sud de Bree. Il a des craintes de ne pas réussir à nourrir sa population avec le blé de Bree qui est vendu aux Nains par Golasgil. La proposition était que Golasgil négocie avec les Hobbits du blé pour Minas Malloth." explique Tirash.

En s'installant à l'auberge, Pellendur demande à Griff, sept bières et dit aux quatre compagnons :
- "Vous verrez la bière est de qualité mais, peut-être, que vous l'avez déjà goûté. Laegaire est un jeune et bon brasseur !"
- "Il nous a parlé un peu de sa bière depuis nous sommes arrivés ici. Effectivement, elle est fameuse..." répond Tirash.
- "Ouais mais trop légère !" crie Kriall de plusieurs tables derrière.
- En entendant ces propos, Pellendur se lève, se fend d'une révérence à destination de Kriall puis se rassoit, boit une bonne gorgée de bière et demande : "Et vous, vous faites quoi dans la région ?"
- "Nous allons à Fornost Erain pour escorter des prisonniers que nous avons capturés dans la Comté pendant les troubles qui ont agi ces derniers temps, des hommes d'Angmar notamment et le Magistrat de la Comté également ce qui peut sembler surprenant au premier abord..." évoque Tirash.
- "Oui, en effet..." réagit Pellendur avec surprise puis ajoute : "La Comté est actuellement en proie à des conflits avec la famille Tarma de ce que j'ai compris."
- "Oui, c'est bien ça et le Magistrat donc en complicité avec la famille Tarma a commandité l'assassinat du marchand Golasgil que vous aviez rencontré à Bree." explique Tirash.
- "Et c'est d'ailleurs ça qui a déclenché les troubles en Comté par le lynchage de deux Hobbits innocents pour se couvrir d'avoir engagé un tueur." ajoute Fánaviryan.
- Pellendur réagit avec un certain amusement dans son regard à l'évocation de l'implication de la famille Tarma puis un sentiment d'inquiétude à l'évocation de la mort de Golasgil.
- "Pour suivre le récit, parce que, malheureusement, il y a eu des rebondissements, en effet, un autre assassin a été découvert par notre tout jeune compagnon issu de la Comté, Fron Sacquet." présente Fánaviryan.
- "Ah ! Enchanté Monsieur !" salue Pellendur.
- "Bonjour, enchanté ! Je suis Fron Sacquet de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate." se présente Fron.
- "Je suis le Seigneur Pellendur, Hir du Tyrn Gorthad, Seigneur de la région nord du Cardolan." se présente Pellendur.
- "Nous faisions route vers Fornost Erain en caravane avec ces sieurs nains et quelques marchands. En faisant étape ici, les prisonniers qui avaient été remisés au cachot, ont été libérés par l'élimination de quatre hommes de garde. Nous les avons pourchassés dans le Nan Tùrath. Après en avoir récupéré un, nous avons trouvé une cache où se planquait les deux autres. La grotte où ils se cachaient, était piégée mais contenait des armes et vivres. Pendant ce temps, Fron Sacquet a mené son enquête et a pu livrer l'assassin au magistrat Brégol d'Occum." raconte Fánaviryan.
- "Oui ! Le Magistrat Brégol, je comptais bien aller le voir par la suite." indique Pellendur.
- "A priori, il est occupé par l'arrivée d'une troupe de dunéens. Peut-être vous les avez aperçus au nord du village ?" demande Tirash.
- "Je n'ai pas vraiment fait attention..." répond Pellendur.
- "Et vous, qu'est-ce qui vous a amené à Fornost ? Si nous pouvons l'entendre..." demande Tirash avec diplomatie.
- "Oui ! Bien sûr. Je devais rencontrer le Roi pour le solliciter afin qu'il puisse m'octroyer des troupes. Il y a, à l'heure actuelle, des troubles au sud de Minas Malloth à savoir que des hommes des collines ont essayé d'attaquer Minas Malloth." annonce Pellendur.
- "Ah oui !!" réagit Tirash.
- "Nous les avons repoussés et ils sont allés rejoindre d'autres troupe à Andrath. Avec les troupes qui se sont amassées là-bas, autant dire, qu'il n'est plus question de pouvoir rejoindre Metraith par cette route. Ces troupes sont, sans doute, venus prêter main forte aux hommes des collines qui étaient déjà présents à Andrath." annonce Pellendur.
- "Avez-vous su l'issue de quelques événements qui se sont déroulés à Metraith dont nous avons fait part à votre sœur en remontant vers la Comté par rapport à la découverte des assassins de de Cinniath Wesmin sans pouvoir les interpeler ?" demande Fánaviryan.
- "Oui ! C'est vrai que ma sœur m'en a fait part, une bien malheureuse histoire..." répond Pellendur.
- "Une triste conjugaison d'événements..." réagit Fánaviryan.
- "La demande que j'ai faite auprès du Roi même si je n'ai pas pu rencontrer le roi mais, en tout cas, auprès des généraux, est que des troupes de l'Arthedain puissent nous prêter main forte pour déloger les hommes des Collines." évoque Pellendur.
- "Pensez-vous qu'ils vont répondre favorablement ?" demande Tirash.
- "Je ne sais pas, ils attendaient le retour du Roi... Normalement, le Roi ne devrait pas tarder à revenir sur Fornost Erain. Il est parti le Grand Nord rencontrer les hommes des glaces." indique Pellendur.
- "Nous aurons donc du mal à le rencontrer dans les jours à venir..." évoque Tirash.
- "Il est vrai que je n'ai pas pu le rencontrer et je n'ai pas eu d'annonce de la date du retour du Roi. Peut-être que vous aurez-vous plus de chance mais le conseil que j'ai pu rencontrer a pris note de ma demande. Je ne les ai pas sentis tout à fait enthousiastes..." indique Pellendur.
- "Y a-t-il une personne un peu plus à l'écoute que les autres ? Car les nouvelles que nous apportons de la Comté peuvent avoir des conséquences assez importantes sur le royaume." évoque Tirash.
- "De mon côté, je vais essayer de pouvoir intercepter Argevil. Aujourd'hui, celui qui, au-delà du Roi Argeleb II, je pense que son fils ainé serait le plus à même d'être à l'écoute et connaît bien les enjeux du Cardolan. Ça serait compliqué si la route du sud venait à être bloqué..." évoque Pellendur.
- "Tout à fait..." confirme Tirash.
- "Je vous avouerai que je repars vraiment sans avoir eu gain de cause, sans avoir eu réponse de la part du Conseil du roi. Je vais me devoir de me satisfaire de cela." indique Pellendur.
- "Peut-être que si les choses se calment en Comté, il y aura plus de troupes disponibles." évoque Fron.
- "Mais monsieur Sacquet, comment pensez-vous que les choses puissent se calmer en Comté ?" demande Pellendur.
- "Actuellement, il semblerait qu'il n'ait plus vraiment de troubles à part si les Tarma lancent des attaques sur la Comté. Mais au sein de la Comté, à priori, il n'y a plus de troubles pour le moment." évoque Fron.
- "J'ai cru comprendre qu'en effet, les Tarma ont eu fort à faire au nord de la Comté. Mais je ne serais pas étonné qu'il y ait une contre-offensive des Tarma. Je ne veux pas vous alarmer mais à Fornost Erain, on entend des rumeurs..." évoque Pellendur.
- "Il semblerait qu'il y en ait eu une mais qui aurait été contrée. D'ailleurs, les Hobbits chantent leur victoire." évoque Fánaviryan.
- "J'ai entendu parler d'une victoire hobbite qui a contraint les troupes Tarma à rebrousser chemin. Je ne serais pas surpris qu'ils réagissent à cette défaite." suggère Pellendur.
- "Il est probable qu'ils avaient sous-estimé la résistance des Hobbits et qu'il lance une offensive un peu plus musclée la prochaine fois." analyse Tirash.
- "Tout à fait ! Ce qui serait fort déplaisant pour tout le monde..." évoque Pellendur.
- "Mais d'un point de vue légal, les Tarma n'ont aucun droit d'entreprendre ces attaques ? Les terres de la Comté sont sous l'autorité du Roi." demande Tirash.
- "Oui !" confirme Pellendur.
- "Les Tarma sont sous l'autorité du roi ?" demande Tirash.
- "Oui. Disons que l'on est sur aussi une région qui est contrôlée par les Tarma." évoque Pellendur.
- "Vous parlez également de la Comté ?" demande Tirash.
- "Oui ! Ils pourraient très bien réagir en estimant qu'ils sont une menace à leur frontière. Je m'inquiétais d'un élément. J'aurais aimé avoir votre avis puisque vous étiez dans cette histoire, vous avez évoqué le fait que le marchand Golasgil avait été tué. Il était prévu la vente de blé auprès de ces personnes du royaume du sud." indique Pellendur en désignant le groupe de Nains dont Kriall puis ajoute : "Est-ce que vous avez d'éventuels éléments par rapport au blé que Golasgil devait négocier auprès des Hobbits pour ma baronnie."
- "Non, moi, ça ne me dit rien... peut-être que Valgran serait..." évoque Fron.
- "Nous avons fait demande auprès du Grand Conseil, le Moot d'Hobbitebourg à faire reprise des activités puisque Golasgil nous devait certaines sommes et il y avait un engagement vis-à-vis des Nains qui semblait extrêmement important pour la paix dans les environs." évoque Fánaviryan.
- "Très concrètement, nous, nous ne savons pas ce qu'il en est du blé qui a été prévu pour votre Seigneurie. Cependant, nous allons avoir, à nouveau, des relations avec la Comté. Je pense que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate peut se charger d'essayer de voir ce qu'il en est. La crainte principale que nous ayons, à l'heure actuelle, c'est que les troubles en Comté impacte la production. Si les paysans ne peuvent pas travailler, le blé ne va pas arriver dans les greniers." évoque Tirash.
- "Les Tarma ont pillé certaines fermes de la Comté et pendant que des agents d'Angmar ne faisaient que d'alimenter le chaos et les relations entre les Hobbits et les humains qui restent encore en Comté." évoque Fron Sacquet.
- "Je vais avoir besoin de réponse, vous vous en doutez bien..." évoque Pellendur.
- "Bien sûr !" confirme Tirash puis demande : "Nous allons avoir besoin de chiffres parce que Golasgil ne nous avait pas informé puisque nous n'étions pas réellement concernés par cette histoire des quantités qui avaient été négocié. Est-ce que les négociations avaient été menées ? Est-ce qu'elles étaient en cours ?"
- "Elles étaient en cours. Golasgil devait reprendre contact avec moi pour me donner des tarifs pour que je puisse voir exactement combien de chariots, nous allions prendre. Dans ce cas, je vous propose que vous puissiez m'apporter une réponse début Urui. Si, après le 10 d'Urui, je n'ai pas de réponse, je viens demander du blé à Rory Piedbruyère à Bree." annonce Pellendur.
- "D'accord..." répondent Daëgon et Fánaviryan.
- "Et je peux vous assurer que je mettrai un certain poids dans la balance pour que Rory réponde favorablement à ma demande." annonce Pellendur.
- "Mais il en va de l'alimentation de vos hommes, c'est bien normal !" évoque Pellendur.
- "Quels seraient vos besoins que nous sachions de quoi nous parlons ?" demande Tirash.
- "Oui, c'est ça ! Combien de boisseaux voulez-vous ?" demande Fánaviryan.
- "Combien seriez-vous prêt à payer également pour que nous puissions évaluer les besoins ?" demande Daëgon.
- "Voici ma réponse..." répond Pellendur.
- "On verra si les Hobbits sont d'accord..." indique Daëgon.
- "Si je n'ai pas de réponse de votre part d'ici le 10 d'Urui, sachez que de mon côté, je viendrai voir Rory pour avoir du blé." précise Pellendur.
- "Vous restez aux alentours de Minas Malloth pendant ce temps-là ?" demande Daëgon.
- "A moins que les choses s'arrangent ou dégénèrent du côté d'Andrath, je ne vais pas trop bouger tant que je n'ai pas de réponse du Roi concernant ma demande de renfort. Je ne peux pas y aller seul avec mes troupes à Andrath. Je ne vous cache pas que je vais aussi solliciter les autres seigneurs du Cardolan. Je sais que le Seigneur Hallas de Metraith était aux prises avec un Seigneur de guerre dans le sud. J'imagine qu'il aura peu de possibilités de pouvoir m'accorder des hommes et c'est, à peu près, la même chose pour la plupart des autres seigneurs." évoque Pellendur.
- "Oui, ces terres sont empreintes à d'étranges changements actuellement." indique Fánaviryan.
- "Nous allons, pour le moment, à Fornost Erain mais on va essayer d'en parler aux Hobbits." indique Daëgon.
- "Que nous devrons, de toute façon, escorter au retour très rapidement. Nous en avons déjà une compagnie qui venait de Metraith à ramener et le Shiriff qui escortait les prisonniers. Le délai est convenable, court mais convenable." évoque Fánaviryan.
- "Je ne peux pas attendre plus de ce que je vous ai indiqué là." indique Pellendur.
- "C'est lié à la vivacité des événements qui se sont déroulés. Nous avons la chance d'être encore sur une bonne saison." évoque Fánaviryan.
- "Vous avez mentionné, tout à l'heure, avoir entendu parler d'une éventuelle contre-offensive des Tarma. Vous avez plus d'informations par rapport à ça ? Des personnes qui pourraient être intéressantes pour nous d'aller rencontrer à Fornost Erain ?" demande Tirash.
- "Je ne peux tout dévoiler par rapport à cela. Disons qu'il faut réussir à se faire inviter auprès des bonnes tables." suggère Pellendur.
- "Ah ça, j'aime bien !!" réagit Fron.
- "Alors, je vous arrête tout de suite... Seules les familles nobles sont accueillies sur ces table-là." indique Pellendur.
- "La famille Wesmin en fait-elle partie ? Nous avons été accueillis par la famille Wesmin comme en témoigne, vous pouvez le voir, nos tenues et nous avons donc la possibilité de discuter en son nom." évoque Tirash.
- "Si, en effet, vous souhaitez avoir des informations plus précises, il sera nécessaire de pouvoir rencontrer les grandes familles nobles de Fornost Erain." souligne Pellendur.
- "Vous avez une famille, en particulier, à laquelle il serait intéressant de s'adresser si ça ne vous dérange pas de nous en faire part, bien sûr..." demande Tirash.
- "Avec laquelle vous portez des affinités telles que vous pouviez emporter avec Cinniath." précise Fánaviryan.
- "Mes affinités vont, en particulier, auprès de la famille Orrómen. J'ai découvert un vin du Gondor à leur table." évoque Pellendur.
- "Et quelles sont les spécialités de ces familles ?" demande Fánaviryan.
- "D'être riche, d'avoir des terres, d'avoir des hommes, d'avoir une armée, des armées qui peuvent rivaliser avec l'armée royale. Si vous avez besoin d'avoir des informations, peut-être que qu'en annonçant que vous venez en tant que famille noble de Metraith, vous pourriez avoir vos entrées." évoque Pellendur.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "Ça peut se tenter, encore faut-il, être connu. Je jouis d'un certain prestige du fait que je suis Seigneur du Tyrn Gorthad depuis quelques années. A vous de vous faire votre prestige à Fornost Erain." conseille Pellendur.
- "Et une dernière question, désolé, j'ose à peine vous la poser. Avez-vous entendu parler de certaines tentations de la famille Tarma d'intriguer contre le roi pour récupérer ses terres. Je vous parle, presque, de trahison donc j'imagine bien que ce ne sont pas des mots que je prononce à la légère et que votre réponse ne sera pas donnée à la légère non plus." évoque Tirash.
- "Il est plus ou moins de notoriété que l'Artatan Finglin Tarmëaron n'a jamais digéré le fait que vous, les Hobbits, ayez obtenu ces terres. Il est clair qu'aujourd'hui, il pourrait y avoir, à tout moment, dans l'Arthedain une volonté de certains de vouloir renverser le Roi et d'un seigneur en particulier... Mais je pense qu'aujourd'hui, il n'a pas suffisamment, de force pour pouvoir le faire surtout vu ce qui s'est passé en Comté à moins qu'il venait à réussir à contrecarrer l'échec cuisant qui s'est passé dans le village dont j'ai oublié nom dans le nord de la Comté. S'il venait à rétablir le rapport de force en Comté, voir à récupérer une partie des terres, peut-être, que d'autres seigneurs se rallieraient à sa cause. Nous ne sommes que sur des suppositions, on s'entend bien..." analyse Pellendur.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Si l'Artatan Finglin Tarmëaron venait à acquérir suffisamment de pouvoir, il pourrait être en capacité de pouvoir destituer le Roi et je pense que la nouvelle politique menée changera la région..." analyse Pellendur.
- "Merci pour ces précieuses informations..." confie Tirash.
- "Hum..." réagit Pellendur.
- "Suppositions..." précise Tirash.
- "Oui, tout à fait !!" confirme Pellendur puis ajoute : "Si certains seigneurs montrent leurs muscles, peut-être, que certains généraux se rallieraient à d'autres familles. Il est donc sage et prudent de savoir à quelle table vous allez manger. Certains plats peuvent être plus épicés que d'autres en fonction des tables où vous allez..."
- "Et où est la meilleure cuisine selon vous ? Auprès de la famille Orrómen ?" demande Tirash.
- "Si j'avais un choix à faire, je n'irai manger qu'à la table du Roi. Chaque famille a ses propres enjeux." répond Pellendur.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Et aucune d'entre elles, ne prendra de risque pour déséquilibrer le rapport de force à moins d'avoir suffisamment d'éléments pour agir. Prenez bien mesure de ce que vous allez annoncer auprès du Conseil vis-à-vis de la famille Tarma. L'un des membres de la famille Tarma fait partie du conseil comme toutes les grandes familles nobles de l'Arthedain." indique Pellendur.
- "Ce sera un moment où il te faudra garder sérénité Fron !" évoque Fánaviryan.
- "Nous n'avons pas besoin de faire des annonces. Tout est dans son journal..." réagit Fron.
- "Nous avons les preuves formelles et les moyens de les adresser directement." indique Fánaviryan.
- "C'est important que vous ayez bien en tête tout cela. Depuis de nombreuses années, je viens à Fornost Erain et je fréquente les Grandes Familles de l'Arthedain. Je commence à les connaître. Si vous souhaitez les fréquenter, méfiez-vous. Finglin Tarmëaron, en général, est très peu présent sur Fornost Erain. C’est l'une de ses cousines qui est représentante au conseil du roi." évoque Pellendur puis ajoute : "Si vous le permettez, je vais demander à pouvoir prendre un bain et me reposer."
- "Un grand merci pour ce temps que vous nous avez consacré !" affirme Tirash.
- "J'espère que, dans quelques semaines, j'aurai l'occasion, moi également, de vous remercier pour les affaires que nous sommes en train de négocier." évoque Pellendur.
- "Nous allons tout faire pour cela..." répond Tirash.
- "J'entends bien et je ne pense pas que nous nous verrons ce soir. Je vais rester dans ma chambre pour une partie de la soirée. Au plaisir de se revoir..." annonce Pellendur en se levant.
- "Au plaisir !" répondent Tirash et Fron.
- "Au plaisir de vous avoir rencontré Monsieur." répond Pellendur à l'intention de Fron.
- "J'en étais enchanté également..." répond Fron.
- "Vous avez l'engagement de la compagnie de l’Aurore Ecarlate." conclut Fánaviryan en Quenya.

Session N°114

Le 20/12/2023

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:00 / 17:15 - Arrivée d'une troupe par le nord - Garde Minas Malloth - Pellendur - Lieu : Occum - Place d'Ulmo

En arrivant non loin de la place centrale du village, ils vont voir des voyageurs arriver du nord qui viennent, tout juste, d'arriver à Occum. Il s'agit d'une troupe armée aux bannières jaune et or que les compagnons reconnaissent comme étant celle de Minas Malloth et du seigneur Pellendur. Ils vont alors voir les soldats dont le tabard est bien celui de la baronnie du Tyrn Gorthad. Parmi les hommes en arme, Pellendur se tient sur un cheval parmi la vingtaine de soldats du Cardolan en tenue de voyage sur leur cheval.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:15 / 16:55 - Restitution du casque Nain - Gryff - Kriall - Lægaire - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

En rentrant dans la salle communale, Fánaviryan va prendre un parchemin et pendant un peu plus d'une heure, elle va dessiner les runes présentes sur le casque en Mithril puis va tendre le parchemin à ses compagnons en leur disant :
- "Ce n'est, certainement, pas à moi d'aller voir les Nains. Fron ou Tirash, il vaut mieux que vous y alliez parce que je risque de pas être très diplomate. Par contre, je veux bien venir pour mettre la pression sur Imrinn !"
- "Sachant qu'on a dit à Brégol qu'on l'attendrait pour interroger Imrinn. Tirash avait bien sympathisé avec eux à l'auberge, peut-être que je peux aller présenter le parchemin. Daëgon, est-ce que tu m'accompagnes ? Tu étais là à l'auberge, on peut y aller tous les deux." propose Tirash.
- "Oui !" répond Daëgon.
- "On dit quoi ? Qu'est-ce que tu en penses Fana ? On dit qu'on a trouvé le parchemin mais il est tout frais le parchemin..." indique Tirash.
- "Ouais..." confirme Fánaviryan.
- "On ne peut pas le salir un peu ? Parce qu'on pourrait dire qu'on a trouvé le parchemin dans la caverne ?" propose Tirash.
- "Un peu de poussière dessus et ça sera bon. Il suffit de le passer en haut d'une porte ou un truc comme ça, non ?" propose Fánaviryan.
- "Après, il peut être récent mais qu'on n'ait pas l'impression qu'il a été écrit il y a une heure... On pourrait le froisser un petit peu peut-être avec une petite tache de gras par-ci, par là. On va essayer de le vieillir." suggère Tirash.

Fánaviryan va prendre le parchemin, vérifier que l'encre est bien sèche, et le chiffonner, lui faire prendre la poussière afin de le vieillir artificiellement.

Tirash et Daëgon se dirigent à l'auberge et vont voir les quatre nains et, en particulier, Kriall. À priori, les Nains ne semblent pas être à leur première bière. Lorsqu'il voit les deux compagnons arriver, il dit à leur intention :
- "Ça y est, on est reparti ?"
- "Demain !" répond Daëgon.
- "Demain ?" demande Kriall.
- "Demain, c'est ça qui était convenu." évoque Daëgon.
- "On a des prisonniers qui sont blessés. Il faut qu'on leur laisse le temps de récupérer un peu, vous savez, les trois là. Si on veut être sûr de les amener en bon état jusqu'au Roi et, puis, je vous avoue qu'on n'a pas beaucoup dormi cette nuit et que reprendre la route, dans ces conditions, ce ne serait, sans doute pas, les meilleures circonstances." explique Tirash puis demande : "Et vous ça va ? Pas trop gêné par ce retard ?"
- "Un petit peu mais bon, on peut concevoir, vu les événements, que vous preniez votre temps..." indique Kriall.
- "La bière est bonne en tout cas !!" évoque Tirash.
- "Ouais... Pas aussi bonne qu'à Khazad-Dûm !! Trop légère, beaucoup trop légère... ici..." répond Kriall.
- "Il faut boire plus !" évoque Tirash.
- "C'est ça ! Mais vu le temps qu'il fait, ça passe ! Donc, c'est demain matin que nous repartons ?" demande Kriall.
- "À priori... Vous avez entendu ce qui se passe au nord du village ?" demande Tirash.
- "Ouais... Ça va retarder notre départ, ça ?" demande Kriall.
- "Non, je ne pense pas..." répond Tirash.
- "Ça nous pose aucun souci... De temps en temps, on leur achète des bières aux dunéens. De temps en temps, ils savent en fabriquer des bonnes." évoque Kriall.
- "Nous, on ne les connaît pas. On connaît une dunéenne mais on ne connaît pas forcément le peuple." évoque Daëgon.
- "Plusieurs tribus habitent au sud-est de chez nous, dans les montagnes et les plaines." précise Kriall.
- "C'est des gens plutôt calmes, non ?" interroge Daëgon.
- "Pas trop..." évoque Kriall.
- "Pas trop ? C'est-à-dire ?" demande Daëgon.
- "Ils ont tendance à se quereller !" évoque Kriall.
- "Ah ! Oui, oui ! D'accord. Ils ne cherchent pas spécialement les embêtements pas plus que les autres. Ce ne sont pas, non plus, des alliés d'Angmar." indique Daëgon.
- "Sûr... Sûr... Sûr..." confirme Kriall.
- "D'ailleurs, cette nuit, quand on est parti à la recherche des prisonniers, on est tombé sur une cache d'Angmar et on a trouvé un parchemin avec des écritures qui, peut-être, pourrai vous parler. On se demande un peu ce que c'est... On pourrait vous montrer ça ?" évoque Tirash.
- "Faites toujours..." répond Kriall.

Kriall prend le parchemin tendu par Tirash. Il le regarde avec une attitude désinvolte, au départ, qui change au fur et à mesure qu'il lit. Il pose sa bière sur la table, prend un air plus sérieux et attentif. Puis Kriall se tourne vers ses trois compagnons nains et s'exprime dans une langue inconnue de Daëgon et Tirash. Kriall semble troublé par le document puis demande à Daëgon et Tirash :
- "Où avez-vous trouver cela ?"
- "Dans une cache." répond Tirash.
- "Une cache d'ailleurs piégée avec mécanisme très sophistiqué. Son activation se fait par le biais de bagues que portent les agents d'Angmar." explique Daëgon.
- "Hum, hum... Oui, inspiration de nos compétences... Vous pourriez nous conduire là-bas ? Ce qui a été écrit là-dessus provient d'un objet qu'il faudrait qu'on trouve." demande Kriall.
- "C'est quoi ?" demande Daëgon.
- "Ça évoque la présence d'un objet qui appartient à un membre de notre guilde." indique Kriall.
- "Membre ?" demande Daëgon.
- "Un membre disparu." précise Kriall.
- "Ah ! Il a disparu dans quelles circonstances ?" demande Daëgon.
- "Disons que cela fait plus de, quasiment, quatre cents ans..." précise Kriall.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "C'est donc un objet de grande valeur ?" demande Tirash.
- "Tout à fait ! Il serait important qu'on puisse le retrouver. Je pense que certains à Khazad-Dûm seraient très fiers qu'on puisse ramener cet objet... Vous n'avez rien vu de de spécial, d'objets de de valeur ?" demande Kriall.
- "Il y avait tout un tas d'objets... Nous pouvons demander à nos compagnons, aussi, parce que nous n'avons pas forcément tout vu." explique Daëgon.
- "On venait de se battre, il y avait un blessé et il a fallu qu'on fasse vite. On revient vous voir tout à l'heure si vous voulez et puis on verra avec Brégol comment on peut faire pour que vous vous rendiez là-bas." propose Tirash.
- "Oui, c'est important que nous puissions aller là-bas. S'il y a besoin de vous dédommager, évidemment, nous pourrons le faire !" annonce Kriall.
- "Bien ! On se retrouve tout à l'heure alors..." propose Tirash.
- "Sachez que cet objet a une valeur toute particulière et que je vous serais redevable si on était amené à le retrouver..." annonce Kriall.
- "Très bien..." répond Tirash.
- "On revient vers vous au plus vite..." ajoute Daëgon.
- "Mais ne partez pas les mains vides !!" indique Kriall puis lance : "Aubergiste, sers une bière à ces deux messieurs."
- "Entendu..." répond Griff.

Griff apporte une bière à Daëgon et Tirash en présentant Laegaire, le brasseur local qui profite de la fraicheur de l'établissement pour se rafraichir. Kriall raccompagne les deux compagnons à la sortie de l'auberge, chacun avec une chope de bière à la main, en leur disant :
- "Revenez au plus vite !"
- "Ouais, on va voir ce qu'on peut faire..." répond Daëgon en buvant une partie de sa bière.

Daëgon et Tirash vont traverser le village pour rejoindre la salle communale. Ils vont retrouver Fánaviryan et Fron et leur explique l'échange qu'ils ont eu avec Kriall. Daëgon indique :
- "Ils sont prêt à tout pour récupérer l'objet. Ils ont demandé si on l'avait, ils veulent aller dans la grotte piégée. Ils veulent le chercher partout. Donc ce serait, peut-être, bien de dire qu'on l'a."
- "Je pense que c'est ce qu'il faut faire !" évoque Tirash.
- "Effectivement..." répond Fánaviryan.
- "Il y a même moyen de négocier tes entrées aussi pour du Mithril !!" suggère Daëgon.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Ce dont je vais avoir besoin dans l'avenir, j'espérais qu'on repartirait de Khazad-Dûm avec une bonne enclume." indique Fánaviryan.
- "Je pense qu’ils peuvent te filer du matériel de forge, ça, ce n'est pas un problème !" indique Daëgon.
- "Mais bon, là, ce n'est pas l'immédiat de la négociation. Je ne vais pas m'opposer à une restitution. J'ai connu les affres..." évoque Fánaviryan.
- "Si c'est toi qui leur rendais, ils te tiendraient à toi une sympathie particulière et tu pourrais forger avec eux quoi." suggère Daëgon.
- "Symboliquement, c'est vrai que si c'est toi qui le leur remets, ce serait pas mal..." confirme Tirash.
- "Tu ne peux qu’apprendre des choses de leur part, ils sont très compétents et ils trouveront quelqu'un de très compétent." suggère Daëgon.
- "Voilà !! Sur les bons conseils, sages de Daëgon, oui, je vais participer." confirme Fánaviryan.
- "On leur explique qu'on préférait faire les choses étape par étape et c'est pour ça qu'on ne leur a pas donné directement mais qu'en entendant leur histoire, il nous a semblé important de leur restituer le casque." évoque Tirash.
- "De vérifier qu'ils étaient bien les bons Cousins." ajoute Fánaviryan.
- "Oui !" confirme Tirash.

Fánaviryan va chercher le casque qu'elle enveloppe dans une étoffe puis en compagnie de Daëgon, Fron et Tirash, ils se dirigent sous le soleil estival vers l'auberge de "La Flasque de Mithril". Les quatre Nains sont assis au même endroit, avec les mêmes chopes de bières, attentifs aux entrées dans l'auberge. Lorsqu'ils voient les quatre compagnons, ils se lèvent, s'approchent et Kriall demande :
- "Alors ? Qu'est-ce qu'il en est ? Vous avez plus d'éléments ?"
- "Hé bien, dame Fánaviryan a quelque chose pour vous !" annonce Daëgon.

Fánaviryan dépose de façon très solennelle et cérémoniale, une étoffe sur la table en écartant les chopes de bière. L'étoffe marque une tonalité métallique lorsqu'elle est posée sur la table en bois. Lentement, Fánaviryan va défaire les nœuds de l'étoffe et va découvrir aux yeux des quatre nains, le casque en Mithril gravé de runes naines. Les Nains ne bougent pas, ils observent l'objet attentivement, Kriall regarde le casque, s'approche et ose, à peine, le toucher puis finit par dire :
- "C'est bien cet objet que nous cherchions."
- "Nous voulions nous assurer que cet objet n'allait pas tomber entre de mauvaises mains. C'est pour ça que nous vous avons, d'abord, présenté ce parchemin." explique Tirash.
- "Vous faites bien ! Vous saviez que c'est un casque de très grande valeur, vous auriez pu en tirer une certaine somme..." indique Kriall.
- "Ecoutez, nous espérons déjà en tirer votre sympathie et votre clan." évoque Daëgon.
- "Nous n'allons pas en rester là !" affirme Kriall.
- "Ce qui est sûr, c'est que nous allons faire affaire avec vous et que si les choses peuvent se présenter sous le meilleur abord pour tout le monde, que la confiance est là, ce sera profitable pour tout le monde." annonce Tirash.
- "Qu'est-ce que vous voulez ?" demande Kriall.
- "Là, tout de suite ?" demande Tirash.
- "Je ne dis pas là, tout de suite, mais vous avez besoin de quoi ?" demande Kriall.
- "Fana a une demande particulière." évoque Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Ça, c'est une certitude." ajoute Tirash.
- "D'accord... Dites !" indique Kriall.
- "Hé bien, elle aurait besoin étant forgeronne à connaître les techniques de forge naine." explique Daëgon.
- "D'accord..." réagit Kriall.
- "Admirant le travail respectueux de vos ancêtres..." indique Fánaviryan.
- "Comprenez que ce que vous me demandez est difficile..." annonce Kriall.
- "Nous venons de vous offrir un objet de grande valeur." rappelle Daëgon.
- "Oui ! J'entends bien mais qu'une Elfe puisse accéder à ce que vous demandez, ça va être compliqué mais je vais faire en sorte que vous puissiez entrer en contact avec la guilde des forgerons. Vous savez que je fais partie de la guilde des voyageurs. Il va, donc, falloir que je négocie auprès de la guilde des forgerons que vous puissiez avoir accès à leurs travaux mais sachez que vous y aurez accès quoi qu'il en coûte, vous avez ma parole, la parole d'un Nain de Khazad-Dûm." annonce Kriall.
- "Et vous pourrez signaler que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate est une bonne compagnie qu'il faut aider." suggère Daëgon.
- "J'ai cru comprendre que vous étiez plus ou moins en affaire avec Fràr ?" demande Kriall.
- "C'est bien ça !" confirme Tirash.
- "Oui, tout à fait !" confirme Daëgon.
- "C'est déjà prévu que je lui en parle mais si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autres, sachez que je peux me porter garant vis-à-vis de cela." indique Kriall.
- "De toute façon, on va encore faire un petit bout de route ensemble et puis nous allons être amenés à retrouver la communauté naine dans les mois à venir." évoque Tirash.
- "C'est entendu. Donc, Madame Fánaviryan, sachez que notre accord est scellé ainsi, nous nous accordons sous un délai maximum de dix années pour que vous ayez un accès à la guilde des forgerons de Khazad-Dûm." annonce Kriall et ajoute : "Nous pourrons nous entendre globalement pour la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oui, je pense que nous sommes amenés à nous revoir." indique Daëgon.

Kriall va payer sa tournée auprès des quatre compagnons qui vont avoir des explications par le brasseur local, Laegaire de la qualité de l'eau dans la réussite de sa bière.

Après une heure passée à l'auberge, les compagnons vont sortir et se diriger vers la maison du Magistrat. Fánaviryan lance à ses compagnons :
- "Bravo !! Vous avez bien joué mes chers compagnons avec les nains ! Là, on a eu un ticket d'or voire de Mithril !!"
- "Là, disons que notre petite affaire globale semble se présenter sous un bon jour !" réagit Tirash.
- "Par contre, je ne comprends pas ce que tu veux faire la forge ?" demande Fron.
- "Je suis d'une famille de de grands orfèvres en particulier ma mère et c'est mon métier à la base, c'est mon activité mais depuis que je suis à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, il ne m'a pas été laissé le temps de créer des objets qui pourraient faciliter nos existences à tous et à chacun." explique Fánaviryan.
- "Sinon, il y a un forgeron au village autrement..." évoque Fron.
- "Oui mais il n'aurait jamais été capable de forger la lame que tu auras maintenant secrètement..." indique Fánaviryan.
- "Mais toi, non plus..." répond Fron.
- "Forger du Mithril requiert des températures où les flammes ont des couleurs qu'on ne connait pas..." explique Fánaviryan.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:10 / 13:10 - Alerte au village - Brégol - Dunéens - Garde Occum - Niocol - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

Pendant que ses compagnons se reposent, Fron est allé à l'auberge voir les marchands et les nains qui sont restés, pendant une partie de la matinée puis sont allés se rafraîchir autour de la célèbre fontaine du village. Niocol a changé d'attitude avec l'arrestation d'Imrinn pour meurtre de plusieurs villageois, il est moins revendicatif et plus calme.

Fron va remarquer qu'une alerte est lancée de Dol Occum ce qui va créer rapidement un émoi dans le village. Fron se dit à lui-même alors :
- "J'espère qu'ils ne se sont pas échappés, de nouveau !!"

Fron va finir par comprendre que l'alerte est liée à des étrangers qui sont en approche du village par l'est. Brégol demande à ce que tous les hommes puissent se préparer. L'agitation dans le village va réveiller les compagnons. Daëgon se lève doucement et une fois qu'il a repris ses esprits, va quitter la salle communale pour aller aux nouvelles suivi par ses compagnons.

Venant de l'Est, une troupe d'une quarantaine d'hommes est en approche. Les compagnons vont, rapidement, apprendre qu'il s'agit de dunéens venant par des chemins de campagne et non par la route principale. Les dunéens n'ont pas de communauté dans la région, il est donc surprenant de les voir dans les environs.

Le village est sur le qui-vive, observant depuis Dol Occum la progression des dunéens. Les compagnons sont attentifs et vigilants et vont constater que la troupe contourne le village et vont venir s'installer au nord du village, autour d'une colline où se situait les habitations hobbites qui sont, à présent, désertes. Ils vont rester sur place pour le reste de la journée.

Daëgon demande à ses compagnons :
- "Il va falloir qu'on aille les voir, non ?"
- "Est-ce que c'est nos histoires ?" questionne Tirash.
- "On pourrait, peut-être, demander au Seigneur Ruinír s’il ne nous allouerait pas quelques places pour plus tard..." suggère Fánaviryan.

Les villageois d'Occum n'arrivent pas à évaluer si la présence des dunéens est une menace. Avec l'attaque de la nuit dernière, Occum est encore sous le choc. L'atmosphère n'est pas très propice à la sérénité.

