La Taverne des Hobbits
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Sessions de jeu
Session N°112

Le 28/02/2024

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:30 / 14:45 - Repas dans la Famille de Daëgon - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Maison des Parents de Daëgon

Les parents de Daëgon sont surpris de l'arrivée tardive des quatre compagnons. Fánaviryan indique :
- "Nous sommes restés voir la procession des grandes familles qui allaient voir le roi !!"
- "Ah ! Le Conseil du Roi se réunit aujourd'hui, je n'étais pas au courant..." évoque Lyndys puis ajoute en s'adressant à Fánaviryan : "Deux capitaines, le lieutenant-gouverneur du commerce et son adjoint vont passer en fin de journée ici pour vous voir."
- "En fin de journée... D'accord... C'est de bon aloi ! Comme ça, les affaires pourront être menées rondement !!" réagit Fánaviryan.
- "En tout cas, ils passeront ici." indique Lyndys.
- "Je vous suis fort gréée de votre diligence !" remercie Fánaviryan.
- "C'est la moindre des choses..." répond Lyndys.

Après le repas, les compagnons vont prendre le temps de discuter de leurs activités pour l'après-midi. Tirash interroge :
- "Daëgon et Fron, vous ne deviez pas recruter pour le convoi de Khazad-Dûm ? Fron, tu n'avais pas évoqué le souhait de t'acheter une armure ?"
- "Si, si !" répond Fron.
- "Ah ! C'est bien ce qui me semblait..." réagit Tirash.
- "L'armure, oui !" confirme Fron.
- "Et fana, il me semble bien que tu avais parlé d'acheter des cadenas et moi, je souhaitais retrouver de l'herbe à pipe." évoque Tirash.
- "Combien faut-il que l'on recrute ?" interroge Daëgon.
- "C'est bien le problème sachant qu'Astatur nous a dit qu'il reviendrait vers nous pour nous dire éventuellement s'il avait des personnes à nous conseiller ou un lieu où aller. Donc on peut, peut-être, attendre les informations d'Astatur sauf si Daëgon tu sais où est-ce qu'on peut se diriger."
- "Je pense que je peux recruter quelques personnes, essayer en tout cas mais si je ne sais pas combien..." évoque Daëgon.
- "Une demi-douzaine, c'est bien pour commencer..." suggère Fánaviryan.
- "Effectivement, si tu as des personnes de confiance ou des lieux où tu sais qu'on peut trouver des personnes de confiance, on peut, peut-être, aller y faire un tour." suggère Tirash.
- "Oui ! Je peux me renseigner déjà avec mes anciens compagnons." propose Daëgon.
- "Ça serait pas mal..." réagit Tirash.
- "Je peux me renseigner cet après-midi et je passe, ensuite, le soir, voir Drògil pour les cartes." indique Daëgon.
- "Tirash, si tu peux être de retour pour le rendez-vous avec les financiers, ce serait bien parce que moi, je ne suis pas très bonne commerçante pour présenter la guilde." sollicite Fánaviryan.
- "On avait parlé de vingt-quatre gardes. On a déjà douze gardes fournis par Pellendur et donc il nous faudrait douze gardes à nous. On en a déjà six qui viennent de Metraith. Donc, à priori, il nous en manque que six. Pour les cuisiniers, le problème est résolu avec les Hobbits." énonce Tirash.
- "Ouais !" confirme Fánaviryan.
- "Un palefrenier et un soigneur. Selenia, d'ici là, elle ira mieux et elle pourra nous accompagner." évoque Tirash.
- "Depuis ma blessure, je peux donner un coup de main dans ce domaine !" évoque Daëgon.
- "En effet ! Daëgon a bien progressé dans les soins, il faut le dire mais si nous sommes blessés c'est bien qu'on ait des gens qui puissent soigner et ne pas être combattant nécessairement, qui restent planqués dans un char pendant le combat." suggère Tirash.
- "Avec cuisiniers pour les défendre." propose Fánaviryan.
- "Le départ est prévu dans trois mois sachant que s'il y a du blé aussi apporter de la Comté à Minas Malloth. On aura, peut-être, déjà une escorte à faire à ce moment-là." évoque Fron.
- "Du blé à apporter de la Comté vers Minas Malloth ?" demande Tirash.
- "Oui !" confirme Fron et Fánaviryan.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "Minas Malloth ne pouvant pas compter sur le blé de Bree." évoque Fron.
- "Qui est vendu aux Nains." précise Fánaviryan.
- "Golasgil était en négociation pour en acheter en Comté." indique Fron.
- "Si on peut assurer le convoyage, ça peut être l'occasion de s'entraîner." évoque Tirash.
- "La réponse est attendue dans un petit mois..." signale Fron.
- "C'est bien ça ! Donc il faut qu'on recrute six personnes si on suit notre raisonnement." évoque Tirash puis propose : "Daëgon, éventuellement, ça peut être, même, juste une personne si tu connais un type, tu dis-lui ce serait bien qu'on l'ait avec nous et bien, c'est bien !"
- "Je vais voir si j'ai des connaissances qui traînent par ici." indique Daëgon.
- "Daëgon, est-ce que tu pourrais m'amener voir un armurier que tu connaîtrais bien sur Fornost ?" demande Fron.
- "Oui, on va pouvoir te trouver ça, Fron !" répond Daëgon.

Les compagnons vont remercier Lyndys et les deux domestiques pour le repas et vont quitter la maison pour parcourir les rues de Fornost Erain.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:20 / 13:30 - Cérémonial aux Manoirs des Grandes Familles - Garde Fornost Erain - Lieu : Fornost Erain - Manoir des Formen

Daëgon conclut :
- "Bon, on va retourner chez moi et on verra..."

Mais, dehors, les quatre compagnons constatent une animation particulière. La rue principale est bloquée par des gardes de la ville. Les compagnons se rapprochent et constatent que toute la rue n'est pas accessible. Les domestiques des différentes maisons sont sortis et forment une haie d'honneur devant la porte d'entrée de chaque manoir. Une personne richement habillée sort des sept grandes maisons présentes dans la rue et va venir attendre au milieu de la rue.

Les compagnons constatent qu'une femme sort de la maison des Tarma, une femme brune, sans doute, la quarantaine, bien habillée d'une robe bleue sobre et élégante. Son identité est inconnue, c'est la première fois qu'ils aperçoivent cette personne.

Discrètement, Fánaviryan prend dans son sac son masque de combat qu'elle porte à son visage. Tirash la regarde d'un air désapprobateur et lui dit :
- "A mon avis, on va plus te voir avec ton masque de combat que sans..."
- "Oui !" confirme Fron.
- "Oui mais quand j'ai mon masque de combat, on ne sait pas si je suis une elfe ou une humaine..." répond Fánaviryan.

Des majordomes du palais royal sont venus s'installer dans la rue. Deux domestiques de chaque manoir vont accompagner un représentant de chaque famille qui viennent se positionner à des endroits précis dans la rue. Tirash évoque à ses compagnons :
- "Je pense qu'ils se rendent à la réunion à laquelle va assister ce bon vieux Valgran !"
- "Oui !" confirme Fánaviryan.

Quelques habitants sont venus assister à la scène et semblent étonnés de ce cérémonial. Tirash demande, alors, à l'un d'entre eux :
- "Excusez-moi, vous savez ce qui se passe ?"
- "Bah... Vous n'êtes pas du coin, vous ?" répond l'homme.
- "Non ! Nous étions en visite chez la famille Formen." répond Tirash.
- "D'accord ! Oh ! Reçus chez les Formen... Non, ce n'est pas le jour du conseil du Roi... Parce que là, vu ce qui se passe, à priori, c'est un conseil auprès du Roi !" évoque le citadin.
- "Un conseil exceptionnel donc..." évoque Tirash.
- "Oui, oui ! Vous savez ce qui se passe ?" demande l'homme.
- "Absolument pas..." répond Tirash puis ajoute : "Merci mon brave !"
- "Je vous en prie..." répond l'homme en observant la procession des familles nobles vers le palais.

Fron demande à Daëgon :
- "Bon, on fait quoi ? On essaye de prendre une rue par derrière ou tu veux essayer de voir qui sera présent au conseil ?"
- "Ah ! C'est une bonne idée d'aller bien se positionner au coin de la rue avant la remontée." évoque Fánaviryan.
- "Après, ça ne changera pas grand-chose que l'on sache qui sera présent mais bon... En tout cas, il y a un conseil exceptionnel." évoque Fron.
- "Oui sur le sujet de la libération de la Comté mais ça, il ne faut pas le dire !!" chuchote malicieusement Fánaviryan.
- "Je ne connais pas ces gens... On verra ce qui se passe..." répond Daëgon.
- "De toute façon, on ne va pas assister au conseil mais c'était juste si tu connaissais du monde que tu voulais voir mais sinon, on y va en sachant que l'on est, déjà, à la bourre pour aller chez ses parents..." indique Fron.
- "Vu que c'est sur la route de chez les parents. On peut aller voir au niveau dans la grande rue en y allant rapidement. Par contre, enlève ton masque Fana !" propose Tirash.
- "Je vais marcher... J'essaye d'avoir une attitude normale !!" évoque Fánaviryan.

Les compagnons vont, ainsi, assister à la montée des représentants des grandes familles vers le palais royal.

Session N°111

Le 07/02/2024

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:30 / 13:20 - L'Arc en Acier Numénoréen de Grand-Père - Domestique Formen - Otáëhryn Formen - Lieu : Fornost Erain - Manoir des Formen

Daëgon et Fron remontent la rue principale pour se diriger vers le Haut Quartier. Daëgon connait bien les lieux et sait où se trouve la maison de la famille Formen même s'il n'a jamais eu l'occasion d'y entrer. Daëgon se souvient qu'Otáëhryn a la réputation d'être excentrique.

Daëgon vient frapper le fermoir de la porte pour signaler sa présence. Une domestique vient ouvrir, surprise puis très étonnée en voyant Fron, le Hobbit puis interroge :
- "Oui ??"
- "Savez-vous si la Compagnie de l'Aurore Ecarlate est ici ?"
- "Euh... la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ??" réfléchit la domestique.
- "Une elfe !" intervient Fron.
- "Une elfe et un gars basané..." précise Daëgon.
- "Ah ! Euh... Alors... Je reviens..." dit-elle en fermant la porte.

Quelques instants, plus tard, elle revient en ouvrant la porte et dit :
- "Euh... Au deuxième étage..."
- "Oh ! Très bien !" répond Daëgon en entrant dans le luxueux manoir.

Fron et Daëgon entendent alors une voix qui résonne dans le hall d'entrée et qui crie :
- "Fermez cette porte !! On ne peut pas être tranquille ici !! J'ai une réunion cet après-midi !!"

Daëgon et Fron entrent rapidement, Fron referme la porte d'entrée et la domestique désigne l'escalier en marbre. La domestique redit :
- "C'est au deuxième, c'est au deuxième !!"

Sans avoir vu l'homme qui a crié, les deux compagnons montent l'escalier. Fron frappe à la porte et un domestique vient ouvrir quelques instants plus tard avec une réaction de surprise également et dit :
- "Oui, c'est pourquoi ?"
- "Est-ce que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se trouve ici ?" demande Daëgon.
- "Alors la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ?" répète le domestique.
- "Une Elfe et un homme basané..." précise Fron.
- "Oui ! Suivez-moi !" répond le domestique.

Les deux compagnons entrent dans un long couloir puis sont amenés dans un salon où sont présents les deux compagnons et un homme avec un livre à la main, Otáëhryn Formen. Tirash est en train de manger et Fánaviryan en train de boire. Otáëhryn est surpris par cette arrivée et dit :
- "Oui ?"
- "Oui ! Bonjour ! Nous sommes de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate comme nos deux compagnons et j'aimerais m'entretenir avec vous au sujet d'un objet qui vient de m’être légué." annonce Daëgon.
- "Ah ! D'accord..." réagit Otáëhryn.
- "Et qui semble de très intéressante facture..." ajoute Daëgon.
- "Nous savions que nos compagnons devaient être là en ce moment. Nous avons profité de leur présence faire d'une pierre deux coups !!" explique Fron.
- "C'est ça !" confirme Daëgon.
- "Voici Daëgon Wesmin de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et Fron Sacquet notre camarade Hobbit qui vient de la Comté." présente Tirash.
- "Très bien ! Otáëhryn Formen de la famille Formen." se présente Otáëhryn puis dit : "Je vous laisse vous installer dans les canapés et je suis fort intrigué par l'objet que vous avez. J'imagine que ce n'est pas cette couverture mais, sans doute, ce qui est à l'intérieur."
- "Tout à fait !" confirment Fron et Daëgon.

Daëgon pose à terre la couverture et la déroule pour y sortir un arc en acier Nùménoréen. Otáëhryn se rapproche émerveillé par l'arc et dit :
- "Oh ! Le vôtre est particulièrement bien travaillé !"
- "il appartenait à mon grand-père qui s'en servait à l'époque." évoque Daëgon.
- "J'en ai un, similaire, mais, ma foi, qui n'a pas les mêmes motifs que le vôtre. Je pense savoir l'origine de cet arc. Je pourrais, sans doute, vous en dire plus... Vous vous appelez, vous m'avez dit ?"
- "Daëgon Wesmin." répond Daëgon.
- "Ah ! Vous êtes le fils d'Hadwyn !" évoque Otáëhryn.
- "Oui, c'est ça ! Et de Lyndys." confirme Daëgon.
- "Votre père est venu, il y a quelques années, m'apporter un objet de votre grand-père." évoque Otáëhryn.
- "Ah... Ne saurait-ce le gant ?" demande Daëgon.
- "Oui, tout à fait ! Je n'en avais point de gant de cette manufacture et qui, à priori, est fort utile pour utiliser ce genre d'objet." indique Otáëhryn.
- "Oui... Apparemment... Est-ce que vous pourriez me le montrer ? Je serais très intéressé de voir à quoi ça ressemble ?" demande Daëgon.
- "Venez !" puis en s'adressant à Fánaviryan et Tirash : "Je ne sais pas si vous voulez, de nouveau, visiter mais je vous propose que nous passions à une autre pièce qui est ma salle des souvenirs de Númenor."
- "Vous allez voir, c'est assez formidable !" évoque Tirash.

Les quatre compagnons vont suivre Otáëhryn dans la salle du musée. Daëgon va y découvrir une partie de sa culture avec une grande collection d'objets de Númenor. Otáëhryn dit alors :
- "Ici, repose de nombreux objets mais pour ce qui vous concerne..."

Il ouvre un tiroir et va y sortir un gant, renforcé de cuir et de métal en particulier sur le dessous du gant au niveau de la paume. Daëgon et Fánaviryan étudient attentivement le gant dans toutes ses particularités. Otáëhryn dit :
- "Cet objet semble vous vous intéresser ?"
- "Ah bah... Tout à fait ! Il appartenait à mon grand-père." répond Daëgon.
- "Dites-moi, cet arc vous le possédez depuis longtemps ?" demande Otáëhryn.
- "Non..." répond Daëgon.
- "Et vous pensez le vendre ?" demande Otáëhryn.
- "Disons que ça m'embête un peu vu que c'est celui de mon grand-père et je pensais, plutôt, l'utiliser." indique Daëgon.
- "Ah !" réagit Otáëhryn.
- "Et c'est amusant parce que pendant que vous, vous recherchiez dans vos livres, je vous aurais demandé à combien vous auriez évalué votre autre arc ! parce que, sire Formen, Daëgon possède un arc un peu plus simple que le vôtre, moins ouvragé comme il le disait mais qui a l'air assez fonctionnel." évoque Fánaviryan.
- "Hé bien, dame Fánaviryan, ce qui est ici est la mémoire de mes ancêtres, de nos ancêtres. Aucun de ces objets ne quittera ces lieux de mon vivant. Par contre, vous m'intéressez. Vous n'avez, peut-être, pas eu le temps d'étudier la façon dont vous comptiez faire fonctionner cet arc." demande Otáëhryn.
- "Effectivement ! Je ne sais pas encore comment il marche..." indique Daëgon.
- "Et il faudra, déjà, trouver à le réparer..." évoque Fron.
- "Oui..." confirme Daëgon.
- "Alors, j'ai étudié la question. Vous avez, peut-être, ici, quelqu'un qui pourra répondre à cette question. Selon moi, les seules, aujourd'hui, personnes en capacité de pouvoir faire fonctionner votre arc" indique Otáëhryn et se tourne vers Fánaviryan.
- "Vous voulez parler d'Imladris ?" questionne Fánaviryan.
- "Hé bien, là, je ne suis, peut-être, pas suffisamment calé pour pouvoir le dire mais, en tout cas, selon moi, seuls, aujourd'hui, les elfes ont cette connaissance et cette capacité technique à pouvoir fabriquer des cordes, suffisamment, solides. Je vous avouerai que j'ai écumé les facteurs d'arc locaux et plus lointain. J'en ai, même, engagé certains à venir jusqu'à Fornost et, malheureusement, à chaque fois, la corde a cassé.
- "Ça dépasse les compétences..." évoque Daëgon.
- "Ça nécessite d'avoir des compétences..." indique Otáëhryn.

Otáëhryn va montrer à Daëgon et Fron un arc en acier Nùménoréen moins ouvragé que celui de Daëgon et qui ne possède pas, non plus de corde. Otáëhryn propose alors :
- "Dans ce cas, nous pourrions passer un accord. Si vous me trouvez une corde, je vous rends le gant."
- "Ça me semble être un accord honnête. Après, j'espère pouvoir y arriver..." indique Daëgon.
- "Je vous propose que nous retournions au salon pour discuter..." propose Otáëhryn.
- "Sire Formen, excusez-moi tant que nous sommes dans cette salle, vous m'aviez évoqué, tout à l'heure, une arme que vous possédiez. Vous parliez de votre arc, peut-être, ou une lame ?" demande Fánaviryan.

Otáëhryn va sortir une lame cassée en argent et dit :
- "Regardez, elle semble être d'argent et en la mettant face à la coupole, vous pouvez voir que le brillant est bien particulier."
- "Une très belle lumière des étoiles !" ajoute Fánaviryan.
- "Oui ! Du Mithril de Númenor ! Il s'agit d'un bout d'une lame longue, les restes d'une épée trouvée dans les ruines d'Annùminas dont le reste doivent se trouver dans ces ruines..." évoque Otáëhryn.
- "Avant que nous quittions la salle, est-ce qu'on peut comparer les arcs ? A voir s'ils ont la même longueur pour la corde. Si nous faisons faire une corde pour l'arc de Daëgon et que nous ayons la bonne dimension pour son arc à lui." signale Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Vous avez raison..." confirme Otáëhryn.

Les deux arcs possèdent, exactement, la même dimension. La base de fabrication est la même mais celui de Daëgon possède plus de motifs, gravures sur l'acier. L'arc en acier d'Otáëhryn est plus sobre dans sa finition. Otáëhryn explique alors :
- "Monsieur Daëgon, si cet arc appartenait à votre famille du temps de Númenor, vous pourriez retrouver l'origine de votre famille sur l'île de Númenor, savoir de quelle région de Númenor, vous venez si cette information vous intéresse."
- "Bien sûr ! C'est toujours intéressant à appendre !" confirme Daëgon.

Otáëhryn ramène les quatre compagnons au salon puis leur propose de manger et boire puis reprend la consultation de ses livres et va sans doute se passer un temps assez long à consulter des livres. Pendant ce temps, Tirash demande à Daëgon et Fron :
- "Vous pouvez nous raconter votre matinée ?"
- "Oui ! On a été voir mon oncle, cartographe, qui m'a donné cet arc, au passage qu'il tenait de mon grand-père parce qu'ils ont bourlingué ensemble pour faire de la cartographie. Il nous a donné des indications pour la route de Khazad-Dûm et il va essayer d'avoir deux autres cartes plus précises d'une route qui est, on va dire, parallèle à la route du nord pour aller à Metraith, qui passe par les collines et qui est plus discrète. Et la route des nains parce qu'il n'y a pas de carte pour nous. On n'a pas, vraiment, de de notions. Elle passe par Ost-in-Edhil, il faudra être prudent, la zone est dangereuse." résume Daëgon.
- "Oui ! plutôt !! Très mais qui peut être très intéressante aussi..." réagit Fánaviryan.
- "Oui mais il y a plein de pillards et c'est le problème !" évoque Daëgon.
- "De toute façon, si nous voyageons, nous voyagerons en force, ça avait été prévu comme tel."
- "Oui, c'est sûr mais si on peut éviter de s'approcher trop près des ruines, ça peut être bien !" évoque Daëgon.
- "Oui, ce n'est pas avec une petite équipe que nous pourrions reprendre Ost-in-Edhil aux orques !!" évoque Fánaviryan.
- "Il n'a pas parlé d'orques. Je ne crois pas qu'il y en est... C'est, plutôt, des pillards, des gens qui cherchent des reliques, des trucs comme ça mais ce n'est pas très sécure..." indique Daëgon.
- "Si j'ai bien compris, il y a deux routes, la route classique, la Vieille Route du Nord, celle qu'emprunte les nains et une autre plus discrète, c'est ça ?" demande Tirash.
- "Non, c'est la seule qu'il y a entre Tharbad et Khazad-Dûm. Là, on n'a pas trop le choix." précise Daëgon.
- "D'accord !" confirme Tirash.
- "C'est une route Ouest-Est mais pour aller à Khazad-Dûm, on peut passer par Rivendell et redescendre." suggère Fánaviryan.
- "Mais il ne nous a pas dit de faire ça par contre mais il nous a dit, plutôt, de passer par Tharbad, Metraith, Tharbad et Khazad-Dûm." explique Daëgon.
- "La route alternative que tu évoquais qui est plus discrète ?" demande Tirash.
- "Elle est entre Bree et Metraith dans les Hauts du Sud." répond Daëgon.
- "Ah d'accord !" réagit Tirash.
- "Ah, c'est intéressant ça !" réagit Fánaviryan.
- "On connait un peu la région, on traîne par là. Ça peut être bien de les connaître ces routes-là." évoque Daëgon.
- "Surtout quand la route est bloquée par la prise d'Andrath et la présence actuelle des hommes des collines." indique Fánaviryan.
- "Ça, par contre, on peut en rencontrer dans les collines..." indique Daëgon.
- "Oui mais espérons-en moins grand nombre que la présence que nous avons pu constater au sud de Minas Malloth." évoque Fánaviryan.
- "Tu as dit qu'il allait nous fournir des cartes ?" demande Tirash.
- "Oui, il est censé y aller cet après-midi. Après, le gars a l'air, un petit peu, porter sur la boisson alors je ne sais pas s'il va vraiment le faire ou pas..." répond Daëgon.
- "Oui ! On avait cru entendre dire qu'il était plus actif le matin." indique Fánaviryan.
- "Le matin, il était au lit." indique Daëgon.
- "Le matin, il dort... On l'a réveillé, en fait..." ajoute Fron.
- "Il nous a reçu en slip !" évoque Daëgon.
- "Et encore, il ne l'a pas gardé tout le long de la discussion !! Il nous a montré son cul !" précise Fron.
- "Il cherchait la fessée, peut-être..." suggère Fánaviryan.
- "En tout bien, tout honneur !" indique Daëgon.
- "Il nous montrait ses blessures de guerre !" précise Fron.
- "Et j'ai récupéré ce magnifique arc !" évoque Daëgon.
- "Quelle beauté !!" réagit Fánaviryan.
- "Qu'il va falloir que j'actionne un jour. C'est pour ça que j'ai couru ici parce que je me disais que le collectionneur que vous alliez voir, pouvait, peut-être, me parler un peu de ça..." indique Daëgon.
- "Sachez que dans les grandes guerres qu'il y a eu à la fin du deuxième âge, les régiments d'archers de Númenor étaient redoutés par les troupes de Sauron puisque lorsque vous aviez ces arcs qui lâchaient leurs flèches, le bruit assourdissant effrayait la plupart des orques qui battaient en retraite et depuis c'est resté dans leur chair, ce bruit de l'arc d'acier Nùménoréen et qui fait qu'aujourd'hui dès lors que ces vils créatures découvrent ces armes, ils n'ont d'ordre que de les détruire... C'est devenu un tel effroi pour ces êtres qu'il est pour le Roi-Sorcier à détruire absolument. Prenez-en grand soin monsieur Daëgon puisque les quelques valeureux guerriers qui ont encore eu ces valeureux arcs, malheureusement, dès qu'ils ont été terrassés, les arcs ont, ensuite, été fondus dans les forges de Carn Dûm en Angmar !" raconte Otáëhryn.
- "Je vais tout faire pour ça ne se finisse pas comme ça !" indique Daëgon.
- "Et c'est pour ça que nous avions trouvé l'arc elfique brisé dans la cache orque près d'Andrath... " évoque Fánaviryan puis ajoute : "Là, nous commençons à avoir trois bonnes raisons entre la dague de Tirash, cet arc et l'autre arc brisé à réparer."
- "Concernant votre dague, monsieur Tirash, à la suite des lectures que je viens d'entreprendre, selon moi, deux possibilités. Soit cette arme a été fabriquée dans l'Est, une région fort lointaine où y vivent plusieurs Istari, des mages." évoque Otáëhryn.
- "Comme Gandalf que nous avons rencontré !" ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait madame ! Qui, d'ailleurs, à l'occasion, vient visiter ma collection..." évoque Otáëhryn.
- "Ah ! Vous le connaissez ?" demande Daëgon.
- "Ça lui arrive de venir. Il m'a transmis certains petits objets récupérés lors de ses voyages. Lorsqu'il trouve des objets venants de Númenor, il sait que je suis intéressé et que je peux le renseigner sur son origine. Il sait que je n'emporte point une source de revenu mais, simplement, la mémoire de mon peuple." évoque Otáëhryn.
- "Au-delà de ça, c'est même, quasiment, la mémoire des Terres du Milieu que vous possédez !" évoque Fánaviryan.
- "Je n'irai pas jusque-là mais je vous remercie, madame, pour cette remarque !" indique Otáëhryn.
- "Si vous voulez reposer l'assiette devant moi, j'en ferai une copie de la signature si je rencontre, assez rapidement, mes semblables, de faire demande afin d'éclaircir la famille et l'origine de cette assiette pour vous être agréable !" propose Fánaviryan.
- "Oh ! Je pourrais vous en faire une reproduction." propose Otáëhryn.
- "Vous m'épargnez un travail fastidieux !" indique Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas... Je sais ce que je vais faire de mon après-midi..." évoque Otáëhryn.
- "Et donc dans l'Est où ??" demande Tirash.
- "Mais, j'ai cru comprendre au travers de certains textes l'évocation, aussi, dans le sud de ce genre de pouvoirs qui seraient entre les mains de certaines grandes familles. Malheureusement, les écrits, là-dessus, sont assez minces. Peut-être, aurais-je des éléments complémentaires mais cela me prendrait plus de temps. Si j'ai quelques informations où est-ce que je pourrais vous trouver ?" évoque Otáëhryn.
- "Hé bien, le siège de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se trouve à Bree mais nous allons rester, encore, peut-être, deux jours ici à Fornost. Je ne sais pas les amis, qu'en pensez-vous ?" demande Tirash.
- "Daëgon avait choisi l'Auberge de la Reine." répond Fánaviryan.
- "Peut-être qu'en faisant des recherches plus approfondies, j'aurais des éléments complémentaires par rapport à votre dague mais, selon moi, je pense que votre lame ne peut provenir que de l'un de ces deux endroits-là." évoque Otáëhryn.
- "Bien ! Merci beaucoup !" indique Tirash.
- "C'est moi qui vous remercie pour cet échange constructif et fort agréable. Sachez que si vous souhaitez revenir." indique Otáëhryn en sortant la lettre de recommandation puis ajoute : "Vous n'aurez plus besoin d'un document comme celui-ci. Les domestiques vous laisseront entrer sans souci."
- "Un grand merci à vous !" indique Daëgon.
- "Ne tenez pas compte euh de l'attitude de mon cousin. Il aime me montrer une posture froide et austère vis-à-vis des gens qu'il ne connaît point." évoque Otáëhryn.
- "Nous essaierons de ne point le déranger vu qu'il semble porter de nombreuses responsabilités." indique Fánaviryan.
- "Oui et puis, il y a un conseil cet après-midi où il doit siéger. N'ayant pas été prévenu, il est, un peu, colère vis-à-vis de la reine." explique Otáëhryn.
- "Ah ! Vous pourriez, en tout cas, c'était pour faire une similarité avec la manière dont les Hobbits diraient que nous sommes arrivés, un petit peu, comme une mouche sur la soupe tel le conseil pour votre cousin..." évoque Fánaviryan avec le regard insistant de Tirash craignant les propos de l'Elfe.
- "C'est un peu cela... Je vous proposerais pour ne point le déranger que nous passions par l'arrière du manoir." explique Otáëhryn.

L'homme va guider les compagnons dans les couloirs du manoir en leur disant :
- "Nous allons passer par une sortie plus discrète..."
- "Une dernière question concernant cette dague. Auriez-vous connaissance de quelqu'un qui pourrait avoir plus de connaissance que vous si c'est possible ?" demande Tirash.
- "Spécifiquement sur ces terres du Sud..." précise Fánaviryan.
- "Je crains, malheureusement, que par ici, vous ne trouviez ceux qui, selon moi, pourraient vous renseigner. Selon moi, là où, sans doute, vous trouveriez plus d'informations dans la communauté humaine, ce serait à l'université de Minas Ithil." évoque Otáëhryn.
- "Merci maître Otáëhryn pour toutes ces informations !" indique Tirash.
- "Et, à ce propos, ça me fait penser, Tirash que je t'ai parlé de la présence d'un Palantír sur Fornost Erain qui permet une vision lointaine si je ne me trompe pas cher sire Formen. Par contre, je n'ai pas souvenir de l'origine de ces Palantíri. Vous avez pu voir, tout à l'heure, les possibilités de cette dague et je me demandais si c'était comme vous évoquiez la puissance des mages la même origine que les Palantír à tout hasard. Si ce n'était pas une piste à suivre ?" demande Fánaviryan.
- "Selon moi, aucune ! Puisque ce dont vous parlez, ces artefacts, les Palantíri sont originaires d'une époque fort lointaine. Ils furent créés par les elfes d'Aman durant l'âge des Arbres, à une époque fort, fort, lointaine ! Et celui qui se trouve, actuellement, à Fornost Erain, était le Palantíri qui se trouvait, initialement sur la tour d'Amon Sûl. C'est la grande fierté de Fornost Erain d'avoir une relique aussi ancienne, le trésor le plus précieux des Dùnedan. Aucun objet que j'ai dans ma demeure n'arrive à la cheville du Palantír. Il n'y a rien de comparable en ce monde à cet artefact aussi ancien et aussi précieux." explique Otáëhryn.
- "Je ne regrette pas de vous avoir posé la question vous sachant si érudit." indique Fánaviryan.
- "Lorsqu'on est féru d'histoire, il y a certaines choses qu'il est important de connaître. J'aimerais tant aller, une fois, pouvoir apercevoir le Palantír mais, seuls les prophètes ont accès à cette relique et je ne sais pas si vous le savez mais pour devenir prophète, les études demandent des années et des années d'apprentissage. Seules quelques personnes sur Fornost Erain ont accès à cette pierre." évoque Otáëhryn.
- "J'imagine qu'il faut avoir quelques dons également pour obtenir l'accès à cette relique ?" demande Fánaviryan.
- "Ça se travaille et il y a tout un cycle de sélection qui est fait avant que les élèves ne puissent devenir prophètes. De nombreux apprentis n'accèdent pas au statut de prophète mais la cour du roi offre à toutes ces personnes des postes à responsabilité. Ce sont des conseillers avisés auprès du roi." indique Otáëhryn en ouvrant une porte au rez-de-chaussée du manoir.

Les compagnons se retrouvent dans une rue adjacente à la rue principale sur le côté du manoir. Otáëhryn indique alors :
- "Je suis ravi de vous avoir rencontré et j'espère que nous aurons l'occasion de pouvoir débattre, de nouveau, et si j'ai le moindre renseignement monsieur Tirash sur votre lame, je vous en ferai part !"
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Oui, un grand merci à vous !" répond Daëgon.
- "Merci pour ces précieuses informations !" répond Fron.

Il est plus de treize heures lorsque les quatre compagnons sont dans le Haut Quartier. Fánaviryan évoque :
- "Ah mince... On va être en retard pour ton repas familial, Daëgon !!"
- "Bah... On va y aller et puis, on verra comment ça se passe..." répond Daëgon.
- "Et il faudra qu'on parle à Selenia de cette sélection pour accéder au Palantír ! Ça pourrait, peut-être, l'intéresser..." évoque Fánaviryan.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:05 / 12:15 - Dasterian, Facteur d'arc - Dasterian - Lieu : Fornost Erain - Facteur d'Arc

Les deux compagnons se retrouvent dans la venelle de la Fontaine. Il est, à présent, midi. Daëgon propose à Fron d'aller voir Dasterian, facteur d'arc sur Fornost qui pourrait lui donner des conseils. L'homme jouit d'une certaine réputation en ville. Daëgon espère ainsi avoir des informations sur l'utilisation de l'arc en acier Nùménoréen, des pratiques à adopter et de la fabrication d'une corde.

En arrivant sur place, Daëgon présente l'arc à Dasterian. L'homme est surpris et réagit en disant :
- "Oh ! quelle belle pièce !!"
- "N'est-ce pas..." confirme Daëgon.
- "J'en avais entendu parler... mais je n'avais pas eu l'occasion d'en avoir entre les mains..." exprime Dasterian.
- "C'était à mon grand-père, figure-toi !" explique Daëgon.
- "Bravo, bravo ! Belle pièce !" félicite Dasterian.
- "Maintenant, le problème, c'est qu'il n'a pas de corde. Je ne sais pas si tu connais les techniques ou quelqu'un qui connaît les techniques de cet arc-là ?" demande Daëgon.
- "Je t'avouerais qu'à ma connaissance, il n'y a aucun archer ici qui pratique l'arc Nùménoréen. Il faudrait trouver quelqu'un qui aurait de vieilles connaissances sur ce type d'objets..." évoque Dasterian.
- "Ouais ! En gros, il faut des elfes... Non ?" suggère Daëgon.
- "C'est vrai ! Pour te fabriquer une corde comme ça, je t'avouerais de ce que je sais qu'il faut une technique bien particulière que je ne maîtrise pas du tout d'accord." annonce Dasterian puis indique : "Je sais qu'il y a bien quelqu'un qui récupère les vieilles reliques."
- "Ce n'est pas pour s'en servir, forcément..." indique Daëgon.
- "Non ! Pour le rencontrer, ce n'est pas simple..." évoque Dasterian.
- "Comment s'appelle-t-il ?" demande Daëgon.
- "Il vit sur Fornost ?" demande Fron.
- "Oui !" confirme Dasterian.
- "Un collectionneur." évoque Daëgon.
- "C'est ça ! Il s'agit de Otáëhryn Formen, lui, en effet, il s'y connaît. Il possède de nombreux objets de Númenor. Ça se trouve, il a, peut-être, même, d'ailleurs, des arcs Nùménoréens. Le problème est qu'il ne reçoit pas comme ça... Après, vous faites ce que vous voulez mais vous risquez d'être refoulé à l'entrée..." indique Dasterian.
- "On va passer voir devant parce que nos camarades sont, peut-être, encore là-bas." suggère Daëgon.
- "D'accord..." réagit Dasterian.
- "Hum !" confirme Fron.
- "Oui, ils doivent être, sans doute, devant." estime Dasterian.
- "Allons-y !" confirme Fron.

Daëgon remet l'arc dans la vieille couverture puis les deux compagnons vont remonter la basse ville pour emprunter la porte et les escaliers pour accéder aux hauts quartiers, dans les hauteurs de la ville.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 11:20 / 12:05 - Visite du Tonton Cartographe - Drògil - Yeness - Lieu : Fornost Erain - Venelle de la Fontaine

Daëgon et Fron se dirigent dans les rues de la basse ville pour se diriger vers la maison de Drògil. Daëgon montre à Fron les lieux notables du quartier dont la majorité de la population sont des travailleurs modestes. Le Dùnedain a passé une partie de son enfance ici et connait bien les lieux. Fron va, ainsi, découvrir les lieux insolites et intéressants de la basse ville de Fornost Erain. Après quinze minutes de marche, les deux compagnons arrivent à la venelle de la fontaine, dans un quartier modeste.

Daëgon se souvient d'être venu dans cette ruelle lorsqu'il était bien plus jeune. Depuis, il n'a pas eu l'occasion de repasser par ici. Quelques personnes sont présentes dans les rues, surtout sur les artères principales de la basse ville.

Daëgon frappe à la porte. La fenêtre à proximité de la porte s'entrouvre et une voix de femme d'un certain âge se fait entendre et demande :
- "Oui ? C'est pourquoi ??"
- "Bonjour, je m'appelle Daëgon et je viens voir mon oncle." annonce Daëgon.
- "Daëgon, Daëgon... Oh !!!" réagit la femme en refermant la fenêtre et venant, rapidement, ouvrir la porte.

Une femme aux cheveux gris et au visage ridé apparait. Elle porte des vêtements colorés, des motifs exotiques, inhabituels dans la région de Fornost Erain. Fron constate que les habitants de Fornost Erain ont des tenues beaucoup plus sobres et sombres que celles de la femme en face de lui. Yeness réagit en levant les bras et dit à Daëgon :
- "Oh ! Comme tu es grand !! Mais viens par ici !!" puis est surprise par la présence de Fron et lui dit : "Oh ! Excusez-moi, je ne vous avais point vu... Mais, allez-y, entrez, entrez !!"
- "Bonjour Madame." lance Fron.
- "Bonjour, je suis Yeness." répond la femme.
- "Je suis Fron Sacquet de la Comté et de la Compagnie l'Aurore Ecarlate." annonce Fron.
- "Asseyez-vous... Je suis bien contente de te voir. Ça faisait bien longtemps que tu n'étais point venu par-là." indique Yeness.
- "Oui, je suis parti de Fornost. Je suis bien content de vous revoir aussi." indique Daëgon.
- "Que me vaut ta visite mon cher Daëgon ?" demande Yeness.
- "J'aimerais m'entretenir avec mon oncle au sujet de cartographie mais aussi pour donner des nouvelles et prendre des nouvelles." répond Daëgon.
- "Ah bon... Il va falloir que j'aille le réveiller..." signale Yeness.
- "Ah ! Il dort encore..." réagit Daëgon.
- "Oui... Ses nuits sont agitées... Je vais voir s'il peut se réveiller..." annonce Yeness en se levant.

La femme monte à l'étage et elle crie : "Mais réveille-toi vieux poivrot ! Réveille-toi !!" Après quelques instants, les deux compagnons entendent des grognements avec des mots comme : "Laisse-moi dormir !! Vieille peau !!" puis la femme crie, de nouveau, "Allez, debout, sac à vin !!" et elle finit par dire : "Il y a Daëgon en bas !" L'homme crie un "Ouh boudiou !!!"

Les deux compagnons entendent alors des pas lourds au-dessus d'eux et un homme descendre l'escalier rapidement. Il porte un slip et une vieille chemise. L'homme lève les mains en l'air puis crie :
- "Mon ami Daëgon, mon camarade, mon frère !!"
- "Comment vas-tu ?" répond Daëgon.

L'homme s'approche et prend Daëgon dans ses bras puis regarde Daëgon et dit :
- "Mais Daëgon, Daëgon..."

L'homme recule de quelques pas, regarde Daëgon puis dit :
- "Oh ! Mais tu es le petit-fils. Qu'est-ce que tu lui ressembles !!"
- "Je ne sais pas... Je ne le connais pas..." répond Daëgon.
- "En tout cas, tu lui ressembles... Asseyez-vous, vous allez bien boire quelque chose !" propose Drògil.
- "Oh oui ! Avec modération..." suggère Daëgon.

Drògil va sortir une petite bouteille d'eau de vie. Yeness redescend les escaliers avec un air désapprobateur. Drògil voyant sa femme ainsi lui répond :
- "Mais, c'est Daëgon qui est là ! Quand même, il faut fêter ça !!"

Drògil sort trois verres, sert les deux compagnons et trinquent avec eux puis demande :
- "Alors, mon petit gars, tu es qui ??"
- "Moi, je suis Fron Sacquet de la Comté et de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oh ! et d'où en Comté ?" demande Drògil.
- "De Lézeau." répond Fron.
- "Lézeau... Lézeau... Lézeau... Ah, oui !" réfléchit Drògil.
- "En plein centre." précise Fron.
- "Oui, en effet ! Sur la colline de Lézeau !" précise Drògil.
- "Vous êtes déjà allé en Comté ?" demande Fron.
- "Rapidement... Oui." répond Drògil.
- "Moi, c'est la première fois que je viens à Fornost..." évoque Fron.
- "Ah ! Bienvenue ici ! Tu vas t'y plaire ou pas..." réagit Drògil.
- "On est de passage ici." indique Fron.
- "Alors, comment vas-tu Daëgon ? Ça fait bien longtemps que je ne t'ai pas vu..." lance Drògil en secouant fraternellement Daëgon.
- "Ça fait bien longtemps et vous comment allez-vous ?" demande Daëgon.
- "Oh bah..." réagit Drògil en montrant son ventre puis ajoute : "Ça pousse... Ça pousse..."
- "Je vois ça mais il y a quelque chose qui ne va pas ?" demande Daëgon.
- "Ah non... Tout va bien !" répond Drògil.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Tout va bien..." répète Drògil.
- "Je voulais te dire un petit peu ce qui nous était arrivé depuis un certain temps." évoque Daëgon puis va raconter les différentes aventures qu'il a vécu avec la Compagnie de l'Aurore Ecarlate en particulier l'installation à Bree, les aventures en Comté et le projet de convoi vers Khazad-Dûm.
- "Je connais très bien cette région-là ! Avec ton grand-père, qu'est-ce qu'on a pu y passer du temps par là-bas !!" indique Drògil.
- "Qu'est-ce que vous y faisiez ?" demande Daëgon.
- "À l'époque, je m'occupais de la cartographie royale, certaines régions n'avaient pas encore de cartes bien précises. Ton grand-père m'accompagnait pour ma sécurité." explique Drògil.
- "Ah... D'accord... C'était un guerrier ?" demande Daëgon.
- "Un grand archer qu'il était ! Il faudra que je te montre quelque-chose... Je t'avouerais qu'on était un peu plus dans le sud de Tharbad, le pays de Dun. On connaît bien cette région. On a fricoté pas mal là-bas... Je peux vous dire qu'il y a certaines dunéennes qui se souviennent de nous... Elles ne doivent plus être toutes jeunes maintenant mais tu as, peut-être, quelques oncles par là-bas..." évoque Drògil puise demande :"Et tu auras besoin de quoi ?"
- "Si c'est possible, d'informations sur le voyage vers Khazad-Dûm, savoir quels chemins, on peut prendre et puis savoir quels sont les possibles risques sur la route." demande Daëgon.
- "Alors, tout d'abord, Tharbad, il faut s'en méfier déjà... C'est une ville pleine de vices et viles personnes. Il faut être prudent là-bas..." puis Drògil se lève, monte à l'étage et puis va revenir, quelques instants plus tard, avec une grande carte de l'Eriador qu'il va déplier sur la table puis Drògil dit :
- "De toute façon, si vous partez de Bree, le meilleur chemin est de prendre la Vieille Route du Nord, Vieille Route du Sud pour l'occasion... De passer par Metraith et ensuite de rejoindre Tharbad. À Tharbad, de toute façon, il n'y a qu'une seule route qui vous permet de rejoindre Khazad-Dûm. Il faut se méfier, vous ne passez pas très loin de ruines elfiques et il y a souvent des brigands par là-bas."
- "D'accord... Comment s'appellent ces ruines ?" demande Daëgon.
- "Dans quel coin ? Sur la route entre Khazad-Dûm et Tharbad ?" demande Fron ?
- "Oui ! C'est ça ! Une vieille cité que les elfes appellent Ost-In-Edhil." indique Drògil.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "Il y a, souvent, des brigands, des chasseurs de trésors. On s'était fait attaquer à plusieurs reprises par là-bas et, à l'époque, on voulait passer à travers la Moria pour rejoindre les terres de l'Est mais ces cons n'ont jamais voulu nous laisser passer..." évoque Drògil.
- "Les Nains ?" demande Daëgon.
- "Ouais !! Je me souviens qu'on a dû partir en courant après avoir pisser sur leur porte ! Ils nous ont chassé pendant quasiment deux jours..." évoque Drògil.
- "Les Nains, s'il n'y a pas moyen de négocier, c'est compliqué..." indique Daëgon.
- "Ouais... Il faut se méfier ! Après, ce qu'il est important de savoir c'est qu'en fonction de la météo, il faut savoir que la région de Tharbad est une région très humide, marécageuse et qu'à certaines périodes, il peut être difficile de passer à Tharbad." signale Drògil.
- "Nous partons le 15 de Narbeleth, à la fin de l'été." indique Daëgon.
- "Logiquement, ça devrait être bon..." répond Drògil.
- "Il ne faut pas que l'on traîne de trop..." analyse Daëgon.
- "Oui, c'est ça !" confirme Drògil.
- "Et il y a le retour aussi !" évoque Daëgon.
- "Il faudrait que je me renseigne. J'ai encore des connaissances sur Tharbad qui pourraient vous donner des informations par rapport à ça." propose Drògil.
- "Ça serait vraiment très bien ! Même pour le passage à Tharbad lui-même." confirme Daëgon.
- "Il faut que je retrouve mes cahiers par rapport à cette période, je perds un peu la mémoire maintenant... Heureusement, à l'époque, j'avais des cahiers parce que j'étais payé par la Cour royale pour faire toutes ces visites. Evidemment, tous ces voyages étaient dans le but que l'Arthedain puisse bien connaître tout le territoire." évoque Drògil.
- "Vous avez cartographié jusqu'où ?" demande Daëgon.
- "Jusqu'à la trouée du Calenardhon." indique Drògil.
- "Ah oui, quand même ! Ça fait un large territoire !!" réagit Daëgon.
- "Oui ! On a, surtout, cartographié le pays de Dun. On connaît très bien ce coin-là. Si tu veux quelques adresses, je connais quelques lieux intéressants. Après, les clans changent par là-bas." évoque Drògil.
- "Les Dunéens ne devraient pas être une gêne pour le trajet ?" demande Daëgon.
- "Alors... Le problème du pays de Dun, c'est très changeant par là-bas. Certains sont des clans nomades." indique Drògil.
- "Ils sont plutôt agressifs ou pas ?" demande Daëgon.
- "Ça dépend des périodes. Il y a eu des périodes très calmes où ils étaient pacifiques et puis, les dernières fois où on est allés, malheureusement, de nombreuses tribus étaient en guerre. C'est, d'ailleurs, malheureusement, comme ça que ton grand-père est mort..." annonce Drògil.
- "Ah ! Il est mort là-bas…" réagit Daëgon.

Drògil se lève, baisse son slip montrant ses parties génitales sans aucune gêne puis se tourne et montre sa fesse droite portant une large cicatrice et dit :
- "Et moi, je me suis pris une flèche dans le cul !!" puis ajoute : "Mais je sais où il est !!"

Drògil quitte le banc et monte à l'étage et crie à sa femme :
- "Le vieux drap, il est où ? Il est où ?"

Après une fouille de plusieurs minutes à l'étage, Drògil redescend avec une vieille couverture miteuse en criant :
- "Ça y est !! Je l'ai trouvé ! Je l'ai trouvé !"
- "C'était ça que je devais te rappeler avant de partir ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Oui ! En parlant de ton grand-père, de ce qui s'est passé..." évoque Drògil.
- "La mémoire est revenue." évoque Daëgon.
- "Oui !" confirme Drògil.

Il pose alors la couverture qui fait un bruit sourd, un objet d'un certain poids doit être enroulé à l'intérieur. Il déroule la couverture et un arc en acier est protégé à l'intérieur. Daëgon demande alors :
- "C'est l'arc de mon grand-père ?"
- "Oui ! Ton père n'en a jamais voulu." évoque Drògil.
- "Il est vraiment magnifique !" réagit Daëgon.
- "La corde a cassé ce fameux jour où ton grand-père est mort... Un arc en acier Nùménoréen ! On n'en produit plus des comme ça !" annonce Drògil.
- "Ah ben non... C'est sûr !" réagit Daëgon.
- "Malheureusement, je n'ai jamais réussi à trouver quelqu'un qui puisse faire une corde suffisamment solide pour l'attacher à cet arc..." indique Drògil.
- "Je pense que je vais trouver !" indique Daëgon.

Drògil tend l'arc à Daëgon qui répond ému :
- "Merci ! Merci vraiment beaucoup !"
- "Il te revient. Ton grand-père me l'avait confié." évoque Drògil.
- "Merci d'avoir pensé à moi ! Je suis, vraiment, touché !" indique Daëgon.

Fron regarde l'arc et essaye de comprendre comment du métal peut plier. Il l'examine attentivement et ne semble pas connaitre l'origine du métal. Drògil indique :
- "J'imagine que tu n'as jamais entendu un arc comme ça vibrer. Je peux te dire que les ennemis craignent le bruit de cet arc !"
- "J'ai hâte de l'essayer..." évoque Daëgon.
- "Il va falloir que tu trouves quelqu'un pour te fabriquer une corde. Je ne suis pas sûr que, sur Fornost, tu trouves quelqu'un pour mettre une corde à cet arc." évoque Drògil.
- "D'accord... Il y a une technique particulière ? Qu'est-ce qu'il faudrait ?" demande Daëgon.
- "Quelqu'un qui puisse avoir les connaissances perdues de Númenor pour fabriquer des cordes très solides. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que, dans nos contrées, tu trouves un fabriquant de cordes solides. Tu sais, ces arcs-là, il n'y a plus grand monde à les avoir. On n'en trouve plus. Il a une valeur inestimable mais il te revient." évoque Drògil.
- "C'est une relique ! Je serai très fier de le porter !" indique Daëgon.
- "C'est une relique mais, tu sais, ton grand-père, il savait s'en servir. Alors, je crois que le gant parce que c'est mieux d'avoir un gant spécial pour cela mais je crois que ton père l'avait donné à quelqu'un qui aimait les objets anciens." indique Drògil.
- "Juste une question, pourquoi mon père semble en vouloir à mon grand-père ?" demande Daëgon.
- "Ah !! Il a laissé ta grand-mère seule quasiment toute sa vie." répond Drògil.
- "Il n'était jamais là..." réagit Daëgon.
- "Il n'a jamais accepté qu'il puisse vivre ainsi mais c'était notre vie. C'était notre vie ! Alors, c'est vrai qu'on a vécu de bons moments mais ce n'était pas simple tous les jours. Bon, c'est sûr que ta grand-mère en a souffert et je pense que ton père aussi, forcément ! Alors quand il a su que tu partais dans l'armée, que tu allais vivre de l'aventure, il a mal vécu les choses..." évoque Drògil.
- "Il rapproche ça de mon grand-père !" analyse Daëgon.
- "C'est ça !" confirme Drògil.
- "Après, moi, je n'ai pas de femme et d'enfants." indique Daëgon.
- "Ah ! Il va falloir un jour !" suggère Drògil.
- "Ah... Oui, oui, oui... Peut-être..." répond Daëgon.
- "Un beau gars comme toi !" évoque Drògil.
- "Il faudra quelqu'un qui puisse me suivre ou alors, c'est le coup d'un soir..." indique Daëgon.
- "Tu sais dans le pays de Dun, on en a fréquenté quelques-unes..." évoque Drògil en regardant derrière si Yeness n'est pas là puis s'adresse à Fron : "Toi aussi, tu pourrais plaire !"
- "Ah bon ? Ah bon ??" réagit Fron.
- "Oui ! Un joli p'tit gars comme ça, ça peut plaire !" évoque Drògil.
- "Oui, il faut voir à qui..." plaisante Daëgon.
- "On a rencontré quelques tribus hobbites, à l'époque, qui vivaient, encore, dans le pays de Dun mais je ne suis pas sûr qu'elles y soient toujours..." évoque Drògil.
- "Je pense qu'ils vont tous vers la Comté maintenant." suggère Daëgon.
- "Oui, oui, oui..." confirme Drògil.
- "Ils n'y vont pas d'un coup. Il y en a Metraith. Normalement, on devrait en convoyer vers la Comté." évoque Daëgon.
- "Il faudra que je te raconte, aussi, les quelques petites bonnes soirées à Metraith... C'était pas mal !" évoque Drògil.
- "Tu connais chez Oget ?" demande Daëgon.
- "Ah non... Ça ne me dit rien..." répond Drògil.
- "C'est un bon établissement maintenant... On peut s'y amuser !!" évoque Daëgon.
- "En tout cas, ton grand-père appréciait ce lieu. On aimait bien se reposer à Metraith." évoque Drògil.
- "La ville a été, un peu, secouée quand on est arrivé mais, dans l'ensemble, c'est une belle ville !" indique Daëgon.
- "Le Cardolan est mouvant. C'est bien ça, le souci. Moi, ce que je pourrais te raconter, c'est des choses qui commencent à dater et depuis j'ai cru comprendre qu'il y avait eu encore de nombreux événements. Il faut se méfier, la Vieille Route du Nord est souvent propice à des attaques de brigands." évoque Drògil puis pointe sur la carte : "Si vous partez sur la route de l'Est, il y a les hauts du Sud, en connaissant bien, il y a quelques chemins qui peuvent être empruntés. C'est, peut-être, un peu plus compliqué avec des chariots mais c'est envisageable..." évoque Drògil.
- "Et ce serait pour faire quel trajet ?" demande Daëgon.
- "Pour rejoindre Tharbad." répond Drògil.
- "Ah oui, pour rejoindre Tharbad sans passer par la route finalement." analyse Daëgon.
- "Oui..." confirme Drògil.
- "À travers champ, on va dire..." suggère Daëgon.
- "C'est ça ! Il y a quelques routes qui peuvent être empruntées..." indique Drògil.
- "Mais, là, il faut une carte plus détaillée." indique Daëgon.
- "Ah, ça, je pourrais te trouver ça. Il faudrait que je puisse retourner voir mes anciens compagnons. Je pense que je pourrais te trouver ce genre de cartes." propose Drògil.
- "Ça m'intéresse bien ! Il y a moins de brigands, peut-être ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Les brigands sont surtout sur la Vieille Route du Nord. De ce que tu me dis, vous allez être, quand même, un certain nombre de chariots mais vous risquez de perdre du temps quand même... Après, en empruntant, plus vers l'Est en se rapprochant du Rhudaur, les terres sont encore plus instables que celles Cardolan..." évoque Drògil.
- "C'est encore plus aléatoire..." suggère Daëgon.
- "C'est ça ! En allant par là, vous trouvez une voie maritime plus sûre contre les attaques de brigands mais ça veut dire de prévoir aussi de quoi naviguer..." évoque Drògil.
- "Ce n'est plus la même logistique..." indique Daëgon.
- "C'est aussi une possibilité..." suggère Drògil.
- "Et pour Tharbad à Khazad-Dûm ?" demande Daëgon.
- "Il y a la Vieille Route des nains, une route qui longe le Glanduin puis remonte la Sirannon puis rejoint Khazad-Dûm." signale Drògil.
- "Si tu peux avoir une carte de cette partie-là, aussi, ça peut être sympa..." demande Daëgon.
- "Je devrais pouvoir vous avoir ça. Il est bien important d'éviter les ruines d'Ost-In-Edhil." conseille Drògil en pointant du doigt l'emplacement des ruines puis ajoute : "Mais, de toute façon, la route passe à côté. Vous passerez non loin. S'il faut avoir une vigilance, c'est dans ce coin-là. De Tharbad, vous pouvez, sans problème, prendre ce chemin qui est un petit peu escarpé mais bon les nains l'ont toujours entretenu ça devrait bien se passer."
- "C'est aussi pour le commerce des nains, je suppose. Il doit y avoir des nains de passage sur cette route." suggère Daëgon.
- "C'est ça ! On ne s'est jamais fait trop d'amis chez les Nains mais bon..." évoque Drògil.
- "Mais ils ne nous attaquent pas comme les orques !!" réagit Daëgon.
- "C'est sûr ! C'est sûr... Et ne t'inquiète pas que les orques, après quelques flèches plantées par Daëgon, ils ne revenaient pas à la charge !!" évoque Drògil.
- "Tu me fais bien envie là !!" réagit Daëgon.
- "Je pense que c'est bon pour moi. Je ne sais pas si Fron a des demandes ?" questionne Daëgon.
- "Non, non, non..." répond Fron.
- "Alors comment tu la trouves ma petite gnôle ?" demande Drògil.
- "Elle est bien fruité !" répond Fron estimant la boisson bien sèche mais fruitée avec, toutefois, un taux d'alcool assez costaud pour cette fin de matinée.
- "Ah ! Un fin connaisseur ! C'est dommage... On n'est pas allé, assez souvent, dans la Comté. Vous semblez être des bons vivants !" évoque Drògil.
- "Au niveau de la nourriture et de l'alcool, ils savent bien vivre les hobbits !" indique Daëgon.
- "Ah ! Il faudra qu'on y aille mais Yeness n'aime pas trop voyager... Et puis elle n'a plus envie que je parte tout seul donc c'est compliqué... Je vais faire ça cet après-midi si tu veux." propose Drògil.
- "Oui ! Je repasse soit ce soir soit demain." confirme Daëgon.
- "Ouais, pas de soucis !!" confirme Drògil.
- "Très bien ! Vraiment merci, en tout cas, pour cet arc magnifique !" remercie Daëgon.
- "Bah ! Je t'en prie... Si tu veux, je te laisse le drap..." propose Drògil.
- "Je vais le prendre pour cacher ce bel objet pour ne pas me balader avec..." confirme Daëgon.
- "Je pense qu'il attirerait quelques convoitises..." indique Drògil.
- "Oui ! Il vaut mieux y aller prudent." évoque Daëgon.
- "Tout à fait ! Il te faudra, déjà, trouver quelqu'un qui puisse te faire cette corde et il faudrait que tu puisses mettre la main aussi sur le gant." suggère Drògil.
- "Ah oui ! Oui ! Ou fabriquer mon propre gant. Il faudra que j'étudie comment marche l'arc." indique Daëgon.
- "C'est ça ! Je ne l'ai jamais utilisé. Seul ton grand-père l'utilisait et je pense qu'il serait fier que tu puisses également l'utiliser !" évoque Drògil.
- "Moi aussi je serais fier ! Je vais tout faire pour !" confirme Daëgon.
- "Très bien ! Vous ne restez pas pour le diner ?" demande Drògil.
- "Le déjeuner." rectifie Daëgon.
- "Bah, il est quelle heure ?" demande Drògil.
- "Il n'est pas loin de midi." répond Daëgon.
- "Il est tôt alors !! Je vais aller me recoucher..." indique Drògil.
- "Non !! Tu restes debout !!" crie Yeness de l'étage.
- "La vie est dure à Fornost..." réagit Drògil.
- "Si tu peux regarder pour les cartes, en tout cas... Je repasserai..." évoque Daëgon.
- "D'accord ! Très bien ! Et n'hésitez pas à repasser monsieur Fron." conseille Drògil.
- "Bien sûr !" répond Fron.
- "J'ai d'autres bouteilles dans le coffre, des plus anciennes !" évoque Drògil.
- "Très bien ! Très bien !" réagit Fron.

Daëgon et Fron se lèvent, souhaitent une bonne journée à Drògil puis Yeness descend pour souhaiter une bonne journée.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 11:15 / 12:30 - Rencontre avec le Collectionneur - Domestique Formen - Dùraladh Lilthor Formenyaron - Otáëhryn Formen - Lieu : Fornost Erain - Manoir des Formen

Fánaviryan et Tirash se dirigent vers le quartier le plus riche de Fornost Erain, la Haute Ville, la rue principale est composée des plus grandes maisons de la ville, les plus riches. En suivant les indications d'Esgaldor Lissiril, les deux compagnons vont se retrouver devant un manoir le plus richement décoré de la rue, le plus clinquant mais pas le plus imposant. Un soin particulier a été apporté aux sculptures et décorations murales. Non loin, ils peuvent distinguer un manoir beaucoup plus imposant dont l'emblème est celui de la famille Tarma. Puis ils vont pouvoir repérer les manoirs qui appartiennent aux sept grandes familles de l'Arthedain. Chacune de ces familles possède leur propre domaine à l'ouest de l'Arthedain mais, également, un manoir dans cette rue, symbole de leur prestige et de leur renommée.

Lorsqu'ils sont devant l'entrée du manoir Formen, Tirash suggère :
- "Je ne sais pas ce que tu en penses ma chère Fana mais on pourrait frapper ?"
- "Tout à fait ! Et préparons la lettre de recommandation que nous a donné le second interprète du roi." confirme Fánaviryan.

Tirash se positionne devant la porte et actionne le heurtoir. Après quelques instants d'attente, une femme en tenue de domestique, vient ouvrir la porte. Elle regarde les deux compagnons des pieds à la tête puis dit d'un ton froid :
- "Oui. Bonjour. C'est à quel sujet ?"
- "Bonjour gente dame. Nous venons rencontrer Otáëhryn. Nous avons une lettre de recommandation à ce sujet que voici." répond Tirash en tendant la lettre.
- "Veuillez patienter, s'il-vous-plait..." répond la domestique qui referme la porte.

Tirash remet la lettre dans sa poche et les deux compagnons attendent quelques minutes dehors puis, la porte s'ouvre, la femme leur fait un signe pour entrer dans un hall d'entrée très luxueux. En face des deux compagnons se tient un homme d'une allure très austère, les cheveux bruns, courts, sans doute, entre cinquante et soixante ans. Ses vêtements sont sobres mais élégants, finement travaillés, une allure noble. Il annonce d'un ton sec en direction de la domestique :
- "Fermez la porte !"

La domestique s'exécute et puis, d'un pas rapide, quitte le hall. L'homme regarde attentivement Tirash et Fánaviryan les bras dans le dos puis d'un ton toujours froid demande :
- "Vous êtes qui ?"
- "Salutations sire Formen ! Je me présente Fánaviryan Wesmin de la Compagnie de l'Aurore et Ecarlate et voici Tirash Wesmin de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate également. Veuillez pardonner nos tenues, nous venons, à peine, d'arriver sur Fornost Erain." présente Fánaviryan.
- "Un fort long voyage..." ajoute Tirash.
- "Vous possédez une lettre de recommandation ?" demande l'homme en sindarin.
- "Oui ! Tout à fait..." répond Fánaviryan en sindarin puis ajoute : "Mon ami a une lettre de recommandation du second interprète afin de pouvoir vous rencontrer. Tirash, je te laisse transmettre à Monsieur."
- "Hé bien, voici cette lettre tout d'abord et c'est au sujet d'un objet qui je pense va intéresser sieur Otáëhryn Formen, c'est bien vous ?" demande Tirash.
- "Non." répond l'homme.
- "Ah..." réagit Tirash.
- "C'est un cousin !" répond l'homme puis il ajoute : "Je suis Dùraladh Lilthor Formenyaron, l'Artatan de la famille Formen."

Dùraladh Lilthor Formenyaron ouvre l'enveloppe, lit le contenu et les deux compagnons constatent sur son visage un étonnement puis tend le papier à Tirash et dit :
- "Si la cour vous autorise à rencontrer mon cousin, vous pouvez monter au deuxième étage."
- "Merci bien." répond Tirash respectueusement.
- "En vous remerciant et en nous excusant de vous avoir dérangé sire..." répond Fánaviryan.
- "En effet, mon temps est compté..." répond Dùraladh Lilthor Formenyaron en Sindarin.
- "En espérant pouvoir vous revoir en situation plus agréable." indique Fánaviryan.

Dùraladh Lilthor Formenyaron regarde les deux compagnons, toujours les mains croisées dans le dos, et attend que les deux compagnons montent l'escalier. Il repart, ensuite, donne, par la suite, des ordres d'un ton sec, sans doute, aux domestiques présents.

Les deux compagnons montent un escalier en marbre, aux murs des tableaux de la famille Formen ainsi que des objets anciens, des vases et reliques très anciennes. La décoration intérieure reflète une richesse dans le contenu. Fánaviryan essaye de comparer les objets présents à ceux de la famille Wesmin et constate une composition beaucoup moins exotique, une homogénéité dans le style.

En arrivant au premier étage, Fánaviryan s'arrête et demande à Tirash :
- "Est-ce que je peux jeter un œil sur la lettre de recommandation voir ce qui avait été écrit ?"
- "Ouais !" confirme Tirash en sortant la lettre et la transmettant à Fánaviryan.

L'Elfe va y lire le contenu : "Le Haut Conseil royal autorise les porteurs de cette lettre à rencontrer Otáëhryn Formen." Tirash réagit et dit :
- "C'est surprenant cette notion d'autorisation."
- "Il y a, peut-être, un contrôle Royal sur les échanges que peuvent avoir les Grandes Familles." évoque Fánaviryan.
- "Je ne sais pas..." répond Tirash.
- "On demandera à Daëgon." suggère Fánaviryan puis ajoute : "Et, effectivement, c'est le Haut Conseil royal... Je me suis, un peu, avancé, tout à l'heure, en parlant du deuxième interprète..."
- "Tout à fait !" confirme Tirash.

En arrivant au deuxième étage, une porte bloque l'accès au second étage. Tirash frappe à la porte et un domestique vient ouvrir la porte et est surpris de voir les deux compagnons et dit :
- "Oui... Bonjour..."
- "Bonjour, nous venons nous rencontrer Otáëhryn Formen." répond Tirash.
- "Veuillez me suivre. Vous aviez rendez-vous ?" demande le domestique.
- "Nous n'avions pas rendez-vous mais nous avons cette lettre qui nous qui nous invitait à venir le voir pour quérir des informations sur un objet très particulier. Il semble que ce soit un érudit renommé." répond Tirash.

Le domestique ne regarde pas le courrier et amène les deux compagnons dans un couloir puis les amènent dans un salon où un homme est assis en train de lire un livre. Le domestique indique, avant d'entrer :
- "Veuillez patienter ici."

Le domestique s'approche de l'homme et lui glisse quelques mots à l'oreille. L'homme se lève dans une belle tenue riche mais beaucoup clinquante que Dùraladh Lilthor Formenyaron avec plusieurs bijoux, bagues, bracelets et colliers. Il porte une fine barbe ainsi que des cheveux gris bien peignés en arrière. L'homme est coquet. Il s'approche des deux compagnons et demande :
- "Nous... avions... rendez-vous ?"
- "Non, nous n'avions pas rendez-vous mais nous avons cru comprendre que vous pourriez nous renseigner sur un objet très particulier qui est en ma possession. On nous a dit que vous étiez un grand érudit et un grand connaisseur de tout un tas d'articles particuliers." répond Tirash.
- "Et qui vous a dit cela ?" demande Otáëhryn Formen.
- "Je ne me souvient plus de son nom, c'était en discutant à la cour. Quoi qu'il en soit, c'est tombé dans les oreilles d'un certain... Comment s'appelle-t-il déjà ??" réfléchit Tirash.
- "Mais on vous a laissé entrer ici comme ça ?" demande Otáëhryn Formen.
- "Hé bien, pour finir, suite à cette conversation un peu brouillonne, nous avons eu cette lettre du Haut Conseil du roi, tenez." indique Tirash en tendant la lettre de recommandation puis ajoute : "Qui nous invitait à venir vous rencontrez."

Otáëhryn est surpris à la lecture puis glisse l'enveloppe dans son manteau puis propose :
-"Hum... Humm... J'imagine qu'on vous a évoqué le fait qu'en effet, je collectionne les reliques de nos ancêtres de l'île de Númenor. Mais je vous en prie, venez par ici. Si on vous a dit de venir, c'est que vous avez, sans doute, la curiosité de vouloir découvrir ma collection."
- "Ce serait un grand honneur !" répond Tirash.
- "Également !" confirme Fánaviryan.

Les compagnons quittent le salon et se dirigent dans une pièce beaucoup plus grande qui est éclairée par le plafond. La pièce est composée d'une grande collection d'objets, certains en parfait état, d'autres usés voire très usés, à même le sol ou posés sur des meubles, des socles et piédestal. Il va commencer à évoquer les objets en premier lieu, les statues dont certaines représentent des personnalités de l'île de Númenor en particulier des rois ou des Valar, des objets qui ont appartenu, pour certaines à des rois de l'île Númenor. Chaque objet même le plus insignifiant semble avoir une histoire.

L'homme est ravi et content de pouvoir présenter son musée personnel à deux visiteurs. Tirash pose des questions, de temps en temps, histoire de qu'il puisse mousser tout à son aise ce brave homme. Il raconte l'histoire de l'île de Númenor, de la période de gloire jusqu'à sa chute.

Il va montrer, ensuite, des objets très précieux dont un arc en acier Nùménoréen en quatre morceaux et va montrer avec fierté :
- "Il s'agit de l'un des premiers arcs en acier Nùménoréen et, tout récemment, un en parfait état..."

Fánaviryan est émerveillée de voir cet arc en acier et dit :
- "Je ne connaissais pas. Je n'ai vu que des arcs en bois. Et là, de voir un arc en acier !!"
- "Sachez Madame que ce n'est pas de l'acier mais des alliages à base de Mithril, le fameux Mithril de Númenor." annonce Otáëhryn Formen.
- "Qui est particulier ce Mithril par rapport à celui qu'on peut trouver chez les Nains ?" demande Tirash.
- "Disons que c'était le deuxième lieu où existait des veines de Mithril qui, malheureusement, aujourd'hui, l'île étant engloutie, forcément, le Mithril de Númenor n'est plus exploitable et, pour certains, on va dire que toutes ces reliques sont du passé et n'y voit aucun intérêt. Moi, j'y vois l'histoire de mon peuple, tout notre passé, notre glorieux passé. Certains y voient une honte, je ne suis pas de cet avis !" annonce Otáëhryn.
- "Pourquoi une honte ?" demande Tirash.
- "Disons que la tournure des événements fait que les derniers rois de Númenor se sont trompés de voie et sont partis dans une mauvaise direction, influencé par le mal, par celui qu'on a appelé à une époque, Sauron. Capturé, il a été amené sur l'Île de Númenor, a perverti les rois de l'époque qui, pour certains, se sont aventurés à vouloir conquérir les terres de l'Ouest, les terres des Valar. Le courroux des Valar a été terrible et a détruit l'île. Depuis, nous, les réfugiés des terres du nord, nous estimons que le dernier roi avait fait un mauvais choix. Nous avons choisi notre voie et nous sommes venus, avant la chute de Númenor, dans les Terres du Milieu. Ceux qui se sont réfugiés à Umbar, quant à eux, avaient choisi le mauvais côté, si je puis dire..." raconte Otáëhryn Formen.
- "Ou, disons qu'ils ont été abusés. Je peux comprendre, ma famille venant d'Ost-in-Edhil, si vous connaissez ?" évoque Fánaviryan.
- "Hum ! J'aurais bien aimé pouvoir, aussi, récolter des objets de cette époque !" puis Otáëhryn se dirige vers un meuble et ouvre un tiroir en indiquant : "J'ai en ma possession un seul objet venant d'Ost-in-Edhil, cette assiette."

Otáëhryn Formen sort alors fièrement une assiette euh qui est parfaitement intacte avec des motifs elfiques puis l'homme ajoute :
- "Les objets venant de cette région et de cette époque, sont fort rares et chers. Ma famille, malheureusement, ne peut se permettre ce genre d'achats. Il est clair que cette cité est la convoitise de nombreux pillards."
- "Mais elle est dans des terres très mal fréquentées, encore..." évoque Fánaviryan.
- "En effet..." évoque Otáëhryn.
- "Sachez que si, dans mes pérégrinations, je retrouve quelques effets anciens, je penserai, absolument, à vous parce que vous avez su rassembler dans cette splendide galerie ouverte aux étoiles et à la lune, les traces d'une glorieuse époque." annonce Fánaviryan.
- "En effet ! Aussi roi fut-il, les erreurs d'un homme ne peuvent pas résumer toute la richesse d'une civilisation !" évoque Tirash.
- "En effet..." réagit Otáëhryn.

L'homme montre le dos de l'assiette et Fánaviryan y voit des initiales. Otáëhryn lui dit :
- "Je n'ai pas réussi à trouver l'origine de celui qui a fabriqué cette assiette mais si vous pouviez me retrouver l'histoire de cet artisan, j'en serais plus que ravi..."
- "Je suis, malheureusement, un petit peu trop jeune. Mes parents ont vécu au Deuxième Âge et ils ne sont malheureusement plus là..." évoque Fánaviryan.
- "Ah d'accord..." réagit Otáëhryn.
- "Comme pour Tirash, nous sommes, un peu, en quête de nos origines." indique Fánaviryan.
- "Vous avez mentionné Umbar tout à l'heure quand vous nous racontiez l'histoire de Númenor. Je viens du Grand Sud. Je suis passé par Umbar et c'est là-bas que j'ai trouvé l'objet que je voulais vous montrer. Il vient du sud en tout cas !" indique Tirash en sortant sa dague qu'il présente à Otáëhryn puis Tirash lui demande : "Cela vous évoque-t-il quelque chose ?"
* "Je peux ?" demande Otáëhryn en proposant de prendre la dague.
- "Allez-y !"répond Tirash.

Otáëhryn prend la dague avec ses gants, l'observe, la regarde puis dit :
- "Ce n'est pas du travail elfique, ni du travail Nùménoréen. Elle ne vient pas d'Umbar, en effet... Vous avez été à Umbar, vous dites ?"
- "J'y ai passé quelques années effectivement. Il existe une deuxième dague qui est associée à celle-ci. Peut-être cela, peut-il vous évoquer quelque chose ?" interroge Tirash.
- "Non, je pensais à autre chose... Est-il prévu que vous retourniez à Umbar ?" demande Otáëhryn.
- "Un jour ou l'autre, je l'espère... Comme vous l'indiquiez Fánaviryan, je suis en quête d'une partie de ma famille, en tout cas ce qu'il en reste ma sœur, je suppose, doit toujours se trouver dans les lointaines contrées du Sud." répond Tirash.
- "Pour cette fin d'été, nous ne descendrons pas plus bas que Tharbad mais nous osons espérer assez rapidement pouvoir aller plus avant." indique Fánaviryan.
- "D'accord... Sachez qu'il pourrait y avoir quelqu'un qui serait intéressé si des gens allaient du côté d'Umbar..." évoque Otáëhryn.
- "Pour ?" demande Tirash.
- "Quelqu'un dont l'un de ses proches a été capturé et est prisonnier à Umbar. Je pense qu'il pourrait monnayer, sans doute, un trajet pour celui qui serait prêt à aller là-bas. En tout cas, votre objet est étrange. Il est clair que ça n'a point été fabriqué à Umbar. Vous n'avez aucune idée de son origine ?" demande Otáëhryn.
- "Je l'ai trouvé sur le cadavre de mes parents ainsi que la seconde dague dont je vous ai parlé ce qui est, d'ailleurs, assez surprenant qu'un objet d'une telle valeur ait pu être abandonné ainsi..." raconte Tirash.
- "Hum... Oui, en effet..." réagit Otáëhryn Formen.
- "Ayant, pour ma part, une certaine expertise dans les métaux et la forge ainsi que pour l'orfèvrerie, j'ai été incapable de reconnaître ce travail et cet alliage..." indique Fánaviryan.
- "Elle possède, par ailleurs, quelques spécificités." indique Tirash.
- "C'est-à-dire ?" interroge Otáëhryn.
- "Il semble que cette lame soit attachée à Tirash." annonce Fánaviryan.

Tirash se concentre et fait apparaitre la lame dans sa main. Otáëhryn est surpris et enthousiasmé par cet effet magique puis dit :
- "C'est, pour le moins, surprenant !" puis il réfléchit quelques instants et propose : "Venez ! Nous allons aller dans mon salon !"

Après avoir enlevé ses gants, il amène les deux compagnons dans un salon avec de confortables fauteuils en cuir, des livres et parchemins sont rangés dans des étagères avec des vieilles reliques dans les quatre coins de la pièce. Il propose :
- "Installez-vous dans les fauteuils, je reviens !"

Otáëhryn sort de la pièce quelques minutes et revient d'un pas énergique et va commencer à fouiller parmi ses livres. De nouveau, quelques minutes vont s'écouler, puis plusieurs domestiques vont entrer avec de l'eau chaude, des fruits, du pain et quelques plats. Otáëhryn dit alors :
- "Je vous en prie, servez-vous !"

Pendant que les compagnons mangent, il continue de consulter plusieurs livres. Pas loin d'une heure va s'écouler ainsi.

Session N°110

Le 31/01/2024

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 10:30 / 11:15 - La famille de Daëgon - Elina - Emehir - Hadwyn - Lyndys - Lieu : Fornost Erain - Maison des Parents de Daëgon

En sortant de l'auberge, les quatre compagnons se dirigent vers la basse ville. Daëgon signale :
- "Si vous allez à l'auberge de l'hospitalité, nous allons prendre le même chemin, mes parents n'habitent pas très loin."
- "Tu vas pouvoir nous faire visiter la ville !" réagit Tirash.
- "Très bien ! Allons-y !!" confirme Daëgon.

Daëgon va, ainsi, présenter les différents quartiers de la ville, l'organisation de la cité, les différents établissements, auberges et tavernes.

Les compagnons redescendent dans la basse ville et vont se retrouver devant une maison sur deux étages, à la façade en pierres blanches et une enseigne indiquant qu'il s'agit d'un menuisier. Des coups de marteaux et de scies montrent une effervescence dans la maison. Devant la porte d'entrée, Daëgon dit :
- "Bah voilà ! C'est chez moi !! Vous pouvez venir, il n'y a pas de soucis... Mais je ne sais pas comment ça va se passer... Vous entrez avec moi ?"
- "Peut-être qu'on peut juste saluer ta famille et puis après, on s'en va..." propose Tirash puis ajoute : "Peut-être que ça te gène, Daëgon ?"
- "Non, non !!" répond Daëgon.

Daëgon entre dans l'atelier suivi de ses compagnons. Il va croiser, dans un premier temps, avec sa mère, Lyndys. Elle lève les bras, s'approche de son fils qu'elle prend dans ses bras en s'exprimant :
- "Daëgon ! Daëgon ! Quel plaisir !! Je suis très contente de te voir !!" puis elle crie dans l'atelier : "Daëgon est là ! Daëgon est là !"

Les bruits dans l'atelier vont alors s'arrêter et les différentes personnes vont s'approcher. La seconde personne à s'approcher est un homme d'un certain âge, le regard sombre en contraste avec l'engouement des autres habitants de la maison. Hadwyn, le père de Daëgon, vient vers son fils, lui tend la main et lui dit avec une certaine réserve :
- "Ah ! Mon fils..."

Puis un autre homme, beaucoup plus, jeune, vient prendre Daëgon dans ses bras, le jeune homme, d'une vingtaine d'années, d'un physique musclé, en tenue de travail, un tablier de cuir. Il tape virilement et vigoureusement son frère de joie. Daëgon lui dit :
- "Bravo, mon frère, je vois que tu t'es bien développé depuis la dernière fois !!"
- "Bah... On essaye de maintenir la forme... ça donne des forces de soulever des planches !!"

La dernière personne à venir se présenter est la sœur de Daëgon, un large sourire au visage, en tenue de travail également. Elina vient se jeter dans les bras de Daëgon, l'embrasse puis dit :
- "Je suis bien contente de te revoir Daëgon !!"
- "Ça me fait plaisir de te voir aussi !!" répond Daëgon.

L'atelier est encombré de planches de bois mais aussi de meubles en cours d'élaboration. Le travail réalisé semble très élaboré, du mobilier, sans doute, pour des familles aisées.

La famille va se mettre autour de Daëgon pour discuter avec lui mais, rapidement, son père, Hadwyn, va retourner dans son atelier. Lyndys va se tourner vers les compagnons et demander :
- "Mais, Daëgon qui sont ces personnes ?"
- "Ce sont mes compagnons. Nous avons une compagnie, la Compagnie l'Aurore Ecarlate." annonce Daëgon.
- "D'accord !" indique Lyndys.
- "Mes compagnons au sein de cette compagnie !" évoque Daëgon puis ajoute : "Je vous présente Fánaviryan."

Lyndys, Elina et Emehir sont surpris de voir une elfe, un homme à la peau grise et un hobbit. Emehir est le premier à venir saluer les trois compagnons de Daëgon. Fánaviryan répond respectueusement :
- "Très honorée."

Puis Elina vient faire la bise aux trois compagnons et annonce avec un large sourire :
- "Bonjour, je suis Elina, la sœur de Daëgon. Je suis très enchantée de faire votre connaissance ! J'espère que le voyage jusqu'à Fornost Erain et que vous allez vous plaire ici. Le climat est parfois un peu rude mais, vous verrez, on s'y fait ! Je suis bien contente que vous puissiez être là avec mon frère !! Venez, on va s'installer à l'étage pour boire le thé."
- "Oui, très bien !" répond Daëgon.
- "On y va nous fana ou on reste ?" demande Tirash en regardant Fánaviryan et Daëgon.
- "Vous pouvez monter mais ça risque de durer un moment..." réagit Daëgon.
- "D'accord. On vient boire le thé mais on va partir rapidement..." indique Tirash.

Lyndys semble ravie d'avoir Daëgon et ses compagnons de voyage. La sœur et la mère de Daëgon vont demander à Daëgon de raconter ses péripéties, ses voyages et aventures. Daëgon va évoquer tous les lieux qu'il a pu visiter, sans toutefois, entrer dans les détails.

Elina va, de son côté, évoquer la situation familiale et indiquer que le commerce semble, plutôt, florissant. Le travail semble être reconnu par les hautes familles de l'Arthedain et même la cour royale est amenée à faire des demandes auprès d'Hadwyn.