Tirash va interpeler l'un des sergents du village et va lui dire :
- "Bonjour !"
- "Ah ! Bien le bonjour !" répond le sergent.
- "Vous savez ce qui se passe ?" demande Tirash.
- "Non... On ne sait pas trop ce qu'ils nous veulent..." répond le sergent.
- "C'est la première fois que vous avez comme ça un groupe de dunéens qui viennent de s'installer comme ça ?" demande Tirash.
- "Bah, ouais... On attend les ordres du capitaine." répond le sergent.
- "Et qu'est-ce qu'il y a là-haut, là, au-dessus du village ?" demande Tirash.
- "Ah bah, c'est les anciennes habitations des Hobbits." répond le sergent.
- "D'accord... Et il y a un truc spécial qui s'est passé là-bas qui pourrait les attirer comme ça ?" demande Tirash.
- "Non... Bah non... C'est justement cela qui nous questionne..." répond le sergent.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "En tout cas, pour l'instant, on a ordre de pas bouger. On attend le retour de Merembeleg. En tout cas, ce sont les ordres du capitaine." indique le sergent.
- "Parce que Merembeleg est parti les voir ?" demande Tirash.
- "Non. Il a accompagné le messager pour aller voir l'Artatan Ruinír à Barad Calannon." explique le sergent.
- "C'est dans quelle direction" demande Tirash.
- "Vers l'est." répond le sergent.
- "Merci !" lance Tirash.
- "Je vous en prie... Vous les avez déjà rencontré ces gens-là ?" demande le sergent.
- "Non, pas moi, peut-être un de mes compagnons mais, à priori, non." répond Tirash.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 08:05 / 12:05 - Repos à la salle communale - Brégol - Dyfed - Elidyr - Gidéon Bucca - Gwledig - Oënguns - Roibin - Tudur - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Salle communale

Vers sept heures quarante-cinq, Brégol se lève pour clôturer l'entretien et Daëgon indique à ses compagnons :
- "Moi, je vais aller me reposer !!"
- "On peut, peut-être, aller manger un morceau avant de se reposer ?" propose Tirash.
- "C'est une bonne idée !!" répond Fron.
- "Collation et repos, ça me va !" répond Daëgon puis demande : "Quand est-ce que vous voulez que l'on bouge mes chers compagnons dans l'après-midi ou demain ?"
- "Demain, demain..." répond Tirash.
- "Il faut combien de temps pour aller jusqu'à Fornost ?" demande Fron.
- "Deux jours." répond Daëgon.
- "Il vaut mieux que les prisonniers se reposent une nuit." indique Fánaviryan.
- "C'est ça ! On peut en parler à Enrin." suggère Tirash.
- "Et à Valgran." ajoute Fánaviryan.
- "Oui et à Valgran ! De toute manière, Enrin, il va devoir suivre le rythme. On peut en toucher un mot à Brégol afin qu'il lui indique que c'est quand même grâce à nous qu'on a retrouvé les prisonniers, qu'il puisse avoir un rappel officiel que c'est nous." suggère Tirash.
- "On peut lui demander une petite lettre pour le Magistrat du Roi pour expliciter ce qui s'est produit." propose Fánaviryan.
- "Ce serait très bien, oui !" confirme Tirash.
- "J'ai déjà anticipé ces éléments et j'ai envoyé hier soir, peu de temps après votre arrivée, un messager à Fornost Erain pour leur signaler qu'un convoi se dirigeait vers Fornost Erain avec un certain nombre de personnes à bord. Donc Fornost Erain va être au courant de votre arrivée... Je ne vous ai pas prévenu de cette décision..." annonce Brégol.
- "Ce n'est pas grave. Il faudra juste qu'ils savent ce qui s'est passé ici, maintenant." indique Daëgon.
- "On ira voir Imrinn, peut-être, en fin de journée ? Ça vous convient, Magistrat ?" demande Tirash.
- "Très bien. Je ferais en sorte que vous puissiez l'interroger. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerais être présent lors de votre échange avec lui." précise Brégol.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Dans ces cas-là, si vous voulez, je vais prévenir le lieutenant Enrin que vous ne repartez que demain ?" propose Brégol.
- "Oui, avec plaisir ! Comme je vous l'indiquais précédemment, il a fait avec nous qui sommes à l'origine de la capture de ces prisonniers, d'une certaine hauteur et ça n'a pas été, toujours, très agréable. Je ne sais pas de quelle autorité vous disposer par rapport à lui mais, effectivement, que l'on soit consulté à minimum pour la suite du trajet me semble le minimum..." évoque Tirash.
- "En tant que capitaine, je n'ai pas une autorité directe sur le lieutenant qui fait partie de l'armée royale. Je peux tout à fait lui en faire part et je vous laisse gérer comme vous le souhaitez. Et je peux faire en sorte qu'on vous apporte de quoi manger à la salle communale avant de vous reposer." propose Brégol.
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Je pense que nous aurons l'occasion de nous revoir avant votre départ..." indique Brégol.
- "Et même après..." ajoute Daëgon.
- "Mais très certainement... Est-ce que je peux vous demander de me donner un ou deux parchemins pour pouvoir prendre note de nos aventures ?" demande Fánaviryan.
- "Oh, mais bien sûr !!" répond Brégol qui tend trois rouleaux de parchemins à l'Elfe qui répond :
- "Je vous remercie et j'en ferais bon usage."
- "Je n'en doute pas..." répond le Magistrat Brégol.

Les quatre compagnons ressortent de la maison du Magistrat et se dirigent vers la salle communale. Sur le chemin, Tirash donne une tape amicale sur l'épaule de Fron et lui dit :
- "Bravo !! Tu as assuré !! Tu as bien représenté la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ! Tu peux compter sur nous !"
- "Oui ! Félicitations Fron, c'est énorme ! Ça nous sort d'un guêpier monstrueux." lance Fánaviryan.
- "Par contre, j'ai dû promettre à un des marchands qu'on lui remboursait le trajet vu qu'on va prendre un jour de retard." indique Fron.
- "Dans ce cas, il ne fera pas la suite du trajet avec nous ! Pas de problème ! Non ? Qu'est-ce que vous en pensez ?" réagit Tirash.
- "Oui..." répond Fánaviryan.
- "Il avait l'air d'être casse-pied... Ça veut dire qu'il va certainement nous faire de la mauvaise publicité. Je ne sais pas quelle influence il peut avoir..." évoque Fron.
- "Ah oui..." réagit Tirash.
- "Oui... D'accord... Bon, on n'est, peut-être, pas plus gêné que ça. Après, nous, on a fait quelques petites découvertes dont on va pouvoir te parler. J'ai demandé un parchemin pour pouvoir copier les inscriptions sur le casque afin de demander habilement aux nains, peut-être, une traduction afin de mieux savoir l'origine de ce casque, savoir s'il est originaire des Montagnes Bleues ou de la Moria. Je vais le dessin après le repos, je pense..." évoque Fánaviryan.
- "J'hésitais à leur montrer le casque mais, peut-être, qu'effectivement ton approche est plus intéressante..." indique Tirash.
- "Ouais, moins directe... Je vais également, essayer de lire la dague afin d'en connaître le réel nom avant de la transmettre à Fron pour le remercier et l'inclure dans cette communauté de l'Aurore Ecarlate en tant que membre actif !" annonce Fánaviryan.

Ils vont s'installer autour d'une table dans la salle communale. Un repas, un peu plus tard, est apporté. Les compagnons vont, ainsi, pouvoir se restaurer. Tirash va voir Elidyr, Gwledig, Túdur et Roibin pour les remercier et va leur dire :
- "Merci les gars ! Je crois que c'est le début d'une coopération qui nous sera profitable à tous !"
- "Pour moi, c'était la première fois que j'allais à la chasse à l'homme en pleine nature !!" répond Roibin.
- "Tu t'en es bien sorti !!" répond Tirash.

Les anciens miliciens de Metraith sont ravis des paroles de Tirash et viennent remercier l'homme du sud pour ses propos.

Pendant ce temps, Fánaviryan va profiter de ce calme pour examiner la dague du Magistrat Cerfblanc et retrouver des éléments sur la lame et, en particulier, son nom : "Nimraël", une lame du Second âge. Tirash demande :
- "Est-ce que Cerfblanc sait que l'on possède la dague ?"
- "Pas plus que ça..." répond Fánaviryan.
- "Peut-être qu'on pourrait le questionner mais l'inconvénient c'est que si on le questionne, on pourrait avoir moins de chance de la conserver..." analyse Tirash.
- "Fron, il va falloir être discret avec cette lame..." avertit Fánaviryan.
- "C'est entendu..." répond Fron.
- "Fron, tu vas avoir un usage plus expert des dagues que moi...Il est important que les compagnons soient à au maximum de leur possibilité !" indique Fánaviryan.

Avant d'aller se coucher, Tirash va profiter de sa fatigue et du coup nécessairement des émotions qui sont plus à fleurs de peau pour se faire une pipe et méditer sur les visions qu'il a pu avoir depuis quelques jours. Tirash se repasse les images qu'il peut avoir ainsi que les souvenirs de ces visions, espérant qu'une intuition l'amène à une piste. Il pense à sa sœur, à sa dague et à son histoire personnelle plutôt qu'aux événements de ces derniers temps. Ces visions ne semblent pas avoir de liens avec son passé, avec des visions de sa jeunesse mais, plutôt, comme si Tirash avait une double vision, la sienne et celle de quelqu'un d'autre. N'arrivant pas à comprendre cet effet, Tirash va finir par aller se coucher.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:15 / 08:00 - Rapport d'enquête de Fron - Brégol - Malloyei - Lieu : Occum - Bureau du Magistrat

Brégol amène les quatre compagnons dans son bureau. Il s'installe à sa place habituelle, invitant tout le monde à prendre une chaise et venir s'assoir en face de lui. Puis le Magistrat s'adresse à Fron et lui dit :
- "Monsieur Sacquet, j'ai commencé à évoquer à vos compagnons l'arrestation d'Imrinn."
- "Oui, très bien !" répond Fron.
- "Vous pourrez m'indiquer à quel moment vous envisagez de repartir ? En tout cas, sachez que si vous souhaitez quelques temps supplémentaires, vous pouvez rester au village." demande Brégol.
- "Il ne faut pas, non plus, que l'on retarde trop notre mission principale mais, effectivement, on ne peut pas partir aujourd'hui..." évoque Daëgon.
- "Nos amis Nains sont-ils repartis ?" demande Tirash.
- "Non. Tout le monde est resté. Je n'ai pas souhaité que les voyageurs puissent reprendre la route. Toutefois, si les Nains avaient demandé à quitter le village, j'aurais accédé à leur requête. Pour les autres, j'attendais de savoir ce que vous aviez pu trouver." indique Brégol puis va demander des informations plus précises sur la cache de Daroth et Gachet.

Les trois compagnons vont décrire les lieux, le chemin parcouru et évoqué les traces laissées sur le chemin. Brégol indique :
- "J'en ai entendu parler. Il y avait des rumeurs comme quoi il existerait des lieux secrets où les agents d'Angmar se retrouvaient mais nous n'avions pas eu l'occasion d'en découvrir."

Brégol va alors demander des détails plus précis sur le lieu, les pièges présents et les éléments qui étaient présents dans la grotte. Fánaviryan détaille les armes entreposées ainsi que les tenues. Tirash sort de sa bourse un anneau d'Angmar, le tend à Brégol et lui dit :
- "On peut vous laisser l'un des anneaux d'Angmar que nous avons pu collecter au cours de nos aventures précédentes. C'est la clef des pièges."
- "C'est entendu ! Merci ! J'en prendrais grand soin." répond Brégol.
- "Et on peut se poser la question à savoir si Imrinn ne serait pas le fameux tueur qui aurait été commandité par Cerfblanc via les Tarma en sachant qu'il avait été précisé qu'il avait été contacté à Bree." évoque Fánaviryan.
- "Oui, en effet, j'ai lu dans le journal ces éléments." confirme Brégol.
- "Et comme nous avons pris en charge ce marchand à Bree, il aurait très bien pu dans ce mois, passé effectuer l'aller-retour. Ce serait à prouver..." suggère Fánaviryan.
- "Il aurait, peut-être, plutôt libéré Cerfblanc du coup ?" questionne Fron.
- "Hum... Pas sûr, si c'est un agent d'Angmar." évoque Tirash.
- "Il a été engagé pour tuer quelqu'un. Il l'a fait." indique Fánaviryan.
- "Pour ma part, quand j'ai lu ça, ça m'a fait écho à une autre information comme quoi j'ai entendu dire que sur Bree, il y aurait une organisation qui aurait pour tâche d'accomplir des assassinats commandités..." évoque Brégol.
- "Ah bon ??" réagit Daëgon.
- "Hum..." réagit Tirash.
- "Je n'en sais pas plus mais ce n'est pas la première fois que j'entends parler que des assassinats passent par le village de Bree. Mais, je n'en sais pas beaucoup plus sur tout cela..." évoque Brégol.
- "Clairement, aujourd'hui, vous avez mis fin aux agissements d'un assassin !!" indique Fánaviryan.
- "Tout ceci est grâce à votre ami. C'est lui qui a agi promptement et qui a décelé le comportement étrange du marchand. Lorsque vous êtes allés à la poursuite des trois prisonniers, Fron, vous avez mené votre enquête. Vous pourriez évoquer vos actes ?" demande Brégol en se tournant vers Fron.
- "Oui ! Je suis retourné à la salle communale pour demander à quelqu'un de m'accompagner. Ce quelqu'un était Túdur et il m'a confié qu'au cours de la nuit, il avait vu de la lumière qui se déplaçait dans la partie est du village, pas très loin de l'auberge. Moi, j'avais déjà des doutes parce que je ne pense pas que quelqu'un nous aurait attendu ici dans le village. Par contre, que quelqu'un qui nous accompagnait depuis Bree, ça me paraissait plus probable et donc j'ai pensé aux trois marchands. Je suis allé enquêter à l'auberge et quand, j'ai interrogé les trois marchands, le comportement d'Imrinn m'a paru très, très suspect. J'en ai parlé à Brégol qui est parti l’interroger pendant que nous fouillions sa chambre. Nous n'avons rien trouvé dans la chambre et je me suis décidé à fouiller le chariot et c'est là que j'ai trouvé une cache qui contenait deux petites fioles avec un liquide noir qui pourrait être, très probablement, du poison." explique Fron qui est interrompu par Malloyei qui frappe à la porte.
- "Oui, entrez !" répond Brégol.

Malloyei, la servante de Brégol, entre avec un plateau et des tasses remplies d'une eau chaude et des herbes infusant à l'intérieur. Brégol dit alors :
- "Merci Malloyei. Posez-ça là !" puis en s'adressant à ses invités : "Prenez une tasse, ça va vous faire du bien pour rester éveillé !!" puis s'adresse à Fron et lui dit : "Allez-y, continuez mon cher Monsieur Sacquet !"
- "Et j'ai découvert cette cache juste au moment où le Magistrat ramenait Imrinn à l'auberge et je l'ai interpelé et lui ai demandé de l'ouvrir ce qu'il n'a pas fait et j'ai ouvert à sa place. Ça faisait un moment que j'avais découvert mais je ne voyais pas le mécanisme pour l'ouvrir et en fait, j'ai compris au moment où Brégol s'approchait avec le prisonnier." explique Fron.
- "Tout à fait !" confirme Brégol.
- "Et quand on l'a interrogé là-dessus, il n'a pas apparu très convaincant..." indique Fron.
- "Non ! Vous avez raison." confirme Brégol.
- "Par contre, nous n'avons pas trouvé de marque d'Angmar." indique Fron.
- "Non..." confirme Brégol.
- "Donc, il se peut qu'il ne soit pas un agent d'Angmar mais, simplement, un assassin..." analyse Fron.
- "Effectivement, ce qui rejoindrait les propos de Monsieur le Magistrat Brégol." indique Fánaviryan.
- "Oui, tout à fait !" confirme Brégol.
- "Ce qui n'excuse en aucun cas ses actes !" indique Fron.
- "Très clairement !" confirme Fánaviryan.
- "Moi, de mon côté, je suis allé avertir le seigneur local avec quatre malheureux villageois qui sont morts cette nuit et j'ai besoin de sa présence pour répondre des actes d'Imrinn. Le temps que le messager rejoigne nos terres plus à l'est et que Ruinír revienne, il va se passer plusieurs jours. Je ne vais pas vous retenir jusque-là. Il va se passer du temps avant que nous prenions une décision." explique Brégol.
- "Nous retournons à Bree dans un avenir proche." indique Daëgon.
- "Il est possible que l'on repasse même par ici avant que décision soit prise..." évoque Fron.
- "D'accord ! Bien sûr. À voir quand est-ce que vous revenez exactement ici... Le seigneur sera, peut-être, présent ici et vous pourrez vous entretenir avec lui." confirme Brégol.
- "Malheureusement, nous ne pouvons pas donner de date précise. Nous ne savons pas combien de temps prendra notre mission à Fornost Erain." explique Fron.
- "D'accord. Est-ce que vous aviez d'autres choses à voir dans l'immédiat ?" demande Brégol.
- "Pas pour ma part.…" répond Daëgon.
- "Dans ce cas, vous allez pouvoir vous reposer à moins que vous ayez d'autres choses à faire. Pour ma part, je vais commencer à prendre note de tout ce qui a été dit et voir ce que l'on fait. En tout cas, je vous remercie pour toutes vos actions." annonce Brégol.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:00 / 07:15 - Les Prisonniers à Dol Occum - Brégol - Daroth - Gachet - Garde Occum - Lieu : Occum - Dol Occum

Les compagnons se dirigent, aussitôt, vers Dol Occum pour y déposer les deux prisonniers. Les villageois et soldats viennent autour des voyageurs pour avoir des nouvelles. Deux gardes d'Occum vont aller chercher le Magistrat. Les villageois expriment une certaine animosité à l'égard des deux prisonniers. Gachet est très affaibli et aurait besoin de soins. Daroth est un peu plus en forme mais semble avoir encore de fortes douleurs au pied gauche suite à la blessure infligée par Tirash. Ils ont la confirmation que Gwledig a ramené Ernoald dans les cachots de Dol Occum, fortin dont la surveillance a été largement renforcée.

Avant de les amener dans Dol Occum, Fánaviryan va fouiller les trois prisonniers pour être sûre qu'ils ne possèdent rien sur eux. Puis les compagnons vont attendre l'arrivée du Magistrat. Ils vont alors voir Valgran arrivé. Tirash va, aussitôt, lui demander :
- "Comment va Gidéon ?"
- "C'est stable. Il a besoin d'un peu de repos.... Je ne pense pas qu'il puisse repartir dès aujourd'hui sur Fornost Erain." répond Valgran.
- "Oui ! De toute façon, nous avons eu une nuit très agitée et nous ne savons toujours pas quel est l'espion qui a pu libérer les prisonniers." évoque Fánaviryan.
- "Il y a de fortes chances que l'on ne bouge pas d'ici demain avec ce qui s'est passé cette nuit." indique Daëgon.

Ils vont finir par voir le Magistrat Brégol arriver à Dol Occum. Il vient aussitôt vers les compagnons et leur demande :
- "Alors, qu'est-ce qu'il en est ??"
- "Nous avons récupéré les fuyards." répond Daëgon.
- "Bien ! On m'a averti que vous en aviez, déjà, trouvé un." évoque Brégol.
- "Oui, oui ! Et les deux autres sont là aussi..." précise Daëgon.
- "Non sans mal..." ajoute Fánaviryan.
- "Quand vous dites : "Non sans mal", il y a eu des blessés ?" demande Brégol.
- "Malheureusement, un des petits compagnons a été pris dans un piège. Ils avaient réussi à se réfugier dans une cache piégée et bien organisée !!" explique Fánaviryan.
- "La visite de la région a été forte intéressante. Fánaviryan vous indiquera comment se rendre dans cette cache et comment désamorcer les pièges qui s'y trouvent." explique Tirash.
- "Ah ! J'ai, en effet, entendu parler que, dans la région, il y avait quelques lieux secrets où les agents d'Angmar pouvaient se cacher..." explique Brégol.
- "Il y en aura un de moins à présent. À vous de voir comment vous l'utilisez ? Est-ce que vous leur tombez dessus avec un piège ou est-ce que vous vous contentez de le détruire ? Peut-être que d'installer une petite troupe pendant quelques temps serait intéressant..." suggère Tirash.
- "Je vais y réfléchir... Il faudra que le seigneur Ruinír soit au courant de cela. Je pense que ça sera plutôt à lui de décider. J'ai d'ailleurs envoyé un messager pour demander au seigneur de revenir sur Occum au plus vite pour juger l'assassin que votre ami Fron a découvert." indique Brégol.
- "Ah oui ??" réagit Tirash.
- "Oh ?? Fron a démasqué le traitre ?" demande Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Il a mené l'enquête pendant une partie de la nuit et nous a permis de découvrir des éléments probants sur l'identité de l'assassin de nos quatre amis du village." indique Brégol.
- "Qui donc était-ce ?" demande Tirash.
- "L'un des marchands qui était avec vous." répond Brégol.
- "Ah !!" réagit Fánaviryan.

Brégol se tourne vers deux gardes et leur dit :
- "Allez à la salle communale et dites à Fron que leurs compagnons sont arrivés afin qu'il puisse venir expliquer son enquête..." puis se tourne vers les compagnons et leur dit : "Je pense qu'il sera le plus à même de vous en parler... Autant vos trois prisonniers, à priori, n'ont pas tué nos hommes et donc, ils sont à vous. Vous pourrez les monter jusqu'à Fornost Erain. Pour ce qui est du marchand, il sera jugé ici."
- "On pourra l'interroger avant ?" demande Tirash.
- "Bien sûr... J'ai déjà eu l'occasion d'avoir un entretien avec lui." indique Brégol.
- "Et alors ? Il a agi seul ?" demande Daëgon.
- "Il nie tout." répond Brégol.
- "Il nie tout ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Lorsque Fron lui a montré la cache sous son chariot qui s'activait à partir d'un mécanisme assez complexe, Fron lui a montré les deux fioles de poison noir ainsi qu'un certain nombre d'instruments qui permettaient d'injecter du poison, il semblait être étonné, surpris de trouver le poison à cet endroit et lorsque je l'ai interrogé auparavant, il a nié être sorti la nuit. Il n'y avait aucun élément qui est ressorti pour l'incriminer lors de l'interrogatoire que j'ai pu avoir avec lui. Aucun élément lors de l'interrogatoire n'a permis de prouver sa culpabilité." explique Brégol.
- "Et vous êtes sûr que c'est lui ?" demande Tirash.
- "C'était son chariot, quand même..." indique Fánaviryan.
- "Ah tiens, justement ! Voilà Fron." indique Brégol en voyant Fron venir dans la rue principale.

Brégol se tourne vers les autres gardes et ordonne :
- "Amenez-moi ces deux prisonniers à Dol Occum !" en montrant Daroth et Gachet puis il se tourne, de nouveau, vers les compagnons et leur dit : "Je vous propose que l'on aille à mon bureau pour discuter plus tranquillement..."
- "Pourriez-vous leur donner des soins ? Ça serait bien qu'ils tiennent jusqu'à Fornost Erain." demande Tirash.
- "Bien sûr. Pour l'instant, notre soigneur est pris avec votre compagnon Hobbit mais dès qu'il aura fini, il ira voir vos deux prisonniers. À présent, suivez-moi !" indique Brégol en se dirigeant vers la place du village.

En chemin, ils croisent Fron accompagné de deux gardes du village. Brégol lance :
- "Bonjour Fron, vous allez bien ?"
- "Bonjour !" répond Fron.
- "La nuit a été courte ?" demande Brégol.
- "Oui !" répond Fron.
- "La mienne aussi..." répond le Magistrat avec des petits yeux.

Session N°113

Le 06/12/2023

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 06:00 / 07:00 - Retour à Occum - Cavalier de l'Arthedain - Daroth - Elidyr - Enrin - Gachet - Gachet - Gidéon Bucca - Roibin - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Nan Tùrath - Collines

Daëgon a pris les deux parchemins, le croquis et le laisser-passer. Le reste du matériel est installé sur les chevaux.

Les préparatifs vont prendre du temps. Après avoir attachés fermement Daroth et Gachet, Tirash propose :
- "Valgran avec Roulard et Roibin, vous pouvez partir devant avec Gidéon rapidement."
- "Et pour prévenir !" ajoute Fànaviryan.
- "Que vous puissiez avancer à un rythme soutenu. Et, nous, on prend le temps avec les prisonniers de les ramener tranquillement..." évoque Tirash.
- "C'est entendu !!" répond Valgran.
- "Valgran, Gidéon, vous allez le prendre avec vous sur un cheval ? Est-ce que l'on peut mettre Daroth sur le poney de Gidéon. Est-ce que Roibin et Elidyr peuvent aller sur le même cheval, on pourrait mettre Gachet sur l'autre cheval..." propose Tirash.
- "Oui !" répondent Elidyr et Roibin.

Le cheval de Daroth est attaché au cheval de Fànaviryan et le poney de Gachet, attaché au cheval de Gachet.

Cinq minutes plus tard, vers 6 heures du matin, les compagnons se remettent en route. Ils ne vont pas avoir de difficultés à retrouver leurs traces et retourner vers Occum. Fànaviryan, régulièrement, va laisser des traces en posant des pierres, des branches ou des petits cailloux pour permettre aux habitants d'Occum de retrouver, plus facilement, le repère des agents d'Angmar.

Lors du parcours, Fànaviryan repère un bloc de rochers qui vont permettre aux voyageurs de raccourcir leur voyage. Avec deux autres repères, les compagnons vont, ainsi, mettre moins de temps à rentrer au village. En un peu moins d'une heure, ils vont retrouver, au loin, la route d'Occum.

Ils vont alors rencontrer le lieutenant Enrin et ses hommes qui étaient en patrouille dans le secteur. Le lieutenant est surpris de voir les deux prisonniers attachés et va demander à ses hommes de se mettre en position pour escorter les compagnons jusqu'à Occum. Les cavaliers semblent fatigués et soulagés de regagner le village. Enrin ne pose aucune question et semble déçu de voir les prisonniers aux mains des compagnons.

Vers sept heures, la troupe arrive à Occum.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 05:15 / 06:00 - Exploration de la grotte - Daroth - Elidyr - Gachet - Gachet - Gidéon Bucca - Roibin - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Nan Tùrath - Grotte secrète

Tirash sort l'anneau des agents d'Angmar, s'arrête, observe le trou, réfléchit quelques instants puis suggère :
- "J'irais bien voir à l'autre piège d'avant s'il n'y avait pas la même chose."
- "Je m'étais retrouvée devant une serrure dont je ne comprenais pas trop le fonctionnement, celui du petit coffre à Metraith et je m'étais faite piquer par une aiguille de poison noir en essayant de le forcer. Il faut, peut-être, bien regarder le symbole et repérer si ça colle." évoque Fànaviryan.
- "C'est ça ! Je vais donc aller vérifier s'il y a la même chose pour désactiver le piège précédent." indique Tirash.

Tirash revient de l'autre côté du couloir, quinze mètres plus en avant et constate, juste avant le début du couloir, assez bas dans le mur, un trou est présent. Tirash regarde attentivement le trou et il ressemble exactement aux deux autres. L'homme du sud prend sa bague, la glisse dans le trou et essaye de l'insérer dans le mécanisme. Tirash va finir par se rendre compte que la tour d'Angmar, symbole de la bague qui est légèrement prédominante, s'insère, en premier dans le mécanisme puis le reste de la bague vient basculer à l'intérieur laissant à portée de main l'arrière de la bague, la partie circulaire qui vient sous le doigt.

Tirash est hésitant, et va tourner la bague dans un sens ou dans l'autre. Lorsqu'il met la bague dans la première position, un quart de tour vers la droite, un bruit se fait entendre dans le couloir. Tous les compagnons entendent un bruit sourd d'engrenages qui s'activent. Ils constatent, alors, que les pieux sont en train de s'enfoncer dans le mur. Le mécanisme a, parfois, du mal à fonctionner avec les pieux cassés par Fànaviryan qui bloquent leur retrait dans le mur. Lorsque le mécanisme s'arrête, Tirash crie :
- "Attention, j'essaye dans l'autre sens..."
- "On ne reste pas devant !!" crie en réponse Daëgon.

Tirash peut continuer de tourner vers la droite lorsque les pieux sont totalement remis dans les deux murs. Il peut, ainsi, faire un demi-tour à la bague et tous les compagnons constatent qu'un cache vient se mettre en place devant chaque trou. Tirash se souvient, alors, qu'il a eu l'occasion d'avoir affaire à un mécanisme similaire dans un palais à Umbar, un compagnon d'infortune qui vivait de petits cambriolages lui avait expliqué la méthode. Lorsqu'il tourne complètement sur la droite, il active, de nouveau, le piège et, en tournant sur la gauche, le piège est désactivé.

Tirash vient rejoindre ses compagnons et peut, alors, désactiver le premier piège et va vérifier le deuxième trou qui, à priori, doit actionner un second piège. Il dit à ses compagnons :
- "Là, à priori, il y a un des deux trous qui doit permettre de réactiver le piège derrière nous et le deuxième de désactiver, sans doute, le deuxième piège. Vous reculez un petit peu et j'essaye ça ? Pas trop non plus, histoire de ne pas se retrouver au niveau des piques, au cas où je me trompe de trou..."
- "De toute façon, on les désactive tous, non ? Ça sera plus simple..." évoque Daëgon.
- "Celui-là est déjà désactivé. Le premier trou correspond au piège qui est derrière nous. Et l'autre..." indique Tirash.
- "Au prochain..." ajoute Fànaviryan.

Tirash vient se positionner au niveau du deuxième trou, Fànaviryan vient se mettre en protection. Tirash demande alors :
- "On fait quoi ? On le désactive ou l'actionne pour voir ce que c'est ?"
- "Si c'est un gaz, ça serait con..." indique Daëgon.
- "Ben oui... Ou si c'est un truc qui arrive de face... Je vais tenter de le tourner à gauche comme pour l'autre. Baissez-vous, quand même, on ne sait jamais..." conseille Tirash en se mettant accroupi.

Fànaviryan vient se mettre à proximité, l'écu Wesmin devant elle. Daëgon s'est rapproché pour essayer de comprendre ce que fait Tirash. Elidyr et Roulard se rapprochent pour éclairer Tirash qui va insérer la bague et tourner le mécanisme vers la gauche. En tournant la bague, Tirash a le sentiment que le piège était activé et que son action vient le désactiver. En entendant le cliquetis, Tirash annonce à ses compagnons :
- "Bon, à priori, c'est bon…"

Fànaviryan commence à avancer et se rend compte qu'elle arrive dans une pièce plus grande, légèrement circulaire. Elle essaye de voir le fond de la pièce en allant légèrement vers la droite pendant que Roulard reste de l'autre côté. Elidyr surveille les deux côtés. Tirash s'engage prudemment, suivi, à une certaine distance par Daëgon. Les deux hommes ont sorti leur arc et tiennent une flèche de l'autre main. Par ailleurs, ils constatent que deux dalles s'enfoncent très légèrement dans le sol à leur passage, mécanisme permettant, sans doute, d'activer le piège qui ne réagit pas.

Attentifs à leur environnement, tous les compagnons essayent de comprendre la nature du piège et finissent par apercevoir au plafond un grand filet qui, sans doute, devait venir tomber dans la pièce et venir entraver les imprudents. Fànaviryan finit par lancer :
- "Ils sont planqués où ces connards !!!"
- "Le couloir continue..." évoque Daëgon en chuchotant à ses compagnons.
- "Oui ! Le couloir continue par-là !" confirme Fànaviryan en s'approchant.
- "Il y a une lumière là-bas !!" chuchote Tirash en signalant une lumière visible dans le fonds du couloir.

Aussitôt, Fànaviryan vient mettre sa torche derrière son bouclier et s'accroupit. Tirash arme son arc ainsi que Daëgon. L'Elfe se tourne vers ses compagnons et lève son coude. Tirash lui dit alors :
- "Fais attention s'il n'y a pas des trous..."
- "C'est ce que j'étais en train de me dire..." répond Fànaviryan.

Daëgon, Fànaviryan et Tirash vont, pendant quelques instants, examiner les murs. Daëgon et Tirash vont remarquer, sur le mur, assez bas sur le sol, un trou identique aux trois autres. Par ailleurs, dans le fonds du couloir, ils observent un braséro en activité, diffusant de la lumière et, à proximité, une cage en bois avec des barres en métal, haute d'un mètre quatre-vingt, vide et fermée. Une barrique est également visible. Tirash signale à ses compagnons :
- "Un seul trou, c'est pour désactiver le piège précédent... A priori, on doit être tranquille."
- "Je l'entends bien comme ça, Tirash..." réagit Fànaviryan.
- "Mais on va avancer prudemment quand même..." suggère Tirash.
- "Ouais, ouais..." confirme Fànaviryan.

Fànaviryan et Tirash aperçoivent, alors, une ombre se déplacer, cherchant à s'éloigner de la lumière. Tirash signale à ses compagnons :
- "Hey !"
- "Ouais !!" répond Fànaviryan.

Tirash demande à Roulard, Elidyr et Daëgon de se rapprocher pendant que Fànaviryan s'apprête à lancer sa torche dans le fonds de la pièce. La torche n'arrive pas, tout à fait, à l'endroit voulant, s'étant rapprochée de la cage. Elidyr fait de même avec le même résultat. En avançant de quelques pas, les compagnons remarquent Gachet, au coin d'un mur, tenant dans sa main un arc et une flèche encochée. Daëgon avance, alors, de quelques pas pour pouvoir voir Gachet pendant que Tirash se rapproche tout en se mettant à couvert derrière le tonneau. Fànaviryan sort son épée Wesmin tout en mettant, en avant, son bouclier. Elle crie alors en direction de Daroth :
- "Le petit morceau de bois ne te dérange pas ??"

Daroth sort, alors, de l'ombre, derrière Gachet et s'apprête à charger Fànaviryan mais, en voyant Tirash accroupi derrière le tonneau, il se tourne vers lui. Gachet en profite pour décocher sa flèche vers l'Elfe mais sa blessure le rend fébrile et l'homme lâche sa flèche au mauvais moment. La flèche vient percuter le mur à quelques mètres de Fànaviryan. Elidyr vient au contact de Daroth à côté de Tirash. Daëgon décoche sa flèche en direction de Daroth qui la reçoit sur le flanc. La pointe de la flèche vient transpercer la peau au niveau des côtes de façon superficielle. Daroth gémit de douleurs. Tirash en profite pour lâcher son arc et vient porter un coup de poing à Daroth qui, au dernier moment, fait apparaître sa dague. Daroth a un mouvement de recul mais a laissé trainer son pied gauche. Tirash en profite pour planter violemment sa dague dans le pied, les os craquent avec la puissance du coup. Daroth crie de douleurs et se prend le coup d'épée d'Elidyr qui l'attaque simultanément. Le coup à l'avant-bras est puissant mais Daroth retire son bras au bon moment pour ne pas se le faire arracher. Le bout de la lame transperce, quand même, la peau. Daroth recule, de nouveau, d'un pas, lâche sa dague et son épée et lève les bras en grimaçant de douleurs. Du sang s'écoule du pied blessé par la lame magique de Tirash. Daroth semble, d'ailleurs, en train d'essayer de comprendre comment l'homme du sud a réussi à sortir sa dague aussi rapidement mais sans en trouver la réponse. Elidyr met sa lame à proximité de la gorge de Daroth. Tirash lui dit alors :
- "Allonge-toi sur le ventre !"
- "J'ai mal ! J'ai mal !!" répond Daroth en s'allongeant.

Au même moment, Fànaviryan se précipite sur Gachet qui, lorsqu'il voit Fànaviryan devant lui, il lâche son arc et lève les mains en l'air et crie :
- "Ne me frappez pas, je me rends !!"

Fànaviryan, du plat de l'épée, vient frapper l'épaule de Gachet qui chancelle et crie :
- "Je me rends ! Je me rends !!"
- "Tu es sans honneur ! Tu mérites de mourir sale traitre !!" répond Fànaviryan en levant son épée de défi. Gachet se protège le visage de crainte de recevoir un coup.
- "Je me rends ! Je me rends !" lance Gachet.
- "Tu es sans honneur et tu seras pendu par un Roi !" répond Fànaviryan puis ajoute : "Allonge-toi au sol."

L'homme s'exécute et Fànaviryan va sortir de son aumônière une lanière en cuir qu'elle va passer aux mains de l'homme dans son dos.

Gachet se met alors à genoux, la tête baissée.

Daëgon se décale de quelques pas et encoche une nouvelle flèche. Roulard fait tournoyer sa fronde, prêt à tirer sur l'un des deux hommes s'ils agissent violemment.

Après avoir attaché les deux hommes, Fànaviryan puis Daëgon s'approchent de Daroth pour évaluer les soins à lui apporter au niveau du pied. Dans un premier temps, Fànaviryan tente d'arrêter l'hémorragie sans ménager ses gestes. Daroth hurle de douleurs devant les soins inefficaces de l'Elfe qui prend un certain plaisir à rendre les soins douloureux. Elle va, ainsi, retirer la botte sans aucun ménagement. Daëgon vient, rapidement, prendre la place de l'Elfe pour porter les premiers soins qui vont prendre quelques minutes à se réaliser.

Pendant que Daëgon porte les soins, les autres vont fouiller la pièce qui est un cul de sac. Trois paillasses sont installées au sol, dans un coin, non loin, un sac avec cinq couvertures. Une table et deux bancs sont aussi présents, des jarres avec des provisions sont à disposition, de la nourriture séchée (viande, fruits), du vin.

Ils vont, également, y trouver du matériel, en particulier des armes : quatre arcs, une hallebarde, de la corde, un grappin, un croquis réalisé à la main et un parchemin officiel. Les deux parchemins sont stockés dans une boite posée sur la table. Le premier parchemin est un dessin représentant un plan de forts dans des collines. Daëgon va reconnaitre les noms indiqués, il s'agit de forteresses de l'Arthedain. L'autre parchemin est un document officiel qui autorise le titulaire d'accéder au palais royal de Fornost Erain.

Les compagnons vont se diriger vers le coffre, massif, environ deux mètres de long, un fermoir bloque l'ouverture mais n'est pas verrouillé. Fànaviryan signale :
- "Tirash, il faudra que tu penses à acheter des cadenas chez les Nains..."
- "C'est noté !" répond Tirash.
- "S'il n'y a pas de cadenas sur le coffre, c'est qu'il est vide... Mais ça servira !!" signale Fànaviryan puis ajoute : "Il va falloir venir avec un chariot avant que leurs associés n'arrivent pour les vider ! Là, on va pouvoir mettre les deux sur les chevaux. On va essayer de récupérer un maximum..."

Tirash observe le fermoir du coffre, le manipule et va, prudemment, l'ouvrir et soulever le couvercle du coffre et y découvrir, à l'intérieur, des vêtements, dix-huit écus d'or ainsi que du matériel d'écriture finement ouvragé et un casque dans un style nain enroulé dans un foulard. En sortant les habits, ils constatent qu'ils sont variés, une tenue de paysan, de noble, de marchand et d'artisan.

Tirash prend le casque dans sa main et est surpris par le poids. En effet, l'objet est en argent, avec des runes gravées dessus. Il couvre une grande partie de la tête, sauf les yeux, la bouche et le menton avec une protection sur le nez. Tirash tend le casque à Fànaviryan qui l'observe pendant quelques minutes et annonce à ses camarades :
- "Il s'agit d'un casque en Mithril !! Qui a été fabriqué par des nains, les gravures sont dans la langue des nains... Je ne pourrais pas lire son histoire, Tirash... Il a dû être porté par une personnalité naine... Non, non, non !! Reprends ça, Tirash, je ne peux pas porter ça !! Non ! Pas un casque de nain !!"
- "Dommage... C'est en Mithril !!" taquine Daëgon.
- "Il va me falloir du temps avant de lancer dans cette idée... Ça peut être un bon laisser-passer avec notre histoire... Ça pourrait servir de monnaie d'échange et on pourra en apprendre plus avec les Nains, Tirash." réagit Fànaviryan.
- "Oui, il faudra que l'on fasse quelque chose avec ça..." confirme Tirash.
- "Tu ne veux pas t'en servir, Fana, pour aller au combat ??" demande Daëgon.
- "Il faut... vraiment... que l'on soit en danger pour que j'en serve..." répond Fànaviryan hésitante puis ajoute : "En tout cas, il y a une chose intéressante, on va avoir un peu plus de soutien vis-à-vis des nains par rapport au fait qu'ils vont être intéressés de savoir comment les gars d'ici ont mis la main sur une telle relique..."
- "Il faudra que l'on fasse vider la grotte." évoque Daëgon.
- "Ouais !" confirme Fànaviryan.

Les compagnons rassemblent les affaires et réfléchissent à leur transport. Fànaviryan demande :
- "Est-ce que l'on ne pourrait pas mettre les couvertures dans le coffre et puis, après, qu'à deux, on pourrait accrocher le coffre à deux."
- "Attend ! Gachet, il pourrait porter des affaires..." suggère Daëgon.
- "Après, est-ce que l'on a besoin de s'emmerder avec des couvertures ?" questionne Tirash.
- "C'est histoire de les priver d'éventuelles personnes qui reviennent." répond Fànaviryan.
- "De toute façon, on va dénoncer la cache." propose Daëgon.
- "Oui ! Le Magistrat va, sans doute, envoyer des hommes à moins que l'on garde cette histoire de cache rien que pour nous mais, dans ce cas-là, ça veut dire qu'elle peut servir à nouveau. Il vaut, donc, mieux prévenir le Magistrat afin que la cache soit supprimée." propose Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "On prend les objets de valeur et on laisse le reste. Moi, ça me semble bien, non ?" propose Tirash.
- "Oui, moi aussi !" confirme Daëgon.
- "Fana, est-ce que l'on laisse le casque en Mithril ou pas ??" questionne amuser Tirash.
- "Ah, non, non, non !!" réagit vivement Fànaviryan.
- "Je vois que l'on est d'accord..." confirme Daëgon.
- "En priorité, on récupère les arcs, les carquois et toutes les armes." propose Fànaviryan.

Daëgon va inspecter les carquois et les flèches et constate qu'elles sont en bon état sans être, toutefois, d’une qualité supérieure comme le reste du matériel présent. Valgran interpelle les compagnons et leur dit :
- "Je vais appeler les deux autres pour leur dire de venir."
- "Ouais !" confirme Tirash puis demande : "Et comment ça va Gidéon ?"
- "Ça va... Il en a vu d'autres..." répond Valgran.
- "Il faut que l'on essaye de rentrer rapidement quand même..." suggère Tirash.
- "Ouais, ça serait pas mal..." confirme Valgran.
- "En rentrant à pied, on pourrait mettre les deux prisonniers à plat ventre sur le cheval et avec un système de cordes, attacher le coffre entre deux chevaux, en rentrant à pied." suggère Fànaviryan.
- "Pourquoi tu veux garder ce coffre ?" demande Tirash.
- "C'est pratique et ça permet de ne pas trop s'embêter." évoque Fànaviryan.
- "C'est vrai quand il est dans le chariot, c'est bon. On peut dire qu'on ira le récupérer en revenant de Fornost Erain." propose Tirash.
- "Là, il y a les affaires." indique Fànaviryan.
- "On peut mettre deux morceaux de bois tendus derrière un cheval derrière avec une toile entre les deux." propose Tirash.
- "Oui, voilà !" confirme Fànaviryan.
- "Histoire de pouvoir passer partout. On peut, d'ailleurs, en fabriquer un avec les couvertures." indique Tirash.
- "On peut faire ça avec la table et les quatre pieds de la table. Tu attaches les pieds de la table à la selle du cheval. On traine la table et la table peut faire un support sur lequel on peut poser les couvertures et caler le coffre. Qu'est-ce que vous en pensez ??" demande Fànaviryan.
- "Moi, j'en pense que l'on ne s'emmerde pas avec le coffre. On demande au Magistrat s'il peut le rapatrier quand il enverra des hommes et si on peut le récupérer en revenant de Fornost Erain. Et puis, si on ne peut pas, on ne peut pas... Et puis, on a un blessé à ramener" évoque Tirash.
- "Il serait bien que l'on puisse rentrer rapidement." évoque Valgran.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 02:05 / 03:15 - Fron mène l'enquête - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

Fron rejoint la salle communale où trois miliciens surveillent les affaires et les alentours. Les quatre domestiques de Roane sont présentes dans la salle avec les quatre compagnons de Fánaviryan. Túdur, en voyant Fron arrivé, lui demande :
- "Alors, qu'est-ce qui se passe ?"
- "Les trois prisonniers d'Angmar se sont évadés. Ils ont été aidés et, par contre, les trois autres prisonniers sont toujours bien en cellules." explique Fron.
- "On reste là ?" demande Túdur.
- "Oui, il faudrait rester garder la salle communale. Est-ce que l'un de vous pourrait m'accompagner ? Je vais jusqu'à l'auberge ?" demande Fron.
- "Oui, je veux bien." répond Túdur.

Sur le chemin vers l'auberge, Fron demande à Túdur :
- "Tu t'es réveillé au cours de la nuit ? Tu aurais vu quelque chose de notre camp ?"
- "J'ai eu une envie de pisser à un moment donné. Je suis sorti. Le village était bien calme mais j'ai vu de la lumière et j'ai trouvé ça bizarre..." répond Túdur.
- "Où ça ?" demande Fron.
- "De l'autre côté de la place, de l'autre côté de la route." répond Túdur.

Fron amène Túdur de l'autre côté du village jusqu'à l'auberge. La porte principale de l'établissement est fermée à clef. En faisant le tour de l'établissement, une porte de service est, quant à elle, fermé mais s'ouvre en actionnant la poignée. Fron et Túdur s'engagent dans un couloir de l'auberge, dans l'obscurité. Fron demande :
- "Tu n'as pas une torche Túdur ?"
- "Ah merde ! Je l'ai oubliée..." répond Túdur.

Fron remarque, rapidement, un lot de bougie près de l'entrée. Il en allume une ainsi que Túdur et ils vont ainsi progresser dans le couloir à la lumière des bougies. Les premières pièces sont les cuisines et les réserves puis, en ouvrant une porte, il entend du mouvement puis une voix qui grommelle :
- "Qu'est-ce qui se passe ? Qui est là ?"
- "Aubergiste, c'est vous ?" demande Fron.
- "Ouais, c'est qui ? Ben, vous êtes qui vous ??" répond l'aubergiste.
- "On fait partie de la compagnie de l'escorte des marchands qui sont venus dans votre auberge hier." explique Fron.
- "Ah ouais... Mais qu'est-ce que vous faites là ??" demande l'aubergiste.
- "Il y a des prisonniers qui se sont échappés et on voulait vérifier que tous les membres de notre caravane étaient toujours là." explique Fron.
- "Rhaaa... Mais on ne peut pas dormir... Rhaaaa.... Moi, je me lève tôt !!" répond l'aubergiste.
- "Est-ce que vous avez entendu du bruit pendant la nuit ?" demande Fron.
- "Non..." répond l'aubergiste.

L'homme allume la lanterne posée non loin de lui, vient observer Fron et Túdur puis les guident à travers l'auberge. L'aubergiste va venir, au rez-de-chaussée, frapper à la porte d'une première porte. Un grognement sourd se fait entendre après quelques secondes puis un nain, Kriall, vient ouvrir la porte et grogne :
- "Qui ose de déranger en pleine nuit ?? Qu'est-ce qui se passe dehors ??" puis ajoute : "Je ne suis pas sûr de revenir de sitôt dans votre établissement Monsieur !!"
- L'aubergiste recule de quelques pas en montrant Fron du doigt.
- "Je voulais vous dire que nos prisonniers se sont échappés et que l'on ne va, sans doute, pas partir dès demain matin, dès le lever du jour." annonce Fron.
- "Qu'est-ce que tu me dis là, toi ??" lance Kriall en refermant bruyamment la porte.

L'aubergiste se tourne vers Fron et lui demande :
- "On continue ?"
- "Oui mais pas les Nains ! Juste les marchands et la noble." précise Fron.

L'aubergiste montre trois autres chambres et dit en chuchotant :
- "Là, ce sont les chambres des trois autres nains... Ils ont pris chacun une chambre..."
- "Chut !!! Faites-moi de bruit !!!" hurle Kriall.
- "il faut que l'on fasse moins de bruit..." confirme l'aubergiste.
- Un autre grognement se fait entendre dans une autre chambre.
- "On va monter à l'étage." propose l'aubergiste.

L'aubergiste suivi de Fron montent à l'étage. L'homme frappe à une porte. Une voix féminine se fait entendre après quelques instants et demande :
- "Oui ??"
- "Madame Cerfblanc, madame Cerfblanc, c'est Fron de la Compagnie." répond Fron Sacquet.
- "Oui, qui y a-t-il ??" demande Roane Cerfblanc.
- "Nos prisonniers se sont échappés !" répond Fron.
- "Ah !! Attendez..." répond Roane Cerfblanc.

Fron entend du bruit dans la chambre puis la porte vient s'entrouvrir et Roane dans une tenue de nuit demande :
- "Oui ?" avec une légère inquiétude dans la voix.
- "Les trois agents d'Angmar se sont échappés. Et mes compagnons sont partis à leur poursuite et nous ne devrions pas partir demain matin à la première heure." explique Fron et ajoute : "Vous avez entendu du bruit cette nuit ?"
- "Non ! Je dormais... Et Tamir ?" demande Roane.
- "Il est toujours dans sa cellule." répond Fron.
- "Ah ! D'accord... C'est entendu." réagit Roane en refermant la porte de sa chambre.

Fron prend quelques secondes pour réfléchir aux réactions de Roane et estime qu'elle semble avoir agi de manière spontanée, sans arrière-pensée ou fourberie puis demande à l'aubergiste de poursuivre la visite des chambres. L'homme vient frapper à la porte et une voix endormie répond :
- "Oui ??"
- "C'est Fron Sacquet de la Compagnie." répond Fron.
- "Qu'est-ce qui se passe ??" demande l'homme.
- "Nos prisonniers se sont échappés." annonce Fron.

Un silence règne alors dans l'auberge puis la porte de la chambre s'ouvre. Revelin ouvre la porte, le marchand à cheval. Fron annonce alors :
- "Mes compagnons sont partis à leur poursuite et nous ne partirons, sans doute, pas demain matin à la première heure."
- "D'accord..." répond Revelin.
- "Sans doute pas demain matin..." indique Fron.
- "Vous savez pour combien de temps, on en aura à attendre ?" demande Revelin.
- "Pour le moment, je ne sais pas, on en saura plus demain matin et si jamais vous souhaitiez continuer votre route, si vous êtes pressé, nous comprendrions…" indique Fron.
- "Non, ça ira..." répond Revelin.
- "Très bien... Je vous laisse dormir..." répond Fron.

L'homme semble, à moitié endormi et referme la porte. Fron réfléchit quelques instants et ne voit aucun élément qui l'alerte sur l'attitude de Revelin. Fron et l'aubergiste se rendent à une nouvelle chambre. Fron frappe à la porte et un homme répond :
- "Oui..."
- "Excusez-moi de vous déranger, je suis Fron de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Je viens vous dire que nos prisonniers se sont échappés." annonce Fron.
- "Ah !! Et donc ??" demande Imrinn.
- "Et donc, nous ne partirons, sans doute, pas demain matin. Nous ne partirons, sans doute, pas tôt demain matin. Mes compagnons sont partis à leur poursuite." explique Fron.
- "Ah ! Je vais pouvoir dormir plus longtemps, merci ! Bonne nuit !" répond Imrinn.
- "Et, est-ce que vous avez entendu du bruit dans l'auberge cette nuit ?" demande Fron.

L'homme se déplace dans sa chambre et vient ouvrir la porte et demande :
- "Mais ce sont quels prisonniers qui se sont enfuis ?" demande Imrinn.
- "Les trois prisonniers d'Angmar : Daroth, Gachet et Ernoald." répond Fron.
- "Ah !! Et c'est embêtant pour vous, ça ??" demande Imrinn.
- "Hé bien, assez oui..." répond Fron.
- "Ah mince... Moi, je dormais..." indique Imrinn l'air souriant.
- "Vous n'avez rien entendu ?" demande Fron.
- "Non..." répond Imrinn.
- "Entendu..." répond Fron et ajoute : "Je vous laisse dormir. On vous tiendra au courant demain matin..."
- "D'accord, très bien ! Bon courage !" lance Imrinn.
- "Merci !" répond Fron.

Fron, en retournant dans le couloir, s'interroge sur le comportement d'Imrinn. Lorsque Fron a prononcé le nom des trois prisonniers, l'homme semblait bouger les lèvres comme s'il prononçait, lui aussi, le nom des hommes. Le geste semblait quasi imperceptible mais Fron, par sa concentration, a pu déceler le mouvement de ses lèvres. Après cette réflexion, Fron va voir le dernier marchand. L'aubergiste montre une certaine lassitude, Fron lui dit :
- "C'est le dernier ! Vous allez pouvoir vous coucher par la suite."
- "Ouais... Je ne suis pas sûr... Je vais aller sortir mon épée, ils vont, peut-être, avoir besoin de moi également..." répond l'aubergiste.

Fron frappe à la dernière porte des chambres de l'auberge. Fron entend un grognement puis :
- "Qu'est-ce qu'il y a !!! Il fait nuit encore !!"
- "Oui, excusez-moi de vous déranger." indique Fron.
- "Oui, vous me dérangez !!" répond Niocol.
- "C'est Fron de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Je viens vous prévenir que nos prisonniers se sont échappés et que nos compagnons sont partis à leur poursuite." explique Fron.
- "Ouais et alors ?" demande Niocol.
- "Il se peut que l'on ne parte pas demain matin à l'aube." annonce Fron.
- "Dans ces cas-là, vous me rembourserez ?" demande Niocol.
- "Pas de problèmes." répond Fron.

Fron entend alors des bruits de pas. Niocol ouvre la porte, regarde Fron avec un regard noir puis Fron lui dit :
- "Nous sommes désolés que ça soit arrivé mais ils n'étaient plus sous notre surveillance. Tant que j'y pense, vous avez entendu du bruit cette nuit dans l'auberge ?" demande Fron.
- "Je vous préviens. Je ne vais pas parler de vous en bien... C'est vous qui êtes censé être les professionnels ?? Et vous laissez des prisonniers s'enfuir !! Bravo !" lance Niocol.
- "Bah... Nous n'étions pas en charge de leur surveillance lors de cette halte." évoque Fron.
- "Alors, évidemment, vous avez des excuses, c'est ça ??" lance Niocol.
- "C'est ça..." confirme Fron.
- "On se décharge sur les autres..." lance Niocol puis ajoute : "Non, je n'ai rien entendu..."
- "Très bien. Je vous laisse dormir..." indique Fron.
- "Ouais, j'en prends bonne note..." indique Niocol en refermant la porte.

Fron réfléchit quelques instants et estime que Niocol était sincère dans sa colère et ne semblait pas cacher d'éléments particuliers. Fron sort sa bourse et tend une pièce d'argent :
- "Tenez pour le dérangement."
- "Ah bah merci..." répond l'aubergiste.
- "Je suis désolé de vous avoir dérangé en pleine nuit." remercie Fron.
- "Vous voulez boire une petite bière ?" demande l'aubergiste.
- "Tu veux boire une bière, Túdur ?" demande Fron à Túdur.
- "Oh ben oui !!" répond Túdur en souriant.
- "Bon, rapidement, alors, on a des choses à faire !!" annonce Fron.

Griff quitte Fron et Túdur en disant :
- "Maintenant que je suis réveillé, je vais aller voir ce qui se passe."

Griff retourne dans sa chambre et va s'habiller pour pouvoir tenir quelques heures dehors.

Fron dit à Túdur :
- "On boit juste une petite bière le temps que Griff, l'aubergiste, se prépare. Il allait voir les soldats pour voir s'ils ont besoin de lui."
- "C'est entendu !" répond Túdur.

L'homme et le hobbit finissent leur bière et vont rejoindre Griff et vont, tous les trois quitter l'auberge. Fron interpelle à Túdur et lui chuchote :
- "Je vais rester là. Est-ce que tu peux ramener le Magistrat ou un officier avec quelques gardes."
- "D'accord" confirme Túdur.

Túdur et Griff vont alors quitter les lieux et se dirigent vers le sud pendant que Fron se glisse dans la haie en face de l'auberge pour observer l'entrée secondaire de l'établissement et être planqué. Fron va, ainsi, attendre pendant plusieurs minutes avant de voir des lumières qui se dirigent vers l'auberge. Il finit par reconnaître Túdur accompagné du Magistrat Brégol ainsi que quatre hommes armés, sans avoir une tenue de garde. Fron sort de sa cachette et va en direction du groupe d'hommes. Brégol s'arrête et demande à Fron :
- "Vous désiriez me voir..."
- "Oui, je suis passé voir les personnes que nous escortions et il y a l'un des marchands qui a eu un comportement extrêmement suspect. Par ailleurs, mon ami, ici, Túdur, a vu de la lumière qui semblait être proche de l'auberge au cours de la nuit, un petit peu, avant les incidents."
- "Alors quand vous dites suspect ? Qu'est-ce que vous entendez par là ?" demande Brégol.
- "Il ne semblait pas surpris et semblait même satisfait quand je lui ai annoncé que les prisonniers s'étaient échappés." explique Fron.
- "Hum... Hum..." réagit Brégol.
- "Il serait, peut-être, bon de le fouiller. Peut-être, trouverez-vous des indices d'Angmar dans ses affaires ou l'interroger..."
- "C'est un peu mince ce que vous avez là..." répond Brégol en réfléchissant quelques instants puis ajoute : "Bon, en même temps, c'est la seule piste que l'on a... Je vais aller chercher des hommes."

Brégol se tourne vers l'un des villageois et lui dit :
- "Va me chercher quatre autres villageois !"
- "Oui, bien sûr, capitaine !" répond le villageois.

Lorsque l'homme quitte les lieux, Fron intervient auprès de Brégol et lui dit :
- "Par contre, vous comprenez que nous sommes censés escorter ces marchands et aux yeux des autres, l'indice ne peut pas venir de moi."
- "J'entends... J'entends bien..." répond Brégol.
- "Mais j'ai, quand même une conviction très forte par rapport à son comportement que j'ai vraiment trouvé très suspicieux." explique Fron.
- "Donc, ça veut dire que vous avez vu les autres marchands ?" demande Brégol.
- "Oui !" répond Fron.
- "Est-ce que vous avez remarqué un comportement particulier chez les autres ?" demande Brégol.
- "Non, non... Rien de particulier. J'ai même pu voir Madame Cerfblanc aussi. Je pouvais avoir un doute aussi mais c'est, vraiment, cette personne et son comportement qui m'a, vraiment, interpelé." répond Fron.
- "D'accord." répond Brégol.

Quelques minutes vont s'écouler.

Fron demande, pendant ce temps, à Túdur :
- "Est-ce que tu as remarqué un comportement bizarre des clients de l'auberge ?"
- "Je ne sais pas trop... Peut-être quelque chose... Mais pas sûr..." répond Túdur.

Puis Fron va aller voir Brégol et lui dit :
- "Si vous souhaitez fouiller les affaires, les agents d'Angmar peuvent avoir des bagues ou des poisons et d'un objet qui aurait pu l'administrer."
- "C'est noté."

Cinq hommes vont arriver. Brégol va ordonner :
- "Venez avec moi !"

Puis Brégol s'adresse à Fron et dit :
- "Quatre de mes hommes vont fouiller sa chambre et je vais l'amener dans mon bureau pour l'interroger."
- "D'accord !" répond Fron.
- "Vous quatre, vous resterez dans l'auberge et vous allez fouiller la chambre pendant que j'amène le marchand à mon bureau. Vous me rapportez tout, les objets suspects, dangereux, les objets de valeur, ce genre de choses..." annonce Brégol en désignant quatre villageois.

Brégol, les huit hommes présents ainsi que Fron entrent dans l'auberge. Le Hobbit va guider le Magistrat dans l'établissement jusqu'à la chambre d'Imrinn. Túdur reste dehors. Brégol vient frapper à la porte de la chambre d'Imrinn qui répond après quelques secondes par :
- "Oui ?"
- "Magistrat Brégol ! Ouvrez la porte !" annonce Brégol.

Imrinn vient ouvrir la porte, un air de surprise tout en gardant une certaine bonne humeur. Il demande alors :
- "Qu'est-ce qui se passe ?"
- "Veuillez me suivre Monsieur..." répond le Magistrat.
- "Rassurez-vous, ce n'est qu'un malentendu. Je vais régler ça !" annonce Fron avec conviction.

Imrinn s'habille, sort de sa chambre et va suivre le Magistrat vers l'extérieur de l'établissement. Fron va attendre dans le couloir et dès qu'il ne voit plus Brégol et Imrinn, il se rend dans la chambre et dit aux quatre villageois :
- "Si vous trouvez des petites fioles ou un objet pointu qui pourrait, éventuellement, administrer un poison, cherchez bien ce genre de choses ainsi que des bagues."
- "D'accord..." répondent les hommes.

Puis Fron descend l'escalier, se rend dehors, retrouve Túdur qui l'attendait et Túdur lui demande :
- "Alors, vous avez trouvé des choses ??"
- "Pour le moment, non mais ça fouille. Donc si tu veux, tu peux retourner au camp ou aller rejoindre les autres soldats s'ils ont besoin d'aide..." suggère Fron.
- "Je... Je vais rester là... à surveiller près de l'entrée de l'auberge." répond Túdur.
- "D'accord ! Très bien..." répond Fron.

Fron se dirige vers la maison du Magistrat qui amène Imrinn à son bureau escorté de quatre hommes. En arrivant, Imrinn est installé dans le bureau et est fouillé par l'un des villageois. Imrinn avait sur lui quatre pièces d'argent. Brégol demande à ses quatre hommes de sortir ainsi que Fron qui demande :
- "Cet homme est sous ma protection, puis-je assister à votre entretien ?"
- "Dans un premier temps, je souhaite mener l'entretien seul. J'entends qu'il est sous votre protection. Sachez qu'en tant que Magistrat d'Occum, j'ai pour habitude d'interroger par moi-même et seul." répond Brégol.
- "Entendu..." répond Fron.

Deux hommes vont se mettre juste derrière la porte et deux autres, dehors, à l'entrée de la maison. Fron reste dans le couloir avec les deux villageois. Fron s'assoit par terre, ne fait plus de bruit et essaye d'écouter, l'air de rien... La discussion dans le bureau du Magistrat va durer un certain temps. Fron arrive à entendre les deux hommes qui parlent mais le ton reste calme pendant tout l'entretien. Aucun des deux ne va hausser la voix ou accentuer son propos.

Au bout de quarante-cinq minutes, deux hommes entrent dans la maison, il s'agit de deux des gardes qui ont fouillé la chambre d'Imrinn. Aussitôt, l'un des deux vient frapper à la porte du bureau du Magistrat. Fron en profite pour demander :
- "Vous avez trouvé quelque-chose ??"
- "Non, rien de spécial..." répond le garde.

Brégol ouvre la porte et viens dans le couloir et demande :
- "Alors, qu'est-ce que vous avez trouvé ?"
- "De l'argent... Nous avons cherché ce que vous avez évoqué..." indique l'homme en se tournant vers Fron.
- Brégol se tourne également vers Fron et lui demande : "Qu'est-ce que vous lui avez demandé de chercher ?"
- "Des petites fioles qui pourraient contenir quelque chose..." explique Fron.
- "Alors, par rapport à cela ?" demande Brégol.
- "Non, rien... On a vraiment fouillé toute la chambre, il n'y avait rien..." répond le garde.

Brégol se tourne vers Fron, de nouveau, et dit :
- "Je n'ai pas grand-chose, je vous avouerai... Il nie être sorti cette nuit. Dans ses motivations, dans son histoire, je n'ai pas d'éléments qui tiennent la route. Je pense que d'ici un quart d'heure, vingt minutes, je vais devoir le relâcher..."
- "Bon... Il vous reste deux hommes là-bas, je vais aller voir avec eux si je trouve quelque chose..." évoque Fron.
- "Je vous laisse vingt minutes." propose Brégol.
- "Entendu ! Merci !!" répond Fron.

Brégol rentre dans son bureau faisant, par là-même, sortir les deux gardes. Le troisième homme va repartir en direction de l'auberge accompagné de Fron. En arrivant devant "La Flasque de Mithril", Túdur vient en direction de Fron et lui demande :
- "Alors ?"
- "On n'a rien trouvé pour le moment..." répond Fron.
- "Ah mince... Ils m'ont dit qu'au niveau de la chambre, il n'y avait rien..." évoque Túdur.
- "Non..." indique Fron en réfléchissant.

Le Hobbit commence à regarder l'arrière de l'auberge là où se trouve les chariots dont celui d'Imrinn. Fron demande à Túdur :
- "Tu pourrais aller fouiller le chariot d'Imrinn ?"
- "Ouais..." répond Túdur.
- "Essayes de voir s'il n'y a pas une cache ou quelque chose soit d'évident, soit de cacher sous le chariot. Je vais aller regarder un peu la chambre et, peut-être, que je te rejoindrais après." propose Fron.
- "D'accord..." répond Túdur.

Túdur se dirige dans l'enclot où sont stationnés les chariots et se dirige vers le chariot d'Imrinn.

Fron se dirige dans l'auberge et va directement dans la chambre d'Imrinn. Deux gardes y sont présents. Fron constate que le marchand est venu avec un sac en cuir dont les affaires ont été étalées au sol. Le coffre de la chambre a été ouvert et ne semble pas avoir été investi par le marchand. Tous les draps du lit ont été enlevés. Le sac en cuir contenait des vêtements.

Fron va prendre le manteau à capuche et va le fouiller attentivement, vérifiant d'éventuelles poches secrètes et objets à l'intérieur. N'ayant rien trouvé, Fron va observer la chambre et chercher une éventuelle cache, un lieu qui permettrait de cacher des objets mais, après une fouille minutieuse, rien ne semble prêter une attention particulière au Hobbit.

Après une dizaine de minutes d'une fouille minutieuse, Fron quitte la chambre et va voir Túdur dehors au niveau du chariot d'Imrinn. Túdur lui dit :
- "J'ai commencé à fouiller mais je n'ai rien vu de spécial... Tu veux m'aider ?"
- "Ouais, un petit peu... Il faudrait rechercher sur les affaires du dessus, sur les affaires accessibles facilement. Moi, je vais chercher sur le chariot en lui-même." propose Fron.

Fron va se mettre sous le chariot et va commencer à inspecter le dessous du chariot. Fron constate un endroit qui ne semble pas adapté au chariot. Aucun élément ne semble permettre d'ouvrir l'emplacement mais en allant regarder un peu plus loin, Fron constate qu'il peut glisser son doigt dans un trou où un crochet peut être actionné. Fron alerte Túdur et lui dit :
- "Túdur, va chercher les deux qui sont dans la chambre !"

Fron continue de jouer avec le mécanisme pour bien le comprendre puis constate que des lumières viennent vers l'auberge. Fron constate que les lumières s'approchent de l'auberge, il s'agit du Magistrat, de quatre soldats et d'Imrinn. Lorsque Fron constate que le groupe continue son chemin, le Hobbit les interpelle et leur dit :
- "Excusez-moi, sieur Imrinn, je voulais être sûr qu'on ne se trompait pas. Est-ce que vous pouvez nous ouvrir ça ?" en montrant la cache sous le chariot.

Brégol vient avec ses hommes et Imrinn près de Fron et Brégol demande au marchand :
- "Ceci est votre chariot ?"
- "Mais bien sûr, c'est le mien !!" répond Imrinn puis regarde la trappe qui permet d'actionner la petite boite et, l'air surpris, dit : "Ah ! Mais c'est quoi ça ?? Je ne connaissais pas l'existence de cette trappe... Et qu'est-ce donc Monsieur Sacquet ?"
- "Mais c'est à vous de nous le dire, c'est votre chariot." indique Fron.
- "Oui, en effet, c'est mon chariot..." répond, amusé, Imrinn et ajoute : "Je vous avouerai que je l'ai acquis assez récemment. On ne me l'avait pas vendu avec ce petit mécanisme."

Fron actionne le mécanisme qui ouvre la petite trappe sous le chariot. Imrinn est surpris en entendant la trappe s'ouvrir. Brégol se baisse et va regarder attentivement l'ouverture de la trappe puis demande à l'un de ses hommes :
- "Enfile tes gants et vient récupérer les objets qui sont dans cet endroit..."

L'homme ressort deux fioles qui, avec l'éclairage des lanternes, a un aspect noirâtre puis présente une petite sacoche en cuir qui se déplie pour présenter plusieurs aiguilles, dards, fléchettes. Imrinn est surpris de découvrir ces objets et dit :
- "Mais... Mais... Je... Je ne comprends pas..." répond Imrinn sans, toutefois, montrer une certaine sincérité dans ses propos.

Brégol réagit avec méfiance et annonce à Imrinn d'un ton solennel :
- "Vous allez me suivre Monsieur Imrinn... Vous allez passer le reste de la nuit non pas dans votre chambre mais à Dol Occum."
- "Mais... Mais... Mais... Mais pourquoi ???" réagit Imrinn.
- "Ceci est votre chariot et ce que l'on a trouvé à l'intérieur, prouve votre culpabilité. Vous devrez répondre de vos actes !" annonce Brégol.

Brégol accompagné de ses quatre soldats et du marchand se dirigent alors vers le sud du village à Dol Occum. Fron va accompagner Brégol en compagnie de Túdur qui, entretemps, est revenu de l'auberge. Imrinn est amené dans les geôles du fortin puis lorsque tout le monde est sorti de Dol Occum, Fron lui dit :
- "Je voulais m'excuser au nom de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate pour avoir amené ici, à Occum, une personne qui a nui à votre village..."
- "Chaque chose en son temps, Monsieur Sacquet... Nous mesurons, un peu plus tard, les responsabilités de chacun. A l'heure actuelle, je n'accuse personne. Celui qui est actuellement à Dol Occum semble avoir de mauvaises intentions malgré ce qu'il peut dire. Nous tirons au clair tout cela un peu plus tard. Je vais prendre quelques dispositions et allez me reposer un petit peu. Vous devriez en faire autant." conseille Brégol.
- "Oui !" répond Fron.
- "Et avez-vous des nouvelles de vos compagnons ?" demande Brégol.
- "Non..." répond Fron.

Brégol retourne à Dol Occum pendant que Fron et Túdur regagnent la salle communale.

Session N°112

Le 22/11/2023

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 01:30 / 02:30 - L'évasion des prisonniers - Cavalier de l'Arthedain - Enrin - Lieu : Occum - Dol Occum

Daëgon dit à ses compagnons :
- "Il se passe un évènement qui ne va pas du tout... J'ai entendu un cri et des propos indiquant : "Les prisonniers se sont évadés !!". Il se passe quelque chose dehors, il va falloir que l'on aille voir.
- "Oui, en effet, il faut aller voir !" répond Tirash.

Daëgon enfile, rapidement, ses vêtements, prend son arc, son carquois avec ses flèches et attache sa ceinture avec le fourreau de son épée.

Fron et Tirash s'habillement rapidement, à la suite et prennent, eux aussi, leur arc, leur carquois et leur épée.

Fánaviryan va prendre le temps de s'équiper de ses protections en particulier ses épaulettes de métal puis prend son bouclier et son épée. Elle attache, également, son aumônière avec son petit équipement.

Valgran et ses compagnons s'habillent, également, rapidement ainsi que les six miliciens de Metraith.

Daëgon, prêt le premier, va sortir de la salle communale et observer la rue principale pour y observer l'activité. Il constate, rapidement, que l'activité principale se situe autour de Dol Occum, le fortin du village avec de nombreuses lumières qui convergent vers là. Le Dùnedain remarque, également, que la maison de Brégol est éclairée ainsi qu'à la porte Nord du village, sans, toutefois, y déceler une agitation. Daëgon se dirige vers le sud du village en direction de Dol Occum.

Daëgon est rapidement rejoint par Tirash, Fron, Valgran et ses trois compagnons. Ils retrouvent Merembeleg qui est à proximité de deux hommes qui sont étendus au sol. Plusieurs villageois convergent vers Dol Occum, la plupart, équipés d'épées.

Merembeleg se lève, se dirige vers les compagnons, le visage sévère et annonce :
- "Nous avons perdu plusieurs soldats ! Quatre de nos hommes sont morts !!"
- "Et les prisonniers ? Vous savez qui est parti ?" demande Tirash.
- "Non, je ne sais pas... On m'a juste dit qu'il y avait des cellules vides." répond Merembeleg.
- "Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que vous avez vu ?" demande Daëgon.

À ce moment, le lieutenant Enrin arrive et dit d'un ton ferme :
- "Bon, alors !! Qu'est-ce qui s'est passé ? Je voudrais comprendre..."

Merembeleg est alors pris par les cavaliers de l'Arthedain, les villageois qui viennent lui poser des questions. Fron interpelle Valgran et lui dit :
- "Tu m'accompagnes dans le fortin ?"
- "C'est d'accord." répond Valgran puis dit à ses trois hobbits : "Venez avec moi."
- "Je vous suis !!" répond Tirash.

Fánaviryan avec trois miliciens, Gwledig, Elidyr et Roibin, arrive au moment où une partie de ses compagnons entrent dans Dol Occum. Ils aperçoivent Daëgon qui est en train d'examiner les corps au sol. Daëgon, au premier regard, ne constate aucune trace de blessure, ni signe qui précise la façon dont ils ont été tués. Dyfed allume une torche et va éclairer Daëgon afin qu'il puisse observer plus attentivement les corps. Il signale à l'Elfe que :
- "Nos deux compagnons sont partis dans la tour."

Lorsqu'ils entrent dans le fortin, les compagnons remarquent, aussitôt, un autre soldat inanimé, étendu au sol. Il gît dans la grande salle circulaire du rez-de-chaussée de Dol Occum. Il s'agit de la salle de repos des soldats du village. Plusieurs soldats sont également présents et surveillent les lieux en discutant des évènements qui viennent de se dérouler. Fron demande aux soldats :
- "Est-ce que tous les prisonniers se sont échappés ou est-ce qu'il en reste encore ?"
- "Euh... Bah, suivez-moi !" répond le soldat.

L'homme amène Fron, Tirash et Valgran au sous-sol. Six cellules sont présentes, une série de trois de chaque côté. Ils constatent, aussitôt, que trois cellules sont ouvertes, les trois du même côté. Quatre prisonniers sont enfermés dans des cellules. Les compagnons vont aller observer les prisonniers. Ils ne connaissent pas le premier, les trois autres sont, par contre, bien connus, il s'agit des deux chasseurs Tarma et Tamir Cerfblanc. Tirash réagit aussitôt en disant :
- "Ce sont les Angmariens qui sont partis..."

Fron se tourne vers les prisonniers et leur demande :
- "Vous avez vu ce qui s'est passé ?"
- "On saura s'en souvenir... N'hésitez pas, c'est l'occasion ou jamais de gagner un petit quelque chose... Vous n'avez pas beaucoup de temps..." ajoute Tirash.

L'un des deux chasseurs Tarma se rapproche. Tirash lui :
- "Je vous écoute..."
- "Qu'est-ce que vous me proposez ?" demande le chasseur Tarma.
- "On n'a pas le temps. On glissera un mot pour vous. On pourrait vous éviter la corde, je ne sais pas..." répond Tirash.
- "Il y a un type qui est venu." commence le prisonnier.
- "Quel genre de type ?" demande Tirash.
- "Taille moyenne, il avait un manteau sur lui. On ne voyait pas son visage." explique le prisonnier.
- "Un grand ?" demande Tirash.
- "A peu près votre taille." répond le prisonnier.
- "Petit alors... Qu'est-ce qu'il a fait ?" demande Tirash.
- "Il a regardé dans les cellules et a ouvert les trois cellules qu'il y avait en face." décrit le prisonnier.
- "Il avait la clef ?" demande Tirash.
- "Ouais..." confirme le prisonnier.
- "Il leur a donné des armes ?" demande Fron.
- "Ouais..." confirme le prisonnier.
- "Ouais ! Sur nos camarades, ils leur ont piqué les épées." explique l'un des deux soldats présents au sous-sol.
- "Il y avait combien de soldats dans la tour quand c'est arrivé ?" demande Fron.
- "Ils étaient quatre." répond le soldat.
- "Donc les quatre..." analyse Fron.