Daëgon va évoquer le service de livraison de la compagnie si la famille veut livrer des meubles loin. Elina répond :
- "Pour l'instant, nous n'avons pas de commandes à l'étranger mais je note la proposition."

Après dix minutes, lorsque Daëgon a fini l'histoire de ses explorations, Emehir se lève et dit :
- "Je vais aller aider père sinon ça va chauffer... Il risque d'être colère..."

Fánaviryan va intervenir à plusieurs reprises pour évoquer les affrontements et les blessures des compagnons et sollicite Fron pour qu'il puisse prendre la suite des évènements dans la Comté. Tirash et Fánaviryan se lèvent. Lyndys les interpelle et leur propose :
- "Si ce midi, vous souhaitez venir manger, nous serions ravis."
- "On ne vous promet rien..." répond Tirash.
- "On ne vous promet rien..." confirme Fánaviryan.
- "Vous voyez... Vous connaissez la maison à présent." indique Lyndys.
- "Nous allons essayer de faire au plus vite dans cette ville que nous ne connaissons pas... tout à fait bien. On doit, juste, aller à la Guilde des marchands. Vous nous conseillez de remonter ?" demande Fánaviryan.
- "Oui après vous voulez voir qui au niveau des marchands ?" demande Lyndys.
- "C'était pour faire une simple déclaration de notre présence et de notre activité, voir si, en fonction, des lois établies dans cette ville, nous contrevenions à aucune règle. Nous déclarez, en tout cas, comme actifs." indique Fánaviryan.
- "Je connais, assez bien, les rouages des institutions locales si je peux vous aider, dites-moi, je pourrais, éventuellement, vous guider par rapport à cela..." propose Lyndys.
- "Justement, pour une demande de nouvelles activités." explique Fánaviryan.
- "Ah ! Que vous souhaiteriez exercer sur Fornost ?" demande Lyndys.
- "Selon nos allers-retours. En repartant, nous allons proposer de protéger transports ou personnes, telle est notre spécialité..." indique Fánaviryan.
- "Pour cela, il n'est pas nécessaire de se déclarer." indique Lyndys.
- "D'accord..." réagit Fánaviryan.
- "Et pour trouver d'éventuels clients ? Il y a un endroit dans la ville ? Savez-vous où nous pouvons trouver d'éventuels marchands qui souhaiteraient se diriger vers le sud ?" demande Tirash.
- "Je peux me renseigner là-dessus." répond Lyndys.
- "Avec plaisir !" réagit Tirash.
- "Je peux faire ça pour vous. Vous faites partie de la même compagnie que mon fils. Je vais me renseigner..." confirme Lyndys.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "C'est parfait ! On en reparlera ce midi. Dans ce cas, nous allons voir directement Otáëhryn Formen." indique Fánaviryan.
- "Oui et il faudra que je te donne l'enveloppe pour que tu puisses la lire..." évoque Tirash en se levant.
- "Oui, oui, je ne t'ai pas donné assez de cours..." évoque Fánaviryan en se levant à son tour.

Tirash et Fánaviryan vont quitter la maison des parents de Daëgon et se dirigent vers la ville haute de Fornost Erain.

Pendant ce temps, Daëgon va poursuivre l'histoire de ses aventures puis Fron va prendre le relais et évoquer sa vie dans la Comté, ses aventures du quotidien. Daëgon conclut :
- "Voilà toutes nos péripéties. Je souhaite aller voir Drògil pour qu'il puisse me donner des informations sur les routes jusqu'à Khazad-Dûm."
- "Ah Drògil... Quand tu étais tout jeune, tu l'appelais tonton Drògil. Ton père n'a pas souhaité que vous puissiez fréquenter ce tonton qui n'est pas, tout à fait, de la famille mais qui a bien connu ton grand-père, c'est comme s'il faisait partie de la famille..." évoque Lyndys.
- "Oui, le tonton d'affection..." répond Daëgon.
- "Il habite toujours au même endroit, en basse ville, la venelle de la fontaine. Si tu veux aller le voir, je pense qu'il sera ravi de te voir s'il n'est pas dans les tavernes..." indique Lyndys.
- "Ah..." réagit Daëgon.
- "Depuis qu'il ne voyage plus, il descend des litres et des litres, le pauvre homme..." indique Lyndys.
- "Disons que dans la journée, ce sera mieux que ce soir pour le trouver." suggère Daëgon.
- "Oui ! Oui ! Passer le repas du midi, il commence à être bien imbibé le pauvre homme..." indique Lyndys.
- "Ça fait longtemps qu'il est comme ça ?" demande Daëgon.
- "Quelques années... Au moins, il met un peu d'animation en ville..." indique Lyndys.
- "Oui, certes... Je vais, peut-être, y aller maintenant puis comme ça on revient pour manger ensemble." propose Daëgon.
- "D'accord ! Très bien ! Tu nous en raconteras un peu plus, tout à l'heure, par rapport à tes compagnons parce que c'est vrai qu'on a, rapidement, pu parler avec vous, Monsieur Fron mais on aimerait en savoir un peu plus sur la Comté, sur votre amie, Fánaviryan, et votre compagnon qui semble venir de très loin." évoque Lyndys.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 08:00 / 10:20 - Entrentien à l'Auberge - Mollun Gamgie - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Fornost Erain - Auberge de la Reine

Les compagnons se retrouvent dans les hauts quartiers de Fornost Erain où se trouvent les plus belles maisons, où les grandes familles y résident. Daëgon conduit ses compagnons dans le quartier pour retrouver l'auberge de la Reine, un établissement très bien entretenu où se mêlent marchands et bourgeois dans une ambiance très feutrée. Les quatre compagnons s'installent autour d'une table en attendant l'arrivée de Valgran.

Après quelques minutes à observer la clientèle, Fron demande à Tirash :
- "Tu ne voulais pas parler à Astatur de son histoire de de coffre sous le lit d'un marchand, la mission qu'on t'a donnée à Bree."
- "Oui, effectivement... C'est vrai qu'on a, complètement, oublié cette histoire... J'ai une problématique, c'est que je me suis engagé auprès d'Oget à faire quelque-chose pour lui et dénoncer la personne à qui il doit une faveur, me semble être une sorte de trahison. Je me sens, un peu, le cul entre deux chaises par rapport à ça..." répond Tirash.
- "Je l'évoquais juste comme ça..." indique Fron.
- "Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?" demande Tirash.
- "Ce n'est pas anodin et vu les événements qui se sont produits à Occum, heureusement, que tu n'avais pas de colis suspect si Fron n'avait pas trouvé, directement, la personne en faisant l'inventaire de nos effets, ça aurait pu être ennuyant mais ça remet à plus tard, peut-être, une explication avec Oget ou ave cette personne..." suggère Fánaviryan.
- "Oget n'est, peut-être, pas au courant de ce que c'était non plus..." indique Fron.
- "Je pense, qu'en fait, le mieux sera, peut-être, que tu nous présentes à cette personne et qu'on négocie directement avec elle." évoque Fánaviryan.
- "Si elle fait partie d'une compagnie secrète, je doute qu'elle parle comme ça à cœur ouvert, ni même à demi-mot d'ailleurs car j'ai essayé de lui poser quelques questions et elle n'a pas pipé un mot sur autre chose que cette demande très spécifique de déposer un colis sous un lit." évoque Tirash.
- "Ce qui n'était, peut-être, qu'une tourterelle enfin qui serait un peu morte à l'arrivée..." suggère Fánaviryan.
- "On peut le voir comme ça..." réagit Daëgon.
- "Mais, effectivement, peut-être qu'en glisser un mot à Astatur, ce ne serait pas du luxe, qu'il laisse traîner des oreilles en plus des nôtres dans ce coin-là. Et puis, si je dois honorer ma dette auprès d'Oget, je pourrais certainement l'honorer d'une autre manière." suggère Tirash.
- "Oui ! Oui !" confirme Fánaviryan.
- "Ne serait-ce que par une certaine somme d'argent puisqu'à priori, les choses risquent d'être un peu plus simple nous concernant..." évoque Tirash.
- "Tu auras toujours moyen de rembourser ta dette même sans argent avec Oget, ça je peux te dire qu'il a des besoins..." indique Fánaviryan.
- "Mais encore faudrait-il que je le souhaite..." évoque Tirash.
- "C'est clair que quand c'est par obligation, ça peut être moins amusant... Je pense qu'effectivement, on pourra, peut-être, évoquer à Astatur le fait qu'on se penchera là-dessus sur le fait qu'on ait été prévenu qu'il y avait, peut-être, une organisation sur Bree, un peu sombre, enfin, d'assassins ! On nous l'a dit comme tel." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait..." confirme Tirash.
- "Bon, il faut que Valgran fasse une belle présentation." propose Fánaviryan.

Une heure plus tard, Valgran arrive avec ses deux compagnons, Mollun Gamgie et Roulard Bessac. Valgran réagit aussitôt lorsqu'il voit les compagnons, vient les voir en levant la main et en esquissant un sourire. Lorsque Valgran est assis, Daëgon lui demande :
- "Ça se passe bien ?"
- "Bah... Euh... Je ne sais pas ce qui se passe en fait..." répond Valgran.
- "Mais vous avez été bien traité ?" demande Daëgon.
- "Ah oui ! Pour ça, il n'y a pas de soucis mais on ne m'a rien dit..." explique Valgran.
- "Vous ne faites rien en début d'après-midi ?" demande Daëgon.
- "Non, en même temps, vous aviez un peu disparu et les prisonniers ont été pris. Je ne sais pas du tout ce qui se passe. On ne nous dit rien..." explique Valgran.
- "Les prisonniers sont sous bonne garde, il n'y a pas de soucis." explique Daëgon.
- "D'accord ! Vous avez confirmation de cela ?" demande Valgran.
- "Oui ! On ne peut pas citer nos sources parce qu'on a vu quelqu'un de confidentiel au palais qui ne tient pas à ce que ça sache et on est rassuré. Ils ont fait ce qu'il fallait et ils vont parler de nous au roi et il y a un conseil de toutes les grandes familles qui va se passer cet après-midi et nous aimerions que vous soyez le porte-parole des hobbits devant ce conseil." annonce Daëgon.
- "Mais permettez-moi d'être surpris, vous ne souhaitez pas être ce porte-parole ?" demande Valgran.
- "C'est de la Comté qu'il s'agit et nous avons jugé qu'un Hobbit serait mieux placé que nous pour porter ce genre de jugement." explique Daëgon.

Valgran se tourne vers Fron et observe la réaction du Hobbit. Tirash reprend la parole :
- "À savoir Shiriff Valgran que nous avons présenté la situation dans la Comté avec tous les détails y compris les choses qui auraient pu être prises pour des actes séditieux de la part du Moot. Nous avons estimé que la sincérité était la meilleure arme pour l'intérêt de la Comté et cela a porté ses fruits, semble-t-il, donc n'hésitez pas à communiquer en toute sincérité les choses qui ont été décidées à l'occasion du Moot, alors, en arrondissant, peut-être, un peu les angles et en disant que dans ce moment où vous ne pouviez compter que sur vous, il fallait bien prendre des décisions mais, à priori, le roi semblerait plutôt enclin à accorder à la Comté une certaine autonomie..."
- "Ah !!" réagit Valgran.
- "Donc, plutôt, des bonnes nouvelles et il faut capitaliser là-dessus en étant dans la simplicité et la sincérité." suggère Tirash.
- "Mais attention, il y aura des familles, aussi, à ce conseil notamment les Tarma donc, faites gaffe aux pièges !" conseille Daëgon.
- "D'accord..." confirme Valgran.
- "Il s'agira d'avoir une négociation gagnant-gagnant pour le roi et entre vous, le roi et de faire en sorte que de donner une possibilité de sortie du conflit aux Tarma."

Tirash va faire part à Valgran des échanges qu'ils ont eu avec Esgaldor Lissiril sans nommer le second interprète du roi dans ses propos. Puis Fánaviryan ajoute :
- "Comme le disait Tirash, juste au préalable, la sincérité prime car nous avons basé notre témoignage sur l'établissement de la véracité des faits sur le meurtre de Golasgil et de l'injustice de la pendaison des deux cousins de Gelse Sangle et Sidonie Sangle. La sincérité par la véracité des faits dont il n'y a aucun doute pour la charge des fautes sur le magistrat."
- "Nous avons remis également le livre du magistrat." ajoute Tirash.
- "Et nous attendons que vous n’oubliez pas de préciser que la fouille de son bureau et que ces preuves ont été faites sur demande collégiale, on va dire. Ce n'était pas de notre fait individuel. Pour vous comme pour nous et comme pour les mercenaires du magistrat, il était évident que le bon sens devait primer et l'autorité être renouvelé !" évoque Fánaviryan.
- "Fron, qu'est-ce que vous en pensez ?" demande Valgran en s'adressant à Fron Sacquet.
- "Si vous souhaitez discuter quelques minutes, tous les deux, entre hobbits, n'hésitez pas à nous en faire part." suggère Tirash.
- "Oui ! Ça me semblait une bonne idée que ce ne soit pas moi qui intervienne auprès des Grandes Familles mais plutôt quelqu'un qui a un rôle officiel dans la Comté." répond Fron.
- "Soit... J'entends votre argument monsieur Sacquet. Donc vous êtes, vous également, favorable à tout cela ?" demande Valgran.
- "Hé bien, oui !" confirme Fron.
- "Bien, bien... S'il en va de la paix de la Comté, de cette possibilité de pouvoir avoir plus d'autonomie, je vais, dans ce cas, remplir mon rôle. Quant à vous, qu'est-ce que vous envisagez à présent ?" demande Valgran.
- "Nous étions en train de nous préparer sur les prochaines missions à venir. Si vous pouviez demander, au passage, l'autorisation des hobbits de Metraith à regagner la Comté qui représente sécurité et protection pour eux." évoque Fánaviryan.
- "Cela concerne-t-il Fornost Erain ?" demande Tirash.
- "Pour le moment, l'entrée en Comté est bloquée !" réagit Fron.
- "L'entrée est bloquée par leurs armées." ajoute Fánaviryan.
- "Effectivement..." confirme Tirash.
- "Mais si les revendications du Moot sont validées, on peut penser que les restrictions d'entrée seront elles, aussi, levées." estime Fron.
- "C'est ce que nous espérons et donc nous continuons à préparer les prochains trajets. Nous allons nous équiper en fonction des troubles qu'il semble y avoir sur les routes actuellement." indique Fánaviryan.
- "C'est noté... Je ne pensais pas avoir ce rôle à jouer mais puisqu'il le faut, hé bien, je vais me retirer. On va regagner notre auberge." évoque Valgran et ajoute : "Je vais réfléchir à tout cela..."
- "Nous savons que vous serez à la hauteur." évoque Tirash.
- "Ayez confiance en vous ! De toute façon, vous allez avoir des oreilles qui sont déjà au courant de ce que vous allez leur dire et il faut juste les présenter." ajoute Fánaviryan.
- "Pas sûr que toutes les oreilles soient déjà au courant..." rectifie Tirash.
- "Pas toutes mais il y en a pas mal qui, déjà, seront dans de bonnes conditions pour vous entendre." ajoute Fánaviryan.
- "Est-ce qu'on ne s'installerait pas pour la prochaine nuit à l'auberge de la Reine ?" propose Tirash puis demande : "Et nos chariots ?"
- "Tous les chariots ont été stockés dans des écuries à l'extérieur de la ville." évoque Valgran.
- "D'accord !" répond Fánaviryan.
- "Quoi qu'il en soit, on peut s'installer, quand même, dans cette auberge là s'ils ont de la place parce qu'il va bien falloir qu'on dorme quelque part ce soir." suggère Tirash.
- "Ils sont où les autres les hobbits ?" demande Fron.
- "Oui, tu as raison, il faut qu'on voie avec les autres hobbits." confirme Tirash.
- "Nous nous sommes tous installés à l'auberge de l'hospitalité qui est l'auberge qui se trouve la plus proche de l'entrée de la ville qui n'a pas le même charme que cet établissement." indique Valgran.
- "Et vous avez dormi ici ?" demande Fánaviryan.
- "Non, à l'auberge de l'hospitalité." répond Valgran.
- "Ah oui, d'accord !" réagit Tirash.
- "Et on vous a dit de venir ici ce matin ?" questionne Fánaviryan.
- "Oui un soldat est venu me voir m'indiquant qu'il fallait que je sois ici à dix heures. Je n'avais pas d'autres informations. Je vous ai vu lorsque je suis entré dans l'établissement donc j'imagine que c'était ça qui devait se passer..." indique Valgran.
- "C'est ça !" confirme les compagnons.
- "J'imagine que c'est ici qu'on viendra vous chercher un peu plus tard..." suggère Tirash.
- "C'est plus simple en Comté..." réagit Valgran.
- "Oh... C'est comme un grand Moot !" indique Fánaviryan.
- "Hum, d'accord... Je vais le prendre ainsi..." réagit Valgran puis indique : "En tout cas, moi, je vais vous laisser..."
- "Dans ce cas, on se retrouve certainement en fin de journée. En tout cas, on laissera un message à l'auberge de l'hospitalité pour vous dire où on est si vous avez besoin." indique Tirash.
- "Est-ce que tu veux que je fasse une petite note mémoire avec les suites des événements c'est-à-dire Golasgil à Lézeau, les disparitions, le magistrat, le mot avec Gandalf et après le retour avec les différents prisonniers." propose Fánaviryan.
- "Je vais retourner dans ma chambre et me concentrer sur tout cela mais je vous remercie madame Fánaviryan." répond Valgran.
- "C'était pour vous." explique Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas pour ça..." indique Valgran.
- "Vous vous confortez dans ce petit temps qui portera ses fruits." évoque Fánaviryan.
- "Si vous avez besoin de voir vos hommes, sachez qu'ils sont à auberge de l'hospitalité." précise Valgran.
- "Oui ! L'auberge de l'hospitalité !" réagit Daëgon.
- "On va, peut-être, se trouver des bonnes fourrures pour le retour du voyage..." propose Fánaviryan.
- "Par qui tu vas te faire fourrer ??" demande Fron.
- "..." réagit Fánaviryan avec un sourire malicieux.
- "Bon ! On va, peut-être, aller à l'auberge de l'hospitalité ?" propose Tirash.
- "Daëgon, est-ce que l'on rejoint tout le monde ou on fait venir tout le monde sur cette auberge qui a l'air un peu plus prestigieuse ?" demande Fánaviryan.
- "On peut rester dans la haute ville. La plupart des habitants de la basse ville ne viennent pas par ici parce que les auberges sont trop chères et que si tu es habillé comme un pouilleux, tu vas être remarqué, les soldats qui sont présents, vont rapidement, venir vers toi te demander ton identité et pourquoi tu viens ici. Tu peux te balader partout en ville mais, naturellement, le bas peuple ne se rend pas dans la haute partie de la ville parce qu'il n'y voit aucun intérêt." explique Daëgon.
- "Merci Daëgon. Je ne savais pas. On peut se permettre pour deux ou trois nuits un petit luxe chers amis ?" propose Fánaviryan.
- "Oh oui ! Après, tu évoquais la question de proposer au reste de la troupe de profiter de ce même luxe ?" demande Tirash.
- "Oui. Pour un recrutement, de demander à s'adresser à l'Auberge de la Reine, ce sera, peut-être, un peu mieux qu'à l'Auberge de l'hospitalité..." suggère Fánaviryan.
- "Il faut qu'on se renseigne, quand même, sur les tarifs." évoque Tirash puis indique : "qu'il faudrait quatorze places si je ne m'abuse..."
- "Je partais sur le même tarif..." indique Fánaviryan.
- "Ouais... Après l'hospitalité, c'est miteux mais ça reste sympa... Moi, je n'ai pas le temps de m'occuper de ça, je vais aller passer voir mes parents. Tu viens avec moi, Fron ?" demande Daëgon.
- "Oui !" confirme Fron.
- "On va gérer ça avec Fana. On va aller informer qui de droit à l'auberge, là-bas, et puis on voit, rapidement, si on fait quelque chose ou pas. Au pire, on laisse un message à l'auberge de l'hospitalité comme ça si vous avez besoin de nous retrouver et qu'on y est plus, vous saurez où nous trouvez, si ça vous va." propose Tirash.
- "Oui, c'est bon pour nous !" répond Daëgon.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:40 / 07:50 - Rencontre au Palais - Astatur - Nírien - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Astatur accompagne les quatre compagnons au travers les couloirs du palais puis va s'arrêter et baisser la tête lorsqu'il croise, devant lui, une femme, jeune, élancée, grande, une très belle chevelure noire, un diadème sur la tête et une très belle robe, richement brodée. Il réalise, aussitôt, une révérence soulignée puis fait un signe aux quatre compagnons de faire de même. Les quatre compagnons s'exécutent en particulier Daëgon qui s'applique dans sa révérence.

La femme observe les quatre compagnons et Astatur, a un léger sourire puis Astatur lance :
- "Dame Nìríen..."
- "Messieurs, dame, bien le bonjour..." répond Nìríen légèrement surprise des quatre personnes présentes en face d'elle puis ajoute alors : "À qui ai-je l'honneur ?"
- "Astatur, marchand de l'Arthedain..." répond Astatur.
- "Nous sommes la Compagnie de l'Aurore Ecarlate votre altesse." répond Daëgon.
- "Noble dame !" répond Fánaviryan en sindarin.
- "Mais à qui ai-je l'honneur ?" demande Nìríen en sindarin.
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate, Fánaviryan Wesmin de Bree et Metraith." répond Fánaviryan en sindarin.
- "Je ne savais pas que des Elfes s'étaient installés dans ces régions." répond Nìríen.
- "C'était une quête personnelle qui s'est liée au cœur de cette franche compagnie." indique Fánaviryan en montrant ses trois compagnons.
- "Je vous salue Compagnie de l'Aurore Ecarlate et je vous souhaite une excellente et agréable journée." annonce Nìríen.
- "Votre altesse, si nous pouvons faire quoi que ce soit pour être utile..." lance Daëgon.
- "J'en prends note, monsieur..." indique Nìríen.

Puis la jeune femme reprend sa marche d'un pas pressé.

Astatur pousse un soupir de soulagement. Fánaviryan se tourne vers lui et lui dit :
- "On a tous eu chaud dans les caleçons !!"
- "Je vous arrête tout de suite dame Fánaviryan, elle est mariée, a des enfants..." répond Astatur.
- "Et le plaisir s'accommode de toutes les situations..." suggère Fánaviryan.
- "Je vous reconnais bien là..." réagit Astatur.
- "Qui est-ce ??" demande Tirash.
- "C'est la fille du Roi, Argeleb II. Il s'agit de Nìríen, la sœur Minastir et d'Argevil." répond Astatur puis ajoute : "Il faudra que j'en parle avec Esgaldor quand même..."
- "Par rapport à la Princesse ?" demande Daëgon.
- "En effet par rapport à la présence de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate dans les couloirs du palais..." évoque Astatur.
- "Désolé... mais on essaye de se valoriser..." indique Daëgon.
- "Non ! Ne vous inquiétez pas pour ça, on trouve une explication..." indique Astatur.
- "On a toujours une tâche commerciale en enjeu." indique Fánaviryan.
- " Ça peut aussi s'entendre par rapport aux informations que vous avez amenées de la Comté." évoque Astatur.
- "Oui ! Tout à fait !" confirme Daëgon.
- "En cela, je dirais que c'est tout à fait propice et je pense qu'Esgaldor l'a, peut-être, fait remonter directement auprès de la reine." indique Astatur.
- "Certainement pour que nous ayons été déjà préemptés au seuil de la ville par la gouverneure, Etaméä Orrómen, nous a déjà visualisé en tant que témoins, enfin, elle a dû comprendre que nous avions à déposer..." évoque Fánaviryan.

Les compagnons vont quitter le palais et rejoindre la ville par le chemin de service. Dehors, il conclut :
- "Valgran vous attend à l'Auberge de la Reine."
- "À très bientôt !" répondent les quatre compagnons en quittant Astatur.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 06:00 / 07:30 - Petit-déjeuner au Palais - Astatur - Majordome - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Daëgon se réveille le matin en pleine forme, ses blessures semblent être, à présent, un lointain passé. Le soleil est, déjà, présent au-dessus du palais lorsque l'on toque à la porte des quatre compagnons. Deux majordomes viennent inviter les compagnons à descendre au rez-de-chaussée pour aller prendre un petit-déjeuner. Ils vont être accueillis par Astatur dans un salon privé, richement décoré dans les tons blancs avec une table où un repas les attend. Astatur invite les quatre compagnons à s'assoir et de pouvoir manger. Les plats préparés sont en abondance, certains exotiques, d'autres plus traditionnels mais d'un goût très fin et fort plaisant en bouche, parfois des mélanges de saveurs épicées et sucrées.

Seuls trois majordomes viennent dans cette pièce. Ils proposent aux invités des préparations en fonction de leurs envies. Daëgon souhaite un jus de fruits exotiques ainsi que des plats que l'on ne trouve pas dans la région.

Astatur semble être de bonne humeur, satisfait d'être au palais avec les quatre compagnons. Daëgon, en pleine forme indique :
- "C'est bien d'avoir son petit majordome !!"
- "Oui !! Profitez, profitez !!" puis annonce : "Sachez que le Haut Conseil se réunit en début d'après-midi."
- "Il faudrait, peut-être, aller briefer Valgran ?" demande Daëgon.
- "Le Shiriff Valgran sera à neuf heures dans une petite auberge, si vous souhaitez parler avec lui." indique Astatur.
- "Il serait bien que l'on aille voir nos troupes." indique Tirash.
- "Je pense que c'est intéressant de faire ce plan-là. Il se passe quoi au palais après notre petit-déjeuner ?" demande Daëgon.
- "Je vais pouvoir vous faire sortir par les portes de service." répond Astatur.
- "Très bien ! Par où on est venu !" demande Daëgon.
- "Exactement ! Actuellement, je n'ai pas d'autres choses à voir avec vous." indique Astatur.
- "Nous soutions, cependant, vous poser une petite question." demande Tirash.
- "Mais allez-y mon cher Tirash !! J'aime que vous me posiez des questions aussi intimes soient-elles..." répond Astatur avec un air espiègle.
- "Esgaldor nous a parlé du collectionneur, Otáëhryn Formen, savez-vous où nous pourrions le trouver ?" demande Tirash.
- "Pas très loin d'ici." répond Astatur en sortant de sa veste une petite enveloppe qu’il adresse à Tirash et ajoute : "De la part, justement, d'Esgaldor pour que vous puissiez rencontrer ce cher homme, une lettre de recommandation."
- "Et nous nous interrogions, également, sur le recrutement d'hommes pour ce fameux convoi vers Khazad-Dûm. Vers qui vous nous dirigeriez-vous en ville ?" demande Tirash.
- "Pour du mercenariat." précise Daëgon.
- "Pour du mercenariat, vous auriez besoin de combien d'hommes ?" demande Astatur.
- "Difficile à jauger tant que je n'ai pas les enjeux politiques de la région. Je ne sais pas trop juger pour le moment..." évoque Daëgon.
- "On s'était dit vingt-quatre gardes. Douze qui sont fournis par Pellendur avec les chevaux. On en a, déjà, six miliciens de Metraith et il nous en manquerait six, c'est bien ça ?" expose Tirash.
- "Oui ! Histoire de créer une mixité." confirme Fánaviryan.
- "Et pour les cuisiniers, si les hobbits veulent nous accompagner..." évoque Tirash.
- "On peut dire jusqu'à une dizaine d'hommes." suggère Daëgon.
- "Oui ! Au maximum, oui, c'est bien. On a les moyens, un peu plus, maintenant. Donc, on peut se permettre aussi." confirme Tirash.
- "Et c'est rassurant d'être plus nombreux." ajoute Daëgon.
- "On va engager du monde pour deux, trois mois." évoque Fánaviryan.
- "Quels sont vos critères ? Vos prérequis ?" demande Astatur.
- "Qu'ils sachent se débrouiller dans la nature." répond Daëgon.
- "Se battre." ajoute Tirash.
- "Se battre est un plus. Après, on peut faire du mixte entre cavaliers, archers et combattants." suggère Daëgon.
- "On a quoi comme archers pour le moment ? ¨Pour les gardes de Pellendur, nous ne connaissons pas leurs compétences." évoque Tirash.
- "On en a un ou deux qui maîtrisent..." indique Fánaviryan.
- "Après, si vous voulez, je peux recruter des archers. J'étais archer dans l'armée, il suffit que j'aille voir le régiment et je récupère des copains !" propose Daëgon.
- "Ça ne sera pas sur une longue période..." signale Fron.
- "En sachant que ce n'est pas pour tout de suite... On ne va pas repartir avec eux maintenant. En tout cas, des personnes en qui on puisse avoir confiance sachant qu'elles seront plutôt payées raisonnablement, c'était notre choix depuis le départ." indique Tirash.
- "Soit, vous, Daëgon, vous faites le recrutement ou je peux me renseigner mais je ne suis pas, non plus, le plus calé dans ce domaine mais je peux faire jouer mon réseau." indique Astatur.
- "On peut essayer aussi parce que moi j'ai pas mal de trucs à faire." indique Daëgon.
- "Oui parce que ce serait pour nous éviter de nous retrouver avec des fanatiques Tarma." indique Fánaviryan.
- "Oui ! Et puis, ça pourrait vous faire des messagers aussi si vous glissez un de vos hommes, il ramène le message." évoque Daëgon.
- "Hum... Je vais en faire par Esgaldor pour avoir son point de vue. Je vous redis." indique Astatur.
- "Oui !" répond Daëgon.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "On retourne au camp. On prévient tout le monde de ce qui se passe puis chacun fait ses affaires." suggère Daëgon.
- "Ouais ! Chacun fait ses affaires. Tu vas voir Drògil tout seul ?" demande Tirash.
- "Oui ! Je vais aller voir mes parents et je vais aller voir le cartographe de Fornost. Je pense que c'est ça les premiers choses à faire. Il faut bien que je me renseigne sur la géopolitique d'ici à Khazad-Dûm et ça sera pas mal. J'avais d'autres choses à faire ?" indique Daëgon.
- "De mémoire, c'est aller voir Drògil pour la carte, donc, ta famille en fait partie. Je souhaite aller voir le collectionneur avec Fana, aller s'enregistrer auprès de la guilde des marchands, recruter pour Khazad-Dûm et faire, éventuellement, des achats." évoque Tirash.
- "Oui ! C'est bon pour moi !" confirme Daëgon.
- "Fron, tu as envie de faire quoi toi ?" demande Tirash.
- "S'il faut que j'aille me faire faire une armure, pourquoi pas et Daëgon, vu qu'il connaît la ville, peut-être, que quand il y aura des trucs à faire..." évoque Fron.
- "Tu peux venir avec moi, avec mes parents, ce n'est pas un problème." propose Daëgon.
- "On se dit qu'on fait deux équipes de deux." propose Fánaviryan.
- "Oui ! C'est ça ! On fait le collectionneur et puis guilde des marchands avec Fana et vous, vous vous renseignez par rapport à un éventuel recrutement par rapport à ton réseau. Si vous trouvez de l'herbe à pipe, je veux bien que vous m'en preniez." indique Tirash.
- "Je ne sais pas si je vais avoir le temps..." signale Daëgon.
- "On va s'en occuper en se baladant. Fana, tu voulais parler de cadenas ?" demande Tirash.
- "Oui ! Oui ! Comme d'habitude, j'irai voir au niveau des forges..." indique Fánaviryan.
- "Mais d'abord, on va voir Valgran." indique Daëgon.
- "Effectivement ! On va voir Valgran d'abord !" confirme Tirash.
- "Et avant que vous partiez, il faudra qu'on puisse se revoir. Dans ces cas-là, Oërlis sera à l'Auberge du Pont." indique Astatur.
- "Si on a besoin d'envoyer un message, vous voulez dire ?" questionne Daëgon.
- "Oui ! Il y sera à midi et à dix-neuf heures à l'auberge du Pont tous les jours. Donc si vous avez besoin de me transmettre un message, à ce moment-là, vous pouvez le voir là-bas. Il faudrait qu'on puisse se voir une dernière fois avant votre départ pour qu'entre autre, je puisse vous donner une cage avec un oiseau." indique Astatur.
- "Oui ! Pour les messages !" précise Fánaviryan.
- "Voilà ! Une grive. J'aurais bien vu Selenia s'occuper de la grive..." évoque Astatur.
- "Elle n'est pas encore sur pied mais on va voir. Je ne sais pas qui est le plus compétent pour s'en occuper." indique Daëgon.
- "Ce sera une surprise..." indique Fánaviryan.
- "Peut-être qu'il y aura des vocations..." ajoute Daëgon.
- "Il y aura besoin, je pense qu'on se revoit une fois mais on ne se rencontrera pas ici. Je pense que votre retour au palais ne sera pas avant un petit moment..." indique Astatur.
- "Vous n'avez pas un établissement du type de chez Oget sur Fornost dans lequel vous avez vos habitudes sieur Astatur ?" demande Fánaviryan.
- "C'est un peu plus compliqué par ici, voyez-vous..." évoque Astatur.
- "Metraith, c'est les vacances !" réagit Daëgon.
- "Disons que, par ici, ils sont moins ouverts d'esprit que sur Metraith... Ce sont, plutôt, des cercles un peu plus privés qui permettent de pouvoir assouvir certains besoins... Donc, malheureusement, peu de lieux publics ma chère Fánaviryan..." répond Astatur.
- "C'est qui Oget ??" demande Fron.
- "C'était un bon tenancier, un bon hôtelier qui avait des chambres à thème..." répond Fánaviryan.
- "Ah mais ça me dit quelque-chose... Ce n'est pas là où vous avez un ami qui s'était fait piéger ?" évoque Fron.
- "C'est ça !" confirme Daëgon.
- "C'est Astatur justement..." confirme Fánaviryan.
- "Disons que c'était un établissement assez particulier..." ajoute Daëgon.
- "Ah ! D'accord..." réagit Fron.
- "On ne payait pas qu'à boire et à manger..." explique Daëgon.
- "On payait pour dormir aussi, accompagné..." évoque Fánaviryan.
- "D'ailleurs, je vais vous raccompagner jusqu'à la sortie." annonce Astatur en se levant.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 00:30 / 00:45 - Tests de Vision - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Quand il se retrouve seul dans sa chambre, Tirash s'installe confortablement dans le canapé et se prépare une nouvelle pipe. Il pose sa dague sur ses genoux et se détend. Puis il essaye de reproduire l'expérience de vision qu'il a vécu précédemment avec, à l'esprit, les mots de Fánaviryan qui lui a dit qu'il pourrait, peut-être, également voir au travers de l'autre dague qui est restée dans le sud.

Dans un premier temps, la dague ne réagit pas. Après un effort de concentration, Tirash finit par se rendre compte que la dague est apparue dans sa main. Il repose la dague sur ses genoux, se concentre, de nouveau, puis commence à voir sa vision se troubler. Au départ, l'effet est désagréable, l'homme du sud a une deuxième vision qui se superpose à lui. En fermant les yeux, il finit par avoir une unique vue celle de sa lame. Après quelques instants, il devient plus aisé pour lui de voir au travers de sa lame et de commencer à observer son environnement avec la dague. Tirash essaie de s'habituer à la sensation. En gardant les yeux fermés, il pose la dague délicatement à côté de lui pour voir si cela suspend la vision mais l'effet demeure.

Tirash se lève, très progressivement, puis commence à faire quelques pas, le lien n'est pas rompu. Tirash a, alors, cette vision assez étrange de se voir au travers de la lame comme s'il regardait un miroir. Il s'éloigne encore un peu plus et constate que sa vision par son arme est toujours active. Il ouvre alors les yeux, un bref instant, puis les referme. Le lien est d'abord rompu mais, rapidement, Tirash arrive à retrouver la vision de sa dague.

Content de cette expérience, Tirash regagne son lit et va se coucher.

Le 14 de Cerbeth de l'An 1640 - 00:00 / 00:30 - Discussions avant de dormir - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Aile des Invités

Astatur va conduire les quatre compagnons dans les couloirs du palais, ils vont monter un étage et se retrouver dans l'aile des visiteurs. Astatur précise :
- "Vous allez avoir chacun votre propre chambre. Vous verrez les lits sont très confortables." puis il se tourne vers Fron et lui dit : "Malheureusement, Monsieur Sacquet, nous n'avons pas de lit adapté aux hobbits mais vous aurez largement de la place..."
- "Merci !" répond Fron.

Astatur montre aux quatre compagnons, les quatre chambres attenantes les unes aux autres puis propose :
- "Je pense que nous pourrons, demain matin, prendre le petit-déjeuner ensemble si vous le voulez bien."
- "Oui, ce serait parfait !" confirme Tirash.
- "Messieurs, Madame, bonne nuit !" annonce Astatur en faisant une petite révérence, un peu plus marquée, devant Fánaviryan.

Le calme et le silence règnent dans le long couloir de l'aile des invités. L'endroit est partiellement éclairé, essentiellement autour des quatre chambres des compagnons. Tirash invite ses compagnons à s'installer dans les canapés de sa chambre et leur demande en s'installant dans un confortable fauteuil :
- "Peut-être qu'avant de nous coucher, on pourrait faire le point sur les différentes choses qu'on a à faire à Fornost et le temps où on va rester ici puisqu'il faut qu'on soit rapidement à Lézeau ou Hobbitebourg pour discuter de ces histoires de blé. Il ne faut pas qu'on traîne trop... Qu'en pensez-vous ?"
- "Nous avons combien de jours de voyage pour retourner en Comté ?" demande Daëgon.
- "Je dirais qu'on doit être rendu à 4 jours pour retourner à Bree et 5 pour aller à Lézeau." répond Tirash.
- "Trois jours ?" évoque Fron.
- "Ça dépend si on a des chariots ou pas... Sans chariot, si on fait Bree - Lézeau, effectivement, on est, peut-être, plus sur 3 jours." indique Tirash.
- "Il faudra revenir chercher notre matériel à Fornost Erain, ce n'est pas vraiment utile de partir à cheval..." suggère Daëgon.
- "Non, en effet, il faut qu'on redescende le matériel jusqu'à Bree mais, après, pour aller de Bree à Lézeau, on peut y aller sans chariot." suggère Tirash.
- "On sera, peut-être, avec la permission d'emmener, enfin, nos Hobbits de Metraith à la Comté." évoque Fánaviryan.
- "Exact !" confirme Tirash.
- "Il faudrait que l'on fasse tout d'un coup en revenant." propose Daëgon.
- "Ce serait une manière d'honorer nos engagements, déjà, par rapport à la Comté ce qui sera, plutôt, un bon point pour négocier le blé." indique Tirash.
- "À ce propos, ça ne s'est pas présenté depuis un moment mais le Thain de Bree, Filéon Chaumine, qui était assez bizarre à me demander à avoir l'exclusivité de l'hébergement des Hobbits qui qui demeureraient à Bree pour ceux qui remonteraient de Metraith, plus tard... Il y aura, donc, quelque chose à élucider avec Filéon Chaumine." évoque Fánaviryan.
- "Mais ça, c'est plus tard..." signale Daëgon.
- "Ça sera plus tard..." confirme Fánaviryan.
- "C'est quand on remontera des Hobbits de Metraith." propose Daëgon.
- "Mais c'était histoire de vous en reparler parce que ça reviendra." indique Fánaviryan.
- "Je demanderais bien à Astatur ce qu'il en pense de cette histoire, peut-être, qu'avec les oreilles qu'il a, qui traînent à droite et à gauche, il pourrait avoir des informations et puis, son sens de l'intrigue, dirons-nous, il pourrait avoir, peut-être, des idées à nous donner pour interpréter ces mots de Filéon." évoque Tirash.
- "Demain, il faudrait qu'on retrouve le reste de la troupe parce que on ne sait pas ils sont arrivés..." évoque Fron.
- "Ils ont été hébergés ensemble à notre demande." répond Fánaviryan.
- "Mais pas dans le palais... Je ne pense pas qu'il ait lieu de s'en faire pour eux. On va les retrouver en temps voulu." indique Daëgon.
- "On reste au palais pour être à disposition du deuxième interprète. À voir si on ne nous demande pas de témoigner devant le premier interprète..." indique Fánaviryan.
- "Ça compromettrait sacrément notre position d'oreilles bien placées..." évoque Tirash.
- "Oui, effectivement, tu as raison ! On ne va pas avoir à témoigner de fait !" indique Fánaviryan puis ajoute : "Demain... Je suis toujours à la recherche de bon métal. Il nous faut des cadenas pour les chaînes, pour les prochains prisonniers...
- "Si j'ai le temps, j'irais voir ma famille." évoque Daëgon.
- "De toute façon, il serait bien que tu puisses aller voir Drògil pour les cartes." évoque Tirash puis ajoute : "Je souhaite aller voir le collectionneur qui a été évoqué par Esgaldor par rapport à ma dague. J'imagine que vous n'avez pas trop compris ce qui s'est passé... C'était assez bizarre... J'ai eu l'impression que ma dague avait un œil et que je voyais à travers cet œil..." évoque Tirash.
- "Oh !!" réagit Fánaviryan.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Je vais essayer de renouveler l'expérience un peu plus tard..." indique Tirash.
- "C'est bizarre, ça me fait penser à quelque chose qu'il y a dans cette ville dont j'ai entendu parler mais je ne sais pas si ça fonctionne de la même façon, ça s'appelle un Palantír. Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler... C'est des vieilles reliques qui permettent de visualiser le futur, le présent ou le passé..." évoque Fánaviryan.
- "Oui mais là, c'est lié à sa lame, une lame magique, on pourrait dire... Qu'est-ce qui a déclenché ça ? Parce que, d'habitude, quand tu la prends, ça ne fait pas ça ?" demande Daëgon.
- "Ce n'est pas ce que tu as fumé ???" demande Fron.
- "Je ne pense pas... C'est la même chose que je fume depuis longtemps. Je ne sais pas mais je vous avais dit que j'avais eu des visions un peu bizarres depuis Bree. Après quel est l'élément déclencheur ? Pour le moment, je ne sais pas..." répond Tirash.
- "Là, si tu la reprends, ça ne fait pas ça ?" demande Daëgon.
- "Je vais essayer tout à l'heure quand je serai seul dans la chambre..." évoque Tirash.
- "Et tu ne vois que ce voit ta dague ? Tu avais conclu et j'étais d'accord avec toi qu'elle faisait partie d'un duo." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Oui !" confirme Tirash.
- "Et, peut-être, qu'elle elle serait connectée à l'autre aussi ? Là, si tu vois ta dague. Il faudra qu'on fasse une expérience comme on avait fait à Metraith avec Selenia qui la tenait et elle arrivait dans ta main." suggère Fánaviryan.
- "Oui, effectivement ! Il faudrait que l'on fasse ça et, peut-être, que l'on aura des informations auprès du fameux collectionneur, …" évoque Tirash.
- "Il va de soi que je suis très intéressée pour t'accompagner Tirash." propose Fánaviryan.
- "J'imagine..." évoque Tirash.
- "Je me demandais s'il n'était pas intéressant qu'on passe par la Guilde des Marchands." propose Fánaviryan.
- "À quel sujet ?" demande Tirash.
- "Des marchands de quoi ?" demande Fron.
- "Voir s'il y avait des marchands qui redescendaient sur Bree pour le retour et puis nous déclarer en tant compagnie à Fornost Erain, tant qu'à faire..." propose Fánaviryan.
- "Oui, cette histoire de Guilde des Marchands, effectivement ! Est-ce que ça ne risque pas de nous ralentir pour le retour ?" demande Tirash.
- "On sera, de toute manière, en convoi." répond Fánaviryan.
- "Oui, ça ne changera, peut-être, pas grand-chose, effectivement..." confirme Tirash.
- "C'est pour ça je me disais que ça pouvait conforter notre activité." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Est-ce que l'on souhaite recruter des gens pour notre futur voyage à Fornost en profitant des conseils des gens avec lesquels on est entré en relation ? Ça nous permettrait, peut-être, d'avoir des personnes de confiance facilement." questionne Tirash.
- "Oui, en effet ! Après il faudrait voir avec un noble qui aurait des hommes de main dont il pourrait s'en séparer..." suggère Daëgon.
- "On pourrait, peut-être, demander à Astatur ce qu'il en pense." propose Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Surtout que ça intéressera toujours, selon la famille à qui on demande, c'est cette demi-douzaine d'hommes, elle sera toujours intéressée à nous mettre dans ces hommes-là, des Yeux et des Oreilles..." évoque Fánaviryan.
- "Oui, ça c'est sûr ! Tu voulais demander aux Tarma, peut-être !!" plaisante Daëgon.
- "Peut-être pas..." répond Fánaviryan et ajoute : "On va, peut-être, pouvoir voir entre la famille Orrómen et Eketa."
- "Sûrement pas Tarma..." confirme Daëgon.
- "Fron, est-ce tu as besoin d'équipement toi ? On peut profiter de la ville pour t'équiper ? Ça serait, peut-être, une bonne idée..." propose Tirash puis ajoute : "On possède, déjà, une carte qu'on avait eu à Metraith sur le Cardolan, donc plutôt au sud de Bree, Metraith et Tharbad. Idéalement, il faudrait qu'on trouve une carte de Khazad-Dûm à Tharbad, ça serait pas mal..."
- "Drògil est un cartographe de l'Arthedain, il doit avoir ce qu'il faut..." signale Daëgon.
- "Une carte Khazad-Dûm - Tharbad, ça serait vraiment très bien..." réagit Tirash.
- "Et la situation des pays aux alentours ?" demande Fron.
- "C'est en rencontrant, Drògil, le cartographe que je vais pouvoir savoir. C'est sûr que ce n'est pas la carte qui va me le dire..." signale Daëgon.
- "Ça fait déjà plus de trois mille ans qu'entre les deux, il y a une ville qui est tombée prise par les orques et défendue par les elfes." indique Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas, je vais prendre toutes les cartes que je peux. Même de l'autre côté, s'il y faut... Jusqu'aux Havres Gris. On va prendre la région comme ça, on aura ce qu'il faut la prochaine fois, si on va dans un autre endroit... Après, pour la géopolitique vers Khazad-Dûm, je suis bien d'accord, il faut que je me renseigne aussi..." indique Daëgon.
- "Pour les cartes, tu ne pourras, peut-être, pas tout embarquer non plus..." évoque Fron.
- "Pas tout mais quelques cartes ou reproductions, je ne sais pas... On verra..." indique Daëgon.
- "Fron, tu as choses à acheter ?" demande Tirash.
- "Je pensais à une armure de cuir..." répond Fron.
- "Pour une taille hobbite, il va falloir s'y prendre tôt parce qu'il va leur falloir quelques jours pour le réaliser... Est-ce qu'on souhaite aller dîner chez une quelconque famille de Fornost ou pas ? ou plus ?" demande Tirash.
- "Je ne suis pas pour mais je ne vous empêche pas..." répond Daëgon.
- "Pour moi, c'était par rapport aux histoires de la Comté mais là vu, qu'à priori, tout est résolu, je n'y vois pas plus d'intérêt que ça non plus... Surtout qu'on est, un peu, pressé par le temps..." évoque Tirash.
- "On a, un peu, évoqué, le fait de se faire inviter par dame Roane Cerfblanc." indique Fánaviryan.
- "On peut contacter Roane pour savoir qu'est-ce qu'elle fait..." suggère Daëgon.
- "En plus, on peut, peut-être, apprendre des choses qui seraient intéressantes mais il ne faut pas que ça nous retarde si la date est trop lointaine..." indique Tirash.
- "Disons qu'il était intéressant aussi, par le biais de Roane rencontrer ce qui semble être sa sœur, Etaméä Orrómen ou sa cousine, la vice-gouverneur." suggère Fánaviryan puis demande : "J'étais, juste, un peu curieuse Daëgon par rapport à ton grand-père. Il est descendu loin dans le sud ?"
- "Je ne sais pas trop... Mon père ne m'en a pas vraiment parlé..." répond Daëgon.
- "Au niveau de nos achats, les chariots et les chevaux, c'est prévu. Sur le plan de l'équipement, on n'est pas trop mal..." indique Tirash.
- "Il faudra, peut-être, prévoir du matériel pour le convoi si on n'a pas tout mais je ne sais pas..." indique Daëgon.
- "De toute façon, on ne va pas tout régler ce soir." indique Tirash.
- "Non !" répond Daëgon.
- "Donc, on aura le temps de se reposer la question pour la prochaine fois." propose Tirash.
- "Si on trouve des bâches pour les chariots, ça peut être bien parce qu'on n'aura, peut-être, pas le temps de se les faire faire à Bourg-Maresque." suggère Fánaviryan.
- "Pourquoi des bâches à Bourg-Maresque spécifiquement ?" demande Tirash.
- "Parce qu'ils avaient de la peau de loutre. C'est bien parce que c'est imperméable pour protéger des céréales contre la pluie sur l'automne." répond Fánaviryan.
- "Ça va faire cher la bâche !!" réagit Tirash.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 23:45 / 23:50 - Conclusion de l'entretien - Astatur - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

Astatur s'installe dans le fauteuil qu'occupait Esgaldor. Fánaviryan lui dit :
- "Ça fait du bien de s'assoir !"
- "Oui !! Disons que rester debout, dans ces cas-là, ne me gêne point, surtout quand j'ai pu entendre des choses bien satisfaisantes sur tout ce que vous avez pu faire ! Encore une nouvelle fois, je tiens à vous féliciter. Nous aurons, à l'avenir, des échanges plus professionnels puisque je serais votre interlocuteur principal. Maintenant que la séance protocolaire s'est écoulée, est-ce que vous avez, à présent, des questions ou des choses que vous souhaitiez voir ? Après, il se fait tard, peut-être que vous souhaitez que je vous amène jusqu'à vos quartiers ?" demande Astatur.
- "Il est vrai que ces derniers jours n'ont pas été particulièrement reposants !" réagit Tirash.
- "J'ai cru comprendre, oui." indique Astatur.
- "Mais c'est vrai qu'il était temps que l'on puisse déposer à qui de droit ce que nous avions collecté comme information." indique Fánaviryan.
- "Il est clair que ce que vous amenez-là, devrait permettre de régler ce conflit qu'il y a en Comté. En tout cas, j'ai bon espoir ! Après, sachez que le fait de pouvoir servir la Couronne pourra vous octroyer quelques informations utiles." indique Astatur.
- "Et, surtout, la satisfaction du devoir accompli !" indique Fánaviryan.
- "En effet..." confirme Astatur.

Astatur se lève, vient ouvrir la porte du salon et dit :
- "Je vais vous amener jusqu'à vos chambres."

Session N°109

Le 17/01/2024

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:45 / 23:45 - Echanges sur les différentes problématiques - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

- "J'aurais besoin de quelques précisions par rapport à ce que vous avez pu m'évoquer. Vous avez indiqué qu'il y avait eu un Moot. À ma connaissance, le Moot d'Hobbitebourg ne se tient pas à cette date ce qui veut dire que les dirigeants de la Comté ont organisé un Moot spécial." indique Esgaldor.
- "À la hâte, effectivement... Sur lequel Gandalf le Gris est arrivé." évoque Fánaviryan.
- "Est-ce qu'il y a des décisions qui ont été prises dans le cadre de ce Moot ?" demande Esgaldor.
- "J'ai tenté de vous dire avec le maximum de diplomatie dont j'ai su faire preuve que des décisions avaient été prises au moment de ce Moot. Ce sont des décisions qui, peut-être, vont à l'encontre du royaume, peut-être, pas. Je n'en suis pas convaincu... Quoi qu'il en soit, les Hobbits m'ont semblé être des personnes avec lesquelles on pouvait discuter. Cette volonté, en tout cas, qu'ils ont pu afficher à l'occasion de ce Moot de prendre les choses en main, elle est effectivement là. Après, dans les détails, nous n'avons pas réellement d'informations mais c'est vrai que si le prochain magistrat pouvait être un Hobbit, cela serait certainement très bienvenu. Si les tensions s'apaisent, peut-être, que ces décisions pourront être remises en question. Je ne pense pas que la Comté souhaite entrer en guerre avec le reste du royaume de toute façon mais il semble important, effectivement, qu'un dialogue apaisé puisse se mettre en œuvre rapidement afin que les choses aillent au mieux pour tout le monde. Les Hobbits sont un peuple surprenant ! Ils ont l'air très débonnaires comme ça. Nous avons appris, à force de rencontres, que sous ces allures un peu légères, ils peuvent être très sérieux, très compétents et, à priori, cette petite victoire militaire qu'ils ont remportée, va dans ce sens." évoque Tirash.
- "À ce jour, il n'y a plus n'ayant plus de magistrat et étant donné la démission de sa garde, la seule autorité militaire actuelle en Comté est une autorité hobbite." annonce Fron.
- "D'accord... Vous, monsieur Fron, est-ce que vous avez d'autres informations spécifiques par rapport au Moot et aux intentions des dirigeants de la Comté qui ont été prises ?" demande Esgaldor.
- "Ce qui est sûr, effectivement, c'est que les Hobbits souhaitent plus de liberté et, particulièrement, être libérés de l'emprise de la famille Tarma qui les empêche de se développer de manière harmonieuse. Sachez que nous avons les liens que nous avons pu mettre en œuvre avec les Hobbits, l'accueil qu'ils nous ont réservé. Je n'ai pas envie de trahir leur confiance. Après, nous sommes, avant tout, comme en témoigne notre présence ici, fidèles au royaume de l'Arthedain mais il est important, je pense, de de négocier, de faire les choses avec un esprit pacifique. Je pense qu'il y aura du répondant en face de ce point de vue." évoque Tirash.
- "Gandalf allait voir Minastir." évoque Fron.
- "Alors, pour vous répondre, monsieur Daëgon, nous utilisons, pour notre communication, des grives. Dans un premier temps, c'est vrai que ça demande à les transporter dans une cage mais si le propriétaire de l'oiseau s'investit et arrive à le dresser, c'est un oiseau qui peut, tout à fait, être amené, par la suite, à ne pas avoir besoin d'une cage. En tout cas, on les dresse ainsi et ils sont, tout à fait, en capacité et suffisamment d'intelligence pour nous permettre d'envoyer des messages jusqu'au palais." explique Esgaldor.
- "C'est intéressant !" réagit Daëgon.
- "Je ne vous cache pas que nous avons un éleveur qui est en charge de dresser ces petits oiseaux pour faire en sorte qu'ils puissent répondre à nos besoins et je dois dire que, jusqu'à maintenant, nous sommes parfaitement satisfaits et que nous avons un système de communication qui fonctionne bien... Nous avons eu quelques échos, malgré tout, du Moot par Minastir qui nous a envoyé un message du château de Sarn où Gandalf l'a retrouvé quelques jours après que vous l'ayez rencontré à Hobbitebourg. Il m'a transmis des informations mais je n'ai pas eu l'occasion encore d'échanger de vive voix avec Minastir." évoque Esgaldor puis demande : "Vous avez évoqué la livraison du blé ?"
- "Oui ! Avec cet échange pour les nains qui embêtait Pellendur mais..." indique Fánaviryan.
- "Les échange avec les nains ?? C'est-à-dire ?" demande Esgaldor.
- "C'est le commerce qui, à la base, nous a été commandé par Golasgil, l'escorte des denrées qu'il avait négocié auprès de nains de la Moria." évoque Fánaviryan.
- "Bree en tant que producteur et les Nains en consommateurs... La problématique que relevait Pellendur et dont nous avons pu parler à Occum est qu'il s'attendait à pouvoir avoir une compensation de ce blé qui n'arriverait pas de Bree par la Comté. Il souhaite, donc, s'assurer que ce qui avait été initialement prévu c'est-à-dire que la Comté fournisse le blé pour Pellendur. Il souhaite s'assurer que le blé va bien arriver." précise Tirash.
- "Et donc ça, c'est vous qui êtes en charge de vérifier cela ?" demande Esgaldor.
- "Il faut que nous retournions dans la Comté. Le Moot nous a dit qu'il pourrait, éventuellement, mettre des ressources à notre disposition. Ils nous ont dit que ça semblait possible à condition que les troubles s'apaisent. Si la situation devait rester complexe, peut-être, qu'il serait moins facile pour la Comté de fournir suffisamment de denrées." répond Tirash.
- "Ce qui veut dire que vous avez tout intérêt, par rapport, à vos affaires à ce que les tensions s'apaisent en Comté. Ça, je l'entends. Ce qui veut dire, si je comprends bien cette histoire, il est prévu une livraison de blés à partir de Bree sur Khazad-Dûm. Vous ont-ils donné une échéance ?" demande Esgaldor.
- "Nous avons une vingtaine pour rediscuter, justement, de la situation parce qu'ils se sont retrouvés, également, devant la difficulté. Nous devons rencontrer, au moins, le maître de la guilde des marchands nains pour qu'il statue sur la pérennité ou non de l'échange initié par Golasgil." indique Fánaviryan.
- "Ils ont vraiment besoin de blé, à priori, cela devrait fonctionner. Nous avons, dernièrement, eu un échange très cordial avec Kriall, un nain qui nous a, d'ailleurs, accompagné jusqu'à Fornost Erain. Le départ est prévu le 15 de Narbeleth pour Khazad-Dûm. Autant dire que nous n'allons pas chômer d'ici là !" évoque Tirash.
- "Donc le 15 de Narbeleth, vous partez avec un convoi en direction de Khazad-Dûm." indique Esgaldor.
- "À condition que Pellendur puisse avoir le blé qui lui a été promis." précise Tirash.
- "De la Comté." ajoute Esgaldor.
- "C'est cela !" confirme Tirash.
- "Donc ça veut dire que vous devez négocier auprès de la Comté du blé et vous avez prévu votre route pour Khazad-Dûm ?" demande Esgaldor.
- "C'était l'un de nos objectifs en venant à Fornost que de trouver des cartes. Même si nous pensions venir dans d'autres circonstances, initialement..." répond Tirash.
- "Le trajet était prévu mais pas du tout dans les mêmes circonstances..." ajoute Fron.
- "Et si vos services peuvent m'aider sur ce sujet, je pense que ça serait très intéressant..." suggère Daëgon.
- "Je pense que..." comme Esgaldor qui est coupé par Fánaviryan qui dit :
- "À Metraith, nous avons réussi à avoir des cartes."
- "Il me semble que vous avez quelqu'un de proche de votre famille, Monsieur Daëgon qui pourrait vous renseigner. Si j'ai bonne mémoire, votre grand-père a voyagé étant plus jeune. Paix à son âme..." évoque Esgaldor.
- "Je vois que vous êtes bien renseigné quand même..." réagit Daëgon.
- "Mon métier est le renseignement. En effet, si vous voulez aller voir l'ancien compagnon de voyage de votre grand-père, je pense que, lui, pourra vous renseigner. C'est un ancien cartographe, aujourd'hui, à la retraite mais, toujours, l’œil et la bonne descente ce cher Drògil... Par rapport à cela, je dirais que votre petite affaire..." indique Esgaldor.
- "Disons, qu'en fait, elle permettait d'être salutaire parce qu'elle..." évoque Fánaviryan.
- "Alors, Madame ! Madame ! Excusez-moi ! Excusez-moi ! Madame Fánaviryan." intervient Esgaldor suite à la coupure de parole de Fánaviryan.
- "Pour nourrir des personnes, nous pourrons ramener..." poursuit Fánaviryan.
- "Excusez-moi mais j'aimerais terminer ce que ce que j'avais à dire ! Votre affaire ne me regarde peu. Sachez bien que ce sont vos affaires. Il se pourrait, par contre, que j'aurais, peut-être, à ce moment-là, besoin de vos services si vous êtes à Khazad-Dûm."
- "J'imagine que nous pourrions faire d'une pierre deux coups..." évoque Tirash.
- "Pour l'instant, je n'ai pas encore suffisamment d'éléments pour pouvoir vous en parler. Si vous entrez à Khazad-Dûm, le retour des yeux et des oreilles sont, de toute manière, toujours les bienvenus ici. Un rapport détaillé de ce qui peut se passer actuellement à Khazad-Dûm sera toujours le bienvenu. Je pense que le roi aime toujours avoir ce genre d'information. Sachez que j'ai, habituellement, un rapport quotidien auprès du roi. Sachez que tout ce que vous me racontez là, sera restitué au roi mais comprenez bien que, malheureusement, vos noms ne seront pas cités auprès du roi." indique Esgaldor.
- "S'il m'était donné de revenir des Forges dont il m'a été assuré que j'allais pouvoir entrer, si je peux revenir avec du minerai, j'ose pouvoir espérer pouvoir avoir accès à vos forges." demande Fánaviryan.
- "Oui..." confirme Esgaldor.
- "Sur une petite semaine... Admettons, dans le creux de l'hiver..." précise Fánaviryan.
- "Il s'entend que ce serait tout à fait possible !" confirme Esgaldor puis demande : "Vous avez évoqué les Archers de Boëmund. Je pense que la décision que je vais solliciter va être de pouvoir enfermer de suite les trois agents d'Angmar que vous avez capturés. Si j'ai bien retenu, ils étaient trois. Nous n'avons pas, pour habitude, de juger les agents d'Angmar puisque la plupart des jugements que nous réalisons, se font en public et que des audiences publiques, c'est tout ce qu'attendent les agents d'Angmar." indique Esgaldor.
- "Ça ne nous pose pas, particulièrement, de problème !!" réagit Tirash.
- "Vous allez les questionner par contre ?" demande Daëgon.
- "En général, on les garde enfermés deux ou trois ans, dans un premier temps, et, là, nous commençons les interrogatoires." explique Esgaldor.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "Effectivement... Ils sont, particulièrement, difficiles à interroger... Nous nous sommes cassés les dents à plusieurs reprises." indique Tirash.
- "Nous aussi ! Nous commençons à avoir des méthodes qui ne sont pas très glorieuses." indique Esgaldor.
- "Mais efficaces à Metraith !" indique Fánaviryan.
- "Mais qui, je vous avoue, est la seule façon dont nous avons pu avoir quelques informations. Donc, évidemment, à aucun moment donné, il ne sera question de relâcher ces personnes. J'ai bien conscience que ce que vous me dites par rapport à la Comté, par rapport à Metraith, évidemment à Fornost, qu'il y ait des agent d'Angmar, cela ne fait aucun doute..." indique Esgaldor.
- "À ce propos, on a, encore, oublié de vous transmettre une carte qu'on a trouvé dans leur repère avec des points d'intérêt." indique Fánaviryan en montrant la carte.
- "Evidemment ! C'est le genre d'informations que les troupes du Roi-Sorcier apprécient puisqu'ils tentent, évidemment, de trouver la moindre de nos faiblesses. Sachez bien que vous n'allez, sans doute, pas entendre parler des agents de Boëmund puisqu'ils vont être mis directement dans des cachots et que la population locale n'en entendra pas parler, à aucun moment..." explique Esgaldor.
- "Ça nous va bien !" confirme Daëgon.
- "Donc, je vous demanderais, par la même occasion, une grande discrétion par rapport à cela." évoque Esgaldor.
- "Bien sûr ! Un petit point de détail, cependant tout de même, parmi les prisonniers que nous avons amenés, il y avait un des chasseurs Tarma qui nous a aidé pour la capture de Gachet et des autres archers de Boëmund. Je lui ai dit que nous glisserions un mot en sa faveur." évoque Tirash.
- "Disons que ces deux chasseurs vont pouvoir être, je pense, une monnaie d'échange. Les Tarma ont quelques prisonniers hobbits. Nous pourrons, je pense, négocier vu ce qui se passe, actuellement, ce que je vais suggérer, je pense que je peux vous mettre dans la confidence, je vais, tout simplement, demander à la reine qu'elle entérine les décisions prises par le Moot de la Comté. Il faut que nous puissions aller plus loin dans nos échanges et que nous accordions une autonomie totale pour la Comté et, en échange, évidemment, nous effaçons l'ardoise des Tarma. Vu le passif, ils ne vont pas trop avoir le choix..." analyse Esgaldor.
- "Ça semble un compromis plutôt raisonnable, effectivement..." confirme Tirash.
- "Oui ! Si les Tarma sont raisonnables..." évoque Daëgon.
- "Ils ne le seront pas, ils ne le seront pas... Mais ils n'auront pas le choix. Je pense, aussi, que ça peut être un bon symbole que ça soit, justement, un Shiriff de la Comté qui vienne exposer ces éléments. Est-ce que le Shiriff Valgran vient annoncer les décisions prises par le Moot de la Comté ?" demande Esgaldor.
- "Si vous nous dites qu'il faut qu'il le fasse alors nous le lui dirons." évoque Tirash.
- "Tout à fait pour le faire !" confirme Daëgon.
- "Non, je pense que ces éléments doivent se jouer en coulisse, qu'il va falloir négocier âprement. Je vois l'affaire en deux temps. Le premier va être de pouvoir faire en sorte que ce conflit cesse et donc le fait que le magistrat soit reconnu coupable, va permettre de désigner, enfin, celui qui a agi et de faire, en sorte, qu'on puisse amener des troupes aux points de conflits qu'il y a actuellement et, dans un second temps, dès lors que le roi sera revenu, qu'il puisse, de son autorité, prendre la décision d'une autonomie totale de la Comté." évoque Esgaldor.
- "Si cette décision est bien validée, veuillez considérer mon allégeance comme effective !" annonce Fron.
- "Très bien, c'est noté ! Donc, vous estimez, qu'à ce jour, les agissements des archers de Boëmund devraient cesser en Comté ?" demande Esgaldor.
- "Boëmund est mort !" répond Daëgon.
- "Il y avait trois groupes et je crois qu'on a dû tout ratisser." évoque Fron.
- "Il y en a qui ont pu s'échapper... Mais le gros de la troupe a été décimé, oui !" confirme Daëgon.
- "Concernant ce qui s'est passé à Occum, le Seigneur Ruinír n'était pas présent ?" demande Esgaldor.
- "Non." répond Tirash.
- "Il y avait, juste, le Magistrat qui a bien agit. On se demandait, au départ, pourquoi il nous retenait." évoque Daëgon.
- "Il était ami avec Tamir Cerfblanc et il a, effectivement, agi avec beaucoup d'honneur." indique Tirash.
- "Autant le seigneur Ruinír est un va-t’en guerre, autant le magistrat Brégol est mesuré. Je suis, toujours, en interrogation vis-à-vis de son allégeance puisqu'il fait partie, quand même, du fief Uivíril. Il a donc une certaine allégeance au Seigneur Ruinír mais semble, quand même, savoir faire la part des choses lorsqu'il est magistrat et dans ce que vous dites, semble prendre la part des choses comme il faut. C'est plutôt une bonne chose. Vous avez parlé, également, d'une certaine Alinna." évoque Esgaldor.
- "Ah oui !" réagit Daëgon.
- "Oui ! Qui était la gouvernante de Golasgil pour laquelle le magistrat Cerfblanc a pris fait et cause." indique Fánaviryan.
- "Elle aura, peut-être, fait tourner la tête du Magistrat pour qu'il assassine Cerfblanc lui faisant mille promesses érotiques. Elle a, finalement, quitté la Comté et s'est réfugiée, à priori, chez les Tarma en emportant avec elle une certaine somme d'argent." indique Fron.
- "Possiblement elle part plus loin après." évoque Daëgon.
- "C'est une manipulatrice semble-t-il..." suggère Tirash.
- "C'est noté ! Je pense que je vais demander à avoir des renseignements sur cette Alinna." indique Esgaldor.
- "Il vaut mieux l'avoir à son service que contre soi-même..." analyse Fánaviryan.
- "Après, vu tout ce que vous dites, je ne suis pas sûr d'engager cette femme..." évoque Esgaldor.
- "Elle n'est pas digne de confiance !" évoque Daëgon.
- "Elle est vénale !!" réagit Fánaviryan.
- "Vous parlez de vénalité, je vais également vous poser la question concernant l'argent de Golasgil. Qu'est devenu cet argent ?" demande Esgaldor.
- "Il y en a une partie qui est avec Alinna dans les quatre cents écus." répond Daëgon.
- "Ah oui... Pas une petite somme..." réagit Esgaldor.
- "Parmi les décisions qui ont été évoquées au Moot, il y avait le fait que nous reprenions les affaires de Golasgil puisqu'elles étaient, à priori, profitables, également, pour la Comté et qui ne souhaitait pas que ça s'arrête. Nous avons, donc, récupéré la somme de ce qui avait été volé à Golasgil dans la perspective de poursuivre ses affaires." indique Tirash.
- "D'accord ! Donc, vous vous retrouver avec une certaine somme d'argent." indique Esgaldor.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "En sachant qu'une partie nous était due pour préparer l'escorte prévue." ajoute Fron.
- "Il y avait une avance, effectivement, qui était prévue." confirme Tirash.
- "La moitié de cette somme." précise Fron.
- "Et sachant que des Nains nous ont fait avance par deux fois maintenant mais c'était une à l'origine." évoque Fánaviryan.
- "Les Nains ne nous ont pas, encore, fait avance..." rectifie Tirash.
- "Les Nains ne nous ont pas fait d'avance !" confirme Fron.
- "Nous nous interrogions de savoir s'ils avaient déjà fait cette avance promise auprès de Golasgil et si cette avance faisait partie de la somme retrouvée chez Golasgil. C'était notre interrogation à laquelle nous n'avons pas de réponse pour le moment puisque seul le Nain qui s'est chargé de cette transaction, pourra l'affirmer." explique Tirash.
- "Bon, c'est noté ! Toutefois, méfiez-vous, quand même, soyez bien au clair avec les Nains sur les sommes empruntées et dues. Il a pu y avoir quelques malheurs lorsqu'un créancier Nain devient agressif... Voilà mon conseil..." évoque Esgaldor.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "Déjà que la discussion en temps amical est compliquée, il vaut mieux qu'elle reste à ce niveau-là." suggère Fánaviryan.
- "Ils sont durs en affaire... En effet... Nous avons quelques accords commerciaux avec les Nains des Montagnes Bleues essentiellement. En gage d'une première avance, est-ce que, vous, de votre côté, vous auriez besoin d'informations particulières ?" demande Esgaldor.
- "Il y a quelque chose qui me turlupinait !" évoque Fron.
- "Oui, allez-y !" répond Esgaldor.
- "C'était de savoir pourquoi le roi avait repris la Comté aux Tarma pour accueillir les Hobbits ?" demande Fron.
- "À l'époque, je n'avais pas cette place que j'ai aujourd'hui et c'est une autre personne que vous avez, d'ailleurs, déjà évoqué qui a largement porté la parole des Hobbits à savoir Gandalf le gris qui a conseillé au roi de pouvoir répondre favorablement à la sollicitation de Marchon et Blancon Pâle." évoque Esgaldor.
- "Que nous avons rencontré au Moot !" indique Daëgon.
- "Cette décision avait pour nous deux intérêts. D'une part, elle permettait, d'une certaine manière, d'affaiblir l'étendue des propriétés des Tarma. Je vous dis ça sans qu'aucun texte officiel n'en parle. Mais, à l'époque en mille six cents, les Tarma contrôlaient une région trop importante, avec trop de ressources. La stabilité du royaume était questionnée. Cette décision permettait de pouvoir rééquilibrer les pouvoirs entre les grandes familles. D'autre part, de part votre attitude pacifique, vous pouviez apporter une certaine stabilité à cette région." évoque Esgaldor.
- "Ce n'est pas gagné..." réagit Fron.
- "En effet... Toutefois, depuis que vous êtes arrivé, vous avez beaucoup plus développé les terres que ce que les Tarma pouvaient faire. Le fait que des migrants soient arrivés en Comté, à développer, de surcroît, l'agriculture locale et je crois que tout ceci est une bonne chose pour la région. À l'époque, quand le roi a pris cette décision, beaucoup s'y sont opposés. Argeleb II a été courageux dans ce choix. À l'époque, il n'était pas sur le trône depuis si longtemps, un peu plus de dix ans. Ça a été l'une de ces grandes décisions en tant que roi de faire ce choix et, aujourd'hui, je dirais qu'une nouvelle décision va devoir s'imposer sur le fait qu'il va devoir accorder l'autonomie totale à votre peuple donc ce qui veut dire qu'il n'y aura plus de présence de magistrat de l'Arthedain en Comté. Mais cette décision, évidemment, ne m'appartient pas. La seule décision qui m'appartient est de donner les informations à mes dirigeants. Ce seront eux qui prendront les décisions." indique Esgaldor.
- "Et, peut-être, de les adjoindre à avoir des Shiriffs adjoints parce qu'il y a du travail..." évoque Fánaviryan.
- "Il est clair que si ce choix est pris, nous ne pourrons plus nous permettre de leur donner ce genre de conseils donc ce qui veut dire aussi que parce que vous aviez, justement, évoqué ce qui devait se passer au Mitan, le Seigneur Minastir ne deviendrait donc pas le gouverneur de la Comté. En soi, je ne suis pas sûr que cela ait un impact pour le Seigneur Minastir. Est-ce que j'ai répondu à votre question monsieur Fron ?" demande Esgaldor.
- "Oui, oui ! Tout à fait !" répond Fron.
- "Est-ce que vous autres, vous avez une question que vous souhaiteriez aborder à présent ?" demande Esgaldor.
- "Je possède un objet qui est lié à la mort de ma famille. Je suis à la recherche de toutes les informations possibles pour savoir son origine. C'est une dague. Je me dis que si j'arrivais à connaître son origine, peut-être, que cela me rapprocherait de ma sœur ou, au moins, de ceux qui ont commandité l'assassinat de mes parents..." évoque Tirash en sortant sa dague.

Puis Tirash s'arrête de parler, sa vision se trouble, un voile lumineux devant les yeux, comme si une lumière vive était projetée face à lui. L'homme du sud ferme les yeux, se concentre pour essayer de comprendre ce qui se passe et cette sensation étrange. Le flash lumineux disparait et, grâce à sa concentration, Tirash arrive à apercevoir une vision, l'image du salon d'Esgaldor, la vision bouge puis il se rend compte qu'il a une vision qui est projetée à partir de sa lame. Il continue alors à déplacer sa dague pour observer l'environnement qui semble identique à celle de ses yeux, il tourne sa lame vers ses compagnons et constate aucun effet supplémentaire. Puis après ce temps de silence, Tirash ouvre les yeux et n'a plus la vision de sa lame.

Esgaldor observe Tirash les bras croisés, Fron s'est levé et lui apporte de l'eau pendant que les autres personnes présentes observent l'homme du sud attentivement. Puis Esgaldor demande :
- "Que vous arrive-t-il ?"
- "Je ne sais pas une sensation bizarre. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive depuis quelques jours." répond Tirash en buvant le verre tendu par Fron.
- "Tu es, sans doute, fatigué..." réagit Fánaviryan.
- "Où un manque de Rakit..." évoque Daëgon.
- "Je peux vous proposer d'aller rencontrer un collectionneur." propose Esgaldor.
- "Je vous en serai très reconnaissant !" confirme Tirash.
- "Il est amateur d'objets anciens et plus, spécifiquement, il récolte tout ce qui peut provenir de l'île de Númenor. Otáëhryn Formen. Vous dites à Otáëhryn que vous venez de la part par d'Esgaldor. Il fait partie des nobles familles de l'Arthedain. Vous ne rentrerez pas comme ça chez lui mais je ferai en sorte que si la Compagnie de l'Aurore Ecarlate se présente chez lui, il vous ouvrira ses portes et la première chose qu'il fera, c'est vous faire visiter sa collection. Il en est très fier... Et, en effet, il a des objets très anciens et ma foi, il est la mémoire de l'Île Perdue de nos ancêtres. En tout cas, je pense que ce sera lui le plus à même de pouvoir vous donner des informations sur votre lame. Je ne suis pas sûr que les forgerons de Fornost Erain puissent vous donner le moindre renseignement sur votre lame. Elle me semble trop exotique pour avoir été forgée par ici." évoque Esgaldor.
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Mais qui sait après..." réagit Fánaviryan.
- "Avons-nous d'autres requêtes ? Avons-nous d'autres requêtes concernant nos activités à venir" demande Tirash auprès de ses compagnons.
- "Est-ce que vous auriez des besoins d'informations particulières ?" demande Esgaldor en se tournant vers Daëgon et Fánaviryan.
- "Pour le moment, pas mais je saurais où vous trouver si besoin." évoque Daëgon.
- "Les seules informations que j'ai, au niveau familial, on les avait eus de la part d'un rôdeur sur la disparition de mon père mais ces effets ont été aperçus du côté de la tour du Roi-Sorcier donc je ne pense pas que vous ayez des informations sur ma lignée..." évoque Fánaviryan.
- "Alors, si vous avez des requêtes bien spécifiques par rapport à votre histoire personnelle, il nous arrive d’envoyer des espions à Angmar." indique Esgaldor.
- "C'est des vieilles informations..." précise Fánaviryan.
- "Je ne vous donnerai, évidemment, aucune information sur nos actions là-bas puisque les agents qui vont dans cette région doivent garder le plus grand secret." indique Esgaldor.
- "Non, c'est moi qui c'est moi qui vous en donnerai plutôt en vous donnant descriptif, des effets notables qui étaient une cuirasse." évoque Fánaviryan.
- "Est-ce que c'est des objets que vous souhaiteriez récupérer un jour ?" demande Esgaldor.
- "J'attends de voir encore quelques centaines d'années comment évolue la situation. La vengeance est un plat qui se mange très froid chez nous..." répond Fánaviryan.
- "Sachez, en tout cas, que nous envoyons, de temps en temps, des agents du côté du Pays du Roi-Sorcier. Ce sont les missions les plus dangereuses qu'on lance. Lorsqu'elles sont lancées, peu de gens sont au courant et, malheureusement, la plupart du temps, elles ne sont pas couronnées de succès. Tout ce que je peux vous dire, c'est, qu'aujourd'hui, ce qui nous inquiète c'est, entre autres, la prise d'Andrath sur la route du sud entre Bree et Metraith." indique Esgaldor.
- "La prise d'Andrath est très inquiétante avec une prise en position des hommes des collines." ajoute Fánaviryan.
- "Oui ! Des alliés du Roi-Sorcier. La question qui nous inquiète est de connaitre leurs intentions. Vont-ils stationner à Andrath ? Vont-ils se regrouper et tenter d'assiéger Metraith ? Ou vont-ils remonter vers le nord vers Minas Malloth et Bree ?? Beaucoup d'informations, aujourd'hui, nous manquent. Je ne vous cache pas que mes oreilles et mes yeux sont dirigés vers le sud en ce moment." indique Esgaldor.
- "À ce propos, nous avions entendu parler d'un seigneur de guerre que j'imaginais que Sean et Vaughn Ynn auraient rejoint, peut-être..." évoque Fánaviryan.
- "Il se pourrait. Le Seigneur de Guerre est basé plus dans le Sud. Ses troupes sont, essentiellement, constituées d'orques et de gobelins." indique Esgaldor.
- "Tout de même..." réagit Fánaviryan.
- "À ce jour, nous ne savons pas quelles sont ses relations avec le Roi-Sorcier. À priori, toutes les fois où nous avons pu obtenir des informations, il n'y avait point de bannière communes entre le Roi-Sorcier et le Seigneur de Guerre." évoque Esgaldor.
- "Concernant un éventuel trajet vers Khazad-Dûm, y a-t-il des informations qu'il faut que nous connaissions ? Pour la route, nous allons tenter d'être bien armés, suffisamment nombreux. Avez-vous des conseils à nous donner en termes de lieux à éviter ?" demande Tirash.
- "Disons qu'à l'heure actuelle, il vaut mieux éviter en Andrath." suggère Esgaldor.
- "C'est un problème, ça fait un sacré détour !" réagit Tirash.
- "Je le conçois pour vous mais, vu les événements actuels, vous ne partez pas tout de suite, donc, il y a, sans doute, d'autres informations. À voir ce que le roi aura décidé. N'hésitez pas à revenir vers moi, je pourrais, je pense, vous donner des informations plus précises sur ce qui se passe à Andrath." indique Esgaldor.
- "Très bien ! Un trajet entre Bree, le pont du Brandevin, une navigation sur le Brandevin avec les chariots jusqu'au Gué de Sarn, vous semble-t-il quelque chose d'envisageable ?" demande Tirash.
- "Oui ! Tout dépend quelle relation vous avez avec les hommes des rivières." répond Esgaldor.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "Cordial..." réagit Fánaviryan.
- "Parce qu'ils sont, tout à fait, en capacité de pouvoir faire du transport de marchandise. En effet, les routes fluviales peuvent être envisagées. Tout dépend de la météo à la période où vous allez partir." évoque Esgaldor.
- "Nous aurons l'occasion de nous équiper en fourrures assez épaisses là-bas et en grandes bâches imperméables pour protéger les vivants. Vous savez les loutres..." évoque Fánaviryan.
- "Evidemment, pour vos affaires personnelles, l'Arthedain ne s'engagera pas là-dessus." précise Esgaldor.
- "Oui, oui, oui ! Cela s'entend mais quelques chariots sont, en général, bienvenue surtout si c'est par le fait de personnes qui ont été déchu de leur droit. Je pense, par exemple, au chariot d'Imrinn, à, titre d'exemple à titre d'exemple..." évoque Fánaviryan.
- "Je pense qu'on peut clôturer, pour ce soir, notre échange." suggère Esgaldor puis se tourne vers Daëgon et lui dit : "Je garde, pour le moment, le carnet du Magistrat" puis se retourne vers à Astatur en montrant le carnet du magistrat et lui dit : "Tu vois ! L'écrit n'est pas un bon conseil. Tu dois tout garder en mémoire..." puis s'adresse, de nouveau, à tous les compagnons : "Je vais, rapidement, devoir vous quitter puisqu’il est important que je fasse part de tout ce que vous venez de me dire auprès de la reine."
- "Mais bien sûr !" confirme Fánaviryan en sindarin.
- "Puisqu'il est important que nous puissions agir rapidement afin que les événements qui se passent en Comté soient régler au plus tôt..." évoque Esgaldor.
- "Oui ! Parce qu'il y a des troupes en mouvement !" signale Daëgon.
- "Je suis informé... Les Hobbits qui se trouvaient, actuellement, à Corréna, ont quitté les lieux." indique Esgaldor.
- "Est-ce que nous aurons l'occasion de nous revoir avant notre départ de Fornost Erain ?" demande Tirash.
- "Peut-être pas mais Astatur, vous aurez l'occasion de le revoir." répond Esgaldor.
- "Merci bien !" indique Tirash.
- "Dans la mesure du possible, j'évite d'avoir trop d'entretiens." évoque Esgaldor.
- "Afin de ne pas éveiller les soupçons mais, peut-être, que nous nous recroiserons au cours de certains repas auprès de certaines grandes familles, comme la famille Orrómen ou la famille Eketa ?" demande Fánaviryan.
- "Si ce n'est, Fana, peut-être que, ce que nous demande Monsieur, c'est de ne pas nous investir plus, si j'ai bien compris dans les choses qui vont venir, là par rapport à la Comté, par rapport à tout ça." suggère Tirash.
- "D'être discret dans la relation qu'on a avec vous..." ajoute Fron.
- "En effet, je ne prends pas part à tous ces repas. Donc si vous y allez, vous aurez peu de chance de m'y trouver. Vous savez, je ne suis que le second interprète. Donc, je n'ai qu'une fonction très subalterne mais comme j'ai pu vous le dire qui me permet, fort heureusement, de pouvoir être proche du roi. Si, après, dans le cadre de vos affaires, vous souhaitez vous entretenir avec certaines grandes familles, je n'y vois pas d'inconvénient. Je tenais, toutefois, à signaler d'une part, faire partie des Oreilles et des Yeux de l'Arthedain doit, évidemment, ne paraître dans aucune de vos discussions avec qui que ce soit et d'autre part, que vous échangiez avec qui que ce soit dès lors que les intérêts de l'Arthedain ne sont pas mis en danger, il n'y a aucun souci là-dessus." indique Esgaldor.
- "Tout cela s'entend. Il est bien normal que cette information reste au cœur de notre compagnie et n'engage en rien d'autres compagnons, ni même la volonté de de bien faire et de bien servir tout à chacun." indique Fánaviryan.
- "Est-ce que vous souhaitez, pour cette nuit, de quoi pouvoir être logé ?" demande Esgaldor.
- "Oui !" réagit Daëgon.
- "Disons que les derniers temps ont été assez mouvementés ! Un peu de confort ainsi qu'aux personnes qui nous accompagnent." évoque Tirash.
- "Oërlis va, dans ce cas, vous montez au second étage du palais. Vous allez être accueillis dans les chambres des visiteurs." propose Esgaldor.