Tirash se tourne vers le prisonnier et lui dit :
- "Vous avez autre chose à ajouter ? Je vous promets que je me souviendrais de l'aide que vous nous avez apportée."
- "Non..." répond le chasseur Tarma.
- "Bien, merci..." répond Tirash.

Puis Tirash se tourne vers Fron et lui dit :
- "Qu'est-ce que tu en penses, Fron ? On va informer les autres ?"
- "Oui, oui, on remonte." confirme Fron.

En retournant dehors, ils vont voir Daëgon et Fánaviryan qui ont pris du temps pour observer les trois soldats. Le constat est qu'ils sont, tous les trois morts mais ils n'ont pas réussi à comprendre l'origine de la mort. Aucun coup mortel ne semble avoir été donné. L'empoisonnement semble la théorie la plus probable sans élément observé.

Valgran et ses compagnons viennent observer les soldats au sol pendant que Fron repart aussitôt vers la salle communale.

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Le 10/05/2023

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Le 19/04/2023

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:05 / 20:40 - Discussion avec Roane - D - F - Roane Cerfblanc - Lieu : Lézeau - Maison du Magistrat

Au même moment, Fánaviryan va examiner le coffre et constate que le verrou a été forcé et crocheté. Elle peut donc l'ouvrir et y découvrir, à l'intérieur, de nombreuses pièces en or. Pendant vingt minutes, Fánaviryan et Daëgon vont fouiller le bureau, rassembler les livres, les objets personnels du Magistrat lorsque la porte du bureau va s'ouvrir. Une femme apparait dans une robe blanche très légère, brune que les deux compagnons vont reconnaître, la femme du Magistrat, Roane Cerfblanc. La femme est surprise et reste à l'entrée du bureau et observe. Fánaviryan lui lance alors :
- "Dame Cerfblanc ! Veuillez entrer, vous pouvez vous asseoir !"
- "Je n'en ai point envie..." répond Roane.
- "Ah ! Mais nous avons à parler..." indique Fánaviryan.
- "Ah !! Si c'est le cas, alors..." répond Roane en défiant du regard l'Elfe et vient s'installer dans le fauteuil et ajoute : "Alors, qu'avez-vous à me dire ?"
- "Votre mari vient d'être arrêté !" annonce Daëgon.
- "Ah... C'est fâcheux..." répond Roane.

La femme du Magistrat ne semble pas être très affectée par la capture de son mari. Fánaviryan vient s'assoir sur le coin de la table pendant que Daëgon reste debout près du bureau. Fánaviryan prend, alors, la parole :
- "Vous vous doutez qu'après tous ces événements que l'issu allait être compliqué..."
- "C'était inscrit dans les astres..." répond Roane.
- "Ah ? Vous l'aviez vu ?" demande Daëgon.
- "Et aviez-vous vu que votre mari avait pris distance avec vous ?" demande Fánaviryan.
- "En effet..." répond Roane avec un petit sourire et ajoute : "Par quelle magie avez-vous eu vent de cela Madame ? Les intuitions elfiques peut-être..."
- "Oh c'est beaucoup plus terre à terre, le journal de bord votre mari..." répond froidement Daëgon.
- "Ah qu'il est con !!" réagit Roane.
- Daëgon rit à ces propos.
- "Vos dispositions en cas d'éventuelles difficultés pour lui ?" demande Fánaviryan.
- "Vous êtes, peut-être, en danger dans la Comté ou alors vous connaissez bien des hobbits et ça va bien pour vous ? Mais, peut-être, que vous souhaitez retourner vers une cité humaine ?" demande Daëgon.
- "Hé bien, je vais demander, à ce moment-là, aux hommes du Magistrat de me conduire à
Fornost Erain." répond Roane.
- "Justement, c'est pour cela que nous avons à parler. Ce n'est pas leur chemin." indique Fánaviryan.
- "Comment ça, ce n’est pas leur chemin ?" demande Roane.
- "Ils vont rejoindre leur ville d'origine..." répond Fánaviryan.
- "Donc même eux quittent ce con de Cerfblanc !" réagit Roane Cerfblanc.
- "Il faut voir qu'il a foutu un sacré bordel quand même !!" indique Fánaviryan.
- "Il a déconné..." confirme Daëgon.
- "Ça fait un moment, en effet..." répond Roane.
- "Ça fait un moment ?" demande Daëgon.
- "Et si je vous offre vingt écus d'or. Est-ce que vous pourriez me ramener jusqu'à Fornost ?" demande Roane.
- "Nous allons bientôt à Fornost donc ça me semble tout à fait possible, effectivement !" répond Daëgon.
- "Vous partiriez quand ?" demande Roane.
- "Dès demain matin !" annonce Fánaviryan.
- "Oui ! Bientôt !" confirme Daëgon.
- "Très bien ! Ça va me laisser le temps de préparer mes affaires... Quand est-ce que Cerfblanc est pendu ?" demande Roane.
- "Il va venir à Fornost Erain avec nous." répond Daëgon.
- "Ah ? Il n'est pas pendu ?" demande Roane surprise.
- "La décision est faite qu'il réponde de ces conneries devant le roi." répond Fánaviryan.
- "Et pourquoi pas devant les Hobbits ?" demande Roane.
- "Les Hobbits ont compris que ce n'était pas dans leur avantage de massacrer un Magistrat humain et qu'ils préfèrent que les preuves aillent à Fornost Erain et que ce soit les humains qui le jugent." explique Daëgon.
- "Et constatent de l'inintérêt d'une autorité humaine dans la Comté." ajoute Fánaviryan.
- "C'est dommage... Le spectacle aurait été intéressant." lance Roane et se lève.
- "Peut-être qu'à Fornost Erain, ce ne sera pas beaucoup mieux..." indique Daëgon.
- "Madame, avant de nous quitter, nous avons une question pour votre sécurité, à savoir, si vous avez quelques informations à nous livrer sur les archers qui sont passés dans le secteur parce qu'il se pourrait qu'ils choisissent d'éviter de le faire parler ainsi que toute personne étant assez proche de lui." demande Fánaviryan.
- "Ils ont été très peu de temps ici. Leur chef était un homme charmant et charmeur..." répond Roane.
- "Auquel on cède ?" demande Fánaviryan.
- "Voyons !! À l'époque, j'étais la femme du Magistrat ! Même si, lui, pouvait céder sur de jeunes salopes, ce n'est point mon cas..." répond Roane.
- "Tout à l'heure, vous allez dire quelque chose sur le magistrat précédant la période troublée de laquelle on parle. Vous faisiez référence à quoi ?" demande Daëgon.
- "Ce pauvre Cerfblanc a toujours été dépassé par les événements..." répond Roane.
- "D'accord !" confirme Daëgon.
- "Je ne comprends même pas comment il a réussi à devenir Magistrat à ce pauvre...J'imagine que, maintenant, les autorités de Fornost vont le destituer..." estime Roane.
- "Oui, il y a de fortes chances..." confirme Daëgon.
- "C'est à grandement parier ! Je crois qu'il conviendrait que vous emmeniez ses effets de valeur qui vous seront attribués par le roi en tant que dédommagement." estime Fánaviryan.
- "Est-ce que je peux, dès à présent, vous délivrer les vingt écus pour que vous puissiez être à mon service ?" demande Roane.
- "Oui ! Ça fait office de contrat ! Tout à fait !" confirme Daëgon.
- "Très bien !" réagit Roane.
- "Nous pouvons vous accompagner !" indique Fánaviryan.
- "Nous nous engagerons à vous conduire à Fornost Erain." annonce Daëgon.
- "Très bien ! Dans ces cas-là, il serait utile que d'ici une bonne heure, vous puissiez monter les deux montures du Magistrat jusqu'ici." demande Roane.
- "C'est-à-dire ?" demande Daëgon.
- "Hé bien, les chevaux sont entreposés à l'auberge de Lézeau, aux écuries de l'auberge." précise Roane.
- "Mais nous vous les amènerons demain matin sans problème, à ce moment-là. Il n'y a rien de pressé..." indique Fánaviryan.
- "Disons qu'au moins les selleries, pour que je puisse gérer mes bagages." demande Roane.
- "Oui, oui ! Aucun problème pour ramener les sacoches." confirme Daëgon.
- "Golasgil et Cerfblanc avaient des charrettes, il me semble ?" demande Fánaviryan.
- "Pas le magistrat mais, oui, en effet, ce pauvre marchand avait un chariot." répond Roane.
- "À ce moment-là, vous pourrez mettre plus d'affaires sur la charrette." propose Fánaviryan.
- "En effet ! Vous avez raison Madame !" confirme Roane.
- "Il suffit, juste, que vous laissiez vos affaires dans le hall demain matin, nous transborderons tout cela." suggère Fánaviryan.
- "Ça veut dire que les personnes à mon service pourraient également, peut-être, profiter du chariot." évoque Roane.
- "Vous avez beaucoup de domestiques humains qui restent ici ?" demande Daëgon.
- "Huit !" répond Roane.
- "Huit, ah oui !" réagit Daëgon.
- "Nous avons quatre cuisiniers et quatre domestiques." précise Roane.
- "Ah ! Il semble que vous venez de perdre vos cuisiniers." annonce Fánaviryan.
- "Il n'y a aucun problème pour qu'ils viennent avec nous." confirme Daëgon.
- "Comment ça, les cuisiniers ? Que dites-vous ??" demande Roane.
- "Ils préfèrent retourner vers le sud, je crois..." indique Fánaviryan.
- "Le petit personnel..." lance Roane en levant les yeux au ciel.
- "Ça se remplace madame, ça se remplace...Et puis n'est pas tout à fait nécessaire lors de longs périples." indique Fánaviryan.
- "Je vais aller vous chercher vos pièces." annonce Roane.
- "Et il conviendra que vous mettiez en ordre les règlements pour votre personnel." conseille Fánaviryan.
- "Oui je prendrai sur l'argent du magistrat..." annonce Roane.
- "Que vous n'avez plus..." indique Daëgon.
- "Cet argent n'est pas ici." indique Roane.
- "Ah ??" réagit Daëgon.
- "C'est ce qui me semblait en vous voyant partir vers la porte..." confirme Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Je reviens..." indique Roane en quittant le bureau du Magistrat.

Daëgon indique alors à Fánaviryan :
- "Ça veut dire qu'il y a de l'argent planqué ailleurs..."
- "Là, ce qu'il y a dans le coffre, c'est la fortune de Golasgil... c'est les mille écus d'or évoqués sur le livre de compte. La fortune de Cerfblanc est entre les mains de madame Cerfblanc et que je pense que, là-dessus, on va pouvoir s'asseoir dessus..." indique Fánaviryan.
- "On a déjà gratté vingt écus !!" indique Daëgon.
- "On aurait pu faire monter de dix pour le petit personnel..." suggère Fánaviryan.
- "On verra demain si c'est trop, on évoquera une petite rallonge..." propose Daëgon.
- "Si on peut essayer de lui soutirer quelques preuves à charge…" suggère Fánaviryan.
- "Pour les preuves, on a tout ce qu'il faut ! Franchement, je pense que ce n''est pas le problème et, peut-être, qu'il y a d'autres trucs à trouver là d'autres infos, dans le bureau." indique Daëgon.
- "Roane a éludé, un petit peu, ma question sur les archers. Il faudrait que tu la reprennes là-dessus avec, peut-être, un petit peu..." suggère Fánaviryan.
- "Pour les archers, elle ne savait pas plus que ça pour moi..." estime Daëgon.
- "Oui qu'il était charmeur... mais bon." indique Fánaviryan.
- "Elle a éludé autre chose mais c'était lié au Magistrat mais je ne sais pas..." indique Daëgon.
- "Par rapport à son mentor, tu pourras lui poser la question ?" demande Fánaviryan.
- "Son mentor ?" demande Daëgon.
- "Elle avait un Monsieur qui lui délivrait des enseignements sur la cosmologie...Enfin un truc un peu bizarre... Je te laisse tenter une approche avec elle ou tu préfères que j'essaye de m'en occuper ? Ne soit pas avare de questions, s'il est encore dans ces lieux ? S'il faut qu'on l'escorte également ?" suggère Fánaviryan.

Roane va revenir cinq minutes plus tard avec vingt écus d'or qu'elle pose sur la table. Fánaviryan se rapproche et dit :
- "Vous vous doutez que mes amis ont déjà trouvé les preuves qui n'étaient pas très loin..." indique Fánaviryan en tapant du poing sur le bureau et ajoute : "Vous nous épargnerez, peut-être, la recherche d'autres caches ?"
- "Dans notre chambre, vous n'y trouverez pas de d'informations complémentaires. Tous les documents étaient ici. À vous de jouer de ruse pour y trouver toutes les informations dont vous avez besoin. Mais ne cherchez pas non plus, très loin, vous savez, Monsieur Cerfblanc n'était pas, forcément, un homme très rusé." indique Roane
- "Nous avons bien vu concernant son journal." indique Daëgon.
- "Ah ce fameux journal !! Combien de fois, je lui ai dit de le brûler. Il ne m'a jamais écoutée... La fierté du magistrat, ça lui a mené à sa perte !!" évoque Roane.
- "Je pense qu'il avait besoin de ça pour sa mémoire à lui mais, effectivement, c'est très dangereux." confirme Daëgon.
- " Vous m'excuserez..." lance Roane en regagnant l'entrée du bureau.
- "J'aimerais bien vous poser une question parce que vous n'avez pas l'air très inquiète par rapport à ce qui se passe ça me semble un petit peu étonnant ?" demande Daëgon.
- "Inquiète ? Comment cela ?" demande Roane.
- "Votre situation vient de tourner en ruine et vous êtes au milieu de Hobbits et vous n'avez pas l'air plus inquiète que ça..." interroge Daëgon.
- "Je vais retrouver ma famille puis, à partir de là, nous verrons comment l'avenir se passe. Je vais faire en sorte qu'on puisse me trouver une nouvelle place. Je ne me fais pas de souci là-dessus... Croyez-moi, ma famille est puissante." annonce Roane.
- "Vous faites partie des notables de Fornost ?" demande Daëgon.
- "C'est cela même, Monsieur ! Vous, vous semblez, à votre accent, être également de cette région là si je ne me trompe." indique Roane.
- "Je suis né à Fornost Erain et j'ai ma famille là-bas." précise Daëgon.
- "Très bien !" réagit Roane.
- "Quel était votre nom de jeune fille ? Peut-être avez-vous un lien de cousinade ?" demande Fánaviryan.
- "Roane Eketa." indique Roane dont Daëgon reconnait ainsi son appartenance à l'une des sept familles nobles de l'Arthedain et ajoute : "Je vous laisse continuer votre fouille de la pièce et puis je vous dis à demain."

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:00 / 20:35 - Le Magistrat incarcéré - F - T - Garde Hobbitebourg - Tamir Cerfblanc - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - Village

Valgran place les gardes Hobbits autour du Magistrat, Tirash se place à côté du Shiriff et la troupe va ainsi descendre le chemin de la Colline. L'arrivée dans le village est houleuse, les Hobbits manifestent une vive colère. Le Shiriff Chassenard semble avoir du mal à imposer une barrière sécuritaire lors du passage du Magistrat. Tirash constate que le Shiriff Chassenard. Valgran donne des ordres pour protéger le Magistrat et les trois Hobbits du Shiriff vont faire bloc pour le protéger. Gelse est présente parmi les villageois qui manifestent une réelle hostilité au Magistrat. Les Hobbits tentent d'agripper le Magistrat ou lui donner des coups mais les gardes veillent à la protection du prisonnier, d'autres agitent des nœuds de pendus au passage du Magistrat qui se décompose, au fur et à mesure, qu'il avance dans le village. Tirash va intervenir à plusieurs reprises pour protéger le Magistrat. Il va, d'un geste vif, désarmer un Hobbit armé d'un couteau de cuisine puis, un peu plus tard, va repousser trois Hobbits qui ont tenté de capturer le Magistrat. À chaque fois, Tirash arrive à s'y prendre dans la douceur, sans blesser les villageois. Il profite de sa position pour crier à la foule :
- "Il sera jugé, il sera condamné ! Ne vous inquiétez pas, nous nous engageons à le mener à son destin !"

Aux propos de Tirash, la foule s'arrête, se fige. Un long silence gagne le village. Les Hobbits regardent Tirash qui commence à entendre quelques réactions. La population prend conscience des évènements. Les villageois vont alors créer un passage qui mène jusqu'au Smial où le Magistrat doit être conduit. Un silence pesant règne dans le village. Tirash, Valgran Bucca, ses trois Hobbits et Tamir Cerfblanc marchent ainsi. Les villageois se résignent à laisser partir le Magistrat. Tirash conclut en disant :
- "Mais ça ne vous empêche pas de fêter l'arrestation du Magistrat ! Vive les Hobbits ! Vive la Comté libre !!"

Les Hobbits ne réagissent pas aussitôt. Ils attendent que le Magistrat soit enfermé dans le smial et plusieurs Hobbits vont voir Tirash pour le remercier et confirmer ses propos. Une fête va s'organiser dans le village. Gelse va être l'une des rares Hobbites à ne pas venir voir Tirash.

Pendant ce temps, Fron Sacquet est allé rejoindre ses camarades dans la foule et leur dit :
- "On l'a arrêté ! On l’a arrêté !! Regardez, j'ai récupéré son collier de Magistrat !"

Puis Fron va finir par mettre le collier ce qui impressionne ses amis et les connaissances du village. Plusieurs Hobbits vont venir négocier son achat. À chaque fois, Fron Sacquet négocie des affaires, avec Tom, le mariage avec sa sœur, avec Filias, son Smial, avec Hectur, ses pommiers et avec Polin, son poney mais finit par décliner les offres, taquinant ses camarades et, ayant réussi à se faire payer des coups à boire. Polin et Filias n'apprécient guère l'humour de Fron et vont revenir à plusieurs reprises engager des propositions pour le collier.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:25 / 20:05 - Arrestation du Magistrat - D - F - F - T - Cleagar - Tamir Cerfblanc - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - Maison du Magistrat

Le groupe va, ensuite, finir la montée de la Colline et rejoindre la maison du Magistrat. Le Shiriff Valgran est concentré, attentif à son environnement. Cleagar est à l'entrée du manoir et dit :
- "Le magistrat est à son bureau... Vous connaissez le chemin..."

Les quatre compagnons entrent dans le hall, prennent le petit couloir et se dirigent dans le bureau accompagné de Valgran Bucca qui a laissé ses sept Hobbits dans le hall. Valgran frappe à la porte et le Magistrat répond : "Oui ? Entrez !"

Valgran entre, en premier, dans le bureau accompagné des quatre compagnons. Le Magistrat a un petit un petit rictus en vous voyant arriver comme s'il comprenait, à ce moment, la situation et il dit :
- "Je vois que mes hommes vous ont laissé passer..."
- "En effet..." répond Daëgon.
- "Magistrat Cerfblanc, au nom des autorités des dirigeants de la Comté, vous êtes démit de vos fonctions. Vous allez devoir nous suivre. Vous allez devoir vous expliquer devant les autorités de Fornost Erain !" annonce le Shiriff Valgran le visage rouge avec quelques perles de sueur.

Le Magistrat montre un soulagement à l'annonce du Shiriff puis regarde son bureau, passe ses mains à l'endroit où se trouve la trappe secrète puis regarde les compagnons. Il marque une pause de quelques secondes puis se lève. Il dit alors :
- "Bien ! Si c'est ainsi..."

Tirash observe attentivement le Magistrat prêt à lui bondir dessus au moindre mouvement suspect. Tamir Cerfblanc regarde l'homme du sud avec une grande méfiance. Il devient hésitant puis reprend une assurance puis le Shiriff Valgran lui dit avec un sourire de satisfaction au coin des lèvres :
- "Monsieur Cerfblanc, Veuillez me donner votre médaillon !"

Le Magistrat avait commencé à faire deux pas en avant, il s'arrête, gêné par la demande du Shiriff. Tamir Cerfblanc ne bouge plus. Après quelques secondes, Daëgon reprend la parole et ordonne :
- "Médaillon !!"

Le Magistrat regarde Daëgon avec un regard noir. Il enlève son médaillon, va le poser sur le coin de son bureau et le médaillon va tomber au sol. Valgran lui dit alors :
- "Veuillez me suivre, monsieur !"

Valgran va accompagner le Magistrat dehors et rejoindre ainsi les sept Hobbits qui l'attendait dans le hall d'entrée. Fron Sacquet ramasse le médaillon et rejoint le Shiriff ainsi que Tirash. Daëgon s'apprêtait à partir lorsque Tirash lui dit :
- "Tu ne veux pas que je m'en charge de ramener le Magistrat et toi de jeter un coup d'œil vu que moi, je n'ai pas accès à la lecture, jeter à ce qui traîne ici ?"
- "Oui ! On peut faire ça aussi !" confirme Daëgon.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:00 / 19:25 - Négociations avec Cleagar - D - F - F - T - Cleagar - Fasteir Chassenard - Garde Hobbitebourg - Gelse Sangle - Soldat de l'ordre - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - La Colline

À dix-huit heures, Gelse vient remettre les crêpes et les galettes à Fánaviryan. Au même moment, Cleagar est venu sur le chemin de la colline et y descend au-delà du barrage. Les quatre compagnons accompagnés des deux Shiriffs montent le chemin de la colline et Fánaviryan demande en marchant :
- "Au fait, les Shiriffs ont dit quelle attitude on devait avoir avec Cerfblanc ? Vous savez vous ?"
- "Bah non...
- "On le met aux arrêts nous ou on l'invite à aller à Hobbitebourg et nous suivre ?" demande Fánaviryan.
- "De toute façon, il n'y mettra pas une grande résistance je pense... On sera quatre... Ce n'est pas un guerrier..." indique Tirash.
- "Après, est-ce que toute la compagnie mercenaire va dégager ou est-ce qu'il restera des gardes encore là-bas ?" demande Fron
- "Ils veulent tous partir. Moi, j'aurais été pour qu'elle soit scindée mais, de toute façon, ils ont tous envie de se barrer et ils savent qu'ils sont dans une mort imminente avec tous les Hobbits autour..." explique Fánaviryan.
- "Oui ! Avec la crise actuelle, je pense qu'ils ont tous envie de partir !" évoque Daëgon.

Cleagar attend les compagnons, sans arme, en armure, les bras croisés. Il a le visage fermé. Cleagar salue de la tête. Daëgon lui rend son salut et lui dit :
- "Nous avons négocié un sauf conduit pour lui et ses hommes."
- "Très bien !" réagit Cleagar
- "Accompagné par le Shiriff Chassenard qui les accompagnera jusqu'au Gué de Sarn." précise Tirash.
- "Très bien ! C'est ce que nous demandions... Est-ce que nous pouvons partir dès demain matin ?" demande Cleagar.
- "Oui !" répond Tirash.
- "Je pense que c'est tout à fait organisable si toutes les conditions sont réunies." confirme Daëgon.
- "J'en ai discuté avec mes hommes et ils sont plus que ravis de pouvoir quitter ces lieux et rejoindre notre ville." explique Cleagar.
- "Il ne reste plus que les conditions de remise du magistrat." évoque Daëgon.
- "Alors je vais être bien clair là-dessus, je ne vous livre pas le magistrat." annonce Cleagar.
- "Non mais vous partez en nous le laissant..." indique Daëgon.
- "Restera-t-il des hommes ici sur la colline ou partirez-vous avec tous les soldats ?" demande Tirash.
- "Nous partons avec tous mes hommes ainsi que quatre des huit domiciles." répond Cleagar.
- "Cela représente donc combien d'hommes ?" demande Tirash.
- "Vingt mercenaires !" répond Cleagar.
- "Vingt mercenaires et quatre domestiques, c'est ça ?" demande Daëgon.
- "Oui, les quatre cuisiniers du Magistrat qui ne souhaitent pas rester auprès du Magistrat." répond Cleagar.
- "Et concernant la somme qui est le coffre du Magistrat, que faisons-nous ?" demande Daëgon.
- "Je pense que si nous faisons part de notre départ au Magistrat, il ne nous réglera pas notre dernier solde..." indique Cleagar.
- "Qui se monte à combien ?" demande Tirash.
- "On peut, tout à fait, vous accorder cette solde mais quelle est cette solde puisque nous ne savons pas depuis combien de temps vous avez été payé ?" demande Daëgon.
- "Alors, j'ai fait mes calculs aujourd'hui, cette solde revient à mon temps de cent-vingt écus d'or." répond Cleagar.
- "Ça doit pouvoir s'arranger..." répond Tirash.
- "On peut trouver un arrangement avec ça, oui !" répond Daëgon.
- "J'ai vu qu'il restait une belle somme d'argent. Vous comprenez que de rompre un contrat ne se fait pas non plus si simplement et donc nous en avons échangé, nous estimons que pour notre départ des lieux, nous retirerons du coffre au total 200 écus." annonce Cleagar.
- "Qui comprend les cent-vingt de la solde ?" demande Tirash.
- "Tout à fait !" confirme Cleagar.
- "Qui seront répartis de quelle manière ?" demande Tirash.
- "C'est à dire ?" demande Cleagar.
- "J'imagine qu'en tant que responsable de la troupe, vous avez droit à une solde supérieure ?" précise Tirash.
- "Tout à fait !" confirme Cleagar.
- "Vos hommes sont à l'aise avec cette idée ?" demande Tirash.
- "Bien sûr ! Ça fait partie des engagements qu'ils ont pris dès lors qu'ils sont entrés dans la compagnie de l'Ordre." indique Cleagar.
- "De notre côté, nous avions imaginé cela également..." confirme Tirash.
- "Très bien ! Sans doute que le Magistrat doit avoir, de son côté, une certaine somme d'argent..." suggère Cleagar.
- "Cela va de soi..." confirme Tirash.
- "Mais peut-être pas à cet endroit-là..." suppose Daëgon.
- "Je ne crois pas..." confie Cleagar.
- "À tout hasard, le coffre de Golasgil a-t-il été éventré et l'avez-vous encore dans les bâtiments ?" demande Fánaviryan.
- "Il est dans l'ancienne écurie. Là où je crois que vous êtes entrés hier soir... Le coffre se trouve là-bas mais..." répond Cleagar.
- "Il a été ouvert par l'arrière ou par la façade ?" demande Fánaviryan.
- "Difficilement mais la façade qui a fini par céder." indique Cleagar.
- "Haaaa...." réagit Fánaviryan.
- "Je vous comprends... C'était un très beau coffre, de la manufacture naine j'imagine..." estime Cleagar.
- "Il y a de fortes chances..." confirme Daëgon.
- "Je confirme..." indique Fánaviryan.
- "Mais sachez bien que nous ne ferons rien concernant le Magistrat qui n'est pas au courant de notre départ." précise Cleagar.
- "Bien sûr ! Cela va de soi ! C'est votre honneur de mercenaire." indique Tirash.
- "Pour le reste, cela vous regarde et ne relève plus de la compagnie de l'Ordre." indique Cleagar.
- "Vous permettez qu'on s'isole quelques minutes pour discuter de la somme ?" demande Tirash.
- "Très bien !" confirme Cleagar qui va remonter rejoindre ses hommes au barrage et va s'adresser à eux à voix basse.

Tirash demande alors à ses compagnons :
- "Les deux cents, ça vous va mes compagnons ?"
- "C'est un gros morceau ! Après est-ce qu’il y a une petite négociation qui peut, peut-être, être faite à savoir si les deux bourreaux restaient ce serait une déduction normale parce qu'ils auraient à être entendus avec le Magistrat Cerfblanc par le Roi de l'Arthedain sans doute... Et, peut-être, que les Hobbits voudraient, aussi, qu'ils passent en jugement d'une certaine manière." demande Fánaviryan.
- "Après il n'était que des exécutants." précise Tirash.
- "Oui mais tu peux essayer de faire peser le poids des Hobbits dans la balance en réclamant ces deux-là et soutirant vingt écus." évoque Fánaviryan.
- "Il me semble intéressant que l'on parle à Cleagar de ces deux hommes-là effectivement et qu'on voit comment il réagit. Après lui, il risquerait de perdre, peut-être, de l'autorité s'il abandonnait deux hommes derrière lui. Donc, peut-être, qu'il n'y sera pas prêt." estime Tirash.
- "Il y a de ça mais, en même temps, il aura su ne pas imposer cette tâche-là aux autres de ces hommes. C'est vraiment ces deux-là qui avaient accepté." évalue Fánaviryan.
- "Après, deux cents, si on ne négocie rien du tout, on peut considérer que notre offre pour que Cleagar puisse, éventuellement, rejoindre la Compagnie l'Aurore Ecarlate, on a déjà donné la petite prime supplémentaire quoi !" estime Tirash.
- "Ah oui !! Oui !! Oui !!" confirme Fánaviryan.
- "Dans de bonnes volontés de négociations, il va nous écouter avec une oreille d'autant plus attentive." estime Tirash.
- "Une écoute intéressée et de confiance." ajoute Daëgon.
- "Moi, ça me semble cohérent ! Il a l'air d'être, derrière, réglo comme homme..." évalue Tirash.
- "Oui, moi aussi je pense !" confirme Daëgon.
- "Il faudra, juste, qu'on vérifie que le coffre contient bien les quatre cents écus d'or qui restent avant leur départ." indique Tirash.
- "C'est ça ! Oui, oui ! On est bien d'accord !!" confirme Daëgon.
- "C'est bon pour vous ?" demande Tirash.
- "Pour moi, c'est bon !" confirme Fánaviryan.
- "Tout à fait !" confirme Daëgon.
- "On lui fait la proposition pour une éventuelle suite à notre service ?" demande Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Oui, c'est important c'est très important de toute façon" confirme Fánaviryan.

Les compagnons retournent vers le barrage et Cleagar vient à leur rencontre. Cleagar demande :
" Alors ?"
- "Hé bien, nous avions, juste, quelques interrogations par rapport aux deux hommes qui se sont chargés d'exécuter les deux Hobbits." explique Tirash.
- "Hum, hum..." réagit Cleagar.
- "Comment voyez-vous leur avenir dans votre compagnie ? Est-ce qu'il ne mériterait pas de rester ici et d'assumer leurs actes comme le magistrat Cerfblanc va devoir le faire ?" demande Tirash.
- "Nous veillerons sur leur sécurité." précise Fánaviryan.
- "Dans l'attente d'un jugement... On ne peut pas s'engager au-delà de ça." indique Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Ils font partie de mes hommes. En effet, ils ont été à l'encontre d'une position que j'ai prise.
Nous règlerons cela à Metraith. Mais sachez une chose, je pars avec l'ensemble de mes hommes ou nous restons ici !" annonce Cleagar.
- "C'est bien comme ça que nous envisagions les choses..." indique Tirash et ajoute :" Quand vous serez à Metraith, vous avez des projets ?"
- Cleagar a une réaction de surprise et de méfiance.
- "À part aller chez Oget évidemment..." lance Fánaviryan pour détendre Cleagar.
- Cleagar ne réagit pas aux propos de l'Elfe, restant les bras croisés et répond : "Pour le moment, non ! Ça fait un moment qu'on est parti de Metraith. Je pense qu'il y aura des affaires locales à régler." répond Cleagar.
- "Pour tout vous dire, nous avons commencé à établir un comptoir à Metraith." annonce Tirash.
- "D'accord !" réagit Cleagar.
- "Et nous sommes à la recherche d'un homme de confiance. Vous semblez correspondre au profil de celui que nous recherchons. Est-ce que c'est quelque chose qui pourrait vous intéresser ?" demande Tirash.
- "On pourrait vous introduire auprès des autorités." ajoute Daëgon.
- "Hum, hum..." réagit Cleagar.
- "Vous auriez des responsabilités puisque nous allons régulièrement à droite, à gauche. Vous seriez, en quelque sorte, le responsable local." précise Tirash.
- "Ça mérite réflexion. Pour tout vous dire, je souhaiterais, avant tout, m'entretenir avec les autorités locales pour savoir exactement quel est le statut de votre compagnie sur Metraith." répond Cleagar.
- "Pour le moment, nous n'avons pas fait beaucoup de d'affaires mais je pense que nous avons acquis une certaine renommée." indique Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Si vous parlez de nous, les gens sauront de qui vous parlez." indique Tirash.
- "D'accord ! Est-ce que vous serez amené à revenir sur Metraith prochainement ?" demande Cleagar.
- "Pas nécessairement mais si le besoin se fait sentir." répond Daëgon.
- "Cela va dépendre d'autres négociations qui vont avoir lieu d'ici là." indique Tirash.
- "Des autres engagements que nous avons pris." ajoute Daëgon.
- "Et nous avons un gros contrat qui nous attend, probablement... Voilà l'objet des négociations et cela impliquerait un passage par Metraith." indique Tirash.
- "Dans trois mois au grand maximum." ajoute Fánaviryan.
- "C'est ça ! Le temps pour vous de réfléchir et puis de prendre vos dispositions pour éventuellement envisager une suite, nous faire des propositions et puis voir si on peut s'entendre." propose Tirash.
- "Je ne suis pas fermé à cette proposition mais sachez que nous envisagerons cela sur le sur le Rath Anor !" indique Cleagar.
- "Disons que, peut-être, que nous avons besoin de vous contacter, vous envoyer un message, à quel endroit souhaitez-vous que nous l'adressions ?" demande Tirash.
- "À votre siège, le bâtiment en pierre avec l'enseigne de l'ordre sur le Rath Anor, à côté de l'échoppe de l'herboriste à Metraith ?" annonce Fánaviryan.
- "En effet, si vous avez un message, vous pouvez l'adresser cette adresse." confirme Cleagar.
- "De votre côté, si vous souhaitez nous envoyer un message, vous pouvez l'envoyer à" indique Tirash en regardant ses compagnons et ajoute "Bree, adressé à la compagnie d'Aurore Ecarlate."
- "D'accord... Très bien ! C'est noté également. Je donnerai réponse la prochaine fois que nous nous verrons à Metraith." répond Cleagar/
- "Très bien ! Si vous avez besoin de vous renseigner sur nous, vous pouvez vous adresser à la famille Wesmin dont nous sommes devenus les membres de la famille." indique Tirash.
- "Très bien..." réagit Cleagar avec une certaine surprise.
- "Il y a eu des changements à Metraith depuis que vous l'avez quitté." annonce Tirash.
- "C'est le petit-fils du Seigneur Hallas qui a accédé au pouvoir." annonce Fánaviryan.
- "D'accord !" réagit Cleagar.
- "Donc ça a créé un peu de bouleversement politique mais, nous, est-ce qu'on s'y intéresse vraiment..." indique Fánaviryan.
- "D'accord... De toute manière, nous verrons cela dès lors que nous serons retournés sur
Metraith. Je dirais que de notre côté, nous quittons ces lieux demain matin. Dès à présent, cela rend le contrat que nous avons avec le magistrat." annonce Cleagar.
- "Dès à présent ?" demande Tirash.
- "Oui !" répond Cleagar.
- "C'est-à-dire que les Shiriff peuvent aller prendre possession du magistrat dès à présent ?" demande Tirash.
- "S'ils le souhaitent..." indique Cleagar.
- "Vous avez dû lui parler de tout ça je suppose... Ou il n'est au courant de rien ?" demande Daëgon.
- "Il n'est pas au courant de cette rupture du contrat puisqu'en même temps, ne nous ayons pas payé depuis un mois, on considère qu'il est en défaut." indique Cleagar.
- "Et donc légitimes pour rompre le contrat, je comprends bien..." confirme Daëgon.
- "Et puis ayant commis des actes répréhensibles, nous pouvons, tout à fait légalement, rompre le contrat également." précise Cleagar.
- "Oui et c'est tout à votre honneur !" ajoute Daëgon.
- "Puisque vous avez, il me semble, des éléments qui jouent en sa défaveur..." indique Cleagar.
- "Très largement ! Effectivement, nous vous confirmons cet état de fait." confirme Fánaviryan.
- "Nous nous chargeons de prendre contact avec l'Arthedain et de faire la lumière sur tout ça." indique Daëgon.
- "Je dirais, maintenant, que ça ne nous concerne plus." indique Cleagar.
- "Nous, pour les transmissions de preuves, si, un petit peu... mais vous, non effectivement..." confirme Daëgon.
- "Puisque comme j'ai pu vous le dire, ni moi ni aucun de mes hommes ne témoignerons vis-à-vis de ce qui a pu se passer." annonce Cleagar.
- "Non mais on a tout ce qu'il nous faut ! Nous n'avons pas besoin de plus..." indique Daëgon.
- "Nous ferons, juste avant votre départ, demain matin, l'inventaire du coffre. Nous vous remettrons la somme dont nous avons parlé tout à l'heure et nous vous demanderons de nous signer un reçu par rapport à cette somme précisant le montant et la raison de ce versement. Ce sont des pièces qui pourront nous être utiles auprès de des autorités de l'Arthedain. Cela vous convient-il ?" demande Tirash.
- "Je ne m'y oppose pas." répond Cleagar.
- "Nous sommes d'accord ?" demande Daëgon.
- "Je pense..." répond Cleagar.
- "Je pense que les différentes parties y trouve leur intérêt que ce soit vous, les Hobbits et nous-mêmes." indique Fánaviryan.
- "Très bien ! Nous partirons demain matin à 6 heures." annonce Cleagar.
- "Nous serons là !" indique Fánaviryan.
- "Shiriff, vous voulez prendre le Magistrat ce soir ?" demande Daëgon.
- "Moi, de toute manière, demain matin, je vous amène en dehors de notre pays. J'ai confié la charge au Shiriff Valgran de s'occuper du Magistrat." annonce Fasteir Chassenard en se rapprochant du groupe.
- "Très bien ! On fait ça demain matin." suggère Daëgon.
- "Shiriff Valgran, ne croyez-vous pas qu'il serait opportun d'aller chercher le magistrat dès maintenant ? Au moins de poster des hommes autour de sa demeure afin d'être sûr qu'il ne s'échappe pas...Il va sentir que le vent tourne là..." suggère Tirash.
- "Il ne faudrait pas qu'un geste désespéré vous prive de justice..." analyse Fánaviryan.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Après, s'il y a des Hobbits partout sur la colline, on peut très bien attendre demain matin." propose Daëgon.
- "Comme le dit Fana, un suicide n'est pas à exclure... Et c'est important qu'il puisse comparaître devant un tribunal, en tout cas, au moins, être entendu par les autorités." suggère Tirash.
- "C'est, en effet, mon souhait le plus cher, je dois dire... Même si mes compatriotes et j'ai pu en discuter très rapidement avec Gelse, elle est opposée au fait que nous ramenons le Magistrat à Fornost lui déplaît très fortement mais il serait, en effet, sage que le Magistrat soit en vie jusqu'à Fornost !" annonce le Shiriff Valgran.
- "Pour l'intérêt de la Comté, ça semble évident !" confirme Tirash.
- "Oui !" réagit Fánaviryan.
- "C'est une question diplomatique, effectivement." ajoute Daëgon.
- "Là-dessus, je dirais que Marchon et Blancon pâle ont été très clairs par rapport à ce sujet-là." indique le Shiriff Valgran en se tournant vers le Shiriff Chassenard qui ne semble pas être du même avis que son collègue puis ajoute : "Dans ce cas, je vais aller chercher quelques-uns de des hobbits pour qu'ils puissent garder la maison du Magistrat."
- "Et s'assurer qu'il ne mette pas fin à ses jours." ajoute Tirash.
- "Alors, la seule façon serait de le capturer dès maintenant." indique le Shiriff Valgran.
- "Je pense que c'est ce qu'il faudrait faire... Oui ! Il avait l'air dans un état assez désespéré les dernières fois où nous l'avions vu quand même..." confirme Tirash.
- "Ce serait plus sûr, effectivement, de le mettre entre quatre murs et sans d'autres possibilités d'autres choses que ça..." suggère Daëgon.
- "Ça évite de démultiplier les rondes alors que tout le monde aura une longue route à commencer demain !" évoque Fánaviryan.
- "Très bien !" confirme le Shiriff Valgran.
- "Et attention à un éventuel poison, je ne sais pas s'il peut avoir ça sous la main mais, en tout cas, il faut se méfier de ça ! C'est une autre manière de se suicider un peu plus difficile à surveiller... Il faudrait vider ses poches, ce genre de choses..." conseille Tirash.
- "C'est noté !" confirme le Shiriff Valgran puis, en s'adressant à son collègue : "Fasteir, je te laisse faire en sorte que les villageois soient le plus apaisé possible."
- Fasteir Chassenard ne semble pas être de cet avis-là et descend la colline en donnant des coups de pieds dans les cailloux qui sont sur son passage.
- "Très bien, je vais remonter et laisser la voie libre jusqu'au manoir du Magistrat." indique Cleagar.
- "Nous vous laissons partir devant." indique Fánaviryan.

Cleagar va remonter la colline, rejoindre ses hommes au barrage et vont tous quitter le chemin pour rejoindre la maison du Magistrat. Au fur et à mesure qu'il avance vers la maison du Magistrat, les gardes suivent Cleagar et ne vont plus surveiller la colline.

Fasteir Chassenard accompagné de huit gardes d'Hobbitebourg va placer des points de contrôle dans le village. Valgran Bucca va réquisitionner les quatre derniers gardes d'Hobbitebourg, armés de leur arbalète, ainsi que les trois Hobbits qui l'accompagnent dans son voyage. Il va monter le chemin de la Colline pour rejoindre les quatre compagnons.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:30 / 18:00 - Les Préparatifs - D - F - F - T - Gelse Sangle - Lieu : Lézeau - Etang

Fánaviryan va à la rencontre de Gelse et lui demande :
- "Gelse ?"
- "Oui, dame Fánaviryan ?" répond Gelse.
- "Pourriez-vous demander aux villageois de me préparer une vingtaine de crêpes et de galettes ?" demande Fánaviryan.
- "Heu... Oui, bien sûr... Dame Fánaviryan." répond Gelse surprise par la demande de l'Elfe.
- "Merci ! Gelse !!" répond Fánaviryan en retournant voir ses compagnons.

Daëgon reprend la parole avant de partir vers la colline de Lézeau :
- "Avant qu'on aille voir Cleagar et il y a un magot à se partager. À partir de combien on est d'accord pour qu'ils se barrent et qu’ils nous laissent tranquille. Je veux dire qu'il faut mettre le curseur. Au départ, il y avait mille écus d'or."
- "Oui et Alinna s'est barrée avec quatre cents écus !" indique Tirash.
- "Donc il reste six cents écus d'or !" précise Daëgon.
- "Dont, dessus on prend, deux cents écus d'or pour nous parce que c'est un contrat avec Golasgil." indique Fánaviryan.
- "Donc on leur laisse combien aux gars, entre cent et deux cents quoi ! Ça serait acceptable..." suggère Daëgon.
- "À Cleagar ?" demande Tirash.
- "Oui !" répond Daëgon.
- "Justement, c'est ce que j'avais dit mais après discussion et tout ça, Tirash évoque, plutôt, soixante ou quatre-vingt, c'était bien mais pas plus..." indique Fánaviryan.
- "Il faut qu'on mette ça sur la table avant d'y aller..." lance Daëgon.
- "Si le Magistrat leur doit, admettons, vingt jours de solde, on leur donne les vingt jours de soldes, après pour retourner à Metraith, il faut, admettons, une semaine, on va dire, donc ça fait vingt-sept jours de soldes et puis point, quoi ! Et si ça fait soixante écus ça fait soixante écus en fait ! Si ça en fait dix ça fait dix et si ça fait cent-trente-cinq, ça en fait cent-trente-cinq pour moi !" explique Tirash.
- "Ça fait combien précisément ?" demande Daëgon.
- "Pour ça, il faut qu'on sache quand est-ce qu'ils ont été payés la dernière fois et il faut qu'on demande à Cleagar." suggère Tirash.
- "Il faudrait qu'on retrouve ça dans les cahiers de compte du Magistrat Cerfblanc !" suggère Fánaviryan.
- "Effectivement ! C'est vrai que ce serait bien de regarder dans les livres de compte, tu as raison !" confirme Tirash.
- "Il faudra penser à la rétribution de Cleagar qui devrait être qu'est-ce que vous en pensez dix, vingt, trente, cinquante écus d'or ?" demande Fánaviryan.
- "Rétribution pourquoi ?" demande Tirash.
- "Pour son choix de démission !" indique Fánaviryan.
- "Ah oui !" réagit Tirash.
- "La petite prime..." précise Fánaviryan.
- "Ça me semble, effectivement, raisonnable surtout si on veut, éventuellement, travailler avec lui dans l'avenir... On peut, peut-être, d'abord lui demander. On peut faire ça, lui proposer quelque chose et puis histoire de le mettre dans des bonnes dispositions." confirme Tirash.
- "Mais là-dessus, je vais rester en retrait. Je vais laisser Tirash engager les discussions..." indique Fánaviryan.
- "S'ils ont été engagés depuis le début de l'année, ils ont dû être payés depuis." indique Tirash.
- "Si on fait le calcul, au pire, on en a pour trois mois avec, en marge haute un écu d'or pour 15 jours." évoque Fánaviryan.
- "Mais ce n'est pas à Golasgil de payer le travail des mercenaires pour le compte du Magistrat sachant, qu'en plus, c'est des mercenaires qui ont tué Golasgil ! C'est sur les deniers de l'Arthedain et puis du magistrat." suggère Tirash.
- "On réclamera ça l'Arthedain en sachant qu'attention, il ne faut pas dire les mercenaires ont tué Golasgil ! C'était un assassin diligenté par le biais de la famille Tarma par Bree." affirme Fánaviryan.
- "Exact ! Exact ! Ils n'ont pas tué Golasgil mais ont tué les deux jardiniers, ils les ont pendus sur ordre du Magistrat." précise Tirash.
- "Eux, c'est juste des bourreaux !" indique Fánaviryan.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Ces six mois ne sont pas à régler par Golasgil, ce ne serait pas très cohérent..." estime Tirash.
- "Donc, on laisse venir Cleagar avec ses demandes et puis on voit en fonction mais, à partir de quelle somme il faut qu'on râle quoi ? S'il réclame cent écus, c'est trop ? cinquante écus, c'est trop, s'il réclame vingt écus, c'est trop ? je ne sais pas moi... J'ai du mal avec ça." évoque Daëgon.
- "Le grand, grand max, je pense qu'en toute logique, c'est les deux cents ! Moralement, cent cinquante, moi, j'aurais dit..." indique Fánaviryan.
- "Par contre, ce que je propose comme idée, c'est : en échange du versement, de lui demander de signer un reçu comme quoi on l'a bien fait payer parce que nous, on essaiera de se faire rembourser après auprès de l'Arthedain !" propose Fánaviryan.
- "Ça, c'est pas mal ça !" confirme Tirash puis ajoute : "Selon mes calculs, la paye des mercenaires est de l'ordre de trente sous par jour et par homme."
- "Il va falloir qu'il y ait une bonne négociation qui soit faite parce que là, pour trois mois..." indique Fánaviryan.
- "Si on descend en dessous de quatre cents pour nous, heu non !! Après sur les deux cents qui restent, je ne sais pas exactement comment juger qu'est-ce qui est bien et cetera mais ce ne sera jamais au-dessus de ça en tout cas ! Quoi qu'il arrive... Je suis assez pour, de voir qu'est-ce qu'il demande et puis après on verra mais il faut qu'on se rende compte quelque part de la valeur des mercenaires." indique Daëgon.
- "On est à 11 écus d'or par mercenaires et s'ils sont vingt, ça fait deux trente écus d'or." évalue Tirash.
- "On n'est pas loin des deux cents, c'est bien ce que je disais ! On donne deux cents au pire mais pas plus loin..." estime Daëgon.
- "Et, peut-être, que ce sera moins et puis peut-être qu'on pourra se faire rembourser par l'Arthedain comme le disait Fánaviryan..." indique Tirash.
- "Il restera, peut-être, l'argent du magistrat aussi." évoque Fron Sacquet.
- "Et puis, voilà, tu as raison ! Le magistrat a peut-être de l'argent à côté..." confirme Tirash.
- "Après, nous, on aura des sous avec les Hobbits parce qu'ils nous ont promis des choses aussi... Mais bon..." indique Daëgon.
- "À ce propos, ce serait bien que, peut-être, on négocie aux Hobbits, au lieu d'avoir des sous, d'avoir des chargements de blés..." suggère Fánaviryan.
- "Oui ! En effet des choses comme ça !" confirme Daëgon et ajoute : "Avec les Hobbits, on peut s'arranger, ce n'est pas le problème."
- "Il faut juste qu'on se dise aussi que les pièces de Mithril, on en parle, on n’en parle pas ? Qu'est-ce qu'on fait ?" demande Tirash.
- "Non, on n'en parle pas !! De toute façon, peut-être, qu'avec un peu de chance, ils ne savent pas ce que c'est..." estime Daëgon.
- "Pour Cerfblanc, je ne suis pas sûr...Mais, en tout cas, d’une, c'est la preuve flagrante qu'il avait menti et de deux, on peut dire que c'était notre gage à nous ! bon ce n'est pas moi qui le dirai parce que je ne saurais pas trop bien le dire comment mais..." explique Fánaviryan.
- "On peut aussi les avoir perdus pendant qu'on s'échappait..." suggère Tirash.
- "C'est la preuve qu'elles avaient été déposées dans le coffre de de Golasgil parce qu'on est témoins et puis qu'on peut nous croire sur parole..." indique Fánaviryan.
- "Qui connait l'existence de ces pièces ?" demande Fron.
- "Le Magistrat ! Peut-être Cleagar et nous." répond Tirash.
- "Le Magistrat sûr !! Cleagar..." annonce Daëgon.
- "Le Magistrat sûr, peut-être Cleagar... et nous !" confirme Tirash.
- "Ben oui parce qu'ils ont ouvert le coffre les hommes de Cleagar !" indique Fánaviryan.
- "Sauf que le Magistrat, il pourrait en parler pour nous mettre dans la merde !" suggère Tirash.
- "Oui mais qui sait ce que c'est qu'une pièce de Mithril ?" demande Daëgon.
- "Je pense qu'à Fornost Erain, ils savent ce que c'est qu'une pièce de Mithril !" indique Tirash.
- "Oui, certes ! Ils n'en voient pas tous les jours, à mon avis..." indique Daëgon.
- "Et comme Tirash les a dans les poches, c'est facile à transporter et c'est une preuve incriminante... en plus du journal." indique Fánaviryan.

Fánaviryan va prendre une demi-heure à examiner la lame elfique trouvée chez le Magistrat mais elle n'arrive pas à retrouver l'origine de la dague, son nom ou le lieu de sa création. Elle a une étrange sensation en manipulant la lame mais n'arrive pas expliquer d'où vient ce blocage. Fánaviryan est perplexe vis-à-vis de cette arme, sans doute, un blocage psychologique. En voyant cela, Tirash vient lui dire :
- "Peut-être, il faut que tu la portes quelques temps sur toi pour la ressentir. J'ai l'impression, peut-être, avec ma lame, ça a eu un impact."
- "Merci Tirash !" répond l'Elfe.

Tirash observe la lame elfique et sa dague mais constate que les deux dagues n'ont pas de points communs, la facture semble complètement différente.

Session N°96

Le 12/04/2023

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 16:20 / 17:30 - Le Retour des Shiriffs - D - F - F - T - Fasteir Chassenard - Garde Hobbitebourg - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - Etang

Une demi-heure plus tard, Valgran Bucca va revenir au village accompagné des huit Hobbits du matin ainsi que deux de plus, ses trois compagnons Hobbits et le Shiriff Fasteir Chassenard qui va bloquer l'accès au chemin de la colline avec les gardes de Hobbitebourg. Valgran Bucca va venir inviter les compagnons au bord de l'étang de Lézeau et va leur dire :
- "Je vous en prie, installez-vous ! Bien ! J'ai fait part de tous les éléments auprès de Marchon et Blancon Pâle qui se félicitent des éléments que vous avez pu récupérer. Ils souhaitaient vivement vous remercier pour tout ce que vous avez pu faire. Je ne fais que restituer cela. Concernant Cleagar et les mercenaires, ils sont favorables à leur départ !" annonce Valgran Bucca.
- "Très bien !" réagit Daëgon.
- "Mon collègue, le Shiriff Chassenard, va les escorter jusqu'au gué de Sarn." annonce Valgran Bucca.
- "Très bien !" réagit Daëgon.
- "C'est pour cela qu'il est venu. Il a pour ordre d'escorter les mercenaires jusqu'au gué de Sarn." précise Valgran Bucca.
- "En tout cas, cette proposition me semble bien !" confirme Daëgon.
- "Quant au Magistrat, ça a été plus compliqué, plutôt compliqué..." indique le Shiriff Valgran.
- "Oui et donc ?" demande Daëgon.
- "Ils sont favorables à ma proposition !" annonce Valgran Bucca avec un léger sourire de satisfaction et ajoute : "Ils sont favorables à ce que je puisse escorter le Magistrat et l'espion d'Angmar jusqu'à Fornost Erain."
- "D'accord ! Oui ! Très bien !" réagit Daëgon.
- "Et vous l'amèneriez seul ou vous auriez besoin de nous ?" demande Tirash.
- "Hé bien disons que..." commence Valgran Bucca.
- "Si vous passez par Bree, on peut vous accompagner, ce n'est pas un souci, au moins sur une partie du chemin." suggère Daëgon.
- "Et nous avons besoin d'aller à Fornost Erain par ailleurs." ajoute Tirash.
- "Pour tout vous dire, je comptais passer par Bordavoine pour récupérer des hommes et qu'on soit plus nombreux pour rejoindre Fornost Erain." indique Valgran Bucca.
- "Ce serait intéressant que nous venions aussi non ?" demande Daëgon.
- "Au moins d'ici à Bordavoine, on ne sait jamais si des Tarma nous tendent une embuscade...J'aurai ma disposition que quatre Hobbits..." indique le Shiriff Valgran.
- "Effectivement ! Oui, on va faire le début de chemin avec vous !" confirme Daëgon.
- "Et, après, si vous souhaitez poursuivre jusqu'à Fornost Erain, j'en serais ravi mais nous serons plus nombreux." indique le Shiriff.
- "Il faut qu'on en discute mais ça me semble pas mal..." indique Daëgon.
- "Disons que nous avons, quand même, Selenia à ramener à Bree et puis une vingtaine de Hobbits qui ont hâte de rejoindre la Comté et ainsi que six hommes sur lesquels nous pouvons faire confiance." indique Fánaviryan.
- "On pourrait, aussi, envoyer des messages, aussi, peut-être..." suggère Daëgon.
- "Sachant qu'il va falloir aussi que les frontières de la Comté s'ouvrent. A l'heure actuelle, les forces de l'Arthedain bloquent les frontières." évoque le Shiriff Valgran.
- "Donc il faut aller à Fornost Erain." indique Daëgon.
- "C'est, en tout cas, une proposition." évoque Daëgon.
- "C'est une proposition qui me semble honnête Shiriff ! Il va falloir que l'on fasse attention au Magistrat le plus possible." conseille Daëgon.
- "Oui !" confirme le Shiriff Valgran.
- "Pour ne pas créer d'incidents diplomatiques." conseille Daëgon.
- "De toute manière, dans un premier temps, il va falloir..." indique Valgran Bucca.
- "Récupérer le Magistrat !" annonce Daëgon.
- "Tout à fait ! Ce que je vous propose, dans un premier temps, c'est qu'on attende votre rencontre avec Cleagar et puis nous verrons par la suite ce qu'il en est..." évoque le Shiriff Valgran.
- "Il va falloir que l'on discute entre nous pour savoir qu'est-ce que l'on dit à Cleagar et qu'est-ce qu'on lui propose..." indique Daëgon.
- "Et si on amène des crêpes ou des galettes, c'est important !!" annonce Fánaviryan.
- "Je vous laisse, je vais rejoindre mon collègue pour qu'on discute d'un certain nombre de points au niveau de l'organisation de la sécurité de Lézeau. Je vous laisse !" indique le Shiriff en quittant le smial.
- "Merci Shiriff !" répond Daëgon puis en s'adressant à ses compagnons : "Bon ! Comment on négocie ça ? C'est quoi nos revendications déjà ? Il y aurait six cents écus d'or en gros... peut-être un peu moins..."
- "C'est ça à peu près..." confirme Fánaviryan.
- "Qu'est-ce qu'on leur propose aux Mercenaires ? Je ne sais pas cents écus d'or ?" questionne Daëgon.
- "Je ne sais pas ce que ça représente en terme de solde... Le mieux serait que l'on demande à Cleagar combien le magistrat leur doit et puis, en fonction de ça, qu'on augmente la somme, peut-être, en termes de journées jusqu'à Metraith et puis si on n'arrive pas à cents écus d'or et bien c'est très bien !" suggère Tirash.
- "Oui, on peut voir ça comme ça !! Moi, ça me va !" confirme Daëgon.
- "Eux, ils n’en sortent pas perdants et par rapport à la proposition initiale de Fánaviryan de tâter si Cleagar pourrait avoir envie de travailler pour nous." ajoute Tirash.
- "Oui de tenir un comptoir à Metraith." propose Daëgon.
- "Voir de nous accompagner dans les montagnes pour voir les nains plus tard." indique Tirash.
- "On peut essayer de négocier ça avec Cleagar. 0n lui propose de l'engager jusqu'à Metraith." indique Daëgon.
- "Oui mais là, il va être parti pour Metraith. Je pensais qu'on aurait fait le chemin à deux compagnies jusqu'à Bree et qu'on aurait réussi à temporiser leur retour." évoque Fánaviryan.
- "Mais au niveau du temps, ça risque d'être compliqué..." indique Daëgon.
- "A la base, je pensais même à ce qu'il partitionne ses hommes afin de laisser des hommes ici pour protéger et les Hobbits et les bâties." indique Fánaviryan.
- "Ils ne sont pas très bien vus par les Hobbits ! Il vaut mieux qu'ils partent." conseille Daëgon.
- "Tout à fait !" confirme Fánaviryan.
- "Ouais ! De toute façon, ils ont envie de ça, donc ça va ! Après, c'est plus combien on leur donne ? Combien on leur laisse ? Combien ils veulent ? Il faut qu'on négocie surtout sur la somme." indique Daëgon.
- "Sachant qu'on sait, effectivement, qu'un mercenaire, c'est combien ?" demande Tirash.
- "A la base, une pièce d'argent c'était le tarif par jour ce qui pouvait faire un écu d'or pour quinze jours si on voulait être attractif, une pièce d'argent par personne par jour. Donc, si on leur pour 15 jours un écu d'or, ils sont très contents. En gros ils sont à vingt écus et on peut leur proposer un écu d'or à chacun donc vingt écus de plus pour le retour." suggère Fánaviryan.
- "C'est quoi leur solde ? Si ça se trouve, ils ont été payés avant-hier par le Magistrat... on n'en sait rien à ça en fait... Donc, en gros, c'est ce que le Magistrat leur doit jusqu'à aujourd'hui plus le temps de trajet jusqu'à Metraith soit une quinzaine de jours, peut-être, même un peu moins plus, éventuellement, des preuves de bonnes volontés mais disons qu'ils n'ont rien fait pour gagner, non plus, des mille et des cents..." suggère Tirash.
- "Non, non mais on peut juste leur demander combien ils veulent et puis on voit si ça nous va ou pas mais il faut qu'on fixe une somme où ça ne va pas." indique Daëgon.
- "Moi, je trouve que cents écus d'or, c'est beaucoup et si on en rajoute en plus..." estime Tirash.
- "Après s'ils proposent cent-cinquante, comment tu fais ?" demande Daëgon.
- "On lui dit que ça ne va pas être possible..." répond Tirash.
- "Du coup, on met combien ?" demande Daëgon.
- "On peut monter à soixante pour monter jusqu'à cent-vingt maximum ?" indique Fánaviryan.
- "Laissons les dire ce qu'ils veulent." indique Daëgon.
- "Oui mais, en terme, de solde, quinze jours à une pièce d'argent par jour par douze personnes, ça fait cent-quatre-vingt pièces d'argent voilà ça, c'est pour le après. Là, on voit depuis combien de temps ils n'ont pas touché leur solde, ça va nous donner un certain nombre de pièces d'argent et puis voilà ça, ce sera le minimum. On ne peut pas leur donner moins que ce qu'ils auraient dû gagner et puis après, entre ce qu’eux vont demander. On n'a pas d'idées sur le temps qu'ils n'ont pas été payés. On demande à Cleagar et puis on s'isolera quelques minutes pour discuter en fonction de ça." propose Tirash.
- "On leur demande ce qu'ils veulent et puis on voit en fonction de ce qu'ils disent." ajoute Daëgon.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 09:15 / 16:20 - Occupations à Lézeau - D - F - F - T - Soldat de l'ordre - Lieu : Lézeau - Village

Vers midi, les gardes qui sont au niveau du barrage, quittent leur poste sans être relayés et ceux qui sont de faction sur la colline vont aussi quitter leur poste. Tirash s'inquiète de l'absence des mercenaires. Il quitte le village pour faire le tour de la colline. Les gardes de l'autre côté ne sont pas, non plus, présents mais les Hobbits sont toujours présents et apaisés. Tirash hésite, prêt à monter pour vérifier la présence des mercenaires. Il s'avise et retourne au village et va voir ses compagnons et leur dit :
- "Mes compagnons, tous les gardes sont à l'intérieur. A priori, il n'y a plus personne dehors et les Hobbits, derrière la colline, sont toujours là. Est-ce que vous pensez qu'il faut qu'on aille jeter un œil pour leur demander si tout va bien là-haut dans la maison ?"
- "Non, je pense que c'est, un peu, le plan pour ne pas être agressif." répond Daëgon.
- "Ça marche !" confirme Tirash.
- "Tirash, vous n'aviez pas parlé du fait que vous aviez récupéré une dague ?" demande Fánaviryan.

Quarante-cinq minutes plus tard, un peu avant treize heures, les mercenaires regagnent leurs postes. Cette absence pendant aussi longtemps n'a jamais été observé par les villageois depuis que les mercenaires sont présents sur la colline.

Le temps de l'après-midi tourne à l'orage. Les compagnons vont se mettre à l'abri et Tirash demande à ses compagnons :
- "Est-ce qu'on essaie d'aller voir Cleagar pour discuter des conditions ?"
- "Ce n'est, peut-être, pas le moment de trop attirer l'attention sur lui en allant le voir quinze fois par jour, peut-être, juste attendre le rendez-vous du soir prévu et, peut-être aller voir votre amie ?" suggère Fron Sacquet.
- "Oui, en effet ! Savoir si elle a bien dormi et lui évoquer toutes nos avancées. Je vais, de mon côté, me plonger dans le livre des comptes afin de voir ce que j'y découvre. Peut-être que Daëgon regardera la suite du journal du Magistrat aussi." indique Fánaviryan.
- "Ce qui serait intéressant dans les livres de comptes, c'est de savoir à qui on a affaire, les protagonistes déjà..." évoque Daëgon.

Tirash va passer l'après-midi dehors, assis dans l'herbe, à observer les nuages, écouter le grondement de l'orage et surveiller les mercenaires sur la colline.

Daëgon et Fánaviryan vont consulter les livres récupérer pendant la nuit.

En consultant le livre de compte, Fánaviryan ne va pas réussir à trouver des éléments sur les soutiens du marchand, ses alliés, ses hommes de main. L'elfe avec le soutien de Daëgon, ils vont pouvoir retrouver plusieurs lieux où le marchand faisait du commerce en particulier les cités des Montagnes Bleues, avec Khazad-Dûm également pour l'essentiel, avec quelques marchands de Bree. Daëgon remarque que des négociations étaient en cours avec les nains des Montagnes Bleues et en relation avec les nains de Khazad-Dûm. La majorité de ses transactions et de sa richesse proviennent du commerce avec les nains. Le commerce avec les autres communautés sont plus anecdotiques.

Dans le même temps, Daëgon va étudier le journal de bord du Magistrat. Il constate que Tamir Cerfblanc n'a rien noté sur la présence des archers de Boëmund dans son cahier. Il semble avoir été moins présent pour noter les derniers évènements depuis l'insurrection des Hobbits. En parcourant le document, Daëgon et ses compagnons ne peuvent que constater que le Magistrat est, au travers, de ses écrits, seul et isolé à Lézeau.

Fron va passer l'après-midi à aller voir ses copains dans le village dont, certains sont en faction autour de la colline et pour les autres, sont sur les tâches du quotidien. Les discussions tournent autour des révélations que Gelse a transmis aux villageois autour des révélations du journal du Magistrat. Ils s'interrogent sur les actions qu'il faut entreprendre pour interpeler le Magistrat et l'éliminer. Fron va évoquer auprès de ses bons camarades le fait qu'en livrant le magistrat à la justice de l'Arthedain, avec les preuves qu'ils ont réussi à récupérer, la Comté a de bons arguments pour obtenir son indépendance. Toutefois, les camarades de Fron ne semblent pas prêter une oreille attentive à ses propos.

Après deux heures dehors, Tirash revient voir ses deux compagnons et sort de ses poches deux pièces en Mithril et une dague elfique. Il montre le butin à Fánaviryan qui admire les deux pièces et indique :
- "Oh !! Celles-là, je ne les ai jamais vues !! J'étais trop occupée entre les cuisses d'Alinna... Ce fameux Mithril, il a une grande valeur monétaire mais, en aucun cas, une valeur pour la forge... Moi, c'est la dague qui m'intéresse."

Fánaviryan va examiner le fil de la lame pour déceler d'éventuelles traces de sang. Elle examine la dague pendant plusieurs minutes et estime que cette arme n'a pas servi depuis un certain temps voire se demande si la lame a déjà été utilisée.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:00 / 09:15 - Point sur les évènements - D - F - F - T - Gelse Sangle - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - Etang

Après le petit déjeuner, le Shiriff va proposer une discussion avec Gelse, Fron et les trois compagnons autour de l'étang de Lézeau. Dès que tout le monde est arrivé, Valgran prend la parole :
- "Pour ce matin, je vais me rendre à Hobbitebourg en compagnie des gardes d'Hobbitebourg."
- "Vous ramenez le prisonnier, Gachet, comme il était demandé ?" demande Fánaviryan.
- "Pas pour le moment..." répond le Shiriff.
- "Pour aller au plus vite !" ajoute Fánaviryan.
- "Je ne pense pas que ce soit la priorité actuellement. Ce que vous avez récupéré hier soir est d'une tout autre priorité." explique le Shiriff.
- "Oui mais c'est pour éviter de devoir faire le trajet avec, éventuellement, et ce prisonnier-là et d'autres personnes si nous retournons à Hobbitebourg parce que vous nous ramenez ce que nous vous demandions à savoir le Sauf-conduit pour la compagnie de l'ordre." indique Fánaviryan.
- "Quelle est votre position ? Pour tout vous dire, je préfère que vous restiez ici aujourd'hui." indique le Shiriff Valgran.
- "Et moi je fais quoi ?" demande Fron.
- "Nous en discuterons après, monsieur Sacquet. Mais, là, je parle au titre de la compagnie puisqu'il semblerait que si Cleagar a, à parler, vous semblez être son interlocuteur. Il est donc, selon moi, assez sage que vous puissiez rester ici au cas où il se passe la moindre chose. Puisque, quand il est descendu hier soir, c'est auprès de vous qu'il souhaitait discuter. Selon moi, il serait plus sage que vous puissiez rester ici. Après, plusieurs questions se posent." indique le Shiriff Valgran.
- "Allez-y !" indique Daëgon.
- "Selon moi, il y en a deux. La première est la compagnie de l'ordre. Là, je vais, évidemment, demander l'avis d'Hobbitebourg pour savoir s'ils sont favorables à ce qu'ils puissent quitter la Comté. Par rapport à ça, j'aimerais avoir votre avis." demande le Shiriff Valgran.
- "Pour moi Cleagar me semble un gars de paroles. Déjà le fait qu'il ait refusé de prendre les Hobbits et que ce soit des gens proches du magistrat qui l'aient fait, c'est déjà un bon point pour lui. Il m'a semblé tenir sa parole." répond Daëgon.
- "Il me semble aussi quelqu'un d'intègre ou, alors, c'est un très bon menteur..." ajoute Tirash.
- "Je pense qu'il faut surveiller la zone pour éviter des fuites au cas où... Et sinon je pense qu'il va tenir sur sa parole. Après il reste à négocier aussi la partie de l'or et tout ça. Il peut nous livrer le magistrat contre une somme d'or et un sauf-conduit." explique Daëgon.
- "D'accord..." confirme le Shiriff.
- "Nous avons, nous-même, créé une compagnie à Metraith là où la compagnie de l'ordre est basée. Disons que les contraintes et les contrats à signer sont très sérieux à Metraith et, par la suite, il est d'usage que les contrats se fassent par la parole. Donc une parole donnée est une parole engagée chez les mercenaires." explique Fánaviryan.
- "Comme chez nous aussi..." indique le Shiriff.
- "C'était pour vous donner la forme de confiance que nous pouvions avoir. A savoir que nous faisons le distinguo entre ces mercenaires et les deux qui ont obéi au Magistrat. Peut-être qu'il serait normal qu'ils soient entendus avec le Seigneur." indique Fánaviryan.
- "Ce sont eux qui ont pendu les deux hobbits tout de même..." précise Tirash.
- "Je pense que Cleagar acceptera de nous livrer ces deux hommes-là et pour ce qui est des deniers, je voulais vous faire une proposition à évoquer au Moot." annonce Fánaviryan.
- "Il n'y aura pas forcément un Moot. Je ne suis pas sûr que nous aurons le temps de lancer un Moot exceptionnel parce que pour lancer un Moot, ça demande de la préparation..." explique le Shiriff.
- "On n'aura pas le temps de mooter..." ajoute Fron Sacquet.
- "Oui ! On n'aura pas le temps de mooter !!" confirme Valgran Bucca et ajoute : "Donc je vais aller m'adresser directement à Marchon et Blancon. Ce sont nos dirigeants. Ils auront le dernier mot sur cette histoire mais votre parole me semble importante."
- "Alors pour que l'or ne tourne pas la tête de tout le monde, je tenais à rappeler que nous avons récupéré le livre de compte de Golasgil sur lequel sera certainement établi qu'il nous devait 200 écus d'or sur cet or présent de ce que nous avons pu estimer, il resterait, par la suite, de quoi faire en sorte que Cleagar et vous-même soyez satisfaits. Je pensais à vous évoquer les choses comme suit à savoir qu'il faudra, peut-être, demander à vos responsables une saisie des biens du Magistrat afin de faire bonne ordre et sur le reste des pièces, j'envisageais d'attribuer cent pièces à Cleagar tout de suite qu'il pouvait répartir à sa convenance auprès de ses hommes afin de payer leur solde qui était dû mais, également, de leur faire proposition, à savoir de conserver cent pièces d'or pour les hommes à partir de la Comté tout en engageant ces hommes-là c'est-à-dire de garder ses cent écus d'or pour pouvoir donner, s'ils sont une vingtaine, un écu d'or pour ceux qui retournent sur Metraith, apparemment, ce serait cinq qui pourraient aller sur Bree et s'engager à revenir avec nous en escortant les Hobbits. Pour eux, ça serait vingt écus d'or. On aurait à les dix derniers sur place parce que tout le monde ne pourra pas partir d'un coup, pourront permettre de garder les trois prochains mois la colline jusqu'à ce qu'ils escortent le convoi avec lequel nous repartirons dans trois mois. Pour cela, nous les rémunéreront trente écus d'or plus ce qui avoisinerait les deux cents. Pour les deux cents autres écus d'or, il est bien évident qu'il reviendrait aux hobbits d'une première manière les cent écus d'or à Hobbitebourg pour gérer l'hébergement du magistrat Cerfblanc lorsqu'il sera entendu et pour la suite des affaires et cent écus d'or pour Lézeau à savoir cinquante pour les familles et cinquante pour Gelse qui pourrait gérer en tant que Thain honoraire pour payer deux à quatre gardes pour le Shiriff que vous nommeriez le Shiriff honoraire en attendant un Moot." annonce Fánaviryan.
- "Alors, je vous arrête tout de suite... le Shiriff de cette région est le Shiriff Fasteir Chassenard." indique le Shiriff Valgran.
- "Disons que nous l'avons croisé à Hobbitebourg..." indique Fánaviryan.
- Gelse réagit par un geste négatif en indiquant : "Je ne souhaite aucune pièce d'or venant de là-haut !"
- "Pour gérer les frais de gestion et entretenir les maisonnées..." explique Fánaviryan.
- Gelse conserve une attitude fermée, les bras bien croisés et avec un signe négatif de la tête.
- "Peut-être envisager une compensation pour les personnes qui ont perdu du bétail ou de la famille dans les évènements qui se sont déroulés en Comté depuis quelques temps. Dans ce cas-là, ce serait envisageable. De mon côté, je ne vois pas vraiment de raison de donner cent écus d'or à Cleagar. Qu'a-t-il fait pour les justifier ?" demande Tirash.
- "Leur solde..." répond Fánaviryan.
- "Leur solde ? il est à même de la payer a priori..." indique Tirash.
- "Il nous a demandé de la régler. Je disais que c'était une manière de les apaiser c'est-à-dire de préempter, leur donner cent écus dont ils avaient la charge tout de suite pour les rémunérer mais, en même temps, pour donner suite après c'est-à-dire que ces mercenaires vont difficilement supporter de partir juste comme cela. Si nous les engageons, cela sauvera un petit peu leur honneur." indique Fánaviryan.
- "Il faudra voir à quoi correspond la solde qui leur est dû et, peut-être, que cet argent pourrait être plus tôt sur l'argent du magistrat que sur celui de Golasgil ce qui semblerait logique parce que là je ne pense pas que nous ayons mis la main sur la totalité des biens de Cerfblanc." indique Tirash.
- "Et considérer en faisant rapport que s'il manque une certaine somme d'écus d'or, c'est des pièces d'or qui sont déjà partis. On peut considérer que ça a été un don de son propre chef de sa fortune et nous on traite que l'argent de Golasgil. Cerfblanc a tout donné à la personne qui est partie avec les quatre cents écus d'or quand même mine de rien c'est ça ?" demande Fánaviryan.
- "Alinna ?" demande Tirash.
- "Ou les archers ? On ne sait pas trop bien..." indique Fánaviryan.
- "C'était écrit, on a eu la réponse... Alinna est partie avec quatre cents écus et c'est, quand même, pas mal quatre cents..." indique Tirash.
- "Je confirme, c'était ça !!" ajoute Daëgon.
- "Les quatre cents, ils sont énoncés mais, après, moi, j'évoque Alinna et les archers !" indique Fánaviryan.
- "Tu souhaiterais que l'on fasse des propositions avantageuses à Cleagar pour pouvoir, plus tard, le débaucher ?" demande Tirash.
- "Oui !! Complètement !!" confirme Fánaviryan.
- "C'est bien ça ?" demande Tirash.
- "Vu qu'ils sont fiables et loyaux !" indique Fánaviryan.
- "Oui mais il faut les payer..." indique Daëgon.
- "Sauf qu'éventuellement, s'il souhaitait lui, se mettre à son compte, et gérer notre antenne à Metraith, ça pourrait être intéressant dans la durée... On cherchait quelqu'un en qui avoir confiance. A première vue, c'est un homme de parole. Il a l'air de savoir se battre, de savoir diriger des hommes. Ça pourrait être un relais intéressant effectivement..." évoque Tirash.
- "Jusqu'ici, on n'a pas demandé récompense..." indique Fánaviryan.
- "Bien ! Je vais faire part de vos propositions Madame aux responsables d'Hobbitebourg..." indique le Shiriff Valgran.
- "De notre côté, nous autorisez-vous à aller discuter avec Cleagar ? Alors, je ne sais pas si on le fera mais de ces éventualités dans la journée ?" demande Tirash.
- "Faites ! Après, ce sera de votre responsabilité et sachez bien que Marchon et Blancon auront, peut-être, une tout autre position..." indique le Shiriff Valgran.
- "Bien entendu ! Nous n'engagerons pas au nom de des hobbits ce serait que des propositions." confirme Tirash.
- "Ça veut dire aussi que si nous répondons favorablement aux propositions de ce mercenaire, demain, potentiellement, le magistrat se retrouverait seul. Et vous avez, hier soir, énoncé un certain nombre d'éléments qui jouent totalement en sa défaveur." indique le Shiriff Valgran.
- "Je propose que vous lui proposiez de venir à la rencontre de vos responsables." suggère Fánaviryan.
- "Ce que ce que je vous propose, dans un premier temps, même s'il est un peu tôt, qu'on puisse célébrer cette première victoire, ces premiers éléments ! Gelse, est-ce qu'il serait possible que vous puissiez nous apporter une bonne bouteille de rouge ! Je crois que vous en avez quelques-unes dans vos réserves..." demande le Shiriff Valgran.
- "Oui, oui ! Bien sûr ! Je vais aller chercher ça !" répond Gelse avec un léger sourire.