Esgaldor se lève et annonce :
- "Je vais vous souhaiter une bonne nuit et je vous remercie pour toutes les informations précieuses que vous avez pu me transmettre ce soir. Je vous laisse avec Astatur et Oërlis. Je vais vous souhaiter une bonne nuit !"
- "Et vous de même !" répond Daëgon.
- "Merci bien !" répond Esgaldor.

Esgaldor quitte la pièce avec le livre de Tamir Cerfblanc sous le bras.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 22:15 / 22:45 - La Proposition d'Esgaldor - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

- "Alors, concernant cette histoire, je pense qu'en effet, il y a la possibilité de pouvoir solliciter le Haut Conseil et faire en sorte qu'une décision soit prise par rapport à ce conflit, faire en sorte que les Tarma se retirent complètement de la Comté. Là où je m'interroge, c'est concernant votre place aujourd'hui et maintenant puisqu’en fonction de la décision que vous envisagez de prendre, votre place peut dans ces cas-là changer. A savoir qu'Astatur m'avait déjà fait part de ce que vous aviez pu faire sur Metraith. Aujourd'hui de ce que vous me racontez, de ce que vous apportez là, il y a de quoi pouvoir apaiser un conflit qui est en train de dégénérer en Comté." évoque Esgaldor.
- "Et qui risque, sous quelques heures, de donner lieu une terrible bataille, un terrible massacre..." évoque Fánaviryan.
- "Pour arrêter tout cela, il faut une décision du Haut Conseil où un représentant de la famille Tarma y est présent comme toutes les sept grandes familles de l'Arthedain. Mais ce que vous m'apportez-là, ce sont des éléments très précis." indique Esgaldor.
- "C'est aussi une forme de fusible qui peut permettre de commencer des pourparlers..." suggère Fánaviryan.
- "Autant dire que c'est accablant pour le magistrat, c'est accablant, en partie, pour la famille Tarma. Toutefois, je trouve que vous apportez pour le royaume une grande richesse. C'était l'avis d'Astatur de pouvoir vous engager dans nos rangs." annonce Esgaldor.
- "A titre tout à fait officieux, bien sûr ?" demande Daëgon.
- "Evidemment... Vous ne seriez jamais, officiellement, et il n'y aura aucun écrit qui indique que vous puissiez devenir les yeux et les oreilles de l'Arthedain. J'attends votre réponse mais sachez qu'il y a un écrit. En effet, il est important que s'il m'arrivait quoi que ce soit, il puisse, quand même, y avoir une trace. Il y a donc, une trace quelque part. Vous comprendrez que vous divulguer cet élément n'est pas possible." indique Esgaldor.
- "Je suis de l'Arthedain donc je suis pour ! C'est plus à vous de dire ce que vous en pensez ?" demande Daëgon à ses compagnons.
- "Moi, je dirais que par ma nature, je suis, de base, normalement, plutôt neutre et la compagnie a choisi Bree qui est, un peu, à la croisée de nos contrées entre Selenia, Tirash, Daëgon et moi-même étant une déracinée. Mais nous avons accepté l'adoption avec Tirash et Daëgon de la famille Wesmin lors d'un épisode parallèle où nous nous sommes aperçus que Sean et Ynn avaient été les assassins de Cinniath Wesmin et nous avions réussi à porter la preuve par les Brigands que nous avions réussi à capturer pour partie, Astatur ayant croisé le fer également, a pu vous témoignez. Par la même, nous nous sommes établis à Bree sous, on va dire, la protection du maire Rory et c'est par son biais, que nous avions rencontré Pellendur, son voisin proche. A titre personnel, je pense qu'il vaut mieux être pour le roi que pour moi, donc le choix est vite fait. Le roi, quand je dis le roi, c'est pour l'ordre et la paix sans trancher entre le conservatisme et le renouveau... Nous ne sommes pas là pour créer des turbulences mais, toujours, pour protéger les biens et les personnes." annonce Fánaviryan.
- "En cela, je dirais le fait de vous attribuer cette fonction, qu'est-ce que cela implique ?" évoque Esgaldor.
- "Oui ! C'est, un petit peu, la question. Nous, nous allons vivre des aventures par monts et par vaux. On ne peut pas vous promettre d'être à un endroit au moment où vous le voulez mais on va vous apprendre des choses qui viennent d'endroits où vous ne savez, peut-être, pas..." indique Daëgon.
- "C'est toujours intéressant ce que vous dites puisque j'imagine qu'on pourra en rediscuter mais que vous avez également vos propres affaires. Là-dessus, si vous vous engagez, évidemment, ça ne veut pas dire que vous abandonnez vos affaires, au contraire, il est important que vous puissiez continuer à poursuivre votre chemin mais de pouvoir alerter de tout danger pour le royaume." précise Esgaldor.
- "Oui bien sûr !" confirme Daëgon.
- "C'est en cela que j'évoquais les yeux et les oreilles de l'Arthedain." indique Esgaldor.
- "Et comment vous contactez si nous sommes au milieu Fornost ?" demande Daëgon.
- "J'attends, d'abord, d'avoir bien confirmation de vos compagnons. Sur les aspects techniques, on pourra y venir." répond Esgaldor.
- "Sur le principe, ça ne me dérange pas. Je laisse la compagnie s'exprimer." indique Daëgon.
- "En tout cas, sachez bien qu'il peut arriver qu'on puisse solliciter les yeux et les oreilles de l'Arthedain pour une mission particulière." évoque Esgaldor.
- "J'imagine sur des notions d'urgence, surement..." suggère Daëgon.
- "Voilà ! Et le plus souvent en cohérence avec votre profession habituelle." explique Esgaldor.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Il est clair qu'on ne va pas demander à un marchand d'aller combattre le Roi-Sorcier sur ces terres." suggère Esgaldor.
- "J'espère que vous n'allez pas nous le demander non plus !!" réagit Daëgon.
- "Transporter une personne d'un endroit à un autre relèverait de vos compétences..." évoque Esgaldor.
- "Tout à fait ! C'est, plutôt, notre fonds de commerce..." confirme Daëgon.
- "Donc, si à un moment donné, il s'avérait utile d'une façon un peu discrète de transporter quelqu'un d'un endroit à un autre, peut-être que vous seriez sollicités dans ces cas-là..." suggère Esgaldor.
- "Ça me semble tout à fait jouable..." confirme Daëgon.
- "J'ai une question concernant la durée de notre engagement ?" demande Tirash.
- "C'est une fidélité à vie !" évoque Fánaviryan.
- "Disons que j'ai pour projet, un jour, de retourner là d'où je viens. Je ne souhaiterais pas que le fait de m'engager auprès de vous puisse m'empêcher d'aller tenter de retrouver ma sœur." évoque Tirash.
- "Tout dépend... Très concrètement, si votre sœur est dans les Terres du Sud et qu'à un moment donné, vous avez cette possibilité de pouvoir nous faire retour de ce qui se passe dans les terres du sud, on est toujours ravi d’avoir ce genre d'informations mais, en effet, dans ces cas-là, il est plutôt bien qu'on sache que vous allez relativement loin. Comprenez bien une chose, en fonction de là où vous allez, on peut avoir nos intérêts et qu'il peut parfois être intéressant de savoir où vont nos yeux et nos oreilles puisque, dans ces cas-là, on peut leur demander d'écouter à certaines portes ou de regarder plus attentivement certains endroits." répond Esgaldor.
- "Il est clair qu'actuellement, notre rayon d'action entre ici, la Comté et Metraith, devrait gagner à s'agrandir que ce soit en recherches personnelles qu'à évoquer Tirash mais aussi par des engagements que nous avons d'une façon un peu spécieuse du fait du décès de Golasgil qui nous avait engagé auprès de maître Nain qui sont assez épineux en commerce et dont nous avons eu avance mais pas suivi de la poursuite du commerce du sieur feu Golasgil dont nous attendons réponse par le Moot qui statuera avec le roi, j'imagine, peut-être, sur le devenir des effets du magistrat. Ça peut être une manière d'initier un dialogue." indique Fánaviryan.
- "J'aimerais, avant de passer aux quelques questions suite à votre synthèse des événements qui se sont déroulés pour votre compagnie, monsieur Fron, je ne vous ai pas entendu. J'imagine que de part votre origine, vous êtes fidèle à la Comté, à ce jeune pays que, pour rappel, le roi Argeleb II a décidé de vous octroyer ces terres. Est-ce que vous, également, vous seriez prêt à répondre à d'éventuelles sollicitations du roi de l'Arthedain sur des agissements d'ennemis du royaume ?" demande Esgaldor.
- "Je dirais que pour donner une réponse ferme et définitive, j'aimerais que le calme soit revenu en Comté auparavant." répond Fron.
- "D'accord." entend Esgaldor.
- "Et qu'on passe à la suite des petits fours, c'est important pour leur estomac..." lance Fánaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas, Oërlis ne devrait pas tarder à revenir avec une série de petits fours supplémentaires. Vous avez une bonne descente..." confirme Esgaldor.
- "Merci !" répond Fron avec deux petits fours dans chaque main.
- "C'est, évidemment, pour moi l'objectif premier de pouvoir faire en sorte que le calme revienne en Comté. Si, toutefois, vous vous engagez auprès de moi sachant que votre interlocuteur principal sera Astatur. Dans ces cas-là, il serait plus sage pour que vous puissiez garder une certaine discrétion, j'avais en tête si vous étiez d’accord pour nous rejoindre, c'est que vous ne soyez pas présent au Haut Conseil. Vous avez évoqué que le Shiriff Valgran Bucca donc qui est le Shiriff du quartier nord de la Comté, est bien présent actuellement avec vous ?" demande Esgaldor.
- "Officiellement, c'est lui qui ramène les prisonniers. Nous sommes l'escorte et nous l'escortons, lui, ainsi que Dame Roane et sa suite." répond Fron.
- "Au péril de la santé de plusieurs de ses Hobbits." ajoute Fánaviryan.
- "Est-ce que vous pensez que le Shiriff Valgran sera en mesure de présenter les faits devant le Haut Conseil ?" demande Esgaldor.
- "C'est un homme tempéré, oui !" confirme Tirash.
- "Oui ! Il connaît bien la situation." ajoute Daëgon.
- "Beaucoup de hobbits ne comptaient pas laisser partir Cerfblanc de la Comté." indique Fron.
- "Et vous, Monsieur Fron, quel est votre avis sur la question de Monsieur Cerfblanc ?" demande Esgaldor.
- "Il me semble que la Comté aura de meilleurs jours du fait que Cerfblanc soit arrivé jusqu'ici..." répond, hésitant, Fron.
- "D'accord... Sages paroles..." réagit Esgaldor.
- "Et je pense que Valgran est dans le même état d'esprit." évoque Fron.
- "D'accord... Très bien... J'ai, plutôt, entendu des choses positives sur ce Shiriff." indique Esgaldor.
- "Sachez que nous avions à évoquer quelques faits négatifs, nous pourrions vous raconter, aussi, quelques faits que Selenia ne pourra pas témoigner mais qu'Astatur a connu. Nous avions été amenés à descendre en allant vers Bourg Maresque par des hommes des rivières qui sont assez avenants et qui sont assez indépendants mais qui ne portent pas de mal en eux. Ça, je peux en témoigner." évoque Fánaviryan.
- "Par quel clan vous aviez été transporté ?" demande Esgaldor.
- "Le clan de Pòrbrandr..." répond Fánaviryan.
- "Donc vous étiez sur le Brandevin, alors..." demande Esgaldor.
- "Oui !" confirme Fánaviryan.
- "D'accord !" réagit Esgaldor.
- "Et nous avions été jusqu'à Bour Maresque où il y avait une situation que nous devons, quand même, vous notifier qui était celui d'un seigneur local, Pòrbrandr, que je n'ai pas pu voir mais que Daëgon a pu voir et dont sa fille allait, certainement, prendre la suite et nous avions repéré des traces de magie mais qui n'étaient pas de la bonne magie comme disait la dunéenne qui nous accompagnait à l'époque, Selenia." évoque Fánaviryan.
- "D'accord..." entend Esgaldor.
- "C'est d'ailleurs, là, que nous avons constaté que la Vieille Forêt est encore animée de mauvaises ondes et qui ne convient à aucune personne de s'y aventurer." suggère Fánaviryan.
- "Sachez que si vous êtes favorables à soutenir l'Arthedain, je vous ai présenté, plutôt, le fait que vous ayez des engagements, sachez que le royaume aurait, aussi, vis-à-vis de vous, des engagements à savoir qu'elle peut vous donner des informations puisqu'évidemment, je recueille, quotidiennement, des informations des Yeux et des Oreilles et, dans la mesure du possible, des ressources peuvent vous être également octroyées. De façon discrète, il y a, forcément, une rétribution au fait de vous engager. Donc, en tant que compagnie, vous seriez rémunéré déjà, au regard de tout ce que vous avez pu faire jusqu'à maintenant, je pense qu'il serait, tout à fait normal, mais, de surcroît, si vous êtes prêts à pouvoir régulièrement donner des informations, il est clair qu'il y aurait, derrière, de façon tout à fait discrète une rémunération. Ne vous inquiétez pas là-dessus, nous savons gérer des réceptions de sommes d'argent, sans vous poser le moindre problème dans vos affaires courantes." explique Esgaldor.
- "Pour l'instant, nous chevauchons beaucoup à travers le royaume vu la conjonction des circonstances d'apaiser les choses au plus vite. Nos demandes sont, en général, assez simples et de bon sens. Jusqu'ici, nous avons comme nous vous disions, le toit et le logis par le maire Rory Piedbruyère à Bree, un accueil familial à Metraith dans le but d'aider. Nous n'avons pas évoqué mais à Astatur, vous l'aura, peut-être, évoqué le fait que nous ayons pris conscience qu'une partie de la population hobbite expatriée du Sud était en grand désarrois et méritait d'être accueillie par leur famille ou leurs cousins en Comté afin de diminuer des tensions de populations réfugiées et même locales prises entre des forces dunéennes... Enfin, vous connaissez la géopolitique mieux que moi de Metraith mais, jusqu'ici, simplement pour vous dire, que nous avons fait commande de chariots et de chevaux et que nous sommes juste en quête, à chaque fois, de nouveaux attelages afin de faire une caravane qui est sens." évoque Fánaviryan.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 21:05 / 22:15 - Point sur le conflit en Comté - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

Esgaldor se tourne vers Fron et dit :
- "Autant Dame Fánaviryan de Rivendell, j'ai entendu parler de vous. Monsieur Tirash d'Umbar, j'ai également entendu parler de vous et, quand à vous, Monsieur Daëgon, j'ai aussi pu entendre parler de vous et je connais un peu votre famille. Je vous connais. Quand à vous, Monsieur, je n'avais point connaissance que vous fassiez parti de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Je suis Fron Sacquet, je suis la dernière recrue de la compagnie de l'Aurore Ecarlate et je viens de Comté." répond Fron.
- "Et d'où en Comté ?" demande Esgaldor.
- "Lézeau !" répond Fron puis ajoute : "J'ai, donc, été aux premières loges pour assister aux différents événements qui ont secoué la Comté."
- "Maintenant que nous avons pu faire connaissance, je crois que je vais vous laisser la parole." indique Esgaldor.
- "Qu'est-ce qui vous intéresse en particulier ?" demande Daëgon.
- "Ce qui m'intéresse en particulier ? Que vous puissiez, depuis la dernière fois où vous avez rencontré Astatur, me faire le point des informations que vous avez pu avoir en Comté." répond Esgaldor.
- "Principalement la Comté." confirme Daëgon.
- "Et, après, si vous avez d'autres éléments, je suis preneur également. Je vous écoute..." indique Esgaldor.
- "Est-ce que ça vous embête si je fume une pipe pendant cet entretien, ça m'aide à me concentrer ?" demande Tirash.
- "Mais, faites donc !" confirme Esgaldor.

Tirash commence à bourrer sa pipe, se rapproche de la cheminée, allume sa pipe, tire quelques bouffées puis commence à résumer les évènements :
- "Hé bien, l'histoire est assez longue, je vais essayer d'être synthétique. Tout d'abord, afin de replacer nos actions dans un contexte, nous tenons à vous dire que nous avons agi dans l'intérêt de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, dans un premier temps, afin de pouvoir continuer les affaires que nous avions engagé avec le marchand Golasgil. Par la suite, les événements en Comté et les altercations avec des soldats Tarma puis les archers de Boëmund, nous ont amené à nous investir au service de la Comté où il nous semblait qu'une injustice avait été commise quand les deux Hobbits innocents avaient été condamnés à mort. Ensuite, il nous est apparu que les intérêts du royaume étaient également en jeu et dès lors, nous avons fait de notre mieux pour apaiser les choses et rapporter aussi fidèlement que possible les informations sur les événements afin que le roi puisse prendre les décisions qu'il jugera opportunes. À notre retour de Metraith, nous avons appris que la Comté était en effervescence et qu'il nous serait impossible de continuer notre voyage avec les Hobbits que nous escortions. Nous étions dans l'impossibilité de tenir nos engagements auprès d'eux et dans une impasse concernant nos affaires avec le marchand Golasgil. Nous avons, donc, décidé de tenter notre chance au Pont des Arbalètes où notre précédent passage nous assurait une écoute bienveillante de la part des soldats en poste là-bas. Nous avons effectivement réussi à entrer en Comté et le Shiriff Nobil Sanglebouc nous avait confié un béret, symbole de sa charge, qui semblait pouvoir nous assurer un passage jusqu'à Lézeau où nous espérions éclaircir la mort de Golasgil et trouver un moyen de poursuivre notre affaire concernant cette livraison de blé en cours avec le marchand Golasgil. En route, nous sommes tombés, par hasard, sur trois chasseurs de la maison Tarma qui étaient poursuivi par une troupe de hobbits en colère. Les chasseurs avaient, en effet, tué plusieurs moutons afin, semble-t-il, de perturber les relations entre la Comté et la couronne. Nous ne savons pas si c'était leur premier forfait ni sur quels ordres ils agissaient. Nous avons réussi à convaincre les hobbits de les épargner afin que la justice du roi puisse être rendue. Deux de ces hommes sont arrivés avec nous avec le convoi. Lors de cette même journée très mouvementée, nous avons aperçu un panage de fumée et nous avons pris la direction d'un hameau près de Lézeau, il était trop tard pour les habitants humains, cette fois, qui avaient été massacrés mais les agresseurs étaient toujours présents. Après un combat rapide mais violent, nous en sommes venus à bout et avons capturé leur leader, Gachet, que nous vous avons également ramené. Selenia, notre fidèle amie, a été gravement blessée pendant la bataille. Les forces d'Angmar semblaient donc à l'œuvre pour perpétrer leurs sombres forfaits et dresser ainsi un peu plus les communautés." explique Tirash.
- "Ils étaient en possession des anneaux d'Angmar." évoque Fron.
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Et, par ailleurs, on en a entendu plusieurs parler le Noir Parlé ce qui nous a bien convaincu que les Archers de Boëmund étaient des agents d'Angmar." ajoute Fron.
- "Cette stratégie d'Angmar nous a été confirmé par la suite par Gachet. A défaut de pouvoir intervenir militairement en Arthedain, ils distillent sournoisement leurs manigances afin de diviser les forces. C'était le cas à Metraith, c'est le cas dans la Comté et je ne serais personnellement pas surpris que ce soit le cas à Andrath avec les hommes des collines voire, peut-être même, ici, à Fornost Erain, aller savoir..." explique Tirash.
- "Si je puis me permettre, une petite précision, Tirash, tu avais réussi à extorquer l'information qu'à la base ils avaient un assassinat à la réunion qu'il n'y a pas eu et qui devait amener la Comté à être divisé en quartier et voyant les troubles, ils avaient modifié en conséquence leur projet sachant que les grandes familles ne seraient pas présentes pour évincer alors on ne sait pas qui... Je ne crois pas..." précise Fánaviryan.
- "Ils avaient, effectivement, pour projet d'assassiner, notamment, le magistrat et, effectivement, les personnes présentes à cette réunion." confirme Tirash puis ajoute : "Comme je vous le disais, ils semblent disposer d'un réseau et de ressources comme nous avons pu le constater avec cette cache près d'Occum et la facilité qu'ils ont eu à trouver quelqu'un pour les sortir des geôles de Dol Occum. Pour revenir à nos moutons, à notre arrivée à Lézeau, nous avons eu confirmation que le marchand Golasgil avait été assassiné et que deux jardiniers hobbits avaient été accusés et pendus après un jugement rapide par le magistrat Cerfblanc. Pour avoir fréquenté, brièvement, les deux jardiniers, nous étions convaincus de leur innocence. D'autant plus que la servante favorite de Golasgil, Alinna, avait disparu." indique Tirash.
- "Et que nous avions, également, un témoignage d'une de leur cousine qui n'avait pas été pris en compte stipulant qu'ils n'avaient pas bougé de la nuit." ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Nous nous sommes donc entretenus avec le Magistrat qui était retranché sur sa colline à cause de la colère des Hobbits. Il nous a confirmé la version officielle mais ne nous a pas convaincu. Nous avons, par ailleurs, appris que le reste de la troupe des Archers de Boëmund avait été aperçue sur la colline. Notre implication dans cette affaire nous a amené à être conviés au Moot organisé à Hobbitebourg. Nous y avons rencontré rencontrer les principaux leaders Hobbit ainsi que le Mage Gandalf qui nous a conseillé d'amener notre prisonnier d'Angmar ici à Fornost. La décision a ainsi été prise de tenter une mission d'exploration dans la demeure du Magistrat. Nous n'étions pas très à l'aise à cette idée évidemment ! Mais devant le drame en préparation, nous avons décidé de prendre nos responsabilités." explique Tirash.
- "Et aussi de nous adjoindre les savoirs et connaissances de Fron Sacquet qui nous avait déjà accompagné à Hobbitebourg et que nous avions appris à connaître et à apprécier ses qualités d'initiative et de connaissance du terrain." évoque Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Je vais, maintenant, aborder quelque-chose d'un peu plus sensible. Devant cette injustice cuisante qui était tombée sur les deux Hobbits et au regard des différents forfaits commis dans différents endroits de la Comté en toute impunité, le Moot a décidé de relever le magistrat de ses fonctions d'une certaine manière et de reprendre les choses en main entre Hobbit c'est une information très sensible..." indique Tirash.
- "Que nous n'avons partagé avec personne..." ajoute Fánaviryan.
- "La colère générée par les événements et entretenu par Angmar et peut-être la famille Tarma ; a amené les Hobbits à prendre des positions radicales qu'ils n'auraient, peut-être, pas défendu quelques semaines auparavant... Cela peut faire penser à de la trahison mais ce sont des décisions qui ont été prises dans l'objectif de protéger leur communauté. C'est ce qui était, initialement, attendu de la part du Magistrat Cerfblanc et s'il n'avait pas failli, les choses seraient, sans doute, très différentes aujourd'hui. Quoi qu'il en soit dans le manoir Cerfblanc, nous avons trouvé une partie des possessions de Golasgil ainsi que le journal du bord du magistrat que nous vous avons amené d'ailleurs et qui nous apprenait sa liaison avec Alinna, la servante de Golasgil, son obsession pour Alinna même !" évoque Tirash.
- "Sa passion dévorante !!" ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Et sa détestation particulière de de la communauté Hobbite et de Golasgil, Alinna lui ayant révélé que Golasgil possédait de nombreuses richesses. Il est entré en contact avec les Tarma, semble-t-il, afin d'organiser la disparition de Golasgil. Il a engagé un professionnel de Bree pour se charger du sale boulot." explique Tirash.
- "Vous retrouverez ces allégations dans son livre qu'il a écrit lui-même..." ajoute Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Il a fait un saut par Fornost Erain dans cette période-là et s'est arrangé, d'ailleurs, pour rentrer à Lézeau le 18, le lendemain du meurtre de Golasgil. Il y a des détails très précis dans ce document." explique Tirash.
- "Attestant de sa culpabilité et ayant réussi à tempérer les ardeurs du village. Nous en avions, quand même, profité pour mettre la pression sur la garde issue de Metraith, une garde mercenaire qui protégeait le magistrat et qui préférait rentrer avec un passe-droit du Shiriff du quartier ouest et nous confiait la charge de la protection du magistrat Cerfblanc afin qu'il puisse être déféré devant le roi." évoque Fánaviryan.
- "Et devant la justice." ajoute Tirash.
- "Ceci, aussi, pour temporiser le chaos créé par cet assassinat et cette double sentence injuste qui avait mis le chaos d'une façon connexe mais complètement hasardeuse..." indique Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Ces mercenaires ont agi avec honneur en assumant leur mission jusqu'au bout mais, à un moment, il leur a semblé normal de se désengager. Nous avons également ramené ici Roane Cerfblanc l'épouse du magistrat de la famille Eketa. Nous avons, donc, ensuite, quitté la Comté accompagné du Shiriff Valgran Bucca qui nous a aidé à escorter les prisonniers jusqu'au Pont des Arbalètes où nous avons ensuite été pris en charge par le lieutenant Enrin nous a donc accompagné jusqu'à Bree, dans un premier temps, puis nous avons pris la route pour Fornost avec une petite interruption à Occum où le magistrat Brégol a souhaité avoir quelques éclaircissements sur ce qui nous amenait à transporter un magistrat en tant que prisonnier. A cette occasion, les prisonniers ont été aidés par un marchand à s'échapper, un marchand qui a aidé Gachet et ses hommes. J'ai oublié une étape ! Nous nous sommes fait attaquer, en quittant, la Comté, en quittant Lézeau par les Archers de Boëmund." raconte Tirash.
- "Ceux qui restaient..." ajoute Fron.
- "Oui ! Ils ont tenté de faire une embuscade et que Fron a réussi à localiser le lendemain et nous avons réussi à reprendre." confirme Fánaviryan.
- "Augmentant ainsi le nombre de prisonniers." évoque Tirash.
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate a été capable de hauts faits !!" indique Daëgon.
- "Leur chef, Boëmund est mort dans l'attaque." précise Tirash.
- "Oui ! Dans cette fameuse embuscade, je n'ai pas pu ralentir mon coup..." évoque Fánaviryan.
- "Daëgon et Fron ont, d'ailleurs, été blessés à l'occasion de cette embuscade. Pour revenir à ça, nous étions donc à Occum et un marchand qui nous avait rejoint à Bree est parvenu à libérer les prisonniers à l'aide d'un poison, le même que celui que nous avions trouvé chez le traître Reoluin à Metraith. A l'aide du poison, il a assassiné plusieurs soldats et a permis aux prisonniers de s'échapper. Nous avons réussi à les rattraper, nous les avons retrouvés dans une cache plutôt bien doté en ressources dans la campagne près d'Occum." explique Tirash.
- "Et protégée par des pièges." ajoute Fánaviryan.
- "Et protégée par des pièges, effectivement ! Ce marchand est resté à Occum car le magistrat Brégol a souhaité qu'il reste dans sa juridiction puisqu'il avait assassiné ses hommes et voilà pour résumer tout ce qui nous est arrivé depuis que nous avons quitté Astatur..." conclut Tirash en regardant ses compagnons.
- "J'ai quelques petites choses à ajouter concernant les Archers de Boëmund. Leur plan était, effectivement, d'assassiner des personnes hautes placées et, à priori, ils sont tombés dans cette guerre civile. D'après l'interrogatoire, ils en étaient fort satisfaits et, en fait, ils se sont mis attaquer les fermes les fermes humaines afin de faire croire des attaques hobbites pour dénigrer les Hobbits et, peut-être bien, qu'ils ont attaqué des fermes hobbites pour dénigrer les humains aussi ou ce que faisaient les Tarma par exemple. Ce qui fait que beaucoup d'humains ont commencé à quitter la Comté à ce moment-là." indique Fron.
- "Lors de notre premier séjour en Comté, nous avions déjà entendu parler de certaines disparitions." évoque Fánaviryan.
- "Ces hommes sont très organisés avec des caches, des pièges, de la nourriture..." ajoute Daëgon.
- "Des habits de marchands, d'ouvriers, de laquais..." ajoute Fánaviryan.
- "Concernant le Magistrat, suite à la pendaison des deux cousins de Gelse Sangle, c'est là que nous, peuple Hobbit, nous nous sommes rebellés avant demander des explications. Le magistrat continuait à affirmer que les Hobbits avaient assassiné Golasgil et exigeait que les Hobbits restituent l'argent de Golasgil pour mettre fin au conflit ce qui était impossible car c'était lui qui le possédait et il savait très bien que ce n'était pas les Hobbits." évoque Fron.
- "Et il avait fait forcer le coffre de Golasgil." ajoute Fánaviryan.
- "Et concernant la pendaison des deux Hobbits, le chef des mercenaires devait s'en charger et il a refusé. Un autre garde l'a fait. Au final, la justice n'a pas été respectée..." indique Fron.
- "Il savait faire preuve de bon sens malgré la charge à laquelle il devait faire face..." évoque Fánaviryan.
- "A sa décharge, le magistrat Cerfblanc n'imaginait, certainement, pas que les choses prendraient ce tour mais il n'en est pas moins coupable des faits que nous vous avons rapporté..." indique Tirash.
- "Je rajouterais que la famille Tarma n'hésite pas non plus à assassiner des gens..." évoque Daëgon.

Daëgon remet le cahier de Tamir Cerfblanc à Esgaldor et lui dit :
- "On en aura, peut-être, besoin pour les procédures administratives derrière. Il faut que vous puissiez le rendre par la suite..."
- "Est-ce que vous avez d'autres éléments à évoquer ?" demande Esgaldor.
- "On a un autre document intéressant." répond Fron.
- "Trouvé dans la cache près d'Occum." précise Tirash.
- "Comme on vous disait, il y avait de quoi se faire passer pour des marchands, pour des voyageurs mais aussi pour des personnes plus nobles, pour arriver au plus près de personnes hautes placées et comme vous le savez à Metraith, c'était sur ce genre de choses que nous étions tombées par hasard. Sur le fait qu'Astatur ait été pris, que nous ne connaissions à peine mais avec laquelle nous avions pu partager le fer contre des brigands qui devaient être pendus haut et court, un peu dans les mêmes situations que ce qui a pu se passer en Comté mais disons que ce document avec les poisons qui traînent entre les mains d'Angmar, démontre qu'il y a quelque chose qui est pourri dans le Nord... Malheureusement..." évoque Fánaviryan.
- "Il s'agit d'un laisser-passer pour entrer dans la forteresse." précise Tirash.
- "Pour avoir une visite au roi..." ajoute Fánaviryan.

Daëgon lui remet le document. Fánaviryan évoque alors :
- "Si nous n'avions pas eu audience auprès de personnes si bien placées mais ça nous avait été promis par Astatur, pour témoigner des fait à Metraith, nous aurions, peut-être, utilisé ce laisser-passer à meilleur escient que les personnes qui avaient d'autres intentions afin de prévenir des turbulences qu'il y a dans les régions et qui ont fait que rencontrer Gandalf le gris, ça laissait une impression d'urgence sur une convection de phénomène comme Astatur a pu vous le raconter des rencontres de brigands mais d'orques aussi en allant à Metraith et qu'il y avait eu un changement de politique mais qui avait laissé en place, quand même, la garde dont nous avions fait fuir un lieutenant et un sergent qui étaient, visiblement, à la solde d'Angmar sans avoir certitude, que le capitaine Roldan qui est l'interface entre la garde royale et les mercenaires qui font régir le calme dans la ville. Le coup du chef des mercenaires mériterait sa caserne..."
- "Pour vous dire qu'à l'heure actuelle, nous, nous avons cherché à avoir des renseignements sur Vaughn Ynn et Sean. Pour l'instant, aucun signe..." indique Esgaldor.
- "Ils se sont évaporés..." évoque Daëgon.
- "À priori, ils ne sont pas revenus sur Metraith." précise Esgaldor.
- "Ah bah ! Ça m'étonnerait qu'ils reviennent !!" réagit Daëgon.
- "Et on ne sait pas du tout où est-ce qu'ils ont pu aller... Je n'ai pas eu, pour l'instant, d'informations par rapport à ces deux hommes qu'on recherche activement." indique Esgaldor.
- "Je crains qu'on ne les rencontre un jour..." estime Daëgon.
- "Parce que nous, nous devrons, peut-être, réussir à maintenir une route entre la Comté et Metraith, la route de Bree à Metraith risque d'être compliquée à emprunter sur les prochains mois." évoque Fánaviryan.
- "En effet... Vous connaissez, peut-être, le Seigneur Pellendur ?" demande Esgaldor.
- "Bien sûr !" confirme Daëgon.
- "Oui ! Ainsi que sa sœur." ajoute Fánaviryan.
- "On l'a croisé avant hier !" indique Fron.
- "Oui, il revenait de Fornost." confirme Daëgon.
- "D'accord... Donc vous avez pu discuter avec lui et il a pu vous signaler qu'il y avait des troupes du côté d'Andrath qui se regroupaient." évoque Esgaldor.
- "Oui ! Il était venu quérir des renforts, il me semble..." évoque Daëgon.
- "Oui ! C'est bien cela... Sauf qu'actuellement, le roi n'est pas là et que le Haut Conseil est frileux. De toute manière, tant que le conflit n'est pas apaisé en Comté, il est clairement impossible de pouvoir envoyer des troupes là-bas." évoque Esgaldor.
- "Que pensez-vous de la situation au regard des faits que nous avons exposé par rapport à la Comté. Il nous semblerait que tout peut s'apaiser si chacun y met du sien." demande Daëgon.
- "Ce que je vais faire rapidement, c'est d'aller voir la reine pour lui présenter le document que vous m'avez transmis, le carnet du magistrat." annonce Esgaldor.
- "Très bien ! Si vous avez besoin de plus de détails, nous avons encore des prisonniers et des gens qu'on escorte aussi. Des officiels de la Comté sont venus avec nous." évoque Daëgon.
- "Roane Cerfblanc aura peut-être quelques mots à ajouter également." évoque Tirash.

Session N°108

Le 10/01/2024

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 20:15 / 21:00 - Entretien avec Esgaldor Lissiril - Astatur - Esgaldor Lissiril - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Palais Royal - Bureau du Second Interprète

Les compagnons vont longer un couloir sans y croiser la moindre personne. Après quelques instants, ils aperçoivent un homme assis sur un banc. Elle se lève lorsque les Compagnons approchent, approche en levant les bras. Les compagnons reconnaissent, aussitôt, Astatur. L'homme dit alors :
- "C'est bien vous !! C'est bien vous !!"
- "Astatur !! Content de vous voir !!" réagit Tirash.

Astatur vient chaleureusement serrer dans ses bras Daëgon, Fánaviryan et Tirash. Fron se présente, Astatur s'abaisse et vient serrer la main du Hobbit. Puis Astatur demande :
- "Comment allez-vous ?"
- "Je dois dire qu'on est bien usé de toutes nos aventures !" répond Daëgon.
- "Nous qui imaginions faire preuve de loyauté en allant retrouver notre commanditaire commercial, nous sommes tombés sur une révolution !" évoque Fánaviryan.
- "Ah ! Ne m'en dites pas plus, j'aimerais vous présenter quelqu'un." indique Astatur.
- "Vous étiez au courant de notre arrivée ?" demande Daëgon surpris.
- "Oui ! Fornost Erain a reçu un message du magistrat Brégol indiquant que vous transportiez des prisonniers dont un magistrat de la Comté." répond Astatur.
- "Et des agents d'Angmar également." précise Fron.
- "Ah... Ce n'était pas précisé..." réagit Astatur.
- "Les petites surprises du destin..." évoque Fánaviryan.
- "Le second interprète du Roi souhaiterait s'entretenir avec vous." annonce Astatur.
- "Second interprète ?? Qu'est-ce que ça veut dire ?" demande Daëgon.
- "Ce n'est pas l'interprète principal du Roi, c'est son second interprète." répond Astatur.

Astatur fait entrer les Compagnons dans un bureau richement décoré, du mobilier finement ciselé et doré, des ornementations prestigieuses. Oërlis n'est pas rentré dans la pièce et est resté attendre dans le couloir. Dans le salon, un homme aux cheveux gris bien peignés, dans une tenue sobre mais élégante, se tient debout près d'un fauteuil. Dès que les compagnons entrent, il accueille les compagnons :
- "Bonjour Esgaldor Lissiril, je suis le second interprète du Roi. Je souhaitais vous rencontrer. Astatur m'a beaucoup parlé de vous. Mais, je vous en prie, installez-vous."

Esgaldor présente de confortables sièges disposés autour d'une table ronde. Sur la table sont disposés des verres en cristal, une flasque d'eau et de vin, des assiettes en or avec des petits fours disposés à l'intérieur. Fánaviryan lance :
- "Je vois une grande flasque !"
- "Oui ! Vous avez, sans doute, soif après ce voyage..." répond Esgaldor.
- "Oui !! Et nous allons avoir la langue bien pendue !!" réagit Fánaviryan.
- "Je vous remercie..." répond Daëgon.
- "Astatur m'a longuement parlé de vous." indique Esgaldor.
- "Au sujet ?" demande Daëgon.
- "Au sujet de ce que vous avez fait à Metraith." répond Esgaldor.
- "Très bien !" confirme Daëgon.

Il sert du vin à chacun, présente également les petits fours. Fánaviryan hume le vin, ne semble pas être du Vespéral mais en bouche, est d'une très grande douceur et raffiné, agréable et fruité, un goût inconnu aux papilles des compagnons. Esgaldor s'installe dans un siège et observe les quatre compagnons, observant leurs gestes et leurs attitudes. Il est très calme, posé et semble amusé de vous voir. Lorsqu'il constate que les compagnons sont bien posés dans leur siège et ont pu boire et manger un peu, Esgaldor reprend la parole :
- "Je vais, peut-être, me présenter un peu plus puisqu'il est important que vous sachiez à qui vous avez affaire. Officiellement, je suis le second interprète du roi ce qui est le cas. Je maîtrise un certain nombre de langues mais je ne suis pas que cela... Je suis aussi l'oreille, les yeux du roi."
- "Vous voulez dire son bras droit ?" demande Daëgon.
- "Ce serait exagéré... Disons que je donne, quotidiennement, des informations au roi sur ce qui se passe en coulisse. Astatur est l'un de mes espions. Il y en a d'autres. Je suis donc à la cour pour pouvoir intervenir s'il faut traduire un message ou un invité étranger mais, en réalité, le premier interprète joue ce rôle. Mes interventions dans ce domaine sont rares... Astatur m'a fait un rapport, assez détaillé, de ce qui s'est passé à Metraith. Je dois dire que ce que vous avez accompli, là-bas, est admirable. J'aurais, sans doute, des propositions à vous faire. Nous avons le temps d'en échanger mais, avant tout, j'aimerais vous entendre." explique Esgaldor.
- "Sur les derniers événements ?" demande Daëgon.
- "Disons que j'aimerais savoir, exactement, ce qui s'est passé et ce que vous avez comme élément par rapport à ce qui s'est passé dans la Comté depuis que vous avez quitté Astatur. Vous avez, sans doute, des choses à dire." répond Esgaldor.
- "Très clairement !" confirme Fánaviryan.
- "Si vous avez temps devant vous..." évoque Daëgon.
- "Moi, j'ai tout mon temps. Je vais demander à ce qu'un repas nous soit prévu. Nous allons pouvoir manger ici. Nous avons la soirée devant nous." annonce Esgaldor.
- "Juste une petite question, j'imagine que nos prisonniers sont en de bonnes mains ?" demande Tirash.
- "Dans une ville avec une telle présence militaire, je pense qu'il ne peut pas se passer grand-chose !" réagit Daëgon.
- "J'ai cru comprendre que la gouverneure adjointe était sur place." indique Esgaldor.
- "Oui, tout à fait ! C'est elle qui nous a accueilli." confirme Daëgon.
- "Bien ! Si elle est sur place, il n'y a pas grand-chose à craindre. S'il y a bien quelqu'un qui, aujourd'hui, sur Fornost, sait diriger la ville, c'est bien Étaméä. Elle mène la cité à ce jour. Je vais assez peu parler pour l'instant. Je répondrai à toutes les questions que vous aurez par la suite mais, avant toute, je voudrais vous entendre." évoque Esgaldor.

Pendant toute la conversation, Astatur reste debout, le plus souvent, derrière Esgaldor. Régulièrement, il se déplace pour venir servir Esgaldor ou les compagnons avec la nourriture et la boisson qui sont déposées sur un mobilier du salon par Oërlis.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:15 / 20:15 - Arrivée à Fornost Erain - Étaméä Orrómen - Galion - Garde Fornost Erain - Oërlis - Lieu : Fornost Erain - Entrée de la ville

Il est un peu plus de dix-neuf heures lorsque le convoi arrive dans les faubourgs de Fornost Erain. La majestueuse capitale fait face aux compagnons. La ville est en hauteur, elle surplombe la route, attachée aux crêtes rocheuses des Hauts du Nord. La cité de Fornost Erain est aussi nommée le Norbury des Rois, cité royale depuis maintenant deux cents ans. Elle se tient une élévation escarpée des coteaux sud des hauts septentrionaux, des crêtes rocheuses qui protègent la cité dúnedaine. Seul le vent froid du nord arrive à s'engouffrer dans les Hauts du Nord jusqu'à la forteresse. De nombreuses bannières flottent au-dessus de la ville dont celle comprenant 7 étoiles représentant l'emblème royal. Les autres bannières représentent, pour la plupart, les grandes familles du royaume. Ce qui frappe le voyageur en arrivant à proximité de l'enceinte de la ville est la forte présence de l'armée royale.

Dans les faubourgs, la présence militaire est importante avec plusieurs camps ainsi que des terrains d'entrainement militaires. Pour arriver à l'entrée de la ville, le convoi va, ainsi, traverser plusieurs camps qui stationnent non loin de Fornost Erain, ils peuvent voir des soldats s'entrainer à l'épée ou à l'arc. La bannière étoilée flotte dans ces camps ce qui signifie qu'il s'agit de l'armée royale.

Daëgon va évoquer auprès de ses compagnons que toute l'administration de la ville est dirigée par des militaires, à toutes les échelles de l'organisation de Fornost Erain.

Lorsque le convoi arrive à l'entrée de la ville, les gardes vont stopper le convoi. Le lieutenant Enrin discute avec des gardes qui portent une armure étincelante, un plastron finement ouvragé et la lance à la main. Rapidement, le lieutenant Enrin ainsi que les trois cavaliers qui sont devant, vont entrer dans la ville. Les gardes de Fornost Erain bloquent l'entrée aux autres voyageurs.

Les compagnons descendent des chariots, bloquent les chariots avec des pierres et se regroupent pour se dégourdir les jambes et discuter. Galion vient les voir et leur dit :
- "Nous avons rempli notre tâche pour ce qui nous concerne. J'espère que nous aurons l'occasion, très prochainement, de nous revoir."
- "Si vous êtes toujours dans le secteur, oui probablement..." répond Daëgon.
- "Je ne sais pas encore ce que nous devons faire par la suite. Je vous dis en tout cas à bientôt !" indique Galion.
- "Dites, à tout hasard, avez-vous rencontré d'autres griffus dans ces marais à votre retour ou c'était localisé sur l'ancien fort ?" demande Fánaviryan.
- "C'était localisé mais nous ne sommes pas retournés du côté du fort mais nous sommes, de nouveau, repassés au marais et c'était plus calme pour le coup." répond Galion.
- "À Metraith, nous avons vu pas mal d'hommes des collines et il faut croire qu'il y a du mouvement derrière, du côté d'Andrath." évoque Fánaviryan.
- "Oui ! On a eu vent de ces mouvements de troupes. Vous avez, peut-être, croisé des troupes allant vers le sud, des troupes de Minas Malloth ?" évoque Galion.
- "Pellendur et ses hommes ?" répond Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Ils sont venus alerter disant qu'il y avait des soucis dans le nord du Cardolan." précise Galion.
- "Et nous n'avions pas pu les voir avant mais nous avions même rencontré quelques orques..." évoque Fánaviryan.
- "Ah !! D'accord... Il y a quelques maraudeurs qui traînent par-ci par-là mais nous n'avons pas eu l'occasion de les affronter récemment..." indique Galion.
- "Pour preuve, quelques crocs..." évoque Fánaviryan en montrant les crocs d'orque en pendentif.

Galion se retourne vers l'entrée de la ville où une délégation est en train de descendre. Des gardes de Fornost Erain viennent vers le convoi accompagnés d'une personne sur un cheval blanc. Galion annonce alors :
- "Je vous laisse..."
- "De qui s'agit-il ?" demande Tirash.

Galion répond d'un petit sourire, salue en levant la main et s'en va. Daëgon le salue également de la main puis tous les compagnons observent l'arrivée de la délégation. Le cavalier en approche doit être un officier selon la tenue portée, entouré d'une dizaine de gardes et du lieutenant Enrin à l'arrière. Ils finissent par constater qu'il s'agit d'une femme, à la longue chevelure noire, l'allure militaire, attitude stricte et fermée. Elle s'approche des compagnons, toujours entourée des gardes, avec une grande dignité, s'exprimant d'un ton juste et ferme :
- "Étaméä Orrómen, gouverneur adjointe de Fornost Erain. Pourriez-vous me montrer les documents que vous avez en votre possession par rapport aux prisonniers ?"

Son regard parcourt le convoi, les différents chariots et de ses lèvres, un sourire se dessine. Elle descend de cheval, les gardes s'écartent, elle se dirige vers l'un des chariots et Roane Cerfblanc se dirige aussi vers elle. Les deux femmes se prennent l'une et l'autre les bras dignement avec un grand respect et une noblesse dans le geste. Elles finissent par se faire la bise puis les deux femmes s'échangent quelques politesses puis Étaméä se tourne vers les compagnons. Daëgon la salue le plus dignement qu'il peut puis lui transmet les documents demandés. Daëgon n'avait pas connaissance que cette femme avait obtenu ce poste si prestigieux, sans doute, une nomination assez récente. Étaméä consulte les documents avec le soutien de Daëgon qui lui présente les éléments. Au moment où Tirash prend la parole pour lui dire : "Je vous présente le Shiriff Valgran.", Étaméä Orrómen s'est retournée et rejoint le cercle des gardes de Fornost Erain pour consulter à l'écart les documents.

Fron demande à Daëgon :
- "Tu as donné les bagues aussi concernant les prisonniers d'Angmar ?"
- "Tirash les a. On va attendre le retour de Madame la gouverneure adjointe." répond Daëgon.

Quelques minutes s'écoulent pendant lesquelles Étaméä Orrómen consulte les documents. Les gardes surveillent toute approche éventuelle du gouverneur adjointe qui a toute autorité sur ces hommes. Sa posture hiérarchique est clairement identifiée et les hommes exécutent les ordres à la lettre.

Un homme est sorti de la ville et se dirige vers les gardes entourant Étaméä. Le visage de l'homme n'est pas visible, il porte une capuche, il n'est pas très grand, mince. Il s'adresse aux gardes, leur remet un parchemin qui est remis à Étaméä. La femme lit le parchemin, s'approche de l'homme, lui remet le parchemin puis se dirige vers le convoi et d'une voix autoritaire et puissante annonce :
- "Je souhaite voir les membres de la Compagnie de l'Aurure Ecarlate !!"
- "Nous sommes ici ! Nous répondons présents !" répond Fánaviryan en s'approchant et indique en s'inclinant en sindarin : "Fánaviryan Wesmin ! Honorée de vous rencontrer belle vice-gouverneure Étaméä Orrómen."
- "Veuillez suivre cet homme, s'il vous plaît..." répond Étaméä Orrómen sans prêter attention aux propos de l'Elfe.

Les quatre compagnons s'approchent de l'homme à la capuche qui lève légèrement la tête et ils reconnaissent alors le visage d'Oërlis. Le dunéen a un petit sourire complice et dit :
- "Suivez-moi !"
- "Allons-y les amis !" répond Daëgon avec un certain enthousiasme.
- "Oui !!" réagit Fánaviryan.

Oërlis accompagné des quatre compagnons se dirigent vers Fornost Erain et vont commencer à monter les rues et se dirigent vers le nord de la ville. Les rues sont, pour la majorité, en pente, avec des maisons, de pierres blanches, offrant une apparence froide à la ville. Le dunéen va s'arrêter dans l'une des ruelles et va se retourner vers les quatre compagnons et leur demander :
- "Ça va ? Vous allez bien ?"
- "Oui et toi ?" répond Daëgon.
- "Que d'aventures !!" répond Fánaviryan.
- "Comme tu peux le constater Selenia n'est plus parmi nous. Elle est en convalescence en Comté." annonce Tirash.
- "Qu'est-ce qui s'est passé ?" demande Oërlis.
- "Nous avons eu affaire aux hommes d'Angmar, à la compagnie de Boëmund dont nous t'avions déjà parlé." indique Tirash.
- "Oui..." confirme Oërlis.
- "Mais elles se rétablie progressivement..." précise Tirash.
- "Et nous les avons eus !! Et nous venons les livrer !" annonce Fánaviryan.
- "Et vous monsieur ?" demande Oërlis en s'adressant à Fron Sacquet.
- "Fron Sacquet !" répond Fron.
- "Une dernière recrue de la Compagnie !" ajoute Daëgon.
- "Très bien !" confirme Oërlis.
- "Fort efficace débusqueur d'assassin en puissance à Occum !" annonce Fánaviryan.
- "Bien... on va on va continuer..." suggère Oërlis.
- "Vous êtes, Monsieur ?" demande Fron.
- "Oërlis, compagnon de voyage d'Astatur." répond Oërlis.
- "Tu sais ce dont on t'a parlé de ce qu'on avait pu vivre à Metraith avant de venir en Comté." évoque Tirash.
- "Le fameux marchand de vin." ajoute Fánaviryan avec un gros clin d'œil appuyé.
- "D'accord..." confirme Fron.

Oërlis va diriger les Compagnons dans les rues, empruntant les axes secondaires et remontant jusqu'aux quartiers nobles de Fornost Erain. Daëgon connait bien les lieux et n'est pas perdu dans les chemins empruntés par Oërlis. Sur le chemin, le dunéen ne s'exprime pas mais Daëgon lui demande :
- "Tu nous amène où ?"
- "Au palais..." répond Oërlis.
- "Ah oui ! Au palais directement !" réagit Daëgon.

Daëgon va profiter de la traversée de la ville pour présenter Fornost Erain à ses compagnons, de préciser les lieux notables et les quartiers que le Dùnedain connait bien, ses anecdotes personnelles.

En arrivant devant les grilles du palais, les gardes laissent passer Oërlis et les compagnons qui vont emprunter des voies secondaires. Du parvis du palais, les Compagnons peuvent, alors, apercevoir la ville de Fornost Erain dans son ensemble et une partie de la région vers le sud. Ils peuvent aussi, pendant quelques instants observer une grande tour qui pointe vers le ciel, la tour des prophètes où un artefact sacré, le Palantír, la pierre de vision, y est gardé. Les Compagnons accèdent alors au palais par une entrée secondaire.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:15 / 19:15 - Fin du voyage avec les Rôdeurs - Enrin - Galion - Roane Cerfblanc - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Vers midi, une dizaine de cavaliers vont s'arrêter à la hauteur du convoi. Ils semblent être des militaires mais sans bannière ou signe distinctif signalant leur appartenance à un corps de l'armée. Daëgon va reconnaître les cavaliers comme étant des Rôdeurs de l'Arthedain, un corps franc de l'armée royale. Lorsqu'ils approchent Daëgon va avoir la confirmation par l'anneau des Rôdeurs qu'ils portent tous et l'un d'entre eux a déjà été rencontré, Galion qui s'approche des compagnons pendant que les autres Rôdeurs discutent avec le lieutenant Enrin.

Galion ne semble pas surpris de voir la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, salue les compagnons avec un petit sourire au coin des lèvres. Daëgon lui dit :
- "Ça fait longtemps !!"
- "Je pensais bien vous voir ici..." indique Galion.
- "Ah... Nous étions prévus..." réagit Daëgon.
- "Nous avons été informé de votre arrivée. Nous venions à votre rencontre pour vous escorter jusqu'à Fornost Erain." annonce Galion.
- "C'est bien aimable !!" réagit Tirash puis demande : "Avez-vous des nouvelles de la Comté ?"
- "Oui... De ce que j'ai appris, tôt ce matin, il semblerait que les Tarma ont fait mouvement vers Corréna. On ne m'a pas rapporté une nouvelle bataille mais, en tout cas, les troupes Tarma sont venus porter main forte au seigneur local." annonce Galion.
- "Le seigneur local ??" réagit Fron.
- "Oui... Gathdîn, un cousin de la famille Tarma qui est le seigneur de la place-porte de Corréna. Il semblerait que les Hobbits se soient retiré des lieux. J'attends des nouvelles pour en savoir plus..." indique Galion puis ajoute : "Il semblerait que nous allons reprendre prochainement la route. J'espère que vous vous êtes bien restaurés. Il reste encore un peu de de temps de route avant d'arriver à Fornost Erain."
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Nous allons pouvoir en profiter pour nous échanger des nouvelles depuis le temps !" propose Fánaviryan.
- "Mais bien sûr !!" confirme Galion.

Le convoi va pouvoir reprendre la route avec dix cavaliers supplémentaires. Galion va rester à hauteur des chariots et pouvoir ainsi discuter avec les compagnons.

Lors d'une pause durant l'après-midi, Tirash va demander à ses compagnons :
- "Ce serait, peut-être, bien qu'on anticipe et qu'on parle à Roane de notre besoin et, peut-être, de son soutien pour aller rencontrer les grandes familles et notamment la famille Orrómen à Fornost Erain."
- "Oui ! Peut-être que Daëgon en étant de Fornost sera plus à même de paraître plus avenant en étant de la même origine et surtout fier Dùnedain !" suggère Fánaviryan.
- "Je pensais lui demander comment elle allait et comment elle voyait son retour à Fornost et lui dire simplement qu'éventuellement, on pourrait avoir besoin de ses relations pour essayer de continuer à démêler des problématiques de la Comté, pour rencontrer, éventuellement, quelqu'un de la famille Orrómen." suggère Tirash.

Ses compagnons acquiescent. Tirash va, lors d'une pause de l'après-midi, aller voir Roane et lui évoquer les propos échanger avec ses compagnons. Roane va répondre :
- "Je peux vous proposer dans les prochains jours que vous venez manger à la maison. Déjà, vous rencontrerez mon père." avec un petit sourire.
- "Fort bien !" répond Tirash.
- "C'est noté !" conclut Roane.

Fron profite du voyage pour demander à Daëgon des informations sur Galion et va, ainsi, apprendre l'histoire de la découverte du Fort du marais des Eaux-aux-Moucherons et l'intervention de Galion.

Le 13 de Cerbeth de l'An 1640 - 04:05 / 12:10 - Fin de voyage vers Fornost Erain - Niocol - Revelin - Trévina - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Après une nuit très calme, le matin, à l'auberge, Trévina va discuter avec Fànaviryan. Elle va raconter une partie de son histoire qui, jusqu'alors, n'est pas très aventurière. Elle a, essentiellement, vécu en Comté, une lointaine cousine de la famille Tarma. Elle a été engagée par Roane Cerfblanc lorsque cette dernière est arrivée en Comté. Elle vient donc pour la première fois à Fornost Erain.

Daëgon s'est réveillé un peu plus en forme, moins fatigué et ne ressentant quasiment plus sa blessure.

Avant de partir, Fànaviryan cherche un petit morceau de bois la taille d'un pied tabouret avant de partir. En sortant de l'auberge, Fànaviryan aperçoit un tas de bois avec du mobilier cassé dont plusieurs tabourets, chaises et tables. Elle récupère trois pieds de tabouret. Elle vient remettre l'un des trois à Trévina en lui expliquant qu'elle peut le placer entre ses jambes pour le voyage et éprouver, ainsi, un certain plaisir. La domestique est gênée par cette proposition et va décliner la proposition de l'Elfe qui repart vers son chariot avec les trois pieds de tabouret. Trévina va, pour le reste de la journée, garder ses distances avec Fànaviryan.

Tirash, dans la matinée, va aller voir les deux marchands et leur proposer de leur rembourser la journée perdue à Occum en leur remboursant cinq pièces d'argent chacun. Les deux marchands hésitent puis finissent par accepter la proposition.

Le paysage va devenir plus accidenté, les basses collines se transforment en crêtes abruptes, la route emprunte des pentes plus conséquentes. Le lieutenant Enrin impose, d'ailleurs, un rythme soutenu souhaitant ne pas arriver trop tard à Fornost Erain, avant la nuit.

Les conducteurs des chariots vont être mis à rude épreuve en cette dernière journée de route. Seul Túdur est en difficulté pour maintenir le rythme des chariots. Les autres conducteurs vont l'aider à tenir ses chevaux. La progression va se faire à une bonne allure.

Les compagnons constatent qu'ils sont dans une région plus civilisée, quelques fermes, hameaux sont présents, non loin de la route et plusieurs voyageurs sont croisés sur le chemin.

Le 12 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:45 / 22:00 - Soirée à l'auberge - Cavalier de l'Arthedain - Enrin - Lieu : Nan Tùrath - Auberge du Haut

Le convoi arrive à l'auberge du Haut vers dix-neuf heures. Le chemin a été plus long entre Occum et l'auberge du Haut. Les compagnons vont remarquer que l'établissement ressemble, dans son architecture à celle de l'auberge du Bas, l'aubergiste semble avoir un lien de parenté, d'ailleurs, avec le tenancier de cet établissement.

La soirée va se dérouler dans le calme. La garde autour des prisonniers reste bien présente même si les trois agents d'Angmar sont fatigués, blessés et ne semblent pas opposer une grande résistance. Tirash propose de faire des rotations assez courtes entre les compagnons, les anciens miliciens de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et les cavaliers du lieutenant Enrin.

Fànaviryan va profiter de la soirée pour se remettre à la couture et son projet de capeline. Chacun va pouvoir se coucher pour se reposer et faire un tour de garde sur une courte période. La nuit est brillante avec les étoiles qui scintillent dans le ciel avec l'absence totale de la lune. La journée du lendemain s'annonce sous le soleil estival, aucun nuage ne pointe à l'horizon.

Le 12 de Cerbeth de l'An 1640 - 04:00 / 18:45 - Voyage vers Fornost Erain - Brégol - Mollun Gamgie - Niocol - Revelin - Roulard Bessac - Trévina - Valgran Bucca - Lieu : Nan Tùrath - Vieille Route du Nord

Les compagnons se réveillent vers quatre heures du matin. Le soleil se lève sans aucun nuage dans le ciel. La journée devrait être très belle pour voyager. Brégol arrive avec quelques villageois. Ils viennent apporter un repas frugal pour le matin. Brégol s'installe avec les quatre compagnons pour discuter et leur annonce :
- "Mes hommes ont surveillé les prisonniers pendant la nuit, une surveillance à distance et surtout à l'oreille. Pendant la nuit, il y a eu des échanges de paroles et, en particulier, d'Imrinn auprès de ceux qui se sont enfuis. Mes gardes n'ont pas réussi à comprendre ce qu'ils se disaient."
- "Ils n'ont pas compris parce qu'ils étaient trop loin ou parce que c'était une langue inconnue ?" demande Fron.
- "Parce que la langue leur était inconnue.
- "Ah ! Très bien ! Cela ne fait qu'un peu plus de certitude par rapport à la culpabilité d'Imrinn s'il semble parler le Noir Parler. Ce n'était, peut-être, pas cette langue là... En tout cas, il semblerait être, au moins, autant coupable qu'on le croyait." évoque Tirash.
- "Oui ! Mes hommes n'ont pas forcément la culture pour déceler du Noir Parler. Je ne peux pas vous le confirmer pour la langue. Tout laisse à penser que c'était de cette langue. Je vais vous chercher vos prisonniers puisque je vois que vous êtes dans vos préparatifs." indique Brégol.
- "En effet ! Nous sommes presque prêts." confirme Daëgon.
- "J'ai demandé à quelques-uns de mes hommes de vous accompagner sur les premiers mètres de la sortie pour vérifier que ces dunéens n'ont aucune velléité vis-à-vis de vous. En tout cas, ils ont passé la nuit, d'après les gardes que j'avais posté en haut de Dol Occum, dans les habitations des anciens hobbits. Nous verrons combien de temps il reste ici..." indique Brégol.
- "Très bien ! En tout cas, je tiens à vous remercier ! A notre arrivée à Occum, vous nous avez imposé votre autorité mais elle était justement imposée et merci beaucoup pour la manière dont vous avez traité toutes ces affaires." remercie Tirash.

Brégol semble touché par les propos de l'homme du sud, hoche simplement de la tête.

Dehors, les deux marchands et les Nains préparent leurs chariots. Valgran, ses deux hobbits, les six miliciens ainsi que les quatre compagnons préparent les chariots. Puis, le convoi se met en mouvement. Lorsqu'ils quittent les portes d'Occum, ils sont accompagnés par des gardes. Les dunéens restent à distance, dans le hameau hobbit, éloigné de la route.

Les compagnons ne relâchent pas les mesures de sécurité et les prisonniers sont attachés et placés sous surveillance pendant tout le voyage qui se déroule dans de bonnes conditions. Les pauses sont régulières pour que les chevaux puissent boire avec la chaleur présente. Toutefois, le lieutenant Enrin souhaite maintenir un rythme pour être sûr d'arriver à l'auberge ce soir.

Pendant la journée, Fánaviryan va discuter avec Trévina, l'une des domestiques de Roane. Elle va s'intéresser à son histoire, ses origines et ses projets en arrivant à Fornost Erain. Fánaviryan évoque son éventuelle envie de voyager après son arrivée à Fornost Erain. Trévina reste méfiante, livre une partie de son histoire à l'Elfe. Elle se livre doucement.

Les deux marchands sont très calmes pendant le voyage. L'arrestation d'Imrinn semble avoir eu un impact sur leur comportement. Au départ, ils semblent méfiants et mesurés dans leur attitude. Tirash, lors des pauses, vient discuter avec eux pendant la journée en particulier pour leur présenter les preuves qui accablaient Imrinn avec, notamment, la dernière discussion surprise dans les geôles de Dol Occum dans une langue inconnue qui laisse entendre qu'il s'agissait d'un agent d'Angmar. Les deux marchands entendent les arguments de Tirash mais leur attitude ne va pas changer au cours du voyage.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:40 / 22:30 - Dernière nuit à Occum - Bilbu Sacquet - Bolbard Plume - Gidéon Bucca - Jil Sablonnier - Mollun Gamgie - Necotr Sablonnier - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Salle communale

En arrivant à la salle communale, Tirash informe toutes les personnes présentes du départ pour le lendemain. Les compagnons vérifient que les provisions sont suffisantes pour aller jusqu'à Fornost Erain. Daëgon suggère :
- "On peut même acheter des tonneaux de bière !!"
- "On pourra en acheter au retour pour aller jusqu'à Bree." propose Tirash.
- "Oui ! Il faudra y penser au retour." confirme Daëgon.

Valgran va annoncer à Gidéon qu'il va pouvoir rester à Occum pour se reposer et se soigner. Le Hobbit semble attristé de cette nouvelle et semblait vouloir poursuivre la route jusqu'à Fornost Erain. Valgran va poursuivre la route avec Roulard et Mollun.

Juste avant le repas, Fron et Tirash vont prévenir les Nains ainsi que les deux marchands à l'auberge que le départ est bien prévu le lendemain matin, aux aurores.

Fánaviryan va voir ses compagnons hobbits et va chanter avec eux. Elle va débuter une nouvelle chanson : "Attrape-moi dans ma grotte !" :
- "A Occum, vous êtes partis
- Dans les collines nous avons chassés,
- Pour finir par entendre au loin,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Des collines jusqu'au fond d'un trou sombre,
- Nous sommes allés mettre les doigts,
- Tu as fini par crier,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Dans ton trou semé d'embuches,
- Dans la sueur et l'humidité,
- Nous avons trouvé ta cache,
- Tu as alors hurlé,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Nous t'avons ressorti de la mer des profondeurs,
- Les mains dans le dos et les pieds devants,
- Bien ficelé comme un gardon,
- Tu ne pouvais plus fanfaronner,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte ! Bis,
- Attrape-moi dans ma grotte !
- Attrape-moi dans ma grotte !"

Fánaviryan va ainsi animer la soirée en améliorant sa nouvelle chanson et en reprenant son répertoire dont "La Baston de Corréna" qui plait toujours autant aux Hobbits.

Après les chants des Hobbits, la fin de soirée va, par la suite, se dérouler dans le calme. Chacun va préparer ses affaires pour le départ.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 19:15 / 19:30 - Entretien avec Brégol - Brégol - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Bureau du Magistrat

Lorsqu'Imrinn a quitté le bureau, Brégol prend des notes sur un parchemin qu'il vient de prendre dans sa réserve. Daëgon en profite pour lui demander :
- "Magistrat, pensez-vous que nous pouvons partir demain à Fornost Erain ?"
- "Je ne vois pas de contrainte particulière à mon niveau. Evidemment, le marchand ou soi-disant marchand Imrinn ne sera pas des vôtres." répond Brégol.
- "On s'en doute bien !" réagit Daëgon.
- "En effet, il ne sera pas des vôtres. Quand au reste de la troupe, il n'y a pas de souci." indique Brégol.
- "Avez-vous des choses à relater à Fornost Erain ? Nous pourrions porter votre pli éventuellement ?" suggère Daëgon.
- "Non... Je vais attendre le retour de l'Artatan Ruinír pour voir avec lui s'il a besoin de faire remonter certaines informations." répond Brégol.
- "Très bien !" réagit Daëgon.
- "Monsieur Valgran, est-ce que vous souhaitez que votre compagnon reste ici le temps d'une convalescence éventuelle ?" demande Brégol.
- "Oui... Ça me semble plutôt une bonne idée..." répond Valgran.
- "Oui, on repassera par ici !" répondent Daëgon et Tirash.
- "Je vous remercie Monsieur le magistrat !" indique Valgran de sa petite voix enfantine.
- "Est-ce qu'il y avait d'autres choses que vous vouliez voir ?" demande Brégol.
- "Deux choses !" répond Tirash puis ajoute : "Pourrons-nous passer vous voir demain matin juste avant notre départ afin de savoir si le garde qui observe Imrinn a eu des informations ?"
- "Bien sûr ! Je ne manquerai pas de venir vous informer de ce qui a pu se passer cette nuit à Dol Occum. Ils se relaieront, justement, dans les geôles en particulier dans cet endroit un peu à l'écart comme vous l'aviez suggéré pour entendre les éléments particuliers et je vous remets l'autorisation pour transporter le Magistrat Cerfblanc jusqu'à Fornost Erain." indique Brégol en remettant le parchemin cacheté puis ajoute : "Comme j'avais pu vous le dire, Fornost Erain est prévenu de votre arrivée."
- "Et une dernière question, l'attroupement de dunéens au nord de la ville a titillé notre curiosité. Vous savez ce qui ce qu'il en est ?" demande Tirash.
- "À vrai dire, nous avons, juste, surveillé un peu leurs agissements pour voir ce qu'il en était." répond Brégol.
- "Et vous ne vous êtes pas du tout contacté ??" demande Daëgon.
- "Pour l'instant, non. J'avais d'autres choses à gérer que l'arrivée des dunéens." explique Brégol.
- "Oui, je comprends bien mais des gens de votre village ou des dunéens auraient pu entrer en contact." évoque Daëgon.
- "Jusqu'à maintenant, ils n'ont pas essayé de rentrer contact avec nous et, de mon côté, j'attendais le retour de Merembeleg puisque c'est plutôt à lui de se charger de cette partie-là." indique Brégol.
- "De la diplomatie quelque part.…" indique Daëgon.
- "C'est ça ! Je n'ai pas l'impression qu'ils ont de mauvaises intentions." évoque Brégol.
- "Oui, ils n'ont pas l'air hostile pour le moment..." indique Daëgon.
- "Non ! je n'ai pas eu ce sentiment. On va renforcer la sécurité du village pendant la nuit. On ne sait jamais..." indique Brégol.
- "Pensez-vous qu'ils nous causeraient problème pour le passage vers Fornost Erain ?" demande Daëgon.
- "Pour éviter le moindre souci, on fera en sorte de vous escorter au départ." propose Brégol.
- "Oui ! Je pense que nous pouvons prendre congé maintenant, Magistrat..." propose Daëgon.
- "De toute manière, on se voit demain matin avant votre départ. Votre passage à Occum a amené moults péripéties !" évoque Brégol.
- "D'où l'importance de notre mission ! C'est vrai que l'on nous met des bâtons dans les roues depuis le début." indique Daëgon.
- "J'espère que vos prochains passages dans la région seront plus calmes..." suggère Brégol.
- "Nous aussi ! Nous aussi !" réagit Fron.
- "Ou sinon je commencerai à me poser des questions vous concernant..." signale Brégol.
- "Normalement, on revient à vide, donc ça ne devrait pas poser de problèmes..." indique Daëgon.
- "Très bien ! Profitez bien de cette dernière soirée à Occum en espérant que la nuit soit bien plus paisible." annonce Brégol.
- "Oui je suis bien d'accord avec vous !" confirme Daëgon.
- "Pour bien dormir, il suffit de bien manger !!" annonce Fron.

Les quatre compagnons saluent le Magistrat et quittent son bureau.

Session N°107

Le 03/01/2024

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 18:30 / 19:30 - Interrogatoire d'Imrinn - Brégol - Garde Occum - Imrinn - Malloyei - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Bureau du Magistrat

Les compagnons boivent leur bière et Daëgon finit par dire :
- "Bon, notre mission principale reste d'emmener les prisonniers !"
- "Oui ! Effectivement, on emmène les prisonniers !" confirme Tirash et ajoute : "On en reprend une petite !"
- "C'est une bonne base !" confirme Fánaviryan.
- "On en reprend une petite ?" suggère Tirash.
- "Oui, oui ! On en reprend une petite histoire de se concerter." confirme Fánaviryan.
- "C'est l'heure de manger, de toute façon... C'est l'heure du premier diner..." évoque Fron.
- "Tu ne perds pas le nord !!" réagit Fánaviryan.

Alors qu'il est quasiment dix-neuf heures, l'auberge commence à se remplir et s'animer. Griff apporte une tournée de bières d'Occum ainsi qu'un plateau de charcuterie et de fromages locaux aux compagnons. Après avoir trinqué, Tirash demande à ses compagnons :
- "D'ici à notre départ demain matin, c'est d'aller interroger Imrinn en compagnie de Brégol et puis c'est tout ?"
- "On est pas mal..." évoque Fánaviryan.
- "Il faudrait, peut-être, choper quelques informations auprès de Brégol par la même occasion sur ce qui peut amener les dunéens ici." suggère Tirash.

Un quart plus tard, Brégol arrive à l'auberge dans sa tenue de capitaine de la garde. Il vient saluer les quatre compagnons et dit :
- "Je vois que vous vous restaurez c'est plutôt une bonne chose !"
- "Oui et puis la bière, ici, est tellement fameuse !" répond Tirash.
- "En effet, en effet... Auriez-vous vu le Seigneur Pellendur ?" demande Brégol.
- "Il est parti au bain..." répond Daëgon la bière à la main.
- "Ah... Bon... On m'a signalé qu'il était arrivé depuis peu et était à présent à l'auberge. Quant à vous, vous évoquiez de pouvoir échanger avec le prisonnier Imrinn ?" demande Brégol.
- "Oui ! Trouverez-vous le temps au milieu de cette folle journée pour vous consacrer à cela ?" demande Tirash.
- "Ce serait bien qu'on ne le fasse pas trop tard. Est-ce que d'ici un quart d'heure, vingt minutes ça vous irait ?" propose Brégol.
- "Ouais, ça semble bon !" confirme Daëgon.
- "Oui bien sûr !" confirme Tirash.
- "Je vais voir le Seigneur Pellendur et puis je viens vous rechercher par la suite ?" propose Brégol.
- "On peut se retrouver au fort dans un quart d'heure si vous voulez." propose Tirash.
- "À mon bureau, je préfère !" indique Brégol.
- "Très bien !" répond Tirash.

Brégol monte l'escalier pour aller vers les chambres. Les compagnons finissent leur bière puis Tirash demande en se levant :
- "Est-ce qu'on y va tous ou est-ce qu'on a d'autres choses à faire ? À priori, non ?"
- "Tout dépend de ce que l'on apprend..." indique Fánaviryan.
- "Peut-être que Valgran souhaiterait être avec nous par contre ?" suggère Tirash.
- "Ah oui ! C'est une bonne idée !" confirme Fánaviryan.
- "Je vais le chercher à la salle communale et je vous retrouve au bureau du Magistrat !" répond Tirash en sortant de l'auberge.

Fánaviryan et Fron continuent leur repas pendant que Daëgon va payer les bières et le repas. Puis les compagnons sortent de l'auberge et se dirigent vers le bureau du Magistrat.

Tirash se rend à la salle communale où les anciens miliciens de Metraith sont en train de jouer aux dés. Valgran discute avec Gidéon qui est allongé. Tirash lui demande :
- "Valgran, comment va Gidéon ?"
- "C'est stable... J'espère qu'à Fornost Erain, il pourra bénéficier des soins de bons docteurs..." évoque Valgran.
- "Oui, c'est fort possible. Est-ce que tu souhaites venir te joindre à nous pour l'interrogatoire d'Imrinn ? Le Magistrat Brégol nous accorde une audience avec lui." propose Tirash.
- "Oui, bien sûr ! Je n'aurais, sans doute, pas grand-chose à lui demander mais il est intéressant d'être présent !" répond Valgran.

Tirash et Valgran quittent la salle communale et se dirigent vers la maison du Magistrat où Fánaviryan, Fron et Daëgon sont présents devant l'entrée avec Brégol. Le Magistrat fait entrer les compagnons dans son bureau, leur propose de s'assoir et leur dit :
- "Je veux qu'on soit bien au clair. Evidemment, quoi qu'il dise, je ne veux aucune violence ! On est bien clair là-dessus ?"
- "C'est vous qui êtes en charge de la ville." répond Tirash.
- "Parce que vous avez entendu dire qu'on pouvait être un peu violent ?" demande Fánaviryan légèrement frustrée.
- "Nullement mais c'est ma pratique lorsqu'il s'agit d'interroger des prisonniers quel qu'il soit. Je sais que c'est une pratique peu courante mais, en tout cas, j'ai toujours pratiqué ainsi, aucun geste sur des prisonniers. Après, je sais que le Seigneur procédera autrement mais, à ce moment-là, il aura déjà été jugé suite à ma décision." évoque Brégol en retirant sa veste de la garde et en mettant sa veste de Magistrat et son pendentif puis va demander aux gardes d'aller chercher Imrinn puis il reprend la discussion : "Je vous laisse mener l'entretien. Ma seule condition est qu'il ne soit pas molesté. Mis à part cela, vous êtes libre de mener l'entretien comme vous le souhaitez.
- "Nous savons faire preuve de psychologie !" indique Fánaviryan.
- "Jusqu'alors, Imrinn est un homme qui nie tous les faits. Fron, vous êtes témoin pour évoquer cette attitude. Donc nous verrons si son attitude a changé sur les quelques heures passé au cachot." évoque Brégol.
- "La peine qu'il encours quelle est-elle ?" demande Tirash.
- "La peine capitale." répond clairement Brégol.
- "Et envisagez-vous une marge de négociation ?" demande Tirash.
- "Qu'est-ce que vous entendez par là ?" demande Brégol.
- "Hé bien, s'il s'avérait que cet homme fait partie d'une conspiration, d'un groupe un peu plus grand chargé de perpétrer des assassinats, de soutenir ceux qui le payent, peut-être que ce serait intéressant de pouvoir contre certaines négociations avoir un peu plus d'information sur son réseau." suggère Tirash.
- "Nous verrons la négociation qui va s'opérer à présent et je pourrais vous donner mes conclusions." indique Brégol.
- "Je pense aux rumeurs que vous évoquiez l'autre fois par rapport à un éventuel réseau qui agirait à partir de Bree." ajoute Tirash.
- "Oui... Je ne suis pas certain qu'on soit sur tout à fait la même chose mais, peut-être, que je me trompe. Je pense qu'il est intéressant qu'on ait un échange." indique Brégol.
- "Fron, tu as pu te renseigner sur l'emploi du temps d'Imrinn parce que s'il est innocent comme il le dit, il est, sans doute, resté dans sa chambre et s'il est coupable comme tout le laisse supposer, il a dû quitter sa chambre pendant près d'une heure." demande Tirash.
- "Malheureusement, à l'auberge, tout le monde semblait dormir." répond Fron.
- "Il y a juste, le fait, que lui était encore vif comme s'il n'avait point dormi." indique Fánaviryan au moment où on frappe à la porte.
- "Entrez !" répond Brégol.