Gelse quitte le banc, s'éloigne de l'étang et va rejoindre un Smial. Le Shiriff Valgran suit du regard Gelse et va reprendre la parole lorsqu'elle est à une certaine distance et dit :
- "Hum, je crains que Gelse et c'est pour ça, mon cher Fron, que je souhaite que vous puissiez être attentif, souhaite se venger. J'ai entendu quelques propos."
- "Vous voulez dire, tuer le Magistrat ?" demande Daëgon.
- "Je pense oui ! C'est aussi pour cela la deuxième raison pour laquelle je souhaite que vous puissiez rester ici et d'être relativement vigilant puisque vous avez clairement démontré hier soir que le magistrat avait agi de manière totalement intentionnelle dans la mort des deux cousins de Gelse et qu'elle va, sans doute, vouloir se venger. Ma proposition, je vais l'évoquer auprès des deux dirigeants et elle est celle-ci : je pense que si nous voulons apaiser les tensions qui existent actuellement, il faut que nous ayons l'appui du roi. Or si nous venons à tuer l'un de ses représentants, cela ne va pas jouer en notre faveur." annonce le Shiriff Valgran.
- "C'est certain..." confirme Daëgon.
- "C'est pour ça qu'il serait plus intéressant que vous le gardiez sous bonne garde à Hobbitebourg jusqu'à, peut-être, l'échanger auprès du roi..." suggère Fánaviryan.
- "Ou avec Gandalf..." suggère Daëgon.
- "Lorsque vous aurez besoin..." ajoute Fánaviryan.
- "Je proposerai, peut-être, autre chose. Mon idée est la suivante, je ne sais pas si les dirigeants sont favorables à cette idée mais c'est que on puisse ramener d'une part le Magistrat et l'espion d'Angmar à Fornost Erain !" annonce le Shiriff Valgran.
- "Ce serait, effectivement, une preuve de bonne volonté !" indique Tirash.
- "Si nous voulons pouvoir apaiser les choses aujourd'hui. Puisque nous savons, à présent, que l'origine de de tout ce qui a éclaté aujourd'hui, vient du magistrat." indique Valgran Bucca.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Et les Tarma !" ajoute Fánaviryan.
- "De fait, sur cette réflexion-là, il me vient une seconde chose à savoir qu'il serait prudent que l'on soit un certain nombre. Est-ce que, je mets tout cela au conditionnel puisqu’encore faut-il que Marchon et Blancon pâle soient d'accord avec cette proposition mais, est-ce que vous seriez susceptible de pouvoir accompagner et escorter le Magistrat jusqu'à Fornost Erain ?" demande le Shiriff Valgran.
- "Ce qui est ennuyeux, c'est que nous n'avons pas de nouvelles du Pont des Arbalètes..." explique Fánaviryan.
- "Ça tombe bien, c'est sur la route..." ajoute Tirash.
- "Aucun message n'a été envoyé au roi pour l'instant et il a des hommes qui se dirigent pour constater de la situation. Donc il va falloir que nous soyons aux frontières au plus vite afin de mieux préparer les choses..." indique Fánaviryan.
- "Mais il n'y a pas qu'au Pont des Arbalètes que vous avez des hommes de l'Arthedain... Dans ma région, vous en avez également..." indique le Shiriff Valgran.
- "Vous voulez dire une centaine d'hommes en plus qui arrivent ?" demande Fánaviryan.
- "Qui sont en position.... Les troupes de l'Arthedain stationnent aux frontières pour l'instant, évitant ainsi des débordements des Tarma dans toute la région." explique le Shiriff Valgran.
- "Ce n'est pas ce que nous avons constaté !" affirme Fánaviryan.
- "Ah bon ??" réagit le Shiriff Valgran.
- "Les Tarma s'en donnaient à cœur joie ! Nous avons laissé un prisonnier sur Bourg d'Eau." indique Fánaviryan.
- "En effet... ils réussissent à s'infiltrer ! Mais, jusqu'alors, nous avons réussi à pouvoir les repousser ! Disons que ce serait la proposition que je vais faire d'ici peu." indique Valgran Bucca.
- "Nous discuterons ensemble et puis nous vous redirons cela un peu plus tard si ça vous convient selon, aussi, en fonction de la réponse que vous aurez obtenue." indique Tirash.
- "Bien sûr ! Mais, en tout cas, sachez qu'elle est celle-ci et Fron, j'attends de toi que les choses s'apaisent et que les villageois, ici, comprennent qu'il va falloir être sur de l'apaisement. Je crains que si les mercenaires s'en aillent, très rapidement, la colline soit prise d'assaut ! Et que je ne vais malheureusement pouvoir compter que sur peu d'Hobbits sûrs et que dans ces cas-là, votre présence sera la bienvenue !" indique le Shiriff Valgran.
- "C'est pour ça que j'insistais sur le fait que vous fassiez invitation au Magistrat afin de l'extraire plus rapidement et de le mettre en sécurité à Hobbitebourg." suggère Fánaviryan.
- "Je pense que tant que les mercenaires seront là, il ne bougera point, se sentant en sécurité." estime le Shiriff Valgran.
- "Et les mercenaires ne le laisseront pas partir. De toute façon, tant qu’eux ne se sentiront pas sécurité..." évoque Tirash.
- "Tout à fait !" confirme le Shiriff Valgran.
- "Aujourd'hui, ce n'est pas possible en tout cas..." indique Tirash.
- "Ah Gelse ! Vous tombez bien !" réagit le Shiriff Valgran en voyant arriver Gelse avec deux bouteilles et des verres dans un panier.

Valgran va rapidement se lever et dire :"
- "Je vais, à présent, repartir sur Hobbitebourg pour faire part de tous ces éléments. Est-ce qu'il y avait autre chose que vous souhaitiez évoquer avant que je parte ?"
- "Nous réfléchissons toujours à la rétribution dont nous avons eu une proposition." indique Fánaviryan.
- "Très bien !" répond Valgran Bucca en s'éloignant.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 01:25 / 01:40 - Fin de Lecture - D - F - F - T - Gelse Sangle - Lieu : Lézeau - La Collinette

À la fin de la lecture, Fron annonce :
- "Je voudrais bien aller me coucher. Je n'ai pas envie de rater le petit déjeuner..."
- "Comment vous prenez tous ces éléments, Gelse ?" demande Daëgon.
- "Disons que j'en étais sûr... Cela ne vient que confirmer ce que je pensais du magistrat." exprime Gelse sur la réserve.
- "Je pense qu'on a les preuves maintenant. Donc, c'est bien !" répond Daëgon.
- "Tout à fait !! Il reste à voir, à présent, comment nous allons faire avec le magistrat." indique Gelse.
- "Ce qui me semblerait bien, c'est qu'on puisse, demain matin, organiser une rencontre. Sans doute que je serai amené à aller en référer aux autorités d'Hobbitebourg." indique le Shiriff Valgran.
- "Un Moot ?" lance Fron.
- "A mon avis, vous pouvez envoyer un messager pour préparation d'un Moot comme le dit Fron." demande Fánaviryan.
- "Ecoutez, Shiriff, je pense qu'on va on va aller se coucher maintenant pour pouvoir partir à Hobbitebourg demain." propose Daëgon.
- "En compagnie du magistrat qui nous accompagnera pour ça !" suggère Fánaviryan.
- "Ah bah non ! On ne l'aura pas encore..." indique Daëgon.
- "Le magistrat, à mon avis, il est fait ! On a les preuves !" explique Fánaviryan.
- "Oui, je sais mais il est sous garde de Cleagar jusqu'à demain soir..." indique Daëgon.
- "En gros, Cleagar ne nous le lâchera pas tant qu'il n'est pas sûr de pouvoir partir." intervient Tirash.
- "Donc il faut un sauf conduit officiel donc il faut le Moot et tout le reste..." indique Daëgon.

Session N°95

Le 05/04/2023

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 00:30 / 01:25 - Lecture du Journal du Magistrat - D - F - F - T - Gelse Sangle - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - La Collinette

Après plusieurs minutes, Gelse vient rejoindre les Hobbits à la Collinette et vient s'adresser à Fron et Tirash et leur demande :
- "Alors, quelles sont les nouvelles ?"
- "On a trouvé des documents très intéressants mais, pour le moment, Daëgon a préféré les garder. Il surveille l'arrière de la colline." indique Fron.
- "Ah d'accord ! Et, à présent, vous faites quoi ?" demande Gelse.
- "Hé bien, on va attendre que Daëgon et Fánaviryan reviennent. Quand vos compatriotes hobbits les auront rejoints, ils reviendront par ici." évoque Tirash.

Les Hobbits vont aller se positionner à des endroits stratégiques tout autour de la colline. Valgran a demandé aux Hobbits d'être à deux, l'un peut se reposer pendant que l'autre surveille. Les gardes d'Hobbitebourg sont placés à plusieurs endroits pour ne pas être tous au même endroit. Deux d'entre eux vont croiser de l'autre côté de la colline des silhouettes et vont alors crier :
- "Qui êtes-vous ? Halte-là !!"

Fánaviryan, placée derrière le buisson, dégaine son épée et se prépare à attaquer. Daëgon observe attentivement et constate qu'il s'agit d'un son provenant du bas de la colline. En se concentrant sur la voix, il estime qu'il s'agit d'un Hobbit.

Fánaviryan finit par répondre avec sa voix elfique :
- "Oh hé, chut !! Il ne faut pas faire de bruit !!"
- "Ah, c'est vous ! Pardon... On ne savait pas que vous étiez là..." répond l'un des deux Hobbits.
- "Justement, on s'était cachés pour surveiller qu'ils ne fuient pas de la colline." explique Fánaviryan.
- "Et vous en avez vu ?" demande le Hobbit.
- "Non !" répondent Daëgon et Fánaviryan.
- "C'est tout calme !" ajoute Daëgon.
- "D'accord... On va prendre le relais..." annonce le Hobbit.
- "Très bien, merci !" répond Daëgon.
- "Merci ! Vous avez vu les autres ?" demande Fánaviryan.
- "Ouais, ils sont tous bien posés prêts de nous." explique le Hobbit.
- "Ah ! C'est super ! On se reverra tout à l'heure au village après votre garde." réagit Fánaviryan.
- "Oui ! D'accord !" répond le Hobbit.

L'Elfe rengaine son épée puis avec Daëgon, ils quittent leur buisson et rejoignent le village qui est beaucoup plus calme. De nombreux villageois ont rejoint leur smial et les autres ont été positionnés autour de la colline en surveillance. Lorsque les quatre compagnons sont ensemble, Daëgon dit à ses compagnons :
- "J'aimerais bien trouver de la lumière pour lire tout ça !"
- "Je pense que nous avons intérêt à ouvrir ce journal, il y a une quinzaine."

Les quatre compagnons s'assoient à flanc de la Collinette qui est actuellement éclairée en compagnie de Gelse, intéressée par le livre. Daëgon commence la lecture du journal du Magistrat à haute voix. Tamir Cerfblanc se sert de ce journal pour y noter, jour par jour, des évènements personnels mais lui sert aussi de registre des évènements et des décisions que le Magistrat a pu prendre. La lecture est aisée avec la belle écriture du Magistrat. Dans un premier temps, Daëgon s'imprègne de l'écriture, de la façon dont il a organisé son livre puis va pouvoir y trouver des informations intéressantes. Le 17 de Norui, le jour où Golasgil aurait été assassiné, le Magistrat a noté : "Je viens de quitter Roude. Le voyage se passe bien. J'espère que tout s'est bien passé à Lézeau."

Daëgon interrompt sa lecture lorsqu'ils voient sur la route de la colline, une torche qui éclaire le chemin et un Hobbit qui arrive à la Collinette très essoufflé. Il dit alors :
- "Pffff... Il y a un, un Monsieur qui souhaite vous voir..."
- "Un Monsieur ??" demande Daëgon.
- "Oui, un très grand Monsieur..." évoque le Hobbit.
- "Ça, ça doit être Cleagar !" annonce Fánaviryan puis demande : "Avec une grande épée comme ça ?"
- "Heu... Non..." répond le Hobbit.
- "Il est venu vous voir directement, c'est ça ?" demande Daëgon.
- "Oui. Le Shiriff m'avait demandé de surveiller la route." explique le Hobbit.
- "Ah d'accord..." réagit Daëgon.
- "J'ai couru le plus vite que je pouvais ! Il m'a demandé de vous demander d'aller à sa rencontre." répond le Hobbit.

Les quatre compagnons constatent que la lumière de la torche sur le chemin de la colline, est située un peu plus bas que le barrage et reste, à présent, fixe. Daëgon dit alors :
- "Bon, on va aller le voir."
- "Il faudrait placer une barrière à l'entrée du chemin !" évoque Fánaviryan.
- "Il veut parlementer là." indique Daëgon.
- "Ouais, ils n'ont plus le choix... Par contre, ils sont plus nombreux. Il faut qu'on évite le danger..." conseille Fánaviryan.
- "Non ! C'est qu'une seule personne qui s'est avancée. Après, il y a des archers, je sais bien... On peut avancer et lui dire d'avancer s'il est un peu trop près..." indique Daëgon puis dit à Gelse : "Je te confie le livre du Magistrat."
- "Oui, bien sûr ! Je vais veiller sur lui ! Je vais aller me réfugier dans un Smial en attendant..." confirme Gelse.
- "D'accord ! Je reviendrais tout à l'heure !" indique Daëgon.

Les quatre compagnons vont prendre le chemin de la colline. L'homme qui porte la torche a avancé de quelques pas vers le bas du chemin. Fánaviryan indique à Fron :
- "Fron, tu peux demander à tes camarades qu'ils bloquent l'accès au chemin avec des tables ?"
- "Le Shiriff veut, peut-être, venir avec nous ?" demande Daëgon.
- "Oui, je vous accompagne !" répond Valgran Bucca.

En montant le chemin de la colline, les compagnons vont apercevoir Cleagar, une torche à la main. Son épée n'est pas visible. L'homme avance vers les compagnons et montre avec sa torche qu'il n'est pas armé. Tirash lui demande :
- "Vous souhaitiez nous voir ?"
- "Ouais ! On peut discuter ?" demande Cleagar.
- "Toujours !" répond Daëgon.
- "Oui !" répond Tirash.
- "J'ai enfin compris le sens de toute cette mascarade de ce soir." évoque Cleagar.
- "La fête de la galette ?" demande ironiquement Tirash.
- "Elle était plutôt réussi. Ouais. J'imagine que vous avez trouvé des choses dans le bureau du Magistrat." annonce Cleagar.
- "Des choses ? Dans le bureau du Magistrat ?" questionne Tirash.
- "Il aurait des preuves incriminantes de quelques agissements dont vous n'avez, peut-être, pas été témoin ?" demande Fánaviryan.
- "Nous n'avons pas participé à cela." répond Cleagar.
- "C'est qui nous ?" demande Tirash.
- "La Compagnie de l'Ordre !" répond Cleagar.
- "Vous êtes engagés pour quelle durée ? Et pour quel compte ?" demande Fánaviryan.
- "Les termes du contrat ne sont pas clairement définies mais je vous avouerai que mes hommes et moi-même nous trouvons que la mission qui nous a été confiée n'était pas celle qui était prévue initialement." explique Cleagar.
- "C'est-à-dire ?" demande Tirash.
- "Aujourd'hui, les agissements du Magistrat peuvent poser question. J'imagine que vous n'êtes pas sans informations. J'ai bien vu que les silhouettes qui s'enfuyaient, avaient une taille bien plus grande que celle de vous." dit Cleagar en désignant Fron qui est légèrement derrière puis ajoute : "J'ai donc vite saisi que vous étiez venu chercher, sans doute, certaines choses particulières.
- "Est-ce que vous pourriez aller droit au but s'il vous plaît ? La nuit a été longue..." demande Tirash.
- "Voilà, si vous avez des preuves qui incriminent le Magistrat et que vous êtes prêts à me les annoncer, moi et mes hommes, nous sommes prêts à nous retirer." annonce Cleagar.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "En échange d'un sauf-conduit pour quitter la Comté et un retour sur Metraith, sans doute ?" annonce Fánaviryan.
- "Exactement !" confirme Cleagar.
- "Ça doit être possible ça, Shiriff ?" demande Fánaviryan à Valgran.
- "Ne faudrait-il pas que nous confrontions le Magistrat avant cela ? Rien ne nous prouve que ce n'est pas vous qui êtes à l'origine de tout cela et que le Magistrat serait en votre captivité... Il faisait pâle figure la dernière fois que nous l'avons rencontré..." évoque Tirash.
- "C'est sûr... Sachez que si réellement vous avez trouvé des choses." indique Cleagar.
- "Nous avons trouvé certaines affaires de Golasgil, effectivement..." annonce Daëgon.
- "Et c'est bien dans le bureau du Magistrat que vous les avez trouvées ?" demande Cleagar.
- "Bien sûr !" répond Daëgon.
- "Est-ce que cela n'est pas une preuve en soi ? SI réellement les mercenaires de l'Ordre avaient agi, pensez-vous que nous aurions mis cela dans le bureau du Magistrat ?" demande Cleagar.
- "Sauf si le Magistrat était captif de vos hommes. C'est une bonne manière de vous couvrir." lance Tirash.
- "En effet..." confirme Cleagar.
- "Nous avons aussi un journal mais, pour l'instant, nous n'avons pas eu le temps de le lire." évoque Daëgon.
- "D'accord..." réagit Cleagar.
- "Mais vous pouvez certainement nous dire quel effet, ça vous a fait, de côtoyer des archers de Boëmund ?" demande Fánaviryan.
- "Ils sont restés peu de temps. C'est surtout auprès du Magistrat que l'homme dont vous parlez, s'est adressé." explique Cleagar.
- "Oui !" réagit Fánaviryan.
- "Vous savez, nous sommes engagés par le Magistrat. Il a souhaité accueillir ces hommes évoquant, de ce que j'ai compris, que c'était des rôdeurs de l'Arthedain. J'y ai mis quelques réserves pour ma part." indique Cleagar.
- "Qui a tué Golasgil ?" demande Tirash.
- "Hum..." réagit Cleagar.
- "Alinna avec une dague elfique, peut-être..." suggère Fánaviryan.
- "Alors, vous comprenez que, pour l'instant, je suis toujours engagé par le Magistrat. D'un point de vue déontologique, c'est compliqué." indique Cleagar.
- "Oui mais là, ce que vous faites avec votre torche, ça s'appelle une démission ! Vous lui en avez parlé un peu de ça ??" lance Daëgon.
- "Non. Disons que les évènements qui viennent de se dérouler m'ont fait réfléchir et que depuis quelques temps, mes hommes sont mécontents des conditions de travail. J'y vois là une porte de sortie. J'ai rapidement fait les comptes. Il semble y avoir dans le coffre du Magistrat, de nombreuses pièces d'or." annonce Cleagar.
- "Effectivement !" réagit Daëgon.
- "Effectivement ! Ce qui pourrait amener au futur possesseur de ces pièces, de lui permettre de vous engager, peut-être ?" demande Fánaviryan.
- "Si nous repartions, nous envisagerions un dédommagement." évoque Cleagar.
- "Qu'en pensez-vous Shiriff ?" demande Tirash à Valgran.
- "Vous seriez prêt, ainsi, à quitter le Magistrat qui vous a engagé depuis si longtemps ?" demande Valgran.
- Cleagar hausse un peu les épaules et dit : "Je pense qu'à un moment donné, il a fait des choix qui le mettent aujourd'hui dans une situation délicate. Comme je vous le disais et là, vous avez ma parole de mercenaire, j'engage ma parole de mercenaire que pour la mort de Golasgil, nous n'avons pas participé activement à celle-ci."
- "Bien sûr mais vous comprenez que, sans concurrence, Golasgil étant notre employeur, il nous devait une forte somme de cet or et c'est aussi, un petit peu pour ça que nous sommes revenus quand même... C'est pour ça que nous aurons à discuter, peut-être, devant tous les cinq devant le coffre." évoque Fánaviryan.
- "C'est vous qui voyez ! Sachez et si le Shiriff en était d'accord, nous pourrions partir très rapidement de ces lieux." confirme Cleagar.
- "En confiant au Shiriff le Magistrat ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, effectivement, une façon de montrer votre parole est de venir ici avec le Magistrat, captif d'ici une demi-heure." propose Daëgon.
- "Peut-être que l'on peut examiner les preuves et convenir d'un rendez-vous avec Cleagar demain ?" demande Fron à Valgran.
- "Par exemple !" confirme Daëgon.
- "Peut-être serait-il bien que le Magistrat soit mis sous bonne garde dès ce soir ? Vous considérez-vous, Cleagar, comme toujours engagé auprès de lui ? Peut-être que si vous renoncez à votre engagement, nous pouvons vous engager pour une nuit dans un premier temps ?" demande Tirash.
- "D'un point de vue déontologique, je n'ai jamais été amené à me retourner contre mon employeur. Par contre, dès lors que j'ai confirmation que nous pouvons librement et en sûreté quitter la Comté, la colline sera libre et aucun mercenaire ne s'y trouvera."
- "Si nous vous engageons à vous laisser partir, demain soir, est-ce que cela vous conviendrait ? Afin que nous ayons une journée pour étudier les éléments." demande Tirash.
- "Ça me laisse le temps d'en parler à mes hommes." confirme Cleagar.
- "Vous faites bonne garde autour de sa maison." suggère Fánaviryan.
- "Comme on le fait actuellement." indique Cleagar.
- "Un peu mieux parce qu'il y a des gens qui viennent visiter des coffres !!" lance Daëgon.
- "Demain, nous vous apportons sauf-conduit et preuves. Ça sera au grand jour ! Vous pourrez attester aussi d'un témoignage de sa culpabilité." annonce Fánaviryan.
- "Je vous le dis tout net ! Aucun de mes hommes ni moi-même, ne témoigneront contre le Magistrat." annonce Cleagar.
- "Non mais on va étudier les preuves pour cela. On se revoit demain pour voir vos propositions." indique Daëgon.
- "Je vous le dis tout net, n'espérez pas de ma part, la moindre sollicitation pour enfoncer le Magistrat." dit Cleagar.
- "A priori, nous n'aurons pas besoin." indique Tirash.
- "Avec son livre, il s'enfonce tout seul !" confirme Daëgon.
- "J'ai cette conviction également." confirme Cleagar.
- "Une chose cependant ! Si d'aventure le Magistrat n'était plus là demain, notre accord actuel serait nul et non avenu..." indique Tirash.
- "Le Magistrat sera là demain !" confirme Cleagar.
- "Très bien !" réagit Tirash.
- "Je vais faire en sorte que le coffre soit bien refermé et que le bureau soit bien remis en ordre." indique Cleagar.
- "Et qu'aucune pièce ne bouge ! Nous les avons comptées !" affirme Fánaviryan.
- "Je vais prendre le temps qu'il faut pour les compter ! Très bien. Demain soir, au coucher de soleil ?" propose Cleagar.
- "Nous apporterons de quoi manger." indique Fánaviryan.
- "Et toutes mes félicitations pour votre diversion, elle était réussie." confie Cleagar.
- "Il suffit des fois de peu pour faire éclater la vérité !" lance Fánaviryan.
- "Tous mes respects !" lance Cleagar.
- "C'était dans le cœur de cette jeune population qui s'est quand même, vu pendre ces deux et vous avez remarqué, nous avons fait en sorte qu'ils ne se retournent pas vers les bourreaux mais vers les commanditaires !" lance Fánaviryan.

Cleagar va alors saluer les cinq personnes présentes et va ensuite retourner vers le haut de la colline. Daëgon lui rend par un salut respectueux. Fánaviryan dit à ses compagnons :
- "Bon, c'était histoire qu'il sente que, de toute façon, ils sentent qu'ils sont encerclés et qu'ils avaient l'impression de ne pas être massacré..."
- "Moi, j'ai assez confiance en lui après est-ce qu'on laisse les Hobbits faire la garde toute la nuit ?" demande Daëgon.
- "D'une moindre mesure... On n'annule pas toute l'opération d'un seul coup parce que l'autre est venu nous voir. Allez, on a de la lecture !!" indique Fánaviryan.
- "On a de la lecture et du sommeil à prendre, histoire d'être en forme demain matin !" confirme Tirash.
- "Est-ce que vous pensez que nous devons revoir la surveillance autour de la colline ?" demande Valgran.
- "Je pense qu'il faut laisser quelques gars pour surveiller." conseille Daëgon.
- "Oui ! Vous êtes bien organisés. C'est une seule nuit de veille qu'on vous demande, c'est la dernière et après les choses vont se normaliser. C'était la fête à la galette qui se fêtera demain." évoque Fánaviryan.
- "On pourrait, peut-être, se coucher et lire demain ?" propose Fron.
- "Non ! J'avoue que si on pouvait regarder les dates clefs ce soir, ça me ferait plaisir !" réagit Tirash.
- "Oui ! Oui ! Il aura inscrit le témoignage d'Alinna." évoque Fánaviryan.
- "Il faudrait que je remonte quelques jours avant le 17." propose Daëgon.
- "Avec un petit sandwich !" propose Tirash.

Les compagnons vont retourner à la Collinette. Daëgon va aller chercher Gelse et le livre pendant que Fron va demander des sandwichs, de la bière et de l'eau. Lorsque tout le monde est installé, Daëgon boit une gorgée de bière et reprend la lecture du livre. Un silence s'installe alors sur le flanc de la Collinette lorsque Valgran indique :
- "Je ne vais pas rester ici. Je vais vérifier la situation autour de la colline."
- "D'accord ! Est-ce que vous pourriez préparer un sauf-conduit pour Cleagar afin que ça soit bien officiel ?" demande Fánaviryan.
- "De sauf-conduit..." évoque Valgran.
- "Pas signé, encore. Juste à signer." propose Fánaviryan.
- "Ce sera surtout de la Compagnie qu'il faudra parce que..." évoque Valgran.
- "Ah oui, oui ! De la Compagnie parce que sinon, ils vont se faire massacrer !!" réagit Fánaviryan.
- "Il va falloir informer également Marchon et Blancon Pâle à Hobbitebourg." suggère Tirash.
- "Oui, je pense qu'il sera important." indique Valgran.
- "Bon ! Il faut vraiment que l'on lise ce livre parce qu'on a plein d'informations à récupérer !!" annonce Daëgon.

Valgran quitte les lieux et Daëgon peut commencer la lecture. Les premières informations intéressantes vont remonter au mois de Lothron. Le Magistrat, régulièrement a des aprioris négatifs vis-à-vis des Hobbits. Il aurait été condamné à venir à Lézeau et semble subir le poste en Comté. Il est, toutefois, satisfait des responsabilités que le poste de Magistrat lui octroie à Lézeau. Il utilise ce livre pour y poser tous les actes qu'il est amené à réaliser. Or, Tamir Cerfblanc est peu sollicité et va se livrer à écrire ce qui se passe. Le journal associe ses notes personnelles mais également les comptes-rendus de ses actes professionnels :
- La journée du 18 de Lothron est particulière. Il note dans la matinée qu'Alinna est passée voir le Magistrat. Elle a commencé à lui faire du charme et le Magistrat n'est pas resté insensible aux avances de la gouvernante de Golasgil. Elle a pris le repas avec lui. Dans son journal, sa femme est rarement évoquée, elle parait inexistante dans la vie du Magistrat. Elle est parfois évoquée mais avec un grand mépris.
- Le 19, il évoque une déception de ne pas avoir vu Alinna ce jour.
- Le 20, il indique avoir eu un repas avec Alinna et a couché avec elle.
- Le 21, le Magistrat note qu'Alinna lui évoque le retour de Golasgil prochainement. Le Magistrat évoque un certain mépris vis-à-vis du Marchand qu'il trouve grossier, un franc parler qui ne lui convient et aucune bonne manière.
- Le 23 de Lothron, Golasgil est de retour à son domicile. Le Magistrat note : "Ce con de marchand est revenu ! Comment ça va se passer avec Alinna ?"
- Le 25, le Magistrat note qu'il a entendu Alinna crier toute la journée. Il est alors attentif à ce qui se passe dans la maison du Marchand. Tamir Cerfblanc n'ose pas aller chez le Marchand et se retrouve impuissant. Le Magistrat est complètement attentionné vis-à-vis de cette femme et pense qu'elle doit subir des mauvais traitements avec Golasgil. Alinna lui aurait confié le jour où ils ont couché ensemble, que le Marchand l'avait violentée. Il va décrire une scène très crue où Alinna se serait faite violée par le Marchand sans que le Magistrat ne donne la source de ce qu'il écrit. Alinna lui dit que Golasgil est reparti en voyage. Le Magistrat est content d'apprendre cette nouvelle et espère ainsi pour profiter d'Alinna.
- Le 26, Alinna va venir voir le Magistrat le soir et lui demande de l'aide. Elle n'en peut plus du Marchand, elle veut que "ça en finisse..." note le Magistrat. Elle a vu dans son bureau une énorme quantité d'écus d'or, sans doute, une somme très importante.
- Le 27 de Lothron, Tamir Cerfblanc a donné rendez-vous à Alinna. Dans la journée, il note peu de choses, juste que la lettre est partie à Tarmäbard, la forteresse de la famille Tarma.
- Le 28, le Magistrat revoit Alinna pendant une grande partie de la journée et lui dit qu'il a trouvé une solution et que quelqu'un va venir régler cette histoire. Il ne comprend pas qu'Alinna passe autant de temps dans la maison du Marchand.
- Le 2 de Norui, le Magistrat indique qu'il a une rencontre le 10 de Norui avec un représentant des Tarma. Le Magistrat évoque une affaire assez importante avec un coût élevé sans préciser l'objet de cette affaire en évoquant un coût assez cher.
- Le 7 de Norui, le Magistrat part de Lézeau, le jour même où Golasgil revient. Tamir Cerfblanc indique dans son journal être content de quitter le village au moment où le Marchand revient.
- Le 9, le Magistrat arrive le soir à Roude.
- Le 10, Tamir Cerfblanc évoque une rencontre avec l'un des fils du seigneur Tarma. La proposition qui est conclue, est d'engager un professionnel, très efficace. La demande est faite et est envoyée à Bree. Le Magistrat note en conclusion de cette journée : "On ne peut plus faire machine arrière..."
- Les jours suivants, il voyage jusqu'à Fornost Erain.
- Le 13 de Norui, il est à Fornost Erain et il rencontre principalement les responsables de la magistrature de l'Arthedain. Il évoque les préparatifs du Mitan avec les célébrations qui vont se dérouler en Comté, le rôle qu'il va devoir assumer par la suite. Il va y avoir des changements concernant son secteur mais l'évoque peu dans son journal.
- Les jours suivants, il repart vers le Pont des Arbalètes en prenant son temps et indique dans son journal : "Normalement, je devrais arriver le bon jour en revenant le 18 de Norui. Mon objectif est d'arriver après le 17 ! Je ne pourrais pas être inculpé !!"
- Le 18 de Norui, le Magistrat note un compte-rendu très détaillé de l'arrestation des deux jardiniers de Golasgil qui sont rapidement passés aux aveux. Ils ont agi sous le coup de la cupidité. Ils ont vu arriver le Marchand avec de l'or, qu'ils ont préparé son assassinat et qu'ils sont repartis avec l'or mais n'ont pas avoué où se trouve l'or. Le Magistrat note que l'or doit se trouver dans le village mais qu'il parait difficile de pouvoir lancer une investigation pour retrouver cette fortune. Le Magistrat évoque les détails du meurtre avec le corps mutilé, des coups de couteaux sur tout le corps, de véritables barbares ! Les détails sont nombreux et très précis.
- Le 19, le Magistrat indique dans ses notes personnelles qu'il n'est pas content. Cleagar ne veut pas exécuter les deux Hobbits. Tamir Cerfblanc désigne deux mercenaires qui doivent remplir cette tâche. Le Magistrat avait quelques affinités avec ces deux hommes qui ont pu répondre à ses ordres. Plus tard, dans la journée, il demande à ces deux hommes d'aller desceller le coffre du Marchand et l'amener discrètement dans la grange du manoir.
- Le 20, le Magistrat ne comprend pas la réaction des Hobbits. Il essaye d'expliquer le droit auprès des villageois, le déroulement du procès des deux jardiniers mais fait face à un mur d'incompréhension. Il estime être dans son droit, a l'autorité judiciaire en Comté et ne comprend pas qu'il puisse être remis en question.
- Le 21, Tamir Cerfblanc est pris de panique face à l'attitude des villageois. La situation devient incontrôlable et il n'arrive pas à faire retomber la colère. Il va prendre le temps de compter l'argent et va estimer à un peu plus de mille écus d'or la somme récoltée chez le Marchand.
- Le 22 de Norui, Alinna vient lui annoncer qu'elle quitte Lézeau. Il est effondré de son départ, déchiré, prêt à quitter ses fonctions pour la rejoindre. Elle va se réfugier, dans un premier temps, dans la famille Tarma. Il note : "C'est, sans doute, la dernière fois que je la verrais, elle compte partir très loin..." Le Magistrat lui offre quatre cents écus d'or pour qu'elle puisse refaire sa vie lorsqu'elle aura quitté la région.

Le 03 de Cerbeth de l'An 1640 - 00:15 / 00:30 - Retour au Calme - D - F - F - T - Soldat de l'ordre - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - La Colline

Daëgon et Fánaviryan vont se mettre derrière un buisson pour se camoufler et surveillent la colline. Pendant ce temps, Fron et Tirash font le tour de la colline. En moins de cinq minutes, ils arrivent sur le chemin de la colline et constatent que les Hobbits sont fatigués avec moins d'entrain à frapper dans les casseroles. L'un d'entre eux annonce :
- "Ah ! Vous êtes là."
- "Tirash, tu peux essayer de les calmer un peu, s'il te plait !" propose Fron.
- "Où est le Shiriff ?" demande Tirash aux Hobbits.
- "Il est là-bas." indique l'un des Hobbits en pointant du doigt vers le barrage.

Tirash et Fron se dirigent vers le barrage où une quinzaine de mercenaires de l'Ordre sont présents, bouclier dans une main et lance pointée en direction des Hobbits dans l'autre main. Valgran est face aux mercenaires à gérer les manifestants et semble épuisé par les tâches qu'il est amené à réaliser. Il continue d’arranger ses Hobbits qui continuent de frapper dans des casseroles. Les quatre arbalétriers d'Hobbitebourg sont en position, légèrement en retrait, prêt à tirer en direction des mercenaires. Tirash crie alors :
- "Shiriff, Shiriff !"
- "Oh ! mais vous voilà !!" réagit Valgran puis demande :"On n'entend pas le chant elfique, c'est normal ??".
- "Eh bien non. On a décidé de ne pas le faire..." explique Tirash.
- "Ah d'accord..." répond Valgran.
- "Fana est restée là-bas avec Daëgon. Avec Fron, on est revenu vous prévenir qu'on a trouvé des preuves qui montrent que le Magistrat nous a menti." annonce Tirash.
- "Ah, ah !!" réagit Valgran.
- "Par contre, on s'est fait surprendre. On a réussi à s'enfuir et il n'y aucune réaction là-haut." explique Tirash.
- "Il faut, peut-être, que l'on intervienne pour sauver votre l'amie l'Elfe si elle est toujours là-bas ?" propose Valgran.
- "Non, non ! Ils sont en sécurité tous les deux..." explique Tirash.
- "Ah !" réagit Valgran.
- "Ils attendent de l'autre côté de la colline. Ils surveillent si personne n'essaye de s'enfuir." explique Fron.
- "Ah ! D'accord !" réagit Valgran.
- "Tout le monde peut, à présent, rentrer chez eux. Ça serait bien d'encercler la colline ou, en tout cas, de monter la garde pour vérifier que le Magistrat et Cleagar ne s'enfuient pas discrètement parce que là, à priori, ils savent qu'on sait qu'ils ont menti." explique Tirash.
- "D'accord ! Très bien ! Je vais faire en sorte que mes hommes se déploient tout autour de la colline. C'est une bonne chose, très bien !" confirme Valgran puis vient taper dans le dos de Tirash en lui disant : "Bravo ! Monsieur Tirash, vous avez fait du très bon travail ! Et Monsieur Sacquet, aussi, je vous félicite !"
- "Merci !" réagit Fron.
- "Et vous, de votre côté, vous avez été bruyants à souhait ! Ça a été parfait !" souligne Tirash.
- "On commençait à fatiguer, je vous avouerai... Ça fait un moment que ça dure mais on est courageux !!" puis Valgran s'adresse à tous les Hobbits en levant les bras en l'air : "Allez ! Tout le monde descend, c'est bon, on arrête. Venez avec nous !!"

L'agitation va rapidement se calmer, les Hobbits vont commencer à descendre la colline, regagnant le village. Les gardes d'Hobbitebourg vont décharger leurs arbalètes puis descendre également. Valgran va réunir une partie des Hobbits sur la Collinette, la petite colline située non loin de l'étang de Lézeau. Valgran va donner ses instructions aux côtés de Fron et Tirash. Tirash surveille régulièrement le ciel vérifiant si une flèche enflammée est envoyée mais, pour l'instant, c'est le calme qui s'installe au village. Valgran va s'adresser aux villageois présents et va donner des instructions pour qu'ils puissent mettre en place une surveillance du tour complet de la colline.