Deux gardes amènent Imrinn dans le bureau du Magistrat. Fánaviryan se place à sa gauche et Fron à sa droite, Daëgon près de la porte et Tirash à côté du Magistrat qui se place en face d'Imrinn, derrière son bureau. Dehors, derrière la seule fenêtre de la pièce, au moins deux gardes sont postés. Imrinn s'installe sur sa chaise, regarde tout le monde avec un sourire de courtoisie puis salue toutes les personnes présentes et dit :
- "Je suis content de vous revoir."
- "Je ne sais pas si nous pouvons en dire autant..." répond Tirash.
- "Je crois que nous avons un problème !" annonce Fánaviryan.
- "Ah un problème ? Ah qu'il est-il ?" demande Imrinn.
- "Il semble que vous ayez fait transport et usage de certaines matières extrêmement dangereuses." indique Fánaviryan.
- "Ah... Vous évoquez les fioles, vous voulez dire ce que vous avez trouvé sous mon chariot ?" évoque Imrinn.
- "Hum, hum..." répond Fánaviryan.
- "Oui, exactement !" confirme Fron.
- "Mais je n'avais point connaissance de ces matières..." indique Imrinn.
- "C'était bien votre chariot ?" demande Fron.
- "Je l'ai acheté, il n'y a pas très longtemps..." répond Imrinn.
- "Où ça ?" demande Fron.
- "À un marchand de passage à Bree, il y a quelques semaines de cela..." répond Imrinn sans être crédible auprès des compagnons.
- "Des mensonges !!!" réagit Fánaviryan.
- "Le fait que cette cache était présente, je n'en avais point connaissance. À partir de là, on découvre des fioles, je ne sais pas ce qu'elles contiennent, je ne sais pas ce qu'elles font là. Mais si je peux vous aider, je suis tout à fait prêt à essayer de résoudre cette histoire." indique Imrinn.
- "Comment s'appelait ce marchand qui vous a vendu le chariot ?" demande Imrinn.
- "Malheureusement, certaines fois ma mémoire me joue des tours. Je n'ai pas retenu..." répond Imrinn.
- "C'était un marchand de quoi ? Que vendait-il" demande Fron.
- "Un marchand qui venait de l'Est. Il vendait des fourrures et avait tout vendu à des habitants de Bree. Il se trouvait avec une certaine somme d'argent et avec un chariot bien vide. Il avait un accent assez étrange cet homme et a accepté de vendre son chariot à un bon prix." indique Imrinn.
- "À combien ? Avec les chevaux ?" demande Fánaviryan.
- "Une trentaine de d'écus ce qui est une bonne somme... Si vous êtes un peu dans le milieu... À partir de là, moi, j'étais plutôt content ! J'avais de la marchandise et je ne savais pas comment la transporter. J'ai un chariot et me voilà fin prêt pour venir sur Fornost Erain." évoque Imrinn.
- "Vous envisagez de repartir quand sur Fornost Erain ?" demande Imrinn.
- "Nous, on repart dès demain matin mais il y a un petit problème pour vous, c'est qu'apparemment..." indique Fánaviryan.
- "Apparemment ?" demande Imrinn.
- "Vous allez devoir rester par ici. C'était, malheureusement, des marchandises qui ne pouvaient être admises et puis je ne sais pas si vous êtes au courant mais il y a eu un mésusage de ces marchandises." indique Fánaviryan.
- "Ah, pas vraiment... Enfin, Monsieur le Magistrat m'en a, plus ou moins, fait part.…" indique Imrinn.
- "Oui, monsieur Imrinn, sachez bien que nous ne sommes point dupes et que vous devrez répondre de vos actes auprès de l'Artatan Ruinír qui devrait arriver d'ici peu..." annonce Brégol.
- "Quelle peine encourt-il ?" demande Tirash à Brégol.
- "Monsieur Tirash, le fait qu'Imrinn ait tué quatre villageois, il encourt la peine de mort." répond Brégol.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Mais comment ça quatre... Mais je n'y suis pour rien !! Enfin... Je ne suis qu'un simple marchand..." réagit Imrinn.
- "Quelle arme a été utilisée d'ailleurs ?" demande Tirash.
- "Alors les choses ne sont pas, tout à fait, déterminées mais il semblerait que ça soit l'injection d'un poison." répond Brégol en sortant d'un tiroir une petite pochette en cuir qui se déroule. Fron l'a découverte sous le chariot. Un lot de seringues et d'aiguilles est présent à l'intérieur de différentes tailles et calibres dont quelques-unes sont similaires à celles utilisées par Reoluin, le couturier et assassin de Metraith.
- "Et tu l'as trouvé où cette pochette Fron ?" demande Tirash à Fron.
- "Dans le chariot d'Imrinn." répond Fron.
- "Dans la même cache que les fioles ?" demande Tirash.
- "Non, mais, ce n'est pas..." réagit Imrinn.
- "S'il vous plaît, Imrinn ! C'est déjà assez compliqué comme ça !!" ordonne Tirash puis demande à Fron :"Dans la même cache que les fioles ?"
- "Oui ! L'endroit que je ne connaissais point, voilà !!" lance Imrinn.
- "Bien sûr... Bien sûr..." réagit Tirash.
- "Sachez, Magistrat, que nous avons déjà vu ce genre de choses entre les mains d'un homme d'Angmar." évoque Fánaviryan.
- "D'accord ! À quel endroit ?" demande Brégol.
- "À Metraith ! Nous avions découvert un homme et nous avions dû rencontrer le Magistrat Harge de Metraith. Vous devez, peut-être, en avoir entendu parler ? Très rigoureux sur les sentences et les procédures." évoque Fánaviryan.
- "J'en ai entendu parler, oui ! Je n'ai pas eu l'occasion de le rencontrer." indique Brégol.
- "Nous avons eu plusieurs auditions courtoises mais nous avions découvert le mode opératoire d'un grand couturier de Metraith qui avait éliminé quelques représentants de grandes familles." explique Fánaviryan.
- "Alors, nous avons là une preuve évidente que si le mode opératoire est le même, nous avons, en présence devant nous, un agent d'Angmar !" conclut Brégol.
- "Et vous l'avez fouillé ? Vous avez trouvé quelque chose ?" demande Daëgon.
- "Vous avez fouillé sa chambre aussi ?" demande Tirash.
- "Aussi, oui, tous les lieux. Est-ce qu'il y a d'autres éléments qui pourraient incriminer un peu plus Imrinn ?" demande Brégol.
- "Les agents d'Angmar ont une bague." répond Daëgon.
- "En général, ils se font assez fiers de porter une bague pour défier la loyauté." explique Fánaviryan.
- "Ils l'ont sur eux. Ils ne la portent pas forcément au doigt, ce n'est pas très discret..." évoque Daëgon.
- "Non ! Avant qu'il soit enfermé dans les geôles de Dol Occum, nous avons vérifié rien trouvé qui s'apparente à une bague..." répond Brégol.
- "Mais avez-vous regardé s'il portait quelques tatouages distincts à tout hasard..." demande Fánaviryan.
- "Puis-je m'exprimer, Vu qu'on parle de moi..." demande Imrinn en levant la main.
- "Ça sera, peut-être, une des dernières fois... Allez-y.…" répond Tirash.
- "Si vous voulez, je peux me mettre nu et vous verrez que je ne porte point le Roi-Sorcier sur moi et aucun signe de quoi que ce soit..." évoque Imrinn.
- "Un assassin juste engagé pour faire quelque chose." réagit Daëgon.
- "Un assassin mais voyons !! Je suis, juste, un honnête marchand !!" réagit Imrinn.
- "Vous avez tout le matériel d'un assassin !" rétorque Daëgon.
- "Et vous êtes, finalement, plutôt calme pour un homme accusé de multiples meurtres. Cela suffirait presque à indiquer votre culpabilité..." lance Tirash.
- "Le fait que je sois calme prouve ma culpabilité ??" questionne Imrinn.
- "Cela demande un certain entraînement..." répond Tirash.
- "Parce que sinon c'est la tête tranchée !" ajoute Daëgon.
- "Ah non ! Je pense que le magistrat sera d'accord avec moi qu'un empoisonneur doit périr de son propre poison !" évoque Fánaviryan.
- "Alors pour vous répondre Madame, ça fait partie de la décision de l'Artatan Ruinír qui, en règle générale, a tendance à souhaiter que ça soit une exécution publique par décapitation..." indique Brégol en pesant chaque mot.
- "Ah..." réagit Daëgon.
- "Ça a l'air impressionnant..." réagit Fron.

Tirash observe Imrinn qui est attentif mais calme, sans être en panique. Il regarde, attentivement, toutes les personnes présentes dans la pièce avec une attitude, parfois, d'incompréhension. Puis Brégol ajoute :
- "C'est le Seigneur Ruinír, lui-même, qui se charge de l'exécution."
- "Oh ! Quel honneur !!" réagit Fánaviryan.
- "Mais le Seigneur est d'une grande efficacité. La tête se détache au premier geste." explique Brégol.
- "C'est, apparemment, le destin qui vous attend Imrinn... Je pense que les dés sont jetés maintenant." évoque Tirash.
- "Mais alors, attendez ! Je n'ai même pas le droit de me défendre, de prouver mon innocence !" réagit Imrinn.
- "Prouver votre innocence, ça va être compliqué mais peut-être que vous pourriez envisager de négocier..." suggère Tirash.
- "Négocier ? Mais que puis-je négocier si je suis innocent ?" demande Imrinn.
- "Si vous êtes innocent, vous serez un innocent sans tête... C'est à vous de voir... Le Magistrat Brégol nous a demandé de ne pas utiliser la violence pour essayer d'obtenir la vérité. Pas de problème, maintenant à vous de voir..." évoque Tirash.
- "Je n'ai rien d'autre à dire..." indique Imrinn.
- "Avez-vous de la famille à prévenir ?" demande Tirash.
- "Ils sont morts..." répond Imrinn
- "Dans quelles circonstances ?" demande Tirash.
- "..." Imrinn ne répond pas.
- "Ils sont morts à cause de vous ?" demande Tirash.
- "..." Imrinn ne répond pas.
- "Vous préférer faire de l'argent..." évoque Fánaviryan.
- "Je suis marchand." répond Imrinn.
- "Et votre vie vaut combien ?" demande Fánaviryan.
- "J'ai l'impression qu'ici ma vie ne vaut pas bien chère..." répond Imrinn.
- "C'est à vous d'en décider encore une fois... Peut-être que si vous étiez un peu moins fidèle à votre cause, vous pourriez avoir une vie un peu plus longue." évoque Tirash.
- "Quand vous dites cause, vous entendez quoi par-là ?" demande Imrinn.
- "On ne sait pas... C'est ce qu'on aimerait savoir…" indique Fron.
- "Vous dites ne pas jurer par le Roi-Sorcier mais par quoi jurez-vous donc alors ?" demande Fánaviryan.
- "Mais par la vie, par les rencontres ! J'ai apprécié de voyager avec vous depuis Bree jusqu'à Occum et c'est ça qui m'anime au quotidien." évoque Imrinn.
- "Savez-vous que nous connaissons certaines personnes à Bree qui, peut-être, pourraient nous parler de vous ?" demande Tirash en regardant attentivement la réaction d'Imrinn mais l'homme ne réagit pas.

Tirash s'approche de Brégol et lui demande en chuchotant :
- "Imrinn a-t-il été enfermé à côté des autres prisonniers ?"
- "Oui." répond Brégol.

Fron profite d'un silence pour s'adresser à Imrinn et lui demande :
- "Est-ce que le nom de Golasgil vous dit quelque chose ?"
- "Golasgil ?? Non, je suis censé le connaître ?" demande Imrinn.
- "Vous êtes marchand..." réagit Tirash.
- "En effet... En effet... mais je ne viens pas souvent sur Fornost. S'il vit à Fornost..." indique Imrinn.
- "Monsieur Imrinn si vous en restez à ces propos-là, sachez que lorsque arrivera le Seigneur Ruinír, j'évoquerai auprès de lui le fait que vous êtes le tueur de quatre villageois : "Stofian marié à Ladra et père de deux enfants, Paid marié à Laoise et père d'une fille, Manny marié à Ladra et père de quatre enfants et Gennan". Sachez bien que vous en courrez dans ces cas-là et c'est ce que je vais retenir contre vous, une peine de mort. On peut, tout à fait, entendre que vous ayez agi sous quelques contraintes que ce soit. Dans ces cas-là, c'est le moment de le dire. Votre silence vous accusera monsieur Imrinn. Exprimez-vous !" annonce Brégol.

Imrinn lève les bras lève les bras et ne semble pas vouloir dire que quoi que ce soit. Le Magistrat ferme les mains et Fron dit :
- "La tentative de libération a, de toute façon, échouée. Donc vous ne gagnez plus rien à taire le nom des personnes qui vous auraient demandé de les libérer."
- "Alors ?" demande Brégol.
- "Nous avons, même, récupéré leur butin !" signale Fánaviryan.
- "Une existence nouvelle peut vous attendre, peut-être, dans une autre contrée mais il va falloir parler maintenant !" évoque Tirash.
- "..." Imrinn garde le silence.
- "Vous êtes bien un pauvre marchand pour ne pas monnayer plus votre vie..." lance Fánaviryan.

Brégol qui commence à s'impatienter, annonce :
- "Bon ! Messieurs, dame, je crois que nous allons en rester là..."
- "Tout à fait !" confirme Tirash.
- "Gardes !!" crie Brégol.

Les deux gardes du couloir entrent dans le bureau du Magistrat, prennent Imrinn et l'amènent à l'extérieur du bâtiment.

Tirash attend qu'Imrinn soit à l'extérieur pour suggérer :
- "Magistrat, juste une dernière chose, puisque les prisonniers vont être enfermés côte à côte. Est-ce qu'il y aurait moyen d'avoir une oreille indiscrète qui puisse voir s'ils discutent entre eux ? Peut-être qu'ils utilisent le Noir Parlé ou quelque chose comme ça ? Si l'un des gardes peut, éventuellement, se mettre à l'entrée non loin de la grille là où il y a un mur avec une chaise, ça pourrait, peut-être le faire."
- "C'est noté ! Je vais donner mes instructions pour que ça soit fait !" répond Brégol.
- "Merci !" répond Tirash.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:15 / 18:30 - Rencontre avec Pellendur - Garde Minas Malloth - Gryff - Pellendur - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

Fron réagit et dit :
- "Tiens ! Voilà le seigneur !!"

Les chevaux ainsi que les cavaliers de Minas Malloth ont l'air fatigué. Tous les hommes vont descendre de cheval pour se dégourdir les jambes.

Les compagnons voient Pellendur et se dirigent vers lui. Les gardes de Minas Malloth lèvent la main lorsque les compagnons s'approchent à quelques mètres leur signifiant de s'arrêter, les empêchant de s'approcher de Pellendur et crient : "Halte !!". Le seigneur Pellendur se retourne et vient vers les compagnons en écartant ses soldats. Il vient alors saluer les quatre compagnons en leur passant un :
- "Bonjour Messieurs" puis "Madame" en Quenya pour Fánaviryan.
- "Monseigneur !" répond Tirash et Daëgon.
- "Bonjour Monseigneur." répond Fánaviryan en Quenya avec une petite révérence.
- "Quelle surprise de vous rencontrer ici ! Que faites-vous là ??" demande Daëgon.
- "Nous sommes montés à Fornost Erain pour voir le Roi. Nous repartons dès demain pour rejoindre Bree puis euh Minas Malloth.
- "Nous pourrions, peut-être, aller à l'auberge. Je vous avouerai que j'ai la gorge sèche et ces heures de voyage depuis Fornost Erain m'ont donné soif." suggère Pellendur.
- "Très bien ! C'est par là..." indique Daëgon.

Les quatre compagnons vont accompagner Pellendur vers l'auberge de "La Flasque de Mithril" accompagné de deux gardes de Minas Malloth qui semblent être la garde rapprochée du seigneur.

Sur le chemin, Fron s'approche de Tirash et lui demande :
- "Tirash, c'est qui ce seigneur ?"
- "C'est un seigneur qui habite au sud de Bree. Il a des craintes de ne pas réussir à nourrir sa population avec le blé de Bree qui est vendu aux Nains par Golasgil. La proposition était que Golasgil négocie avec les Hobbits du blé pour Minas Malloth." explique Tirash.

En s'installant à l'auberge, Pellendur demande à Griff, sept bières et dit aux quatre compagnons :
- "Vous verrez la bière est de qualité mais, peut-être, que vous l'avez déjà goûté. Laegaire est un jeune et bon brasseur !"
- "Il nous a parlé un peu de sa bière depuis nous sommes arrivés ici. Effectivement, elle est fameuse..." répond Tirash.
- "Ouais mais trop légère !" crie Kriall de plusieurs tables derrière.
- En entendant ces propos, Pellendur se lève, se fend d'une révérence à destination de Kriall puis se rassoit, boit une bonne gorgée de bière et demande : "Et vous, vous faites quoi dans la région ?"
- "Nous allons à Fornost Erain pour escorter des prisonniers que nous avons capturés dans la Comté pendant les troubles qui ont agi ces derniers temps, des hommes d'Angmar notamment et le Magistrat de la Comté également ce qui peut sembler surprenant au premier abord..." évoque Tirash.
- "Oui, en effet..." réagit Pellendur avec surprise puis ajoute : "La Comté est actuellement en proie à des conflits avec la famille Tarma de ce que j'ai compris."
- "Oui, c'est bien ça et le Magistrat donc en complicité avec la famille Tarma a commandité l'assassinat du marchand Golasgil que vous aviez rencontré à Bree." explique Tirash.
- "Et c'est d'ailleurs ça qui a déclenché les troubles en Comté par le lynchage de deux Hobbits innocents pour se couvrir d'avoir engagé un tueur." ajoute Fánaviryan.
- Pellendur réagit avec un certain amusement dans son regard à l'évocation de l'implication de la famille Tarma puis un sentiment d'inquiétude à l'évocation de la mort de Golasgil.
- "Pour suivre le récit, parce que, malheureusement, il y a eu des rebondissements, en effet, un autre assassin a été découvert par notre tout jeune compagnon issu de la Comté, Fron Sacquet." présente Fánaviryan.
- "Ah ! Enchanté Monsieur !" salue Pellendur.
- "Bonjour, enchanté ! Je suis Fron Sacquet de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate." se présente Fron.
- "Je suis le Seigneur Pellendur, Hir du Tyrn Gorthad, Seigneur de la région nord du Cardolan." se présente Pellendur.
- "Nous faisions route vers Fornost Erain en caravane avec ces sieurs nains et quelques marchands. En faisant étape ici, les prisonniers qui avaient été remisés au cachot, ont été libérés par l'élimination de quatre hommes de garde. Nous les avons pourchassés dans le Nan Tùrath. Après en avoir récupéré un, nous avons trouvé une cache où se planquait les deux autres. La grotte où ils se cachaient, était piégée mais contenait des armes et vivres. Pendant ce temps, Fron Sacquet a mené son enquête et a pu livrer l'assassin au magistrat Brégol d'Occum." raconte Fánaviryan.
- "Oui ! Le Magistrat Brégol, je comptais bien aller le voir par la suite." indique Pellendur.
- "A priori, il est occupé par l'arrivée d'une troupe de dunéens. Peut-être vous les avez aperçus au nord du village ?" demande Tirash.
- "Je n'ai pas vraiment fait attention..." répond Pellendur.
- "Et vous, qu'est-ce qui vous a amené à Fornost ? Si nous pouvons l'entendre..." demande Tirash avec diplomatie.
- "Oui ! Bien sûr. Je devais rencontrer le Roi pour le solliciter afin qu'il puisse m'octroyer des troupes. Il y a, à l'heure actuelle, des troubles au sud de Minas Malloth à savoir que des hommes des collines ont essayé d'attaquer Minas Malloth." annonce Pellendur.
- "Ah oui !!" réagit Tirash.
- "Nous les avons repoussés et ils sont allés rejoindre d'autres troupe à Andrath. Avec les troupes qui se sont amassées là-bas, autant dire, qu'il n'est plus question de pouvoir rejoindre Metraith par cette route. Ces troupes sont, sans doute, venus prêter main forte aux hommes des collines qui étaient déjà présents à Andrath." annonce Pellendur.
- "Avez-vous su l'issue de quelques événements qui se sont déroulés à Metraith dont nous avons fait part à votre sœur en remontant vers la Comté par rapport à la découverte des assassins de de Cinniath Wesmin sans pouvoir les interpeler ?" demande Fánaviryan.
- "Oui ! C'est vrai que ma sœur m'en a fait part, une bien malheureuse histoire..." répond Pellendur.
- "Une triste conjugaison d'événements..." réagit Fánaviryan.
- "La demande que j'ai faite auprès du Roi même si je n'ai pas pu rencontrer le roi mais, en tout cas, auprès des généraux, est que des troupes de l'Arthedain puissent nous prêter main forte pour déloger les hommes des Collines." évoque Pellendur.
- "Pensez-vous qu'ils vont répondre favorablement ?" demande Tirash.
- "Je ne sais pas, ils attendaient le retour du Roi... Normalement, le Roi ne devrait pas tarder à revenir sur Fornost Erain. Il est parti le Grand Nord rencontrer les hommes des glaces." indique Pellendur.
- "Nous aurons donc du mal à le rencontrer dans les jours à venir..." évoque Tirash.
- "Il est vrai que je n'ai pas pu le rencontrer et je n'ai pas eu d'annonce de la date du retour du Roi. Peut-être que vous aurez-vous plus de chance mais le conseil que j'ai pu rencontrer a pris note de ma demande. Je ne les ai pas sentis tout à fait enthousiastes..." indique Pellendur.
- "Y a-t-il une personne un peu plus à l'écoute que les autres ? Car les nouvelles que nous apportons de la Comté peuvent avoir des conséquences assez importantes sur le royaume." évoque Tirash.
- "De mon côté, je vais essayer de pouvoir intercepter Argevil. Aujourd'hui, celui qui, au-delà du Roi Argeleb II, je pense que son fils ainé serait le plus à même d'être à l'écoute et connaît bien les enjeux du Cardolan. Ça serait compliqué si la route du sud venait à être bloqué..." évoque Pellendur.
- "Tout à fait..." confirme Tirash.
- "Je vous avouerai que je repars vraiment sans avoir eu gain de cause, sans avoir eu réponse de la part du Conseil du roi. Je vais me devoir de me satisfaire de cela." indique Pellendur.
- "Peut-être que si les choses se calment en Comté, il y aura plus de troupes disponibles." évoque Fron.
- "Mais monsieur Sacquet, comment pensez-vous que les choses puissent se calmer en Comté ?" demande Pellendur.
- "Actuellement, il semblerait qu'il n'ait plus vraiment de troubles à part si les Tarma lancent des attaques sur la Comté. Mais au sein de la Comté, à priori, il n'y a plus de troubles pour le moment." évoque Fron.
- "J'ai cru comprendre qu'en effet, les Tarma ont eu fort à faire au nord de la Comté. Mais je ne serais pas étonné qu'il y ait une contre-offensive des Tarma. Je ne veux pas vous alarmer mais à Fornost Erain, on entend des rumeurs..." évoque Pellendur.
- "Il semblerait qu'il y en ait eu une mais qui aurait été contrée. D'ailleurs, les Hobbits chantent leur victoire." évoque Fánaviryan.
- "J'ai entendu parler d'une victoire hobbite qui a contraint les troupes Tarma à rebrousser chemin. Je ne serais pas surpris qu'ils réagissent à cette défaite." suggère Pellendur.
- "Il est probable qu'ils avaient sous-estimé la résistance des Hobbits et qu'il lance une offensive un peu plus musclée la prochaine fois." analyse Tirash.
- "Tout à fait ! Ce qui serait fort déplaisant pour tout le monde..." évoque Pellendur.
- "Mais d'un point de vue légal, les Tarma n'ont aucun droit d'entreprendre ces attaques ? Les terres de la Comté sont sous l'autorité du Roi." demande Tirash.
- "Oui !" confirme Pellendur.
- "Les Tarma sont sous l'autorité du roi ?" demande Tirash.
- "Oui. Disons que l'on est sur aussi une région qui est contrôlée par les Tarma." évoque Pellendur.
- "Vous parlez également de la Comté ?" demande Tirash.
- "Oui ! Ils pourraient très bien réagir en estimant qu'ils sont une menace à leur frontière. Je m'inquiétais d'un élément. J'aurais aimé avoir votre avis puisque vous étiez dans cette histoire, vous avez évoqué le fait que le marchand Golasgil avait été tué. Il était prévu la vente de blé auprès de ces personnes du royaume du sud." indique Pellendur en désignant le groupe de Nains dont Kriall puis ajoute : "Est-ce que vous avez d'éventuels éléments par rapport au blé que Golasgil devait négocier auprès des Hobbits pour ma baronnie."
- "Non, moi, ça ne me dit rien... peut-être que Valgran serait..." évoque Fron.
- "Nous avons fait demande auprès du Grand Conseil, le Moot d'Hobbitebourg à faire reprise des activités puisque Golasgil nous devait certaines sommes et il y avait un engagement vis-à-vis des Nains qui semblait extrêmement important pour la paix dans les environs." évoque Fánaviryan.
- "Très concrètement, nous, nous ne savons pas ce qu'il en est du blé qui a été prévu pour votre Seigneurie. Cependant, nous allons avoir, à nouveau, des relations avec la Comté. Je pense que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate peut se charger d'essayer de voir ce qu'il en est. La crainte principale que nous ayons, à l'heure actuelle, c'est que les troubles en Comté impacte la production. Si les paysans ne peuvent pas travailler, le blé ne va pas arriver dans les greniers." évoque Tirash.
- "Les Tarma ont pillé certaines fermes de la Comté et pendant que des agents d'Angmar ne faisaient que d'alimenter le chaos et les relations entre les Hobbits et les humains qui restent encore en Comté." évoque Fron Sacquet.
- "Je vais avoir besoin de réponse, vous vous en doutez bien..." évoque Pellendur.
- "Bien sûr !" confirme Tirash puis demande : "Nous allons avoir besoin de chiffres parce que Golasgil ne nous avait pas informé puisque nous n'étions pas réellement concernés par cette histoire des quantités qui avaient été négocié. Est-ce que les négociations avaient été menées ? Est-ce qu'elles étaient en cours ?"
- "Elles étaient en cours. Golasgil devait reprendre contact avec moi pour me donner des tarifs pour que je puisse voir exactement combien de chariots, nous allions prendre. Dans ce cas, je vous propose que vous puissiez m'apporter une réponse début Urui. Si, après le 10 d'Urui, je n'ai pas de réponse, je viens demander du blé à Rory Piedbruyère à Bree." annonce Pellendur.
- "D'accord..." répondent Daëgon et Fánaviryan.
- "Et je peux vous assurer que je mettrai un certain poids dans la balance pour que Rory réponde favorablement à ma demande." annonce Pellendur.
- "Mais il en va de l'alimentation de vos hommes, c'est bien normal !" évoque Pellendur.
- "Quels seraient vos besoins que nous sachions de quoi nous parlons ?" demande Tirash.
- "Oui, c'est ça ! Combien de boisseaux voulez-vous ?" demande Fánaviryan.
- "Combien seriez-vous prêt à payer également pour que nous puissions évaluer les besoins ?" demande Daëgon.
- "Voici ma réponse..." répond Pellendur.
- "On verra si les Hobbits sont d'accord..." indique Daëgon.
- "Si je n'ai pas de réponse de votre part d'ici le 10 d'Urui, sachez que de mon côté, je viendrai voir Rory pour avoir du blé." précise Pellendur.
- "Vous restez aux alentours de Minas Malloth pendant ce temps-là ?" demande Daëgon.
- "A moins que les choses s'arrangent ou dégénèrent du côté d'Andrath, je ne vais pas trop bouger tant que je n'ai pas de réponse du Roi concernant ma demande de renfort. Je ne peux pas y aller seul avec mes troupes à Andrath. Je ne vous cache pas que je vais aussi solliciter les autres seigneurs du Cardolan. Je sais que le Seigneur Hallas de Metraith était aux prises avec un Seigneur de guerre dans le sud. J'imagine qu'il aura peu de possibilités de pouvoir m'accorder des hommes et c'est, à peu près, la même chose pour la plupart des autres seigneurs." évoque Pellendur.
- "Oui, ces terres sont empreintes à d'étranges changements actuellement." indique Fánaviryan.
- "Nous allons, pour le moment, à Fornost Erain mais on va essayer d'en parler aux Hobbits." indique Daëgon.
- "Que nous devrons, de toute façon, escorter au retour très rapidement. Nous en avons déjà une compagnie qui venait de Metraith à ramener et le Shiriff qui escortait les prisonniers. Le délai est convenable, court mais convenable." évoque Fánaviryan.
- "Je ne peux pas attendre plus de ce que je vous ai indiqué là." indique Pellendur.
- "C'est lié à la vivacité des événements qui se sont déroulés. Nous avons la chance d'être encore sur une bonne saison." évoque Fánaviryan.
- "Vous avez mentionné, tout à l'heure, avoir entendu parler d'une éventuelle contre-offensive des Tarma. Vous avez plus d'informations par rapport à ça ? Des personnes qui pourraient être intéressantes pour nous d'aller rencontrer à Fornost Erain ?" demande Tirash.
- "Je ne peux tout dévoiler par rapport à cela. Disons qu'il faut réussir à se faire inviter auprès des bonnes tables." suggère Pellendur.
- "Ah ça, j'aime bien !!" réagit Fron.
- "Alors, je vous arrête tout de suite... Seules les familles nobles sont accueillies sur ces table-là." indique Pellendur.
- "La famille Wesmin en fait-elle partie ? Nous avons été accueillis par la famille Wesmin comme en témoigne, vous pouvez le voir, nos tenues et nous avons donc la possibilité de discuter en son nom." évoque Tirash.
- "Si, en effet, vous souhaitez avoir des informations plus précises, il sera nécessaire de pouvoir rencontrer les grandes familles nobles de Fornost Erain." souligne Pellendur.
- "Vous avez une famille, en particulier, à laquelle il serait intéressant de s'adresser si ça ne vous dérange pas de nous en faire part, bien sûr..." demande Tirash.
- "Avec laquelle vous portez des affinités telles que vous pouviez emporter avec Cinniath." précise Fánaviryan.
- "Mes affinités vont, en particulier, auprès de la famille Orrómen. J'ai découvert un vin du Gondor à leur table." évoque Pellendur.
- "Et quelles sont les spécialités de ces familles ?" demande Fánaviryan.
- "D'être riche, d'avoir des terres, d'avoir des hommes, d'avoir une armée, des armées qui peuvent rivaliser avec l'armée royale. Si vous avez besoin d'avoir des informations, peut-être que qu'en annonçant que vous venez en tant que famille noble de Metraith, vous pourriez avoir vos entrées." évoque Pellendur.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "Ça peut se tenter, encore faut-il, être connu. Je jouis d'un certain prestige du fait que je suis Seigneur du Tyrn Gorthad depuis quelques années. A vous de vous faire votre prestige à Fornost Erain." conseille Pellendur.
- "Et une dernière question, désolé, j'ose à peine vous la poser. Avez-vous entendu parler de certaines tentations de la famille Tarma d'intriguer contre le roi pour récupérer ses terres. Je vous parle, presque, de trahison donc j'imagine bien que ce ne sont pas des mots que je prononce à la légère et que votre réponse ne sera pas donnée à la légère non plus." évoque Tirash.
- "Il est plus ou moins de notoriété que l'Artatan Finglin Tarmëaron n'a jamais digéré le fait que vous, les Hobbits, ayez obtenu ces terres. Il est clair qu'aujourd'hui, il pourrait y avoir, à tout moment, dans l'Arthedain une volonté de certains de vouloir renverser le Roi et d'un seigneur en particulier... Mais je pense qu'aujourd'hui, il n'a pas suffisamment, de force pour pouvoir le faire surtout vu ce qui s'est passé en Comté à moins qu'il venait à réussir à contrecarrer l'échec cuisant qui s'est passé dans le village dont j'ai oublié nom dans le nord de la Comté. S'il venait à rétablir le rapport de force en Comté, voir à récupérer une partie des terres, peut-être, que d'autres seigneurs se rallieraient à sa cause. Nous ne sommes que sur des suppositions, on s'entend bien..." analyse Pellendur.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Si l'Artatan Finglin Tarmëaron venait à acquérir suffisamment de pouvoir, il pourrait être en capacité de pouvoir destituer le Roi et je pense que la nouvelle politique menée changera la région..." analyse Pellendur.
- "Merci pour ces précieuses informations..." confie Tirash.
- "Hum..." réagit Pellendur.
- "Suppositions..." précise Tirash.
- "Oui, tout à fait !!" confirme Pellendur puis ajoute : "Si certains seigneurs montrent leurs muscles, peut-être, que certains généraux se rallieraient à d'autres familles. Il est donc sage et prudent de savoir à quelle table vous allez manger. Certains plats peuvent être plus épicés que d'autres en fonction des tables où vous allez..."
- "Et où est la meilleure cuisine selon vous ? Auprès de la famille Orrómen ?" demande Tirash.
- "Si j'avais un choix à faire, je n'irai manger qu'à la table du Roi. Chaque famille a ses propres enjeux." répond Pellendur.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Et aucune d'entre elles, ne prendra de risque pour déséquilibrer le rapport de force à moins d'avoir suffisamment d'éléments pour agir. Prenez bien mesure de ce que vous allez annoncer auprès du Conseil vis-à-vis de la famille Tarma. L'un des membres de la famille Tarma fait partie du conseil comme toutes les grandes familles nobles de l'Arthedain." indique Pellendur.
- "Ce sera un moment où il te faudra garder sérénité Fron !" évoque Fánaviryan.
- "Nous n'avons pas besoin de faire des annonces. Tout est dans son journal..." réagit Fron.
- "Nous avons les preuves formelles et les moyens de les adresser directement." indique Fánaviryan.
- "C'est important que vous ayez bien en tête tout cela. Depuis de nombreuses années, je viens à Fornost Erain et je fréquente les Grandes Familles de l'Arthedain. Je commence à les connaître. Si vous souhaitez les fréquenter, méfiez-vous. Finglin Tarmëaron, en général, est très peu présent sur Fornost Erain. C’est l'une de ses cousines qui est représentante au conseil du roi." évoque Pellendur puis ajoute : "Si vous le permettez, je vais demander à pouvoir prendre un bain et me reposer."
- "Un grand merci pour ce temps que vous nous avez consacré !" affirme Tirash.
- "J'espère que, dans quelques semaines, j'aurai l'occasion, moi également, de vous remercier pour les affaires que nous sommes en train de négocier." évoque Pellendur.
- "Nous allons tout faire pour cela..." répond Tirash.
- "J'entends bien et je ne pense pas que nous nous verrons ce soir. Je vais rester dans ma chambre pour une partie de la soirée. Au plaisir de se revoir..." annonce Pellendur en se levant.
- "Au plaisir !" répondent Tirash et Fron.
- "Au plaisir de vous avoir rencontré Monsieur." répond Pellendur à l'intention de Fron.
- "J'en étais enchanté également..." répond Fron.
- "Vous avez l'engagement de la compagnie de l’Aurore Ecarlate." conclut Fánaviryan en Quenya.

Session N°106

Le 20/12/2023

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 17:00 / 17:15 - Arrivée d'une troupe par le nord - Garde Minas Malloth - Pellendur - Lieu : Occum - Place d'Ulmo

En arrivant non loin de la place centrale du village, ils vont voir des voyageurs arriver du nord qui viennent, tout juste, d'arriver à Occum. Il s'agit d'une troupe armée aux bannières jaune et or que les compagnons reconnaissent comme étant celle de Minas Malloth et du seigneur Pellendur. Ils vont alors voir les soldats dont le tabard est bien celui de la baronnie du Tyrn Gorthad. Parmi les hommes en arme, Pellendur se tient sur un cheval parmi la vingtaine de soldats du Cardolan en tenue de voyage sur leur cheval.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 13:15 / 16:55 - Restitution du casque Nain - Gryff - Kriall - Lægaire - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

En rentrant dans la salle communale, Fánaviryan va prendre un parchemin et pendant un peu plus d'une heure, elle va dessiner les runes présentes sur le casque en Mithril puis va tendre le parchemin à ses compagnons en leur disant :
- "Ce n'est, certainement, pas à moi d'aller voir les Nains. Fron ou Tirash, il vaut mieux que vous y alliez parce que je risque de pas être très diplomate. Par contre, je veux bien venir pour mettre la pression sur Imrinn !"
- "Sachant qu'on a dit à Brégol qu'on l'attendrait pour interroger Imrinn. Tirash avait bien sympathisé avec eux à l'auberge, peut-être que je peux aller présenter le parchemin. Daëgon, est-ce que tu m'accompagnes ? Tu étais là à l'auberge, on peut y aller tous les deux." propose Tirash.
- "Oui !" répond Daëgon.
- "On dit quoi ? Qu'est-ce que tu en penses Fana ? On dit qu'on a trouvé le parchemin mais il est tout frais le parchemin..." indique Tirash.
- "Ouais..." confirme Fánaviryan.
- "On ne peut pas le salir un peu ? Parce qu'on pourrait dire qu'on a trouvé le parchemin dans la caverne ?" propose Tirash.
- "Un peu de poussière dessus et ça sera bon. Il suffit de le passer en haut d'une porte ou un truc comme ça, non ?" propose Fánaviryan.
- "Après, il peut être récent mais qu'on n'ait pas l'impression qu'il a été écrit il y a une heure... On pourrait le froisser un petit peu peut-être avec une petite tache de gras par-ci, par là. On va essayer de le vieillir." suggère Tirash.

Fánaviryan va prendre le parchemin, vérifier que l'encre est bien sèche, et le chiffonner, lui faire prendre la poussière afin de le vieillir artificiellement.

Tirash et Daëgon se dirigent à l'auberge et vont voir les quatre nains et, en particulier, Kriall. À priori, les Nains ne semblent pas être à leur première bière. Lorsqu'il voit les deux compagnons arriver, il dit à leur intention :
- "Ça y est, on est reparti ?"
- "Demain !" répond Daëgon.
- "Demain ?" demande Kriall.
- "Demain, c'est ça qui était convenu." évoque Daëgon.
- "On a des prisonniers qui sont blessés. Il faut qu'on leur laisse le temps de récupérer un peu, vous savez, les trois là. Si on veut être sûr de les amener en bon état jusqu'au Roi et, puis, je vous avoue qu'on n'a pas beaucoup dormi cette nuit et que reprendre la route, dans ces conditions, ce ne serait, sans doute pas, les meilleures circonstances." explique Tirash puis demande : "Et vous ça va ? Pas trop gêné par ce retard ?"
- "Un petit peu mais bon, on peut concevoir, vu les événements, que vous preniez votre temps..." indique Kriall.
- "La bière est bonne en tout cas !!" évoque Tirash.
- "Ouais... Pas aussi bonne qu'à Khazad-Dûm !! Trop légère, beaucoup trop légère... ici..." répond Kriall.
- "Il faut boire plus !" évoque Tirash.
- "C'est ça ! Mais vu le temps qu'il fait, ça passe ! Donc, c'est demain matin que nous repartons ?" demande Kriall.
- "À priori... Vous avez entendu ce qui se passe au nord du village ?" demande Tirash.
- "Ouais... Ça va retarder notre départ, ça ?" demande Kriall.
- "Non, je ne pense pas..." répond Tirash.
- "Ça nous pose aucun souci... De temps en temps, on leur achète des bières aux dunéens. De temps en temps, ils savent en fabriquer des bonnes." évoque Kriall.
- "Nous, on ne les connaît pas. On connaît une dunéenne mais on ne connaît pas forcément le peuple." évoque Daëgon.
- "Plusieurs tribus habitent au sud-est de chez nous, dans les montagnes et les plaines." précise Kriall.
- "C'est des gens plutôt calmes, non ?" interroge Daëgon.
- "Pas trop..." évoque Kriall.
- "Pas trop ? C'est-à-dire ?" demande Daëgon.
- "Ils ont tendance à se quereller !" évoque Kriall.
- "Ah ! Oui, oui ! D'accord. Ils ne cherchent pas spécialement les embêtements pas plus que les autres. Ce ne sont pas, non plus, des alliés d'Angmar." indique Daëgon.
- "Sûr... Sûr... Sûr..." confirme Kriall.
- "D'ailleurs, cette nuit, quand on est parti à la recherche des prisonniers, on est tombé sur une cache d'Angmar et on a trouvé un parchemin avec des écritures qui, peut-être, pourrai vous parler. On se demande un peu ce que c'est... On pourrait vous montrer ça ?" évoque Tirash.
- "Faites toujours..." répond Kriall.

Kriall prend le parchemin tendu par Tirash. Il le regarde avec une attitude désinvolte, au départ, qui change au fur et à mesure qu'il lit. Il pose sa bière sur la table, prend un air plus sérieux et attentif. Puis Kriall se tourne vers ses trois compagnons nains et s'exprime dans une langue inconnue de Daëgon et Tirash. Kriall semble troublé par le document puis demande à Daëgon et Tirash :
- "Où avez-vous trouver cela ?"
- "Dans une cache." répond Tirash.
- "Une cache d'ailleurs piégée avec mécanisme très sophistiqué. Son activation se fait par le biais de bagues que portent les agents d'Angmar." explique Daëgon.
- "Hum, hum... Oui, inspiration de nos compétences... Vous pourriez nous conduire là-bas ? Ce qui a été écrit là-dessus provient d'un objet qu'il faudrait qu'on trouve." demande Kriall.
- "C'est quoi ?" demande Daëgon.
- "Ça évoque la présence d'un objet qui appartient à un membre de notre guilde." indique Kriall.
- "Membre ?" demande Daëgon.
- "Un membre disparu." précise Kriall.
- "Ah ! Il a disparu dans quelles circonstances ?" demande Daëgon.
- "Disons que cela fait plus de, quasiment, quatre cents ans..." précise Kriall.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- "C'est donc un objet de grande valeur ?" demande Tirash.
- "Tout à fait ! Il serait important qu'on puisse le retrouver. Je pense que certains à Khazad-Dûm seraient très fiers qu'on puisse ramener cet objet... Vous n'avez rien vu de de spécial, d'objets de de valeur ?" demande Kriall.
- "Il y avait tout un tas d'objets... Nous pouvons demander à nos compagnons, aussi, parce que nous n'avons pas forcément tout vu." explique Daëgon.
- "On venait de se battre, il y avait un blessé et il a fallu qu'on fasse vite. On revient vous voir tout à l'heure si vous voulez et puis on verra avec Brégol comment on peut faire pour que vous vous rendiez là-bas." propose Tirash.
- "Oui, c'est important que nous puissions aller là-bas. S'il y a besoin de vous dédommager, évidemment, nous pourrons le faire !" annonce Kriall.
- "Bien ! On se retrouve tout à l'heure alors..." propose Tirash.
- "Sachez que cet objet a une valeur toute particulière et que je vous serais redevable si on était amené à le retrouver..." annonce Kriall.
- "Très bien..." répond Tirash.
- "On revient vers vous au plus vite..." ajoute Daëgon.
- "Mais ne partez pas les mains vides !!" indique Kriall puis lance : "Aubergiste, sers une bière à ces deux messieurs."
- "Entendu..." répond Griff.

Griff apporte une bière à Daëgon et Tirash en présentant Laegaire, le brasseur local qui profite de la fraicheur de l'établissement pour se rafraichir. Kriall raccompagne les deux compagnons à la sortie de l'auberge, chacun avec une chope de bière à la main, en leur disant :
- "Revenez au plus vite !"
- "Ouais, on va voir ce qu'on peut faire..." répond Daëgon en buvant une partie de sa bière.

Daëgon et Tirash vont traverser le village pour rejoindre la salle communale. Ils vont retrouver Fánaviryan et Fron et leur explique l'échange qu'ils ont eu avec Kriall. Daëgon indique :
- "Ils sont prêt à tout pour récupérer l'objet. Ils ont demandé si on l'avait, ils veulent aller dans la grotte piégée. Ils veulent le chercher partout. Donc ce serait, peut-être, bien de dire qu'on l'a."
- "Je pense que c'est ce qu'il faut faire !" évoque Tirash.
- "Effectivement..." répond Fánaviryan.
- "Il y a même moyen de négocier tes entrées aussi pour du Mithril !!" suggère Daëgon.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Ce dont je vais avoir besoin dans l'avenir, j'espérais qu'on repartirait de Khazad-Dûm avec une bonne enclume." indique Fánaviryan.
- "Je pense qu’ils peuvent te filer du matériel de forge, ça, ce n'est pas un problème !" indique Daëgon.
- "Mais bon, là, ce n'est pas l'immédiat de la négociation. Je ne vais pas m'opposer à une restitution. J'ai connu les affres..." évoque Fánaviryan.
- "Si c'est toi qui leur rendais, ils te tiendraient à toi une sympathie particulière et tu pourrais forger avec eux quoi." suggère Daëgon.
- "Symboliquement, c'est vrai que si c'est toi qui le leur remets, ce serait pas mal..." confirme Tirash.
- "Tu ne peux qu’apprendre des choses de leur part, ils sont très compétents et ils trouveront quelqu'un de très compétent." suggère Daëgon.
- "Voilà !! Sur les bons conseils, sages de Daëgon, oui, je vais participer." confirme Fánaviryan.
- "On leur explique qu'on préférait faire les choses étape par étape et c'est pour ça qu'on ne leur a pas donné directement mais qu'en entendant leur histoire, il nous a semblé important de leur restituer le casque." évoque Tirash.
- "De vérifier qu'ils étaient bien les bons Cousins." ajoute Fánaviryan.
- "Oui !" confirme Tirash.

Fánaviryan va chercher le casque qu'elle enveloppe dans une étoffe puis en compagnie de Daëgon, Fron et Tirash, ils se dirigent sous le soleil estival vers l'auberge de "La Flasque de Mithril". Les quatre Nains sont assis au même endroit, avec les mêmes chopes de bières, attentifs aux entrées dans l'auberge. Lorsqu'ils voient les quatre compagnons, ils se lèvent, s'approchent et Kriall demande :
- "Alors ? Qu'est-ce qu'il en est ? Vous avez plus d'éléments ?"
- "Hé bien, dame Fánaviryan a quelque chose pour vous !" annonce Daëgon.

Fánaviryan dépose de façon très solennelle et cérémoniale, une étoffe sur la table en écartant les chopes de bière. L'étoffe marque une tonalité métallique lorsqu'elle est posée sur la table en bois. Lentement, Fánaviryan va défaire les nœuds de l'étoffe et va découvrir aux yeux des quatre nains, le casque en Mithril gravé de runes naines. Les Nains ne bougent pas, ils observent l'objet attentivement, Kriall regarde le casque, s'approche et ose, à peine, le toucher puis finit par dire :
- "C'est bien cet objet que nous cherchions."
- "Nous voulions nous assurer que cet objet n'allait pas tomber entre de mauvaises mains. C'est pour ça que nous vous avons, d'abord, présenté ce parchemin." explique Tirash.
- "Vous faites bien ! Vous saviez que c'est un casque de très grande valeur, vous auriez pu en tirer une certaine somme..." indique Kriall.
- "Ecoutez, nous espérons déjà en tirer votre sympathie et votre clan." évoque Daëgon.
- "Nous n'allons pas en rester là !" affirme Kriall.
- "Ce qui est sûr, c'est que nous allons faire affaire avec vous et que si les choses peuvent se présenter sous le meilleur abord pour tout le monde, que la confiance est là, ce sera profitable pour tout le monde." annonce Tirash.
- "Qu'est-ce que vous voulez ?" demande Kriall.
- "Là, tout de suite ?" demande Tirash.
- "Je ne dis pas là, tout de suite, mais vous avez besoin de quoi ?" demande Kriall.
- "Fana a une demande particulière." évoque Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "Ça, c'est une certitude." ajoute Tirash.
- "D'accord... Dites !" indique Kriall.
- "Hé bien, elle aurait besoin étant forgeronne à connaître les techniques de forge naine." explique Daëgon.
- "D'accord..." réagit Kriall.
- "Admirant le travail respectueux de vos ancêtres..." indique Fánaviryan.
- "Comprenez que ce que vous me demandez est difficile..." annonce Kriall.
- "Nous venons de vous offrir un objet de grande valeur." rappelle Daëgon.
- "Oui ! J'entends bien mais qu'une Elfe puisse accéder à ce que vous demandez, ça va être compliqué mais je vais faire en sorte que vous puissiez entrer en contact avec la guilde des forgerons. Vous savez que je fais partie de la guilde des voyageurs. Il va, donc, falloir que je négocie auprès de la guilde des forgerons que vous puissiez avoir accès à leurs travaux mais sachez que vous y aurez accès quoi qu'il en coûte, vous avez ma parole, la parole d'un Nain de Khazad-Dûm." annonce Kriall.
- "Et vous pourrez signaler que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate est une bonne compagnie qu'il faut aider." suggère Daëgon.
- "J'ai cru comprendre que vous étiez plus ou moins en affaire avec Fràr ?" demande Kriall.
- "C'est bien ça !" confirme Tirash.
- "Oui, tout à fait !" confirme Daëgon.
- "C'est déjà prévu que je lui en parle mais si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autres, sachez que je peux me porter garant vis-à-vis de cela." indique Kriall.
- "De toute façon, on va encore faire un petit bout de route ensemble et puis nous allons être amenés à retrouver la communauté naine dans les mois à venir." évoque Tirash.
- "C'est entendu. Donc, Madame Fánaviryan, sachez que notre accord est scellé ainsi, nous nous accordons sous un délai maximum de dix années pour que vous ayez un accès à la guilde des forgerons de Khazad-Dûm." annonce Kriall et ajoute : "Nous pourrons nous entendre globalement pour la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oui, je pense que nous sommes amenés à nous revoir." indique Daëgon.

Kriall va payer sa tournée auprès des quatre compagnons qui vont avoir des explications par le brasseur local, Laegaire de la qualité de l'eau dans la réussite de sa bière.

Après une heure passée à l'auberge, les compagnons vont sortir et se diriger vers la maison du Magistrat. Fánaviryan lance à ses compagnons :
- "Bravo !! Vous avez bien joué mes chers compagnons avec les nains ! Là, on a eu un ticket d'or voire de Mithril !!"
- "Là, disons que notre petite affaire globale semble se présenter sous un bon jour !" réagit Tirash.
- "Par contre, je ne comprends pas ce que tu veux faire la forge ?" demande Fron.
- "Je suis d'une famille de de grands orfèvres en particulier ma mère et c'est mon métier à la base, c'est mon activité mais depuis que je suis à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, il ne m'a pas été laissé le temps de créer des objets qui pourraient faciliter nos existences à tous et à chacun." explique Fánaviryan.
- "Sinon, il y a un forgeron au village autrement..." évoque Fron.
- "Oui mais il n'aurait jamais été capable de forger la lame que tu auras maintenant secrètement..." indique Fánaviryan.
- "Mais toi, non plus..." répond Fron.
- "Forger du Mithril requiert des températures où les flammes ont des couleurs qu'on ne connait pas..." explique Fánaviryan.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 12:10 / 13:10 - Alerte au village - Brégol - Dunéens - Garde Occum - Niocol - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

Pendant que ses compagnons se reposent, Fron est allé à l'auberge voir les marchands et les nains qui sont restés, pendant une partie de la matinée puis sont allés se rafraîchir autour de la célèbre fontaine du village. Niocol a changé d'attitude avec l'arrestation d'Imrinn pour meurtre de plusieurs villageois, il est moins revendicatif et plus calme.

Fron va remarquer qu'une alerte est lancée de Dol Occum ce qui va créer rapidement un émoi dans le village. Fron se dit à lui-même alors :
- "J'espère qu'ils ne se sont pas échappés, de nouveau !!"

Fron va finir par comprendre que l'alerte est liée à des étrangers qui sont en approche du village par l'est. Brégol demande à ce que tous les hommes puissent se préparer. L'agitation dans le village va réveiller les compagnons. Daëgon se lève doucement et une fois qu'il a repris ses esprits, va quitter la salle communale pour aller aux nouvelles suivi par ses compagnons.

Venant de l'Est, une troupe d'une quarantaine d'hommes est en approche. Les compagnons vont, rapidement, apprendre qu'il s'agit de dunéens venant par des chemins de campagne et non par la route principale. Les dunéens n'ont pas de communauté dans la région, il est donc surprenant de les voir dans les environs.

Le village est sur le qui-vive, observant depuis Dol Occum la progression des dunéens. Les compagnons sont attentifs et vigilants et vont constater que la troupe contourne le village et vont venir s'installer au nord du village, autour d'une colline où se situait les habitations hobbites qui sont, à présent, désertes. Ils vont rester sur place pour le reste de la journée.

Daëgon demande à ses compagnons :
- "Il va falloir qu'on aille les voir, non ?"
- "Est-ce que c'est nos histoires ?" questionne Tirash.
- "On pourrait, peut-être, demander au Seigneur Ruinír s’il ne nous allouerait pas quelques places pour plus tard..." suggère Fánaviryan.

Les villageois d'Occum n'arrivent pas à évaluer si la présence des dunéens est une menace. Avec l'attaque de la nuit dernière, Occum est encore sous le choc. L'atmosphère n'est pas très propice à la sérénité.

Tirash va interpeler l'un des sergents du village et va lui dire :
- "Bonjour !"
- "Ah ! Bien le bonjour !" répond le sergent.
- "Vous savez ce qui se passe ?" demande Tirash.
- "Non... On ne sait pas trop ce qu'ils nous veulent..." répond le sergent.
- "C'est la première fois que vous avez comme ça un groupe de dunéens qui viennent de s'installer comme ça ?" demande Tirash.
- "Bah, ouais... On attend les ordres du capitaine." répond le sergent.
- "Et qu'est-ce qu'il y a là-haut, là, au-dessus du village ?" demande Tirash.
- "Ah bah, c'est les anciennes habitations des Hobbits." répond le sergent.
- "D'accord... Et il y a un truc spécial qui s'est passé là-bas qui pourrait les attirer comme ça ?" demande Tirash.
- "Non... Bah non... C'est justement cela qui nous questionne..." répond le sergent.
- "Effectivement..." réagit Tirash.
- "En tout cas, pour l'instant, on a ordre de pas bouger. On attend le retour de Merembeleg. En tout cas, ce sont les ordres du capitaine." indique le sergent.
- "Parce que Merembeleg est parti les voir ?" demande Tirash.
- "Non. Il a accompagné le messager pour aller voir l'Artatan Ruinír à Barad Calannon." explique le sergent.
- "C'est dans quelle direction" demande Tirash.
- "Vers l'est." répond le sergent.
- "Merci !" lance Tirash.
- "Je vous en prie... Vous les avez déjà rencontré ces gens-là ?" demande le sergent.
- "Non, pas moi, peut-être un de mes compagnons mais, à priori, non." répond Tirash.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 08:05 / 12:05 - Repos à la salle communale - Brégol - Dyfed - Elidyr - Gidéon Bucca - Gwledig - Oënguns - Roibin - Tudur - Valgran Bucca - Lieu : Occum - Salle communale

Vers sept heures quarante-cinq, Brégol se lève pour clôturer l'entretien et Daëgon indique à ses compagnons :
- "Moi, je vais aller me reposer !!"
- "On peut, peut-être, aller manger un morceau avant de se reposer ?" propose Tirash.
- "C'est une bonne idée !!" répond Fron.
- "Collation et repos, ça me va !" répond Daëgon puis demande : "Quand est-ce que vous voulez que l'on bouge mes chers compagnons dans l'après-midi ou demain ?"
- "Demain, demain..." répond Tirash.
- "Il faut combien de temps pour aller jusqu'à Fornost ?" demande Fron.
- "Deux jours." répond Daëgon.
- "Il vaut mieux que les prisonniers se reposent une nuit." indique Fánaviryan.
- "C'est ça ! On peut en parler à Enrin." suggère Tirash.
- "Et à Valgran." ajoute Fánaviryan.
- "Oui et à Valgran ! De toute manière, Enrin, il va devoir suivre le rythme. On peut en toucher un mot à Brégol afin qu'il lui indique que c'est quand même grâce à nous qu'on a retrouvé les prisonniers, qu'il puisse avoir un rappel officiel que c'est nous." suggère Tirash.
- "On peut lui demander une petite lettre pour le Magistrat du Roi pour expliciter ce qui s'est produit." propose Fánaviryan.
- "Ce serait très bien, oui !" confirme Tirash.
- "J'ai déjà anticipé ces éléments et j'ai envoyé hier soir, peu de temps après votre arrivée, un messager à Fornost Erain pour leur signaler qu'un convoi se dirigeait vers Fornost Erain avec un certain nombre de personnes à bord. Donc Fornost Erain va être au courant de votre arrivée... Je ne vous ai pas prévenu de cette décision..." annonce Brégol.
- "Ce n'est pas grave. Il faudra juste qu'ils savent ce qui s'est passé ici, maintenant." indique Daëgon.
- "On ira voir Imrinn, peut-être, en fin de journée ? Ça vous convient, Magistrat ?" demande Tirash.
- "Très bien. Je ferais en sorte que vous puissiez l'interroger. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerais être présent lors de votre échange avec lui." précise Brégol.
- "Bien sûr..." confirme Tirash.
- "Dans ces cas-là, si vous voulez, je vais prévenir le lieutenant Enrin que vous ne repartez que demain ?" propose Brégol.
- "Oui, avec plaisir ! Comme je vous l'indiquais précédemment, il a fait avec nous qui sommes à l'origine de la capture de ces prisonniers, d'une certaine hauteur et ça n'a pas été, toujours, très agréable. Je ne sais pas de quelle autorité vous disposer par rapport à lui mais, effectivement, que l'on soit consulté à minimum pour la suite du trajet me semble le minimum..." évoque Tirash.
- "En tant que capitaine, je n'ai pas une autorité directe sur le lieutenant qui fait partie de l'armée royale. Je peux tout à fait lui en faire part et je vous laisse gérer comme vous le souhaitez. Et je peux faire en sorte qu'on vous apporte de quoi manger à la salle communale avant de vous reposer." propose Brégol.
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Je pense que nous aurons l'occasion de nous revoir avant votre départ..." indique Brégol.
- "Et même après..." ajoute Daëgon.
- "Mais très certainement... Est-ce que je peux vous demander de me donner un ou deux parchemins pour pouvoir prendre note de nos aventures ?" demande Fánaviryan.
- "Oh, mais bien sûr !!" répond Brégol qui tend trois rouleaux de parchemins à l'Elfe qui répond :
- "Je vous remercie et j'en ferais bon usage."
- "Je n'en doute pas..." répond le Magistrat Brégol.

Les quatre compagnons ressortent de la maison du Magistrat et se dirigent vers la salle communale. Sur le chemin, Tirash donne une tape amicale sur l'épaule de Fron et lui dit :
- "Bravo !! Tu as assuré !! Tu as bien représenté la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ! Tu peux compter sur nous !"
- "Oui ! Félicitations Fron, c'est énorme ! Ça nous sort d'un guêpier monstrueux." lance Fánaviryan.
- "Par contre, j'ai dû promettre à un des marchands qu'on lui remboursait le trajet vu qu'on va prendre un jour de retard." indique Fron.
- "Dans ce cas, il ne fera pas la suite du trajet avec nous ! Pas de problème ! Non ? Qu'est-ce que vous en pensez ?" réagit Tirash.
- "Oui..." répond Fánaviryan.
- "Il avait l'air d'être casse-pied... Ça veut dire qu'il va certainement nous faire de la mauvaise publicité. Je ne sais pas quelle influence il peut avoir..." évoque Fron.
- "Ah oui..." réagit Tirash.
- "Oui... D'accord... Bon, on n'est, peut-être, pas plus gêné que ça. Après, nous, on a fait quelques petites découvertes dont on va pouvoir te parler. J'ai demandé un parchemin pour pouvoir copier les inscriptions sur le casque afin de demander habilement aux nains, peut-être, une traduction afin de mieux savoir l'origine de ce casque, savoir s'il est originaire des Montagnes Bleues ou de la Moria. Je vais le dessin après le repos, je pense..." évoque Fánaviryan.
- "J'hésitais à leur montrer le casque mais, peut-être, qu'effectivement ton approche est plus intéressante..." indique Tirash.
- "Ouais, moins directe... Je vais également, essayer de lire la dague afin d'en connaître le réel nom avant de la transmettre à Fron pour le remercier et l'inclure dans cette communauté de l'Aurore Ecarlate en tant que membre actif !" annonce Fánaviryan.

Ils vont s'installer autour d'une table dans la salle communale. Un repas, un peu plus tard, est apporté. Les compagnons vont, ainsi, pouvoir se restaurer. Tirash va voir Elidyr, Gwledig, Túdur et Roibin pour les remercier et va leur dire :
- "Merci les gars ! Je crois que c'est le début d'une coopération qui nous sera profitable à tous !"
- "Pour moi, c'était la première fois que j'allais à la chasse à l'homme en pleine nature !!" répond Roibin.
- "Tu t'en es bien sorti !!" répond Tirash.

Les anciens miliciens de Metraith sont ravis des paroles de Tirash et viennent remercier l'homme du sud pour ses propos.

Pendant ce temps, Fánaviryan va profiter de ce calme pour examiner la dague du Magistrat Cerfblanc et retrouver des éléments sur la lame et, en particulier, son nom : "Nimraël", une lame du Second âge. Tirash demande :
- "Est-ce que Cerfblanc sait que l'on possède la dague ?"
- "Pas plus que ça..." répond Fánaviryan.
- "Peut-être qu'on pourrait le questionner mais l'inconvénient c'est que si on le questionne, on pourrait avoir moins de chance de la conserver..." analyse Tirash.
- "Fron, il va falloir être discret avec cette lame..." avertit Fánaviryan.
- "C'est entendu..." répond Fron.
- "Fron, tu vas avoir un usage plus expert des dagues que moi...Il est important que les compagnons soient à au maximum de leur possibilité !" indique Fánaviryan.

Avant d'aller se coucher, Tirash va profiter de sa fatigue et du coup nécessairement des émotions qui sont plus à fleurs de peau pour se faire une pipe et méditer sur les visions qu'il a pu avoir depuis quelques jours. Tirash se repasse les images qu'il peut avoir ainsi que les souvenirs de ces visions, espérant qu'une intuition l'amène à une piste. Il pense à sa sœur, à sa dague et à son histoire personnelle plutôt qu'aux événements de ces derniers temps. Ces visions ne semblent pas avoir de liens avec son passé, avec des visions de sa jeunesse mais, plutôt, comme si Tirash avait une double vision, la sienne et celle de quelqu'un d'autre. N'arrivant pas à comprendre cet effet, Tirash va finir par aller se coucher.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:15 / 08:00 - Rapport d'enquête de Fron - Brégol - Malloyei - Lieu : Occum - Bureau du Magistrat

Brégol amène les quatre compagnons dans son bureau. Il s'installe à sa place habituelle, invitant tout le monde à prendre une chaise et venir s'assoir en face de lui. Puis le Magistrat s'adresse à Fron et lui dit :
- "Monsieur Sacquet, j'ai commencé à évoquer à vos compagnons l'arrestation d'Imrinn."
- "Oui, très bien !" répond Fron.
- "Vous pourrez m'indiquer à quel moment vous envisagez de repartir ? En tout cas, sachez que si vous souhaitez quelques temps supplémentaires, vous pouvez rester au village." demande Brégol.
- "Il ne faut pas, non plus, que l'on retarde trop notre mission principale mais, effectivement, on ne peut pas partir aujourd'hui..." évoque Daëgon.
- "Nos amis Nains sont-ils repartis ?" demande Tirash.
- "Non. Tout le monde est resté. Je n'ai pas souhaité que les voyageurs puissent reprendre la route. Toutefois, si les Nains avaient demandé à quitter le village, j'aurais accédé à leur requête. Pour les autres, j'attendais de savoir ce que vous aviez pu trouver." indique Brégol puis va demander des informations plus précises sur la cache de Daroth et Gachet.

Les trois compagnons vont décrire les lieux, le chemin parcouru et évoqué les traces laissées sur le chemin. Brégol indique :
- "J'en ai entendu parler. Il y avait des rumeurs comme quoi il existerait des lieux secrets où les agents d'Angmar se retrouvaient mais nous n'avions pas eu l'occasion d'en découvrir."

Brégol va alors demander des détails plus précis sur le lieu, les pièges présents et les éléments qui étaient présents dans la grotte. Fánaviryan détaille les armes entreposées ainsi que les tenues. Tirash sort de sa bourse un anneau d'Angmar, le tend à Brégol et lui dit :
- "On peut vous laisser l'un des anneaux d'Angmar que nous avons pu collecter au cours de nos aventures précédentes. C'est la clef des pièges."
- "C'est entendu ! Merci ! J'en prendrais grand soin." répond Brégol.
- "Et on peut se poser la question à savoir si Imrinn ne serait pas le fameux tueur qui aurait été commandité par Cerfblanc via les Tarma en sachant qu'il avait été précisé qu'il avait été contacté à Bree." évoque Fánaviryan.
- "Oui, en effet, j'ai lu dans le journal ces éléments." confirme Brégol.
- "Et comme nous avons pris en charge ce marchand à Bree, il aurait très bien pu dans ce mois, passé effectuer l'aller-retour. Ce serait à prouver..." suggère Fánaviryan.
- "Il aurait, peut-être, plutôt libéré Cerfblanc du coup ?" questionne Fron.
- "Hum... Pas sûr, si c'est un agent d'Angmar." évoque Tirash.
- "Il a été engagé pour tuer quelqu'un. Il l'a fait." indique Fánaviryan.
- "Pour ma part, quand j'ai lu ça, ça m'a fait écho à une autre information comme quoi j'ai entendu dire que sur Bree, il y aurait une organisation qui aurait pour tâche d'accomplir des assassinats commandités..." évoque Brégol.
- "Ah bon ??" réagit Daëgon.
- "Hum..." réagit Tirash.
- "Je n'en sais pas plus mais ce n'est pas la première fois que j'entends parler que des assassinats passent par le village de Bree. Mais, je n'en sais pas beaucoup plus sur tout cela..." évoque Brégol.
- "Clairement, aujourd'hui, vous avez mis fin aux agissements d'un assassin !!" indique Fánaviryan.
- "Tout ceci est grâce à votre ami. C'est lui qui a agi promptement et qui a décelé le comportement étrange du marchand. Lorsque vous êtes allés à la poursuite des trois prisonniers, Fron, vous avez mené votre enquête. Vous pourriez évoquer vos actes ?" demande Brégol en se tournant vers Fron.
- "Oui ! Je suis retourné à la salle communale pour demander à quelqu'un de m'accompagner. Ce quelqu'un était Túdur et il m'a confié qu'au cours de la nuit, il avait vu de la lumière qui se déplaçait dans la partie est du village, pas très loin de l'auberge. Moi, j'avais déjà des doutes parce que je ne pense pas que quelqu'un nous aurait attendu ici dans le village. Par contre, que quelqu'un qui nous accompagnait depuis Bree, ça me paraissait plus probable et donc j'ai pensé aux trois marchands. Je suis allé enquêter à l'auberge et quand, j'ai interrogé les trois marchands, le comportement d'Imrinn m'a paru très, très suspect. J'en ai parlé à Brégol qui est parti l’interroger pendant que nous fouillions sa chambre. Nous n'avons rien trouvé dans la chambre et je me suis décidé à fouiller le chariot et c'est là que j'ai trouvé une cache qui contenait deux petites fioles avec un liquide noir qui pourrait être, très probablement, du poison." explique Fron qui est interrompu par Malloyei qui frappe à la porte.
- "Oui, entrez !" répond Brégol.

Malloyei, la servante de Brégol, entre avec un plateau et des tasses remplies d'une eau chaude et des herbes infusant à l'intérieur. Brégol dit alors :
- "Merci Malloyei. Posez-ça là !" puis en s'adressant à ses invités : "Prenez une tasse, ça va vous faire du bien pour rester éveillé !!" puis s'adresse à Fron et lui dit : "Allez-y, continuez mon cher Monsieur Sacquet !"
- "Et j'ai découvert cette cache juste au moment où le Magistrat ramenait Imrinn à l'auberge et je l'ai interpelé et lui ai demandé de l'ouvrir ce qu'il n'a pas fait et j'ai ouvert à sa place. Ça faisait un moment que j'avais découvert mais je ne voyais pas le mécanisme pour l'ouvrir et en fait, j'ai compris au moment où Brégol s'approchait avec le prisonnier." explique Fron.
- "Tout à fait !" confirme Brégol.
- "Et quand on l'a interrogé là-dessus, il n'a pas apparu très convaincant..." indique Fron.
- "Non ! Vous avez raison." confirme Brégol.
- "Par contre, nous n'avons pas trouvé de marque d'Angmar." indique Fron.
- "Non..." confirme Brégol.
- "Donc, il se peut qu'il ne soit pas un agent d'Angmar mais, simplement, un assassin..." analyse Fron.
- "Effectivement, ce qui rejoindrait les propos de Monsieur le Magistrat Brégol." indique Fánaviryan.
- "Oui, tout à fait !" confirme Brégol.
- "Ce qui n'excuse en aucun cas ses actes !" indique Fron.
- "Très clairement !" confirme Fánaviryan.
- "Moi, de mon côté, je suis allé avertir le seigneur local avec quatre malheureux villageois qui sont morts cette nuit et j'ai besoin de sa présence pour répondre des actes d'Imrinn. Le temps que le messager rejoigne nos terres plus à l'est et que Ruinír revienne, il va se passer plusieurs jours. Je ne vais pas vous retenir jusque-là. Il va se passer du temps avant que nous prenions une décision." explique Brégol.
- "Nous retournons à Bree dans un avenir proche." indique Daëgon.
- "Il est possible que l'on repasse même par ici avant que décision soit prise..." évoque Fron.
- "D'accord ! Bien sûr. À voir quand est-ce que vous revenez exactement ici... Le seigneur sera, peut-être, présent ici et vous pourrez vous entretenir avec lui." confirme Brégol.
- "Malheureusement, nous ne pouvons pas donner de date précise. Nous ne savons pas combien de temps prendra notre mission à Fornost Erain." explique Fron.
- "D'accord. Est-ce que vous aviez d'autres choses à voir dans l'immédiat ?" demande Brégol.
- "Pas pour ma part.…" répond Daëgon.
- "Dans ce cas, vous allez pouvoir vous reposer à moins que vous ayez d'autres choses à faire. Pour ma part, je vais commencer à prendre note de tout ce qui a été dit et voir ce que l'on fait. En tout cas, je vous remercie pour toutes vos actions." annonce Brégol.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 07:00 / 07:15 - Les Prisonniers à Dol Occum - Brégol - Daroth - Gachet - Garde Occum - Lieu : Occum - Dol Occum

Les compagnons se dirigent, aussitôt, vers Dol Occum pour y déposer les deux prisonniers. Les villageois et soldats viennent autour des voyageurs pour avoir des nouvelles. Deux gardes d'Occum vont aller chercher le Magistrat. Les villageois expriment une certaine animosité à l'égard des deux prisonniers. Gachet est très affaibli et aurait besoin de soins. Daroth est un peu plus en forme mais semble avoir encore de fortes douleurs au pied gauche suite à la blessure infligée par Tirash. Ils ont la confirmation que Gwledig a ramené Ernoald dans les cachots de Dol Occum, fortin dont la surveillance a été largement renforcée.

Avant de les amener dans Dol Occum, Fánaviryan va fouiller les trois prisonniers pour être sûre qu'ils ne possèdent rien sur eux. Puis les compagnons vont attendre l'arrivée du Magistrat. Ils vont alors voir Valgran arrivé. Tirash va, aussitôt, lui demander :
- "Comment va Gidéon ?"
- "C'est stable. Il a besoin d'un peu de repos.... Je ne pense pas qu'il puisse repartir dès aujourd'hui sur Fornost Erain." répond Valgran.
- "Oui ! De toute façon, nous avons eu une nuit très agitée et nous ne savons toujours pas quel est l'espion qui a pu libérer les prisonniers." évoque Fánaviryan.
- "Il y a de fortes chances que l'on ne bouge pas d'ici demain avec ce qui s'est passé cette nuit." indique Daëgon.

Ils vont finir par voir le Magistrat Brégol arriver à Dol Occum. Il vient aussitôt vers les compagnons et leur demande :
- "Alors, qu'est-ce qu'il en est ??"
- "Nous avons récupéré les fuyards." répond Daëgon.
- "Bien ! On m'a averti que vous en aviez, déjà, trouvé un." évoque Brégol.
- "Oui, oui ! Et les deux autres sont là aussi..." précise Daëgon.
- "Non sans mal..." ajoute Fánaviryan.
- "Quand vous dites : "Non sans mal", il y a eu des blessés ?" demande Brégol.
- "Malheureusement, un des petits compagnons a été pris dans un piège. Ils avaient réussi à se réfugier dans une cache piégée et bien organisée !!" explique Fánaviryan.
- "La visite de la région a été forte intéressante. Fánaviryan vous indiquera comment se rendre dans cette cache et comment désamorcer les pièges qui s'y trouvent." explique Tirash.
- "Ah ! J'ai, en effet, entendu parler que, dans la région, il y avait quelques lieux secrets où les agents d'Angmar pouvaient se cacher..." explique Brégol.
- "Il y en aura un de moins à présent. À vous de voir comment vous l'utilisez ? Est-ce que vous leur tombez dessus avec un piège ou est-ce que vous vous contentez de le détruire ? Peut-être que d'installer une petite troupe pendant quelques temps serait intéressant..." suggère Tirash.
- "Je vais y réfléchir... Il faudra que le seigneur Ruinír soit au courant de cela. Je pense que ça sera plutôt à lui de décider. J'ai d'ailleurs envoyé un messager pour demander au seigneur de revenir sur Occum au plus vite pour juger l'assassin que votre ami Fron a découvert." indique Brégol.
- "Ah oui ??" réagit Tirash.
- "Oh ?? Fron a démasqué le traitre ?" demande Fánaviryan.
- "Tout à fait ! Il a mené l'enquête pendant une partie de la nuit et nous a permis de découvrir des éléments probants sur l'identité de l'assassin de nos quatre amis du village." indique Brégol.
- "Qui donc était-ce ?" demande Tirash.
- "L'un des marchands qui était avec vous." répond Brégol.
- "Ah !!" réagit Fánaviryan.

Brégol se tourne vers deux gardes et leur dit :
- "Allez à la salle communale et dites à Fron que leurs compagnons sont arrivés afin qu'il puisse venir expliquer son enquête..." puis se tourne vers les compagnons et leur dit : "Je pense qu'il sera le plus à même de vous en parler... Autant vos trois prisonniers, à priori, n'ont pas tué nos hommes et donc, ils sont à vous. Vous pourrez les monter jusqu'à Fornost Erain. Pour ce qui est du marchand, il sera jugé ici."
- "On pourra l'interroger avant ?" demande Tirash.
- "Bien sûr... J'ai déjà eu l'occasion d'avoir un entretien avec lui." indique Brégol.
- "Et alors ? Il a agi seul ?" demande Daëgon.
- "Il nie tout." répond Brégol.
- "Il nie tout ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Lorsque Fron lui a montré la cache sous son chariot qui s'activait à partir d'un mécanisme assez complexe, Fron lui a montré les deux fioles de poison noir ainsi qu'un certain nombre d'instruments qui permettaient d'injecter du poison, il semblait être étonné, surpris de trouver le poison à cet endroit et lorsque je l'ai interrogé auparavant, il a nié être sorti la nuit. Il n'y avait aucun élément qui est ressorti pour l'incriminer lors de l'interrogatoire que j'ai pu avoir avec lui. Aucun élément lors de l'interrogatoire n'a permis de prouver sa culpabilité." explique Brégol.
- "Et vous êtes sûr que c'est lui ?" demande Tirash.
- "C'était son chariot, quand même..." indique Fánaviryan.
- "Ah tiens, justement ! Voilà Fron." indique Brégol en voyant Fron venir dans la rue principale.

Brégol se tourne vers les autres gardes et ordonne :
- "Amenez-moi ces deux prisonniers à Dol Occum !" en montrant Daroth et Gachet puis il se tourne, de nouveau, vers les compagnons et leur dit : "Je vous propose que l'on aille à mon bureau pour discuter plus tranquillement..."
- "Pourriez-vous leur donner des soins ? Ça serait bien qu'ils tiennent jusqu'à Fornost Erain." demande Tirash.
- "Bien sûr. Pour l'instant, notre soigneur est pris avec votre compagnon Hobbit mais dès qu'il aura fini, il ira voir vos deux prisonniers. À présent, suivez-moi !" indique Brégol en se dirigeant vers la place du village.

En chemin, ils croisent Fron accompagné de deux gardes du village. Brégol lance :
- "Bonjour Fron, vous allez bien ?"
- "Bonjour !" répond Fron.
- "La nuit a été courte ?" demande Brégol.
- "Oui !" répond Fron.
- "La mienne aussi..." répond le Magistrat avec des petits yeux.

Session N°105

Le 06/12/2023

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 06:00 / 07:00 - Retour à Occum - Cavalier de l'Arthedain - Daroth - Elidyr - Enrin - Gachet - Gachet - Gidéon Bucca - Roibin - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Nan Tùrath - Collines

Daëgon a pris les deux parchemins, le croquis et le laisser-passer. Le reste du matériel est installé sur les chevaux.

Les préparatifs vont prendre du temps. Après avoir attachés fermement Daroth et Gachet, Tirash propose :
- "Valgran avec Roulard et Roibin, vous pouvez partir devant avec Gidéon rapidement."
- "Et pour prévenir !" ajoute Fànaviryan.
- "Que vous puissiez avancer à un rythme soutenu. Et, nous, on prend le temps avec les prisonniers de les ramener tranquillement..." évoque Tirash.
- "C'est entendu !!" répond Valgran.
- "Valgran, Gidéon, vous allez le prendre avec vous sur un cheval ? Est-ce que l'on peut mettre Daroth sur le poney de Gidéon. Est-ce que Roibin et Elidyr peuvent aller sur le même cheval, on pourrait mettre Gachet sur l'autre cheval..." propose Tirash.
- "Oui !" répondent Elidyr et Roibin.

Le cheval de Daroth est attaché au cheval de Fànaviryan et le poney de Gachet, attaché au cheval de Gachet.

Cinq minutes plus tard, vers 6 heures du matin, les compagnons se remettent en route. Ils ne vont pas avoir de difficultés à retrouver leurs traces et retourner vers Occum. Fànaviryan, régulièrement, va laisser des traces en posant des pierres, des branches ou des petits cailloux pour permettre aux habitants d'Occum de retrouver, plus facilement, le repère des agents d'Angmar.

Lors du parcours, Fànaviryan repère un bloc de rochers qui vont permettre aux voyageurs de raccourcir leur voyage. Avec deux autres repères, les compagnons vont, ainsi, mettre moins de temps à rentrer au village. En un peu moins d'une heure, ils vont retrouver, au loin, la route d'Occum.

Ils vont alors rencontrer le lieutenant Enrin et ses hommes qui étaient en patrouille dans le secteur. Le lieutenant est surpris de voir les deux prisonniers attachés et va demander à ses hommes de se mettre en position pour escorter les compagnons jusqu'à Occum. Les cavaliers semblent fatigués et soulagés de regagner le village. Enrin ne pose aucune question et semble déçu de voir les prisonniers aux mains des compagnons.

Vers sept heures, la troupe arrive à Occum.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 05:15 / 06:00 - Exploration de la grotte - Daroth - Elidyr - Gachet - Gachet - Gidéon Bucca - Roibin - Roulard Bessac - Valgran Bucca - Lieu : Nan Tùrath - Grotte secrète

Tirash sort l'anneau des agents d'Angmar, s'arrête, observe le trou, réfléchit quelques instants puis suggère :
- "J'irais bien voir à l'autre piège d'avant s'il n'y avait pas la même chose."
- "Je m'étais retrouvée devant une serrure dont je ne comprenais pas trop le fonctionnement, celui du petit coffre à Metraith et je m'étais faite piquer par une aiguille de poison noir en essayant de le forcer. Il faut, peut-être, bien regarder le symbole et repérer si ça colle." évoque Fànaviryan.
- "C'est ça ! Je vais donc aller vérifier s'il y a la même chose pour désactiver le piège précédent." indique Tirash.

Tirash revient de l'autre côté du couloir, quinze mètres plus en avant et constate, juste avant le début du couloir, assez bas dans le mur, un trou est présent. Tirash regarde attentivement le trou et il ressemble exactement aux deux autres. L'homme du sud prend sa bague, la glisse dans le trou et essaye de l'insérer dans le mécanisme. Tirash va finir par se rendre compte que la tour d'Angmar, symbole de la bague qui est légèrement prédominante, s'insère, en premier dans le mécanisme puis le reste de la bague vient basculer à l'intérieur laissant à portée de main l'arrière de la bague, la partie circulaire qui vient sous le doigt.

Tirash est hésitant, et va tourner la bague dans un sens ou dans l'autre. Lorsqu'il met la bague dans la première position, un quart de tour vers la droite, un bruit se fait entendre dans le couloir. Tous les compagnons entendent un bruit sourd d'engrenages qui s'activent. Ils constatent, alors, que les pieux sont en train de s'enfoncer dans le mur. Le mécanisme a, parfois, du mal à fonctionner avec les pieux cassés par Fànaviryan qui bloquent leur retrait dans le mur. Lorsque le mécanisme s'arrête, Tirash crie :
- "Attention, j'essaye dans l'autre sens..."
- "On ne reste pas devant !!" crie en réponse Daëgon.

Tirash peut continuer de tourner vers la droite lorsque les pieux sont totalement remis dans les deux murs. Il peut, ainsi, faire un demi-tour à la bague et tous les compagnons constatent qu'un cache vient se mettre en place devant chaque trou. Tirash se souvient, alors, qu'il a eu l'occasion d'avoir affaire à un mécanisme similaire dans un palais à Umbar, un compagnon d'infortune qui vivait de petits cambriolages lui avait expliqué la méthode. Lorsqu'il tourne complètement sur la droite, il active, de nouveau, le piège et, en tournant sur la gauche, le piège est désactivé.

Tirash vient rejoindre ses compagnons et peut, alors, désactiver le premier piège et va vérifier le deuxième trou qui, à priori, doit actionner un second piège. Il dit à ses compagnons :
- "Là, à priori, il y a un des deux trous qui doit permettre de réactiver le piège derrière nous et le deuxième de désactiver, sans doute, le deuxième piège. Vous reculez un petit peu et j'essaye ça ? Pas trop non plus, histoire de ne pas se retrouver au niveau des piques, au cas où je me trompe de trou..."
- "De toute façon, on les désactive tous, non ? Ça sera plus simple..." évoque Daëgon.
- "Celui-là est déjà désactivé. Le premier trou correspond au piège qui est derrière nous. Et l'autre..." indique Tirash.
- "Au prochain..." ajoute Fànaviryan.

Tirash vient se positionner au niveau du deuxième trou, Fànaviryan vient se mettre en protection. Tirash demande alors :
- "On fait quoi ? On le désactive ou l'actionne pour voir ce que c'est ?"
- "Si c'est un gaz, ça serait con..." indique Daëgon.
- "Ben oui... Ou si c'est un truc qui arrive de face... Je vais tenter de le tourner à gauche comme pour l'autre. Baissez-vous, quand même, on ne sait jamais..." conseille Tirash en se mettant accroupi.

Fànaviryan vient se mettre à proximité, l'écu Wesmin devant elle. Daëgon s'est rapproché pour essayer de comprendre ce que fait Tirash. Elidyr et Roulard se rapprochent pour éclairer Tirash qui va insérer la bague et tourner le mécanisme vers la gauche. En tournant la bague, Tirash a le sentiment que le piège était activé et que son action vient le désactiver. En entendant le cliquetis, Tirash annonce à ses compagnons :
- "Bon, à priori, c'est bon…"

Fànaviryan commence à avancer et se rend compte qu'elle arrive dans une pièce plus grande, légèrement circulaire. Elle essaye de voir le fond de la pièce en allant légèrement vers la droite pendant que Roulard reste de l'autre côté. Elidyr surveille les deux côtés. Tirash s'engage prudemment, suivi, à une certaine distance par Daëgon. Les deux hommes ont sorti leur arc et tiennent une flèche de l'autre main. Par ailleurs, ils constatent que deux dalles s'enfoncent très légèrement dans le sol à leur passage, mécanisme permettant, sans doute, d'activer le piège qui ne réagit pas.