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:50 / 00:15 - Fuite de la Colline - D - F - F - T - Soldat de l'ordre - Lieu : Lézeau - La Colline

Fánaviryan est au premier étage et va se mettre dans la pièce qui fait le coin pour observer la maison du Magistrat ainsi que le mouvement des gardes. Elle jette aussi, régulièrement, un regard du côté des manifestants à l'entrée de la colline. Elle ouvre les rideaux afin de mieux observer l'extérieur et va, discrètement, ouvrir l'une des fenêtres en plaçant un pot de chambre à proximité, prête à le jeter en direction des gardes pour faire diversion en cas d'urgence. Après quelques minutes d'attente, Fánaviryan va finir par remplir le pot de chambre en urinant dedans.

De longues minutes vont ensuite s'écouler sans qu'elle ne voie aucun mouvement suspect. Elle surveille les différentes fenêtres mais ne voit rien de particulier. Elle va finir par entendre une voix masculine dans la nuit qui vient de la maison du Magistrat et qui semble interpeler une personne dehors. Aussitôt, Fánaviryan observe le garde le plus proche et elle constate qu'il ne regarde pas dans cette direction. L'Elfe prend le pot de chambre dans les mains et se prépare à le lancer vers le garde si celui-ci se dirige vers la maison du magistrat mais les minutes se passent sans que le garde ne réagisse.

Pendant ce temps, après avoir entendu la voix de Cleagar, Tirash, Daëgon et Fron longent la haie et rejoignent la maison de Golasgil. Daëgon essaye de faire un geste à Fánaviryan tout en commençant à courir. Fron s'éloigne de ses deux compagnons tout en sortant une dague pour aller renverser les lanternes qui éclairent le chemin. Il arrive rapidement sur la première qu'il décroche aisément et envoie à flanc de colline. L'huile de la lanterne se répand, éclaire la pente de la colline et amène de la pénombre au niveau du chemin. Fron se souvient, alors, qu'il avait emprunté à un chemin escarpé non loin de là pour descendre la colline dans sa jeunesse. Il fait signe à ses compagnons en leur chuchotant : "par là !". Il reste en haut du chemin et laisse Tirash et Daëgon passer.

Tirash, à l'entrée du chemin, dit :
- "Daëgon, tu ne devais pas envoyer une flèche pour dire à nos amis qu'on est en danger ?"
- "Ouais mais est-ce que l'on est vraiment en danger ?" questionne Daëgon.
- "Nous, non mais Fana, peut-être, un peu plus..." interroge Tirash.
- "Ça veut dire de donner l'assaut, c'est, peut-être, un peu trop frontal..." indique Daëgon.
- "On n'avait pas vraiment défini ce qu'ils allaient faire quand ils verraient la flèche..." évoque Tirash.
- "Je ne sais pas... Je ne le sens pas trop de leur dire d'attaquer... Ça serait mieux si on pouvait éviter." évoque Daëgon.
- "On attend Fana ?" demande Tirash.
- "On se met dans le chemin. On se planque et on essaye de voir ce qui se passe." propose Daëgon.
- "Oui, on peut attendre tant que l'on ne voit pas de gardes arriver et qu'on attende de voir si Fana arrive." suggère Tirash.
- "Les gardes risquent d'arriver !" indique Daëgon.
- "On aura un peu d'avance sur eux et puis on aura un peu d'avance quand même..." évoque Tirash.
- "Enfin, là, ils vont rappliquer tout de suite !" annonce Daëgon.
- "Oui mais ils ne savent pas par où on est parti." indique Tirash.
- "Ils vont voir les lanternes pétées..." évoque Daëgon.
- "Disons que si on voit que Fana est en difficulté et qu'elle est en difficulté en sortant de la fenêtre, on pourra aller lui donner un coup de main alors que sinon, elle va être mal !" évoque Tirash.
- "Ou elle se planque..." suggère Daëgon.
- "On attend, peut-être, une minute." propose Tirash.
- "Oui !" répond Daëgon.

Daëgon descend de quelques mètres, encoche sa flèche, prêt à l'enflammer. Juste, au-dessus de lui, Tirash s'est mis au sol, regardant aux alentours, Fron à ses côtés. Après, une minute, aucun mouvement ou bruit ne vient de la maison du Magistrat ni de celle de Golasgil. Seuls les bruits de casseroles retentissent dans la nuit. Daëgon dit alors :
- "Bon, les gars, ça a l'air calme. Il faudrait, peut-être, que l'on aille mettre en sécurité tout ce que l'on a chopé. Fana, elle sortira bien à un moment..."
- "Moi, je veux bien l'attendre un peu." propose Tirash.
- "Elle devait nous attendre où ?" demande Fron.
- "Moi, je veux bien l'attendre un peu..." évoque Tirash.
- "Est-ce que l'un d'entre nous essaye d'aller dans la maison de Golasgil pour la chercher ou pas ?" demande Daëgon.
- "Je peux y aller !" propose Fron.
- "Oui, on peut faire comme ça. Nous, on va t''attendre un peu plus bas." propose Daëgon.
- "D'accord ! Moi, je connais bien le chemin de toute façon !" évoque Fron.
- "Ça serait pas mal de rester en couverture, non ?" suggère Tirash.
- "Oui mais de loin !" répond Daëgon.
- "Oui, là, on est loin, dans le noir et, à priori, personne n'arrive..." indique Tirash.

Daëgon va se positionner un peu plus haut, dans un coin sombre, une flèche prête à partir en direction de la maison du Magistrat. La position n'est pas idéale pour pouvoir tirer mais permet au Dùnedain de rester discret. Tirash se planque également prêt à attaquer si un mouvement venait dans leur direction. Tirash dit à Daëgon pendant ce temps :
- "C'est quand même bizarre que ça ne bouge pas..."
- "Ben ouais, c'est pour ça..." répond Daëgon.

Fron se dirige alors vers la maison de Golasgil, entre par la fenêtre dans la salle à manger. Il referme doucement la fenêtre sans la fermer complètement puis se dirige dans le bureau mais Fánaviryan n'est pas présente. Fron regagne le hall, emprunte l'escalier, monte au premier étage et va vérifier les différentes pièces qui donnent vers la maison du Magistrat mais l'Elfe n'est pas présente. Fron monte au deuxième étage et dans l'une des chambres, il retrouve l'Elfe, un pot de chambre à la main et en train d'observer le jardin en direction de la maison du Magistrat. Fron lui dit alors :
- "On se carapate, on est repéré !!"
- "Repérés ?? Mais il ne bouge pas ??" interroge Fánaviryan en pointant le garde à l'extérieur.
- "On a entendu Cleagar qui nous a interrompu dans le bureau du Magistrat. Il est, peut-être, juste aller prévenir le Magistrat pour l'instant..."

Fánaviryan regarde au niveau de la chambre du Magistrat, au premier étage de l'autre maison. À première vue, aucun mouvement particulier ne semble se dérouler à l'étage. Fánaviryan dit alors :
- "Fron, regarde..."
- "Les autres attendent en bas, on est parti !" annonce Fron.
- "Bon, d'accord ! Je te suis !" répond Fánaviryan.
- "On a des choses intéressantes !" indique Fron.
- "Ah ! J'avais préparé une diversion, c'est con..." évoque Fánaviryan en montrant le pot de chambre.

Fánaviryan quitte la pièce le pot de chambre à la main en suivant Fron. Les deux compagnons vont rapidement regagner la salle à manger au rez-de-chaussée. Fron va ouvrir la fenêtre et sortir. Fánaviryan va suivre et les deux vont traverser le chemin pour rejoindre le flanc de la colline. Fánaviryan met la main sur le pommeau de son épée, prête à dégainer son arme en cas de besoin. Les quatre compagnons vont, ainsi, descendre la colline. Elle verse dans un buisson le pot de chambre avant de le lâcher puis va suivre ses compagnons dans la descente. Fron va guider ses compagnons sur le chemin assez difficile mais ils vont avec une certaine aisance réussir à éviter les chutes et arriver en bas.

Le seul bruit qu'ils entendent provient toujours du chemin avec les casseroles qui résonnent mais leur fuite de la maison du Magistrat ne semble pas avoir alerté les mercenaires de l'Ordre. Fánaviryan se rapproche de ses compagnons et leur dit :
- "Ça va être le moment de faire le chant elfique, non ?"
- "Si tu fais un puissant chant elfique, tout le monde va savoir qu'une elfe est venue dans la maison..." évoque Tirash.
- "Et il n'y en pas beaucoup dans le coin..." indique Fron.
- "Et il n'y en pas des masses dans le coin, des elfes..." confirme Tirash.
- "Ce n'est pas grave ! Ils ne sont pas en position de nous mettre la pression ! C'est juste, là, pour que les autres lâchent la pression à la barrière. Et alors, qu'est-ce que vous avez ?" demande Fánaviryan.
- "Attends, on va se mettre à l'abri et après, on va déballer tout ça. Il y a pas mal de lecture en fait." évoque Daëgon.

En bas de la colline, Fánaviryan demande à ses compagnons :
- "Alors, alors ? Racontez-moi !!"
- "On a trouvé deux pièces en Mithril ! Déjà, on sait d'où elles viennent... Il y avait de l'or à profusion et on a trouvé surtout un journal où, à priori, il raconte sa vie, le Magistrat et on a, aussi, trouvé les livres de compte de Golasgil." évoque Daëgon.
- "On a les preuves qu'il nous a menti parce qu'il avait dit qu'il était parti avec toutes les richesses du Marchand." précise Tirash.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Et on retrouve l'or et le Mithril chez lui !" indique Daëgon.
- "C'était le coffre de Golasgil ou c'était son coffre ?" demande Fron.
- "Ah non, ce n'était pas le coffre de Golasgil, c'était un autre coffre." répond Daëgon.
- "Il aura dû l'ouvrir dans une grange. Il doit être éventré quelque part à proximité..." suppose Fánaviryan.
- "Oui ! Ou il l'a gardé dans une autre pièce... et ce qu'il faudrait, surtout, c'est de lire le journal !" suggère Daëgon.
- "Oui ! Si je fais le puissant chant elfique, maintenant, il faut qu'ils sachent que ce soit nous d'une certaine manière." propose Fánaviryan.
- "Oui mais ça va te servir à quoi s²urtout ?" demande Daëgon.
- "C'est pour que les autres lâchent la pression." indique Fánaviryan.
- "Va leur dire si tu veux !" propose Daëgon.
- "Je le fais du village si vous voulez alors." propose Fánaviryan.
- "Si tu as vraiment envie de faire un chant elfique, tu peux le faire demain matin, on sera tous là pour l'écouter." propose Tirash.
- "C'est histoire qu'ils s'apaisent et que tout le monde puisse aller se reposer." indique Fánaviryan.
- "Ça fait une heure que ça dure, si ça dure dix minutes de plus, ce n'est pas gênant..." indique Tirash.
- "Oui ! Faisons route !" lance Fánaviryan.
- "Par contre, si ça ne bouge pas là-haut, ça veut dire qu'ils n'ont pas prévenu les gardes, est-ce que ce n'est pas parce que Cleagar et le Magistrat pensent qu'ils sont gaulés et qu'ils vont essayer de se barrer par derrière comme nous pendant la nuit." évoque Tirash.
- "C'est possible, oui..." confirme Daëgon.
- "Dans ce cas, est-ce qu'il ne faudrait pas qu'on les attende ??" demande Tirash.
- "On va aller en parler aux Hobbits. On ne va pas encercler la colline à cinq !" évoque Daëgon.
- "Non, c'est clair et net !" confirme Tirash.
- "Il faut que quelqu'un aille transmettre l'information au Shiriff. Fron, discrètement, tu peux faire rapidement le tour de la colline !" propose Fánaviryan.
- "Et pourquoi on n'y va pas tous ensemble ?" demande Daëgon.
- "Pour monter la garde par ici des fois qu'ils essayent de se barrer par derrière." évoque Tirash.
- "Ah oui !" confirme Daëgon.
- "Moi, ça me semblerait être une bonne idée qu'il y en ait, au moins, l'un de nous qui reste ici qui puisse, éventuellement, les suivre et laisser des traces pour les autres mais qu'on ne les laisse pas se barrer impunément comme ça surtout s'ils se barrent avec notre or !" évoque Tirash.
- "Oui, c'est une bonne idée Tirash !" confirme Fánaviryan.
- "Attends ! Ils ne vont pas se barrer avec des kilos d'or comme ça !! Ils vont passer par la route." réagit Daëgon.
- "Ils ne vont pas tout prendre, ça, c'est sûr ! Mais par la route, ils savent qu'ils ne vont pas passer." indique Tirash.
- "Par chariot, tu peux bourrer, tu penses ? Forcer le passage..." évoque Fánaviryan.
- "Pas à travers une foule de Hobbits en colère ! Une casserole dans les rayons du chariot et puis, c'est foutu..." indique Tirash.
- "En tout cas, on pourrait demander à Fron d'aller demander au Shiriff de diligenter quelques Hobbits de Lézeau à la surveillance sur le haut coteau pendant que nous." propose Fánaviryan.
- "Oui, ça me semblerait pas mal... Ouais !" indique Tirash.
- "Hum, hum..." confirme Fron.
- "Bon, alors, au final, au lieu de retourner au camp, on va les avertir nous, directement à la barrière avec les gardes. Ça serait mieux que Fron puisse y aller pour leur signaler que c'est bon ! Il sera plus discret dans la foule lui que nous et puis on l'attend ou on y va ensemble." propose Fánaviryan.
- "Moi, je veux bien rester par ici et puis surveiller et j'attends que des Hobbits viennent avant de vous rejoindre." propose Tirash.
- "Et si tu vois quelque-chose, tu tires enflammée vers là où ça se barre !" suggère Fron.
- "Je n'ai pas d'arc mais si je vois des choses, je laisse des informations tout en les suivant." suggère Tirash.
- "Ça ne serait pas mieux que l'on reste à deux par deux ou tous ensemble ?" demande Fánaviryan.
- "Je peux rester avec Tirash. Moi, j'ai un arc. S'il faut faire une flèche enflammée, je peux la faire." propose Daëgon.
- "Effectivement, oui !" confirme Tirash.
- "Et on n'avait pas dit que c'était le signal pour tout embraser ?" demande Fánaviryan.
- "Si mais tu vas aller dire aux Hobbits que ce n'est plus ça." explique Daëgon.
- "Et puis, de toute façon, on va aller les libérer mes potes." indique Fron.
- "Fron, tu penses qu'il faut combien de temps pour rejoindre la foule ?" demande Tirash.
- "En moins de cinq minutes." répond Fron.
- "Bon ! On ne tire pas de flèches enflammées avant dix minutes pour être sûr que le message soit passé auprès des Hobbits et si on tire une flèche enflammée après, c'est qu'on les a repérés en train de se barrer." propose Tirash.
- "D'accord !" répondent ses compagnons.
- "Et vous passez la consigne qu'il faut venir surveiller l'arrière de la colline." indique Tirash.
- "Moi, je préfère rester avec toi, à ce moment-là, pour te protéger !" évoque Fánaviryan.
- "Après, c'est bien de faire deux, deux." suggère Tirash.
- "Oui, parce que moi, je ne la verrais pas la flèche." explique Fánaviryan.
- "Mais ça serait bien que Daëgon reste puisque c'est lui qui a l'arc." évoque Daëgon.
- "Fron, tu y vas avec Tirash." propose Fánaviryan.
- "Ah... Moi, je veux bien. Je pense, juste, qu'il faut que deux d'entre nous restent ici, idéalement, Daëgon." évoque Tirash.
- "Oui, je reste avec Daëgon." propose Fánaviryan.
- "Après, s'il faut aller avec Fron, ça ne me pose pas de problèmes." confirme Tirash.
- "On va, peut-être, ramasser les livres de compte, les dagues et autres choses." propose Fron.
- "C'est qui, qui a ça ? C'est Daëgon ?" demande Fánaviryan.
- "Moi, j'ai les livres." confirme Daëgon.
- "La dague, quelle dague ?" demande Fánaviryan intéressée.
- "C'est moi qui l'aie... La Dague avec les pièces..." indique Tirash.
- "Je reste surveiller si jamais Cleagar arrive..." indique Fánaviryan.
- "Bon, on fait ça !" lance Tirash.
- "Ouais !" répond Daëgon.
- "Si ça se trouve, Cleagar n'a rien dit parce qu'il veut que ça périclite..." analyse Fron.
- "Il faut qu'on aille au plus vite pour l'instant." indique Daëgon.
- "On leur dit, quand même, qu'on a trouvé des preuves que le Magistrat nous a menti, point !" suggère Tirash.
- "Oui !" confirme Fánaviryan et Daëgon.
- "Oui mais ça serait bien, si vous devez partir que vous ne partiez pas avec les preuves. C'est pour ça que je disais de les prendre." évoque Fron.
- "Moi, j'aimerais bien essayer de les lire." indique Daëgon.
- "Moi aussi !" ajoute Fánaviryan.
- "Si tu dois suivre les autres, tu ne vas pas pouvoir les lire pendant le trajet." indique Fron.
- "Pour l'instant, j'attends." répond Daëgon.
- "Daëgon et Fana restent là. Fron et Tirash vont voir les Hobbits et Daëgon gardent le journal et les livres de compte, c'est bien ça ?" demande Tirash.
- "Oui !" confirment Daëgon et Fánaviryan.
- "Et Tirash se barre avec la Dague et les pièces de Mithril." indique Tirash.

Session N°94

Le 29/03/2023

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:35 / 23:50 - Intrusion chez le Magistrat - D - F - T - Cleagar - Soldat de l'ordre - Lieu : Lézeau - Maison du Magistrat

Tirash va quitter la maison de Golasgil en compagnie de Daëgon et Fron. Ils vont longer la maison de Golasgil puis celle du Magistrat pour se rendre à la fenêtre ouverte par Tirash, dans une parfaite discrétion. Ils remarquent, aussitôt, les gardes de l'autre côté de la pièce, sur le parvis du manoir accompagnés de Cleagar. Tirash escalade le premier la fenêtre et doit s'appuyer sur une caisse en bois avant de poser ses pieds au sol, un sol en pierre jonché de paille. Des aménagements de box pour des animaux ont été aménagés mais aucun animal n'est présent ici.

Rapidement et discrètement, les trois compagnons se dirigent vers la porte, sans trop prêter attention à cette pièce. Tirash regarde par le trou de la serrure et constate peu de luminosité dans l'autre pièce. Ils écoutent à la porte mais n'arrivent à discerner des bruits, le bruit des gardes, à l'extérieur, pouvant couvrir les éventuels bruits présents.

Daëgon ouvre la porte et découvre un hall peu éclairé. Le dallage, au sol, est plus propre que la pièce précédente. Une porte fermée est présente en face et une arche permet d'accéder à un autre couloir. Des sons proviennent de cette dernière ouverture. Tirash se rapproche de l'arche et constate qu'il s'agit du hall d'entrée. Les sons proviennent des gardes postés devant l'entrée. Tirash s'arrête quelques instants, se concentre et écoute les propos. Cleagar évoque auprès de ses hommes l'état de la situation et ne semble pas, à sa voix, inquiet par les évènements. Daëgon s'est rapproché de la porte fermée et y entend des chuchotements. Il n'arrive pas à saisir le nombre de personnes dans la pièce.

Daëgon vient voir ses deux compagnons et murmurent :
- "Bon, les gars, il y a du monde derrière la porte... On fait quoi ?"
- "Il faudrait que l'on passe par le hall." suggère Tirash.
- "Oui mais là, ce n'est pas discret... Il ne regarde pas par-là normalement." indique Daëgon. - "Tu as une idée de qui s'est derrière la porte ?" demande Tirash.
- "Viens écouter..." propose Daëgon.

Fron et Tirash se rapprochent de la porte, écoutent et entendent des chuchotements. Tirash se concentre un peu plus et arrive à repérer quatre voix différentes. Il décèle, toutefois, une légère inquiétude dans l'intonation des voix. Il indique à ses deux compagnons :
- "Ils ont l'air de flipper..."
- "Si on y va, ça risque de faire du bruit..." indique Daëgon
- "Oui, c'est sûr !" confirme Tirash et demande : "Et sinon, tu te souviens du parcours ?"
- "Le problème c'est de traverser le hall ou alors on peut prendre la porte là qui est sur le côté." suggère Daëgon.
- "On peut tenter la porte qui est sur le côté..." confirme Tirash.

Daëgon se glisse dans le hall d'entrée et va ouvrir très discrètement la porte sans faire le moindre bruit, évitant le moindre bruit. La pièce est plongée dans le noir. Rapidement, les trois compagnons entrent en évitant de faire le moindre bruit. Daëgon ferme la porte après le passage de Fron en prenant soin de faire grincer le mécanisme. Ils se dirigent rapidement de l'autre côté de la pièce pour rejoindre la porte qui mène au bureau du Magistrat. Ils écoutent à la porte et regardent par le trou de la serrure mais aucun bruit ne provient de la pièce qui est plongée dans le noir. Daëgon actionne la poignée et la porte s'ouvre.

Les trois compagnons commencent par inspecter les fenêtres dont les volets sont ouverts. Tirash demande alors :
- "Est-ce qu'on allume une bougie quand même ou pas ?"
- "On pourrait fermer les rideaux..." suggère Daëgon.
- "Ça me semble pas mal. Après, on allume une bougie et on fouille !" ajoute Tirash.
- "Ouais !" confirme Daëgon.
- "On va faire un petit signe avec notre bougie à la fenêtre pour Fana." propose Tirash.
- "La fenêtre la plus loin du garde alors..." ajoute Daëgon.

Daëgon et Tirash ferment les rideaux et Fron allume une bougie. Le Hobbit donne la bougie à Tirash qui vient à l'une des deux fenêtres, entrouvre les rideaux et agite la bougie en hauteur dans l'espoir que Fánaviryan verra ce signe mais, à ce moment, l'Elfe surveillait le garde qui bougeait vers la maison mais, après quelques pas, s'est retourné.

Tirash, avec la bougie, va éclairer les différents espaces en particulier le bureau comprenant plusieurs tiroirs, les bibliothèques avec plusieurs bibelots et un gros coffre. Daëgon va commencer par prendre la dague elfique ¨posée sur le présentoir et la glisser dans son sac à dos. Tirash et Daëgon se dirigent vers le coffre et ils constatent qu'un verrou est placé dessus. Une clef est nécessaire pour l'ouvrir mais en observant attentivement, Tirash pense qu'il peut forcer le mécanisme. Il demande à Daëgon la dague elfique et commence à jouer avec le verrou qui va finir par s'activer après une bonne minute de crochetage et, ainsi, enclencher l'ouverture du coffre.

Fron examine les parchemins et constate qu'il n'y a pas d'images dessus. Il va voir Daëgon et lui dit :
- "Je suis allé voir les parchemins et il n'y a rien d'intéressant..."

Fron va, ensuite, se mettre à la porte et écouter attentivement. Fron constate une lumière plus vive là où se trouve Tirash. Avec l'ouverture du coffre, la lumière de la bougie se reflète dans les écus d'or présents dans le coffre. Une grosse quantité d'or est présente dans le coffre. Plusieurs livres sont également présents. Daëgon va rapidement identifier l'un d'entre eux comme étant l'un des livres de compte de Golasgil. Daëgon réagit :
- "Ah oui, là, c'est du lourd !!!"
- "Est-ce que ce n'est pas en sa qualité de magistrat qu'il a saisi toutes ces pièces ?" demande Tirash.
- "Pourquoi il garderait ça là ?? Mouais, peut-être..." s'interroge Daëgon.
- "C'est ce qu'il pourra nous rétorquer en tout cas..." analyse Tirash et ajoute : "Bon ! On prend ça et on se barre ou pas ?"
- "Ça ? tu veux dire ?" demande Daëgon.
- "Les livres de compte..." propose Tirash.
- "Il n'y a pas des affaires personnelles de Golasgil ?" demande Daëgon.
- "Oui, on peut, peut-être, fouiller le bureau..." propose Tirash.
- "Mais ce n'était pas les livres de compte qu'on cherchait ?" demande Fron.
- "Ben... si ! On le prend ça de toute façon. Il les a, peut-être, dans l'optique du procès, du jugement, par rapport à Golasgil..." évoque Daëgon.

Daëgon et Tirash vont fouiller le bureau. Dans l'un des tiroirs, Daëgon sort un écrin avec, à l'intérieur, deux pièces de couleurs argentées. Le Dùnedain reconnait les deux pièces en Mithril qu'ils avaient trouvées dans le coffre du bureau de Golasgil. Tirash va passer sa main sous le bureau et réussir glisser ses doigts dans une fente et actionner un mécanisme qui va déclencher une trappe sous la table. Un compartiment secret se révèle avec la présence d'un livre. Tirash tend le livre à Daëgon qui le consulte aussitôt. Ce livre consigne de manière méthodique les actes quotidiens du Magistrat, un journal professionnel et personnel, un journal de bord. Daëgon dit alors :
- "Les gars, je crois que j'ai trouvé du lourd ! on peut y aller je..."
- Daëgon est interrompu par un "Chutttt !!" de Fron qui montre la direction du mur opposé d'où il a entendu une porte se refermer.

En prêtant l'oreille, les trois compagnons entendent des bruits de pas qui se rapprochent. Fron se précipite vers la fenêtre, Daëgon range le livre de bord du Magistrat, le livre de compte de Golasgil et Tirash éteint sa bougie tout en ramassant l'écrin avec les deux pièces en Mithril. Tirash referme rapidement la trappe secrète et les trois compagnons viennent d'un geste vif enjamber la fenêtre, se retrouver dans le jardin et se faufiler entre la haie et la maison.

Lorsqu'ils sont arrivés à la hauteur du bout de la haie, ils entendent la voix de Cleagar qui crie :
- "Qui est là ??"

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:30 / 23:35 - Première Inspection - D - F - F - T - Lieu : Lézeau - Maison du Magistrat

Daëgon, Fron et Fánaviryan vont se mettre aux fenêtres du bureau et de la cuisine et observent le jardin pendant que Tirash enfile la cape, se glisse par la fenêtre de la salle à manger de Golasgil par laquelle ils sont entrés.

Sans source de lumière avec lui, Tirash se fie aux lanternes qui sont disposées le long du bord de la colline. Dans un premier temps, Tirash scrute d'éventuels mouvements ou bruits suspects mais rien ne semble l'inquiéter. Il entend toujours des bruits de casseroles ou de l'agitation. Tirash se dirige au coin de la maison de Golasgil vers l'entrée de la colline, y voit un garde observant le chemin de la colline. Sereinement et discrètement, Tirash longe la maison pour observer l'autre côté non loin de la maison du Magistrat.

Daëgon sort, peu de temps après, de la maison, prépare son arc et une flèche, prêt à protéger une retraite de Tirash. Le Dùnedain remarque l'homme du sud, non loin de la haie qui poursuit son chemin et se dirige à l'angle de la maison du Magistrat. Il remarque une fenêtre mais aussi la présence d'un autre garde posté de l'autre côté, lui-même à observer vers le chemin.

Tirash s'engage dans le chemin entre les deux maisons, non loin de la haie. Il constate que le volet est rabattu sur la fenêtre. Avec son doigt, il tire légèrement sur le volet et constate que ça résiste. Selon Tirash, le bureau du Magistrat est situé plus loin. Discrètement, il longe le mur et vient vérifier la fenêtre du bureau. Le volet n'est pas rabattu et Tirash constate que la pièce est plongée dans l'obscurité. Il passe les mains sur la fenêtre et ne voit pas la possibilité de pouvoir l'ouvrir sans forcer.

Tirash retourne sur le côté de la maison, se dirige discrètement vers l'entrée du manoir. En arrivant à l'angle, il constate une lumière plus vive avec la présence de torches et braséros. Il entend alors des hommes parler. Il se pose, tend l'oreille et constate que leurs propos évoquent une personne qui aurait tendance à boire trop souvent. Après une minute de pause, Tirash vient tester une série de trois fenêtres. La première n'est pas obstruée par un volet. Tirash va venir glisser sa main derrière les barreaux et va réussir à actionner le mécanisme qui ouvre la fenêtre. Il retire légèrement la fenêtre vers l'arrière et puis retourne vers la maison de Golasgil.

Pendant ce temps-là, Daëgon s'était rapproché de l'angle de la maison. Lorsque Tirash revient, les deux hommes retournent dans la maison, retournent dans le salon et Tirash indique à ses compagnons :
- "Il y a un garde devant entre les deux maisons. Deux gardes qui sont à l'entrée tout au bout, là où c'est éclairé et j'ai réussi à ouvrir une fenêtre ce qui fait qu'on n'a plus trop le choix..."
- "C'est quoi le plan ? On prend le magistrat en otage et on dit à tout le monde de baisser les armes ??" demande Daëgon.
- "Ben non... Ce n’est pas top ça... Le plan idéal, c'est : on y va, on trouve un truc dans la pièce et on repart..." propose Tirash.
- "Ah oui sans voir personne... Oh putain !!" réagit Daëgon.
- "C'est le plan idéal !!" indique Tirash.
- "Ça se passe avec le côté sombre là Tirash ?" demande Fánaviryan.
- "Là, on ne voit pas loin franchement. Bon, à priori, on peut être à peu près serein de ce côté-là et ils sont plutôt concentrés vers la foule de l'autre côté de la colline. Il faut traverser le rez-de-chaussée de la maison..." indique Tirash.
- "Après on peut aussi attendre qu'ils se couchent tous..." suggère Daëgon.
- "Je pense qu'ils n'iront pas se coucher tant qu'il y aura du bruit dehors." indique Tirash.
- "Dans ce cas-là, on envoie Fron pour leur demander de se calmer." propose Daëgon.
- "On va déjà voir." propose Fánaviryan.
- "Déjà, je pense qu'il ne faut pas aller à quatre dans la maison." suggère Tirash.
- "En effet ! Les plus discrets, on est bien d'accord !" confirme Daëgon.
- "Bon ! donc ce sera vous deux avec Fron ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, ça me va !" répond.
- "Et moi, je reste en observation au premier étage, chez Golasgil pour observer et je vois comment ça se passe." propose Fánaviryan.
- "Ouais, ça peut être ça !" confirme Tirash.
- "Après, je garde une pierre à silex pour faire un signal de lumière s'il y a des lumières qui se rapprochent de vous quoi..." indique Fánaviryan.
- "A mon avis, ça va être compliqué... S'il y a des lumières qui se rapprochent de nous pour voir la fenêtre du premier étage..." évoque Tirash.
- "De toute manière, je ne saurais pas où vous êtes si vous êtes discrets donc non, je reste à l'étage... Au pire, je balance un truc dans un carreau de chez Cerfblanc pour faire une diversion si gros cas échéant d'une maison à une autre mais voilà..." propose Fánaviryan.
- "Mais si quelque chose se passe mal, on s'enfuit tous, on est bien d'accord ?" demande Daëgon.
- "Oui, c'est ça qu'il faut se dire comme base. C'est vrai que ça fait un plan qui n'est pas super bien ficelé... Je suis d'accord..." confie Tirash.
- "Non mais ça fait un petit peu comme s'il y avait un hobbit qui aurait réussi à passer le barrage et qui aurait balancé une tomate sur la fenêtre de Cerfblanc..." évoque Fánaviryan.
- "Ça pourrait être un bon alibi, effectivement, d'avoir une tomate à écraser sur la fenêtre de manière à ce que..." évoque Tirash.
- "Moi, j'ai un reste de sandwich sinon..." propose Fron.
- "Par contre, si vous apercevez la dague elfique, il faudrait que vous la récupériez que je puisse l'examiner parce que le métal parle. Dans cette histoire, j'aimerais bien vérifier si elle n'a rien à se reprocher cette belle lame. Aussi bien, Alina aurait utilisé un couteau de cuisine mais je ne suis pas sûre. Et puis vous avez le droit de marquer le coup de votre passage, lui faire la nique. Après, il pourra se douter que c'est nous mais qu'est-ce qu'il pourra dire et faire ? Il ne va pas avoir beaucoup de légitimité prochainement donc n'hésitez pas à partir avec des choses ou à montrer que vous êtes passés." conseille Fánaviryan.
- "T'inquiète s'il y a du Mithril, on prendra..." indique Daëgon.
- "D'accord ! Moi, je vais prendre mes positions à l'étage alors." indique Fánaviryan en prenant un chandelier.
- "Après, rentrer discrètement sans se faire remarquer, ça veut dire qu'on peut, éventuellement, le refaire. Si on le fait une fois-là, ils vont, sans doute, renforcer encore les défenses." indique Fron.
- "On ne va pas mobiliser tout un village plein de fois. Là c'est l'unique occasion." indique Fánaviryan.
- "Je suis assez d'accord !" confirme Daëgon.

Fánaviryan va, discrètement, monter au premier étage.

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:20 / 23:30 - Recherches dans la Maison de Golasgil - D - F - F - T - Lieu : Lézeau - Maison de Golasgil

- "On n'a pas trouvé grand-chose..." indique Daëgon.
- "Effectivement, on n'a pas trouvé grand-chose..." confirme Tirash.
- "Non, non. Tout a disparu... Tout ce qui concerne les contrats de Golasgil, ses livres ainsi que l'or aussi, évidemment !" indique Daëgon.
- "Il y a des livres partout ici et là-haut ? Vous aviez découvert un truc auquel on n'avait pas pensé avec Fron ?" demande Tirash.
- "Oui ! On a trouvé une cache secrète dans la chambre d'Alinna qui était vide..." répond Daëgon.
- "J'ai hésité à lui déposer quelque-chose mais je ne savais pas quoi..." précise Fánaviryan.
- "En même temps, je ne suis pas sûr qu'elle revienne là..." réagit Daëgon.
- "Tu as bien suivi le sens de ma pensée Daëgon... Comme Daëgon disait, il n'y a pas grand-chose à trouver si ce n'est les preuves qu'il n'y a plus rien..." indique Fánaviryan.
- "Ah si !! Vous avez, quand même, trouvé est qu'entre la description de Cerfblanc de l'attaque du marchand et la réalité de la chambre de Golasgil ne sont pas les mêmes." indique Tirash.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Ce n'est, quand même, pas négligeable..." indique Tirash.
- "Ça, ça tend à dire qu'il a vraiment couvert Alinna. Est-ce que c'était vraiment dans un but de son propre chef d'action ou pas..." expose Fánaviryan.
- "Ecoute, c'est, peut-être, juste qu'il voulait le pognon de Golasgil !!" indique Daëgon.
- "Aussi oui..." confirme Fánaviryan.
- "Il y a des chances..." ajoute Daëgon.
- "Est-ce que l'on va chez le Magistrat maintenant ?? Peut-être que l'on pourrait remonter à l'étage ? Je ne sais pas si vous avez vu par la fenêtre, on arrivait à voir chez le Magistrat pour voir qui est présent dans la pièce allumée." indique Tirash.
- "C'est vous qui avez aperçu ça ?" demande Fánaviryan.
- "Oui mais on n'a pas pris le temps de regarder. Ça pourrait valoir le coup d'aller voir rapidement à l'étage. Ça serait pas mal que l'on monte à l'étage pour avoir une vue à partir de la maison de Golasgil." propose Tirash.
- "Oui Tirash ! Ça peut être intéressant, effectivement ! Il faudrait que l'on aille voir du premier et du deuxième. Peut-être qu'en contreplongée, on verra mieux l'intérieur et ça pourra nous inciter à aller plus en avant ou non parce que l'on sait que toutes les pièces que nous venions chercher, elles sont cents mètres plus loin..." indique Fánaviryan.
- "Peut-être... Allons-y alors ! Je vais au premier étage avec quelqu'un et les deux autres vont au second étage et on se retrouve au milieu." annonce Tirash.
- "Oui, oui ! Avec Fron, on va prendre le premier étage, ça sera moins haut pour nous. Vous êtes plus vigoureux Daëgon et toi, Tirash, au deuxième..." suggère Fánaviryan.
- "Ça marche !" confirme Tirash.

Les compagnons éteignent les bougies et vont, dans le silence et en toute discrétion, monter les escaliers pour accéder au premier. Fron et Fánaviryan s'y arrêtent pendant que Tirash et Daëgon montent au deuxième. Rapidement, ils vont vérifier les différentes chambres qui sont vides. Tirash en profite pour regarder par l'une des fenêtres et observer le chemin de la colline. Il remarque plusieurs mercenaires, au moins une dizaine, sur deux rangs, les lances pointées en direction de la route. Les Hobbits ne sont pas très loin. Ils s'activent, bougent, remuent.

En observant du côté de la maison du Magistrat, les compagnons constatent que le chemin de ronde est bien éclairé. Un mercenaire est situé non loin de là, au bord de la colline, observant la manifestation des Hobbits. Une grande haie, de plus de deux mètres, sépare les deux maisons avec une absence de lumières. Une lumière plus intense est visible de l'autre côté de la maison du Magistrat là où se situe l'entrée principale. Au premier étage, deux pièces semblent éclairées, au-dessus du bureau du Magistrat et dans une autre pièce, à l'angle de la maison. Daëgon et Fron arrivent, à travers les rideaux, à remarquer qu'il s'agit du Magistrat Cerfblanc. L'homme observe régulièrement les évènements qui se déroulent à l'entrée de la colline.

Le ciel s'obscurcit au fur et à mesure de la soirée avec une accumulation de nuages.

Après quelques minutes d'observations, Daëgon et Tirash redescend au premier étage et rejoignent Fron et Fánaviryan. Tirash demande alors :
- "Qu'est-ce que l'on fait ? Est-ce que l'on va chez le Magistrat ? Si oui, où ?"
- "C'est ça !" confirme Fánaviryan.
- "Et par où ?" ajoute Tirash.
- "Je ne vois pas bien d'où est-ce que l'on peut rentrer sans rentrer par devant..." indique Fánaviryan.

Tirash observe, du premier étage, la maison du Magistrat les fenêtres afin de rechercher une entrée plus aisée.

- "Il faut longer la haie, peut-être, la traverser discrètement assez loin. On s'exfiltre de la maison. Il faut que l'on passe discrètement derrière la haie en point d'appui. On va devoir faire un petit bond derrière la haie pour se cacher. Mais, que l'on soit d'accord, si on se fait pincer... on se la joue comment ? Moi, il faut que je sache ça tout de suite pour savoir si je dégaine ou pas..." évoque Fánaviryan.
- "Etant donné la surface du terrain, je pense que la fuite serait la meilleure des opportunités." propose Tirash.
- "D'accord ! Vendu !" acquiesce Fánaviryan.
- "Je pense que l'on fuit par le côté nord de la colline. Si on est pris, avec un peu de chance, nous n'aurons pas cinquante gardes en même temps... L'idée de base est de fuir, je pense." indique Tirash.
- "Tu fais bien de l'évoquer." confirme Fánaviryan.
- "Qu'est-ce que l'on va aller faire chez le Magistrat ?" demande Daëgon.
- "Voir le coffre ?" suggère Fánaviryan.
- "Voir si on trouve les affaires de Golasgil chez lui." évoque Tirash.
- "C'est une invasion ce que vous proposez, ce n'est pas anodin..." répond Daëgon.
- "Ce que le Shiriff proposait, c'était de constater par nous-même de l'état du bureau de Cerfblanc. Le problème c'est que Cerfblanc est à l'étage..." indique Fánaviryan.
- "On va ressortir. Daëgon va retirer la fenêtre tranquillement. Il n'y avait pas une sortie à la cuisine directement sur l'arrière de la maison ?" demande Fánaviryan.
- "Si, normalement..." répond Daëgon.
- "Sauf que si la porte est fermée à clé je ne suis pas sûr que ce soit pas mieux de... La question est de savoir : est-ce qu'on y va ? Qu'est-ce qu'on espère en tirer dans la maison ? Daëgon, toi, tu n'es pas très favorable ?" demande Tirash.
- "Non, pas spécialement. Après, c'est une déclaration de guerre si on y va. C'est qui ou double." indique Daëgon.
- "Oui, je suis assez d'accord avec ce point de vue." confirme Tirash.
- "Si on ne trouve rien et qu'on foute tout en l'air chez le Magistrat, on ne va pas être hyper bien vu... Si on trouve le coffre de Golasgil et un certain nombre d'éléments compromettants, on est bien !" analyse Daëgon.
- "Si on veut entrer, ce ne sera sans doute pas par le bureau que ça se sera le plus facile..." indique Tirash.
- "On doit bien pouvoir être discret dans les zones non éclairées." suggère Fánaviryan.
- "Ce n'est pas le problème... Il y a, peut-être, des gardes aussi à l'intérieur... Ils ne sont, peut-être, pas tous dehors..." indique Daëgon.
- "Oui, il y aura Cleagar à l'intérieur... Ça, c'est pour savoir si je sors mon épée ou pas. Je vous protège mais prête à fuir..." propose Fánaviryan.

Fron, pendant cette discussion, a sorti son moreau de pain et grignote en écoutant la conversation. Daëgon s'adresse à lui et lui demande :
- "Et tu le sens comment ?"
- "Il a envie de faire plaisir à son Shiriff..." répond Fánaviryan.
- "Oui après je ne sais pas ce qu'on peut trouver dans la maison mais s'il y a du monde, ça va être dangereux..." explique Fron.
- "Il y aura forcément du monde..." confirme Daëgon.
- "bon alors : deux possibilités s'offrent à nous la première, c'est la fuite par là où on est venu... La deuxième, essayer de rentrer dans la maison du Magistrat. Peut-être qu'on peut faire un compromis c'est-à-dire que on sort, on marche... Et on voit et éventuellement, on se barre...
- "Ah ! on va s'adapter..." indique Fánaviryan.
- "D'accord." répond Daëgon.
- "Qu'en pensez-vous ?" demande Tirash.
- "Oui, ça me semble être un bon compromis." répond Daëgon.
- "Je veux bien partir en éclaireur. On ne sait jamais si par miracle il y avait une fenêtre ouverte ou une sortie de cuisine..." évoque Tirash.
- "Toi, tu vas passer beaucoup plus facilement sur le côté de la maison surtout avec la cape... Moi, ça va être tendu... mais je vais essayer de me faire le plus discrète possible." indique Fánaviryan.
- "L'autre possibilité, c'est que vous restiez dans la maison et que j'aille faire un tour avec la cape." indique Tirash.
- "Est-ce qu'on est d'accord sur le fait qu'on t'escorte à l'extérieur ? Ça nous permet d'être au jus si ça vire au vinaigre et nous de nous tirer au plus vite si..." expose Fánaviryan.
- "Je vois oui, oui... On se tire là où il n'y a pas de gardes qui nous courent après..." confirme Daëgon.
- "En espérant qu'il n'y ait pas des gardes avec des flèches. Cela, il ne faut pas qu'on l'oublie..." suggère Fánaviryan.
- "Le mieux est de partir là où il n'y a pas de lumières d'où on est venu..." ajoute Daëgon.
- "Quitte à être dehors, et attendre que Tirash aille voir en éclaireur, peut-être, autant rester à l'intérieur en fait parce qu'il n'y a pas les gardes..." propose Tirash.
- "On attend la fenêtre si tu veux..." suggère Daëgon.
- "Vous voyez ce que je veux dire ?" demande Tirash.
- "Oui, oui !" confirme Fánaviryan.

Session N°93

Le 15/03/2023

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:05 / 23:20 - Visite de la Maison de Golasgil - D - F - F - T - Lieu : Lézeau - Maison de Golasgil

Daëgon va pendant, presque, cinq minutes s'atteler à déverrouiller le mécanisme de la fenêtre très discrètement ce qu'il accomplit parfaitement pendant que Tirash et Fron surveillent les deux coins de la maison. Fánaviryan vient à proximité de Daëgon et constate que le Dùnedain gère parfaitement le crochetage de la fenêtre. Dès lors que celle-ci est ouverte, Fánaviryan s'éloigne de quelques pas et fait signe à Tirash et Fron de se rapprocher en regardant leur réaction. Tirash jette un dernier coup d'œil entre les deux maisons puis se dirige vers la fenêtre. Fron tend l'oreille, écoute attentivement les bruits essayant de discerner d'éventuels bruits de pas mais entend surtout les bruits venant du chemin de la colline : des cris et, par moment, des bruits de casseroles. N'entendant rien, il se dirige vers ses compagnons.

La fenêtre est restée en parfait état, quelques traces mais le travail de crochetage a été très proprement. Daëgon écoute et observe à l'intérieur de la salle à manger. Le silence règne à l'intérieur, pas un bruit et pas un mouvement.

Fánaviryan se rapproche de Daëgon et lui chuchote :
- "Qu'est-ce que tu entends ? Tu rentres ?"
- "Rien..." répond Daëgon.

Tirash arrivant, il vient à hauteur de Daëgon et lui dit :
- "Tu me fais la courte-échelle ?"
- "D'accord !" répond Daëgon.

L'homme du sud, aidé du Dùnedain, parvient à grimper le bord de la fenêtre et à entrer dans le salon de la maison de Golasgil. Daëgon suit le mouvement de Tirash et entre à son tour.

En arrivant à la hauteur de la fenêtre, Fron demande à Fánaviryan :
- "Tu peux m'aider à monter ?"
- "Oui, bien sûr..." répond l'Elfe.

Fron Sacquet aidé de Fánaviryan va grimper et passer au travers de la fenêtre rejoindre Tirash et Daëgon qui sont en train de scruter les lieux. L'Elfe en profite pour palper les pieds velus du Hobbit et de lui chatouiller la plante des pieds mais il ne réagit semblant insensible aux gestes de l'Elfe qui, à son tour, enjambe la fenêtre en prenant bien soin d'éviter que le fourreau de son épée cogne contre la fenêtre qu'elle repousse après son passage. Fron demande :
- "On ne referme pas la fenêtre ?"

La pièce baigne dans une certaine obscurité. Fánaviryan indique :
- "Je vais fermer les rideaux dans le bureau uniquement." répond Fánaviryan.
- "On peut, en effet, se concentrer sur certaines pièces pour éviter de faire du bruit comme par exemple le bureau mais il faut se balader." indique Tirash.
- "Mais on ne va pas faire toute la maison !" réagit Fron.
- "Ben si, il faudrait faire toute la maison..." suggère Tirash.
- "On ne va pas aller fermer les rideaux dans toute la maison et puis après se balader. On va faire pièce par pièce de toute façon..." propose Fron.
- "Je vous laisse explorer la maison, moi je reste dans le bureau avec le coffre et les papiers pour voir." indique Fánaviryan.

Fánaviryan se dirige vers la porte du bureau, au moment où Tirash chuchote :
- "Ça serait bien que l'on aille dans la cuisine rapidement parce que s'il y a, à tout hasard, quelqu'un vivant dans la maison, tu auras des traces, peut-être, dans la cuisine et ensuite monter à l'étage."
- "Il y a un passage qui emmène à la cuisine du bureau discrètement." propose Fánaviryan.
- "Et puis allez au bureau bien sûr..." confirme Tirash.

Les quatre compagnons se dirigent vers la porte du bureau. Tirash l'ouvre discrètement, attend quelques secondes puis entre dans une pièce plongée dans le noir suivi de Daëgon puis Fánaviryan et Fron. L'Elfe va, en premier lieu, fermer les rideaux du bureau puis Fron, dans l'autre coin de la pièce, près de la bibliothèque allume une bougie dès que l'obscurité est quasi totale dans la pièce.

Le sol de la pièce est jonché de livres qui proviennent de la bibliothèque. Les livres ne semblent pas abimés, ont été posés sans ordre et soin particulier.

Tirash constate que le meuble où se trouvait le coffre est ouvert. Il va allumer une bougie à celle de Fron. Fánaviryan voyant Tirash allumer une bougie, elle fait de même puis demande :
- "Tu penses explorer la maison avec une bougie Tirash ?"
- "Je ne sais pas mais déjà ça ne nous fait de la lumière." répond Tirash.
- "Je vais rester dans le bureau moi. Je vais faire trop de bruit si je traverse toute la maison. Mais, toi et Daëgon, vous pouvez vérifier dans l'obscurité." indique Fánaviryan.
- "Vérifier quoi ?" demande Tirash.
- "Vous vouliez vérifier que l'on était seuls..." indique Fánaviryan.
- "Oui, moi je veux bien aller explorer." indique Tirash.

Avec les trois bougies allumées, les compagnons peuvent remarquer quelques détails supplémentaires. Ainsi le bureau de Golasgil a été fouillé. Les affaires qui se trouvaient dessus sont au sol et les tiroirs ont été vidés et jetés au sol.

L'intérieur du meuble où se trouvait le coffre a été partiellement défoncé. Tirash indique :
- "C'est ici que se trouvait le coffre mais il n'est plus là..."

Fánaviryan et Tirash observent attentivement et constatent que plusieurs coups ont été nécessaires pour déceler le coffre qui devait être scellé au mur. Fánaviryan constate des coups de burin, de marteau et de pioche qui ont été portés pour retirer le coffre. La manière dont la tâche a été réalisée lui fait dire qu'il ne s'agit pas d'un professionnel, aucun soi n'a été porté pour soigner le travail. Le meuble a été très abîmé par les coups portés. Fánaviryan indique alors :
- "Ça me rappelle étrangement un autre bureau qu'on a visité à Metraith, il n'y a pas longtemps. On l'a laissé, un peu, dans cet état là quand même..."
- "Oui !! Avec la planche et le parquet !!" réagit Daëgon.
- Fron réagit comme s'il comprenait de quoi il parlait...

Le mobilier n'a pas été déplacé. Seuls les livres ont été enlevés des rayonnages, pas de manière très délicate. Fánaviryan pose sa bougie et commence à consulter les livres posés au sol avec l'aide de Daëgon qui regarde aussi un peu partout dans la pièce. Fron dit à Tirash :
- "Il serait que l'on aille voir les cuisines..."
- "Je t'accompagne !" répond Tirash.
- "Vous pouvez être vu de l'extérieur avec vos bougies. À ce moment-là, vous êtes grillé direct. Il ne faut pas se balader avec des lampes. Moi, je vais trier les livres. Vous, pendant ce temps-là, faites attention ! Couvrez bien la lampe de façon à ce que ça éclaire juste vos pas." suggère Fánaviryan.
- "Merci pour les détails." répond Tirash.
- "Ils se sont attaqués au coffre avant de fouiller les livres de compte parce que sinon il y aurait le passage du coffre qui aurait été plus visible par terre, on va dire." indique Fánaviryan.

Tirash examine les livres posés au milieu et ne constate aucune logique particulière dans ceux qui sont posés-là puis il se rapproche de la porte, lui montre la bougie et lui demande par des gestes de savoir comment ils gèrent la lumière. Fron éteint alors sa bougie. Tirash en fait de même.

Fron et Tirash quittent le salon, passent par la salle à manger, ouvrent discrètement la porte du hall et longent les murs jusqu'à la cuisine prudemment. Fron ouvre la porte de cuisine, y entre suivi de Tirash. Une odeur désagréable se dégage aussitôt des lieux, de l'alimentation a dû pourrir. Grâce aux fenêtres, la lumière de la lune éclaire, légèrement, la pièce.

Fron et Tirash se dirigent vers la première fenêtre. Ils y voient une haie et, par-delà, la maison du Magistrat dont une pièce, à l'étage, est éclairée. Par moment, ils peuvent distinguer des mouvements sans pouvoir savoir ce qui s'y passe. Il ne voit aucun garde dans le jardin. Fron demande à son compagnon :
- "Qu'est-ce que l'on fait, on continue ?"
- "Oui, on continue !" confirme Tirash en chuchotant.
- "D'accord."

En douceur, Fron ouvre la porte du couloir qui mène vers la porte de service. Les deux compagnons retournent vers le couloir principal. En s'approchant de la salle de bain, Tirash dit à son compagnon :
- "Je ne vois pas l'intérêt d'aller dans la salle de bain."
- "J'irai bien voir quand même parce que l'on ne sait pas où il est mort Golasgil, en fait..." évoque Fron.
- "Tu voudrais aller voir où ?" demande Tirash.
- "C'est, peut-être, dans la salle de bain. Il y a, peut-être, des traces de sang... Je ne sais pas..." indique Fron.
- "Tu peux, en effet, aller jeter un coup d'œil !" confirme Tirash.

Fron entre dans la salle de bain pendant que Tirash reste dans le couloir. Le Hobbit fait un tour rapide de la pièce aidé par la lumière de la lune qui traverse les fenêtres non obturées. Il est, surtout, attentif au sol et est convaincu de n'avoir aucune trace particulière. Puis les deux compagnons retournent dans le couloir et vont rapidement observer le salon en redoublant de vigilance avec la présence, non loin de gardes. Ils ne remarquent aucun élément particulier avec un éclairage plus faible, certains volets sont fermés. Tirash chuchote à Fron :
- "Est-ce que l'on va dans la chambre directement dans la chambre de Golasgil ?"
- "Ouais !" répond Fron qui regarde attentivement par les fenêtres la position des gardes qui n'ont pas vraiment bougé de place, à une vingtaine de mètres de distance puis il va rapidement remarquer qu'il ne semble pas y avoir de traces au sol.

Les deux compagnons montent alors l'escalier et se dirige directement dans la chambre de Golasgil qui baigne dans une certaine obscurité avec les volets sont tirés. Avec cette obscurité bien présente, Tirash dit à son compagnon :
- "Tu peux allumer une bougie ?"

Avant cela, Fron vient tirer les rideaux puis allume sa bougie. La lumière permet d'éclairer la pièce. Tirash et Fron constatent sur le lit une grande tache de sang séchée. À cette vue, Tirash a une réaction de tristesse, le sang de Golasgil semble s'être répandu sur une grande partie des draps principalement au niveau de l'oreiller. Les couvertures sont légèrement retirées. Les draps ont été repliés, sans la présence de sangs dans tout le lit.

L'armoire et la commode où sont rangées les affaires du marchand Golasgil ont été fouillées, le désordre présent en atteste. Les vêtements ont été disposés, pour la plupart, au sol. Tirash va fouiller le mobilier pour essayer de repérer des cachettes ou des objets particuliers mais il ne trouve aucun élément significatif. Fron regarde sous le lit et n'y voit aucun élément particulier.

Après cinq minutes à fouiller la chambre, les deux compagnons sortent de la chambre et Tirash demande :
- "Fron, qu'est-ce que l'on fait ? Est-ce que l'on fouille toute la maison ?"
- "Pfff..." réagit Fron.

Les deux compagnons se dirigent discrètement dans l'autre aile du premier étage et ils découvrent une chambre très propre, bien rangée. Par contre, aucun objet personnel et vêtement ne sont plus présents. Les deux compagnons vont rapidement faire un tour de la chambre essayant d'y trouver un indice mais rien n'attire l'œil. Tirash finit par dire à Fron :
- "Franchement, je pense qu'on peut aller dire aux autres ce qu'on a vu, peut-être, regardez une autre pièce-là dans l'étage mais, à priori, il a été tué, elle est partie et puis, les détails, je ne suis pas sûr qu'on les aura dans la maison. Je te propose qu'on fasse une pièce à côté et on y va ?"
- "Hum, hum... D'accord !" répond Fron.

Tirash ouvre la porte d'en face et y trouve une chambre. Elle semble intacte, aucune trace de fouilles. Fron indique alors :
- "Si elle n'a pas été fouillée, c'est, peut-être, là qu'on n'a le plus de chances de trouver quelque chose..."
- "Ouais mais si elle n'a pas été fouillée, ça veut aussi dire que la personne savait où chercher sinon on verrait des traces."

Après, environ, quinze minutes, ils reviennent dans le bureau. Daëgon et Fánaviryan ont constaté que tous les livres qui pouvaient concerner l'entreprise de Golasgil ont été emportés. Les livres restant ne présentent peu d'intérêts. Daëgon n'a pas retrouvé les livres et parchemins qu'il avait pu lire lors de leur précédente visite.

Tirash et Fron en profite pour évoquer leur visite de la maison. Daëgon conclut :
- "J'ai l'impression qu’il n’y a plus rien ici..."
- "Là, on peut vraiment déterminer que Golasgil a été spolié de fond en comble de son commerce, de son trésor et qu'il a été assassiné, on peut imaginer, même dans son sommeil..." suggère Fánaviryan.
- "C'est probable..." confirme Tirash puis indique : "De ce que j'ai compris du Magistrat, Golasgil avait été lardé de pas mal de coups de couteau, c'était, même, à se demander si quelqu'un ne s'était pas acharné sur ses parties intimes..."
- "Vu ce que tu me décris, il a juste été égorgé. On peut intervertir les rôles si vous voulez explorer sur d'autres. Moi, je serais bien monté avec Daëgon pour aller regarder cette chambre et celle d'Alina. Qu'en penses-tu Daëgon de monter ?" suggère Fánaviryan.
- "Si tu y tiens, pourquoi pas..." répond Daëgon.
- "Si tu te rappelles de l'affaire chez Oget, c'est en regardant la deuxième fois qu'on a mieux compris ce qui était un peu évident sous nos yeux. Et, peut-être, que par la même, il sera pour nous si on se dépêche en allant vite vu que le reste a été fait on fait. On prend juste dix minutes pour faire cinq minutes pour la chambre et cinq minutes pour celle d'Alina, hein, Daëgon ?" propose Fánaviryan.
- "D'accord !" confirme Daëgon.

Daëgon et Fánaviryan montent au premier étage et se dirigent, aussitôt, dans la chambre de Golasgil. Fánaviryan remet la couverture à sa place et constate que le sang est bien présent et que l'intérieur des draps est relativement propre. Elle indique à Daëgon :
- "Tu vois que la couverture pliée, elle a pris juste du sang comme ça. L'intérieur des draps n'a pas pris le sang. Il était donc allongé, il ne s'est pas défendu, il a pris un coup puis après, ils ont ouvert les draps et ils en ont fait, peut-être, un peu plus."

Daëgon observe le sol pour y déceler un éventuel déplacement du corps mais ne remarque pas de traces de sang qui permettrait de lui donner un indice. Fánaviryan qui observe le lit constate que l'oreiller est intact mais imbibé de sang, n'a pas été perforé. Après cinq minutes passées dans la chambre de Golasgil, Daëgon et Fánaviryan vont faire un tour dans la chambre d'Alinna.

Fánaviryan confirme l'absence de tous les effets personnels d'Alinna. L'Elfe commence à fouiller autour des meubles et remarque, au sol, une petite trappe secrète que Daëgon vient le soutenir pour activer le mécanisme d'ouverture. À l'intérieur, un compartiment secret s'ouvre avec un espace complètement vide.

Daëgon et Fánaviryan rejoignent alors leurs deux compagnons dans le bureau de Golasgil.

Session N°92

Le 01/03/2023

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:55 / 23:05 - Entrée dans la Maison de Golasgil - D - F - F - T - Lieu : Lézeau - Maison de Golasgil

Daëgon commence à observer la fenêtre du salon. Fánaviryan chuchote alors à ce moment - "On devrait aller à celle du bureau un peu plus loin..."
- "Je veux savoir si cette fenêtre est facile à ouvrir. Celle du bureau devrait être pareil..." répond Daëgon.
- "Peut-être même plus difficile. Je pense qu'une fenêtre de bureau est plus sécurisée qu'une fenêtre de salle à manger." analyse Tirash.
- "Justement observerons par où c'est plus facile !!" évoque Daëgon.
- "Je suis d'accord..." répond Tirash.
- "Ce sera plus discret vis-à-vis du garde..." évoque Fánaviryan.

Après quelques minutes d'observations, ils remarquent que le mécanisme n'est pas très complexe surtout avec un pied de biche mais pourrait engendrer du bruit.

- "Ça me parait faisable..." répond Daëgon.
- Tirash lui tend le pied de biche et dit : "Ça n'empêche pas d'aller voir la fenêtre d'à côté qui est plus éloignée des gardes et donc peut-être moins bruyante..."
- "C'est ça !!" confirme Daëgon.
- "S'il y a du risque de bruit ce qu'on peut faire aussi c'est de voir si les autres, ils font du bordel, à faire des clameurs de temps en temps, c'est peut-être d'un gros éclat de voix." suggère Fron.
- "On peut, en effet, saisir l'opportunité pour faire du bruit..." indique Tirash.

Du bruit se fait entendre du chemin de la colline, des bruits de voix et, régulièrement, des bruits de casseroles.

Fron reste au coin de la maison, s'avance de quelques pas pour observer le côté sud de la colline mais il n'arrive à voir le barrage et les Hobbits. Il voit, aisément, les lumières mais la route est trop en contrebas pour réussir à observer les agissements de ses compagnons Hobbits.

Tirash demande alors :
- "Tu ne penses pas que ça serait bien qu'on aille voir un tout petit peu à l'autre coin de la maison pour voir s'il n'y a pas un garde dans ce coin-là, histoire de prendre les devants."
- "Si vous voulez, moi, je suis chaud pour attaquer la fenêtre !!" indique Daëgon.
- "Vas-y. Si tu veux bien me repasser la cape, Fana, je vais voir au coin de la maison."
- "Oui !" répond Fánaviryan.

Daëgon commence à coincer le pied de biche contre l'ouverture de la fenêtre pour tenter de la forcer en douceur. Le mécanisme résiste bien. Le Dùnedain doit s'y reprendre. Pendant ce temps, l'Elfe enlève la cape, la tend à Tirash qui la pose sur ses épaules, l'ajuste et commence à se glisser discrètement le long du mur de la maison pour rejoindre l'espace qui sépare la maison de Golasgil de celle du Magistrat. Il constate de la lumière à l'étage de la maison du Magistrat mais ne remarque pas de gardes dans cette zone-là.

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:10 / 22:55 - Montée vers la Colline - D - F - F - T - Soldat de l'ordre - Lieu : Lézeau - La Colline

Les quatre compagnons vont, discrètement, quitter le village pour faire le tour par l'ouest pendant que le village reste bien éclairé. Ils vont quitter la route lorsqu'ils sont à une certaine distance du village pour ne pas être visibles et monter vers le nord puis, ensuite rejoindre la colline. Fron va guider ses compagnons dans un ravin qui permet d'être encore moins visible.

De nuit, la progression pour grimper la colline serait compliquée mais, avec l'aide de Fron, l'ascension est plus aisée avec des conseils et un parcours qui va permettre d'éviter les pentes trop raides ou les endroits dangereux. Dès le bas de la colline, Fron s'attache à une corde et la transmet aux autres membres afin qu'ils puissent suivre plus facilement le Hobbit. Ils vont ainsi progresser en enjambant des pierres, monter sur certaines, éviter quelques rochers trop abrupts. Daëgon et Fron progressent aisément. Tirash a un peu plus de mal à suivre le rythme et l'Elfe, avec ses grandes jambes, a du mal à bien se coordonner et va venir par être déséquilibrée. Elle va se rattraper mais son bras gauche va s’érafler et elle va s'en sortir avec une légère égratignure.

En montant la colline, Tirash et Fron entendent des bruits, le brouhaha des villageois qui leur permet de se repérer plus facilement puis, quelques minutes plus tard, tous les compagnons entendent distinctement le tintement des casseroles dans toute la région. Daëgon chuchote à ses compagnons :
- "Je crois qu'on peut y aller..."

Fron observe les nuages pour essayer de progresser, à découvert, lorsque les nuages sont présents. Il est de plus en plus prudent au fur et à mesure qu'ils approchent du sommet de la colline. Fánaviryan ne regarde pas du tout les nuages. Elle regarde bien à ses pieds en se cachant bien dans la cape et en avançant doucement. Tirash progresse également doucement en faisant attention à ne pas tomber.

Les quatre compagnons vont finir par arriver en haut de la colline à hauteur du jardin de Golasgil. Ils vont pouvoir progresser entre les arbustes et buissons présents. Ils avancent par petites étapes, progressent lentement, observent et continuent ainsi leur progression. Ils avancent ainsi très discrètement jusqu'à s'approcher à une dizaine de mètres de la maison sans se faire repérer.

Fron remarque la présence d'un mercenaire de l'ordre à l'angle de la maison de Golasgil. Il est à, environ, une trentaine de mètres et regarde en direction du chemin de la colline de là où provient l'agitation et les bruits de casseroles. Tirash chuchote à ses compagnons :
- "Je propose que l'on se mettre à l'abri, au coin de la maison."
- "On y va !!" répond Fánaviryan.
- "Il faudrait que l'on de nous monte la garde pour surveiller que les gardes qui sont là ne se dirigent pas vers nous..." ajoute Tirash.
- "Allez, allez, on ne reste pas là..." chuchote Fánaviryan.

Les quatre compagnons attendent quelques instants, le temps que quelques nuages viennent obscurcir la lune rendant les lieux plus sombres, pour traverser l'allée qui rejoint le coin de la maison de Golasgil. Ils se retrouvent sur le côté nord à l'opposé des bruits le long du salon de la maison.

Le 02 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:15 / 22:10 - Projet d'expédition sur la Colline - D - F - F - T - Gelse Sangle - Valgran Bucca - Lieu : Lézeau - Village

- "Je m'interroge aujourd'hui sur l'histoire de la mort de Golasgil. Il me semble, aujourd'hui, intéressant de se pencher sur cette question. Nous n'avons que la version du Magistrat sur cette mort..." indique Valgran Bucca.
- "Oui, vous avez raison ! Personne n'est rentré dans la maison apparemment hormis le magistrat Cerfblanc..." indique Fánaviryan.
- "Oui... Je vous avouerai que j'ai interrogé quelques villageois. On en a discuté avec Gelse et, au final, qu'est-ce que nous avons comme informations si ce n'est ce que nous affirme le magistrat Cerfblanc. Vous me disiez, à l'instant, que les gardes de Hobbitebourg vont pouvoir repartir mais ne pourrions-nous pas aussi profiter de leur présence pour essayer d'un peu mieux comprendre ce qui a pu se passer et tenter de faire la lumière sur ce qui a pu se dérouler dans cette maison. Ma proposition serait la suivante, si je vous l'indique c'est que vous seriez mis à contribution pour tenter de mieux comprendre ce qui s'est passé en, tout simplement, tentant de se rendre dans la maison du marchand." explique Valgran.
- "Très intéressant..." réagit Tirash.
- "Evidemment, vu l'environnement actuel, il est clair que les mercenaires du Cardolan ne vous laisseront pas entrer facilement mais si nous montrons une présence plus virulente accompagnée de hobbits armés, ils seront tenus d'être un peu plus vigilants et de garder une présence plus importante à l'entrée de la colline ce qui permettrait un petit groupe habile de pouvoir, dans ces cas-là, discrètement, s'infiltrer et essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Je pense qu'il serait intéressant que ça ne soit pas une seule personne mais plusieurs tout simplement pour mieux comprendre ce qui a pu s'y dérouler et, éventuellement, si les choses tournaient mal qu'il ne soit pas seul. C'est, disons, une réflexion que j'ai depuis quelques heures. Evidemment, vu mes fonctions, vous comprenez bien que je ne peux moi-même y aller même je dirais demander à qui que ce soit d'y aller... Evidemment, si un petit groupe était volontaire pour y aller, sachez que je pourrais, dans ce cas, engager une partie de la population accompagnée des gardes de Hobbitebourg pour aller montrer une certaine animosité vis-à-vis du magistrat ce qui contraindrait les mercenaires à faire bloc et de devoir être présents nombre ce qui laisserait une partie du domaine, normalement, non-surveillée..." expose Valgran Bucca.
- "Cela tombe bien, vous m'avez entendu évoquer la fête de la galette." indique Fánaviryan.
- "Oui madame, j’ai bien entendu cela mais, si vous voulez, ils vont sans doute, dans ces cas-là, baisser l'intensité de leur surveillance puisqu'ils verront là quelques Hobbits s'amuser et ne n'y prêteront guère attention que si nous manifestons une opposition vive et virulente sans aller jusqu'à la confrontation. Ce serait contre-productif mais si nous montrons une vive opposition en montrant qu'on a les moyens avec nos Hobbits d'élite d'Hobbitebourg. Forcément, sur une partie de la soirée, cette manifestation obligera ces mercenaires à s'opposer à nous ce qui, en théorie, vous laisserez le champ libre pour, d'une part, accéder à la maison du marchand et, d'autre part, mais j'y mets beaucoup plus de réserves, il y a aussi un endroit qui attire mon attention mais je suis beaucoup plus réservé sur la possibilité de pouvoir y pénétrer, un lieu qui fait face au manoir du marchand à savoir le bureau du magistrat..." évoque Valgran Bucca.
- "Votre curiosité est partagée et je pense que nous aurons tout loisir de vérifier tout cela lorsque le magistrat sera démis de ses fonctions officiellement, cela pourra être envisagé..." évoque Fánaviryan.
- "Disons que sa démission ne va pas forcément intervenir aussitôt et le jour de sa démission, il sera préparé et aura tout le loisir de nettoyer son bureau." répond Valgran Bucca.
- "Nous irons chez Golasgil et si les conditions le permettent, de pousser jusqu'au bureau de du magistrat, enfin, ça reste entre nous..." propose Tirash.
- "Entendons-nous bien, je pense qu'il peut, peut-être, relativement aisé d'accéder jusqu'au manoir de Golasgil, Fron connaît bien les chemins escarpés qui peuvent y avoir de l'autre côté de la colline et qui permettraient de monter jusqu'au manoir. Il faut éviter quelques pierres m'a-t-on dit... et je pense que, Fron, tu connais bien les lieux ?" demande Valgran Bucca en s'adressant à Fron Sacquet.
- "Oui, oui..." confirme Fron.
- "D'accéder au manoir du magistrat me semble relativement aisé. Votre passage, tout à l'heure, jusqu'à l'endroit où il a été enterré, a été, de ce point de vue, utile pour constater que l'endroit semblait assez peu gardé. Sans doute encore moins si nous mettons un peu plus de pression. Pour ce qui est du bureau du magistrat, l'affaire est toute autre, ce serait évidemment beaucoup plus délicat que vous retrouviez face à face avec le magistrat ou avec qui que soit d'autre. Il va, sans dire, que je ne pourrais cautionner votre présence là-bas..." précise Valgran Bucca.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Ce serai à vous de juger sur place les possibilités ou non d'y accéder. Je ne peux, en aucun cas, vous demander quoi que ce soit par rapport à cela. Bien sûr, je souhaite, avant toute chose, vous entendre, par rapport à cela puisque, évidemment, il n'y a aucune espèce d'obligation à ce que cette projection que je vous fais là, se réalise. Nous pouvons en rester là et, comme nous le suggérait votre ami qu'on aille tout simplement sur une fête de la galette." indique Valgran Bucca.
- "Non, moi la proposition me séduit." évoque Tirash.
- "Oh !! Je ne pensais pas aller jusque-là monsieur..." réagit Valgran Bucca.
- "Et vous mes compagnons ?" demande Tirash.
- "Et moi, vu mon statut, je pourrais, quand même, y participer ?" demande Fron Sacquet.
- "Je dirais plus que nécessaire que quelqu'un qui connaît bien les lieux puissent être présents également." répond Valgran Bucca.
- Fron ouvre un large sourire et se tourne vers ses trois compagnons de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate.
- Gelse réagit dans un mélange de crainte et d'appréhension et, en même temps, une envie que cette action se produise sans oser le dire.
- "Hormis le fait que mon gabarit me qualifie pour escorter des personnes assez téméraires. J'ai peur que mon gabarit ne soit pas aussi adapté à une action discrète." indique Fánaviryan.
- "Moi, je ne vois pas trop ce qu'elle veut dire..." réagit Fron aux propos de l'Elfe.
- "À la fois, on aura aussi besoin si un garde se rapproche trop près qu'il soit immobilisé rapidement et efficacement et, en cela, Fana tu peux nous être bien utile." indique Tirash.
- "J'essayerais de me faire la plus discrète possible en y allant pieds nus." propose Fánaviryan.
- "Pieds nus, il ne faut, peut-être, pas exagérer mais effectivement sans masque de combat et sans accessoire superflus." conseille Tirash.
- "Ainsi que des armures pour escalader..." suggère Fron.
- "Disons que je suis peu discrète donc j'ai peur de vous faire échouer la mission." indique Fánaviryan.
- "Je pense que, dans un premier temps, il va falloir manger. Ce type d'action ne se fait pas le ventre vide !" indique Valgran Bucca.

Tirash constate que la lune est pleine pour cette soirée et se lève dans le ciel en ce début de soirée. Toutefois, quelques nuages commencent à s'accumuler et pourraient cacher, par périodes, cette luminosité. Puis Fánaviryan reprend la parole :
- "Je suis en train de repenser au fait que si mon gabarit risque d'être vu de loin, j'aurais intérêt à t'emprunter la cape en espérant que je sois assez discrète au niveau de mon poids pour le bruit.".
- "Ça serait bien que l'on ait tous une cape ou que l'on soit habillé en noir." évoque Fron Sacquet.
- "Oui ! En effet !" répond Tirash.
- "Celle que Tirash possède. Je pense qu’il faudra, au moins, celle-là pour que je sois discrète." évoque Fánaviryan.
- "On a des bonnes capes ici aussi ! Alors, c'est vrai qu'elles sont, peut-être, un peu petites..." répond Fron Sacquet.
- "Je propose donc que l'on puisse engager cette action après le repas. Je vais prendre le chemin avec des villageois et des soldats d'Hobbitebourg pour manifester sur la colline pour faire une diversion au niveau de la route non loin de la barricade des mercenaires mais ne pas trop s'approcher non plus pour éviter que ça dégénère..." explique Valgran Bucca.
- "Avec beaucoup de torches pour que leurs yeux ne s'habituent pas au noir pour nous voir." suggère Fron Sacquet
- "c'est une Mercenaires idée intéressante que je prends note..." indique Valgran Bucca.
- "Un truc qui peut être fait aussi, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais c'est que des villageois qui montent bruyamment avec des torches et tout et que, peut-être, la garde les arrêtent." propose Fron.
- "Ce qui permettrait, d'une certaine manière, de mettre la responsabilité des hobbits totalement à l'écart, c'est bien ça ?" demande Tirash.
- "C'est ça et peut-être qu'une foule qui monte et qui s'arrête et on ne sait pas ce qu'elle fait... Alors que si elle est en train de parlementer avec la garde..." explique Fron Sacquet.
- "C'est, en effet, une possibilité. Ce que nous pouvions aussi demander, c'est d'exiger à voir le magistrat pour, de nouveau, lui exprimer notre mécontentement." suggère Valgran Bucca.
- "Ah, oui aussi !" confirme Fron Sacquet.
- "Ce qu'il a toujours refusé jusqu'alors... Mais votre proposition me convient tout à fait !" indique Valgran Bucca.
- "Est-ce que vous pourriez nous fournir quelques matraques car si nous devons immobiliser des mercenaires, ce serait mieux que nous les tuions pas." suggère Tirash.
- "Oui, c'est envisageable..." confirme Valgran Bucca.
- "Du matériel de crochetage, auriez-vous cela ?" demande Tirash.
- "Ah non... Je suis désolée mais nous n'avons pas d'outils spécifiques pour cela." répond Gelse et ajoute "mais si nous avions une journée de plus, nous aurions pu vous les préparer..."
- "Juste des petites tiges en ferraille…" demande Daëgon.
- "Oui ! Nous allons vous trouver ça !" répond Gelse.
- "Des clous roulés !" ajoute Fron Sacquet.
- "Merci Fron mais ils ne sont pas obligés d'être rouillés pour fonctionner..." indique Fánaviryan.
- "Non ! Roulés par rouillés !!" répond Fron Sacquet.

Les compagnons vont rejoindre le smial et se préparer pour l'expédition du soir.

Fánaviryan va garder sa tenue de cuir mais va enlever ses bottes en cuir clouté et va parvenir à trouver des sandales légères moins bruyantes. Elle prend ses liens en cuir si elle a besoin d'attacher des mains dans le dos. Elle va laisser son épée à deux mains et va accrocher à sa ceinture le fourreau avec l'épée Wesmin. Elle s'équipe de ses gants et demande la cape à Tirash qui lui répond :
- "Pour la cape, je ne sais pas ce qui est le mieux entre de la confier ou la confier à celui