Attentifs à leur environnement, tous les compagnons essayent de comprendre la nature du piège et finissent par apercevoir au plafond un grand filet qui, sans doute, devait venir tomber dans la pièce et venir entraver les imprudents. Fànaviryan finit par lancer :
- "Ils sont planqués où ces connards !!!"
- "Le couloir continue..." évoque Daëgon en chuchotant à ses compagnons.
- "Oui ! Le couloir continue par-là !" confirme Fànaviryan en s'approchant.
- "Il y a une lumière là-bas !!" chuchote Tirash en signalant une lumière visible dans le fonds du couloir.

Aussitôt, Fànaviryan vient mettre sa torche derrière son bouclier et s'accroupit. Tirash arme son arc ainsi que Daëgon. L'Elfe se tourne vers ses compagnons et lève son coude. Tirash lui dit alors :
- "Fais attention s'il n'y a pas des trous..."
- "C'est ce que j'étais en train de me dire..." répond Fànaviryan.

Daëgon, Fànaviryan et Tirash vont, pendant quelques instants, examiner les murs. Daëgon et Tirash vont remarquer, sur le mur, assez bas sur le sol, un trou identique aux trois autres. Par ailleurs, dans le fonds du couloir, ils observent un braséro en activité, diffusant de la lumière et, à proximité, une cage en bois avec des barres en métal, haute d'un mètre quatre-vingt, vide et fermée. Une barrique est également visible. Tirash signale à ses compagnons :
- "Un seul trou, c'est pour désactiver le piège précédent... A priori, on doit être tranquille."
- "Je l'entends bien comme ça, Tirash..." réagit Fànaviryan.
- "Mais on va avancer prudemment quand même..." suggère Tirash.
- "Ouais, ouais..." confirme Fànaviryan.

Fànaviryan et Tirash aperçoivent, alors, une ombre se déplacer, cherchant à s'éloigner de la lumière. Tirash signale à ses compagnons :
- "Hey !"
- "Ouais !!" répond Fànaviryan.

Tirash demande à Roulard, Elidyr et Daëgon de se rapprocher pendant que Fànaviryan s'apprête à lancer sa torche dans le fonds de la pièce. La torche n'arrive pas, tout à fait, à l'endroit voulant, s'étant rapprochée de la cage. Elidyr fait de même avec le même résultat. En avançant de quelques pas, les compagnons remarquent Gachet, au coin d'un mur, tenant dans sa main un arc et une flèche encochée. Daëgon avance, alors, de quelques pas pour pouvoir voir Gachet pendant que Tirash se rapproche tout en se mettant à couvert derrière le tonneau. Fànaviryan sort son épée Wesmin tout en mettant, en avant, son bouclier. Elle crie alors en direction de Daroth :
- "Le petit morceau de bois ne te dérange pas ??"

Daroth sort, alors, de l'ombre, derrière Gachet et s'apprête à charger Fànaviryan mais, en voyant Tirash accroupi derrière le tonneau, il se tourne vers lui. Gachet en profite pour décocher sa flèche vers l'Elfe mais sa blessure le rend fébrile et l'homme lâche sa flèche au mauvais moment. La flèche vient percuter le mur à quelques mètres de Fànaviryan. Elidyr vient au contact de Daroth à côté de Tirash. Daëgon décoche sa flèche en direction de Daroth qui la reçoit sur le flanc. La pointe de la flèche vient transpercer la peau au niveau des côtes de façon superficielle. Daroth gémit de douleurs. Tirash en profite pour lâcher son arc et vient porter un coup de poing à Daroth qui, au dernier moment, fait apparaître sa dague. Daroth a un mouvement de recul mais a laissé trainer son pied gauche. Tirash en profite pour planter violemment sa dague dans le pied, les os craquent avec la puissance du coup. Daroth crie de douleurs et se prend le coup d'épée d'Elidyr qui l'attaque simultanément. Le coup à l'avant-bras est puissant mais Daroth retire son bras au bon moment pour ne pas se le faire arracher. Le bout de la lame transperce, quand même, la peau. Daroth recule, de nouveau, d'un pas, lâche sa dague et son épée et lève les bras en grimaçant de douleurs. Du sang s'écoule du pied blessé par la lame magique de Tirash. Daroth semble, d'ailleurs, en train d'essayer de comprendre comment l'homme du sud a réussi à sortir sa dague aussi rapidement mais sans en trouver la réponse. Elidyr met sa lame à proximité de la gorge de Daroth. Tirash lui dit alors :
- "Allonge-toi sur le ventre !"
- "J'ai mal ! J'ai mal !!" répond Daroth en s'allongeant.

Au même moment, Fànaviryan se précipite sur Gachet qui, lorsqu'il voit Fànaviryan devant lui, il lâche son arc et lève les mains en l'air et crie :
- "Ne me frappez pas, je me rends !!"

Fànaviryan, du plat de l'épée, vient frapper l'épaule de Gachet qui chancelle et crie :
- "Je me rends ! Je me rends !!"
- "Tu es sans honneur ! Tu mérites de mourir sale traitre !!" répond Fànaviryan en levant son épée de défi. Gachet se protège le visage de crainte de recevoir un coup.
- "Je me rends ! Je me rends !" lance Gachet.
- "Tu es sans honneur et tu seras pendu par un Roi !" répond Fànaviryan puis ajoute : "Allonge-toi au sol."

L'homme s'exécute et Fànaviryan va sortir de son aumônière une lanière en cuir qu'elle va passer aux mains de l'homme dans son dos.

Gachet se met alors à genoux, la tête baissée.

Daëgon se décale de quelques pas et encoche une nouvelle flèche. Roulard fait tournoyer sa fronde, prêt à tirer sur l'un des deux hommes s'ils agissent violemment.

Après avoir attaché les deux hommes, Fànaviryan puis Daëgon s'approchent de Daroth pour évaluer les soins à lui apporter au niveau du pied. Dans un premier temps, Fànaviryan tente d'arrêter l'hémorragie sans ménager ses gestes. Daroth hurle de douleurs devant les soins inefficaces de l'Elfe qui prend un certain plaisir à rendre les soins douloureux. Elle va, ainsi, retirer la botte sans aucun ménagement. Daëgon vient, rapidement, prendre la place de l'Elfe pour porter les premiers soins qui vont prendre quelques minutes à se réaliser.

Pendant que Daëgon porte les soins, les autres vont fouiller la pièce qui est un cul de sac. Trois paillasses sont installées au sol, dans un coin, non loin, un sac avec cinq couvertures. Une table et deux bancs sont aussi présents, des jarres avec des provisions sont à disposition, de la nourriture séchée (viande, fruits), du vin.

Ils vont, également, y trouver du matériel, en particulier des armes : quatre arcs, une hallebarde, de la corde, un grappin, un croquis réalisé à la main et un parchemin officiel. Les deux parchemins sont stockés dans une boite posée sur la table. Le premier parchemin est un dessin représentant un plan de forts dans des collines. Daëgon va reconnaitre les noms indiqués, il s'agit de forteresses de l'Arthedain. L'autre parchemin est un document officiel qui autorise le titulaire d'accéder au palais royal de Fornost Erain.

Les compagnons vont se diriger vers le coffre, massif, environ deux mètres de long, un fermoir bloque l'ouverture mais n'est pas verrouillé. Fànaviryan signale :
- "Tirash, il faudra que tu penses à acheter des cadenas chez les Nains..."
- "C'est noté !" répond Tirash.
- "S'il n'y a pas de cadenas sur le coffre, c'est qu'il est vide... Mais ça servira !!" signale Fànaviryan puis ajoute : "Il va falloir venir avec un chariot avant que leurs associés n'arrivent pour les vider ! Là, on va pouvoir mettre les deux sur les chevaux. On va essayer de récupérer un maximum..."

Tirash observe le fermoir du coffre, le manipule et va, prudemment, l'ouvrir et soulever le couvercle du coffre et y découvrir, à l'intérieur, des vêtements, dix-huit écus d'or ainsi que du matériel d'écriture finement ouvragé et un casque dans un style nain enroulé dans un foulard. En sortant les habits, ils constatent qu'ils sont variés, une tenue de paysan, de noble, de marchand et d'artisan.

Tirash prend le casque dans sa main et est surpris par le poids. En effet, l'objet est en argent, avec des runes gravées dessus. Il couvre une grande partie de la tête, sauf les yeux, la bouche et le menton avec une protection sur le nez. Tirash tend le casque à Fànaviryan qui l'observe pendant quelques minutes et annonce à ses camarades :
- "Il s'agit d'un casque en Mithril !! Qui a été fabriqué par des nains, les gravures sont dans la langue des nains... Je ne pourrais pas lire son histoire, Tirash... Il a dû être porté par une personnalité naine... Non, non, non !! Reprends ça, Tirash, je ne peux pas porter ça !! Non ! Pas un casque de nain !!"
- "Dommage... C'est en Mithril !!" taquine Daëgon.
- "Il va me falloir du temps avant de lancer dans cette idée... Ça peut être un bon laisser-passer avec notre histoire... Ça pourrait servir de monnaie d'échange et on pourra en apprendre plus avec les Nains, Tirash." réagit Fànaviryan.
- "Oui, il faudra que l'on fasse quelque chose avec ça..." confirme Tirash.
- "Tu ne veux pas t'en servir, Fana, pour aller au combat ??" demande Daëgon.
- "Il faut... vraiment... que l'on soit en danger pour que j'en serve..." répond Fànaviryan hésitante puis ajoute : "En tout cas, il y a une chose intéressante, on va avoir un peu plus de soutien vis-à-vis des nains par rapport au fait qu'ils vont être intéressés de savoir comment les gars d'ici ont mis la main sur une telle relique..."
- "Il faudra que l'on fasse vider la grotte." évoque Daëgon.
- "Ouais !" confirme Fànaviryan.

Les compagnons rassemblent les affaires et réfléchissent à leur transport. Fànaviryan demande :
- "Est-ce que l'on ne pourrait pas mettre les couvertures dans le coffre et puis, après, qu'à deux, on pourrait accrocher le coffre à deux."
- "Attend ! Gachet, il pourrait porter des affaires..." suggère Daëgon.
- "Après, est-ce que l'on a besoin de s'emmerder avec des couvertures ?" questionne Tirash.
- "C'est histoire de les priver d'éventuelles personnes qui reviennent." répond Fànaviryan.
- "De toute façon, on va dénoncer la cache." propose Daëgon.
- "Oui ! Le Magistrat va, sans doute, envoyer des hommes à moins que l'on garde cette histoire de cache rien que pour nous mais, dans ce cas-là, ça veut dire qu'elle peut servir à nouveau. Il vaut, donc, mieux prévenir le Magistrat afin que la cache soit supprimée." propose Tirash.
- "Oui !" confirme Daëgon.
- "On prend les objets de valeur et on laisse le reste. Moi, ça me semble bien, non ?" propose Tirash.
- "Oui, moi aussi !" confirme Daëgon.
- "Fana, est-ce que l'on laisse le casque en Mithril ou pas ??" questionne amuser Tirash.
- "Ah, non, non, non !!" réagit vivement Fànaviryan.
- "Je vois que l'on est d'accord..." confirme Daëgon.
- "En priorité, on récupère les arcs, les carquois et toutes les armes." propose Fànaviryan.

Daëgon va inspecter les carquois et les flèches et constate qu'elles sont en bon état sans être, toutefois, d’une qualité supérieure comme le reste du matériel présent. Valgran interpelle les compagnons et leur dit :
- "Je vais appeler les deux autres pour leur dire de venir."
- "Ouais !" confirme Tirash puis demande : "Et comment ça va Gidéon ?"
- "Ça va... Il en a vu d'autres..." répond Valgran.
- "Il faut que l'on essaye de rentrer rapidement quand même..." suggère Tirash.
- "Ouais, ça serait pas mal..." confirme Valgran.
- "En rentrant à pied, on pourrait mettre les deux prisonniers à plat ventre sur le cheval et avec un système de cordes, attacher le coffre entre deux chevaux, en rentrant à pied." suggère Fànaviryan.
- "Pourquoi tu veux garder ce coffre ?" demande Tirash.
- "C'est pratique et ça permet de ne pas trop s'embêter." évoque Fànaviryan.
- "C'est vrai quand il est dans le chariot, c'est bon. On peut dire qu'on ira le récupérer en revenant de Fornost Erain." propose Tirash.
- "Là, il y a les affaires." indique Fànaviryan.
- "On peut mettre deux morceaux de bois tendus derrière un cheval derrière avec une toile entre les deux." propose Tirash.
- "Oui, voilà !" confirme Fànaviryan.
- "Histoire de pouvoir passer partout. On peut, d'ailleurs, en fabriquer un avec les couvertures." indique Tirash.
- "On peut faire ça avec la table et les quatre pieds de la table. Tu attaches les pieds de la table à la selle du cheval. On traine la table et la table peut faire un support sur lequel on peut poser les couvertures et caler le coffre. Qu'est-ce que vous en pensez ??" demande Fànaviryan.
- "Moi, j'en pense que l'on ne s'emmerde pas avec le coffre. On demande au Magistrat s'il peut le rapatrier quand il enverra des hommes et si on peut le récupérer en revenant de Fornost Erain. Et puis, si on ne peut pas, on ne peut pas... Et puis, on a un blessé à ramener" évoque Tirash.
- "Il serait bien que l'on puisse rentrer rapidement." évoque Valgran.

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 02:05 / 03:15 - Fron mène l'enquête - Lieu : Occum - Auberge de la Flasque de Mithril

Fron rejoint la salle communale où trois miliciens surveillent les affaires et les alentours. Les quatre domestiques de Roane sont présentes dans la salle avec les quatre compagnons de Fánaviryan. Túdur, en voyant Fron arrivé, lui demande :
- "Alors, qu'est-ce qui se passe ?"
- "Les trois prisonniers d'Angmar se sont évadés. Ils ont été aidés et, par contre, les trois autres prisonniers sont toujours bien en cellules." explique Fron.
- "On reste là ?" demande Túdur.
- "Oui, il faudrait rester garder la salle communale. Est-ce que l'un de vous pourrait m'accompagner ? Je vais jusqu'à l'auberge ?" demande Fron.
- "Oui, je veux bien." répond Túdur.

Sur le chemin vers l'auberge, Fron demande à Túdur :
- "Tu t'es réveillé au cours de la nuit ? Tu aurais vu quelque chose de notre camp ?"
- "J'ai eu une envie de pisser à un moment donné. Je suis sorti. Le village était bien calme mais j'ai vu de la lumière et j'ai trouvé ça bizarre..." répond Túdur.
- "Où ça ?" demande Fron.
- "De l'autre côté de la place, de l'autre côté de la route." répond Túdur.

Fron amène Túdur de l'autre côté du village jusqu'à l'auberge. La porte principale de l'établissement est fermée à clef. En faisant le tour de l'établissement, une porte de service est, quant à elle, fermé mais s'ouvre en actionnant la poignée. Fron et Túdur s'engagent dans un couloir de l'auberge, dans l'obscurité. Fron demande :
- "Tu n'as pas une torche Túdur ?"
- "Ah merde ! Je l'ai oubliée..." répond Túdur.

Fron remarque, rapidement, un lot de bougie près de l'entrée. Il en allume une ainsi que Túdur et ils vont ainsi progresser dans le couloir à la lumière des bougies. Les premières pièces sont les cuisines et les réserves puis, en ouvrant une porte, il entend du mouvement puis une voix qui grommelle :
- "Qu'est-ce qui se passe ? Qui est là ?"
- "Aubergiste, c'est vous ?" demande Fron.
- "Ouais, c'est qui ? Ben, vous êtes qui vous ??" répond l'aubergiste.
- "On fait partie de la compagnie de l'escorte des marchands qui sont venus dans votre auberge hier." explique Fron.
- "Ah ouais... Mais qu'est-ce que vous faites là ??" demande l'aubergiste.
- "Il y a des prisonniers qui se sont échappés et on voulait vérifier que tous les membres de notre caravane étaient toujours là." explique Fron.
- "Rhaaa... Mais on ne peut pas dormir... Rhaaaa.... Moi, je me lève tôt !!" répond l'aubergiste.
- "Est-ce que vous avez entendu du bruit pendant la nuit ?" demande Fron.
- "Non..." répond l'aubergiste.

L'homme allume la lanterne posée non loin de lui, vient observer Fron et Túdur puis les guident à travers l'auberge. L'aubergiste va venir, au rez-de-chaussée, frapper à la porte d'une première porte. Un grognement sourd se fait entendre après quelques secondes puis un nain, Kriall, vient ouvrir la porte et grogne :
- "Qui ose de déranger en pleine nuit ?? Qu'est-ce qui se passe dehors ??" puis ajoute : "Je ne suis pas sûr de revenir de sitôt dans votre établissement Monsieur !!"
- L'aubergiste recule de quelques pas en montrant Fron du doigt.
- "Je voulais vous dire que nos prisonniers se sont échappés et que l'on ne va, sans doute, pas partir dès demain matin, dès le lever du jour." annonce Fron.
- "Qu'est-ce que tu me dis là, toi ??" lance Kriall en refermant bruyamment la porte.

L'aubergiste se tourne vers Fron et lui demande :
- "On continue ?"
- "Oui mais pas les Nains ! Juste les marchands et la noble." précise Fron.

L'aubergiste montre trois autres chambres et dit en chuchotant :
- "Là, ce sont les chambres des trois autres nains... Ils ont pris chacun une chambre..."
- "Chut !!! Faites-moi de bruit !!!" hurle Kriall.
- "il faut que l'on fasse moins de bruit..." confirme l'aubergiste.
- Un autre grognement se fait entendre dans une autre chambre.
- "On va monter à l'étage." propose l'aubergiste.

L'aubergiste suivi de Fron montent à l'étage. L'homme frappe à une porte. Une voix féminine se fait entendre après quelques instants et demande :
- "Oui ??"
- "Madame Cerfblanc, madame Cerfblanc, c'est Fron de la Compagnie." répond Fron Sacquet.
- "Oui, qui y a-t-il ??" demande Roane Cerfblanc.
- "Nos prisonniers se sont échappés !" répond Fron.
- "Ah !! Attendez..." répond Roane Cerfblanc.

Fron entend du bruit dans la chambre puis la porte vient s'entrouvrir et Roane dans une tenue de nuit demande :
- "Oui ?" avec une légère inquiétude dans la voix.
- "Les trois agents d'Angmar se sont échappés. Et mes compagnons sont partis à leur poursuite et nous ne devrions pas partir demain matin à la première heure." explique Fron et ajoute : "Vous avez entendu du bruit cette nuit ?"
- "Non ! Je dormais... Et Tamir ?" demande Roane.
- "Il est toujours dans sa cellule." répond Fron.
- "Ah ! D'accord... C'est entendu." réagit Roane en refermant la porte de sa chambre.

Fron prend quelques secondes pour réfléchir aux réactions de Roane et estime qu'elle semble avoir agi de manière spontanée, sans arrière-pensée ou fourberie puis demande à l'aubergiste de poursuivre la visite des chambres. L'homme vient frapper à la porte et une voix endormie répond :
- "Oui ??"
- "C'est Fron Sacquet de la Compagnie." répond Fron.
- "Qu'est-ce qui se passe ??" demande l'homme.
- "Nos prisonniers se sont échappés." annonce Fron.

Un silence règne alors dans l'auberge puis la porte de la chambre s'ouvre. Revelin ouvre la porte, le marchand à cheval. Fron annonce alors :
- "Mes compagnons sont partis à leur poursuite et nous ne partirons, sans doute, pas demain matin à la première heure."
- "D'accord..." répond Revelin.
- "Sans doute pas demain matin..." indique Fron.
- "Vous savez pour combien de temps, on en aura à attendre ?" demande Revelin.
- "Pour le moment, je ne sais pas, on en saura plus demain matin et si jamais vous souhaitiez continuer votre route, si vous êtes pressé, nous comprendrions…" indique Fron.
- "Non, ça ira..." répond Revelin.
- "Très bien... Je vous laisse dormir..." répond Fron.

L'homme semble, à moitié endormi et referme la porte. Fron réfléchit quelques instants et ne voit aucun élément qui l'alerte sur l'attitude de Revelin. Fron et l'aubergiste se rendent à une nouvelle chambre. Fron frappe à la porte et un homme répond :
- "Oui..."
- "Excusez-moi de vous déranger, je suis Fron de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Je viens vous dire que nos prisonniers se sont échappés." annonce Fron.
- "Ah !! Et donc ??" demande Imrinn.
- "Et donc, nous ne partirons, sans doute, pas demain matin. Nous ne partirons, sans doute, pas tôt demain matin. Mes compagnons sont partis à leur poursuite." explique Fron.
- "Ah ! Je vais pouvoir dormir plus longtemps, merci ! Bonne nuit !" répond Imrinn.
- "Et, est-ce que vous avez entendu du bruit dans l'auberge cette nuit ?" demande Fron.

L'homme se déplace dans sa chambre et vient ouvrir la porte et demande :
- "Mais ce sont quels prisonniers qui se sont enfuis ?" demande Imrinn.
- "Les trois prisonniers d'Angmar : Daroth, Gachet et Ernoald." répond Fron.
- "Ah !! Et c'est embêtant pour vous, ça ??" demande Imrinn.
- "Hé bien, assez oui..." répond Fron.
- "Ah mince... Moi, je dormais..." indique Imrinn l'air souriant.
- "Vous n'avez rien entendu ?" demande Fron.
- "Non..." répond Imrinn.
- "Entendu..." répond Fron et ajoute : "Je vous laisse dormir. On vous tiendra au courant demain matin..."
- "D'accord, très bien ! Bon courage !" lance Imrinn.
- "Merci !" répond Fron.

Fron, en retournant dans le couloir, s'interroge sur le comportement d'Imrinn. Lorsque Fron a prononcé le nom des trois prisonniers, l'homme semblait bouger les lèvres comme s'il prononçait, lui aussi, le nom des hommes. Le geste semblait quasi imperceptible mais Fron, par sa concentration, a pu déceler le mouvement de ses lèvres. Après cette réflexion, Fron va voir le dernier marchand. L'aubergiste montre une certaine lassitude, Fron lui dit :
- "C'est le dernier ! Vous allez pouvoir vous coucher par la suite."
- "Ouais... Je ne suis pas sûr... Je vais aller sortir mon épée, ils vont, peut-être, avoir besoin de moi également..." répond l'aubergiste.

Fron frappe à la dernière porte des chambres de l'auberge. Fron entend un grognement puis :
- "Qu'est-ce qu'il y a !!! Il fait nuit encore !!"
- "Oui, excusez-moi de vous déranger." indique Fron.
- "Oui, vous me dérangez !!" répond Niocol.
- "C'est Fron de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Je viens vous prévenir que nos prisonniers se sont échappés et que nos compagnons sont partis à leur poursuite." explique Fron.
- "Ouais et alors ?" demande Niocol.
- "Il se peut que l'on ne parte pas demain matin à l'aube." annonce Fron.
- "Dans ces cas-là, vous me rembourserez ?" demande Niocol.
- "Pas de problèmes." répond Fron.

Fron entend alors des bruits de pas. Niocol ouvre la porte, regarde Fron avec un regard noir puis Fron lui dit :
- "Nous sommes désolés que ça soit arrivé mais ils n'étaient plus sous notre surveillance. Tant que j'y pense, vous avez entendu du bruit cette nuit dans l'auberge ?" demande Fron.
- "Je vous préviens. Je ne vais pas parler de vous en bien... C'est vous qui êtes censé être les professionnels ?? Et vous laissez des prisonniers s'enfuir !! Bravo !" lance Niocol.
- "Bah... Nous n'étions pas en charge de leur surveillance lors de cette halte." évoque Fron.
- "Alors, évidemment, vous avez des excuses, c'est ça ??" lance Niocol.
- "C'est ça..." confirme Fron.
- "On se décharge sur les autres..." lance Niocol puis ajoute : "Non, je n'ai rien entendu..."
- "Très bien. Je vous laisse dormir..." indique Fron.
- "Ouais, j'en prends bonne note..." indique Niocol en refermant la porte.

Fron réfléchit quelques instants et estime que Niocol était sincère dans sa colère et ne semblait pas cacher d'éléments particuliers. Fron sort sa bourse et tend une pièce d'argent :
- "Tenez pour le dérangement."
- "Ah bah merci..." répond l'aubergiste.
- "Je suis désolé de vous avoir dérangé en pleine nuit." remercie Fron.
- "Vous voulez boire une petite bière ?" demande l'aubergiste.
- "Tu veux boire une bière, Túdur ?" demande Fron à Túdur.
- "Oh ben oui !!" répond Túdur en souriant.
- "Bon, rapidement, alors, on a des choses à faire !!" annonce Fron.

Griff quitte Fron et Túdur en disant :
- "Maintenant que je suis réveillé, je vais aller voir ce qui se passe."

Griff retourne dans sa chambre et va s'habiller pour pouvoir tenir quelques heures dehors.

Fron dit à Túdur :
- "On boit juste une petite bière le temps que Griff, l'aubergiste, se prépare. Il allait voir les soldats pour voir s'ils ont besoin de lui."
- "C'est entendu !" répond Túdur.

L'homme et le hobbit finissent leur bière et vont rejoindre Griff et vont, tous les trois quitter l'auberge. Fron interpelle à Túdur et lui chuchote :
- "Je vais rester là. Est-ce que tu peux ramener le Magistrat ou un officier avec quelques gardes."
- "D'accord" confirme Túdur.

Túdur et Griff vont alors quitter les lieux et se dirigent vers le sud pendant que Fron se glisse dans la haie en face de l'auberge pour observer l'entrée secondaire de l'établissement et être planqué. Fron va, ainsi, attendre pendant plusieurs minutes avant de voir des lumières qui se dirigent vers l'auberge. Il finit par reconnaître Túdur accompagné du Magistrat Brégol ainsi que quatre hommes armés, sans avoir une tenue de garde. Fron sort de sa cachette et va en direction du groupe d'hommes. Brégol s'arrête et demande à Fron :
- "Vous désiriez me voir..."
- "Oui, je suis passé voir les personnes que nous escortions et il y a l'un des marchands qui a eu un comportement extrêmement suspect. Par ailleurs, mon ami, ici, Túdur, a vu de la lumière qui semblait être proche de l'auberge au cours de la nuit, un petit peu, avant les incidents."
- "Alors quand vous dites suspect ? Qu'est-ce que vous entendez par là ?" demande Brégol.
- "Il ne semblait pas surpris et semblait même satisfait quand je lui ai annoncé que les prisonniers s'étaient échappés." explique Fron.
- "Hum... Hum..." réagit Brégol.
- "Il serait, peut-être, bon de le fouiller. Peut-être, trouverez-vous des indices d'Angmar dans ses affaires ou l'interroger..."
- "C'est un peu mince ce que vous avez là..." répond Brégol en réfléchissant quelques instants puis ajoute : "Bon, en même temps, c'est la seule piste que l'on a... Je vais aller chercher des hommes."

Brégol se tourne vers l'un des villageois et lui dit :
- "Va me chercher quatre autres villageois !"
- "Oui, bien sûr, capitaine !" répond le villageois.

Lorsque l'homme quitte les lieux, Fron intervient auprès de Brégol et lui dit :
- "Par contre, vous comprenez que nous sommes censés escorter ces marchands et aux yeux des autres, l'indice ne peut pas venir de moi."
- "J'entends... J'entends bien..." répond Brégol.
- "Mais j'ai, quand même une conviction très forte par rapport à son comportement que j'ai vraiment trouvé très suspicieux." explique Fron.
- "Donc, ça veut dire que vous avez vu les autres marchands ?" demande Brégol.
- "Oui !" répond Fron.
- "Est-ce que vous avez remarqué un comportement particulier chez les autres ?" demande Brégol.
- "Non, non... Rien de particulier. J'ai même pu voir Madame Cerfblanc aussi. Je pouvais avoir un doute aussi mais c'est, vraiment, cette personne et son comportement qui m'a, vraiment, interpelé." répond Fron.
- "D'accord." répond Brégol.

Quelques minutes vont s'écouler.

Fron demande, pendant ce temps, à Túdur :
- "Est-ce que tu as remarqué un comportement bizarre des clients de l'auberge ?"
- "Je ne sais pas trop... Peut-être quelque chose... Mais pas sûr..." répond Túdur.

Puis Fron va aller voir Brégol et lui dit :
- "Si vous souhaitez fouiller les affaires, les agents d'Angmar peuvent avoir des bagues ou des poisons et d'un objet qui aurait pu l'administrer."
- "C'est noté."

Cinq hommes vont arriver. Brégol va ordonner :
- "Venez avec moi !"

Puis Brégol s'adresse à Fron et dit :
- "Quatre de mes hommes vont fouiller sa chambre et je vais l'amener dans mon bureau pour l'interroger."
- "D'accord !" répond Fron.
- "Vous quatre, vous resterez dans l'auberge et vous allez fouiller la chambre pendant que j'amène le marchand à mon bureau. Vous me rapportez tout, les objets suspects, dangereux, les objets de valeur, ce genre de choses..." annonce Brégol en désignant quatre villageois.

Brégol, les huit hommes présents ainsi que Fron entrent dans l'auberge. Le Hobbit va guider le Magistrat dans l'établissement jusqu'à la chambre d'Imrinn. Túdur reste dehors. Brégol vient frapper à la porte de la chambre d'Imrinn qui répond après quelques secondes par :
- "Oui ?"
- "Magistrat Brégol ! Ouvrez la porte !" annonce Brégol.

Imrinn vient ouvrir la porte, un air de surprise tout en gardant une certaine bonne humeur. Il demande alors :
- "Qu'est-ce qui se passe ?"
- "Veuillez me suivre Monsieur..." répond le Magistrat.
- "Rassurez-vous, ce n'est qu'un malentendu. Je vais régler ça !" annonce Fron avec conviction.

Imrinn s'habille, sort de sa chambre et va suivre le Magistrat vers l'extérieur de l'établissement. Fron va attendre dans le couloir et dès qu'il ne voit plus Brégol et Imrinn, il se rend dans la chambre et dit aux quatre villageois :
- "Si vous trouvez des petites fioles ou un objet pointu qui pourrait, éventuellement, administrer un poison, cherchez bien ce genre de choses ainsi que des bagues."
- "D'accord..." répondent les hommes.

Puis Fron descend l'escalier, se rend dehors, retrouve Túdur qui l'attendait et Túdur lui demande :
- "Alors, vous avez trouvé des choses ??"
- "Pour le moment, non mais ça fouille. Donc si tu veux, tu peux retourner au camp ou aller rejoindre les autres soldats s'ils ont besoin d'aide..." suggère Fron.
- "Je... Je vais rester là... à surveiller près de l'entrée de l'auberge." répond Túdur.
- "D'accord ! Très bien..." répond Fron.

Fron se dirige vers la maison du Magistrat qui amène Imrinn à son bureau escorté de quatre hommes. En arrivant, Imrinn est installé dans le bureau et est fouillé par l'un des villageois. Imrinn avait sur lui quatre pièces d'argent. Brégol demande à ses quatre hommes de sortir ainsi que Fron qui demande :
- "Cet homme est sous ma protection, puis-je assister à votre entretien ?"
- "Dans un premier temps, je souhaite mener l'entretien seul. J'entends qu'il est sous votre protection. Sachez qu'en tant que Magistrat d'Occum, j'ai pour habitude d'interroger par moi-même et seul." répond Brégol.
- "Entendu..." répond Fron.

Deux hommes vont se mettre juste derrière la porte et deux autres, dehors, à l'entrée de la maison. Fron reste dans le couloir avec les deux villageois. Fron s'assoit par terre, ne fait plus de bruit et essaye d'écouter, l'air de rien... La discussion dans le bureau du Magistrat va durer un certain temps. Fron arrive à entendre les deux hommes qui parlent mais le ton reste calme pendant tout l'entretien. Aucun des deux ne va hausser la voix ou accentuer son propos.

Au bout de quarante-cinq minutes, deux hommes entrent dans la maison, il s'agit de deux des gardes qui ont fouillé la chambre d'Imrinn. Aussitôt, l'un des deux vient frapper à la porte du bureau du Magistrat. Fron en profite pour demander :
- "Vous avez trouvé quelque-chose ??"
- "Non, rien de spécial..." répond le garde.

Brégol ouvre la porte et viens dans le couloir et demande :
- "Alors, qu'est-ce que vous avez trouvé ?"
- "De l'argent... Nous avons cherché ce que vous avez évoqué..." indique l'homme en se tournant vers Fron.
- Brégol se tourne également vers Fron et lui demande : "Qu'est-ce que vous lui avez demandé de chercher ?"
- "Des petites fioles qui pourraient contenir quelque chose..." explique Fron.
- "Alors, par rapport à cela ?" demande Brégol.
- "Non, rien... On a vraiment fouillé toute la chambre, il n'y avait rien..." répond le garde.

Brégol se tourne vers Fron, de nouveau, et dit :
- "Je n'ai pas grand-chose, je vous avouerai... Il nie être sorti cette nuit. Dans ses motivations, dans son histoire, je n'ai pas d'éléments qui tiennent la route. Je pense que d'ici un quart d'heure, vingt minutes, je vais devoir le relâcher..."
- "Bon... Il vous reste deux hommes là-bas, je vais aller voir avec eux si je trouve quelque chose..." évoque Fron.
- "Je vous laisse vingt minutes." propose Brégol.
- "Entendu ! Merci !!" répond Fron.

Brégol rentre dans son bureau faisant, par là-même, sortir les deux gardes. Le troisième homme va repartir en direction de l'auberge accompagné de Fron. En arrivant devant "La Flasque de Mithril", Túdur vient en direction de Fron et lui demande :
- "Alors ?"
- "On n'a rien trouvé pour le moment..." répond Fron.
- "Ah mince... Ils m'ont dit qu'au niveau de la chambre, il n'y avait rien..." évoque Túdur.
- "Non..." indique Fron en réfléchissant.

Le Hobbit commence à regarder l'arrière de l'auberge là où se trouve les chariots dont celui d'Imrinn. Fron demande à Túdur :
- "Tu pourrais aller fouiller le chariot d'Imrinn ?"
- "Ouais..." répond Túdur.
- "Essayes de voir s'il n'y a pas une cache ou quelque chose soit d'évident, soit de cacher sous le chariot. Je vais aller regarder un peu la chambre et, peut-être, que je te rejoindrais après." propose Fron.
- "D'accord..." répond Túdur.

Túdur se dirige dans l'enclot où sont stationnés les chariots et se dirige vers le chariot d'Imrinn.

Fron se dirige dans l'auberge et va directement dans la chambre d'Imrinn. Deux gardes y sont présents. Fron constate que le marchand est venu avec un sac en cuir dont les affaires ont été étalées au sol. Le coffre de la chambre a été ouvert et ne semble pas avoir été investi par le marchand. Tous les draps du lit ont été enlevés. Le sac en cuir contenait des vêtements.

Fron va prendre le manteau à capuche et va le fouiller attentivement, vérifiant d'éventuelles poches secrètes et objets à l'intérieur. N'ayant rien trouvé, Fron va observer la chambre et chercher une éventuelle cache, un lieu qui permettrait de cacher des objets mais, après une fouille minutieuse, rien ne semble prêter une attention particulière au Hobbit.

Après une dizaine de minutes d'une fouille minutieuse, Fron quitte la chambre et va voir Túdur dehors au niveau du chariot d'Imrinn. Túdur lui dit :
- "J'ai commencé à fouiller mais je n'ai rien vu de spécial... Tu veux m'aider ?"
- "Ouais, un petit peu... Il faudrait rechercher sur les affaires du dessus, sur les affaires accessibles facilement. Moi, je vais chercher sur le chariot en lui-même." propose Fron.

Fron va se mettre sous le chariot et va commencer à inspecter le dessous du chariot. Fron constate un endroit qui ne semble pas adapté au chariot. Aucun élément ne semble permettre d'ouvrir l'emplacement mais en allant regarder un peu plus loin, Fron constate qu'il peut glisser son doigt dans un trou où un crochet peut être actionné. Fron alerte Túdur et lui dit :
- "Túdur, va chercher les deux qui sont dans la chambre !"

Fron continue de jouer avec le mécanisme pour bien le comprendre puis constate que des lumières viennent vers l'auberge. Fron constate que les lumières s'approchent de l'auberge, il s'agit du Magistrat, de quatre soldats et d'Imrinn. Lorsque Fron constate que le groupe continue son chemin, le Hobbit les interpelle et leur dit :
- "Excusez-moi, sieur Imrinn, je voulais être sûr qu'on ne se trompait pas. Est-ce que vous pouvez nous ouvrir ça ?" en montrant la cache sous le chariot.

Brégol vient avec ses hommes et Imrinn près de Fron et Brégol demande au marchand :
- "Ceci est votre chariot ?"
- "Mais bien sûr, c'est le mien !!" répond Imrinn puis regarde la trappe qui permet d'actionner la petite boite et, l'air surpris, dit : "Ah ! Mais c'est quoi ça ?? Je ne connaissais pas l'existence de cette trappe... Et qu'est-ce donc Monsieur Sacquet ?"
- "Mais c'est à vous de nous le dire, c'est votre chariot." indique Fron.
- "Oui, en effet, c'est mon chariot..." répond, amusé, Imrinn et ajoute : "Je vous avouerai que je l'ai acquis assez récemment. On ne me l'avait pas vendu avec ce petit mécanisme."

Fron actionne le mécanisme qui ouvre la petite trappe sous le chariot. Imrinn est surpris en entendant la trappe s'ouvrir. Brégol se baisse et va regarder attentivement l'ouverture de la trappe puis demande à l'un de ses hommes :
- "Enfile tes gants et vient récupérer les objets qui sont dans cet endroit..."

L'homme ressort deux fioles qui, avec l'éclairage des lanternes, a un aspect noirâtre puis présente une petite sacoche en cuir qui se déplie pour présenter plusieurs aiguilles, dards, fléchettes. Imrinn est surpris de découvrir ces objets et dit :
- "Mais... Mais... Je... Je ne comprends pas..." répond Imrinn sans, toutefois, montrer une certaine sincérité dans ses propos.

Brégol réagit avec méfiance et annonce à Imrinn d'un ton solennel :
- "Vous allez me suivre Monsieur Imrinn... Vous allez passer le reste de la nuit non pas dans votre chambre mais à Dol Occum."
- "Mais... Mais... Mais... Mais pourquoi ???" réagit Imrinn.
- "Ceci est votre chariot et ce que l'on a trouvé à l'intérieur, prouve votre culpabilité. Vous devrez répondre de vos actes !" annonce Brégol.

Brégol accompagné de ses quatre soldats et du marchand se dirigent alors vers le sud du village à Dol Occum. Fron va accompagner Brégol en compagnie de Túdur qui, entretemps, est revenu de l'auberge. Imrinn est amené dans les geôles du fortin puis lorsque tout le monde est sorti de Dol Occum, Fron lui dit :
- "Je voulais m'excuser au nom de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate pour avoir amené ici, à Occum, une personne qui a nui à votre village..."
- "Chaque chose en son temps, Monsieur Sacquet... Nous mesurons, un peu plus tard, les responsabilités de chacun. A l'heure actuelle, je n'accuse personne. Celui qui est actuellement à Dol Occum semble avoir de mauvaises intentions malgré ce qu'il peut dire. Nous tirons au clair tout cela un peu plus tard. Je vais prendre quelques dispositions et allez me reposer un petit peu. Vous devriez en faire autant." conseille Brégol.
- "Oui !" répond Fron.
- "Et avez-vous des nouvelles de vos compagnons ?" demande Brégol.
- "Non..." répond Fron.

Brégol retourne à Dol Occum pendant que Fron et Túdur regagnent la salle communale.

Session N°104

Le 22/11/2023

Le 11 de Cerbeth de l'An 1640 - 01:30 / 02:30 - L'évasion des prisonniers - Cavalier de l'Arthedain - Enrin - Lieu : Occum - Dol Occum

Daëgon dit à ses compagnons :
- "Il se passe un évènement qui ne va pas du tout... J'ai entendu un cri et des propos indiquant : "Les prisonniers se sont évadés !!". Il se passe quelque chose dehors, il va falloir que l'on aille voir.
- "Oui, en effet, il faut aller voir !" répond Tirash.

Daëgon enfile, rapidement, ses vêtements, prend son arc, son carquois avec ses flèches et attache sa ceinture avec le fourreau de son épée.

Fron et Tirash s'habillement rapidement, à la suite et prennent, eux aussi, leur arc, leur carquois et leur épée.

Fánaviryan va prendre le temps de s'équiper de ses protections en particulier ses épaulettes de métal puis prend son bouclier et son épée. Elle attache, également, son aumônière avec son petit équipement.

Valgran et ses compagnons s'habillent, également, rapidement ainsi que les six miliciens de Metraith.

Daëgon, prêt le premier, va sortir de la salle communale et observer la rue principale pour y observer l'activité. Il constate, rapidement, que l'activité principale se situe autour de Dol Occum, le fortin du village avec de nombreuses lumières qui convergent vers là. Le Dùnedain remarque, également, que la maison de Brégol est éclairée ainsi qu'à la porte Nord du village, sans, toutefois, y déceler une agitation. Daëgon se dirige vers le sud du village en direction de Dol Occum.

Daëgon est rapidement rejoint par Tirash, Fron, Valgran et ses trois compagnons. Ils retrouvent Merembeleg qui est à proximité de deux hommes qui sont étendus au sol. Plusieurs villageois convergent vers Dol Occum, la plupart, équipés d'épées.

Merembeleg se lève, se dirige vers les compagnons, le visage sévère et annonce :
- "Nous avons perdu plusieurs soldats ! Quatre de nos hommes sont morts !!"
- "Et les prisonniers ? Vous savez qui est parti ?" demande Tirash.
- "Non, je ne sais pas... On m'a juste dit qu'il y avait des cellules vides." répond Merembeleg.
- "Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que vous avez vu ?" demande Daëgon.

À ce moment, le lieutenant Enrin arrive et dit d'un ton ferme :
- "Bon, alors !! Qu'est-ce qui s'est passé ? Je voudrais comprendre..."

Merembeleg est alors pris par les cavaliers de l'Arthedain, les villageois qui viennent lui poser des questions. Fron interpelle Valgran et lui dit :
- "Tu m'accompagnes dans le fortin ?"
- "C'est d'accord." répond Valgran puis dit à ses trois hobbits : "Venez avec moi."
- "Je vous suis !!" répond Tirash.

Fánaviryan avec trois miliciens, Gwledig, Elidyr et Roibin, arrive au moment où une partie de ses compagnons entrent dans Dol Occum. Ils aperçoivent Daëgon qui est en train d'examiner les corps au sol. Daëgon, au premier regard, ne constate aucune trace de blessure, ni signe qui précise la façon dont ils ont été tués. Dyfed allume une torche et va éclairer Daëgon afin qu'il puisse observer plus attentivement les corps. Il signale à l'Elfe que :
- "Nos deux compagnons sont partis dans la tour."

Lorsqu'ils entrent dans le fortin, les compagnons remarquent, aussitôt, un autre soldat inanimé, étendu au sol. Il gît dans la grande salle circulaire du rez-de-chaussée de Dol Occum. Il s'agit de la salle de repos des soldats du village. Plusieurs soldats sont également présents et surveillent les lieux en discutant des évènements qui viennent de se dérouler. Fron demande aux soldats :
- "Est-ce que tous les prisonniers se sont échappés ou est-ce qu'il en reste encore ?"
- "Euh... Bah, suivez-moi !" répond le soldat.

L'homme amène Fron, Tirash et Valgran au sous-sol. Six cellules sont présentes, une série de trois de chaque côté. Ils constatent, aussitôt, que trois cellules sont ouvertes, les trois du même côté. Quatre prisonniers sont enfermés dans des cellules. Les compagnons vont aller observer les prisonniers. Ils ne connaissent pas le premier, les trois autres sont, par contre, bien connus, il s'agit des deux chasseurs Tarma et Tamir Cerfblanc. Tirash réagit aussitôt en disant :
- "Ce sont les Angmariens qui sont partis..."

Fron se tourne vers les prisonniers et leur demande :
- "Vous avez vu ce qui s'est passé ?"
- "On saura s'en souvenir... N'hésitez pas, c'est l'occasion ou jamais de gagner un petit quelque chose... Vous n'avez pas beaucoup de temps..." ajoute Tirash.

L'un des deux chasseurs Tarma se rapproche. Tirash lui :
- "Je vous écoute..."
- "Qu'est-ce que vous me proposez ?" demande le chasseur Tarma.
- "On n'a pas le temps. On glissera un mot pour vous. On pourrait vous éviter la corde, je ne sais pas..." répond Tirash.
- "Il y a un type qui est venu." commence le prisonnier.
- "Quel genre de type ?" demande Tirash.
- "Taille moyenne, il avait un manteau sur lui. On ne voyait pas son visage." explique le prisonnier.
- "Un grand ?" demande Tirash.
- "A peu près votre taille." répond le prisonnier.
- "Petit alors... Qu'est-ce qu'il a fait ?" demande Tirash.
- "Il a regardé dans les cellules et a ouvert les trois cellules qu'il y avait en face." décrit le prisonnier.
- "Il avait la clef ?" demande Tirash.
- "Ouais..." confirme le prisonnier.
- "Il leur a donné des armes ?" demande Fron.
- "Ouais..." confirme le prisonnier.
- "Ouais ! Sur nos camarades, ils leur ont piqué les épées." explique l'un des deux soldats présents au sous-sol.
- "Il y avait combien de soldats dans la tour quand c'est arrivé ?" demande Fron.
- "Ils étaient quatre." répond le soldat.
- "Donc les quatre..." analyse Fron.

Tirash se tourne vers le prisonnier et lui dit :
- "Vous avez autre chose à ajouter ? Je vous promets que je me souviendrais de l'aide que vous nous avez apportée."
- "Non..." répond le chasseur Tarma.
- "Bien, merci..." répond Tirash.

Puis Tirash se tourne vers Fron et lui dit :
- "Qu'est-ce que tu en penses, Fron ? On va informer les autres ?"
- "Oui, oui, on remonte." confirme Fron.

En retournant dehors, ils vont voir Daëgon et Fánaviryan qui ont pris du temps pour observer les trois soldats. Le constat est qu'ils sont, tous les trois morts mais ils n'ont pas réussi à comprendre l'origine de la mort. Aucun coup mortel ne semble avoir été donné. L'empoisonnement semble la théorie la plus probable sans élément observé.

Valgran et ses compagnons viennent observer les soldats au sol pendant que Fron repart aussitôt vers la salle communale.

Session N°103

Le 01/11/2023

Session N°102

Le 18/10/2023

Session N°101

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Session N°100

Le 20/09/2023

Session N°100

Le 18/09/2023

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Le 08/02/2023

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Le 24/08/2022

Session N°66

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Session N°66

Le 02/05/2022

Session N°65

Le 27/04/2022

Le 19 de Norui de l'An 1640 - 13:45 / 15:10 - Passage à la Milice - Garde Metraith - Lyndys - Roldan - Lieu : Metraith - Milice

Le 19 de Norui de l'An 1640 - 06:00 / 13:45 - Matinée au Thalion - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Les quatre compagnons se réunissent le matin au Thalion pour une séance de lecture et d'écriture par Fánaviryan.

Après le bon repas préparé le midi par Nioul, les compagnons passent voir Selenia. Ils lui apportent les plantes préparées par Raghnild puis lui indiquent qu'ils vont passer voir Roldan.

Le 18 de Norui de l'An 1640 - 16:45 / 21:00 - Echanges avec Selenia - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Après quelques échanges de courtoisie, les trois compagnons sont raccompagnés par Muirgen à l'extérieur de la Maison de la Ville puis ils vont voir Selenia pour discuter des échanges de la journée. Orynn leur propose de leur servir un souper leur permettant ainsi de poursuivre leurs conversations puis les trois compagnons regagnent vers vingt-et-une heures l'auberge.

Le 18 de Norui de l'An 1640 - 15:35 / 16:40 - Rencontre avec le Maire - Muirgen - Lieu : Metraith - Mairie

Fanáviryan propose à ses deux compagnons de passer voir le maire de Metraith, Muirgen. Ils se rendent donc à la Maison de la ville de Metraith où plusieurs habitants sont présents et attendent assis sur des bancs. Une femme d'un certain âge les accueille et leur explique que pour avoir un rendez-vous le maire, il faudra revenir en fin de journée, il doit, en effet, régler plusieurs affaires et qu'il en a pour toute l'après-midi.

En fin de journée, ils viennent à la Maison de la Ville qui est beaucoup plus calme. La secrétaire vient les accueillir et les amène à l'étage, dans cette vieille maison bourgeoise en bois qui grince de partout. Chaque pas sur la plancher fait craquer le bois qui résonne dans toute la pièce. Les compagnons ont l'impression que la maison va s'écrouler avant d'arriver au bout du couloir. Dans une belle pièce, illuminée par les rayons du soleil, un homme se tient face à eux, l'air fatigué mais avec un sourire aux lèvres. Il vient saluer les trois compagnons en leur prenant les deux mains à chacun puis fixant dans les yeux chaque compagnon et leur dit :
- "Bonjour, je m'appelle Muirgen, je suis le maire de Metraith. J'ai entendu parler de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ! C'est avec un immense plaisir que je vous accueille dans la Maison de Metraith ! Que puis-je faire pour vous ?"
- "Bonjour Monsieur le Maire ! Nous souhaitions vous rencontrer, faire votre connaissance et avoir votre avis sur les évènements qui se déroulent en ville." annonce Fanáviryan.
- "Oh... Je vous en prie, venez vous assoir. Je peux vous servir une infusion ?" demande Muirgen avant d'aller vers un poêle où il insère une bouilloire qu'il a rempli d'eau chaude puis revient vers les compagnons et leur dit : "Moi, vous savez, je n'ai pas de grandes responsabilités en ville. Je gère les tracas quotidiens des villageois, je règle les litiges entre voisins, entre commerçants et fait remonter au Seigneur Hallas les besoins de la population..."
- "Nous souhaitons savoir ce qu'il va advenir de la maison de Reoluin, vous savez celui que tout le monde appelle le traitre ?" demande Fanáviryan.
- "Ah... Malheureusement, je n'ai pas ce dossier entre mes mains. On ne m'a pas confié la gestion des bâtiments et encore plus lorsqu'il s'agit de bâtiments qui ont été occupés par des espions d'Angmar... Je vous suggère d'aller voir les conseillers du Seigneur Hallas pour obtenir des réponses. Je suis déjà bien pris avec toutes les demandes des citoyens de Metraith, vous savez. Une petite infusion ?"
- "Mais est-ce que vous avez la possibilité de gérer des maisons abandonnées pour les familles hobbits qui sont arrivées en ville ?" demande Fanáviryan.
- "Vous savez, je ne suis habilité à pouvoir réquisitionner des maisons ou gérer les bâtiments inoccupés. Seul le seigneur Hallas peut le faire. Il est vrai, qu'aujourd'hui, de nombreux lieux sont occupés par des réfugiés pour un grand nombre, ils doivent se regrouper dans le grand parc de Metraith. Vous connaissez, peut-être, d'autres villes où le maire a d'autres prérogatives mais, ici, ce n'est pas le cas. La gestion de la ville aurait pu changer avec l'arrivée au pouvoir du prince Heredon mais il semble que ce soit son père qui prenne la succession du seigneur Hallas. Il ne devrait donc pas y avoir de changement dans mon rôle. Je suis sincèrement désolé mais je ne vais pas pouvoir répondre à vos questionnements et interrogations. Mais buvez tant que c'est chaud..."

L'eau chaude est apaisante, un léger goût de réglisse, de miel et de menthe poivrée.

Le 18 de Norui de l'An 1640 - 15:20 / 15:35 - Passage à la Milice - Garde Metraith - Roldan - Lieu : Metraith - Milice

Ils vont ensuite passer à la Maison des Miliciens. Roldan est présent mais est assez occupé. Il propose aux trois compagnons de passer demain en début d'après-midi. Il devrait avoir fini les tâches qu'il doit réaliser en urgence.

Le 18 de Norui de l'An 1640 - 14:15 / 15:20 - Echanges avec la Soigneuse dunéenne - Ragnhild - Lieu : Metraith - Maison de la Soigneuse

En sortant de chez la famille Wesmin, les compagnons ramènent Selenia au Thalion puis remontent vers la Maison d'Oget pour se rendre à l'échoppe de Raghnild qui a préparé des plantes pour Selenia et a, également, pu identifier la nature du poison. Il s'agit d'une plante qui pousse, essentiellement, dans le nord de l'Eriador. Elle ne se souvient plus du nom de la plante et ne connait pas les secrets de fabrication. A priori, elle serait bien incapable de pouvoir faire ce poison. Pour qu'il puisse agir, il faut un contact avec le sang de la victime, une simple piqure suffit à inoculer le produit qui va se répandre dans le corps et ne va agir que quelques heures après. La victime sera frappée par un arrêt du cœur et va mourir peu de temps après. Elle demande alors dix pièces d'argent pour ces informations. Elle indique ensuite avoir préparer des plantes de soins pour 15 jours ce qui fait un total de cent quatre-vingts pièces d'argent.

Le 18 de Norui de l'An 1640 - 11:45 / 14:15 - Repas chez les Wesmin - Abaigh Wesmin - Florry - Meyron Wesmin - Lieu : Metraith - Manoir des Wesmin

Daëgon frappe à la porte. Florry ouvre la porte avec un sourire accueillant puis dit :
- "Bonjour Messieurs, Dames, entrez, je vous en prie !"
- "Bonjour" répondent les quatre compagnons.
- "Entrez !"

Elle fait entrer les quatre compagnons et les accompagnent jusqu'à la grande salle à manger de la maison Wesmin là où Daëgon avait rencontré seul le couple Wesmin. La pièce est vaste, une grande table en bois massive trône au centre, de magnifiques gravures ornent les pieds. Un grand d'objets exotiques sont exposés sur les murs. Tirash remarquent que certains d'entre eux lui évoquent des souvenirs de son enfance.

Meyron et sa femme sont assis lorsque les quatre compagnons arrivent dans la pièce. Meyron se lève pour accueillir les invités avec un large sourire. Abaigh reste assise. Meyron leur dit alors :
- "Allez-y, prenez place. Alors, depuis tout ce temps, vous avez pu vous reposer ?"
- "Oui, effectivement, nous avons eu quarante-huit heures de course effrénée par le fait de nos missions et ce petit temps de repos n'a pas été négligeable pour Selenia qui, malheureusement, a payé le plus cher tribu dans l'équipe..." explique Fànaviryan.
- "Je tenais et on tenait, moi et ma femme, à vous remercier pour tout ce que vous avez fait. Le Magistrat est passé récemment nous voir pour nous confirmer que Reoluin était bien le commanditaire du meurtre de notre fils." explique Meyron.
- "Ah oui ?" questionne Daëgon.
- "Oui, il a tout avoué ainsi qu'un certain nombre de personnalités qui sur la dernière année sont mortes. Il a avoué plusieurs crimes. Il semblerait, de ce que nous a dit le Magistrat, ce n'est pas sous l'effet d'injonctions ou de tortures qu'il a avoué les choses. A priori, il semblerait même qu'il ait prouvé quasiment du plaisir à se faire torturer. Ce n'est qu'ensuite qu'il a pu annoncer tous les méfaits qu'il a pu commettre dans cette ville. Alors, je dois vous dire que le Magistrat a souhaité que ces informations restent confidentielles puisqu'à priori, les autorités de la ville ne souhaitent que tout cela se sache."
- "D'accord !" réagit Daëgon.
- "Cela effrayerait la population s'ils savaient tout ce que ce Reoluin a pu engendrer au travers de la ville. Et selon Lonuir Harge, il savait parfaitement ce qu'il faisait en annonçant tout cela..." explique Meyron.
- "Oui, essayer d'amener un peu plus de désordre tant qu'il a pu agir par d'obscurs dessins."
- "Oui, c'est tout à fait cela. Donc ce qui veut dire que tout ce que je viens de vous dire là, doit rester entre nous. Vous avez pu prouver depuis que vous êtes ici que vous êtes des personnes de confiance. Par rapport à cela, nous en avons discuté avec ma femme et j'avais pu vous l'annoncer, nous souhaitons pouvoir vous offrir une récompense, vous montrer tout notre gratitude pour tout ce que vous avez pu réaliser ici et en la mémoire de notre fils, nous souhaitions vous remercier mais il y a peut-être des choses particulières que nous pourrions faire pour vous ?" demande Meyron.
- "Hé bien, à vrai dire nous n'avons pas agi par intérêt. Nous avons simplement fait ce qui nous semblait être notre devoir et nous nous voyons mal vous réclamer quelque chose et nous avons convenu ensemble que nous vous laisserions, vous et votre femme, décider de la récompense que vous jugez correcte de nous octroyer." explique Tirash.
- "J'avais quelque chose à vous soumettre mais, peut-être, que ce n'est cette proposition que vous recherchez. En tout cas, sachez que, vu les évènements qui se sont déroulés et que notre seul héritier est à présent décédé, nous souhaiterions savoir si vous seriez favorables à devenir des chevaliers de la famille Wesmin." annonce Meyron.
- "C'est tout à fait surprenant ! En quoi ça consiste d'être chevalier de la famille Wesmin ?" demande Daëgon.
- "Cela veut dire, d'une part, que vous feriez partie de notre famille et que le titre de chevalier est un titre honorifique mais, forcément, dans le Cardolan, vous ouvre un certain nombre de portes. Vous êtes considérés comme faisant partie de la noblesse du Cardolan." explique Meyron Wesmin.
- "L'élite du Cardolan quelque part." suggère Daëgon.
- "On peut dire ça comme ça."
- "D'accord !"
- "Ce qui veut dire aussi nous pensons que vous avez les valeurs, qu'à notre mort, vous porteriez nos valeurs. Vous pouvez réfléchir à cette proposition. En effet, vous seriez amenés à devoir gérer à notre mort les terres de la famille Wesmin puisque nous souhaitons que quelqu'un puisse porter, par la suite, nos valeurs. En se renseignant auprès de quelques personnes en ville, nous avons eu vent de ce que vous avez pu faire et de tout ce que vous envisagez de faire ici. Ça veut dire que vous pourriez utiliser les biens de la famille Wesmin à votre guise." explique Meyron.
- "Je ne sais pas pour mes compagnons mais pour ma part, je suis tout à fait honoré de cette proposition. Je ne sais pas si on la mérite mais j'ai confiance en vous aussi." annonce Daëgon.
- "Pour aller dans le sens de Daëgon, c'est pour ma part, très honorée que je reçois cette proposition et étant je dirais un peu comme Tirash par la même, orphelin de père et de mère et déraciné, j'accepterai avec un grand honneur cette charge que vous nous proposez mais que pour ma part, je peux vous dire, j'accepte pleinement et entièrement." annonce Fànaviryan.
- Meyron et Abaigh réagissent et semblent touchés par les propos de Daëgon et Fànaviryan.
- "Oh je suis très touché par cette proposition mais c'est une lourde responsabilité et j'ai besoin de réfléchir car je ne sais pas si mes projets me permettront de rester dans la région et je ne voudrais pas m'engager à la légère." répond Tirash.
- "En tout cas, mon cher Tirash, on ne vous demande pas d'être à notre service simplement de pouvoir défendre nos intérêts et de pouvoir porter les valeurs de la famille Wesmin au travers de ce monde et qu'il n'est nullement question pour vous de rester ici pour gérer quoique ce soit. Je comprends bien que vous avez des intérêts ailleurs et qu'il n'est pas question pour nous de vous demander d'être à demeure ici." précise Meyron.
- "Bien !" répond Tirash.
- "Mais on va, de toute manière, bientôt manger et cela vous permettra d'être dans la réflexion et puis de pouvoir donner votre réponse plus tard." propose Meyron.
- "Très bien."
- "Ecoutez, je suis très touchée par votre proposition mais je n'y connais pas grand-chose en chevalerie et je ne suis pas sûre de pouvoir remplir le rôle que vous nous proposez. J'y réfléchirai mais je ne pense pas que je souhaite y répondre favorablement." annonce Selenia.
- "Vous aurez le temps de la réflexion et, en effet, on peut se laisser quelques jours pour que vous puissiez y réfléchir. Si vous souhaitez qu'on aborde des points précis par rapport à cette fonction, on pourra se voir pour en discuter individuellement." indique Meyron.
- "Entendu." répond Selenia.
- "De mon côté, indépendamment de cette question, j'aimerais beaucoup que vous me parliez de cette collection exotique qui nous entoure car je reconnais la manufacture de certains d'entre eux et j'aurais quelques questions à vous poser." indique Tirash.
- "Je vous propose que l'on en parle après le repas." lui répond Meyron.

Les premiers plats vont être apportés. Meyron va échanger avec les quatre compagnons sur la vie à Metraith, la région, de la pluie et du beau temps. Puis vers la fin du repas, il va indiquer :
- "Je pense que je vais pouvoir mon cher Tirash, vous en dire un peu plus puisque tout ce qui a autour de nous est notre passé puisque j'ai été dans ma jeunesse ambassadeur de Metraith au Gondor. J'ai vécu un certain temps dans le grand port de Pelargir et c'est là-bas que j'ai rencontré Abaigh qui elle aussi avait des fonctions d'ambassadrice auprès du port elfique d'Edhellond puisque ma femme maitrise parfaitement un grand nombre de langues et en particulier les langues elfiques. Elle a été amenée à être ambassadrice des autorités gondoriennes auprès des autorités elfiques au port d'Edhellond. Nous avons eu l'occasion de pouvoir naviguer, nous avons pu voir le grand désert et à ce titre-là, j'ai ramené des souvenirs que j'ai pu voir de là-bas, des paysages magnifiques. Nous avons même eu l'occasion de naviguer sur un navire elfique. Nous avons entraperçu les fumées du port d'Umbar."
- Tirash sort sa dague et demande à Meyron et Abaigh Wesmin : "Est-ce que c'est un objet qui vous dit quelque chose ?"
- Abaigh regarde la dague et porte une attention particulière aux inscriptions qui sont gravées dessus.
- "Vous sauriez me dire ce qui est écrit sur la dague ?" demande Tirash.
- "Il faudrait que je l'étudie." dit Abaigh.
- "J'en ai hérité dans des circonstances tragiques et je crois que ça m'aiderait beaucoup de comprendre l'origine de cette dague pour savoir ce qui est arrivé à ma famille." indique Tirash.
- Abaigh se lève et revient quelques minutes plus tard. Elle revient avec un parchemin et du matériel d'écriture. Elle manie la plume avec une grande dextérité et recopie les gravures inscrites sur l'arme de Tirash.
- "Hé bien, Tirash, quelle chance du Destin d'avoir pu rencontrer une famille qui puisse te guider un peu plus vers tes origines." lance Fànaviryan.
- "Il n'y a pas de hasard..." répond Tirash.
- "C'est le destin, effectivement. Par là-même, je vous avouerai qu'il y a longtemps que je n'ai conversé en Sindarin, lady Wesmin." lance Fànaviryan en s'adressant à Abaigh Wesmin.
- "Oh mais vous savez, ma femme ne maitrise pas uniquement que le Sindarin mais également le Quenya et les langues sylvestres." annonce fièrement Meyron Wesmin.
- "Oui, c'est une performance notable pour quelqu'un d'apprendre des langues millénaires comme cela en quelques années." répond Fànaviryan.
- "Oui, tout à fait ! Ma femme a un réel don pour l'apprentissage des langues." indique Meyron.
- Abaigh se lève de table et quitte la pièce.
- "Vous savez d'où vous êtes originaire Monsieur Tirash ?" demande Meyron Wesmin.
- "De Bozishna Dar mais je n'ai vécu là-bas que très peu de temps. Mes parents ont dû partir en urgence pour s'installer à Umbar." répond Tirash.
- "Ah d'accord. Nous avons connu et surtout ma femme a connu à Edhellond des elfes marins qui sont, à priori, allés très loin dans le sud. On a eu la chance de pouvoir naviguer même si les côtes sont très dangereuses. Le Gondor est en guerre avec les forces d'Umbar. Il est parfois fort dangereux de pouvoir s'y aventurer. Entre autres, un couple de navigateur elfes qui s'aventurent très près des côtes et nous ont permis au travers d'un voyage de pouvoir découvrir, justement, la grande baie d'Umbar. Nous n'avions pas pu voir la cité mais, en tout cas, nous avons pu y voir des lumières et de la fumée ce qui est assez rare, nous a-t-on dit par la suite." explique Meyron.
- "Et ce sont des personnes dont vous savez où on peut les rencontrer ? Si ce sont des marins, ça doit être difficile..." demande Tirash.
- "Ma femme Abaigh les a connus à Edhellond, c'est au travers d'elle qu'on a pu les rencontrer. Des marins très atypiques. J'imagine que ça fait bien des années, c'est du temps de ma jeunesse. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus... C'est un couple, le frère et la sœur qui tenaient ce navire. On pourrait, quand ma femme sera revenue, on pourra lui demander un peu plus d'éléments si vous le souhaitez." indique Meyron Wesmin.
- "Toute information sera bonne à prendre. Mes parents sont morts mais ma sœur a disparu et je garde espoir un jour de la retrouver." annonce Tirash.

Quelques minutes plus tard, Abaigh revient à table. Meyron lui demande alors :
- "Te souviens-tu des deux marins qui nous ont fait traverser la Grande Mer ?"
- "Oui ! Chënnangàn, le capitaine d'un navire d'Edhellond. Sa sœur se fait nommer Daria mais je n'ai jamais connu son nom elfique." explique Abaigh.
- "Merci beaucoup !" répond Tirash.
- "Nous les avons vu pour la dernière fois, il y a plus de cinquante ans, rencontrés à Edhellond qui est leur port d'attache." indique Abaigh Wesmin.
- "Pour nous, c'était hier !" ironise Fànaviryan.

Le repas se termine par une très bonne tarte aux fraises confectionnée par Florry. En évoquant les belles couleurs des fraises, Fànaviryan indique :
- "La Compagnie devait prendre couleur en sachant qu'elle s'installait à Bree même s'il nous propose de porter leur nom, leurs armes et nous pourrions envisager d'incorporer, dans notre blason, que nous devons faire, un peu nos origines c'est-à-dire Metraith, Bree et Fornost Erain."
- "En tant que Chevalier, vous avez un écu aux couleurs de la famille et une épée." indique Meyron.
- "Cela répond un peu au fait que nous devions prendre couleur, que la Compagnie aura ses propres couleurs représentant nos origines et qu'il ne génère en rien de porter les armes de la famille et que je serai, au contraire, très honorée !" annonce Fànaviryan.
- "Après, vous êtes une compagnie de mercenaires et à ce titre, vous pouvez porter votre étendard et de surcroit, avoir les couleurs de la famille. Maintenant, vous avez l'autorisation de pouvoir porter les couleurs de la famille Wesmin ce qui veut dire qu'on ne peut vous refuser une entrée dans une ville du Cardolan. Dans ces cas-là, vous pouvez avoir les honneurs de pouvoir entrer en ville et un certain nombre d'autres prérogatives, de vous faire soigner si vous êtes malades." indique Meyron Wesmin.

Les compagnons sont ensuite conviés au salon. Sur le chemin, Abaigh prend le bras de Tirash et lui dit :
- "Cette lame fait partie d'une famille. Il me faudrait un peu plus de temps pour déchiffrer en langue commune le nom de cette famille."
- "Hé bien, nous repasserons par Metraith dans quelques semaines. Je me permettrais de venir vous voir si cela vous convient ?" propose Tirash.
- "Bien sûr..." répond Abaigh.

En arrivant au salon, un thé est servi à chaque invité.

Meyron et Abaigh s'absentent quelques minutes. Fànaviryan demande à ses compagnons pendant ce temps :
- "Est-ce que l'on aborde avec eux nos projets par rapport à la ville, le fait que de dire, dans les prochains temps, on va être occupés à remonter des Hobbits. Vous êtes d'accord pour leur dire nos missions."
- "Moi, je trouve ça intéressant d'avoir leur point de vue là-dessus, vu qu'ils ont leur entrée." répond Tirash.
- "Après, est-ce qu'on leur évoque également l'idée du dispensaire ? Dispensaire qui pourrait porter le nom de Cinniath Wesmin..." propose Fànaviryan.
- "Pourquoi pas..." répond Selenia.

Meyron Wesmin évoque son passé d'ambassadeur au Gondor et la merveilleuse et grande cité de Pelargir. Il indique à ce propos :
- "D'après ce que m'a confié le Magistrat, une personne va être nommée prochainement pour me succéder sur le poste d'ambassadeur au Gondor. Pour l'instant, je n'ai pas plus d'éléments là-dessus..."

Un peu plus tard, Fànaviryan va indiquer à Meyron et Abaigh :
- "Nous souhaitions vous faire part d'un projet de convoyer des Hobbits jusqu'à la Comté. Nous prévoyons d'en transporter une vingtaine très prochainement puis, à l'avenir, une grande partie des communautés présentes ici, à Metraith."
- "On m'a fait part, en effet, de votre projet de convoyer des Hobbits. Dans ce qu'on m'a dit, vous n'aviez pas encore évoqué précisément votre projet. Si justement, on est à vous proposer ce titre, c'est, aussi, au travers de toutes les actions que vous pouvez mener et le fait que les couleurs de la famille Wesmin portent assistance à ces malheureux petits êtres, nous en sommes, tout à fait, favorables ! Par rapport à cela, si les couleurs de la famille sont portés durant ce convoyage, évidemment, vous pourriez venir nous en faire part et en quoi nous pourrions vous aider." répond Meyron Wesmin.
- "Très bien !" réagit Tirash.
- "Dès lors que certains d'entre vous deviennent chevaliers, ça voudrait dire que vos actions pourraient être soutenues par la famille." ajoute Meyron.
- "Nous devons rencontrer le conseiller de Léallas prochainement. Peut-être qu'effectivement, nous reviendrons vers vous, en fonction de ce qu'il nous aura proposé." indique Tirash.
- "En tout cas, sachez que s'il y avait des points particuliers sur lesquels nous pourrions vous soutenir, sachez que vous avez toute notre approbation par rapport à ce projet-là." indique Meyron.
- "C'est un plaisir de l'entendre !" réagit Tirash.
- "Et cela continue d'aller dans le bon sens de pouvoir réunir les familles éparpillées." ajoute Fànaviryan.
- "Si, par la suite, il y avait des projets que vous souhaitiez mener au travers de la famille, n'hésitez à en faire part." indique Meyron Wesmin puis il marque une pause et sur un ton plus solennel ajoute : "Pour tout vous dire, vous savez, je pressens des choses. J'ai maintenant une centaine d'années derrière moi. Je sais que la région, un jour tombera, cela ne fait aucun doute et que si vous pouvez porter le nom de la famille ailleurs, et bien, cela sera notre héritage et c'est en cela et pour répondre à l'une de vos questionnements premiers, nous ne pensons pas qu'il est de votre devoir si vous êtes amenés à porter les couleurs de la famille Wesmin, de maintenir absolument ancrés cette famille ici et peut-être, qu'en effet, d'amener les petits êtres dans une terre plus protégée ce ne sera que mieux. Ce que vous avez amené à découvrir au travers de ce traitre de Reoluin, sans doute que d'autres prendront la relève et ne seront pas les seuls ici. Et donc les terres du Cardolan deviennent de plus en plus sauvages. Ce qui s'est passé à Andrath, malheureusement, la ville, ici, ne pourra pas tenir longtemps un siège. Si ça arrivait un jour, sachez qu'en tant que chevalier, votre devoir sera de faire en sorte que vous puissiez sauver le plus de gens possible mais pas de rester ici au péril de votre vie." analyse Meyron Wesmin.
- "Ce que vous nous évoquez me touche beaucoup. J'ai perdu deux frères que je n'ai pas connu lors de la chute d'Ost-in-Edhil qui a permis à mes parents de survivre mais j'entends bien que tout héritage peut irradier d'un bon terreau retrouvé. Votre nom pourra se pérenniser et ses actions conjointes." annonce Fànaviryan.
- "Mais bon, n'y voyez, en tout cas, Tirash et Selenia, une obligation d'accepter ce titre. Je peux tout à fait comprendre que vous souhaitiez garder votre totale indépendance." annonce Wesmin.
- "Est-ce que vous avez des nouvelles concernant la dépouille de votre fils ? Nous n'avons pas pu en récupérer de nouvelles mais il y a, sans doute, moyen d'en savoir un peu plus." indique Selenia.
- "Oui ! Le Magistrat a évoqué quelques éléments mais, disons que pour l'instant, ce n'était pas sa priorité. Il m'a confié qu'il pourrait obtenir des informations par le biais d'un des Frères de la Mort, il y aurait la possibilité d'avoir des informations complémentaires. En tout cas, je vous remercie de vous inquiéter par rapport à mon fils. Disons que le Magistrat souhaite, avant tout, avoir un maximum d'informations concernant Reoluin." répond Meyron.
- "Oui, je vous en parlais parce que nous avions évoqué, à un moment, le fait que nous retrouvions sa dépouille mais c'était pour vous prévenir que nous ne continuerons pas cette mission." explique Selenia.
- "J'entends bien vu ce que vous nous annoncez à présent, par rapport à votre transport des Hobbits, je comprends tout à fait. Sachez que par rapport à cela, nous pourrons revoir avec le Magistrat pour obtenir un maximum d'informations pour récupérer notre fils. En tout cas, merci pour tout ce que vous avez fait !" lance Meyron Wesmin.

Après une petite heure passée dans le salon, Meyron se lève, vient saluer chaque compagnon puis dit :
- "Votre enthousiasme nous a touché mon cher Daëgon et ma chère Fànaviryan. Si nous souhaitons officialiser les choses, il serait bon que vous puissiez repasser à la maison pour que nous puissions y consacrer une cérémonie pour officialiser clairement votre titre auprès de la famille. Pour Selenia et Tirash, réfléchissez-y quand même, cette décision a des conséquences et que dès lors vous en êtes favorables, il serait bien que l'on puisse se revoir pour pouvoir y mettre en place une cérémonie." annonce Wesmin.

Le 18 de Norui de l'An 1640 - 05:30 / 11:45 - Préparatifs du Matin - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Au matin, un homme accompagné de deux gardes du Thalion passe à l'auberge de la boucle d'oreille en Mithril et annonce que les quatre membres de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate sont convoqués le 20 de Norui au Thalion pour une audience avec le conseiller Elistan, conseiller du seigneur Hallas, à 8 heures du matin.

Fánaviryan va, sortir et se rendre sur le Rath Anor pour y trouver un couturier. Il se rend chez Yoric, un Dùnedain avec un accent chantant très prononcé qui semble avoir du mal à répondre à toutes les demandes. Sa petite échoppe est pris d'assaut par les clients. Fánaviryan va vite comprendre que l'arrestation de Réoluin a tourné les clients vers d'autres artisans et Yoric semble avoir une bonne réputation. En voyant l'Elfe arriver, plusieurs clients laissent la grande dame passer et insistent pour qu'elle passe devant. Yoric semble intimider par cette présence mais va prendre la robe de Réoluin, va prendre quelques mesures et lui dire que sa robe sera prête dans trois jours pour quatre sous de cuivre.

Les trois compagnons vont ensuite se préparer pour le repas du midi. Chacun va prendre un bain, préparer ses affaires puis vont au Thalion récupérer Selenia et vont tous les quatre se rendre à la Maison des Wesmin.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 21:00 / 23:45 - Soirée avec Sajantha - Sajantha - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Fanáviryan va passer la fin de soirée avec Sajantha qui l'a invitée à passer la nuit dans sa chambre. Les deux femmes passent une soirée fort agréable prenant du plaisir l'une de l'autre. Fanáviryan évoque auprès de Sajantha :
- "Nous avons, toutes les deux, un rythme de vie différent entre l'Elfe et l'Humain."
- "Oui, en effet, j'ai bien compris !!" réagit Sajantha.
- "Il faut que tu ne te refuses à rien mais que tu choisisses bien. En revanche, tant que je suis là, je voudrais pouvoir t'aider et j'ai pu percevoir que tu avais sauvé Selenia avec ses gestes de soins en faisant pour le mieux. Si tu désires poursuivre un enseignement là-dessus, je pourrais te trouver une place."
- "Oh, moi, tu sais, je suis bien là où je suis..." répond Sajantha amusée par la proposition de Fanáviryan puis ajoute : "Tu sais, l'autre nuit, j'ai agi dans l'urgence. Il fallait soigner ton amie, Selenia, et j'ai fait ce que j'ai pu. C'est déjà arrivé à plusieurs reprises que je doive m'occuper d'hommes saouls. Mais je ne suis pas sûre que je sois faite pour m'occuper toute la journée de personnes malades ou blessées.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 19:05 / 23:00 - Soirée avec Elga - Elga - Lieu : Metraith - Maison des Plaisirs

Vers 19 heures, Tirash se prépare et quitte ses compagnons pour se rendre à la Maison d'Oget. Djiska lui ouvre la porte et lui fait un léger sourire, moins prononcé que d'habitude. Tirash est attendu par Oget qui l'amène au second étage dans un petit salon où Elga est assise portant une jolie robe rouge très courte. Elle salue l'homme du sud puis Oget se retire avec un grand sourire. Une table avec des plats attend Tirash mais, avant le repas, Tirash va embrasser Elga qui l'étreint avec vigueur. Le couple va alors s'allonger sur le lit et va profiter d'un moment de plaisir qui s'interrompt, par période, en picorant quelques fruits et mets confectionnés par le nouveau cuisinier d'Oget.

Après deux heures de plaisir, Tirash va aborder son avenir et leur avenir respectif et dit à Elga :
- "Moi, ma vie ne se prête pas à une relation et j'imagine que la tienne non plus. Du coup, si un jour, tu as besoin d'aide, tu pourras envoyer un message à Bree, à la compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oui, en effet... Je souhaite pouvoir retourner un jour parmi les miens, retrouver ma famille dans le Gondor. Aujourd'hui, la situation chez Oget me va. Ce n'est pas la vie que j'aspire mais je suis relativement heureuse. Cette vie est supportable du fait que Zenda est encore bien présente.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 15:35 / 19:05 - Retour à l'Auberge - Garde Metraith - Lieu : Metraith - Milice

Les trois hobbits viennent saluer les trois compagnons qui reprennent le chemin de la colline et se dirigent vers la maison des Miliciens. Daëgon demande aux deux miliciens à l'entrée :
- "Bonjour, est-ce que nous pouvons voir le capitaine Roldan ?"
- "Ah non... Il faudra repasser un autre jour, pour l'instant, il n'est pas disponible..."

Les compagnons retournent à l'auberge passer la fin de journée.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 15:20 / 15:35 - Hobbits de la Colline - Elda Chaumine - Tilio Chaumine - Violette Chaumine - Lieu : Metraith - La Colline

Ils raccompagnent les trois compagnons à l'extérieur de sa maison sans leur dire un mot. Ils descendent tous les trois la colline et se dirigent vers les smials. Fanáviryan frappe à la porte du smial où elle avait laissé Violette Chaumine. Un jeune hobbit d'à peine dix ans vient lui ouvrir la porte. D'une voix douce, Fanáviryan demande :
- "Nous voudrions voir Violette, Tilio et Elda Chaumine, s'il te plait, jeune hobbit, de la part de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Oui..." répond le jeune hobbit impressionné.

La porte du smial se referme puis s'ouvre quelques minutes plus tard. Tilio accompagné de sa sœur Elda et de sa cousine Violette sortent du smial pour saluer les trois compagnons puis Tirash leur dit :
- "Bonjour. Nous passons vous voir pour savoir si vous êtes toujours intéressés pour aller jusqu'à Bree. Nous partons dans quelques jours et nous voulons savoir si nous pouvons vous compter parmi nous."
- Tilio regarde sa sœur, sa cousine puis d'un grand sourire leur dit : "Oui bien sûr !!"
- "Est-ce que vous seriez prêts en rétribution de votre voyage, à travailler pour nous pendant quelques temps, un mois environ, à Bree ? dans un premier temps ?"
- Tilio réfléchit quelques instants et répond : "Ça serait pour faire quoi ??"
- "La cuisine, la tenue de maison, de la rénovation." indique Fanáviryan.
- "S'occuper, éventuellement, des chevaux avec des responsabilités !" ajoute Tirash.
- "Oui..." répond Tilio, Elda et Violette hochant affirmativement de la tête.
- "On peut donc convenir d'un mois sûr et on avise ensuite en fonction ce qui se sera passé sur ce mois-là..." propose Tirash.
- "D'accord !" répondent les trois hobbits.
- "Très bien. On pourra en échanger durant le voyage. Bonne journée et à très bientôt. On viendra vous prévenir de notre date de départ de Metraith." indique Tirash.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 14:15 / 15:20 - Négociations avec le Magone - Magone (Le) - Lieu : Metraith - La Colline

Ils remontent le Thalion, passent devant la maison de Reoluin. Ils constatent que des Frères de la Mort surveillent les différentes entrées puis prennent le chemin de la colline, entrent dans la cité dunéenne sous la surveillance des jeunes qui surveillent les entrées dans les lieux. Ils se dirigent directement jusqu'à la maison du Magone et frappent. De longues minutes se passent avant que le Magone ne vienne ouvrir la porte. Il fait entrer les trois compagnons sans dire un mot va s'installer dans son fauteuil. Daëgon et Tirash reprennent les places de leur dernière rencontre. Fanáviryan, fièrement, s'installe en face du Magone, en le saluant de la tête. Dans les premiers instants, le Magone ne parle pas, il ne semble pas content. Tirash va alors lui demander :
- "Bonjour Monsieur le Magone. On aimerait discuter avec vous de certains projets pour lesquels on souhaiterait vous associer."
- Le Magone ne répond pas.

Quelques minutes de silence se passe.

Tirash reprend la parole :
- "Vous ne voulez pas nous parler ?"
- "Il y a certaines promesses qui n'ont pas été tenues..." répond le Magone d'un ton très froid.
- "C'est-à-dire ??" demande Tirash.
- "Hé bien qu'il a été évoqué auprès de certaines personnes un lieu où pouvait se trouver, sans doute, une petite fortune et, qu'entre-temps, cette petite fortune a été transporté dans des coffres hors de l'habitation et que lorsque d'autres sont passés, tout a été vidé." explique le Magone.
- "Ça doit être... C'est Sean... ça ne peut-être que lui. C'est le dernier à être allé chez Reoluin. D'ailleurs, c'est pour trouver Sean que l'on voulait y aller" indique Tirash en regardant ses deux compagnons.
- Le Magone semble dubitatif à la suite des propos de Tirash et ajoute : "On m'a rapporté que l'on vous avait vu sortir avec un coffre de la maison de Reoluin."
- Tirash se tourne, alors, vers Fanáviryan en lui disant : "Je t'avais dit qu'il ne fallait pas les prendre ces tissus. Tu es incorrigible."
- "Ben... Ouais, ouais, ce n'était que du tissu. Il doit y avoir une erreur parce que nous, la seule que l'on a prise, c'était pour le Magistrat et pour montrer que le traitre a été traitre." explique Fanáviryan.
- "Des livres de compte, des livres et des tissus... Rassurez-moi, vous avez réussi à récupérer quelques étoffes précieuses, peut-être, des petits meubles ? Il y avait pas mal de choses intéressantes dans cette maison." indique Tirash.
- "Oh mais moi, je n'y suis pas allé... Vous n'êtes quand même pas en train de dire que les dunéens sont des voleurs et des cambrioleurs..." annonce le Magone.
- "Certes non ! La nuit, tous les dunéens sont gris..." lance Tirash.
- "Et quel est l'objet de votre venue ? Je pensais que c'était, justement, pour nous ramener ce qui était contenu dans le coffre du tisserand..." indique le Magone.
- "Ils ont dû tout donner à Harge à part les étoffes que Fanáviryan a pu choisir." explique Tirash.
- "Je me suis piquée sur un coffre très dangereux dans lequel se trouvait les preuves qui incriminaient et je les ai déposées auprès du Magistrat. Je ne connais pas l'existence d'un autre coffre." explique Fanáviryan.
- "Initialement, nous étions venus vous demander si vous aviez trois hommes de confiance parce que, parfois, la communauté dunéenne a, parfois, du mal à trouver du travail en ville. Nous avons besoin de personnes pour nous escorter ainsi que quelques hobbits dans la Comté et, éventuellement, pour proposer du travail pour plus tard pour plusieurs semaines si nous sommes satisfaits mais nous vous faisons confiance pour nous proposer des hommes qui sauront assumer leurs tâches si vous avez des gens qui cherchent du travail, bien sûr... Ah oui, et nous voulions informer aussi que, peut-être, les smials juste en-dessous de chez vous, vont être à vendre et pour stocker du vin, ça serait pas mal..." annonce Tirash.
- "Hum, hum... En même temps, cette colline nous appartient donc ça ne sera que récupérer notre bien..." répond le Magone.
- "Et sinon, on attend le jugement des hommes dunéens. On a essayé de faire en sorte que Mirlin soit exempté d'une trop lourde peine et que, pour ses collègues, il faudrait que l'on réussisse à retrouver trace de leur chef, Kalistar..." annonce Fanáviryan.
- "Mouais... Et pourquoi vous voulez retrouver Kalistar ??" demande le Magone.
- "Afin de dédouaner vos hommes et de mettre à charge son témoignage sur Sean et Ynn lorsqu'ils s'en sont pris à Cinniath Wesmin et cela pourrait permettre d'arrondir les angles vis-à-vis de la ville et de montrer que vous êtes très loin de toute corruption latente." propose Fanáviryan.
- "Hum, hum... Je ne suis pas certain de vouloir vous donner des informations par rapport à cela." répond le Magone.
- "Bien sûr. Nous, ce que nous venions vous demander, après, nous comprenons que les intérêts de votre communauté." indique Tirash.
- "Ecoutez, je vais en faire part aux membres de ma communauté. Peut-être que certains y trouveront un intérêt à votre proposition." exprime le Magone.
- "Hé bien oui ! Il en va de la vie de six des vôtres pour un qui, si j'ai bien compris, nuisait à la réputation et voire au commerce." indique Fanáviryan.
- "Sans compter que si vous participez au transport des Hobbits, la population pourrait se dire que la communauté dunéenne est active pour nettoyer la ville même si le terme ne me convient guère..." explique Tirash.
- "Nous utiliserons celle de garde du corps qui est plus haute même si ce sont des petits êtres faibles." ajoute Fanáviryan.
- "Je vais y réfléchir..." indique le Magone en se levant.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 13:40 / 14:15 - Demande au Seigneur - Garde du Thalion - Parvati Talwar - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Ils prennent le Rath Anor vers le sud pour aller au Thalion rendre visite à Selenia. Ils se réunissent dans le salon. Fanáviryan prend un parchemin, son matériel d'écriture et l'Elfe demande alors :
- "Qu'est-ce que j'écris au Thalion ?"
- "Je propose que l'on demande quinze chariots !" annonce Tirash.
- "Quinze ??" réagit Selenia.
- "Ouais ! Et ils vont nous répondre trois... On peut en demander beaucoup plus et on verra ce qu'ils nous donnent..." estime Tirash.
- "Si on en dit quinze et que c'est accepté, on sera bien embêté... Déjà que trois chariots... sans chevaux..." indique Selenia.
- "Avec les chevaux." précise Tirash puis ajoute : "N'oublions pas que c'est pour leur rendre service et on leur a déjà rendu service en plus... On peut, en effet, dire moins et que l'on part avec vingt hobbits pour préparer l'arrivée future et que, plus tard, on fera un convoi plus nombreux et, qu'à ce moment-là, on aurait, éventuellement, besoin de plus."
- "Après, nous, on en a des chariots en commande à Bree." précise Selenia.
- "Oui, mais là, le but, c'est d'en avoir des gratuits... On peut demander deux chariots." propose Tirash.
- "Deux chariots pour 23 hobbits..." relève Selenia.
- "On en a déjà un mais il est pour nous. On peut envisager huit hobbits par chariot. Cela étant, il y a deux choses à demander au Thalion. Pour une partie, on a démasqué un espion d'Angmar et pour ça, nous avions parlé d'exonération de taxes. Pour l'autre partie, il faudrait qu'il répondre à nos besoins de pouvoir transporter vingt-trois hobbits jusqu'à la Comté. Ça me semble pas mal ça avec sécurité et nourriture comprise." indique Tirash.
- "S'ils peuvent nous déléguer quelques hommes de la garde." propose Fanáviryan.
- "Un petit convoi de cinq soldats pour nous accompagner qui font le retour après. Ça fait cinq soldats pendant quinze jours." estime Tirash.
- "Prévoit le mois..." suggère Fanáviryan.
- "Ils viennent, ils font le mitan et ils reviennent." propose Tirash.
- "Tout seul ?" interroge Fanáviryan.
- "Ben oui... cinq soldats. Nous, on l'a bien fait à quatre ! Non, on était six... Ça vous va, ça ?" demande Tirash.
- "Ouais, ouais... Je note six soldats comme ça on peut embaucher six soldats avec le Magone, ça fait douze." propose Fanáviryan.
- "On n'a, peut-être, pas besoin de douze soldats plus trois soit quinze personnes pour convoyer vingt-trois hobbits." estime Tirash.
- "Ou trois dunéens au moins..." propose Selenia.
- "Mais les six dunéens, on se les garde pour la fois d'après et on escorte pour nos pérégrinations." indique Fanáviryan.
- "On va écrire tout ça pour le Magistrat !" indique Daëgon.
- "Oui ! Et vous ajoutez également le souhait que l'on puisse avoir une carte de la région." propose Tirash.

Fanáviryan rédige alors un parchemin avec l'aide de Daëgon. Pendant ce temps, Tirash s'entretient avec Selenia :
- "Il serait bien que nous allions voir le Magone à présent. Je suppose que tu préfères rester ici, Selenia. Est-ce que tu as des choses à dire par rapport à cette rencontre ?"
- "Non pas vraiment. Il faudrait juste lui dire qu'on a réussi à les faire extraire de la villa des Frères de la Mort et qu'ils puissent avoir un jugement. Pour le moment, la situation est restée en attente."
- "C'est noté, Selenia. Je penserai à en parler au Magone. Bon repos !"
- "Merci !"

Les trois compagnons laissent Selenia reprendre ses exercices en attendant le passage du soigneur. Ils vont déposer leur courrier aux gardes situés aux portes du palais puis quittent le Thalion. Fanáviryan va déposer ses affaires d'écriture à l'auberge puis les trois compagnons se dirigent vers la cité dunéenne.

Session N°64

Le 06/04/2022

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 13:15 / 13:20 - Discussion avec M. Boffine - Perrin Boffine - Lieu : Metraith - Rues

En début d'après-midi, alors que les trois compagnons sont sur le Rath Anor, ils voient Perin Boffine venir vers eux avec un air mécontent. Ils les interpellent en leur disant :
- "Qu'est-ce que vous racontez à mes Hobbits ? à mes compagnons ??"
- "Hé bien, on ne leur raconte rien du tout. Je peux vous dire exactement ce qu'on leur demande et voici la teneur de nos propos : "Est-ce qu'il y a des personnes dans votre communauté à part le Thain qui prennent un peu les choses en main, qui se posent des questions ?" et en gros, on veut être sûr que les choses se passent bien pour vous. Et comme vous ne déléguez pas beaucoup, hé bien, on n'a pas l'habitude de fonctionner comme ça. Hé bien, on pose des questions pour être sûrs de que ce que vous nous racontez, ce n'est pas bêtises et, à priori, ce n'est pas des bêtises mais..." répond Tirash.
- "Ouais ben moi, je n'agis pas comme ça, moi !" répond Perin Boffine toujours énervé.
- "Ben, on ne peut pas savoir, vous savez, c'est difficile de faire confiance malheureusement. Est-ce que vous nous faites confiance ?" demande Tirash.
- "Bah un peu moins maintenant..."
- "Ben oui, je comprends... Et, est-ce que l'on pourrait faire un pas l'un vers l'autre ? Et puis comme ça, ça serait bien." propose Tirash.
- "Ben non !" répond sèchement Perin Boffine.
- "Non ?"
- "De toute façon, vous n'avez l'air de vouloir nous ramener dans la Comté." ajoute Perin Boffine.
- "On veut vous ramener dans la Comté..." commence à expliquer Tirash.
- "Ah bah, c'est bien ça !"
- "Hé oui, c'est ça ! Mais nous, on voudrait ramener des personnes qui soient en capacité de pouvoir travailler en échange du voyage réalisé mais pour dix Hobbits dans un premier temps." explique Tirash.
- "Pendant trois mois pour pouvoir préparer le Grand Convoi, le premier Grand Convoi parce qu'il y en aura deux." ajoute Fànaviryan.

Perin Boffine ne répond pas à ces propos, tourne les talons et retourne dans le parc. Il semble toujours énervé.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 13:00 / 13:45 - Soigneur du Palais - Parvati Talwar - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Aprés le repas, Selenia reçoit le soigneur du Seigneur Hallas qui pratique sa séance de soins. Selenia peut commencer à marcher et sent que sa blessure est moins douloureuse. Elle va donc avec une cane aller pouvoir rejoindre ses compagnons.

Le 17 de Norui de l'An 1640 - 06:00 / 06:30 - Passage chez la Soigneuse - Ragnhild - Lieu : Metraith - Maison de la Soigneuse

Au petit matin, les trois compagnons quittent l'auberge après une bonne nuit de repos et se dirigent vers la rue des plaisirs puis prennent la vieille rue pour rejoindre la maison de Raghnild. Deux femmes dunéennes sont présentes lorsque les trois compagnons arrivent. Ils quittent aussitôt l'établissement. Sans un sourire ni un bonjour, la vieille dunéenne les reçoit et prend note de leur demande d'herbes de soins pour leur camarade Selenia. Lorsqu'ils évoquent la fiole avec le liquide noir, elle va chercher, elle-même, une fiole et verse une petite quantité et leur indique qu'il lui faudra deux jours pour trouver des herbes et prendre le temps d'analyser le poison.

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 18:35 / 22:30 - Fin de Journée - Florry - Muelfrid - Sajantha - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Vers dix-huit heures trente, ils retournent à l'auberge pour finir la journée. Ils apprennent que vers seize heures, Djiska est passé à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril en signalant que Tirash était attendu à la Maison d'Oget le 17 de Norui au soir, à dix-neuf heures pour un dîner. Un peu plus tard, Florry est passée à l'auberge pour annoncer que la famille Wesmin souhaitait accueillir la Compagnie de l'Aurore Ecarlate le 18 de Norui à midi pour un repas. Daëgon va passer, un peu plus tard, à la maison des Wesmin pour leur signaler qu'ils sont disponibles et seront présents pour le repas du 18.

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 17:45 / 18:35 - Projet d'Escorte des Hobbits - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Les trois compagnons retournent sur le Rath Anor et vont voir Selenia afin d'évoquer avec elle les échanges qu'ils ont eus avec les deux Thain de Metraith. Tirash propose de transporter, sur ce premier voyage dix Hobbits du parc et dix Hobbits des smials ainsi que les trois jeunes Chaumine. Ils souhaitent attendre de voir l'argent qui va être proposé par le Thain de la colline et par le Thalion. Selon Selenia, ceux du parc ne vont pas, forcément, payer moins chers du fait qu'ils seront redevables de services par la suite. Tirash estime qu'il faudra, dans ce cas, continuer de s'en occuper. Pour le cas de Perin Boffine, les compagnons estiment qu'ils n'ont pas le choix et qu'ils doivent l'amener avec eux. Selon Selenia, Perin Boffine est plus une terreur qu'un leader et le fait qu'il ne soit plus là, permettrait d'accéder plus facilement aux autres Hobbits du parc.

Pour Selenia, trois cent cinquante Hobbits, c'est énorme, il faudrait faire plusieurs voyages. Pour Tirash, c'est peut-être plus simple de transporter une fois trois cent cinquante personnes que trois fois cents personnes. Selon Tirash, ce n'est pas simple d'attaquer trois cents cinquante personnes, tu as moins envie de t'y frotter même s'ils n'ont que des fourches.

Tirash propose, pour la sécurité, que la Compagnie des Frères de la Mort, pour éponger sa dette, octroie à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate dix mercenaires pendant dix jours pour assurer la sécurité.

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 16:00 / 17:45 - Rencontre des Hobbits de la Colline - Elda Chaumine - Ferumbras Touque - Tilio Chaumine - Violette Chaumine - Lieu : Metraith - La Colline

Les trois compagnons reprennent le chemin du Rath Anor vers le nord puis emprunte le chemin de la colline pour se rendre aux smials. Fànaviryan frappe à la porte du smial où se trouvait Violette. Un jeune Hobbit vient ouvrir et Fànaviryan lui dit :
- "Bonjour ! Est-ce qu'il serait possible de voir Violette Chaumine ?"

Le jeune Hobbit semble impressionné par l'allure de l'Elfe, reste quelques instants à la regarder puis dit :
- "Heu... Je vais voir..."

Quelques instants plus tard, Tilio Chaumine se présente à l'entrée. Il ouvre un large sourire en voyant les trois compagnons. Fànaviryan lui dit :
- "Ah ! Bonjour Tilio ! Mais je vois que tu peux remarcher !!"
- "Oui, oui, oui ! J'ai commencé à me faire soigner." répond Tilio.
- "Mon cher Tilio, est-ce que tu pourrais nous conduire au Thain des Smials ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, bien sûr, venez, entrez !!" répond Tilio Chaumine.
- "Dis-moi Tilio, tu t'es fait soigner par Raghnild la dunéenne ou vous avez des soigneurs ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, c'est des gens d'ici qui m'ont soigné, oui. C'est qui Raghnild ?" demande Tilio.
- "Une vieille dame avec des chats. C'est dans un coin des grands là-bas. Reste ici en sécurité. Il faudra que tu présentes à Selenia les gens qui t'ont soigné et si tu peux me les présenter aussi." demande Fànaviryan.
- "Oh, oui, oui..." répond Tilio.
- "On va, déjà, voir le Thain." propose Fànaviryan.
- "D'accord !"

Daëgon et Fànaviryan doivent baisser la tête pour ne pas se cogner au plafond. Tilio demande aux compagnons d'attendre dans le couloir avant qu'il revienne quelques minutes plus tard en les conduisant dans un salon plus spacieux, sans doute, adapté aux grandes personnes avec de belles décorations, un mobilier de qualité, avec des gravures, de jolies poutres en bois gravées également. Les trois compagnons s'installent en attendant le Thain. Fànaviryan en profite pour discuter avec ses deux compagnons et leur dit :
- "On pourrait proposer pour les Hobbits du parc, un tarif soit cinq écus d'or pour dix personnes, puis cinq écus d'or pour cent personnes pour le second voyage et cinq écus d'or pour cent personnes pour le troisième voyage mais tout le monde doit travailler quelques temps pour nous."
- "Pour moi, la priorité première n'est pas de gagner de l'argent, alors, de ne pas en perdre, c'est bien et je suis prêt à mettre un peu d'argent pour aider des gens."
- "Bien le bonjour !!" entendent les trois compagnons interrompus dans leur discussion au moment où Daëgon allait prendre la parole au moment où un vieil hobbit bien habillé entre dans la pièce et ajoute :"Fermeras Touque, je vous en prie asseyez-vous !"
- "Bien le merci !" répond Fànaviryan.
- "A qui ai-je l'honneur ?" demande Ferumbras Touque.
- "Dame Fànaviryan et je vous présente la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, ici, présente en petit nombre avec Sire Tirash et Sire Daëgon." répond poliment Fànaviryan.
- "Enchanté !" répond Ferumbras Touque.
- "Enchanté !" répond Daëgon.
- "Dame Selenia dont la petite Chaumine vous a, peut-être, parlé, n'est point ici dont nous l'avions sortie d'une ornière si vous voyez ce que je veux dire..." indique Fànaviryan.
- "Pas vraiment mais j'ai entendu dire que vous les aviez secourus." répond le Thain.
- "Exactement !"
- "Bien ! Que puis-je pour vous ?" demande Ferumbras Touque.
- "Vous avez, peut-être, entendu parler du fait que nous envisagions d'accompagner des Hobbits en Comté." demande Tirash.
- "Oui, on m'a fait part par un petit jeune de ma famille que vous aviez des propositions à nous faire." répond Ferumbras Touque.
- "Hé bien, des propositions, pas vraiment. Nous voudrions surtout savoir quelles sont vos attentes. Nos objectifs ne sont pas de forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit. C'est juste de rendre service à la communauté. Dans un premier temps, en tout cas, c'est sur cette base-là que nous aimerions vous entendre." annonce Tirash.
- "D'accord ! Bien ! Nous vivons dans cette ville maintenant et pour certains d'entre nous depuis plusieurs générations. Les choses se sont toujours bien passées ici avec vous mais ces derniers temps, il devient de plus en plus difficile de vivre ici. Et puis maintenant, depuis quelques années, nos familles ont trouvé refuge non loin d'ici, en Comté. Nous avons eu vent que l'Arthedain avait cédé ses terres à nos compatriotes et quand on voit qu'aujourd'hui nous ne pouvons plus vraiment vivre ici tranquillement et paisiblement. Hé bien, le fait que vous pourriez, peut-être, nous conduire jusque là-bas, hé bien, ça serait une réelle opportunité." annonce le Thain.
- "Combien de personnes souhaiteraient quitter la ville et se rendre en Comté ?" demande Tirash.
- "Si réellement vous en avez la possibilité, l'ensemble de la communauté hobbite souhaiterait quitter la ville." répond Ferumbras Touque.
- "Ça fait combien de personnes ?" demande Tirash.
- "Environ trois cent cinquante hobbits."
- "Sans compter les Hobbits qui vivent dans le parc ?" demande Tirash.
- "Ah, oui... J'imagine que, eux aussi voudraient quitter Metraith." répond Ferumbras Touque puis ajoute : "J'en ai discuté avec les différents responsables des différentes familles de Metraith et nous sommes tous d'accord pour, si vous pouvez répondre à notre souhait, nous serions prêts à partir."
- "Et votre souhait juste de partir ?" demande Tirash.
- "Oui, tout à fait, de rejoindre nos familles respectives qui se sont installées dans les différentes communautés hobbites en Comté."
- "Et comment verriez-vous la cohabitation avec les Hobbits du parc ? Est-ce qu'il y a des rivalités entre vos deux communautés ?"
- "Disons que si, aujourd'hui, il y a autant de tensions en ville, elles sont, en partie, liées par les agissements de certains des Hobbits du parc."
- "Oui avec les conditions de dénuements dans lesquels ils vivent, il est facile de sombrer, parfois, dans l'excès." énonce Tirash.
- "Peut-être... Peut-être... Mais, vous avez déjà engagé des négociations avec eux ?" demande Ferumbras Touque.
- "Oui..." répond doucement Tirash.
- "D'accord..."
- "En fait, nous sommes en train de réfléchir à l'organisation et à ce qui serait le mieux pour vous et pour la communauté une fois sur place. La question étant, une fois sur place, est-ce que vous vous débrouillerez pour vous insérer ou est-ce que ça sera compliqué ? Parce que cinq cents personnes, si l'on prend l'ensemble de la communauté, ça ferait beaucoup de personnes d'un seul coup à un endroit en même temps." demande Tirash.
- "Alors, pour ce qui est, et là, je vais parler au nom de l'ensemble des familles des Smials de la colline, nous avons déjà des contacts avec certaines familles et il est clair, avant de partir, il serait prévu que nous puissions envoyer des gens là-bas pour être accueillis dans de bonnes conditions." répond le Thain puis demande : "Parce que vous, ça serait prévu pour quand ce voyage ?"
- "Un voyage en mode éclaireur avec, comme vous le dites, des personnes qui partent pour préparer le terrain sous peu d'ici une à deux semaines." répond Tirash en regardant ses deux camarades.
- Daëgon confirme de la tête.
- "Ou peut-être un peu moins parce qu'il est important de pouvoir savoir ce qui va se passer lors du Mitan qui est une date importante pour ces Messieurs." répond Fànaviryan.
- "En effet ! J'ai eu vent qu'il allait y avoir des célébrations en Comté à cette date-là mais il n'est pas prudent pour nous d'envoyer des représentants de Metraith en Comté à cette date-là. A moins que vous remontiez, je pourrais diligenter un membre de ma famille pour représenter mon clan et par la suite négocier un voyage futur si, toutefois, vous êtes bien dans cette idée de pouvoir nous accueillir sur un voyage futur." annonce Ferumbras Touque.
- "Nous avons de bons contacts à Bree. Pour la communauté, accueillir en plein Mitan, je pense, une dizaine ou un peu plus de Hobbits ne poserait pas réellement de problèmes." indique Tirash.
- "D'accord."
- "Et quoi de mieux que de partager la belle vie d'une communauté et cette fête." ajoute Tirash.
- "Et est-ce que vous avez déjà envisagé une date de départ définitive ?" demande le Thain.
- "Pas encore..." répond Tirash.
- "Ils doivent nous faire proposition, n'est-ce pas Tirash pour ceux du parc ?" demande Fànaviryan.
- "Ils doivent réfléchir et nous aussi. Et, c'est pour ça que nous sommes venus vous voir pour avoir un maximum d'informations. Il y a la dimension financière du trajet aussi." indique Tirash.
- "Bien sûr !" répond Ferumbras Touque.
- "Sachant que ceux du parc ne disposent, peut-être, pas des mêmes moyens que vous. Je ne sais pas. En réalité, ça va être une question difficile à trancher aussi." indique Tirash.
- "Si vous garantissez qu'on puisse voyager dans de bonnes conditions, je ferais en sorte que, sur une partie de la logistique, ça soit prévu pour nos familles respectives." annonce Ferumbras Touque.
- "Bien !" réagit Fànaviryan.
- "Parce que, dès lors, que vous nous donnez une date, on fera en sorte de pouvoir avoir les équipements nécessaires pour le départ." indique Ferumbras Touque.
- "Quand vous dites "équipement", chariots, etc., etc. ??" demande Tirash.
- "Tout à fait !"
- "Vivre et de quoi amener, j'imagine quelques effets." suggère Fànaviryan.
- "Tout à fait !"
- "En regardant votre très belle demeure, j'en déduisais qu'elle date d'un autre âge..." annonce Fànaviryan.
- "Oui, en effet, je souhaiterais conserver quelques anciens meubles de mes ancêtres et pour un certain nombre d'entre eux, ils financeront le voyage jusqu'en Comté." indique Ferumbras Touque.
- "Sachant qu'il ne s'agit pas, pour l'instant, d'un départ pour s'installer mais bien d'un départ pour aller prospecter. C'est bien ce dont nous parlions juste avant, dans un premier temps ?" annonce Tirash.
- "Dans un premier temps, oui ! Il faudrait, toutefois, que je puisse, assez rapidement, avoir une date effective pour que nous puissions, nous, nous organiser sur tout l'aspect logistique pour savoir quand est-ce que nous devons passer les commandes. En tout cas, jusqu'alors, on ne nous avait pas fait de propositions en ce sens. Mais sachez que la communauté, serait, alors, je parle qu'en mon nom, il faut que je consulte les autres familles des Smials. En tout cas, pour en avoir parlé déjà, certains en sont déjà fort favorables." indique Ferumbras Touque.
- "Vous ne m'avez pas répondu par rapport au financement ? Vous m'avez juste parlé de la nourriture." reprend Tirash.
- "Hé bien, évidemment, nous pourrions contribuer au financement de la protection de notre convoi, cela s'entend." répond Ferumbras Touque.
- "Très bien !" réagit Tirash.
- "Est-ce que, dans ces cas-là, il serait possible que vous puissiez nous fixer en même temps qu'une date, un tarif précis nous permettant de pouvoir évaluer tout ça. Parce que je pense que l'on n'aura pas, forcément, toutes les finances nécessaires mais la vente de biens, si nous devons quitter la ville, nous pourrions nous délester d'un certain nombre de mobiliers qui pourraient financer une partie de ce coût." indique Ferumbras Touque.
- "Et on parle d'une dizaine de personnes, là ?" précise Tirash.
- "Ah ! Pour ce qui est d'une dizaine de personnes, vous me dites que c'est dans peu de temps, c'est ça ?"
- "Oui !"
- "Hé bien, là, je pourrais avoir les personnes et les finances. Il y aurait, dans ces cas-là, la présence de mon fils dans ce voyage." indique Ferumbras Touque.
- "Et voyez-vous d'un mauvais œil le fait que les Hobbits du parc payent moins chers que vous ? Ce n'est pas une décision qui est arrêtée mais la question mérite d'être posée. Ils ont perdu leur gagne-pain avant d'arriver ici." annonce Tirash.
- "Disons que vous, assis sur vos chariots, eux, en marchant..." précise Fànaviryan.
- "En plus ! Probablement..." ajoute Tirash.
- "Ou payer la différence..." propose Fànaviryan.
- "Non et puis, philosophiquement parlant..." énonce Tirash.
- "Là, nous parlons du premier ou du second voyage ?" demande Ferumbras Touque.
- "Nous parlons du premier, tout d'abord. Ça ne sert à rien d'aller trop loin..." indique Tirash.
- "On peut essayer de voir si on peut réussir avec un petit nombre, pour que ça se passe bien à grand nombre !" annonce Fànaviryan.
- "Voilà, c'est ça !" confirme Tirash.
- "Disons que je n'aurais qu'une seule exigence, c'est que le sieur Boffine ne soit pas le seul à décider." annonce Ferumbras Touque.
- "Avant le convoi ou pendant le convoi ? Ou en général..." demande Tirash.
- "Tout à fait !"
- "Hé bien, nous avons la même problématique. Nous aimerions bien avoir parmi les Hobbits du parc, quelques personnes autres que le Sieur Boffine qui semble assez compétent dans son domaine, mais peu partageur quand aux responsabilités..." analyse Tirash.
- "C'est bien ça le problème... Disons qu'après si vous souhaitez, je peux vous fournir le nombre de Hobbits dont vous avez besoin, là immédiatement." propose Ferumbras Touque.
- "Oui mais là, l'objectif est aussi de soulager la communauté de Metraith et puis, de commencer ce déplacement de population avec équité." annonce Tirash.
- "J'entends."
- "En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses." précise Tirash.
- "J'entends..." redit Ferumbras Touque avec des gestes et une attitude qui semble dire qu'il ne semble pas tout à fait favorable aux propos de l'homme du sud puis ajoute : "je ne vous cacherais pas que nous ne sommes pas en bon terme avec ce Perin Boffine."
- "Il n'aide pas beaucoup à la négociation facile." indique Fànaviryan.
- "Dans ces cas-là, je vous laisse faire en sorte que le sieur Boffine n'ait pas mots sur toute l'organisation !" annonce Ferumbras Touque.
- "De toute façon, votre organisation a l'air plus réfléchie, plus pragmatique. Sachant que quand vous, vous nous donnez des gages de confiance par le fait que vous êtes prêts à vous dessaisir de certains meubles pour vous financer votre voyage ce qui, en plus, vous facilite, quand même, votre acheminement. J'imagine que vos familles seraient très heureuses de pouvoir, éventuellement, participer si pour certains des vôtres, ici, ils n'avaient pas les moyens présentement mais que leur famille en Comté serait tout à fait apte à financer." analyse Fànaviryan.
- "Disons que ça va être des choses que, entre autres, mon fils va négocier." annonce Ferumbras Touque.
- "D'accord !"
- "On va pouvoir négocier tout cela au fur et à mesure."
- "Oui !"
- "Nous avons à vous dire que là, dès aujourd'hui, nous venions vous voir surtout pour pouvoir entamer cette discussion saine et posée. Et que, de notre côté, vous avez entendu parler de nous dernièrement, sans doute ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, en effet." répond Ferumbras Touque.
- "Par d'autres biais que votre charmant cousin, Gliton ?" précise Fànaviryan.
- "Oui, oui, il se passe des choses en ville mais cela ne nous concerne pas trop... Disons qu'ils nous laissent un peu plus tranquille en ce moment."
- "Mais vous savez que nous avons, disons, apporter une part de lumière. Nous devons voir avec le Thalion afin de pouvoir procéder à votre extraction dans les meilleures conditions. J'ai une condition qui me taraude, vous dites que vous comptez tous partir d'ici, toute la communauté en entière et qu'adviendra-t-il de vos smials séculaires ?" demande Fànaviryan.
- "Je n'ai pas réfléchi à cette question... Vous me devancez là-dessus. Mais je vous avouerai que si nous quittons l'endroit, peu importe de ce qu'ils font de nos smials, à priori, je ne pense pas qu'ils viendront y vivre du fait de votre grande taille." répond Ferumbras Touque.
- "Les titres de propriété sont à quel nom ?" demande Tirash.
- "Les quoi ?"
- "Vous êtes officiellement propriétaire des lieux ?" demande, de nouveau, Tirash.
- Ferumbras Touque ne semble pas comprendre le sens de la question et n'y répond pas.
- "Justement, comme vous l'évoquait Tirash, les Hobbits du parc que vous savez mal logés, dans l'hypothèse où nous ferions plusieurs convois par la suite. J'essaye de réfléchir par rapport au départ d'un seul et grand exode qui serait dangereux. Nous aurons des hommes d'arme. Si nous nous engageons dans cette mesure, nous prendrions toute sécurité pour vos biens, vous-même. Il est de notre intérêt que tout le monde arrive dans les temps et en bonne condition." explique Fànaviryan.
- "Tant mieux !" réagit Ferumbras Touque.
- "Et est-ce que vous avez déjà envisagé d'employer des Hobbits du parc pour des travaux et autres ce qui leur permettrait d'avoir de l'argent pour nous rémunérer et de pouvoir les emmener." propose Fànaviryan.
- Ferumbras Touque ne dit mais reste regarder l'Elfe avec de grands yeux puis dit : "Je m'excuse Madame mais vos concepts elfiques me sont complètement étrangers."
- "Oui, je suis désolée... Je vais laisser Tirash continuer. C'était une hypothèse..." explique Fànaviryan.
- "Disons que Fana, commercialement parlant, ça n'a grand intérêt..." intervient Tirash.
- "Non mais c'était pour envisager la location des smials..." indique Fànaviryan.
- "Non mais, par contre, les smials, il y aurait, peut-être, des choses à en faire mais nous avons d'autres priorités !" conclut Tirash.

Ferumbras Touque se lève de son confortable siège puis indique :
- "Cette discussion a été, ma foi, fort intéressante. Je vous propose que j'en échange, avant de nous donner toute réponse, avec les autres familles."
- "Et est-ce que vous en échangeriez un petit peu avec Perin Boffine ?" demande Tirash.
- "Non !"
- "Non ? C'est radical !" réagit Tirash.
- "Je ne discuterai plus avec lui..." indique Ferumbras Touque d'un ton ferme avec une attitude montrant qu'il ne souhaite pas aller plus loin dans cette discussion.
- "Il y a quelque chose que nous devrions savoir sur Perin Boffine et vos rapports avec lui ?" demande Tirash.
- "Non."
- "Pourriez-vous envisager de voyager dans le même convoi par exemple ?" demande Tirash.
- Ferumbras Touque réfléchit à sa réponse.
- "Feriez-vous, vous-même, parti du premier convoi ?" ajoute Tirash le temps de la réflexion du Thain.
- "Du premier convoi, non !" répond Ferumbras Touque.
- "Très bien ! Lui souhaite faire partie du premier convoi, il faut que vous le sachiez mais, à la limite, vous aurez les mains libres après, c'est, peut-être, une bonne chose." analyse Tirash.
- "Oui, oui... ça peut-être une bonne chose, en effet." répond Ferumbras Touque.
- "Et ça permettrait, peut-être, de mieux s'entendre avec le reste de la communauté restante du parc." indique Fànaviryan.
- "Oui, cela peut-être une bonne option mais il faudra que, si c'est confirmé, vous m'en fassiez part pour que j'en fasse part à ceux qui partiront avec ce cher sieur Boffine." précise Ferumbras Touque.
- "Donc, nous partirions sur une dizaine de personnes en capacité de pouvoir voyager avec Perin Boffine et prêts à défendre vos intérêts dans la Comté puisque c'est l'objectif." indique Tirash.
- "Vous me donnez une nuit pour réfléchir à cela et je vous donne réponse demain à la Boucle d'oreille en Mithril."
- "Et vous nous direz combien vous êtes prêts à hauteur de combien vous êtes prêts à financer le voyage." demande Tirash.
- "Très bien, je vous donnerai réponse de tout cela."
- "C'est parfait !"

Ferumbras Touque ramène les trois compagnons à l'entrée des smials et leur dit :
- "Et je tenais à vous remercier pour ce que vous avez fait pour les trois jeunes Chaumine qui se sont un peu perdus et pourtant, on leur avait bien dit que c'était dangereux de partir seuls mais ils en ont fait qu'à leur tête mais je tenais, quand même, à vous remercier de leur avoir sauver la vie."
- "Et nous avons décidé qu'ils feraient partis du premier convoi." indique Tirash.
- "Est-ce que je dois les considérer parmi les dix individus que je dois fournir ?" demande Ferumbras Touque.
- "Personnellement, je dirais non. Fana ?" répond Tirash.
- "Non, c'est un peu nos invités. Nous verrons avec eux comment nous procéderons directement parce que c'est là où vous nous remerciez mais nous, nous vous remercions de nous avoir fait découvrir la détresse dans laquelle vous étiez et de nous permettre d'envisager de vous sortir de cette situation qui était compliquée avec ces routes soit d'orques soit de brigands et avec des passeurs qui semblaient vraiment s'intéresser uniquement à l'argent." indique Fànaviryan.
- Daëgon confirme d'un signe de tête qu'il est favorable à cette proposition.
- "Oui, en effet. Je vous souhaite une bonne fin de journée !"

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 09:50 / 16:00 - La Vie parmi les Réfugiés - Perrin Boffine - Lieu : Metraith - Camp des Réfugiés Hobbits

Les trois compagnons regagnent le hall principal, saluent Djiska qui leur rend leur salut avec un large sourire puis se retrouvent dans le jardin de la Maison d'Oget. Ils évoquent de passer voir Raghnild mais de passer, avant, récupérer la fiole de poison. Ils vont donc se diriger vers le parc afin de rencontrer les Hobbits réfugiés.

En descendant la rue des plaisirs, Fànaviryan s'arrête dans une auberge et commande deux tonnelets de bières puis se rend dans une boucherie du Rath Anor pour prendre une douzaine de saucisses qu'elle donne à Daëgon puis s'arrête dans une boulangerie acheter une grande miche de pain. L'elfe a ainsi dépensé dix pièces d'argent pour ses achats. Ainsi équipés, les trois compagnons arrivent au Parc. Ils vont directement vers le campement des Hobbits évitant le coin des réfugiés humains. Les Hobbits restent méfiants lorsque les trois compagnons approchent. Fànaviryan se rapproche de l'un des Hobbits et demande à voir le Thain. Ils sont emmenés par quatre jeunes Hobbits à une cabane qui semble un peu plus emménagée que les autres. Perin Boffine y sort avec un large sourire puis amène les trois compagnons sous un abri construit autour de plusieurs arbres. Ils peuvent alors s'assoir sous cet abri en compagnie de Perin Boffine qui s'exclame :
- "Ah !! Mais je vois que vous avez prévu à manger !! Et à boire !! C'est très bien !! Ah, et vous, dégagez, dégagez !!" lance Perin en direction des quelques Hobbits présents autour de l'abri puis s'adressant aux trois compagnons dit : "Alors, qu'est que vous m'avez apporté ?"
- "Alors... On a apporté quelques saucisses, un peu de pain histoire que l'on puisse faire un barbecue et que vous puissiez nous présenter quelques-uns de vos amis qui étaient très intéressés pour remonter vers la Comté." annonce Fànaviryan.
- "Oh oui, oui !!" réagit Perin Boffine.
- "Non mais attendez ! Dans un premier temps, nous, nous allons remonter vers Bree et nous chercherions des candidats qui seraient susceptibles de viser Bree." indique Fànaviryan.
- "Ah ! Attendez, je vais demander à des gars d'aller allumer le feu... " répond Perin Boffine qui quitte l'abri et va donner quelques ordres puis revient et dit : "C'est bon, ils vont préparer un bon feu !! Comme ça, on va pouvoir manger des bonnes saucisses..."
- "On va partager ça avec d'autres personnes, j'imagine..." questionne Tirash.
- "Heu... Oui, oui... Oui, oui..." répond Perin Boffine.
- "Je ne sais pas, peut-être, les personnes qui ont plus ou moins des responsabilités ou de l'influence ici au parc." demande Tirash.
- "Ah bah, c'est moi !!" répond Perin Boffine.
- "Vous avez bien d'autres personnes qui se chargent de faire des petites choses, qui pourraient, peut-être, avoir une femme. Des choses comme ça, un peu de diversité..." demande Tirash.
- "Ceux qui s'occupent un peu de la sécurité." ajoute Fànaviryan.
- "Ceux qui veulent aller à Bree par exemple... Ça serait intéressant, comme ça, ils pourraient en discuter et dire que lui aussi veut y aller." ajoute Tirash.
- Perin Boffine commence à réfléchir puis dit : "Parce que là, vous recherchez du monde pour remonter sur Bree, c'est bien ça ?"
- "C'est ça." répond Tirash.
- "Alors, Bree, Bree... Ah oui, d'accord... Heu..." hésite Perin Boffine.
- "Vous, par exemple, vous souhaitez rester là ou vous aimeriez bouger rapidement ?" demande Tirash.
- "Ah bah ! On veut tous bouger rapidement." répond Perin Boffine.
- "Mais vous, par exemple ?" demande Tirash.
- "Moi, oui !" répond Perin Boffine.
- "Vous souhaitez aller où ?" demande Tirash.
- "Moi, j'ai de la famille à Grand 'Cave, quelques cousins qui sont à Grand 'Cave. Normalement, j'ai aussi un grand oncle mais il commence à être âgé, la dernière fois que je l'ai vu. Il m'a dit que c'est là-bas qu'il y serait aussi. On est quelques Boffine à vouloir rejoindre Grand 'Cave mais il y en a d'autres qui veulent aller à Hobbit bourg, à Lézeau, au Carrefour, à l’Eaubelle, à Bourg-Maresque, " annonce Perin Boffine.
- "Et il y en a qui veulent aller à Bree ?" demande Tirash.
- "Hum... peut-être, il faudrait que je puisse voir ça... Mais... Bree, ce n'est pas très loin de la Comté ?? Et les routes sont plus sûres pour aller vers la Comté de ce que je crois ??" demande Perin Boffine.
- "Effectivement..." indique Fànaviryan.
- "Ce n'est pas non plus sûr à cent pour cent." ajoute Tirash.
- "Les routes sont plutôt sûres." indique Daëgon.
- "Autant dire que pour aller à Bree, nous avons vu des hommes. Et pour aller de Bree à Lézeau, nous avons rencontré que des gardes de l'Arthedain." précise Fànaviryan.
- "Et un lapin !" ajoute Tirash.
- "Ah !! C'est bon ça le lapin ! Mais vos saucisses, elles sentent bon aussi..." indique Perin Boffine.
- "Oui, oui, il faudrait les mettre en chauffe !" demande Fànaviryan.
- "Attendez, il faut que les braises prennent ! Et on va rajouter des petites herbes parce que c'est bon avec les petites herbes !" indique Perin Boffine.
- "En attendant, on va s'ouvrir un petit tonnelet... Bon, on va vous..." propose Fànaviryan.
- "Oh oui !! Moi, je veux bien de la bière !! Attendez, je vais chercher ma chopine !" annonce Perin Boffine qui se lève et va chercher sa chopine bien sale puis revient rapidement s'assoir.
- "Bon, on va vous décevoir, on va vous satisfaire..." commence Fànaviryan.
- "Oh bah là, vous ne me décevez pas ! Votre bière est bonne et fraiche !! Et avec les petites saucisses, on va bien se régaler." coupe Perin Boffine.
- "Oui, oui... Nous, nous allons..." reprend Fànaviryan.
- "À Bree, c'est ça !! J'ai retenu, vous allez à Bree. Ouais, ouais !!" reprend Perin Boffine.
- "Mais début Ivanneth, nous repasserons." indique Fànaviryan.
- "Pardon ?" demande Perin Boffine.
- "Début Ivanneth. Après, Cerveth et Urui, dans deux mois, nous repasserons par la ville en convoi." indique Fànaviryan.
- "Et nous, on sera à Bree." indique Perin Boffine.
- "Heu, oui... Enfin, pour la petite... Heu... Je vois que vous n'avez pas saisi encore alors je vais être plus clair." indique Fànaviryan.
- "Alors, je n'ai pas saisi quoi ?? Je suis quand même alors attention !! Vous ne parlez pas à n'importe qui !" indique Perin Boffine.
- "J'ai bien entendu !" confirme Fànaviryan.
- "Et ce n'est pas parce que vous êtes une elfe que vous devez me prendre pour un imbécile !!" ajoute Perin Boffine.
- "Non, du tout... Mais, c'est mon côté grand elfe qui a oublié le terme petit et convoi pour commencer vers Bree." indique Fànaviryan.
- "Petit convoi..." reprend Perin Boffine.
- "Oui parce que nous ferons le GRAND convoi des Hobbits voulant aller en Comté, après Ivanneth, en Narbeleth." précise Fànaviryan.
- "Ah bon ??" réagit Perin Boffine.
- "Mais, à ce moment-là, nous pourrons prendre bon an mal an, plus d'une cinquantaine des vôtres d'un seul coup ! Si ce n'est le double !" annonce Fànaviryan.
- "Quand maintenant ?" demande Perin Boffine, la bière à la main.
- "Non, à Narbeleth." répond Fànaviryan.
- "Ah oui..." réagit Perin Boffine.
- "Là, pour l'instant, ça serait une petite contingence d'une douzaine de personnes pour assurer la sécurité. Pour nous, ça serait vraiment important de montrer et de démontrer que l'on peut déjà le faire." annonce Fànaviryan.
- "Mais donc, ça veut dire que vous n'amenez pas tout le monde alors..." demande Perin Boffine.
- "Pas avant Narbeleth." répond Fànaviryan.
- "Oui mais même à Narbeleth, si vous dites cinquante, cinquante, ce n'est pas suffisant." indique Perin Boffine.
- "Vous êtes aux environ de deux cents, c'est ça ? C'est ce que vous nous aviez dit la dernière fois. Vous avez recompté depuis ?" demande Fànaviryan.
- "Non mais c'est quelque chose comme ça..." répond Perin Boffine.
- "Je vous avais demandé de compter." indique Fànaviryan d'un ton déçu.
- "Bah ! Qu'est-ce que vous croyez ?? Que je n'ai que ça à faire !! Je vous rappelle que je suis le Thain donc j'ai des responsabilités !!" annonce Perin Boffine.
- "Vous étiez très motivé pour nous annoncer la suite." indique Fànaviryan.
- "Nous, on est très motivé pour partir ! Ça, il n'y a pas de soucis." lance Perin Boffine.
- "Et pour nous évoquer la substantifique somme que vous nous alloueriez pour vous emmener ce qui nous permettra de prévoir le nombre de chariots suffisants." précise Fànaviryan.
- "En même temps, douze ! On ne va pas vous filer grand-chose..." indique Perin Boffine.
- "Je parle du grand voyage ! Pour les douze, nous allons, nous-même, les..." commence Fànaviryan.
- "On ne va pas vous filer de l'argent comme ça si vous n'en prenez que quelques-uns..." ajoute Perin Boffine.
- "Bon, hé bien, écoutez..." commence Tirash.
- "Ah oui, je commence à comprendre, Tirash." coupe la parole Fànaviryan puis ajoute : "Monsieur pensait à une avance de la totalité pour tout le monde en contrepartie d'une pension, c'est ça ?"
- "Heu... Alors, Madame, c'est peut-être la bière qui fait de l'effet mais je n'ai pas compris ce que vous avez dit..." indique Perin Boffine.
- "A votre décharge, moi non plus..." ajoute Tirash.
- "Ah Bah !! Je ne suis pas le seul alors !! Mais vous, vous la connaissez mieux que moi non ?" réagit Perin Boffine.
- "Et pourtant oui..." répond Tirash.
- "Mais c'est les Elfes, ça... Ils ont toujours des discours un peu étranges." ajoute Perin Boffine.
- "Oui, c'est ça..." confirme Tirash.
- "Vous ne pouvez pas parler comme les Hobbits !" demande Perin Boffine.
- "Ce qui serait bien, c'est que...3 commence Tirash.
- "Qu'elle puisse dire des choses simples ! Vous pouvez nous prendre ou vous ne pouvez pas nous prendre ?" indique Perin Boffine en coupant la parole.
- "Justement comme vous êtes tout seul, là, ça serait bien qu'il y ait deux ou trois autres hobbits qui viennent nous rejoindre. Déjà, on a trop de saucisses." indique Tirash.
- "Oui, mais, je peux en distribuer, ce n'est pas un problème." indique Perin Boffine.
- "Et puis, histoire de savoir s'il y a des gens de Bree. On peut aller demander dans le camp s'il y a des gens qui veulent aller à Bree, là tout de suite." demande Tirash.
- "Je peux vous en trouver, hein !" répond Perin Boffine.
- "Nous, ça nous fait plaisir aussi de donner la saucisse directement." propose Fànaviryan.
- "Allez, dites-moi juste, vous êtes tellement pressés de partir que ça soit vers Bree vers Lézeau ou vers ailleurs, on y va quoi !" indique Tirash.
- "C'est ça ! C'est ça l'idée !" confirme Perin Boffine.
- "D'accord."
- "Vous parlez mieux que l'Elfe, vous !"
- "Une fois sur place, vous voyez comment ? Comment vous allez faire ? Parce que vous allez arriver là-bas, mais vous pensez vraiment que s'il y a deux cents Hobbits qui arrivent à Hobbitebourg ou ailleurs, ils vont être accueillis à bras ouverts ? Moi, je ne suis pas hobbit donc je ne sais pas mais il y aura, peut-être, des difficultés pour s'intégrer." demande Tirash.
- "Mieux qu'ici en tout cas." répond Perin Boffine.
- "Oui, oui mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut que vous arriviez là-bas dans de bonnes conditions. Si vous arrivez là-bas et que direct, on dit : "Ah, ceux-là, ils viennent nous prendre notre travail ! On ne va plus avoir de terres pour cultiver parce qu'ils sont là. Il va falloir faire de nouvelles maisons, ça va coûter cher à la collectivité...", vous risquez d'être mal accueillis et, du coup, peut-être, ça vaut le coup de prendre le temps, faire les choses bien. Que vous ne reviviez pas là-bas ce que vous avez vécu ici. Quelle horreur !!" précise Tirash.
- "Oui mais vous avez vu comment on est ici !! On sera bien mieux. Et puis, de toute façon, nous, arriver en Comté, on ne va pas tous rester ensemble parce que certains vont aller à Souche, d'autres à Bourg-Maresque. J'en ai même qui veulent aller beaucoup plus loin. De toute façon, on ne va rester tous ensemble par la suite... Chaque famille va retrouver les siens. On a quasiment tous de la famille déjà en Comté." explique Perin Boffine.
- "Combien pour deux cents ?" demande Tirash.
- "Combien pour deux cents ?" demande à son tour Perin Boffine.
- "Bah oui, c'est la question que vous avez posé Fana, vous l'aviez bien comprise, celle-ci." indique Tirash.
- "Heu... heu... pour nous envoyer dans la Comté, hein ?" demande Perin Boffine après quelques secondes de réflexion.
- "À Bree." répond Tirash.
- "À Bree ?"
- "Dans un premier temps. Disons dans la Comté en passant par Bree." ajuste Tirash.
- "Ouais, ça, ce n'est pas un problème... Je pense que je devrais pouvoir récupérer une bonne dizaine d'écus." finis par dire Perin Boffine.
- "Et ça comprend la nourriture ou ça ne la comprend pas ?? Vous vous débrouillez ? Vous avez réfléchi à comment faire pour manger sur le chemin et toute la logistique pour deux semaines ?" demande Tirash.
- "Ah bah, normalement, c'est votre travail de faire ça... On vous paye dans ces cas-là." répond Perin Boffine.
- "D'accord. Je voulais être sûr de savoir ce qu'il y avait derrière ces dix écus d'or. Est-ce que votre communauté possède des chariots et d'autres choses qui sont arrivés avec vous en même temps ?" demande Tirash.
- "Il y en a quelques-uns qui ont des charrettes à bras." répond Perin Boffine.
- "Ouais..."
- "Il doit nous rester trois, quatre chèvres."
- "Ouais..."
- "Quelques poules aussi."
- "D'accord."
- "Il y en avait quelques-uns qui avaient des petits bœufs."
- "Et vous savez combien de jours de marche, ça fait, pour aller jusqu'à Bree ?" demande Tirash.
- "Bah... Je ne sais pas, c'est long ?" demande Perin Boffine.
- "Ça fait quand même sept jours de marche."
- "Ah, si vous le dites... Je n’en sais rien moi."
- "Bah oui, ça fait quand même beaucoup..." indique Tirash qui fait dans sa tête un rapide calcul et estime que pour transporter deux cents Hobbits pendant sept jours jusqu'à Bree, il faut compter cent écus d'or et indique alors : "Quoiqu'il en soit, mon cher Perin, nous sommes loin du compte..."
- "Ah bon ?? Comment ça, on est loin du compte ??" réagit Perin Boffine.
- "Hé bien, hé bien, il manque environ 90 écus d'or."
- "Oh !!"
- "Hé bien, oui ! Ça fait du monde à nourrir..." indique Tirash.
- "Et, c'est pour la nourriture, sans compter, que nous, on fournit les chariots, les chevaux, les hommes de garde en cas d'attaque." précise Fànaviryan.
- "Est-ce que vous avez des Hobbits en mesure de porter des armes ? J'imagine qu'il y en a bien quelques-uns parmi vous ?" demande Tirash.
- "Bah, vous savez, la plupart, ce sont des paysans. Ils savent tenir une fourche, une pelle..." répond Perin Boffine.
- "Et, est-ce qu'ils sont sérieux et savent monter la garde ?" demande Tirash.
- "Oh bah oui !!" répond aussitôt Perin Boffine.
- "Sérieusement ? Sans s'endormir ? Sans bouffer ?" demande Tirash.
- "Sans manger ??" réagit Perin Boffine.
- "Sans manger, ça je ne sais pas mais avec l'oreille attentive et les yeux bien ouverts ?" demande, de nouveau, Tirash.
- "Hé, vous n'avez pas l'habitude de voyager avec des Hobbits, vous !" réagit Perin Boffine.
- "Hé bien non..." répond Tirash.
- "On a l'oreille très fine... Moi, je connais tous ceux qui sont ici au parc ! Et il y en a avec qui, ici, on peut compter. Ça, il n'y a pas de soucis." indique Perin Boffine puis sur un ton de la confidence ajoute : "Et d'autres sur lesquels, il ne faut pas trop compter et je pourrais vous dire lesquels."
- "Et Tirash, on n'avait pas parlé de ceux qui savent manier autre que la faux, ou l'épée, le marteau ou la truelle ?" demande Fànaviryan en s'adressant à Tirash.
- "Si mais ça, c'était dans l'hypothèse d'un petit nombre. Là, nous discutons avec notre cher Perin d'un lot de deux cents Hobbits, les considérations ne sont plus les mêmes. Qu'en pensez-vous ?" répond Tirash puis ajoute : "Et toi, Daëgon ?" en se tournant vers le Dùnedain qui est parti aider les Hobbits à remuer les braises puis Tirash se retourne vers Perin Boffine et lui demande : "Et il vous restera suffisamment une fois que vous nous aurez donner les dix écus d'or pour vous installer en Comté ?"
- "Bah... Disons que si vous dites que c'est juste, je pourrais revoir la question et, peut-être, qu'il pourrait y avoir un peu plus... Si vraiment vous m'assurez que vous nous transportez jusqu'en Comté, ça va, peut-être, motiver certains à me ramener un peu plus de sous. Par contre, moi, ce que j'ai, ce ne sont pas des écus. Ce que je vous dis là, c'est en comptant tous les sous de cuivre, les pièces d'argent." ajoute Perin Boffine.
- "Et vos familles, elles ne peuvent pas payer pour votre voyage que vous leur remboursiez après votre arrivée ?" demande Fànaviryan.
- "Je ne sais pas... Peut-être..." répond Perin Boffine.
- "Vous communiquez avec elle par courrier ?" demande Fànaviryan.
- "Non. Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de nouvelles de ma famille. On a des nouvelles par des voyageurs. Certains Hobbits pouvaient aller en Comté puis revenir mais pas récemment. Ils revenaient avec du matériel qu'ils récupéraient là-bas ou nous donnaient des nouvelles de notre famille. Mais depuis un moment, ce n'est plus le cas." précise Perin Boffine.
- "La route de l'Ouest semble avoir été un peu..." commence Fànaviryan.
- "Ah bah, toutes les routes ! Ça devient difficile et ça, les passeurs, ils prennent de plus en plus cher pour nous envoyer là-bas." indique Perin Boffine.
- "Oui, vous aviez parlé d'un tarif assez élevé." indique Fànaviryan.
- "Ouais !"

Daëgon revient avec un lot de saucisses. Chacun en prend avec un morceau de pain et un peu de bière. D'autres Hobbits vont venir se servir mais, rapidement Perin Boffine va mettre de l'ordre et se montrer autoritaire dans la façon de mener la distribution des saucisses et du pain.

Puis, après cette distribution, Perin Boffine indique :
- "Après, moi, si vous voulez, je peux venir avec vous, là, si vous partez prochainement, je viens avec vous, et puis, je négocie, justement, pour les autres."
- "Enfin, quand vous dites, venir avec nous, vous avez une famille de combien de personnes, déjà ?" demande Fànaviryan suspicieuse.
- "Nous, on est huit." répond Perin Boffine.
- "Et si vous partez, vous transmettez le titre de Thain à qui ?" demande Fànaviryan.
- "Je garde le titre de Thain !!" réagit aussitôt Perin Boffine.
- "Et pour l'organisation de ceux qui restent ?" précise Fànaviryan.
- "Ah bah, je donnerais mes consignes." explique Perin Boffine.
- "Ah ! Et, justement, pendant ce repas, on aimerait que vous nous présentiez ces personnes de confiance comme vous le demandait notre ami Tirash. Pas pour discuter prix, ça, on vous a bien entendu, c'est vous qui gérez les cordons de la bourse, j'ai bien saisi." indique Fànaviryan.
- "Bah, il faut bien que quelqu'un organise les choses ! Parce que sinon, ces pauvres malheureux, ils resteraient là et ils mourraient à Metraith, si ce n'est pas malheureux, ça !! Heureusement que je suis là pour organiser les choses." annonce Perin Boffine.
- "Et justement, nous aurions besoin, nous, de pouvoir, peut-être, de voir..." commence Fànaviryan.
- "Et elle est bonne votre bière. Je pourrais en avoir un petit peu encore ?" l'interrompt Perin Boffine.
- "Oh ! Votre verre est déjà vide..."
- "Oh oui..."
- "C'est terrible, ça... Oui, hé bien, donnez-moi votre verre. Et profitez-en pour appeler quelques-uns de vos amis, là, parce que nous allons avoir quelques petites missions d'intérêt général à leur donner." indique Fànaviryan.
- "C'est moi qui donne les ordres ici. Attention, il ne faudrait pas que l'on mélange les rôles sinon, ils sont perdus, ils ne savent plus ce qui se passe. Vous, vous ne les connaissez pas, ces pauvres réfugiés Hobbits, la plupart, ils sont traumatisés... Ils sont traumatisés ces pauvres malheureux..." annonce Perin Boffine.
- "Et il y en a quelques-uns qui doivent être sans famille en plus..." annonce Fànaviryan.
- "Hé oui... Les pauvres malheureux... Donc je suis devenu un peu leur famille..." ajoute Perin Boffine.

Tirash, pendant ce temps, a observé le comportement du Thain du parc et estime que le Hobbit n'est, sans doute, pas honnête dans tout ce qu'il dit. Tirash dit alors :
- "Bien, écoutez, Perin, nous, nous avons cette exigence de rencontrer d'autres personnes de la communauté. Si elle ne convient pas, hé bien, il faudra vous adresser à une autre compagnie pour assurer le transfert. Avec dix écus d'or..."
- "Ben oui, parce que le Thain des smials nous en propose beaucoup plus..." lance Fànaviryan.
- "Bah oui mais eux, ils sont riches !!" réagit Perin Boffine.
- "Ben oui, ben oui, c'est ça..." répond Fànaviryan.
- "Nous, on est pauvre..." annonce Perin Boffine.
- "Hé bien, faites-nous rencontrer vos pauvres !" réagit Tirash.
- "Oui, oui bien sûr..." répond Perin Boffine.

Perin Boffine va amener les trois compagnons dans le camp sans qu'ils puissent vraiment être loin de Perin Boffine pour discuter avec les Hobbits.

Voyant la difficulté à s'extraire du Thain du parc, Tirash finit par dire dans le creux de l'oreille de Fànaviryan et Daëgon :
- "On va, peut-être, y aller puis faire le tour. On va demander à des gens que l'on va croiser dans la rue quand ils seront tout seul et on aura des infos, peut-être, de meilleures mains..."

Pendant toute l'après-midi, ils vont s'arrêter discuter avec des Hobbits qui semblent venir du parc. Parfois, ceux-ci viennent des smials, d'autres fois sont tellement craintifs qu'ils ne vont pas parler et d'autres fois, ils vont obtenir des informations sur la vie dans le parc et la façon dont Perin Boffine gère la communauté. Pour certains, Perin Boffine est vu comme un bienfaiteur, lors de son arrivée en ville, il a pris les choses en main et permis de faire en sorte que les Hobbits ne soient plus livrés à eux-mêmes et d'avoir un représentant. Par contre, le revers de la médaille est qu'il a tendance à privilégier ses intérêts personnels avant ceux des autres. Il profite de son statut pour récupérer l'argent. Cet argent sert à ramener des réfugiés vers la Comté mais, en général, soit des personnes qui lui ont rendu des services, soit se montrer de bons Hobbits auprès du Thain ou des gens de sa famille. Ils vont ainsi apprendre qu'il faut compter deux écus d'or pour amener un Hobbit jusqu'à l'entrée de la Comté par la route de l'Ouest. Tirash va demander aux différents Hobbits du parc rencontrés globalement la même question à savoir : "Est-ce qu'il y a des personnes dans votre communauté à part le Thain qui prennent un peu les choses en main, qui se posent des questions ?"

En réponse, les Compagnons vont comprendre que le Thain Perin Boffine a une certaine main mise sur la communauté des Hobbits du parc. Les Hobbits sont assez gênés par les questions posées. La plupart vont rapidement fuir et ne vont pas avoir des réponses aux questions posées.

Selon Selenia, les Hobbits du parc n'avaient pas de quoi payer leur passage en Comté et qu'il faudrait voir s'ils sont prêts à rendre des services en échange de leur venue en Comté ou à Bree. Ils pourraient être embauchés un mois à Bree le temps qu'ils retapent les maisons, d'aller dans les champs ou l'année suivante, ils renvoient à la Compagnie de l'Aurore Ecarlate des produits de leur confection : de la nourriture, des vêtements, etc. Lors du convoi de Bree à Khazad-Dûm, l'escorte qui aura été embauchée pourrait servir pour ramener les Hobbits jusqu'en Comté lors du chemin retour. Selenia propose également que quinze, trois semaines avant le départ de Bree, la Compagnie de l'Aurore Ecarlate vienne à Metraith pour récupérer des mercenaires ainsi qu'un groupe de Hobbits jusqu'à Bree ou jusqu'à l'entrée de la Comté et la Compagnie arrive avec l'escorte à Bree prêt à charger du blé. Sur le retour de Khazad-Dûm, un autre chargement de Hobbits pourrait être réalisé. Selenia estime qu'il faudrait limiter le nombre de Hobbits au maximum. Ils se mettent d'accord pour en prendre une vingtaine.

Tirash estime qu'il va falloir aussi évaluer le prix que le Thalion va pouvoir mettre dans le transport des Hobbits. Il propose qu'un petit nombre de Hobbits soient amener dès maintenant pour préparer le terrain. Le grand départ se ferait à Narbeleth soit dans quatre mois à partir de maintenant mais Tirash se pose la question de savoir s'ils vont être patients pour attendre cette date. Les deux cents Hobbits ne sont donc pas amenés tout de suite. Un premier tour jusqu'en Comté est réalisé. Une partie des Hobbits est embauchée par la Compagnie de l'Aurore Ecarlate tout en bossant pour leur communauté, une partie jusqu'à Lézeau pour préparer le terrain. Il faut donc des Hobbits qui puissent travailler, donc, pas des familles avec des enfants, des adultes. Ils pourront aider, pour certains, à la moisson qui va se dérouler après les fêtes du Mitan. Il faudra aussi des Hobbits qui puissent réfléchir et négocier l'arrivée des autres Hobbits.

Fànaviryan précise qu'il est important d'avoir des Hobbits vaillants du fait qu'il n'y aura pas de gardes supplémentaires lors de ce voyage, éventuellement, deux, trois mercenaires. Il faut des hobbits efficients pour travailler.

Ils évoquent par ailleurs le fait d'aller voir le Thain de la Colline. Selenia précise :
- "Moi, l'idée était de prendre les trois Chaumine pour tenir notre maison s'ils sont d'accord mais comme ils ont de la famille à Bree."
- "Eux, de toute manière, ils sont prioritaires. Ils font partie du convoi." annonce Tirash.
- "Et puis ils nous sont un peu redevables pour ce que l'on a fait pour eux, de les conduire." indique Selenia.
- "Ils font partie du convoi. C'est sûr et certain. Après, c'est le reste." redit Tirash.
- "J'ai tissé de l'affectif avec la petite Chaumine et je sais où est Violette, je l'avais reconduite et elle m'avait montré la maison du Thain. On peut passer lui dire bonjour et comme c'est le Thain qui les héberge sous la direction d'Oërlis, on aurait même pu lui demander parce qu'il a dû passer par le Thain... Est-ce que l'on passe par Oërlis pour accéder au Thain ou on passe par les Chaumine pour accéder au Thain ?" demande Fànaviryan.
- "Ou on va voir le Thain." répond simplement Tirash.
- "Disons que les deux amènent au Thain." indique Fànaviryan.
- "Allons au plus vite." répond Tirash.

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 08:30 / 09:45 - Echanges avec Oget - Djiska - Oget Ysri - Lieu : Metraith - Maison des Plaisirs

Djiska leur ouvre la porte avec un grand sourire puis va chercher Oget, un grand sourire aux lèvres qui les salue puis les amène dans un petit salon privé. Ils traversent le hall principal de la Maison qui est occupé par quelques clients accompagnés de jeunes femmes dénudées assises à leurs côtés. Oget va chercher une bouteille de Vespéral et propose aux compagnons de s'installer dans les fauteuils en cuir du salon privé d'Oget. Puis, rapidement, Oget demande :
- "Alors ! Qu'est-ce que vous êtes devenus depuis cette fameuse nuit ?"
- "Nous étions, un peu, comme en détention, dans une prison assez agréable, on va dire." répond Daëgon.
- "D'accord ! Oui, on a su que vous étiez au Thalion, ça s'est vite su. Les nouvelles vont vite." répond Oget.
- "Oui, nous étions dans une belle cage dorée en attendant que l'affaire commence à se dénouer au sein de la ville d'elle-même." ajoute Fànaviryan.
- "Oui, évidemment, on entend beaucoup parler du conseiller d'Hallas qui a été arrêté et qui est un agent d'Angmar. Ça fait parler. J'ai été un peu surpris de voir arriver les gardes du Thalion en début d'après-midi venir chercher Reoluin. Je m'attendais plus à ce que vous repassiez pour interroger ce sale type." indique Reoluin.
- "On a dû improviser..." indique Tirash.
- "Oui, ça a été une rude nuit..." ajoute Daëgon.
- "Oui ! Pour tout le monde... De ce que m'a rapporté Djiska, en effet, il s'est passé de nombreuses choses. Après, le traitre, je l'avais gardé au chaud. Je vous attendais pour discuter avec lui. Donc, à présent, qu'est-ce que vous envisagez ?" demande Oget.
- "Hé bien, nous avons affaire à l'extérieur de la ville, donc, il va falloir que l'on prenne tout doucement les dispositions pour repartir." annonce Tirash.
- "D'accord. Ça a été un vrai plaisir de pouvoir vous rencontrer. Sachez que vous serez toujours les bienvenus au sein de ma Maison. D'ailleurs, il va falloir que je vous règle le complément de ce qui était prévu pour la capture du traitre." indique Oget.
- "Si ça ne vous dérange pas, ces messieurs en seraient fort reconnaissants." indique Fànaviryan.
- "Je vais chercher ça de suite." annonce Oget en se levant et quittant le salon privé.

Oget revient quelques minutes plus tard avec une bourse et annonce :
- "Je vous remets, pour vous quatre, à chacun cinq écus d'or. J'espère que cela répondra à vos attentes."
- "Oui, c'est très bien et pour nous aussi, c'était un plaisir de traiter avec quelqu'un comme vous." annonce Daëgon.
- Oget lève son verre et dit : "A votre compagnie ! Espérons qu'elle puisse prospérer très longtemps ! Comment votre amie dunéenne se porte-t-elle ?"
- "Elle se remet tout doucement au Thalion." indique Daëgon.
- "Est-ce qu'avant de quitter le Thalion, est-ce que vous auriez des besoins particuliers ?" demande Oget.
- "De mon côté, j'aimerais bien rencontrer Elga." répond Tirash.
- Après quelques secondes de réflexion, Oget répond : "Je vois cette proposition avec elle."
- "Très bien !" répond Tirash.
- "Pour ma part, j'aurais voulu savoir si vous aviez encore le livre que je vous avais confié de Reoluin de compte ou s'il avait été saisi par la même occasion ? Parce que je l'ai évoqué à une connaissance commune et qui devait missionner quelqu'un pour venir le récupérer pour l'aider à y voir plus clair." demande Fànaviryan.
- Oget réfléchit quelques secondes puis répond : "Je peux vous le redonner si vous le voulez."
- "Parfait !" réagit Fànaviryan.
- Oget prend, de nouveau, quelques secondes de réflexion puis dit : "Il doit être dans mon bureau. Je vais donc aller vous le chercher."
- "Très bien !" réagit Fànaviryan.
- Oget se lève et demande : "Et vous, mon cher Daëgon, vous avez des souhaits particuliers ?"
- "Hum... Non, je ne pense pas. Tout va bien, si je peux profiter, de temps en temps, de votre établissement, ça me conviendra tout à fait !" répond Daëgon.
- "Sans aucun souci ! Si avant de partir, vous souhaitez passer un soir, n'hésitez pas, vous serez le bienvenu et très bien accueilli." indique Oget.
- "Et ce, à propos, notre amie Selenia prend le temps de reprendre forme, dès que nous verrons un peu plus clair sur notre départ, je vous informerais pour que nous puissions, peut-être, faire une visite des lieux qui pourraient correspondre au projet que j'avais pu vous présenter." demande Fànaviryan.
- "Pas de soucis." répond Oget.
- "Ça pourrait-être l'occasion pour vous d'organiser une soirée un peu spéciale qui serait rentable à laquelle je participerais volontiers." propose Fànaviryan.
- "On peut prévoir ça..." répond Oget avec un grand sourire puis indique : "Je vous laisse, je vais chercher le livre de compte."

Oget revient quelques minutes plus tard avec le livre de compte. Puis les compagnons vont lui demander des informations sur les évènements qui ont pu se dérouler en ville depuis leur arrivée au Thalion. Oget va alors évoquer les changements qui s'opèrent en particulier les préparatifs pour la passation de pouvoir. Le seigneur Hallas a convoqué toutes les grandes familles de Metraith ce qui tend à indiquer que des enjeux de pouvoir s'opèrent. Avec la découverte du traitre Reoluin, un trouble s'installe en ville et le pouvoir pourrait changer. Dans quelques jours, selon Oget, il pourrait y avoir des décisions prises.

Tirash va demander à Oget :
- "Est-ce qu'on vous a parlé de notre projet d'escorter des hobbits vers la Comté ?"
- "Non, je n'en ai pas entendu parler." répond Oget.
- "D'accord et qu'est-ce que vous en pensez par rapport à votre connaissance de la ville ? Ça sera plutôt bien accueilli ou pas ?" demande Tirash.
- "Quand vous dites bien accueilli, qu'est-ce que vous entendez par là ?" demande Oget.
- "Par la population. Est-ce qu'ils seraient contents de ça ou trouveraient-ils à récriminer ?" ajoute Tirash.
- "quand vous dites des Hobbits, ça serait combien de personnes ?"
- "Hé bien pour le moment, un petit nombre et peut-être, après, un peu plus." précise Tirash.
- "D'accord... Aujourd'hui, il est clair que la population locale, ceux qui sont visibles c'est-à-dire, ceux qui sont dans le parc, s'ils pouvaient partir, c'est clair que la population en serait ravie." répond Oget.
- "Plus que ceux des Smials ?"
- "Oui parce que ceux des Smials, ça fait bien longtemps qu'ils sont là et sont un peu plus intégrés en ville même si, c'est vrai que ces derniers temps, de nombreuses rumeurs ont circulé sur les Hobbits et qu'ils devenaient de plus en plus mal vu en ville. Ce qui commence aussi à se dire mais ce n'est pas forcément la population locale qui le dit, mais plus dans les hautes sphères, peut-être que le traitre comme on dit en ville était à l'origine de cela..." indique Oget.
- "À l'origine de quoi ?" demande Tirash.
- "Hé bien de..." commence Oget.
- "De la vilaine rumeur selon laquelle les Hobbits seraient de fins cuisiniers mais pas toujours de viande correctement choisie..." ajoute Fànaviryan.
- "Alors, vous dire que si cette rumeur, précisément, venait de lui, je ne sais pas mais, en tout cas, depuis quelques temps, il y avait, en effet, un ressenti de plus en plus prégnant vis-à-vis des Hobbits avec des taxes qui ont été spécifiquement établies à l'encontre d'eux et certains commencent à dire à voix basse qu'il y aurait l'influence de Reoluin derrière cela et qu'il avait des arguments qui paraissaient tout à fait cohérents sauf qu'en y regardant de plus près, avec le recul, on se dit qu'il menait des actions pour que les communautés s'entredéchirent sur Metraith." explique Oget.
- "Qu'il y ait dissentions et chaos dans la ville. Effectivement, entre amours et haines, les amours ne sont pas toujours faciles entre les peuples..." songe Fànaviryan.
- "Sauf que là, le divorce est, un peu, prononcé entre les deux communautés et qu'il sera difficile maintenant de rétablir des relations amicales comme on a pu en avoir dans le passé." estime Oget.
- "C'est fort dommageable effectivement..." réagit Fànaviryan.
- "Je pense, qu'en effet, maintenant, la porte de sortie pour eux, va être de pouvoir gagner leur nouvelle contrée qui se constitue actuellement un peu plus loin vers l'ouest." indique Oget.
- "Et ce qui me fait penser à une chose, mais, peut-être, que certains citoyens finiront par s'apercevoir avant qu'ils s'en aillent tous que d'avoir des petites mains, peut servir à différents escients." estime Fànaviryan.
- "Sans doute, sans doute... mais ça va être, sans doute, après coup. Mais, là, vue tout ce qui s'est passé depuis, plusieurs mois voire plusieurs années, tout ce qui s'est accumulé comme charges vis-à-vis des Hobbits, font, qu'aujourd'hui, la population en a plus que marre d'eux, alors surtout concernant les réfugiés." indique Oget.
- "Peut-être que le traitre va pouvoir permettre une forme de décharge." suggère Fànaviryan.
- "De ce qui se dit, à bas mots, c'est qu'il serait à l'origine de toutes ces rumeurs. Est-ce que la population locale va l'entendre, je ne suis pas certain..." explique Oget.
- "Cela dépendra des suites du procès pour lequel nous avons été fortement convié à rester au plus près des instances." indique Fànaviryan.
- "Oui, j'ai cru comprendre que le Magistrat était très pris par cette affaire et qu'on ne le voyait plus au Thalion..." évoque Oget.
- "Oui il compte bien faire lumière sur la noirceur de ses actes." indique Fànaviryan.
- "Oui, en effet, ce genre d'affaire est à mener mais il semble y mettre beaucoup de moyens dans ce qu'il se dit." indique Oget.
- "Oui, cela pourra, peut-être, amener à une justice qui propose une paix !" annonce Fànaviryan.
- "Oui, peut-être... On a encore du mal à comprendre et à saisir tous les tenants et les aboutissants de tout cela." estime Oget.
- "Oui, ça va se dérouler dans les prochains jours. C'est à souhaiter et que nous puissions connaître le dénouement avant notre départ." espère Fànaviryan.
- "En tout cas, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à repasser." annonce Oget.
- "Nous n'avons pas du tout eu l'occasion de rencontrer le maire de Metraith et la guilde des marchands. Nous ne savons pas si nous avons grand intérêt à les voir." demande Fànaviryan.
- "Muirgen, il attend avec impatience de savoir quels vont être les retours des décisions du Seigneur Hallas pour savoir si ses prérogatives en ville vont pouvoir être améliorées. Il pourrait, très bien, et c'est le souhait d'Heredon, de permettre que le maire de la ville puisse avoir des pouvoirs tout autre que ceux qu'il a aujourd'hui." répond Oget.
- "Et qui sont limités à ?" demande Fànaviryan.
- "Ah pas grand-chose, en fait... Mais bon, je vous avouerai que je ne le connais peu. Il ne fréquente pas mon établissement. On dit de lui que c'est une personne intègre. Vu les derniers évènements, on peut toujours émettre quelques réserves sur cette notion d'intégrité... On disait la même chose de Reoluin... Quand on voit le résultat... Et pour ce qui est de la guilde des marchands, je ne vous conseille pas d'aller la voir en ce moment, disons, qu'à l'heure actuelle, c'est, peut-être, les seuls en ville qui auraient quelques griefs vis-à-vis de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Vous avez, quand même, mis aux fers le dirigeant actuel de la guilde puisque Reoluin était le chef de la guilde des marchands et, à ce titre, représentant et conseiller auprès du Seigneur Hallas. A priori, d'après ce que j'ai compris de certains, ils vous en veulent un peu..." explique Oget.
- "Effectivement, on vient de détruire leur pont direct à l'oreille du Seigneur Hallas." analyse Fànaviryan.
- "Après, ça fait partie des institutions qu'il y ait un représentant de la guilde des marchands auprès du Seigneur Hallas mais je vous avouerai que le Seigneur Hallas demandera, sans doute, des garanties avant d'avoir un nouveau maître de la guilde en tant que représentant." explique Oget.
- "Cela peut s'entendre..." indique Fànaviryan.
- "Donc forcément, cette affaire leur demande un peu plus de travail que ce qu'ils pouvaient avoir jusqu'à maintenant. J'en ai vu deux hier soir et ces représentants de la guilde des marchands n'étaient pas contents. Ils avaient donc besoin de se défouler. Je n'en dirai pas plus..." indique Oget.
- "Merci Maître Oget de nous prévenir d'éventuels conflits que nous aurions pu rencontrer ou avoir par mégarde." indique Fànaviryan.
- "Non, non, c'est un plaisir." répond Oget en se levant.

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 08:15 / 08:30 - Point à l'Auberge - Astatur - Muelfrid - Orynn - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Les quatre compagnons et Astatur arrivent à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril. Muelfrid les accueille avec une grande joie, légèrement surpris de voir arriver le marchand puis leur proposent d'aller déposer leurs affaires dans leur chambre. Les quatre compagnons s'y rendent. Astatur apprend qu'Oërlis est dans sa chambre. Il quitte donc les compagnons et va faire un point avec son compagnon de voyage.

Après avoir déposé leurs affaires, ils vont boire une bière dans le salon privé où Astatur les rejoint. Selenia annonce qu'elle préfère retourner séjourner au Thalion pour profiter des talents du soigneur du seigneur Hallas. Elle estime que son état de santé devrait, avec les soins en cours, se rétablir et lui permettre de voyager entre le 21 et le 25 du mois.

Selenia va demander à ses compagnons de la ramener au Thalion et va s'adresser à Orynn qui va l'installer, de nouveau, dans la dépendance du palais qu'ils ont occupé jusqu'ici. Elle précise à Orynn qu'elle pourra recevoir les demandes du palais au nom de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. Ses compagnons vont régulièrement passer la voir pour échanger avec elle sur leurs rencontres et l'avancée du futur départ.

Astatur souhaiterait que les compagnons puissent remonter avec lui jusqu'à Bree afin d'avoir une escorte. Il souhaiterait que la Compagnie de l'Aurore Ecarlate puisse assez rapidement monter jusqu'à Fornost Erain pour faire part de leurs actions et de leurs découvertes à Metraith et ainsi rencontrer des représentants du pouvoir de l'Arthedain. Le témoignage des quatre compagnons serait, selon lui, intéressant pour les dirigeants. Il ne souhaite pas précipiter le retour dans le nord estimant qu'un départ précipité pourrait éveiller des soupçons mais qu'un départ trop tardif ne serait pas, non plus, à privilégier. Tirash estime :
- " Il faut que l'on aille voir un certain nombre de personnes avant de partir dont : Wesmin, Roldan, le Magone, Astatur, les Thain, Oget, les Chaumine et Hrefn".
- "Les Chaumine sont chez le Thain des Smials dunéens" indique Fànaviryan.
- "Quand on peut faire d'une pierre deux coups, c'est bien !" réagit Tirash.
- "Et derrière, ça fait le Magone parce que c'est juste derrière." ajoute Fànaviryan.
- "Et puis, Heredon, ça pourrait être bien d'aller le voir. Ça fait beaucoup de gens à voir..." conclut Tirash.
- "Ouais ! Sachant que moi, je trouvais qu'il faudrait aller voir Oget assez rapidement pour savoir s'il n'a pas été mis trop en porte à faux, s'il n'avait pas des informations à nous donner par rapport au temps qu'il aurait pu nous donner par rapport à Reoluin."
- "Il me semble que la priorité est de prendre un rendez-vous avec les Wesmin. On ne va pas y aller maintenant. Par contre, on peut aller dès maintenant chez Oget." propose Tirash.
- "Je vais, de mon côté, aller voir Hrefn et discuter avec Oërlis. Je ne vais pas venir avec vous." indique Astatur.

Daëgon et Fànaviryan approuvent la proposition de Tirash et les trois compagnons quittent l'auberge et se rendent directement à la Maison d'Oget en prenant les rues principales de Metraith.

Session N°63

Le 30/03/2022

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 08:00 / 08:15 - Retour vers l'Auberge - Astatur - Lieu : Metraith - Manoir des Wesmin

Tirash puis Daëgon vont aider Selenia à se déplacer jusqu'à l'auberge en s'arrêtant sur la place Royale et ils vont frapper à la porte de la grande maison des Wesmin. Un servant vient ouvrir la porte et leur dit :
- "Oui, bonjour ! Vous désirez ?"
- "C'était pour prévenir Maitre Wesmin que nous étions, à nouveau, disponibles et que s'il veut nous contacter, à moins qu'il soit là, il le peut à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril." annonce Daëgon.
- "D'accord. Je lui passe le message et à ce moment-là, nous vous recontacterons directement. Là, actuellement, les Maitres ne sont pas disponibles. Donc, je vais leur transmettre l'information." répond le servant.
- "Très bien, je vous remercie." répond Daëgon.
- "Merci à vous, bonne journée !" répond le servant.
- "Bonne journée !" répond Selenia.

Puis les compagnons accompagnés d'Astatur regagnent l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril.

Le 16 de Norui de l'An 1640 - 06:00 / 08:00 - Départ du Thalion - Lonuir Harge - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Après le réveil, au moment où le petit-déjeuner est servi, le Magistrat vient s'inviter à table. Il semble plus détendu que la veille, sans livre sous le bras ou autre manuscrit. Il s'installe autour de la table puis engage la conversation :
- "Bonjour, j'espère que vous avez passé une bonne nuit ?"
- "Tout à fait !" répond Tirash.
- "En tout cas, je vous remercie pour votre coopération de la veille. Ma foi, les choses progressent..." indique le Magistrat.
- "Vous êtes venu nous annoncer le moment où nous allons pouvoir sortir d'ici ? Non pas que nous soyons pressés et ne soyez pas vexé pour votre hospitalité qui est formidable mais nous avons fort à faire" indique Tirash.
- "On commence à tourner en rond..." ajoute Daëgon.
- "Je considère après avoir évalué l'ensemble des éléments, qu'aujourd'hui, je n'ai plus besoin de vous retenir ici. Je pense que votre sécurité est assurée en ville et, d'autre part, tous les éléments que vous m'avez indiqués vont me permettre de pouvoir amener les éléments auprès du Seigneur Hallas." explique le Magistrat Harge.
- "Aurons-nous l'occasion de le rencontrer ?" demande Tirash.
- "Je ne pense pas à moins que vous souhaitiez expressément avoir une audience auprès du Seigneur Hallas ?" répond le Magistrat.
- "Disons qu'au regard des risques que nous avons pris pour la ville, de manière désintéressée, il est vrai, nous aurions aimé que notre effort envers Metraith soit reconnu." explique Tirash.
- "Ah ! Je peux en faire part au Seigneur. Comprenez, qu'en ce moment, le Seigneur Hallas est très pris. Disons que l'affaire qui est en cours, précipite les choses vis-à-vis de sa succession. Son petit-fils souhaite que sa décision puisse être prise au plus tôt. Il s'est entretenu avec un certain nombre de dirigeants de la ville. Il semblerait que la succession devrait s'officialiser très prochainement. Il y a des décisions à prendre vis-à-vis de son petit-fils et de son arrière-petit-fils également qui, à priori, visait aussi la place du Seigneur. C'est au Seigneur Hallas de prendre les décisions, je n'ai pas à intervenir dans ces affaires politiques. Mais, par contre, je peux faire, en effet, au regard de tous les éléments que j'ai pu recueillir auprès de vous, vous avez coopéré auprès de moi sur le protocole mis en place. Il serait, sans doute, que vous soyez rétribué pour vos actions. J'ai eu vent également, le lieutenant Dent est passé me voir m'indiquant que vous envisagiez, mais je n'ai pas étudié la question, des projets vis-à-vis de la communauté hobbite." explique le Magistrat.
- "Oui, tout à fait ! Nous avions cette idée. C'est ce qui nous a frappé en arrivant quand on a vu un jeune hobbit se faire tabasser sans raison par un citoyen qui semblait excédé plus qu'un mauvais gars et qu'il y avait un service à rendre la communauté en accompagnant les Hobbits vers la Comté." indique Tirash.
- "Oui... En tout cas dans ce que m'a dit le lieutenant Dent, si c'est toujours dans vos projets, je pourrais en faire auprès du seigneur." indique le Magistrat.
- "Bien ! Ça fait partie des tâches que nous devons réaliser en ville en voyant, justement, comment réagit la communauté hobbite à cette proposition." explique Tirash.
- "Est-ce que vous avez des souhaits particuliers sur ce que vous doit la ville ? Est-ce que vous souhaitez que je fasse remonter des désirs particuliers ?" demande le Magistrat.
- "Nous en avions discuté l'autre jour tous les quatre et parmi les pistes que nous avions envisagé, il y avait, parce que nous envisagions de repasser par ici, avec un convoi dans quelques temps, éventuellement, des exonérations sur les taxes, nous aurions aussi fortement besoin de consulter une carte des routes qui mènent à Metraith et qui la quittent et par rapport à ce convoi hobbit, nous sommes prêts à l'accompagner en sachant que ça rendra service à la ville en même temps qu'aux hobbits et nous aimerions donc que la ville puisse participer au financement du convoi à hauteur de ce que ça lui rapporte à savoir un peu de calme, un peu de sérénité."
- Le Magistrat sort un calepin, prend une mine de crayon et va commencer à noter pendant quelques instants puis indique : "Je prends note. Je pense que sur les deux premières demandes, c'est assez clair pour moi. Il me faudra, sans doute, des précisions concernant la troisième demande, des éléments complémentaires. Si vous dites que vous allez rencontrer les communautés hobbits, essayez d'avoir des éléments plus précis sur vos besoins que je ferai remonter et nous verrons ce que la ville pourra faire par rapport à cela..."
- "Pensez-vous que la proposition sera accueillie avec faveur ?" demande Tirash.
- "J'en ferai part au Seigneur Hallas." répond laconiquement le Magistrat.
- "Si je puis me permettre." demande Fànaviryan.
- "Vous pouvez vous permettre." répond le Magistrat.
- "Déjà, pour apporter quelques pistes sur ce troisième point, on peut dire que l'amorce de ce convoi, il pourrait ne s'agir d'affaires fiduciaires mais, peut-être, quelques chariots, chevaux. Nous en avons vu un laissé à l'abandon près la potence qui ne semblait appartenir à personne. Une saisine en notre faveur pourrait être opérée et, peut-être, quelques hommes de conscrits qui mériteraient d'être éloignés de cette ville comme ce prisonnier qui nous avait aidé, l'un de ces brigands, Mirlin, qui nous avait permis de pointer plus précisément l'implication du lieutenant Ynn et du sergent Sean." propose Fànaviryan.
- "Pourquoi prendre ces brigands ??" demande Selenia à Fànaviryan.
- "Celui-là en tout cas." précise Fànaviryan.
- "Mais pourquoi ? On ne va pas l'embaucher." demande, de nouveau, Selenia.
- "Non ! Le conscrire ! Ça serait sa peine." annonce Fànaviryan.
- "Ouais... Mais je ne suis pas sûr que ça soit avec lui que l'on soit le plus en sécurité." analyse Tirash.
- "Disons que c'était une idée... En tout cas, une peine allégée pour celui-ci." conclut Fànaviryan.
- "Celui-ci mérite, peut-être, une remise de peine... On peut, au moins, dire ça." ajoute Tirash.
- "Après, concernant ces brigands, leur peine ne sera pas effective de suite. Là, prioritairement, nous menons l'enquête qui concerne Reoluin. Comprenez bien que, pour l'instant, je ne peux décider pour ces brigands qui auront le même protocole, protocole que je suis en train d'écrire. Disons que l'affaire de Reoluin me permet d'avoir des moyens que je n'avais pas jusqu'à maintenant et me permet, entre autres, de constituer des règles écrites et essayer de formaliser et de consigner toutes ces démarches par écrit et de pouvoir créer un protocole pour que chacun puisse avoir la même procédure dans le cadre des affaires. Ils seront également jugés mais ultérieurement. Ce qui veut dire que leur peine ne sera pas prononcée aussitôt." annonce le Magistrat.
- "Oui, c'est bien normal, il faut des priorités." ajoute Daëgon.
- "En effet ! Je dirais qu'actuellement ces brigands ne sont pas dans nos priorités." conclut le Magistrat.
- "Dans les choses qui pourraient éventuellement être trouvées pour les hobbits de manière toute simple, quelques pelles, pioches, quelques outils un peu usagés pour les aider à s'installer sur place. Je ne sais pas si, dans vos stocks, il peut y avoir des choses de cet ordre-là." demande Tirash.
- "S'il est possible que vous puissiez me mettre par écrit, ça me facilitera les choses." demande le Magistrat.
- "Hé bien, on rencontrera d'abord les hobbits." annonce Tirash.
- "D'accord. J'en ferai part au seigneur et dans ce cas, il donnera sa réponse et en fonction de cela, je vous ferai un retour. Vous retournez résider l'auberge." demande le Magistrat.
- "Oui, très certainement." répond Selenia.
- "Dans ce cas, je vous transmettrai une réponse à vos différentes demandes."
- "Et du coup, par rapport au fait que nous devons rester à votre disposition pour le moment, c'est ça ?" demande Selenia.
- "Hé bien, nous avons passé une matinée ensemble. J'ai normalement tous les éléments. Si éventuellement, vous comptez la ville d'ici combien de temps ?" demande le Magistrat.
- "D'ici quatre ou cinq jours, je pense." expose Tirash.
- "Tout dépendra de la manière dont nous avons planifié notre premier convoi en fonction de nos rencontres avec les deux communautés de hobbits présentes en ville, celle des smials et celle du parc." précise Fànaviryan.
- "D'accord. Vous m'accordez deux jours au moins pour que je puisse vérifier tous les éléments que mes scribes ont pu noter, que j'ai bien trace de tout ce que vous avez pu évoquer hier matin et si tout est correct, je n'aurai plus besoin de vous, en tout cas pour la question de l'affaire de Reoluin. Entendez bien que dans Metraith, maintenant, vous entendrez beaucoup parler du traitre. A mon niveau, il n'est pas encore jugé donc il reste, pour l'instant, le sieur Reoluin jusqu'à que j'ai pu évaluer de tous les éléments et que j'ai pu donner mes conclusions au Seigneur Hallas." indique le Magistrat.
- "Et pensez-vous que nous puissions être malmenés en ville ? Vous n'avez pas de traces du lieutenant Ynn et du sergent Sean ?" demande Tirash.
- "Il semblerait que les choses se régularisent du côté du capitaine Harran. Des négociations sont en cours par rapport à la normalisation des Frères de la Mort en ville." précise le Magistrat.
- "Effectivement, il semble le sergent Sean et le lieutenant Ynn faisaient payer d'honnêtes commerçants une protection que la ville leur rétribuait." indique Fànaviryan.
- "Tout cela est en cours de négociation entre le Seigneur Hallas, le petit-fils du Seigneur et le capitaine Harran." précise le Magistrat.
- "Et avons-nous raté des évènements ces quatre-cinq derniers jours autre que ce qui tourne autour de cette affaire-là ? Vous parlez de réactions qui parlent du traitre Reoluin mais d'autres évènements significatifs ?" demande Fànaviryan.
- "Non, pas à ma connaissance... Le fait que je sois au Thalion ne me permet pas d'avoir connaissance de tous les éléments. Bien, j'attends, à ce moment-là, votre retour par rapport à vos demandes concernant le Seigneur Hallas. Je lui fais part de votre souhait et je pense que c'est tout à fait légitime que la ville puisse reconnaître la découverte de ce traitre. Je tenais vraiment vous remercier par rapport à cela. Je pense que le Seigneur Hallas sera tout à fait en capacité de pouvoir répondre à un certain nombre de vos besoins. Je vous prie de bien vouloir m'excuser, j'ai d'autres tâches qui m'attendent et non des moindres..." annonce le Magistrat.
- "Et si nous devons vous contacter rapidement, quel est le moyen le plus simple ?" demande Selenia.
- "Vous dites à ce moment-là que vous êtes la Compagnie de l'Aurore Ecarlate auprès des gardes du Thalion." répond le Magistrat.
- "Vous nous aviez, d'ailleurs, transmis un sauf-conduit à ce propos." ajoute Fànaviryan.
- "Oui, vous pouvez l'utiliser dans ce cas-là. Je vous remercie encore une nouvelle fois et puis je vous souhaite une bonne journée ! Ah oui, une dernière chose, si vous avez besoin de quitter le Thalion, sachez que j'estime que votre sécurité est, à présent, tenue et que, du coup, vous pouvez à présent, quitter le Thalion." indique le Magistrat.
- "Nous avions fait, déjà, demande auprès de votre patronyme, le commandant Harge de pouvoir recevoir la famille Wesmin ou les Thain." évoque Fànaviryan.
- "Oui ! Je souhaitais que vous puissiez être pleinement en sécurité et éviter trop de passages au sein du Thalion." indique le Magistrat.
- "Une question si je puis me permettre. Est-ce que vous avez diligenté une équipe pour retrouver le sire Cinniath Wesmin sur les indications de Théla, le Frère de la Mort que nous vous avions livré en même temps que Vörterix." demande Fànaviryan.
- "Pas actuellement. Pour l'instant, il n'est pas prévu. Ça sera à mon cher ami, Meyron Wesmin de voir s'il souhaite engager des frais vis-à-vis de cela. Notre priorité n'est pas là pour l'instant." indique le Magistrat.
- "Parce qu'il s'agit d'une noble famille endeuillée et nous pouvons comprendre leur douleur." précise Fànaviryan.
- "Je vous prie de bien vouloir m'excuser..." indique le Magistrat en se levant et ajoute "A très bientôt !".

Le Magistrat quitte la demeure. Tirash demande aussitôt à Fànaviryan de mettre par écrit les besoins vis-à-vis des Hobbits. Les compagnons se mettent d'accord pour demander des chariots et des chevaux pour le transport. Puis chacun prépare ses affaires et vers huit heures, ils sont prêts à partir mais attendent que l'averse se calme pour quitter le Thalion.

Le 15 de Norui de l'An 1640 - 06:00 / 22:00 - Audition du Magistrat - Garde du Thalion - Lonuir Harge - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Après un lever vers six heures, les serviteurs viennent apporter le petit-déjeuner puis une heure plus tard, plusieurs gardes du Thalion investissent le logement, accompagnés de plusieurs serviteurs qui, sans demander l'avis des compagnons, viennent modifier l'agencement des meubles et préparent les tables et chaises dans une certaine configuration. Vingt minutes plus tard, le Magistrat se présente accompagné de quatre scribes. Ils s'installent chacun devant une table avec du matériel d'écriture. Le Magistrat s'installe dans un siège plus confortable avec plusieurs livres sous le bras et plusieurs grimoires. Trois sièges ont été disposés en face du Magistrat. Fànaviryan donne alors un coup de coude à Tirash et lui dit :
- "J'ai bien fait de vous préparer pour la dictée..."

Le Magistrat indique aux quatre compagnons :
- "Je vous en prie, prenez place !" puis se tourne vers Astatur et lui dit : "Non, vous, ce n'est pas nécessaire. Vous pouvez rester dans votre chambre !" puis se tourne vers Selenia lui dit : "Vous êtes en capacité de pouvoir rejoindre vos trois compagnons, Madame ?"
- "Oui." répond Selenia.
- "Bien ! Je dois, ce matin, le 15 de Norui de l'an 1640, en cette date, je vais prendre vos dépositions. Sachez que nous sommes dans une affaire grave. Je vais, peut-être, vous surprendre. Nous sommes là dans un protocole qui est, tout à fait novateur puisque tout ce qui sera dit ce matin, sera noté, consigné avec un protocole que je commence à mettre par écrit. L'affaire qui concerne ce matin, sera notifié par écrit et sera, ensuite, étudié par moi-même au regard de tous les éléments et un jugement sera rendu par la suite." puis le Magistrat va sortir des feuilles, va demander aux scribes de commencer à noter puis va reprendre : "Vous êtes une compagnie de mercenaires, la Compagnie de l'Aurore Ecarlate. En document annexe, votre accord d'exercice de compagnie de mercenaires m'a été remise par le lieutenant Dent qui indique que vous avez réglé la somme de dix écus d'or pour être officiellement une compagnie de mercenaires sur Metraith. A ce titre, vous avez été engagé par qui ? Je vais vous demander de me le préciser que je sache dans quel cadre vous avez exercé vos fonctions dans la ville et ensuite, de pouvoir m'indiquer précisément les actes que vous avez pu réaliser sur Metraith qui ont conduit aux faits qui se sont déroulés jusqu'à votre arrivée au Thalion."

Les compagnons vont, successivement prendre la parole, chacun va pouvoir évoquer les faits qui se dérouler. Tirash va, en particulier, préciser :
- "Muelfrid, le tenancier de l'auberge la Boucle d'oreille en Mithril, nous a engagé initialement pour entretenir la réputation de son lieu puis Oget nous a engagé."
- "Ainsi que Wesmin également." précise Daëgon.

Le Magistrat va écouter les propos des quatre compagnons, concentré sur le discours de chacun, ne réagissant pas, vérifiant que les scribes travaillent correctement, écoutant attentivement les explications des quatre mercenaires de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate.

Les compagnons vont éviter d'aborder certains sujets en particulier la rencontre avec Coeshay et la récupération des pièces dans le coffre de Reoluin. Pour le Magone, ils évoquent la rencontre dans l'objectif de pouvoir rencontrer Vörterix.

Selenia va insister sur le rôle de Tirash dans l'arrestation de Vörterix et sur le fait qu'il était venu assassiner Elga et Zenda qui étaient des témoins. Selenia évoque également l'hypothèse qu'Astatur a été visé par le coup monté de Reoluin du fait qu'il est ami avec Heredon, l'arrière-petit-fils d'Hallas.

Fànaviryan va évoquer, en particulier, l'implication de Djiska dans l'arrestation de Reoluin et qu'il a été détenu dans la Maison d'Oget. Elle évoque également la piqure reçue par le tisserand ce qui l'a inquiétée. Elle précise également que les compagnons ont été trop fatigués et qu'il était trop tard pour pouvoir transférer Reoluin à la Milice ou le remettre aux autorités du Thalion. Le lendemain, un rendez-vous était prévu à midi avec le lieutenant Dent mais n'a pas été honoré du fait d'une fatigue trop importante des compagnons.

Les prestations de Tirash et Daëgon se passent très bien. Ils arrivent à parfaitement passer sous silence certains faits, à convaincre le Magistrat de leurs propos. Selenia s'en sort également mais Fànaviryan est plus confuse, parfois hésitante en particulier dans les faits qui se sont déroulés dans la Maison d'Oget. L'absence de réaction du Magistrat ne permet pas de savoir si ses hésitations vont avoir un impact sur l'audition en cours.

À la fin de l'audition, Tirash demande :
- "Est-ce que nous, nous pourrons vous poser quelques questions, à un moment ? J'imagine que ce n'est pas le lieu."
- "Oui, en effet. Si vous voulez, je repasserai dans un autre cadre." répond le Magistrat.
- "Il y a une question tout de même à savoir quand est-ce que nous pourrons aller et venir en ville. À défaut de la quitter, nous pourrions, peut-être, pouvoir vaquer à nos occupations puis nous rendre disponibles quand vous aurez besoin de nous." demande Tirash.
- "Je repasserai pour vous donner une réponse à cela." répond le Magistrat.
- "Merci bien !"

Le Magistrat se lève et quitte la pièce, suivi par les quatre scribes. Des serviteurs entrent pour reprendre le matériel laissé puis les gardes du Thalion quittent, en dernier, les lieux laissant les quatre compagnons seuls avec Astatur. Ils peuvent, ensuite, ranger les tables et chaises déplacées puis vont reprendre l'apprentissage de la lecture et de l'écriture suivi de notions d'apprentissage des théories militaires par Daëgon.

Astatur va passer la journée à se reposer, écoute les explications de Fànaviryan sur les notions de base en écriture et lecture puis les premières notions de l'instructeur militaire, Daëgon. Le marchand semble reprendre un peu plus le goût à la vie et est parfois avec un regard plus lubrique lorsqu'il observe les quatre compagnons. Il va, aussi, en profiter pour aller prendre un bain en laissant la porte de la salle de bain grande ouverte. Les compagnons continuent, de leur côté, leurs apprentissages.

Puis la fin de journée va s'écouler. Orynn va passer pour le repas du soir puis après une veillée où Fànaviryan commence à réaliser un bonnet pour passer inaperçu en ville. La veille, elle avait sorti les tissus mais n'avait pas réussi à débuter correctement. Ce soir, elle commence à avoir une base mais il lui reste plusieurs heures de travail à réaliser. Ensuite, chacun regagne sa chambre pour dormir.

Le 14 de Norui de l'An 1640 - 06:00 / 22:00 - Visite d'Astatur - Astatur - Garde du Thalion - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Après s'être couchée, Fànaviryan commence à sentir des douleurs au ventre. Elles vont s'accentuer durant la nuit. Elle va finir par aller à la salle de bain vomir ce qui va réveiller ses compagnons qui vont vite se rendormir par la suite mais elle va passer, par la suite, une nuit assez désagréable.

Au petit matin, Selenia réveille ses trois compagnons par de lourds bruits. Le menu de la veille au soir sort bruyamment de sa bouche.

Puis les quatre compagnons vont prendre ensemble un petit déjeuner puis après les soins de Selenia, ils vont reprendre l'apprentissage de la lecture et de l'écriture.

Après le repas du midi, Selenia, Tirash et Fànaviryan reprennent les apprentissages en cours. Puis vers seize heures, une personne frappe à la porte. Tirash se lève et répond par :
- "Entrez !"

Astatur ouvre la porte. Il est accompagné de trois gardes du Thalion. L'homme a les traits tirés, la fatigue se lit sur son visage. Un large sourire se dessine sur son visage lorsqu'il voit les quatre compagnons dans la pièce.

Il se dirige vers Tirash qui est le plus proche et le prend dans ses bras. Tirash lui rend son étreinte. Il reste quelques secondes ainsi puis s'écarte et dit :
- "Je suis content d'être avec vous !"
- "On est content de vous voir !" répond Daëgon.
- "Alors, ils vous ont laissé sortir..." annonce Selenia.
- "Oui, oui, pffff... Bon..."

L'un des gardes à l'entrée va refermer la porte, ils vont s'en aller laissant les compagnons avec Astatur. Fànaviryan lui dit alors :
- "Vous verrez nous sommes beaucoup mieux ici que dans les geôles des Frères de la Mort..."
- "Je n'en doute pas... même si ça allait mieux lorsque j'étais dans les geôles des Frères de la Mort où là, je vous avouerai, j'ai, peut-être, passé le plus mauvais moment de ma vie." annonce Astatur.
- "Je n'en doute pas..." lance Fànaviryan.
- "On a fait tout notre possible pour vous libérer le plus rapidement possible mais on y a laissé des plumes... Aïe !" indique Selenia.
- "Selenia !! Qu'est-ce qui vous est arrivée ??" demande Astatur en venant vers Selenia et s'accroupissant devant elle.
- "Je crois que je ne vais pas pouvoir vous masser avant quelques jours..." annonce Selenia.
- "Ah !! Pourtant, je vous avouerai que j'ai bien mal au dos." indique Astatur en se frottant le dos.
- "Je n'en doute pas..." répond Selenia.
- "Vous êtes bien installés ici ?" demande Astatur.
- "Oui." répond Selenia.
- "Mais vous êtes installés ici depuis quand ?"
- "Ça fait quatre jours que nous sommes au Thalion." répond Tirash.
- "Est-ce que vous avez eu des nouvelles d'Oërlis ou d’Argevil ?" demande Selenia.
- "Le Magistrat m'a dit qu'il avait reçu d'une missive d'une personne importante. Alors, j'ai vu le courrier qu'il avait reçu. Mon regard affûté m'a permis de comprendre qu'il s'agissait d'un message d'Argevil." répond Astatur.
- "A partir du moment où on a su que vous étiez en sécurité, on a fait en sorte de garder votre couverture. Je ne sais pas si vous voulez la garder auprès de tout le monde mais nous avons fait en sorte qu'elle le soit." indique Selenia.
- "Disons que le Magistrat m'a posé de nombreuses questions, ne comprenant pas mon rôle dans cette histoire. Je n'ai pas bien compris tous les tenus et les aboutissants de ses questions, toutes les questions qu'il a pu aborder auprès de moi. Je crois qu'il s'est surtout basé sur le courrier qu'il a reçu pour se décider à me relâcher." précise Astatur.
- "Parce que nous avons réussi à démontrer que Vörterix avait tué à votre place sous l'impulsion d'un espion d'Angmar que vous avez, peut-être, côtoyé sans le savoir à savoir le sieur Reoluin et nous avons pu apporter les preuves qui l'incriminait et qui, normalement, vous dédouanait. Le Magistrat nous avait assuré que vous seriez dans des appartements tel que nous mais il a mis sérieusement du temps avant de pencher pour notre version." indique Fànaviryan.
- "Le Magistrat a eu quelques doutes sur ma fonction officielle de marchand. Il m'a posé beaucoup de questions là-dessus ne comprenant pas." précise Astatur.
- "Nous avons fait en sorte de garder votre couverture de marchand au maximum et fait passer votre implication par le fait que vous étiez proche de l'arrière-petit-fils du seigneur Hallas, Heredon." indique Selenia.
- "Oui ! Très bonne idée, c'est pertinent !" félicite Astatur.
- "Et nous avons pu redire les liens qui nous unissaient et en particulier que nous nous étions rencontrés sur la route." précise Tirash.
- "Hum... Vous aviez eu cette brillante idée sur le chemin et elle s'est avérée plutôt juste. Du coup, vous avez pu manœuvrer au travers de la ville et les renseignements que vous avez pu obtenir, sont précieux." félicite Astatur.

Puis les compagnons vont évoquer leur enquête dans la ville, point par point de manière chronologique. Tirash ne va, toutefois, pas évoquer la rencontre avec Coeshay et Fànaviryan va passer sous silence les écus d'or et pièces d'argent récupérer derrière le tableau dans le bureau de Reoluin. Fànaviryan va d'ailleurs demander à Astatur :
- "Et sauriez-vous déchiffrer le Noir Parler par hasard ?"
- "Non"
- "Et par ailleurs, vous êtes nommément listé par Reoluin. On a gardé cette liste sans la montrer à Harge. Du coup, le Magistrat ne savait pas qui vous étiez... Vous devez, sans doute, avoir beaucoup de connaissances qui sont sur cette liste." indique Fànaviryan en sortant le parchemin et en le tendant à Astatur.

Astatur prend le document et commence à le lire puis va le relire et resté ainsi silencieux pendant plusieurs minutes. Puis Astatur finit par dire :
- "Hum... C'est intéressant !"
- "C'est pour ça que nous l'avions gardé pour nous. Les gens de la ville ne sont pas au courant, ni Harge, ni Heredon à qui j'ai évoqué, juste, les personnes qui avaient été barrées et qui nous confirmait qu'il y a six mois, une crise cardiaque était arrivée à un conseiller. On ne sait pas dans quel sens on pourrait l'aider parce qu'apparemment les luttes de pouvoir se sont intensifiées et il a perdu son soutien de Cinniath Wesmin qui devait lui permettre d'avoir ceux de Pellendur. On le sent assez vigoureux et réformateur pour aider cette cité à survivre aux sombres horizons qui se dessinent dans les environs." analyse Fànaviryan.
- "Après, pour moi, là, ça va être compliqué, à l'heure actuelle, de continuer à travailler sur Metraith. De toute manière, moi, je souhaiterais pouvoir repartir sur Fornost Erain pour faire part de tous ces éléments au Roi. Il serait d'ailleurs intéressant que vous puissiez être présents dans la mesure du possible. Vu tout ce que vous venez de faire pour la couronne de l'Arthedain, je pense qu'il y aurait la possibilité que vous puissiez être récompensés par de hauts dignitaires de la couronne." annonce Astatur.
- "Oui, ça pourrait être intéressant." réagit Daëgon.
- "Nous en serions très honorés." réagit à son tour Fànaviryan.
- "Après, il me semble aussi important de ne pas trop précipiter les choses même si j'aimerais bien, là rapidement, transmettre les informations, je pense qu'il est important que l'on ne précipite pas pour garder une attitude qui ne transparait pas de précipitations et de questionnements par rapports aux autorités locales. Je sens bien que, même si le Magistrat me laisse repartir, reste avec des questions ce que je comprends, de fait et si vous, en plus, vous avez su garder mon identité secrète, ça veut dire que le Magistrat n'a pas connaissance de mes actions. C'est plutôt une bonne chose." indique Astatur un petit sourire au coin des lèvres.
- "Et les gens sur cette liste, ça vous dit quelque chose ?" demande Daëgon.
- "Oui ! Il va falloir remonter la source. Il va falloir remonter les informations à Fornost pour que des personnes plus compétentes que moi puissent analyser et comprendre qui est à l'origine de cette liste." annonce Astatur.
- "Il est clair que vous avez un traitre." suggère Fànaviryan.
- "Oh, sans doute plusieurs, vous savez... On sait très bien qu'Angmar s'est installé depuis de nombreuses années un peu partout. Sans doute qu'à Fornost, ils doivent être plusieurs. Là, ils ont quand même réussi à quasiment noter l'ensemble du réseau qui se trouve disséminé un peu partout."
- "Dans le Cardolan ou vraiment plus loin ?" demande Fànaviryan.
- "Plus loin... Pas que dans le Cardolan." répond Astatur.
- "Et vous étiez installé comment dans le Thalion ? Parce qu'on a évoqué les geôles des Frères de la Mort dès le départ. Vous deviez être mieux loti ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, déjà, c'était une geôle individuelle. Donc lorsque vous m'aviez trouvé chez les Frères de la Mort, j'étais avec les brigands qui m'ont tabassé à plusieurs reprises et cette espèce de brute des Frères de la Mort qui torturait les gens, c'était horrible..."
- "Mais avez-vous pu vous souvenir des évènements qui se sont déroulés chez Oget ? Nous avons réussi à déterminer qu'Aghna vous avait appelé et vous l'aviez suivie pour aller rejoindre Vörterix. On a retrouvé une boisson de lotus blanc qui vous avait été administrée et qu'Aghna avait été frappée lorsqu'elle s'était approchée de la porte secrète dont vous ne connaissiez, peut-être, pas l'existence dans la chambre aux miroirs ?" demande Fànaviryan.
- "Si, si... Disons que les différentes pièces de la Maison d'Oget me sont assez familières..." dit Astatur avec un petit sourire coquin.
- "Sachant que c'est dans le sous-sol que nous avons pu extraire les informations de Vörterix au sujet du traitre de Reoluin." ajoute Fànaviryan.
- "Oh ! Le sous-sol... Ce n'est pas mon lieu privilégié... Je vous avouerai..." confie Astatur.
- "Il n'y a que Tirash à l'avoir visité..." ajoute Fànaviryan.
- Astatur regarde Tirash avec un certain amusement et lui demande : "Alors, avez-vous apprécié l'endroit ?"
- "C'était intéressant..." répond Tirash.
- Astatur a un léger sourire puis demande : "Savez-vous s'il y a la possibilité que je puisse laver ces vêtements que je porte depuis mon arrestation... Je n'arrive même plus à avoir la notion du temps... Et Oërlis, vous avez de ces nouvelles ?"
- "Nous sommes au secret depuis trois jours malheureusement et nous ne savions même pas comment ça se passait dans les geôles pour vous ni pour les brigands dont un nous avait fortement aidé à déterminer l'implication des quelques Frères de la Mort que nous avions pu rencontrer." répond Fànaviryan.
- "Pour Oërlis, nous n'avons pas de nouvelles mais c'est lui qui a dû donner la lettre d'Argevil. A peine avez-vous été arrêté que les Frères de la Mort sont venus à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril pour l'arrêter." indique Selenia.
- "Ça semblait, en effet, un coup monté par ce lieutenant Ynn et ce sergent Sean que vous recherchez, que vous avez essayé de tenter de rechercher. Je transmettrai des informations à certains agents pour qu'ils puissent se renseigner sur ce lieutenant et ce sergent. On fera en sorte de pouvoir les retrouver ces deux salauds." annonce Astatur.
- "Apparemment ils se faisaient rémunérer pour des services dont ils se faisaient déjà rémunérer pour la couronne auprès des différents marchands. Et ils étaient, sans doute, rémunérer pour effectuer des missions sombres tels que le coup monté dans lequel vous avez été pris et l'assassinat de Cinniath Wesmin dont là, nous sommes absolument certains. Nous n'avons, non plus, de nouvelles du prisonnier Frère de la Mort que nous avons réussi à faire parler." explique Fànaviryan.
- "Très bien, vous avez pu obtenir des informations précieuses et en particulier ce papier, il devrait permettre d'apporter des preuves comme quoi les forces d'Angmar nous connaissent beaucoup mieux que l'on pourrait s'y attendre..." indique Astatur.
- "J'hésitais d'ailleurs à en faire une copie afin que l'on puisse faire remonter l'information." propose Fànaviryan.
- "Demain, je vais m'atteler à bien noter dans ma mémoire. L'un des premiers exercices que l'on apprend lorsque nous sommes soumis au secret, est de laisser le moins de traces écrites et de graver dans sa mémoire. Je vais donc, demain, graver tous ces noms dans ma mémoire si, jamais, ce papier venait à disparaitre. Ne vous inquiétez pas, ils seront là-dedans." précise Astatur en mettant sa main sur sa tête.
- "Le Magistrat nous a fait comprendre qu'il désirait nous garder ici jusqu'au jugement du traitre. Donc effectivement, comme vous le disiez, la précipitation ne sera de mise même si nous avons évoqué notre besoin de remonter pour retrouver Golasgil et faire fonctionner nos affaires. Par le biais, nous avons une mission de remonter des Hobbits jusqu'à Bree, voire Lézeau, voire la Comté." explique Fànaviryan.
- "Ça permettrait d'avoir une couverture intéressante. C'est plutôt une bonne chose, vous ne perdez pas le nord..." indique Astatur.
- "Pour ma part, ça me permettrait de le découvrir, chose que Daëgon nous évoque assez rarement." indique Fànaviryan.
- "Le Nord, c'est en haut sur une carte, ça, j'ai compris !" s'exclame Selenia.
- "Oui, en effet !" répond Astatur puis il regarde la table avec les exercices en cours pour Selenia et Tirash et il ajoute : "Je vois qu'il y a des exercices de lecture et d'écriture qui sont en cours..."
- "Hé bien, oui, j'ai exprimé à Fana mon envie et mon besoin d'apprendre à maîtriser un peu l'écrit." indique Tirash.
- "Très bien mon cher Tirash. C'est une bonne chose."
- "Et par là même, j'ai demandé à Daëgon de mieux m'expliquer les arts de la guerre pour aider un peu Metraith dans le futur." indique Fànaviryan.
- "En parlant du futur de Metraith, nous avons appris que des luttes de pouvoir sont en cours entre le petit-fils et l'arrière-petit-fils du seigneur Hallas." explique Selenia.
- Astatur semble comprendre les enjeux actuels mais n'a pas d'informations récentes sur les luttes qui se jouent actuellement. Son écart dans les geôles ne lui a pas permis de recueillir des informations sur les enjeux actuels.
- "Est-ce que c'est pertinent de livrer cette liste au Magistrat ou à quelqu'un d'autre ?" demande Selenia.
- "Non !" répond Astatur.
- "De manière complète ou incomplète, montrer que certaines personnes ont été éliminées par Reoluin." indique Fànaviryan.
- "Et comment vous expliqueriez que vous la présentez que maintenant ?" demande Astatur.
- "Parce que nous n'avons pas cessé de demander audience et il n'y a que Daëgon qui a pu le rencontrer avant que nous soyons ici et, à ce moment-là, nous expliquerons que nous n'avons pas cessé de lui demander audience !" évoque Fànaviryan.
- "Et de la remettre qu'entre des bonnes mains." indique Tirash.
- "Ça pourrait être Tirash qui l'avait récupéré et qui ne s'était pas rendu compte de ce que c'était et qu'il l'a ressortie ensuite." ajoute Selenia.
- "Non, par rapport à cette liste, je pense que le mieux est que l'on puisse la garder pour nous, la révéler au Magistrat risque d'éveiller des soupçons et de faire prendre conscience du rôle de certaines personnes ici sur Metraith. Il vaut mieux éviter." analyse Astatur.
- "Même si on transmet une liste même parcellaire des noms barrés ?" interroge Fànaviryan.
- "Si elle est parcellaire, c'est nous qui l'écrivons et ce n'est plus la même chose..." indique Selenia.
- "De toute manière, si le traitre est bien Reoluin. Normalement, les quelques agents qui sont Metraith, devraient être en sécurité pendant quelques temps." estime Astatur.
- "En espérant qu'il n'ait pas un compère." suggère Fànaviryan.
- "Vous n'avez pas pu revoir Hrefn récemment ?" demande Astatur.
- "Du tout." répond Fànaviryan.
- "On est coincé ici..." ajoute Daëgon.
- "Ouais, d'accord. Vous disiez, Daëgon, que les miliciens devant l'auberge l'auraient vu mais vous n'avez pas pu le voir." demande Astatur.
- "Non, non, je suis passé sur la grande place mais il n'y était pas..." répond Daëgon.
- "Dès que l'on pourra rentrer en ville, il faudra que je fasse un petit tour auprès d'un certain nombre de personnes. On verra, à ce moment-là, à quel moment donné, on peut repartir." indique Astatur.
- "Vous êtes assigné à résidence avec nous ?" demande Selenia.
- "Je n'ai pas plus d'informations que vous sur ma situation..." répond Astatur.
- "Disons que vous avez un rôle mineur dans cette situation. Vous ne devriez pas être trop sollicité. J'ai envisagé le fait que vous puissiez réclamer des dédommagements en réclamant, par exemple, l'affaire de Reoluin." suggère Fànaviryan.
- "Un dédommagement, c'est quoi, ça ??" questionne Selenia.
- "Pour suspicion et une semaine de prison non méritée..." ajoute Fànaviryan.
- "Je ne vais pas trop aller sur ce registre-là... Je pense que ce qu'il est important, pour l'instant, c'est de faire profil bas, de pouvoir quitter Metraith sans être trop inquiété. Je pense que nous avons été largement mis en avant. Pour vous, c'est plutôt une bonne chose si vous êtes amenés à revenir ici, ça vous permettrait de valoriser votre compagnie. Pour moi, en tout cas, je serai, plutôt, d'avis d'être sur un profil bas par rapport à toute cette affaire et vraiment que l'on puisse la mettre de côté sans demander quoi que ce soit au Thalion." répond Astatur.
- "Vous, c'était juste pour conserver cet alibi de l'injustice auprès d'un marchand notable." précise Fànaviryan.
- "Vous procédez tel que vous le souhaitez. Là-dessus, je vous laisse carte blanche si ce n'est que moi, à mon niveau, je ne réclamerai rien si ce n'est ma liberté." ajoute Astatur qui se lève et se dirige dans la salle de bain.

Après s'être lavé, Astatur revient manger avec les quatre compagnons puis va rapidement aller se coucher par la suite. Daëgon va, lors de la soirée, évoquer auprès de ses compagnons son passé de militaire et les enseignements qu'il a pu apprendre sur les tactiques et stratégies militaires.

Puis après un peu plus de deux heures d'échanges, les quatre compagnons vont se coucher.

Session N°62

Le 23/03/2022

Le 13 de Norui de l'An 1640 - 06:00 / 22:00 - Un Visiteur au Palais - Heredon - Orynn - Parvati Talwar - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Au réveil, les compagnons constatent que la pluie a, enfin cessé laissant place à de gros nuages et du vent violent.

Le matin, Orynn va passer le premier passer le bonjour et passer les commandes pour les repas. Fànaviryan va en profiter pour demander du fil et des aiguilles. Orynn lui rapportera lors du petit-déjeuner, deux aiguilles et une bobine de fil.

Selenia demande Orynn si la famille Wesmin va passer. Il répond qu'il a transmis le message au capitaine mais qu'il n'a pas eu de réponse.

Un peu avant le repas du midi, Orynn revient et indique :
- "Le capitaine n'a pas encore eu l'autorisation du Magistrat pour que vous puissiez manger avec la famille Wesmin ici. Donc, je ne pense qu'ils viendront manger ici."
- "On va pouvoir aller se promener dans le jardin cet après-midi, hein Orynn ?" propose Fànaviryan.
- "Oh, ben, je vais aller demander au Capitaine..."

Lors du reste de la journée, Tirash et Selenia vont demander à Fànaviryan de leur apprendre à tracer des lettres et commencer un apprentissage de l'écriture et de la lecture. Elle va récupérer une grande ardoise, une craie et va commencer à former ses deux compagnons à l'écriture.

Après le repas du soir, les compagnons ont un visiteur. Heredon est venu frapper à la porte. Il est accompagné de trois gardes du Thalion. Il est emmitouflé dans un manteau en velours avec de la fourrure autour du cou. Fànaviryan s'est levée et est venue ouvrir la porte. Elle s'agenouille devant lui qui dit aussitôt :
- "Je vous en prie, je vous prie... Je peux entrer. Messieurs, Dames, bien le bonsoir ! J'ai appris, fortuitement, que vous étiez ici, à priori, depuis quelques temps. Est-ce que vous auriez quelques minutes à m'accorder ?"
- "Des heures même..." ironise Selenia.
- "Non, je ne vais pas forcément avoir des heures à vous accorder mais..." répond Heredon en s'approchant du salon et demandant : "Nous pouvons nous installer là ?"
- Fànaviryan referme la porte, laissant les gardes du Thalion dehors puis vient s'assoir dans le salon ainsi que Tirash et Daëgon.
- Heredon indique : "J'ai appris que vous étiez ici. Il se passe un vent de nouvelles choses au Thalion. Je vous avouerai que je suis pris, je n'ai que peu de temps à vous accorder. Je souhaitais quand même m'entretenir avec vous puisque vous êtes un peu à l'origine de certains évènements et, peut-être, entre autres, de la découverte du traite Reoluin puisqu'à présent, c'est comme ça qu'on le nomme. Sachez que nous comptons nos forces et que là je vous avouerai qu'entre mon père et moi, nous sommes dans une bataille acharnée pour savoir qui de nous deux va avoir gain de cause auprès du seigneur."
- "A propos de ??" demande Selenia.
- "Disons que mon père et les conservateurs, les grandes familles de Metraith, souhaitent que le pouvoir se maintienne tel qu'il est aujourd'hui. La traitrise de Reoluin vient quand même montrer que des conseillers proches de mon arrière-grand-père ont pu usurper des titres et se retrouver trop proche du pouvoir. La traitrise de certains Frères de la Mort montre que de déléguer à des sociétés privées n'est pas forcément bonne en soi. Moi et certains amis, on veut montrer que, en tant que réformateur, nous pouvons prendre le pouvoir ici. L'occasion est, pour ma part, très intéressante. Je suis en train de chercher des alliés lorsque j'ai appris que vous étiez au Thalion. Certains dans la Compagnie de la garde du Thalion, certains sont des proches et donc m'ont fait part que vous étiez, à présent depuis deux jours, ici-même. Vous êtes bien traités ici ?"
- "Oui, tout à fait !" répond Fànaviryan.
- "Nous sommes bien traités mais on commence à s'ennuyer un petit peu et nous avons fort à faire." ajoute Tirash.
- "D'accord." répond Heredon.
- "Vous connaissez notre efficacité sur les deux jours où nous avons été libres de nos agissements à Metraith, nous avons réussi à honorer quelques contrats dont nous ne sommes pas peu fiers et d'aider Metraith." indique Fànaviryan.
- "Quand vous dites que vous étiez libres, vous n'êtes plus libre à l'heure actuelle ?" demande Heredon.
- "Nous sommes hébergés et en sécurité selon les propres dire du Capitaine Harge sous la direction du Magistrat Harge." indique Fànaviryan.
- "Je peux voir ce que je peux faire auprès du Magistrat mais comprenez bien qu'aujourd'hui, je n'ai pas encore le pouvoir entre les mains." annonce Heredon.
- "A ce propos, avez-vous pu vous entretenir avec Astatur ?" demande Selenia.
- "Oui ! Il va bien. Pour l'instant, il est toujours dans les geôles du Thalion." répond Heredon.
- "Pourtant le Magistrat nous avait dit qu'il serait mis en sécurité comme nous le sommes." indique Fànaviryan.
- "Ah mais il l'est en sécurité. Pour cela, vous n'avez pas de soucis à vous faire. Il est dans l'une des geôles les plus confortables. De ce point de vue, il n'y a pas de soucis mais si vous aviez demandé cela au Magistrat, pour l'instant, ce n'est pas fait." annonce Heredon.
- "Daëgon ? Je ne sais pas si tu avais évoqué la situation de Mirlin, le brigand de grand chemin qui nous avait donné de bonnes informations sur les Frères de la Mort ?" demande Fànaviryan.
- "Non, pas particulièrement. J'avais juste indiqué que c'était les brigands qui nous avaient donné l'information mais je n'ai pas nommément parlé de Mirlin." répond Daëgon.
- "Un grand à qui il manque une dent sur le devant à qui nous avons fait proposition de changer d'équipe et a saisi les éléments au bon moment pour que nous progressions dans l'affaire ce qui mériterait, au moins, une diminution de peine, peut-être, en conscription dont nous pourrions nous occuper." demande Fànaviryan.
- "Je vais voir ce que je peux faire, ça fait partie, en effet, des débats de savoir, après je n'ai pas d'éléments sur les brigands, mais de toute la question est de savoir ce que l'on fait du traitre Reoluin, savoir ce que l'on en fait. Il doit être jugé mais, pour l'instant, peu d'informations ont été données par ce vil traitre auprès du Magistrat."
- "Il semblerait que des personnes aient été écartées de par son fait direct ou indirect à savoir Elodo, Ellan et Kondor." annonce Fànaviryan.
- "Kondor ? Ah oui, ça me parle, un ancien conseiller d'Hallas. Il est mort mystérieusement, il y a quelques mois de cela, un arrêt du cœur." répond Heredon.
- "Très probablement empoisonné..." analyse Selenia.
- "A l'époque, ça n'a pas été perçu comme cela. Maintenant que vous le dites, peut-être bien puisqu'à priori, il y aurait du poison qui aurait été retrouvé chez Reoluin d'après les rumeurs qui circulent." déclare Heredon.
- "Dans la situation dans laquelle nous sommes, j'imagine que le Magistrat Harge est du côté de votre père, peut-être ?" suppose Fànaviryan.
- "Le Magistrat ne s'est pas forcément prononcé. Disons qu'en ce moment, il est très pris. Il est quasiment tout le temps dans son bureau. Il a réquisitionné quasiment tous les parchemins qui pouvaient être disponibles au Thalion." indique Heredon.
- "Pour écrire ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, pour écrire. Il semble dans une frénésie d'écriture et passe quasiment tout son temps dans son bureau. On peut difficilement s'entretenir avec lui..." indique Heredon en se levant et en remettant son manteau.
- "Et au fait, Argevil est-il revenu en ville ?" demande Selenia.
- "Non pas à ma connaissance." lui répond Heredon.
- "Nous pensons qu'il devrait bientôt rentrer et vous soutiendrait certainement." ajoute Selenia.
- "Ah oui ? Ah ! Intéressant... En effet, en ce moment, je recherche tous les soutiens pour faire en sorte que je puisse accéder au pouvoir..." réagit Heredon.
- "Rassurez-nous, dites-nous qu'Oget et sa maison vont bien." demande Fànaviryan.
- "Hum... Je ne sais pas." répond Heredon.
- "Parce qu'il faudrait que vous puissiez missionner quelqu'un de confiance pour aller demander à Oget de notre part qui remettrait un livre de compte que nous avons trouvé de Reoluin qui n'apporte rien sur la conspiration mais en y regardant de plus près par rapport aux personnes que vous savez des vôtres ou de votre père, si des personnes de votre père n'étaient pas représentées grandement dans les dettes vis-à-vis de lui. C'était une influence que Reoluin aurait pu avoir sur ces personnes-là." suggère Fànaviryan.
- "D'accord."
- "Une dernière chose, Heredon. Il se trouve que nous avons rendez-vous dans neuf jours à Lézeau. Est-ce que vous pensez que nous pourrons honorer ce rendez-vous ?" demande Tirash.
- "Heu... J'ai des doutes... Je ne peux pas m'engager à ce que vous puissiez quitter le Thalion demain." répond Heredon.
- "Très bien." réagit Tirash.
- "Sachez, par ailleurs, vous êtes, quand même, les témoins importants dans cette affaire. Il me semble important que vous puissiez rester présents. Après, je comprends que la position actuelle d'être au Thalion, vous empêche de pouvoir manœuvrer. Je peux revoir avec le Magistrat mais, au-delà de cela, je ne peux m'engager à autre chose." annonce Heredon.
- "Vous connaissez toute notre neutralité." indique Fànaviryan.
- "Pour être franc, je vous connais peu. Sachez qu'en ces périodes troubles, je chercher à savoir précisément qui est avec moi et qui est contre moi."
- "Je pense qu'avec les informations que je vous ai donné là ce soir..." suggère Fànaviryan.
- "Hum, hum, j'entends bien !"
- "Vous aurez matière à pencher quelques leviers dans votre sens... J'ose espérer." analyse Fànaviryan.
- "Si vous avez l'occasion de transmettre mes amitiés à Elga par l'intermédiaire de Zenda, je vous en serai très reconnaissant également, merci !" indique Tirash.
- "Je transmettrai même si je pense que dans les jours qui viennent, je n'aurai, sans doute, pas l'occasion de revoir Zenda." indique Heredon.
- "Effectivement..." répond Heredon.
- "Avant que vous nous quittiez, est-ce que dans votre équation, les dunéens ont une quelconque présence ou importance ?" demande Fànaviryan.
- "Non, le moins du monde..." répond aussitôt Heredon.
- "Ah... Vous travaillez juste sur les hautes sphères."
- "Pas que parce que là, l'un des enjeux tourne aussi autour de la sécurité de la ville."
- "Alors, à ce propos, j'ai cru comprendre avec les impressions que j'ai pu ressentir après deux jours dans la ville, c'est comme vous le disiez, les compagnies de mercenaires ne sont pas la solution et Roldan tient un très bon contact avec les différents marchands du Rath Anor." analyse Fànaviryan.
- "Oh, vous savez, j'ai toute confiance dans le Capitaine Roldan et justement mon objectif serait de faire en sorte que la Milice reprenne pleinement ses droits sur toute la question de la sécurité de la ville." indique Heredon.
- "Et pour les suppléer, il a réussi à trouver un mode de concertation avec le Magone ce qui peut vous apporter le soutien des dunéens en leur donnant travail." estime Fànaviryan.
- "Excusez-moi, je dois vous laisser." annonce Heredon en se rapprochant de la porte.
- "Merci de votre passage !" lance Tirash.

Heredon quitte la maison laissant les quatre compagnons dans leur demeure. Une heure plus tard, chacun regagne sa chambre et se couche pour une bonne nuit de sommeil.

Le 12 de Norui de l'An 1640 - 09:55 / 22:00 - Assignation au Palais - Orynn - Parvati Talwar - Vylan Harge - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Une heure plus tard, le capitaine Harge frappe, de nouveau à la porte. Il n'a plus la même attitude et semble un peu plus gêné et annonce :
- "Excusez-moi, je viens vous déranger du fait que j'ai de nouveaux ordres que je dois vous indiquer. Le Magistrat souhaite que vous puissiez être, pour l'instant, en sécurité et estime qu'il serait, actuellement prématuré que vous puissiez quitter le Thalion. Donc jusqu'à nouvel ordre du Magistrat, il est prévu que vous puissiez, plutôt, rester ici afin que votre sécurité ne soit pas compromise."
- "Mais quels sont les risques qui planent sur nous ?" demande Daëgon. - "Le Magistrat n'a pas souhaité m'en dire plus à ce niveau-là. Je pense qu'il est préférable que vous puissiez rester ici afin d'éventuelles troubles ne puissent s'opérer en ville et que vous êtes mis dans une situation qui pourrait atteindre à votre vie. Sachez que je me tiens à votre disposition s'il y avait quoi que ce soit. N'hésitez pas à faire appel aux gardes qui seront non loin de vous."
- "Parce que vous pensez vraiment que quelqu'un peut nous attaquer dans le Thalion ??" demande Daëgon.
- "En ville, c'est pour ça qu'ils veulent nous garder dedans." répond Fànaviryan.
- "Je ne fais qu'exécuter ce que le Magistrat a demandé." répond le Capitaine Harge.
- "Je comprends bien. Je demande juste s'il faut que l'on attende à se faire attaquer ou pas..." demande Daëgon.
- "Sachez bien que je me porte garant de votre sécurité au sein du Thalion. Jusqu'à lors, qui que ce soit n'a jamais été blessé dans l'enceinte de ce palais. Vous pouvez vous reposer, ne vous inquiétez, il ne vous arrivera rien concernant votre sécurité." affirme le Capitaine Harge.
- "Commandant, comprenez que nous sommes un peu étonnés parce que, bien que nous ayons agi sous le couvert de l'anonymat vu que nous sommes arrivés il n'y a que quelques jours, personne ne nous connaissant, nous avons pu en acceptant quelques contrats, mettre à jour un espion d'Angmar. Est-ce que nous devons comprendre qu'il a parlé et que de plus grands dangers existent dans cette ville ?" questionne Fànaviryan.
- "Je ne suis pas le mieux placé pour vous répondre. Je suis simplement là pour vous indiquer que le Magistrat préfère à ce que vous restiez ici."
- "Vous pourrez faire part au Magistrat que si nous allions comme prévu, il y a une heure, déjeuner chez la famille Wesmin qui est sur la place juste devant l'enceinte de ce havre de paix, on pouvait difficilement imaginer quelconque action contre nous vu le nombre de Frères de la Mort présents pour assurer la sécurité sur cette place." insiste Fànaviryan.
- "J'entends vos arguments Madame mais sachez que ce sont les ordres du Magistrat qui est le représentant de l'autorité judiciaire en ces lieux. Je ferai part de vos remarques au Magistrat."
- "Je vous en remercie. Nous sommes en sécurité ce qui est tout à fait logique. Nous sommes venus à Metraith pour préparer, dans le futur qui va se faire assez immédiat, des transports de marchandise et de personnes en assurant leur protection. Or, ici, nous sommes un petit peu coincés parce que nous ne pouvons pas rencontrer nos intermédiaires. Est-ce que vous pensez que nous pouvons recevoir des invités ici si je leur envoie un message. Parce que nous devions rencontrer les deux Thain des populations hobbits présentes dans Metraith pour pouvoir envisager de les emmener en sécurité, elles en Comté." annonce Fànaviryan.
- "Ecoutez, je vais en faire part de votre demande au Magistrat." répond le Capitaine Harge.
- "Parce que nous devions faire des commandes de métaux, de chariots, de chevaux et là, le temps va jouer contre nous... parce que la saison des céréales approche à grand pas." ajoute Fànaviryan.
- "Je vais en faire part au Magistrat."
- "Et puis, si nous pouvions avoir audience, évidemment, auprès du Maître de ces lieux afin de, peut-être, défendre notre cause parce que nous n'avons pas été entendu sur la nuit qui a porté ses fruits sur nos trouvailles, des vers qui gangrenaient votre belle ville !!" insiste Fànaviryan.
- "Oui. Je vais en faire part au Magistrat."
- "Si vous pouviez transmettre au plus vite."
- "Je n'y manquerai pas !"
- "Je voulais savoir si vous aviez vu auprès des gardes de la ville si Sean et Ynn étaient partis de la ville ?" demande Selenia.
- "Je vais en faire part au Magistrat. Je n'ai pas ce type d'informations si vous le souhaitez." répond le Capitaine.
- "Oui ou à quelqu'un qui les recherche. Je ne sais pas s'ils sont recherchés ou pas ?" demande Selenia.
- "Parce qu'ils auraient beaucoup à dire !!" ajoute Fànaviryan.
- "Je peux en aviser le Magistrat." répond le Capitaine amusé de sa réponse répétitive.
- "Sachant que le Magistrat avait évoqué le fait que le soupçonné meurtrier marchand devait normalement être hébergé plutôt que de rester en présence de racailles dans les geôles." questionne Fànaviryan.
- "Je vais en faire part au Magistrat."
- "Il va falloir que vous nous rameniez beaucoup de parchemins. On vous mettra tout par écrit pour la prochaine fois !" annonce Fànaviryan.
- "Ne vous inquiétez pas, je peux retenir toutes vos demandes et en faire part au Magistrat..." indique le Capitaine Harge.
- "Mais ça nous permettra de faire perdre moins de temps à vous énumérer toutes nos demandes." ajoute Fànaviryan.
- "Oh, ne vous inquiétez pas pour ça, ça me permet, au moins, d'être à l'abri de la pluie pendant quelques minutes..."
- "C'est un temps régulier par chez vous ??" demande ironiquement Fànaviryan.
- "C'est la période..."
- "Je connais une population qui porte des couvre-chefs pour bien rester au sec..."
- "Ce n'est pas dans les traditions du Thalion... Chacun ses coutumes Madame."
- "Nous lancerons une mode, peut-être, prochainement."
- "Je vais aller faire part de toutes vos remarques au Magistrat. Si vous me le permettez, je vais me retirer." annonce le Capitaine Harge.

Le reste de la journée va être rythmée par les passages d'Orynn, le majordome, le matin, le midi et le soir et le soigneur du Seigneur Hallas qui va passer une fois en fin de matinée et une fois en fin d'après-midi.

Lors du passage d'Orynn, le midi, Fànaviryan va lui demander :
- "Je manque d'exercice, j'aimerais bien pouvoir m'entrainer à la dague ou à l'épée avec votre maitre d'arme."
- "Heu... Je vais aller voir ça avec le Capitaine..." répond Orynn.
- "Et que ça soit avant le goûter, que je ne sois pas trop alourdie..." ajoute Fànaviryan.
- "D'accord. Je vais aller le voir et lui demander." répond Orynn.
- "Est-ce que vous pourriez me passer un peu de papier et de quoi noter ? Nous avons des comptes à faire."
- "Je peux vous ramener ça..."

Une demi-heure plus tard, au moment du repas du midi, Orynn revient avec les serviteurs portant les plats et lui avec trois rouleaux de parchemins et du matériel d'écriture, encre et plumes.

Après le repas, Fànaviryan demande à Selenia :
- "Selenia, il faudra que tu me dises comment on prend soin du Rakit pour pas que l'on en perde."

Selenia va retourner dans sa chambre, elle va fouiller dans ses affaires et prendre le chiffon et le Rakit qu'elle va donner à Fànaviryan en lui disant :
- "Tiens ! Il faut tremper le chiffon une fois par jour."

Fànaviryan gratte le Rakit et sur les quatre cents grammes qu'il reste, elle va en retirer trois cents grammes très secs. Il reste environ cent grammes qu'elle remet dans un linge humide. Elle essaye de regrouper le Rakit sec qui s'effrite en miette puis en fine poussière.

Les quatre compagnons vont passer une partie de l'après-midi à discuter, à réfléchir aux projets en cours, aux personnes rencontrées à Metraith et à ceux auprès de qui ils pourraient demander des biens ou services. Fànaviryan va évoquer auprès de ses compagnons la défense de la ville, de ses idées et de ses conseils sous l'œil avisé de Daëgon. Ils se mettent d'accord pour laisser Meyron Wesmin leur offrir la récompense qu'il lui parait juste, sans doute de l'argent et de bonnes relations dans l'avenir. Fànaviryan se propose de porter les armes de la famille Wesmin dans l'avenir jusqu'à avoir récupérer Ynn et Sean même si ses compagnons ne sont pas favorables à aller à leur poursuite.

Tirash va évoquer auprès de Selenia son expédition dans les égouts de Metraith avec Daëgon, sa rencontre avec des voleurs et Coeshay mais il précise bien qu'il ne faut pas en parler.

Tirash va s'exercer pendant une partie de l'après-midi avec le soutien de Selenia qui va, parfois, prendre la dague et exercer Tirash. Les premières concentrations ne sont pas une réussite. Il va falloir qu'il se concentre sur des pensées qui lui font peur ou sur un danger. Il va ainsi passer environ deux heures à s'exercer et comprendre le mécanisme de sa dague. Lorsque Selenia a la dague en main, Tirash ne peut pas la faire disparaitre mais peut le faire dès lors qu'elle est posée et que Tirash se concentre pour la rendre invisible aux autres. Elle est toujours là et visible pour Tirash mais pas pour les autres.

Selenia va profiter de la présence pour soigneur pour observer ses méthodes de soins. Elle n'a jamais eu l'occasion de rencontrer quelqu'un avec des techniques si particulières qui vient placer ses mains à des points précis du corps et vient, à chaque séance, aux mêmes endroits. La lotion qu'il applique, a un effet apaisant sans que Selenia arrive à déterminer la préparation réalisée. La dunéenne tente d'avoir des informations sur le soigneur, d'où il vient, quelles sont ses techniques et ses méthodes de travail mais elle va vite se rendre compte que l'homme ne répond pas aux questions. La seule réponse qu'il va avoir sur son origine est : - "Par-delà les grandes montagnes, par-delà le grand désert, par-delà le grand fleuve..."

En fin de journée, lors du passage d'Orynn, Selenia demande :
- "Est-ce que le seigneur Wesmin pourrait venir ici pour venir déjeuner avec nous demain midi ?"
- "Oui bien sûr, je vais en faire part au Capitaine Harge."

La fin de journée va se dérouler dans le calme. Les compagnons vont aller se coucher avec un certain ennui qui s'installe dans la maison.

Session N°61

Le 16/03/2022

Le 12 de Norui de l'An 1640 - 07:00 / 09:50 - Matinée au Palais - Orynn - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Les compagnons sont réveillés le matin par le son de la pluie qui continue de tomber sur Metraith et le palais du Thalion.

Orynn apporte le petit-déjeuner sans apporter d'autres nouvelles de l'extérieur. Tirash va lui demander :
- "Est-ce que vous avez des nouvelles de l'organisation de la journée pour nous ?"
- "Heu... Heu... Je n'ai pas reçu d'ordres particuliers. Il faut juste que je mette à votre disposition. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas..." répond Orynn.
- "Me feriez-vous visiter les jardins du Thalion ?" demande Selenia.
- "Heu... Ecoutez, aujourd'hui, malheureusement, le temps ne s'y prête pas. Peut-être demain..." répond Orynn quelque peu gêné.

Les compagnons vont pouvoir prendre leur repas, se faire une toilette, profiter de l'eau courante puis patienter pendant quelques temps avant que le Capitaine Harge vienne frapper à la porte. Il dit en entrant :
- "J'espère que votre nuit s'est bien déroulée. J'ai reçu des consignes. A priori, on souhaiterait que vous puissiez, sur l'heure de midi, quitter le Thalion. Vous seriez invités à la maison de la famille Wesmin. On me charge de vous escorter jusque là-bas."
- "Très bien." répond Daëgon.
- "Si, toutefois, vous êtes favorables à cette invitation." précise le Capitaine.
- "Oui, tout à fait. On commence à trouver le temps long dans cette pièce..." répond Daëgon.
- "Je viendrais, un peu avant midi pour vous escorter jusqu'à la maison de la famille Wesmin. Si vous voulez bien m'excuser."

En repartant, Fànaviryan s'exprime auprès de ses trois camarades et leur dit :
- "Bon, il va être temps que l'on réfléchisse à ce que l'on va demander à la famille Wesmin."
- "Oui, en effet, il va falloir voir notre rétribution." répond Daëgon.
- "De mon côté, j'ai observé qu'il avait une belle collection d'objets du sud. Donc, j'aimerais passer un peu de temps avec lui mais je pense que Si c'est un collectionneur, ça ne rentrera pas en compte dans nos négociations et qu'il appréciera d'en parler pour le plaisir d'en parler mais j'aurais un moment à passer à en discuter avec lui et lui montrer ma dague notamment." indique Tirash.
- "C'est une bonne idée, Tirash. Je n'avais pas réussi à prendre conscience de l'importance de ta dague lorsque nous étions à Souche lorsque j'étais blessée." indique Fànaviryan.
- "A vrai dire, moi non plus. C'est l'autre jour, dans les souterrains, quand j'ai été fouillé, j'ai décidé de garder la dague sur moi et ils ne l'ont pas vu ce qui est, plutôt, très intéressant." précise Tirash.
- "C'est amusant, les Elfes que nous avions rencontrés, m'avaient signalé qu'elle pouvait disparaitre à la perception de tout à chacun sous une forme de volonté, peut-être propre ou tienne..." ajoute Fànaviryan.
- "Hé bien, il va falloir que je fasse des expériences à ce sujet. Tu m'aideras ?" demande Tirash à Fànaviryan.
- "J'essayerais de t'aider dans la mesure du possible si je réussis à mieux cerner les choses."
- "Il faudra me fouiller..."
- "C'est dommage que nous n'ayons pas le sergent Sean sous la main, il était adepte de ce genre de choses..."

Les quatre compagnons vont ensuite prendre le temps de se préparer, se laver pour être prêt pour aller voir la famille Wesmin.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 15:00 / 22:30 - Repos au Palais - Orynn - Parvati Talwar - Vylan Harge - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

En se réveillant après une petite sieste, Selenia se remémore son départ de l'auberge avec Orynn qui est venu la voir en lui disant :
- "Bonjour !"
- "Golasgil ??" a répondu Selenia.
- "Non..."
- "Ah pardon..."
- "Je m'appelle Orynn. Je viens vous amener jusqu'au Thalion."
- "Ah bon ??"
- Orynn a répondu par un geste affirmatif de la tête puis a indiqué aux hommes entrés dans la pièce : "Vous l'amenez également !" a-t-il dit en désignant Tirash puis a indiqué à Selenia : "Nous allons essayer de vous transporter délicatement..."
- "Faites attention, j'ai mal..." indique Selenia. Puis elle se souvient que plusieurs serviteurs sont entrés dans la chambre avec des civières. Ils ont transféré Tirash délicatement qui s'est réveillé mais ne voyant pas de danger, s'est rapidement endormi. Puis, ils sont venus envelopper Selenia dans un drap et la transporter sur une civière. En sortant de la chambre, Selenia a constaté la présence de plusieurs gardes du Thalion, des miliciens ainsi que deux chariots bâchés. Selenia a été installée à l'intérieur de l'un des chariots tandis que Tirash a été déposé dans l'autre chariot avec Fànaviryan. Daëgon est venu, peu après, s'installer à côté d'elle en transportant discrètement un sac qu'il a caché sous le siège. Les deux chariots se sont mis en mouvement. Le voyage a duré moins de dix minutes, peut-être, cinq. Selenia a été sortie du chariot et elle a pu constater qu'elle est arrivée dans l'enceinte du Thalion, dans une des demeures situées non loin du palais. Elle a été rapidement transportée dans une des chambres ainsi que ses trois autres compagnons. Elle se rend alors pour quelques heures dans ce nouveau lit beaucoup plus grand que le précédent.

Après un bon repas, Daëgon profite de ce calme pour aller se coucher dans le grand canapé du salon.

Selenia se réveille en entendant une personne entrer dans sa chambre, un vieil homme barbu à l'allure très étrange, les pieds nus, le corps couvert d'une cape et la peau foncée. Il s'approche de Selenia, joint ses mains et lui dit avec un accent :
- "Paix et bonheur"
- "Bonheur et paix à vous !" répond Selenia.

L'homme tend ses bras et met ses mains au-dessus de Selenia. Il se concentre puis parcours le corps de Selenia à distance et reste pendant de longues minutes au-dessus de la blessure de la dunéenne puis repart sans dire un mot.

Une demi-heure plus tard, deux serviteurs accompagnent Orynn avec une grande chaise en bois munie de roues qu'ils installent près du lit de Selenia. Avec quelques difficultés, Selenia arrive à s'extirper de son lit et à se glisser sur la chaise puis à se déplacer hors de la chambre pour rejoindre le salon.

Tirash se réveille dans un grand lit, une chambre très spacieuse, richement décorée dans des tons blancs avec une certaine sobriété. Il se sent reposé. Il se lève, se dirige vers l'une des fenêtres et observe un jardin très bien entretenu et des bâtiments qu'il n'a jamais observé jusqu'à maintenant. Tirash entend simplement le bruit de la pluie qui tombe dehors mais aucun bruit ne se fait entendre dans la maison.

Tirash se dirige vers la porte de la chambre. Avant de sortir, il constate que sa dague est toujours à sa place. Il ouvre la porte, se trouve dans un couloir avec, en face, une balustrade. Il peut observer de la rampe de la balustrade un salon toujours richement décorée avec Daëgon installé dans un canapé et Selenia sur une chaise munie de roues. Il descend l'escalier et vient rejoindre ses compagnons.

En arrivant dans le salon, Selenia demande :
- "Qu'est-ce que l'on fait là ??"
- "On est en sécurité au Thalion."
- "Hum..."
- "On est quel jour ?" demande Tirash.
- "Le onze de Norui." répond Daëgon.
- "Bon sang, j'espère que vous les avez dérouillés surtout après ce qu'ils ont fait !!" demande Selenia.
- "Non, il y en a un qui s'est enfui... mais la majorité est tombée ! Par contre, on n'a pas eu Sean..." répond Daëgon.
- "Ah ? C'était eux..." réagit Selenia.
- "Ouais, les Frères de la Mort... Enfin les mauvais..."
- "Et du coup, qu'est-ce qui s'est passé pendant tout ce temps ?" demande Tirash.
- "J'ai juste été au rendez-vous avec le Magistrat et Wesmin. J'ai essayé de vous réveiller mais ce n'était pas possible et Selenia était blessée. Du coup, j'ai tout raconté au Magistrat qui a pris les dispositions nécessaires. Normalement, il a été chercher aussi les prisonniers qui étaient à la Milice." répond Daëgon.
- "Et Astatur aussi ?" demande Selenia.
- "Oui, oui, tout à fait. Il a transféré tout le monde au Thalion y compris nous."
- "D'accord..."

Orynn a frappé à la porte et est entré aussitôt pensant que les compagnons devaient dormir. Il s'excuse aussitôt puis dit :
- "Oh pardon... Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ?"
- "Je voudrais bien manger." répond Tirash.
- "A boire surtout..." répond Selenia.
- "Bien, on va vous chercher ça..." annonce Orynn.

Une dizaine de minutes plus tard, plusieurs serviteurs arrivent avec plusieurs plats, du salé, du sucré, de l'eau, du vin, du cidre, de la bière. Les plats sont abondants et pourraient nourrir les quatre compagnons sur plusieurs jours. Daëgon va accompagner Tirash et Selenia dans leur repas. Ils vont prendre le temps de se reposer, de reprendre leurs esprits en buvant et mangeant. A la fin du repas, Fànaviryan fait son apparition en haut de l'escalier et vient de rejoindre ses trois compagnons à la fin de l'après-midi.

- "Bonjour mes compagnons !" lance Fànaviryan en descendant les escaliers.

Elle vient s'installer à table et commence à manger. Tirash prend ensuite la parole :
- "Daëgon, j'aimerais bien avoir un peu des détails par rapport à ce qui s'est passé ce midi ?"
- "Disons que j'ai expliqué au Magistrat ce qui s'était passé depuis que l'on a interrogé les prisonniers. Je n'ai pas été dans les détails sur les dunéens ou des choses comme ça. J'ai surtout parlé de l'affaire d'Astatur et puis de l'affaire Wesmin. J'ai dit que nous avions réussi à capturer Vörterix que l'on cherchait. Après deux interrogatoires, on a réussi à trouver l'espion d'Angmar, Reoluin et qu'on a été le capturer. Après, je ne suis pas rentré dans les détails des affaires annexes, tout ça, ça reste entre nous." explique Daëgon.
- "Et là, tu sais la suite ?" demande Tirash.
- "Le Magistrat va interroger Théla, Reoluin et Vörterix pour le moment pour corroborer ce que j'ai dit, en fait. Et puis, après, il y a les preuves que j'ai pu donner. Ça, ça l'a bien convaincu et c'est pour ça qu'il a cru ce que je lui ai dit. Il va sûrement mener des interrogatoires pour vérifier tout ça. On devrait s'en sortir bien."
- "Tu n'as pas été confronté aux Frères de la Mort du tout ?" demande Tirash.
- "J'ai été voir le lieutenant Dent pour tâter le terrain, on va dire... Je suis donc aller à la Villa des Frères de la Mort."
- "Tout seul ???" s'exclame Tirash.
- "Non avec le Capitaine Roldan."
- "Ah oui..."
- "Je n'étais donc pas tout seul non plus..."
- "Et tu t'es bien fait recevoir ?" demande Selenia.
- "Pas mal en tout cas. Le lieutenant Dent avait l'air assez énervé." répond Daëgon.
- "Pas contre toi ? Enervé en général ?" demande Selenia.
- "Il était énervé de la situation. Je lui ai expliqué les recherches du lieutenant Ynn et du sergent Sean."
- "On avait prévu de le mettre au courant avant d'aller chez Maître Wesmin lorsque nous étions descendus vérifier si Sean ou Ynn avaient été aperçus." précise Fànaviryan.
- "C'est aussi bien qu'il soit au courant parce que s'il voit Sean ou Ynn, je pense qu'il n'hésitera pas. A mon avis, ils sont partis mais bon... on ne sait jamais..."
- "Mais est-ce que ça a été tendu à la Villa des Frères de la Mort ?" demande Tirash inspiré.
- "Sean et Ynn sont largement suspects et le Magistrat a ordonné à une garde du Thalion d'aller les appréhender qui a fait irruption dans la salle du mess du fait et ça a failli dégénérer entre les Frères de la Mort et la Garde du Thalion avec les Miliciens du Capitaine Roldan qui n'en menaient pas large..." explique Daëgon.
- "Moi, j'ai bien dormi !" annonce Tirash.
- "Oui clairement ! Et le record pour Fana !" lance Daëgon.
- "Daëgon ? Tu disais qu'il s'était saisi de Vörterix et de Théla et qu'ils pourraient donner la susceptible culpabilité de Reoluin chez qui on a retrouvé la preuve de sa culpabilité. Tu leur as bien dit qu'il était en fuite comme Sean et Ynn ?" demande Fànaviryan.
- "Ah non, moi, j'ai dit où il était. Ils ont été le chercher, je pense." précise Daëgon.
- "Pour Reoluin, il fallait qu'ils y aillent." estime Tirash.
- "Il était chez Oget." indique Daëgon.
- "Ouais, je pense qu'il fallait qu'ils y aillent de toute façon chercher Reoluin à un moment ou à un autre." réaffirme Tirash.
- "Il faudra que l'on voie avec Oget." ajoute Fànaviryan.
- "Il ne faut pas oublier que la Maison de Reoluin s'est faite cambrioler d'ailleurs, apparemment, peut-être, qu'il a tout perdu ce pauvre homme..."

Les compagnons entendent alors frapper à la porte. Tirash réagit en criant :
- "Entrez !"

Un homme en armure entre dans la pièce, une belle armure, la main gauche posée sur son épée, une belle chevelure grise qui lui tombe sur les épaules, il annonce :
- "Mesdames, Messieurs, Bonjour, je suis le Capitaine Harge. Je suis le commandant de la garde du Thalion. On m'a demandé de vous protéger, que vous étiez des invités de marque du Magistrat. Je viens me présenter à vous."
- "Enchantez !" répond Daëgon.
- "Enchantez ! Quand à la protection, j'espère que l'on ne va pas en avoir besoin si tout se déroule correctement." annonce Tirash.
- "Normalement, il ne devrait pas y avoir de problèmes ici. Ne vous inquiétez pas, jamais qui que ce soit n'a eu à se plaindre de la sécurité du palais du Thalion." répond le capitaine Harge.
- "Nous n'en doutons point..." répond Tirash.
- "Avez-vous besoin de quoi que ce soit. Il m'a été demandé que vous puissiez être pleinement en sécurité et que l'on puisse répondre à vos besoins dans ces lieux." demande le Capitaine.
- "Pour Selenia, elle a besoin de renouveler ses soins." demande Daëgon.
- "Le médecin personnel du Seigneur Hallas est passé tout à l'heure. De ce que j'ai compris, il doit repasser tout à l'heure." répond le Capitaine Harge en levant les yeux au ciel.
- "Il avait l'air de bien savoir ce qu'il faisait." indique Selenia.
- "Commandant, je tiens à me présenter à vous. Je m'appelle Fànaviryan. Il est dommageable que nous nous rencontrions dans ces circonstances. Nous n'avons pas pu nous rencontrer au préalable pour vous avertir que de lourds témoignages pesaient sur des membres des Frères de la Mort. Vous êtes responsable de la garde au Thalion, j'imagine et que vous êtes responsable des Frères de la Mort ?" demande Fànaviryan.
- "Ah non, pas du tout ! Permettez-moi d'être bien clair là-dessus, Madame. Sachez que l'excellence de la garde du Thalion reste une compagnie tout à fait présente pour protéger le Seigneur du Thalion et en aucun cas des tâches que se voient confier sur Metraith." annonce le Capitaine Harge.
- "D'accord. Il semble que des éléments aient pu abuser de leur position dans cette ville." précise Fànaviryan.
- "Sachez que je me porte garant de tous les soldats qui surveillent le Thalion. Nous sommes l'un des corps d'élite les plus réputés du Cardolan. A aucun moment, l'un de mes hommes ne sera corrompu par l'un des plaisirs faciles que peuvent, justement, susciter ces compagnies de mercenaires. Je n'ai rien contre vous. Entendez-bien, par-là, que je respecte, tout à fait, les compagnies de mercenaires mais certaines peuvent se corrompre dans leurs missions."
- "Il s'entend bien que vous ne pouvez pas garantir de la tenue de certains qui se promènent dans des rues un peu plus odorantes que ces couloirs propres et sans problèmes. Il est sûr que vous ne pouvez pas garantir des mercenaires qui vont dans les bas-fonds et qui, comme vous dites, ont pu se laisser corrompre par des plaisirs faciles." ajoute Fànaviryan.
- "Tout à fait. Notre seule charge est de veiller à la sécurité du seigneur Hallas et de ses invités lorsqu'ils sont présents au palais. On m'a demandé, par ailleurs, de vous indiquer que, pour l'instant, il serait sage que vous pussiez rester à demeure quelques temps." précise le Capitaine Harge.
- "Pour notre sécurité, bien sûr." indique Fànaviryan.
- "Bien sûr. C'est ce que le Magistrat a demandé.
- "C'est très bien que l'on puisse être ici tant que la lumière n'est pas faite sur les éléments." annonce Daëgon.
- "Et savez-vous ce qu'il en est d'Astatur ? Le nom vous dit quelque chose ?" demande Tirash.
- "Le moins du monde mon cher Monsieur." répond le Capitaine.
- "Hé bien, s'il y a une chose que vous pouvez faire pour nous, peut-être, ça serait d'essayer de vous renseigner pour savoir l'endroit où il se trouve." demande Tirash.
- "Nous aurions à lui parler." ajoute Fànaviryan.
- "Je pense qu'il serait content de voir des visages amicaux après ces moments difficiles dans les cellules des Frères de la Mort." ajoute Tirash.
- "En tout cas, commandant, sachez que nous sommes honorés de votre protection et j'espère que vous ne nous tiendrez pas grief d'avoir mis au jour quelques brebis galeuses des Frères de la Mort."
- "Oh, vous savez cela concerne le Capitaine Harran de cette compagnie de mercenaires qui est d'ailleurs passé, tout à l'heure au palais du Thalion." indique le Capitaine Harge.
- "J'étais encore éprouvée par une longue nuit d'investigation. Commandant Harge, veuillez m'excuser, j'ai, peut-être, été induit en erreur par votre patronyme tel le Magistrat ?" s'excuse Fànaviryan.
- "Vous savez la famille Harge est une grande famille de Metraith. En effet, le Magistrat est de ma famille." répond le Capitaine.
- "Heureusement que la ville de Metraith peut compter sur des gens comme vous pour veiller à sa stabilité !" indique Fànaviryan.
- "Je ne le vous fais pas dire, Madame... Sachez que je suis très honoré de vos propos. Je vais, de ce pas, essayer de savoir si je peux obtenir la demande pour rencontrer le..."
- "Marchand Astatur." conclut Tirash.
- "Bien ! Je vous prie de m'excuser." indique le Capitaine Harge en baissant la tête, la main droite toujours sur la garde de son épée puis quitte la demeure et referme la porte.

Fànaviryan continue son repas puis demande :
- "Daëgon, tu semblais nous dire que la preuve que du fait que Reoluin soit un élément d'Angmar ait été pris tout de suite par Harge en considération."
- "Oui. C'est quelque chose qui l'a bien convaincu." répond Daëgon.
- "D'accord et juste avec la bague et quel parchemin tu lui as transmis ?"
- "Celui en Noir Parlé. Apparemment, il semblait s'y connaitre en Noir Parlé. Il a de quoi traduire et comprendre ce qui a de marqué."
- "Intéressant et il a pu t'en dire un petit peu ?" demande Fànaviryan.
- "Non, non, apparemment, c'est un petit peu compliqué à traduire. En plus des interrogatoires, ça va faire partie de ce qu'il va faire cet après-midi."
- "D'accord et quand à la liste des noms sur laquelle apparaissait Astatur ?" demande Fànaviryan.
- "Non, je l'ai toujours. On verra avec Oget et Astatur." propose Daëgon.
- "Je pense qu'Astatur n'a pas, particulièrement, envie qu'on la transmette." indique Tirash.
- "Mais ce sont des cibles du Monde Libre. Il faudrait que l'on voit si l'on connait certains de ces personnages." indique Fànaviryan.

Daëgon sort la liste et les quatre compagnons consulte les noms. Ils remarquent le nom d'Heredon, l'arrière-petit-fils d'Hallas. Daëgon finit par remarquer également le nom du fils du roi de l'Arthedain, Argevil parmi une trentaine de noms dont certains noms sont rayés :
- "Il faudrait demander à quelqu'un qui s'y connait, qui sont les personnes rayées." demande Selenia.
- "On pourra demander à Astatur, il doit les connaitre." indique Daëgon.

Fànaviryan finit son repas. Daëgon range le document dans son sac puis un homme entre dans la maison sans avoir frappé à la porte. L'homme semble murmurer des sons sans que les compagnons arrivent à comprendre ce qu'il dit. L'homme s'approche de Selenia qui lui dit en levant la main :
- "Joie et Paix !"
- L'homme répond en joignant ses mains et en baissant la tête puis désigne la chambre de Selenia de la main et finit par dire : "Joie et paix..."
- Selenia dit à ses compagnons : "Ça doit être l'heure de mes soins..."
- L'homme regarde les trois autres compagnons et leur dit : "Joie et paix..."
- "Joie et paix" répond Fànaviryan en joignant ses deux mains.

L'homme s'approche de Fànaviryan puis ouvre sa main droite la paume vers le haut. Fànaviryan lui tend sa main avec le doigt piqué. L'homme ferme les yeux quelques instants, laisse la main de Fànaviryan au-dessus de sa main à la peau très sèche puis la retire et va vers la chambre de Selenia.

Il va d'un geste demander à Selenia de s'allonger sur le lit. La dunéenne ayant du mal à se glisser dans son lit, il va venir l'aider puis va passer ses deux mains au-dessus de son corps en se concentrant. Il va, ensuite, sortir une fiole des plis de sa robe, une fiole au liquide bleuâtre dont il va appliquer sur ses mains en ayant, auparavant, soulevé la robe de Selenia. Le liquide semble assez visqueux, assez proche de l'huile, il se frotte les deux mains puis va doucement appliquer ses mains tout autour de la blessure de Selenia puis va masser plus loin sur les jambes et le ventre pendant une vingtaine de minutes. Il va régulièrement sortir la fiole attachée à une lanière aux plis de sa robe et verse quelques gouttes du liquide. L'homme va passer l'essentiel du temps les yeux fermés, le visage concentré sur ses gestes. Selenia va également se concentrer en fermant les yeux. Cette application va avoir un effet très reposant pour Selenia avec une sensation de chaleur apaisante et parfois de disparition de la blessure. Elle a parfois l'impression de flotter au-dessus de son corps.

Lorsque l'homme s'arrête, Selenia reprend ses esprits avec cette sensation d'avoir pendant plusieurs minutes quitter son corps. Elle n'a jamais ressenti cette sensation et a du mal à comprendre les gestes réalisés par l'homme. Selenia s'adresse à lui et lui demande :
- "C'est quoi comme produit ? C'est à base de Rakit ??"
- "Celui qui sait beaucoup semble bête." répond l'homme en quittant la pièce.
- "Je peux retourner voir mes compagnons."
- L'homme se retourne en hoche la tête de façon affirmative.

Selenia était prête à se lever directement mais, rapidement, elle sent que la blessure est toujours présente et elle va emprunter la chaise roulante.

L'homme vient saluer les trois compagnons. Tirash lui rend par un sourire ainsi que Daëgon. Fànaviryan le salue et lui dit :
- "Joie et bonheur."
- L'homme répond : "Joie et paix." puis quitte la maison.

Selenia revient dans la pièce et leur dit :
- "Ah !! C'est un super guérisseur !"

Une heure après, vers dix-huit heures trente, le Capitaine Harge vient frapper à la porte et vient annoncer :
- "Je suis désolé mais, pour l'instant, il ne va pas être possible de voir le marchand Astatur."
- "Il va bien ?" demande Tirash.
- "Je... je ne peux vous donner d'autres informations." répond le Capitaine.
- "Bien..."
- "Est-ce qu'entre-temps, il y a quelque chose que je puisse faire pour vous ?"
- "Si vous pouviez nous dire comment les choses vont se dérouler dans les heures à venir ?" demande Tirash.
- "Les seules instructions que l'on m'a donné, sont de faire en sorte que vous puissiez passer une nuit sans vous inquiéter au Thalion."
- "Donc, à priori, rien ne devrait se passer d'ici à demain. Notre présence ne sera pas requise particulièrement. Et nous devons rester au Thalion ?"
- "Oui, vous devez, pour l'instant, rester ici... En effet, ce sont les ordres que l'on m'a donnés. Il serait donc assez sage de les respecter." répond le Capitaine Harge.
- "Effectivement... Hé bien, nous allons profiter de l'hospitalité."
- "Bien, je vais vous souhaiter une bonne soirée. Je ne repasserais, sans doute, pas par ici. Je pense qu'Orynn repassera tout à l'heure pour le repas de ce soir."

Orynn va, une heure plus tard, venir passer la commande pour le repas du soir.

En début de soirée, Daëgon va sortir un sac en indiquant :
- "Ah oui, j'ai ramené un sac de l'auberge parce que je me disais que de le laisser à l'auberge, ce n'était pas une bonne idée..."
- "Ça, c'est une très bonne idée !" répond Tirash.

Ils vont compter trois cent cinq écus d'or et cinquante pièces d'argent. Tirash expose alors ses arguments :
- "Je ne sais pas ce que vous en pensez mes camarades mais si on a décidé de les garder et de ne pas trop en parler, il serait bien de ne pas se trimbaler avec trois cents écus d'or dedans, non ?"
- "C'est un peu pour ça que je les avais mises de côté." explique Fànaviryan.
- "Donc on peut se les répartir, ça sera plus discret." indique Tirash en sortant sa bourse et ajoute : "Ah oui, j'avais oublié de vous dire lorsque j'avais fouillé la tombe l'autre jour, et que j'avais trouvé la cape elfique, j'avais trouvé des écus d'or aussi... Je ne sais plus si je vous l'avais dit mais mon intention était de vous le dire..."
- "Ça peut être intéressant pour dater le corps en fonction du souverain sur les pièces..." analyse Fànaviryan.
- "Tiens !" répond Tirash en tendant quelques pièces en or.

Fànaviryan regarde pendant quelques instants quelques pièces mais celles-ci sont tellement marquées par l'âge qu'il est difficile de retrouver des symboles, des signes qui permettent de les dater. Il les tend à Selenia qui regarde la forme, les contours et elle a déjà vu des pièces ainsi qui ont été frappées lors du deuxième âge.

Fànaviryan sort, ensuite, une bourse avec des pierres :
- "J'ai trouvé des pierres semi-précieuses qui servent en orfèvrerie. Certaines sont taillées, d'autres non, elles peuvent avoir des valeurs variables mais de valeur quand même."

L'Elfe va prendre le temps de les regarder, de nouveau, attentivement et repérer des jades, grenats, onyx et opales. Elle estime qu'à la revente, elle pourrait en tirer une vingtaine d'écus d'or.

Tirash indique alors :
- "Qui est-ce qui nous dit de l'argent ? Le Thalion ? Wesmin ? Roldan nous doit une petite chandelle mais ça ne se sera pas en argent. Est-ce que le Magone a une dette envers nous ?"
- "Ouais ben, je n’irai pas la chercher... C'est surtout Wesmin qui nous a engagé sans que l'on ait défini de tarifs." répond Daëgon.
- "Oget, il ne nous avait pas engagé aussi ??"

Fànaviryan va profiter pour se prendre un bain dans une pièce équipée de tout un système de tuyaux qui permet à l'eau de s'écouler et de venir directement dans la baignoire. Un four à bois permet, ensuite, de chauffer l'eau. L'Elfe va, d'ailleurs, montrer à Tirash tout ce système ingénieux mis en place au Thalion. Fànaviryan y regarde de plus près et constate que ces mécanismes hydrauliques ont été conçus par des Nains.

Puis la soirée va s'écouler paisiblement. Lors du dernier passage d'Orynn, Tirash va demander de l'herbe à pipe qu'il va obtenir, de quoi se refaire une bonne réserve puis va pouvoir se faire une bonne pipe. Fànaviryan va sortir sa pierre à aiguiser et va travailler le fil de sa lame pendant ce temps. Chaque compagnon va, ensuite, intégrer sa chambre et pouvoir passer une bonne nuit.

Session N°60

Le 09/03/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 14:15 / 14:50 - Installation au Palais - Garde du Thalion - Lonuir Harge - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Daëgon reprend le chemin de retour vers la Boucle d'oreille en Mithril sous la pluie bien tenace. En arrivant dans la rue de l'auberge, Daëgon constate une agitation. Il constate la présence de six hommes du Thalion ainsi que plusieurs serviteurs du palais et deux chariots bâchés. Les trois compagnons de Daëgon, Fànaviryan, Selenia et Tirash ont été installés par les serviteurs sur des civières et installés dans les chariots, Selenia dans l'une, Fànaviryan et Tirash dans l'autre. Daëgon interpelle l'officier de la garde du Thalion et lui demande :
- "Vous nous amenez où ?"
- "Sur les ordres du Magistrat, on vous conduit dans un lieu plus sûr au Thalion."

Daëgon constate que les affaires personnelles ont été déposées dans le chariot de Selenia par Sajantha et Katelinn. Daëgon se rend ensuite dans l'écurie et profite de l'agitation dans la rue pour monter sur le muret et récupère le sac de voyage avec le butin trouvé chez Reoluin. Discrètement, il profite de l'agitation dans la rue pour passer inaperçu, profite d'une période où les gardes sont occupés ailleurs et il vient déposer le sac dans le chariot où se trouve Selenia et s'assoit à côté d'elle.

Les deux chariots quittent l'auberge et se dirigent vers le sud accompagnés par les gardes du Thalion. Ils entrent dans le Thalion et se dirigent vers l'est, une zone résidentielle réservée aux invités du Seigneur Hallas. Daëgon peut alors observer le magnifique jardin du Thalion avec ses fontaines, bassins, jardins, haies et arbres entretenus formant un lieu d'une belle harmonie. Fànaviryan, Selenia et Tirash vont être transportés sur leur civière et déposés dans des chambres d'une aile d'une demeure composée de plusieurs logements. L'officier des gardes du Thalion indique à Daëgon :
- "Sur les ordres du Magistrat, nous venons vous installer ici, l'une des demeures d'accueil des hôtes du Seigneur Hallas."

Chaque compagnon va être installé dans une chambre, dans un logement qui en comprend sept. Des serviteurs vont venir se mettre à disposition et lui demande :
- "Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ?"
- "Je mangerais bien quelque chose. J'ai très faim."
- "Oui, bien sûr, on va vous préparer ça."

Le Magistrat va passer une demi-heure plus tard et va indiquer à Daëgon :
- "Les trois prisonniers sont, à présent, au Thalion."
- "Et vous avez retrouvé Ynn et Sean ?"
- "Non, pas pour le moment... Je vais, justement, interroger le Capitaine Harran. Donc, j'espère qu'il va m'en dire un peu plus."

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 13:40 / 14:15 - Récupération des Prisonniers - Eagan Dent - Frère de la Mort - Garde du Thalion - Garde Metraith - Roldan - Lieu : Metraith - Villa des Frères de la Mort

Daëgon accompagné de Roldan et de deux miliciens montent le chemin de la colline qui amène à la Villa des Frères de la Mort. En arrivant aux portes, les gardes ouvrent et laissent entrer les quatre visiteurs qui se dirigent vers la Villa. Roldan vient frapper à la porte principale. Quelques instants plus tard, un garde ouvre la porte, regarde attentivement les quatre hommes puis demande :
- "C'est pour quoi ?"
- "Le lieutenant Dent m'a convoqué." répond Daëgon.
- "D'accord."
- "Il faut que l'on se voit."

L'homme referme la porte. Daëgon et les trois hommes de la Milice tentent de s'abriter de la pluie puis deux minutes vont s'écouler avant que la porte s'ouvre de nouveau et le garde annonce :
- "Entrez !"

Daëgon entre dans le grand hall où se trouve plusieurs Frères de la Mort mais ni le lieutenant Ynn ni le sergent Sean ne sont présents. Puis l'un des gardes annonce à Roldan :
- "Tu connais le bureau de Dent..."
- "Oui, oui, bien sûr..." répond Roldan puis s'adresse aux deux miliciens : "Vous, vous restez là."

Roldan et Daëgon montent l'escalier et se dirigent directement vers le bureau du lieutenant Dent. Roldan frappe à la porte et une voix sèche annonce : "Entrez !"

Roldan ouvre la porte et entre suivi de Daëgon. Le lieutenant Dent est assis derrière son bureau et demande à Daëgon :
- "Vous êtes seul ?"
- "Oui, il s'est passé pas mal de choses. J'ai une de mes compagnons qui est blessée et deux autres qui sont complètement épuisés pour l'après-midi, je pense."
- "Vous aviez laissé un message à mes hommes pour m'indiquer un rendez-vous à midi devant le palais du Thalion."
- "Heu, oui, je suis complètement désolé... Ça ne doit pas être moi... Je pense que les plans ont complètement changés étant donné ce qui s'est passé cette nuit et l'état de mes compagnons. Moi, je n'étais pas au courant et je me suis réveillé après-midi de toute façon. Je n'aurais donc pas pu être au rendez-vous. Vous avez eu vent de ce qui s'est passé ?"
- "Vent que la garde du Thalion est venue vers minuit récupérer les prisonniers."
- "Oui."
- "Et puis, que deux heures plus tard, le gibet que l'on avait installé, a été détruit."
- "Ah oui, comment ça ??"
- "Hé bien, un chariot a foncé dans la structure du gibet et il s'est en partie écroulé."
- "Bon, de toute manière, les prisonniers étant été transférés..."
- "Oui, oui... Oui, oui... Vous n'avez pas d'éléments par rapport à ces faits ? De savoir ce qui s'est passé ?" demande le lieutenant Dent.
- "Par rapport au transfert des prisonniers ? Si, je sais pour quoi..."
- "Ah ?"
- "Bon ! Je vais être franc avec vous. Il y a des Frères de la Mort impliqués dans une sombre affaire. Je ne pense pas que vous en fassiez partie. J'ai confiance en vous et j'ai l'impression que vous êtes quelqu'un de droit. Nous avons enquêté, vous savez, sur cette affaire de marchand à la Maison d'Oget. Nous avons aussi enquêté sur cette histoire d'épée et de bouclier qui appartenaient à la famille Wesmin, et les brigands que nous avons arrêté et interrogé après coup, nous ont révélé que le fils Wesmin avait été attaqué par des Frères de la Mort dont le lieutenant Ynn et le sergent Sean."
- "D'accord !"
- "Le Magistrat va interroger un peu toutes ces personnes pour faire la lumière mais c'est, en gros, ce que l'on a détecté ici. Est-ce que vous sauriez où se trouvent le lieutenant Ynn et le sergent Sean ?"
- "Disons que depuis hier soir, nous n'avons pas de nouvelles du sergent Sean et du lieutenant Ynn ni de leurs hommes..." répond le lieutenant Dent.
- "D'accord. Nous, on s'est fait attaquer à la Boucle d'oreille en Mithril par le sergent Sean. Le lieutenant Ynn, je ne sais pas à quoi il ressemble. Donc, peut-être, qu'il était là mais peut-être pas... Je l'ai blessé mais il a pu s'enfuir et il a grièvement blessé Selenia que vous avez vu hier. Ils sont clairement dans une espèce de complot."
- Le lieutenant Dent bouillonne intérieurement et contient une colère suite aux propos de Daëgon.

De l'agitation se fait alors entendre au rez-de-chaussée. Daëgon entend plusieurs voix fortes. Le lieutenant Dent se lève aussitôt et demande au Capitaine :
- "Vous êtes venu nombreux ?"
- Le capitaine Roldan montre deux doigts de sa main droite.

Le lieutenant prend au sol le fourreau de son épée attachée à une ceinture qu'il passe à sa taille et ferme la boucle puis quitte son bureau. Daëgon et Roldan suivent le lieutenant Dent. En ouvrant la porte, les trois hommes entendent un brouhaha venant de l'étage du dessous avec, parfois, des cris et des insultes. En descendant l'escalier, Daëgon constate que la pièce principale du rez-de-chaussée a été investie par une dizaine de gardes du Thalion qui sont le bouclier et la lance au sol. Les Frères de la Mort s'opposent à cette intrusion et manifestent leur colère, semblent refuser de coopérer. Les gardes du Thalion sont en position défensive prêts à réagir en cas d'agression.

Le lieutenant Dent descend rapidement les escaliers et crie d'un ton autoritaire et puissant :
- "Qu'est-ce qui se passe ici ??"

Un silence se répand dans la pièce pendant quelques secondes. Un officier de la garde du Thalion, placé en arrière indique :
- "Nous venons arrêter le lieutenant Ynn et le sergent Sean !"
- Le lieutenant Dent vient à proximité des gardes du Thalion s'exposant aux lances et indique d'un ton très sec et martial : "Ni le lieutenant Ynn, ni le sergent Sean ne sont présents ici. Ils ont disparu depuis hier soir. Donc, je vous prierai de quitter ces lieux."

Un silence pesant s'installe, de nouveau. L'officier des gardes du Thalion indique :
- "Vous direz au capitaine Harran que dans une heure, il doit se rendre au palais du Thalion sous peine que l'on doive venir le chercher manu militari !"

Les Frères de la Mort présents de la pièce sont stupéfaits par les propos tenus et, aussitôt, les gardes du Thalion, d'un geste vif et rapide et bien synchronisés, tournent les talons, font claquer au sol, bottes, lances et boucliers d'un bruit sec et métallique puis quittent la Villa en cadence militaire.

Le lieutenant Dent se tourne vers Daëgon et le capitaine Roldan et leur dit :
- "Pour l'heure, j'ai des actions à réaliser. Je ne vous retiens pas plus longtemps."
- Le capitaine Roldan ne dit pas un mot, descend les escaliers, interpelle les deux miliciens qui s'étaient mis dans un coin de la pièce puis quitte également la Villa.
- "Auriez-vous une idée où Sean et Ynn auraient pu aller ?" demande Daëgon au lieutenant Dent.
- Le lieutenant Dent regarde Daëgon, il hausse les épaules et monte l'escalier d'un pas énergique.

Le capitaine Roldan, ses deux miliciens et Daëgon vont suivre les gardes du Thalion qui rejoignent la maison des Miliciens. Ils vont alors attendre l'arrivée du capitaine Roldan et indiquent :
- "Nous venons chercher les deux prisonniers mais nous attendons une autre escouade qui vient spécialement pour cette tâche. Nous, nous devions récupérer le sergent Sean et le lieutenant Ynn."
- "Vous savez Sean et Ynn sont en fuite." indique Daëgon.
- "Il semblerait bien..." répond l'officier du Thalion.

Quelques temps après, une escouade de six gardes du Thalion arrive. Ils sont conduits par le Capitaine Roldan à la Maison des Miliciens et récupèrent ainsi les deux prisonniers puis l'officier de la seconde escouade interpelle Daëgon en lui demandant :
- "Vous êtes Daëgon de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate ?"
- "Tout à fait !"
- "Vous êtes attendu à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril."
- "D'accord. Très bien. Je vais y retourner et qui m'attend ?"
- "Une escouade du Thalion également."

Daëgon va voir le Capitaine Roldan et lui dit :
- "Merci, j'espère que tout ça va bien se terminer... Si vous voyez Ynn ou Sean, n'hésitez pas..."
- "Je n'y manquerai pas..." répond Roldan avec un grand sourire et ajoute : "Et vous serez le premier informé..."
- "Ouais, je me doute bien... Ça me ferait plaisir parce que Sean, j'ai failli le choper... Ça s'est joué à pas grand-chose..."
- "On va bien réussir à le retrouver ce salaud !!"

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 13:20 / 13:40 - Sollicitation de Roldan - Garde du Thalion - Garde Metraith - Roldan - Lieu : Metraith - Milice

Daëgon sort du bureau, reprend les couloirs du Thalion pour sortir du palais. Les gardes, à l'entrée, lui rendent ses armes. Il traverse l'allée du Palais puis sort de l'enceinte du Thalion et se rend d'un pas alerte jusqu'à la Boucle d'oreille en Mithril. En arrivant dans la rue, Daëgon est interpelé par un milicien qui lui dit :
- "Excusez-moi, on peut vous parler ?"
- "Oui, bien sûr."
- "Peu de temps après que vous soyez parti, le lieutenant Dent, des Frères de la Mort, qui est passé. Il ne semblait pas très content."
- "Mais qu'est-ce qu'il a demandé ?"
- "Il souhaitait voir la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, à priori, il a indiqué qu'ils vous attendaient."
- "A la villa des Frères de la Mort ?"
- "Je m'excuse, je n'ai pas bien compris. A priori, vous aviez rendez-vous avec lui. On a frappé à plusieurs reprises aux portes des chambres mais ils n'ont pas ouvert."
- "Oui, ils sont complètement fatigués, ils ne peuvent pas répondre. L'un de vous peut m'accompagner à la Villa des Frères de la Mort ? Histoire que je ne sois pas seul, je ne le sens pas bien..."
- "Nous, on nous a demandé de rester ici. Le Capitaine Roldan est aussi passé ici."
- "D'accord."
- "Il souhaitait aussi vous voir. On lui a dit que vous étiez au Thalion."
- "Ah oui, c'est très bien. Je vais aller voir le Capitaine Roldan et on ira voir le lieutenant Dent ensemble, peut-être."
- "Et puis, on a vu aussi quelques Frères de la Mort qui sont passés dans le coin et puis on a vu pas mal de passage. On a vu rôder un certain nombre de dunéens, ils n'ont jamais approché de l'établissement mais restaient à distance et observaient. On préférait vous le signaler."
- "Oui, merci, c'est bien de le savoir."
- "Un jeune mendiant est venu rôder dans le coin aussi. On l'a chassé et, du coup, il n'est pas revenu. Et, c'est pareil, quelques jeunes hobbits sont passés mais quand ils nous ont vu, ils sont aussitôt repartis."
- "On commence à intéresser beaucoup de monde..."
- "Je ne sais pas si c'était que vous pour vous mais, en tout cas, ils sont passés par ici."

Avant de partir, Daëgon entre dans la chambre de Fànaviryan et constate qu'elle dort profondément. Aucun signe ne semble inquiétant dans son attitude. Puis il se rend dans l'autre chambre où Selenia et Tirash dorment également. Rassuré, Daëgon quitte l'auberge et se dirige vers le nord en direction de la maison de la Milice. Il marche dans les rues de Metraith avec la pluie qui reprend de la vigueur et va s'intensifier en ce début d'après-midi. En arrivant sur la place des marchands, il remarque la présence de quelques colporteurs affrontant la pluie mais également quelques mendiants s'abritant sous quelques planches de bois. Daëgon s'arrête, observe essayant de repérer la présence de Hrefn mais le jeune homme ne semble pas être là.

Daëgon reprend son chemin vers l'ouest et passe non loin du gibet qui est, en partie, détruit. Les Frères de la Mort ne sont plus présents autour. Lorsqu'il arrive devant la Maison de la Milice, les deux gardes saluent Daëgon et le laissent entrer sans poser de questions. En arrivant dans le couloir, il croise un milicien qui le reconnait et qui lui dit :
- "Ah ! Excusez-nous, on va réveiller le Capitaine."
- "Ah, merci !" répond Daëgon.
- "Il était debout ce matin mais, après le repas, il a eu un petit coup de fatigue."
- "Oui, la nuit a été plutôt mouvementée..."
- "Nous, on était de jour, on a dormi cette nuit mais il nous a fait un résumé de tout ce qui s'est passé cette nuit."

Le milicien amène Daëgon dans le bureau du Capitaine et attend cinq minutes avant que Roldan arrive, pas bien réveillé et se grattant sur tout le corps. Daëgon lui dit alors :
- "Désolé, je vous réveille."
- "Non, non, mais bon, je n'allais pas non plus passer toute l'après-midi à dormir. On verra ça plus tard."
- "Oui ! Je suis un peu d'accord avec vous ! Mes deux compagnons n'arrivent pas à se lever."
- "Ah !"
- "Donc, je viens vous voir parce qu'on m'a dit que vous m'attendiez ? Et j'ai aussi le lieutenant Dent à aller voir et j'aimerais bien que l'on y aille ensemble."
- "Hum, hum... Oui, oui... Pour ce qui est de Vörterix et de Théla, ils sont toujours dans nos sous-sols."
- "Les gardes du Thalion ne sont pas passés les chercher ?" demande Daëgon.
- "Non... Pourquoi ils auraient dû ?"
- "J'ai vu le Magistrat et il compte ramener les prisonniers au Thalion."
- "D'accord. Très bien, ça vous semble une bonne idée ?" demande le Capitaine Roldan.
- "Je pense, oui. Il cherche à interroger pour faire la lumière sur toute cette histoire. A moins que vous disiez que le Magistrat n'est pas digne de confiance."
- "Non, non..."
- "Je ne vois pas de raison de m'inquiéter de ça."
- "Non, à priori, je n'ai pas de raison particulière de m'inquiéter de cela. Donc il va passer récupérer. Je vais avertir mes hommes qu'ils vont passer tout à l'heure."
- "Et vous vouliez me voir pour quoi ?"
- "Hé bien, c'était pour faire le point. Nous avons les deux prisonniers ici et de savoir ce que l'on en faisait, si vous souhaitez les interroger ou autre."
- "Disons qu'on les a déjà interrogés donc c'est bon."
- "Et comment ça s'est passé chez Reoluin ?" demande le Capitaine.
- "Hé bien, écoutez, on l'a capturé et a trouvé des preuves assez incriminantes sur sa position. Il semblerait que ça soit un espion d'Angmar."
- Le Capitaine tape du poing sur la table et crie : "Ah bah bon dieu !!"
- "Bah ouais... ça nous a fait bizarre aussi. On a trouvé un coffret chez lui dans la langue noire donc ça semblerait être ça. Je pense que le Magistrat va le questionner plus en détail là-dessus."
- "Et le Magistrat est au courant de cela ?"
- "Oui bien sûr, j'ai fait mon rapport ce midi."
- "Très bien !"
- "C'est pour ça qu'il va venir chercher aussi les deux prisonniers. Je pense qu'il va essayer de vérifier tout ce qu'on a pu lui rapporter."
- "Ouais, ouais, bon ben très bien !! Je préfère, à ce moment-là, qu'ils soient entre les mains. Nous ne sommes pas censés garder ce genre de prisonniers surtout que si les Frères de la Mort apprennent que nous avons l'un des leurs dans nos geôles, ça va vite dégénérer."
- "Ça risque de poser les problèmes, oui. Je me doute bien. Je vous remercie de les avoir gardés pour la nuit au moins."
- "J'ai prévenu ce qui ont amené Théla de garder silence et donc tous les autres hommes savent juste qu'il y a Vörterix mais ne connaissent pas l'identité de l'autre prisonnier. On espère que ça ne dégénère pas. Donc si les gardes du Thalion viennent prochainement, c'est tant mieux ! Ça fera ça en moins parce que, depuis ce matin, les Frères de la Mort ont l'air d'être assez tendus..."
- "J'imagine... Je vous préviens, je dois aller voir le lieutenant Dent mais je ne sais pas ce qu'est devenu le lieutenant Ynn et le sergent Sean."
- "Ils n'étaient pas chez Reoluin ?"
- "Ben non... On ne les a pas vu. Reoluin était tout seul. Donc, soit ils sont partis soit ils sont chez les Frères de la Mort. C'est pour ça que je vous demande de venir avec moi et si possible avec une petite garde au cas où ces personnes-là se soient réfugiées chez les Frères de la Mort. J'ai confiance dans le lieutenant Dent mais franchement, si les autres sont là, ça risque d'être très compliqué."
- "On va y aller avec deux miliciens. Je vais prévenir les autres que l'on monte à la Villa afin qu'ils aient un œil sur la colline et que s'il se passe quoi que ce soit, on puisse être soutenu rapidement. Bon, allons-y ! Vous nous apprenez chaque jour un sacré lot !! Bon dieu !!"
- "C'est clair !! J'espère que ça va se calmer un petit peu afin que l'on puisse se reposer..."
- "Oui, vous avez l'air encore un peu fatigué mon cher Daëgon..."
- "J'ai eu une nuit courte, ça s'est sûr !"

Le capitaine Roldan quitte son bureau, va réunir ses hommes et leur dire :
- "Les gardes du Thalion vont passer récupérer les prisonniers de cette nuit. Vous déballez le tapis rouge ! Vous ne faites pas les cons ! Vous ne posez aucun problème ! Vous me nettoyez tout ça ! Vous me nettoyez le couloir !! Et vous déroulez le tapis rouge pour les gardes du Thalion. Et tiens vous deux, vous venez avec moi, on monte chez nos "copains" des Frères de la Mort." annonce Roldan avec un certain entrain puis il retourne voir Daëgon et lui dit : "Bon, suivez-moi, Daëgon, on va allez voir nos chers camarades..."
- "D'accord."

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 12:50 / 13:20 - Entretien avec le Magistrat - Lonuir Harge - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

- "Depuis notre dernière rencontre, nous sommes allés dans les geôles, grâce à votre autorisation."
- "Oui, en effet !"
- "Et on a pu, du coup, interroger les brigands sur l'affaire de Cinniath Wesmin et ils nous ont révélé qu'ils avaient vu les cinq Frères de la Mort attaquer Cinniath Wesmin."
- "Quand vous dites les cinq Frères de la Mort, vous pouvez être plus précis là-dessus ?" demande le Magistrat Harge.
- "Le lieutenant Ynn était présent et a été identifié par les brigands. Il s'est défendu vaillamment mais il n'a rien pu faire à cinq contre un."
- Meyron Wesmin réagit, de nouveau, en serrant les poings.
- "Après ce que nous ont révélé les brigands, est qu'ils ont emporté le corps mais, bizarrement, ils n'ont pas pris les armes. Donc, on ne sait pas où le corps à l'heure actuelle."
- "Hum... D'accord..." indique le Magistrat en notant des éléments sur un carnet.
- "Voilà par rapport à cette histoire des geôles."
- "D'accord."
- "Après nous avions une autre affaire. Je ne sais pas si on mélange les deux, vous savez par rapport au marchand et la réputation de l'aubergiste que nous devions défendre."
- "Oui."
- "Donc nous avons, aussi, pu avoir la confirmation qu'un certain Vörterix avait été impliqué. Dans les geôles, on a pu apprendre qu'il était bien présent et qu'il avait rendez-vous avec le marchand et, également, c'est dans l'enquête que l'on a menée dans la ville, qu'il avait acheté du Lotus Blanc qui est une drogue ce qui expliquerait que le marchand ne se souvienne plus de grand-chose au final et n'avait l'air, forcément, très dangereux."
- "D'accord."
- "Voilà... Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Je peux, peut-être, préciser certaines choses."
- "Pour l'affaire qui concerne le fils de Meyron, nous avons récupéré, suite à l'intervention du capitaine Roldan, chez les Frères de la Mort, l'ensemble des prisonniers. Nous allons pouvoir les interroger ce qui n'a pas été encore fait. Je souhaitais, déjà, avoir vos éléments avant de lancer les interrogatoires." indique le Magistrat Harge.
- "Non mais c'est très bien ! Au moins, ils ne seront pas exécutés et les preuves ne disparaitront pas comme ça..."
- "Si, en effet, vos hypothèses sont justes, il semblerait, des quelques informations que j'ai pu avoir, il s'agit, quand même, de malfrats."
- "Tout à fait..."
- "De brigands. Nous allons donc essayer de mener les investigations et essayer de pouvoir déterminer s'ils ont été bien impliqués dans du brigandage et, à ce titre-là, ils seront jugés mais, pas du tout, pour l'affaire en question."
- "Oui, tout à fait. Après, c'est, nous même qui les avons arrêtés. Après, nous ne savions pas pour toute cette histoire. Mais, effectivement, je vous confirme qu'il s'agit de brigands."
- "Oui, donc, par rapport à cela, je pense que j'aurais, sans doute, besoin de vos témoignages mais bon, ça sera dans un second temps."
- "Je tenais à dire qu'ils ont été, plutôt, coopérants, en tout cas, pour l'un d'entre eux, il a vraiment coopéré par rapport à nos questionnements. Pour la suite de l'histoire, on a ensuite continué à enquêter. Notre objectif était, quand même, de retrouver Vörterix qui est, un petit peu pour nous, la clef de cette histoire parce que c'est lui qui semblait être au centre de l'histoire."
- "D'accord."
- "Donc, je vais passer certains détails mais, après avoir enquêté toute la journée, nous sommes allés nous coucher, chacun à des endroits différents. Pour certains à l'Auberge de l'oreille en Mithril et pour l'un d'entre nous à la Maison d'Oget et, en fait, on s'est fait attaquer pendant la nuit par, nous, à l'Auberge de l'oreille en Mithril, on s'est fait attaquer par le sergent Sean et des Frères de la Mort, dans notre sommeil, sont entrés dans la chambre. On a réussi à les repousser même si Selenia, l'une de mes compagnons, est très gravement blessée."
- "D'accord et les Frères de la Mort ?"
- "On en a tué trois. Il y en a que l'on a capturé, on a pu l'interroger aussi. Et de l'autre côté, à la Maison d'Oget, notre ami Tirash s'est retrouvé attaqué par Vörterix et il a réussi à le capturer."
- "D'accord !"
- "Ce qui fait que nous avons pu interroger à la fois Vörterix ainsi que le Frère de la Mort, Théla sur toute cette histoire."
- "D'accord et ils sont où à présent ?"
- "On a confié les deux au capitaine Roldan dans les geôles de la Milice, normalement, si tout va bien."
- "Je vais rapidement envoyer des hommes pour vérifier cette information et, éventuellement, récupérer ces deux prisonniers. Ça me parait important qu'ils soient tous ici. Donc, le fameux Théla, qui est un Frère de la Mort, et le Vörterix seraient donc actuellement aux mains du Capitaine Roldan ?" demande Harge.
- "C'est ça, dans les geôles de la Milice." répond Daëgon.
- "D'accord."
- "Et donc, après avoir interrogé ces deux-là, ils nous ont donné le nom de leur commanditaire."
- "D'accord..."
- "Vous êtes prêt ? Vous êtes accroché ?"
- "Oui, oui, allez-y.…"
- "Il s'agit d'un tisserand du nom de Reoluin."
- Le Magistrat a une réaction de surprise... puis demande : "Vous savez qui est... Enfin, vous savez que ce n'est pas qu'un simple tisserand."
- "Oui, en effet, c'est un marchand important, je crois qu'il était le représentant de tout le commerce de la ville, non ou quelque chose comme ça ?"
- "C'est ça. Il fait partie des conseillers du seigneur Hallas. J'espère que, par rapport à cela, vous avez des éléments probants. Vous comprenez bien."
- "Oui, je comprends bien. Après, je vais être franc avec vous, nous y sommes allés directement en fait. Après, nous ne nous sommes pas trompés, nous avons les preuves qu'il faut pour incriminer Reoluin."
- "C'est-à-dire ?"
- "Nous avons été chez Reoluin et nous avons trouvé ceci." Daëgon sort alors deux parchemins en langue noire avec le sceau d'Angmar et ajoute : "Ce qui est la langue d'Angmar". Daëgon sort ensuite les aiguilles et le poison.

Le Magistrat ouvre les deux parchemins, les examinent attentivement et demande d'un geste de la main à Daëgon d'arrêter la conversion pour qu'il puisse se concentrer. Il va alors se lever et va prendre deux livres puis revient s'installer à sa chaise. Il va lire les deux parchemins tout en parcourant régulièrement les livres, cherchant certaines pages en particulier. Il va rester ainsi pendant une dizaine de minutes à étudier les documents. Puis le Magistrat demande :
- "Où est-ce que vous avez trouvé ça ?"
- "Dans le bureau de Reoluin."
- "D'accord."
- "Nous l'avons arrêté, d'ailleurs. Il est en sécurité."
- "D'accord."
- "Je peux vous dire que l'on a passé une sacrée nuit, je peux vous l'assurer !!"
- "Avec ce que vous m'apportez là, je pense que Reoluin est un nom d'emprunt."
- "Ah bon ??" réagit Daëgon.
- "De ce que j'ai réussi à déchiffrer parmi les textes, il ne semble pas l'appeler Reoluin."
- "D'accord."
- "J'aurais besoin de plus de temps pour mieux déchiffrer. Il semble bien qu'en effet, ses intentions étaient de nuire. Il devait sans doute avoir un certain nombre de personnes à cibler pour déstabiliser la région."
- "Oui, du coup, il serait au centre de l'affaire d'Astatur et puis de Cinniath."
- "Pour Cinniath, je comprends. Pour Astatur, à priori, il n'était qu'un marchand, je comprends moins. Il faudra que je l'évoque auprès d'Astatur. Je le convoquerais également."
- "Oui, tout à fait..."
- "Pour l'instant, il est dans les geôles mais je pense que je vais rapidement le faire sortir. Après, je pense que, dans un premier temps, il restera au Thalion pendant quelques jours le temps que je puisse mettre à plat tous les éléments."
- "Oui, c'est ça ! Vous connaissez cette langue ? Vous savez la décrypter ?" demande Daëgon.
- "Hum... C'est difficile, c'est compliqué mais avec quelques supports, j'arrive à en venir à bout." explique le Magistrat en montrant les livres et ajoute : "Ça va prendre du temps surtout que j'ai l'impression que les messages sont codés. Vous les avez trouvés comme ça dans son bureau ?"
- "Ce n'est pas moi qui les ai trouvés. C'était dans un coffre caché sous le plancher."
- "D'accord, ah oui... Donc, en effet, il ne souhaitait pas que l'on puisse trouver ces éléments..."
- "Non, tout à fait..." répond Daëgon.
- "Donc le Capitaine Roldan a également Reoluin dans ses geôles alors..."
- "Non, nous l'avons amené chez Oget qui avait déjà tenu en détention Vörterix et Théla le temps que le Capitaine Roldan les récupère. On n'a pas eu le temps de l'amener à la Milice."
- "D'accord. Bien !"
- "Normalement, il est en sécurité. On peut aller le chercher et le transférer."
- "Les gardes du Thalion vont faire en sorte d'aller récupérer toutes ces personnes."
- "Oui, je pense qu'il serait important qu'on les mette tous en sécurité histoire de pouvoir tirer le fil de toute cette histoire."
- "Tout à fait. Est-ce que vous avez d'autres révélations à me faire ??"
- "On est pas mal là déjà, non ?" répond Daëgon.
- "L'implication des Frères de la Mort, l'implication du conseiller d'Hallas, si vous avez d'autres choses à me dire, c'est maintenant, parce qu'en peu de temps, il va falloir que j'annonce tous ces éléments au seigneur. Déjà, je vais devoir rapidement mettre en sécurité ces hommes-là, et dès maintenant, envoyer la garde du Thalion pour récupérer ces hommes."
- "Après ce que je voulais vous dire, c'est que le lieutenant Ynn et le sergent Sean sont toujours dans la nature. Ça serait important de lancer une recherche active."
- "D'accord. Oui, c'est vrai. Je vais envoyer une garde plus conséquente chez les Frères de la Mort pour récupérer le sergent Sean et le lieutenant Ynn parce qu'ils doivent, sans doute, se trouver à la villa des Frères de la Mort."
- "Oui ou ils se sont enfuis voyant que leur plan ne tournait pas à leur avantage. J'ai blessé le sergent Sean personnellement mais je ne sais pas bien s'il a tenté de s'enfuir ou de se réfugier dans la Villa des Frères de la Mort."
- "Je vais envoyer une garde conséquente là-bas et convoquer le Capitaine Harran très rapidement ici. Tout ce qui me dites là est grave, très grave."
- "Ah oui ! Je peux vous assurer que l'on ne s'attendait pas à autant de choses en une seule journée." indique Daëgon.

Le Magistrat réfléchit quelques minutes, croise les bras, l'air songeur, regarde par moment ses notes puis finit par dire après un long silence :
- "Bon écoutez, je vous remercie pour tous ces renseignements. En attendant, le mieux..."
- "Je peux me rendre utile si vous voulez." intervient Daëgon.
- "L'un de vos compagnons est sérieusement blessé, c'est bien ça ?"
- "Oui, c'est bien ça. Les deux autres sont bien endormis pour le moment. J'ai essayé de les réveiller mais ils ont trop forcé, ils dorment mais ils vont bien. C'est plus un problème de fatigue extrême." répond Daëgon.
- "D'accord. Je pense qu'il serait plus sage que vous retourniez à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril et vous attendrez mes instructions."
- "Très bien, je vous attends là-bas."
- "Bien." puis le Magistrat se tourne vers Meyron Wesmin : "Mon cher Meyron, nous..." puis il se retourne vers Daëgon et lui dit : "Je vous remercie, vous pouvez disposer."
- "Très bien. Monsieur Wesmin, nous nous reverrons sûrement plus tard."
- Meyron Wesmin vient poser sa main sur le bras de Daëgon et lui dit "Je vous remercie grandement pour tout ce que vous avez fait."
- "C'est bien normal ! Magistrat Harge, à bientôt !" annonce Daëgon.
- "À très bientôt..." répond le Magistrat.

Session N°59

Le 02/03/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 12:35 / 12:50 - Rencontre avec le Magistrat - Frère de la Mort - Garde du Thalion - Lonuir Harge - Meyron Wesmin - Lieu : Metraith - Palais du Thalion

Les deux hommes quittent la Maison Wesmin et se dirigent vers le Thalion. Les Frères de la Mort restent à une certaine distance du palais du Seigneur Hallas et les gardes du Thalion sont à l'entrée avec lance et bouclier, armure et casque. Ils laissent passer Meyron Wesmin puis demandent à Daëgon :
- "Qui êtes-vous ?"
- "Je suis Daëgon de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate et on m'a demandé de me présenter au Magistrat."
- "Oui !"

Les gardes laissent alors entrer les deux hommes dans la cour du palais. Quatre gardes vont conduire les deux hommes dans l'allée principale. Daëgon découvre alors de plus près le palais du Thalion qui semble souffrir d'un certain âge et d'un manque d'entretien, les pierres ne sont pas entretenues, certaines sculptures sont en partie détruites et certains pans de la façade lézardent. Avant d'entrer dans le bâtiment principal, les gardes vont réclamer les armes de Daëgon qu'il confie aux gardes puis ils sont conduits dans les couloirs du palais, passent par différentes pièces avant d'arriver dans une partie secondaire du palais. Puis les gardes vont demander aux deux hommes de s'assoir. Ils vont attendre ainsi une dizaine de minutes. Vers treize heures, le Magistrat Harge arrive. Il vient poser ses mains sur celles de Meyron Wesmin et se montrent des gestes de fraternité. Les deux hommes semblent se respecter. Puis le Magistrat salue de la tête Daëgon et lui demande aussitôt :
- "Vous êtes seul ? Où sont vos compagnons ?"
- "Ils ont eu une nuit très, très agitée. Deux dorment et l'autre est très blessée."
- "D'accord. Venez, entrez par ici."

Le Magistrat les conduit dans une grande pièce constituée d'une immense bibliothèque et d'un bureau. Il s'assoit et indique :
- "Prenez des chaises et venez-vous assoir autour de cette table. Je pense que nous avons des choses à nous dire."
- "Oui, certainement..." répond Daëgon. - "J'ai donc reçu les instructions et donc les prisonniers ont été transférés dans les prisons du Thalion."
- "D'accord."
- "Je pense qu'il y aura besoin d'éclaircir certains points par rapport à ce qui vous est arrivé, mon cher Meyron. Vous avez, peut-être, de nouveaux éléments si vous dites que la nuit a été agitée."
- "On s'est fait attaquer dans notre auberge par les Frères de la Mort. Le sergent Sean était présent. Ils étaient cinq mais, malheureusement, il a pu s'échapper. On les a repoussés mais le sergent Sean s'est échappé."
- "Et pourquoi ils vous ont attaqué ?"
- "On n'a pas pu le savoir... Disons que notre enquête devait certainement les gêner."

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 12:15 / 12:35 - Passage au Manoir - Abaigh Wesmin - Florry - Frère de la Mort - Garde Metraith - Meyron Wesmin - Lieu : Metraith - Manoir des Wesmin

Daëgon ressort et l'un des miliciens interpelle Daëgon :
- "Excusez-moi, avant que vous ne partiez, je voulais vous dire que, ce matin, des gardes du Thalion sont passés. Ils ont demandé à ce que vous passiez voir le Magistrat. Je leur ai dit que je vous transmettais l'information dès que vous vous réveilleriez."
- "Très bien, je vous remercie, je vais voir Maître Wesmin et nous irons, peut-être, voir le Magistrat aussi."
- "D'accord."

Daëgon et Florry prennent la direction du sud en direction de la Maison Wesmin. En arrivant sur la place Royale, Daëgon remarque la présence de plusieurs Frères de la Mort surveillant les lieux mais ils ne semblent pas prêter une attention particulière au Dùnedain.

Florry amène dans la Maison puis le dirige jusqu'à une grande salle à manger, très luxueuse avec une longue table en bois d'une très belle manufacture. Meyron Wesmin et sa femme, Abaigh sont assis et se lèvent en voyant Daëgon arriver. Meyron semble surpris et dit :
- "Vous êtes seul ?"
- "Oui !! On a passé une nuit très agitée. Une de mes compagnons est gravement blessée." explique Daëgon.
- "D'accord !"
- "Et les deux autres qui sont complètement épuisés."
- "Ah..."
- "Mais ils dorment. Je pense que dans quelques heures, ils pourront, de nouveau, être levés mais là, ce n'était pas possible pour eux."
- "Nous pourrions reporter à demain dans ce cas ?"
- "Oui, oui, je pense que ça serait mieux. Après, je dois aller voir le Magistrat. On m'a demandé d'y aller."
- "D'accord. Vous avez du nouveau ? Vous avez pu avoir des informations ?"
- "Il serait bien que nous puissions y aller ensemble et je vous propose de raconter les éléments recueillis à vous et au Magistrat." précise Daëgon. - "D'accord. Je vais passer un manteau et je vous accompagne voir le Magistrat." - "Très bien !"

Meyron Wesmin va quitter la pièce et revenir quelques minutes plus tard avec une tenue plus sobre et un manteau épais.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 12:00 / 12:15 - Réveil de Daëgon - Florry - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Daëgon se réveille vers midi. Il se lève avec l'envie de prolonger la nuit de quelques heures mais il prend son courage à deux mains et se lève après de doux rêves. Il s'approche de l'Elfe qui semble plongée dans un profond sommeil. Il la secoue un peu et lui dit :
- "Fana ! Fana ! Il va être l'heure de se réveiller..."

Daëgon va devoir insister. Les premiers essais ne sont pas concluants. L'Elfe se réveille alors mais est encore endormie, vaseuse, pas très bien avec le souhait de vouloir dormir encore. Fànaviryan répond à Daëgon :
- "Encore une heure..."
- "Bah, une heure, il faudra que l'on aille manger chez les Wesmin. Bon, je te laisse... Je reviens dans une demi-heure."
- "Ouais..."

Daëgon quitte la chambre. Trois miliciens sont toujours présents. Ils marchent dans la rue. La pluie a cessé et leur permet de pouvoir marcher sans être mouillé mais les nuages sont encore bien présents dans le ciel. Voyant le Dùnedain, ils le saluent et lui disent :
- "Bien le bonjour !"
- "Bonjour ! Ça va, tout se passe bien ?"
- "Ouais, ouais, il y a eu quelques passages."
- "D'accord." répond Daëgon qui se dirige vers la chambre de Selenia.

Selenia est réveillée, allongée sur son lit. Raghnild n'est plus présente dans la pièce et Tirash semble dormir profondément. Daëgon demande alors à Selenia :
- "Ça va mieux ?"
- "Ah, ah, oui, ah, ah, oui..." exprime Selenia même si la douleur est moins présente grâce aux plantes préparées par Raghnild puis demande à Daëgon : "Vous les avez arrêtés ?"
- "De qui tu parles ?"
- "De tous ceux qui nous ont attaqué."
- "Non, il y en a un qui s'est enfui."
- "Ah..."
- "Il a réussi à s'échapper. Fana lui a couru après. Je n'ai pas pu le suivre, il fallait te soigner. Elle n'a pas réussi à le rattraper. On l'a cherché mais on n'a pas réussi à le retrouver. Mais bon, on a fait plein de choses depuis."
- "Ah bon ? Parce que j'ai dormi combien de jours ?"
- "Tu n'as pas dormi longtemps, tu as juste dormi la nuit."
- "Ah oui... D'accord..."
- "Et nous, on est reparti et après, il s'est passé pas mal de choses. On va te raconter tout ça. Je ne sais même pas, parce qu'à priori, ils ont ramené un coffre, ils l'ont ouvert mais je ne sais pas ce qu'il y a dedans."
- "Des Frères de la Mort ?" demande Selenia.
- "Non, c'est chez Reoluin que l'on a récupéré ça. On est allé visiter, on va dire... On l'a récupéré et l'on a ramené chez Oget. On a fouillé sa maison et on a récupéré pas mal de choses notamment des écus d'or. Donc, ça va pas mal, notre situation est pas mal... Il y a eu cette attaque dans la nuit qui t'a bien blessée mais sinon, pour le reste, on s'est bien débrouillé, je trouve."

Daëgon se dirige vers le lit de Tirash se secoue un peu en lui disant :
- "Tirash, Tirash, réveille-toi ! Réveille-toi !"

Mais, comme Fànaviryan, Tirash est plongé dans un profond sommeil et y sort tardivement avec difficulté et en étant toujours fatigué.

Voyant l'état de son compagnon, il retourne vers l'entrée de la chambre et demande à Selenia :
- "Tu es capable de bouger ?"
- "Disons qu'il faudrait me porter... Ça devrait aller mieux en arrivant à Bree..."

Daëgon retourne dans la chambre, fouille la chambre et trouve, sous son lit, le coffre récupéré chez Reoluin. Il observe alors attentivement les différents objets qui sont présents. Le symbole représentant une tour est rapidement identifié par Daëgon comme étant celui du Roi-Sorcier d'Angmar, symbole qu'il a pu voir sur des bannières de troupes orques lorsqu'il était dans les troupes de l'Arthedain. Il est alors dérangé alors qu'il observe l'un des parchemins par un bruit. Il entend quelqu'un frapper à la porte. Il va ouvrir et un milicien lui dit :
- "Une dame souhaiterait s'entretenir avec vous."
- "Ah ! Très bien." répond Daëgon qui sort de la chambre.

Daëgon découvre les bras derrière le dos, Florry, la servante de la famille Wesmin qui attend devant la chambre et qui dit aussitôt :
- "Bonjour ! Vous êtes, normalement, attendus pour midi à la maison Wesmin."
- "Oui, je suis désolé, mes camarades sont complètement fatigués."
- "Je vais venir, je vais vous accompagner. Attendez quand même..." répond Daëgon en retournant dans la chambre.

Il s'approche du lit de Fànaviryan, la secoue et lui demande :
- "Est-ce qu'il y a quelque chose d'important que je dois amener chez la famille Wesmin ?"
- "Oui, tous les parchemins que j'ai... dans ma besace." annonce Fànaviryan à moitié endormie.

Il se dirige en direction de la besace, y sort un parchemin écrit par Fànaviryan à destination de Tirash, une lettre de recommandation de Reoluin et l'autre parchemin cacheté. Daëgon prend la besace, prend la tenture et y enroule le coffre de Reoluin puis se rend dans l'autre chambre pour y réveiller Tirash en lui demandant :
- "Je suis allé voir Fànaviryan pour lui demander s'il y avait quelque chose d'important à amener à la famille Wesmin. Elle m'a montré des parchemins et j'ai pris le coffre. Est-ce que tu as des choses à me dire ?"
- "Ah oui, il y en a un autre... Je ne sais plus où je l'ai caché... Attends..." répond Tirash l'esprit embrumé puis passe la main sous l'oreiller pour récupérer un parchemin puis ajoute : "Tu verras, il y a le nom d'Astatur qui est souligné."

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 07:20 / 07:45 - Le Coffre de Reoluin - Garde Metraith - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Lorsqu'ils arrivent dans la rue de l'auberge, trois miliciens sont présents. Daëgon ne repèrent plus la présence des ombres à proximité. Fànaviryan constate que les trois miliciens sont adossés au mur de l'auberge et semblent moins dynamiques que lorsqu'elle a quitté les lieux. Ils viennent alors à la rencontre des trois compagnons. Daëgon demande alors :
- "Tout s'est bien passé ?"
- Ils hochent tous les trois de la tête pour confirmer la question de Daëgon.
- "Hé bien, bonne nuit Messieurs !"
- "Bonne nuit à vous ! On ne devrait pas tarder à être relevés..."
- "Ah très bien !" réagit Daëgon.
- "Mais ne vous inquiétez pas, le capitaine a demandé à ce qu'il y ait toujours des hommes présents pour garder la chambre de votre compagne."

Daëgon va s'installer dans le lit de la première chambre en compagnie de Fànaviryan. Tirash va pour aller dans la chambre de Selenia puis se ravise et vient observer le coffre que Fànaviryan dépose sur le lit. Tirash s'adresse à Daëgon qui est en train de se déshabiller :
- "Daëgon, c'est toi, qui, à priori, devrait être le plus frais demain, on compte sur toi pour nous réveiller."
- "Ben ouais..."
- "Dans combien de temps, vous voulez que l'on se lève ? On pourrait demander aux gardes de nous réveiller à une certaine heure." indique Tirash.
- "De toute manière, nous devons aller manger chez les Wesmin pour midi et demi, treize heures." indique Fànaviryan.
- "Oui, on sera levé." répond Daëgon.
- "On compte sur toi, alors, Daëgon." ajoute Tirash.
- "Hé bien, c'est pour ça que je vais me coucher maintenant." répond Daëgon en se plongeant dans le plus petit lit.

Fànaviryan montre à Tirash le coffre, lui montre la façon dont elle a positionné ses doigts, le geste qu'elle a réalisé. Tirash observe le trou, passe quelques minutes à scruter cherchant à comprendre le mécanisme. Tirash hésite à la manière de procéder mais son observation lui permet de se rassurer et il enfonce ses doigts dans le mécanisme et va passer plusieurs minutes à manipuler pour enclencher l'ouverture. Le couvercle du coffre s'entrouvre alors légèrement. Tirash ouvre doucement, en prenant soin d'observer l'intérieur pour faire attention à un éventuel piège à l'intérieur mais le couvercle arrive à se rabattre sans incident.

Tirash et Fànaviryan vont alors observer l'intérieur et découvrir plusieurs objets : une bague, plusieurs parchemins, un mouchoir et quatre fioles. Tirash prend la bague avec un symbole celui d'une tour que les compagnons ont déjà vu lors de l'attaque des hommes de la Vieille Forêt. Trois parchemins sont dans une langue incompréhensible dont le sceau est celui d'une tour similaire à celui de la bague. Fànaviryan a un léger frisson qui lui parcours le dos en reconnaissant l'écriture, du Noir Parlé. Un autre parchemin n'est pas signé et comprend une liste de noms dont celui d'Astatur qui était souligné. Dans le mouchoir, Tirash y trouve six fines aiguilles creuses. Fànaviryan indique alors :
- "Tirash, j'ai trouvé un truc ce soir, c'était une dague qu'il avait faite tout récemment et avec les aiguilles, je me demande si..."

Fànaviryan sort la dague trouvée chez Reoluin mais n'y trouve pas de rapport.

Tirash sort les quatre fioles qui sont toutes identiques et contiennent un liquide noir, assez pâteux. Fànaviryan dit alors :
- "On en gardera, peut-être, deux, Tirash."
- "On va planquer ça..."
- "Sous le lit de Daëgon." propose Fànaviryan.
- "On peut garder deux fioles de côté..."
- "Oui, oui, oui ! On en filera, peut-être, une à Raghnild pour qu'elle fasse des recherches là-dessus et puis une aiguille pour foutre les jetons à Reoluin" confirme Fànaviryan.
- "On peut en garder trois, des aiguilles, c'est toujours utile une aiguille creuse..." propose Tirash.
- "Par contre, on n'a pas l'objet d'inoculation qu'il avait pu utiliser et on va garder le parchemin avec la liste des victimes potentielles, je le garde avec moi. Qu'est-ce que tu en penses ?" demande Fànaviryan.
- "Ouais, ça marche et puis on peut mettre de côté un parchemin dans une langue, on ne sait jamais s'il se passe un truc, histoire qu'ils trouvent des trucs dans le coffre. S'ils se barrent avec le coffre, on aura mis des trucs de côté. Je mettrais sous mon oreiller, un parchemin. Je ne sais pas ce que tu en penses Fana mais, là, il est, peut-être, temps de dormir."
- "Ça a été une rude journée, ouais !!"

Fànaviryan enlève sa tenue et va se coucher. Tirash regagne la chambre de Selenia, planque le parchemin sous son oreiller et se couche également.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 07:05 / 07:20 - Retour à l'Auberge - Voleur - Lieu : Metraith - Rues

Daëgon informe ses deux compagnons que plusieurs personnes semblent les suivre à une certaine distance :
- "Regardez, on est suivi à distance. Ils nous suivent à distance à priori."
- "D'accord... Qu'est-ce que l'on fait ? On avance de toute façon..." répond Tirash.
- "Oui, on peut rejoindre la rue des plaisirs en prenant le chemin au travers du bois. Ne comptez pas sur moi pour courir et les semer. Je continue comme si de rien n'était..." propose Fànaviryan.

En empruntant plusieurs chemins, ils arrivent à rejoindre la rue des plaisirs. Daëgon maintient sa surveillance mais les hommes restent à distance. Fànaviryan traverse la rue en indiquant :
- "J'ai repéré un chemin juste en face et qui ramène sur le Rath Anor."
- "Oui, on peut faire ça et puis, à la limite, si on peut les semer, ça serait pas mal..." indique Daëgon.
- "Je ne suis pas sûr que l'on arrive à les semer, ils connaissent la ville comme leur poche mais on peut tenter le coup..." propose Tirash.

Les trois compagnons traversent la rue, empruntent un petit passage entre deux maisons, accélèrent le pas, se faufilent contre des palissades, se baissent pour profiter de murets. Tirash se faufilent ainsi parfaitement discrètement, Daëgon arrive à s'en sortir mais Fànaviryan est vite repérée par sa taille, son épée et son manque de discrétion. En arrivant aux abords du Rath Anor, ils constatent que les poursuivants sont toujours présents, toujours à distance. Avec les premières lueurs du soleil, il va être de plus en plus difficile de pouvoir les semer. Fort de ce constat, ils ne cherchent plus à être discrets et traversent la rue, se dirigent vers l'auberge puis, prennent, rapidement, plusieurs ruelles pour tenter de disparaitre et d'arriver sans être vu à la Boucle d'oreille en Mithril. Tirash et Daëgon ont été vifs dans leurs gestes et ont semé les poursuivants, malheureusement, Fànaviryan est resté à la traine et n'a pas pris les bons chemins, n'a pas eu la même vivacité que ses deux camarades. Le port du coffre n'a pas aidé à avoir les bons gestes. Elle pense que les poursuivants ont, sans doute, pu repérer son lieu d'arrivée.

Session N°58

Le 16/02/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 06:40 / 07:05 - Découvertes chez Reoluin - Lieu : Metraith - Maison de Reoluin

Oget descend à la cave et revient avec une barre de fer qu'il tend à Fànaviryan. Les trois compagnons vont, ensuite, quitter l'établissement d'Oget et descendre la rue des plaisirs en direction du Rath Anor. Sur le chemin, Fànaviryan va prendre la parole :
- "On va essayer de presser le pas mais il faut que je vous dise, Messieurs, que j'ai trouvé plein de choses... que je ne pouvais pas évoquer avec Maître Oget."
- "Alors, dis-nous..." répond Tirash.
- "Je suis tombé avec le livre sur deux parchemins, l'un ouvert et l'autre scellé du même sceau qui, apparemment, explique que Reoluin a été à Osgiliath et a été pour un certain Echen ou la famille Echen et je ne sais pas du tout où s'est tout ça..." indique Fànaviryan.
- "Osgiliath, ce n'est pas tout proche... Ce n'est pas très loin du Mordor dans le Gondor." répond Daëgon.
- "Donc il a une lettre de recommandation et une autre qui est scellée mais que je n'ai point ouverte. Par ailleurs, j'ai trouvé l'existence d'un deuxième coffre sachant que j'ai vidé le premier dans lequel il contenait une énorme quantité d'écus d'or et d'argent."
- "Ah !!" réagit Tirash.
- "Non !!" réagit Daëgon.
- "Et quelques pierres semi-précieuses."
- "Tu les as mises en sécurité ?" demande Tirash.
- "Oui !! Justement, j'avais écrit un petit mot à votre attention pour aller fracturer le deuxième coffre qui va nous apporter, là, certainement, beaucoup plus intéressant parce qu'il était, vraiment, piégé." averti Fànaviryan.
- "Alors, faisons vite !! Moi, de mon côté, j'ai rencontré Coeshay qui est la fille du Magone. Alors, attention, ça reste bien entre nous, elle opère dans les ombres, et elle ne souhaite pas que soit divulgué quoi que ce soit sur l'endroit où on peut la trouver. Je lui ai dit la vérité, je lui ai raconté ce que nous faisions ici sans lui donner tous les détails. Je ne lui ai pas parlé d'Astatur, par exemple. Il semble que nous ne soyons pas ennemis sinon je ne serai plus là d'ailleurs et je lui ai, surtout, demandé de prêter l'oreille à la présence de Sean, de nous aider à le retrouver et pour cela, elle sait qu'elle peut nous retrouver à la Boucle d'oreille. C'est pour ça qu'il ne faut pas que l'on traine trop surtout si on veut avoir le temps de dormir. Elle serait plutôt favorable, quant à elle à une, ça va vous sembler étranger, à un pouvoir populaire, elle souhaiterait que le peuple reprenne le pouvoir en ville mais, bon, elle a bien conscience que ce n'est pas pour demain..." explique Tirash.
- "C'est une troisième voix d'influence intéressante." réagit Fànaviryan.
- "Tout à fait..." répond Tirash.
- "Et toi, Daëgon ?" demande Fànaviryan.
- "Disons qu'il ne s'est pas passé grand-chose. J'ai crapahuté dans le noir parce que je n'ai pas trouvé le passage secret emprunté par Tirash et il a fallu que je rentre dans le noir jusqu'à chez Reoluin puis je suis sorti par une fenêtre et je t'ai rejoint chez Oget." explique Daëgon.
- "Ah oui ! Les passages secrets, je suis assez bonne en général. Si tu veux trouver l'endroit pour une nécessité future, je saurais. C'est comme ça que j'ai détecté le coffre très, très bien caché." indique Fànaviryan.
- "Oui mais, là, on ne va pas aller crapahuter dans les souterrains à cette heure-ci !!" réagit Daëgon.
- "Non, non moi non plus."
- "Et puis, si vous voulez y aller, il faut que l'on s'adresse aux dunéens. Coeshay m'a dit que c'était par eux qu'il fallait passer pour la joindre." explique Tirash.
- "Et tu as évoqué le nom de Vörterix ou pas ?" demande Fànaviryan.
- "Je n'ai pas parlé de Vörterix mais, par contre, je lui ai parlé des prisonniers qui étaient les geôles avec Astatur et ils ne sont pas du même bord et n'agissent pas au même endroit. Leurs intérêts ne convergent pas particulièrement. Quant à Vörterix, effectivement, j'ai préféré ne pas l'évoquer mais le Magone s'en sera chargé à ma place." précise Tirash.
- "Effectivement, ce qui est logique vu que tu nous disais que c'était sa fille et elle est aussi bourrue que lui ??" demande Fànaviryan.
- "Ah disons qu'elle est plutôt charmante à vrai dire, des beaux yeux, des beaux cheveux roux. Je t'avoue qu'elle ne m'a pas laissé indifférent..." indique Tirash.
- "Et tu as, déjà, une sacrée longueur d'avance, tu connais son père contrairement à moi..." lance Fànaviryan.
- "Elle m'a parlé de toi. Elle a pu dire que tu ne passais pas inaperçu..." répond Tirash.
- "Oui, il va falloir que je trouve à me dissimuler un petit peu mieux..." réfléchit Fànaviryan.
- "Il est possible que nous rencontrions les personnes que j'ai rencontré tout à l'heure, je leur ai indiqué que la maison était probablement sans surveillance. Il est possible qu'ils viennent y faire un tour, c'est pour ça qu'il faudrait que l'on se dépêche, peut-être même qu'il est trop tard, malheureusement..." indique Tirash.
- "Ah oui !!" réagit Daëgon.
- " Ça me semblait important pour donner des gages de bonne foi." précise Tirash.
- "Au pire, nous ferons rencontre. Moi, je me suis saisi de tout ce qui était de valeur ainsi que quelques vêtements à votre attention que j'ai, d'ailleurs, laissé à la Boucle d'oreille en Mithril pour pouvoir aller diner de façon bien habiller." précise Fànaviryan.
- "Ah, c'est bien !" réagit Daëgon.
- "Très bien si ce n'est que je ne sais pas si ça serait bien de paraitre avec les tenues de Reoluin à Metraith en tout cas." analyse Tirash.
- "En disant qu'il a disparu, effectivement..." ajoute Fànaviryan.

En arrivant devant la maison de Reoluin, les trois compagnons font le tour pour se retrouver sur la terrasse dans le jardin très peu éclairé. Fànaviryan dit alors :
- "Daëgon, tu as trouvé des traces de personnes partant vers le Thalion ?"
- "J'ai laissé cette fenêtre-là ouverte et de toute manière, tu as les clefs ?" répond Daëgon.
- "Ben ouais !" répond Fànaviryan qui sort le trousseau de clefs et vient ensuite ouvrir la porte de la maison de Reoluin avant de s'y introduire.
- "On te suit Fana !" murmure Tirash qui avait vérifié, juste avant, la présence d'éventuels bruits à l'intérieur mais n'avait rien entendu.
- "Je vous laisse refermer la fenêtre." précise Fànaviryan en constatant la présence d'une lanterne allumée dans le salon non loin de la fenêtre.
- "Oui, c'est moi qui aie laissé la lanterne ici avant de passer par la fenêtre..." précise Daëgon.

Tirash se dirige aussitôt dans le cellier, observe rapidement les lieux et fait glisser une table pour qu'elle vienne se positionner sur la trappe bloquant ainsi son entrée.

Puis les trois compagnons montent les escaliers. En arrivant au premier étage, Fànaviryan dit à ses compagnons :
- "Voici les ateliers de ses hommes et vous allez voir, le deuxième étage est très intéressant. J'ai juste omis d'observer deux pièces dans les ateliers, on pourra y revenir en repartant."
Puis en arrivant au deuxième étage, Fànaviryan explique :
- "Ici, il avait son atelier d'orfèvre où j'y ai trouvé les pierres semi-précieuses, ici, c'est le vestiaire dans lequel il faudra que l'on enlève des affaires pour faire croire vraiment qu'il est parti. Là, vous avez un salon d'accueil que je n'ai pas, du tout, fouillé, sa chambre, ici, sur la gauche et là, son bureau avec le coffre. Alors, là, il va falloir m'aider à bouger le bureau."

En entrant dans le bureau, il voit une bibliothèque sur l'un des murs et à l'opposé un grand tableau de Reoluin. Un magnifique tapis est posé au sol, une table repose dessus. Deux livres et un parchemin sont posés sur la table. Fànaviryan s'adresse à Tirash et lui dit :
- "Là, on va retirer le tapis pour dévoiler le coffre que je n'ai pas réussi à ouvrir. Ayant échoué, j'ai trouvé l'autre coffre derrière le portrait où j'ai trouvé au moins deux cents écus d'or."

Tirash remarque, aussitôt, lorsque le tapis est retiré que plusieurs lattes sont disposées d'une certaine manière et peuvent être retirées plus facilement que les autres. Tirash va vite comprendre le mécanisme qu'il faut actionner pour faire pivoter les planches vers le haut révélant en-dessous un coffre incrusté dans le sol. Aucune serrure n'est présente pour y insérer une clef. Par contre, une ouverture ovale permet d'y insérer deux doigts. Lorsque Tirash y approche ses doigts, Fànaviryan lui dit :
- "Attention, Tirash, c'est là où l'aiguillon m'a touchée. Tu dois pouvoir voir, il doit être encore sorti bien que j’ai essayé de l'extraire."

Pendant ce temps, Daëgon fouille la bibliothèque à la recherche de caches secrètes ou objets qui pourraient s'actionner. Une inspection rapide ne lui permet pas de repérer la moindre trappe secrète. Il faudrait, sans doute, détruire complètement la structure pour avoir la confirmation de l'absence de caches.

Les trois compagnons observent le coffre, constatent qu'il est scellé au sol. Ils réfléchissent à le retirer et Tirash indique :
- "Il faudrait que l'on se dépêche pour prendre une décision. Mais il semble nécessaire de desceller le coffre parce qu'il nous faudra, peut-être, les doigts de Reoluin pour ouvrir le coffre."
- "C'est judicieux..."

Fànaviryan vient mettre la lampe au-dessus du coffre pendant que Tirash observe le mécanisme et il estime qu'il faut mettre deux doigts dans l'ouverture et, sans doute, actionner le mécanisme d'une certaine façon pour enclencher l'ouverture du coffre. Il remarque une aiguille qui a été légèrement abimée. Tirash demande alors :
- "Je tente le coup mes compagnons ?"
- "Hum..." réagit Fànaviryan.
- "Non ?"
- "On peut tenter de desceller et tenter le coup à la Boucle d'oreille en Mithril parce que l'on aura, à ce moment-là, Raghnild sous la main." propose Fànaviryan.
- "Et puis on aura tout notre temps pour essayer." ajoute Daëgon.
- "Si on arrive à le desceller, ça sera le plus simple. Tu avais parlé d'un autre coffre ?" demande Tirash.
- "C'est celui derrière le tableau mais je l'ai vidé. La clef est dans le tiroir si tu veux y jeter un œil." répond Fànaviryan.
- "Non, non, mais c'est bon."

Fànaviryan observe le plancher autour du coffre et indique :
- "Daëgon, tu peux m'aider à enlever les lattes. Ça devrait nous prendre cinq à dix minutes de le faire pour défaire ça à la dague."

Tirash va descendre au premier étage pour écouter mais n'entend aucun bruit suspect dans la maison puis se rend à proximité du balcon. Il regarde attentivement le Rath Anor et aperçoit des ombres furtives qui se déplacent entre les bâtiments d'en face. Tirash remonte, se rend au bureau et dit :
- "Les compagnons, ça bouge là, qu'est-ce que l'on fait ?? Je me demande si ce n'est pas la bande de Coeshay qui vient piller la maison. J'espère que c'est eux. Peut-être que si on faisait juste du bruit, peut-être qu'ils s'en iraient... Bon, il faut que l'on se dépêche les compagnons !!"
- "Tu peux mettre le tableau devant la fenêtre ?" propose Fànaviryan.
- "Mais je pense que ce n'est pas gênant que l'on voit qu'il y a de la lumière, en fait. Peut-être qu'ils ne vont pas venir s'il y a de la lumière justement." estime Tirash.

Daëgon et Fànaviryan tiennent le timing des cinq minutes pour enlever les lattes mais Fànaviryan a dû en casser certaines pour y arriver. La base du coffre est mise à nue. Fànaviryan prend la barre de fer et va commencer à frapper la pierre pour desceller le coffre. Les premiers coups sur la pierre ne sont pas simples. Elle pose son pied sur le coffre pour avoir une meilleure position mais la barre glisse et vient percuter son pied. Elle ressent alors une vive douleur au pied mais, avec les effets de la drogue d'Oget, elle reprend aussitôt les coups sur la pierre. Six minutes vont s'écouler avant que Fànaviryan ne réussisse à venir à bout de la base du coffre.

Pendant ce temps Tirash et Daëgon vont aller observer au premier étage les mouvements dans la rue. Daëgon observe parfois des mouvements furtifs mais n'arrive pas à les distinguer plus précisément. Tirash estime que plusieurs personnes doivent être non loin de la maison de Reoluin.

Fànaviryan appelle ses deux compagnons :
- "J'ai fini !"

Tirash et Daëgon regagne le deuxième étage et constatent que le coffre a été descellé. Fànaviryan propose :
- "On remet tout en place histoire que personne ne voit que l'on a bourriné le sol, histoire que ça fasse une disparition normale."
- "Non mais tu as tout cassé ??" questionne Daëgon.
- "Oh ! J'ai pété une latte... On va remettre le tapis dessus et le bureau. Je vais aller chercher le balai que j'ai vu dans l'atelier d'orfèvrerie." indique Fànaviryan.
- "Tu sais, je crois qu'il faudrait qu'on y aille, Fana. Là, il y a du monde dans la rue. Si on ne part pas maintenant, je ne suis pas sûr que l'on puisse partir..." propose Tirash.
- "On peut partir par les égouts." propose Fànaviryan.
- "Je pense que ce n'est pas une bonne idée... Non, je crois qu'il faut que l'on se barre tout de suite par derrière, très vite." réagit Tirash.
- "Les gars, il faut trouver un sac pour transporter le coffre !" annonce Fànaviryan.
- "On peut le mettre dans une tenture et on va sortir par derrière. A priori, il n'y a personne derrière et, de toute façon, je les connais." indique Tirash.
- "Si ce n'est pas la compagnie des Frères de la Mort... Et vous n'avez pas réussi à déterminer ?" demande Fànaviryan.
- "Non, écoute, je leur ai conseillé de venir faire un tour ici et ils avaient l'air d'être intéressés donc il y a de fortes chances que ce soit eux, ce n'est pas du cent pour cent." explique Tirash.
- "Ouais... Bon, on laisse en l'état. Vous êtes à deux à penser qu'on laisse en l'état. On aurait pu prendre cinq minutes pour faire plus propre." indique Fànaviryan.
- "Mais, là, je pense qu'il y en a pour plus de cinq minutes pour rendre l'endroit propre, à priori, le temps d'aller chercher le balai, de revenir, de balayer, de remettre... C'est, peut-être, le temps qu'il leur faudra pour passer devant la maison à l'arrière de la maison... Je pense vraiment qu'il faut y aller. De toute façon, l'objectif est que Reoluin comparaisse devant la justice." analyse Tirash.
- "Donc, ça ne changera pas grand-chose..." ajoute Daëgon.
- "Je ne pense pas non plus..." conclut Tirash qui quitte le bureau. Il se rend dans la chambre, prend une tenture, revient dans le bureau et tend le morceau de tissu à Fànaviryan et dit :
- "Tiens, Fana, ça devrait être plus facile à transporter. Ça te va Fana ?"
- "D'accord. Ce n'est pas le meilleur plan mais c'est le plus rapide comme tu le dis."

Les trois compagnons quittent le deuxième étage. Au rez-de-chaussée, Tirash observe par la fenêtre, il n'entend que le son de la pluie puis vient ouvrir la porte. Il regarde attentivement le jardin essayant de détecter le moindre mouvement mais ne voit rien et dit à ses compagnons :
- "Il n'y a personne, on peut y aller !!"

Les deux autres rejoignent Tirash dehors qui demande en murmurant :
- "Peut-être que là, nous pourrions passer par les jardins, là, non ?"
- "Ouais, il vaut mieux..." confirme Daëgon.
- "S'ils sont tous planqués, même si c'est un peu long, ou l'idéal, ça serait que l'on prenne vers la colline en direction de chez Oget puis que l'on reprenne la rue en direction de la boucle d'oreille en Mithril." propose Tirash.
- "Oui mais on risque de se faire voir. On peut aller vers chez Oget et on tourne ensuite." propose Daëgon.
- "Oui, on peut tenter ça..." indique Tirash.

Les trois compagnons vont, sous la pluie, commencer à traverser les jardins, contourner des palissades, des murets pour monter la colline et rejoindre la direction de la maison d'Oget. Sur le chemin, Daëgon constate que plusieurs ombres semblent les suivre. Puis, après quelques minutes, il finit par comprendre qu'il s'agit d'hommes habillés dans des tenues sombres qui les suivent. Avec discrétion, il va les observer et comprendre qu'il s'agit des hommes qui ont capturé Tirash dans les égouts.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 06:30 / 06:40 - Point chez Oget - Djiska - Oget Ysri - Lieu : Metraith - Maison des Plaisirs

Pendant ce temps, Daëgon a regagné avec difficulté le chemin des égouts puis de retracer le chemin inverse pour regagner la maison de Reoluin. Il finit par arriver, après de nombreuses minutes dans le noir, à retrouver l'échelle d'accès au cellier de la maison de Reoluin mais il constate que la trappe a été fermée. Daëgon monte l'échelle et pousse la trappe qui s'ouvre. Il entend, par moment, le bruit de la pluie qui frappe les volets mais aucun autre bruit ne semble venir de la maison.

En entrant dans la pièce principale, il n'entend toujours aucun bruit signalant une présence dans la demeure. Il s'arrête quelques instants, écoute. Il va récupérer dans le salon la dernière lanterne allumée puis reprend son chemin vers la porte arrière qui est fermée à clef. Il pose la lanterne sur la table, ouvre la fenêtre, le volet puis passe au travers pour sortir de la maison.

Daëgon se dirige dans le jardin, furtivement, en se déplaçant doucement dans l'obscurité et rejoint les buissons où doivent se cacher Djiska et Reoluin mais en arrivant à l'endroit, personne n'est présent. Daëgon se dirige vers le Rath Anor puis se dirige à la maison d'Oget. En frappant à la porte, Djiska vient lui ouvrir la porte et trouve dans le salon Oget et Fànaviryan. En entrant, il annonce :
- "Bonsoir !"
- "Bonsoir !" répondent Oget et Fànaviryan, chacun un verre à la main.
- "J'ai perdu Tirash. Il est parti avec un groupe dans le souterrain. Moi, j'étais en embuscade et, à priori, ils ont activé un passage secret et je n'ai pas pu les suivre."
- "Ah ! Voilà qui est..." commence à dire Fànaviryan.
- "Gênant..." répond Daëgon.
- "Pour le peu..."
- "Après, ils n'avaient pas l'air si hostiles... Si Tirash est assez diplomate, ça devrait aller mais je ne sais pas trop ce qui va se passer... Ça dépend sur qui il tombe en fait..."
- "C'était des gardes ?" demande Fànaviryan.
- "Ah non, à priori, non... Plus des clandestins, quelque chose comme ça."
- "Mais, je vous en prie, Daëgon, venez-vous assoir !" propose Oget.
- "Merci !"
- "Nous avons toute la nuit devant nous !"
- "Hé bien, je crois qu'il va falloir attendre un petit peu, pour savoir ce que devient Tirash en espérant qu'il s'en sorte bien..." répond Daëgon.
- "C'est ennuyeux parce qu'on a grandement besoin. Je n'ai pas encore évoqué à Maître Oget mes avancées mais il me semble être tombé sur un élément qui pourrait nous servir à mieux cerner la sphère d'influence de Reoluin." indique Fànaviryan.
- "C'est-à-dire ?" demande Daëgon.
- "En tant que marchand, il tenait une comptabilité très propre de son statut légal mais je pense qu'il tenait le rôle d'usurier ou alors il missionnait sa petite garde privée pour certaines actions. En tout cas, j'ai en ma possession un livre qui mentionne le nom de chaque personne avec qui il aurait fait affaire avec leur signature et quelques chiffres." annonce Fànaviryan.
- "Vous l'avez avec vous ma très chère Fana ?" demande Oget.
- "Oui, tout à fait ! Je me disais que Djiska pourrait nous parler de chacun de ces personnes mais je n'avais pas pris le temps de vérifier que les principaux notables que nous avons pu croiser apparaissaient dans ce petit conte."
- "Je connais certains notables. Si vous le souhaitez, je peux consulter ce livre." propose Oget.
- "Nous pourrions faire une petite lecture rapide principalement et déjà de savoir si Muirgen, le maire, et Harge y apparaissent."

Oget prend le livre et commence à parcourir les pages. Il rend alors le livre à Fànaviryan et indique :
- "Moui, écoutez, je pense que l'on trouve, en effet, quelques notables mais ça semble être des reconnaissances de dettes ce qu'il y a de plus commun pour un commerçant."
- "D'accord mais il en a, quand même, une bonne quantité." répond Fànaviryan.
- "En même temps, Reoluin est réputé. Ah ! Attendez, je peux le consulter ?" demande Oget.
- "Oui" répond Fànaviryan en tendant le livre à Oget qui prend le livre, tourne les pages, réfléchit quelques instants puis s'arrête sur une page et dit :
- "Hé oui !!" indique Oget en montrant une page à Fànaviryan et ajoute : "Je lui ai fait une commande, il n'y a pas si longtemps et je ne l'avais pas encore payé."
- "C'est pour sa robe ?" demande Fànaviryan.
- "Non, c'était autre chose." répond Oget.
- "Oui, comme vous dites, la valeur que j'attribue à ce livre s'amoindrie mais s'il s'avère que certaines personnes étaient fortement endettées auprès de lui, cela pouvait lui donner un pouvoir d'influence."
- "Bien sûr, tout à fait mais, c'est le propre des commerçants de pouvoir agir ainsi. Mais où vous avez trouvé ce livre ?"
- "Disons qu'il l'avait un peu mal remisé." répond Fànaviryan.
- "D'accord. Vous êtes allée fouiller dans la maison de Reoluin ??"
- "Bah, Djiska vous l'a ramené..."
- "Oui, tout à fait... Il est au frais..."
- "Et pour les compléments d'enquête, il était important que nous puissions voir avec qui il intercédait parce que nous avons loupé nos cibles secondaires comme il a pu vous le dire et j'espérais qu'à travers ce livre nous puissions en repérer une tierçaire qui serait influente au Thalion."
- "Oh... Il faudrait étudier ça de plus près, voir exactement ce qu'il en retourne." indique Oget.
- "Et c'est vrai que là, dans l'immédiat, l'absence de Tirash m'ennuie parce que je le sais sous la même contrainte de moi, d'un nécessaire bon et long repos."
- "Vous avez, encore, je pense, une heure de vigueur devant vous."

Dix minutes après l'arrivée de Daëgon, Tirash vient frapper à la porte et Djiska vient ouvrir. Tirash entre et voit ses deux compagnons avec Oget qui lui dit :
- "Mon cher Tirash, venez nous rejoindre !"
- "Tirash !! De retour !!" réagit Fànaviryan.
- "Hé bien, quelle nuit !!" répond Tirash.
- "Oh oui !! Ça a été ?" demande Daëgon.
- "Ben écoute, comme tu le vois, je suis entier et puis, j'ai fait une rencontre, ma foi, plaisante. Cette femme qui m'a adressé la parole, je ne sais pas si tu as pu la voir ?" répond Tirash.
- "Oui, je l'ai vue, oui."
- "Elle a été très aimable."
- "D'accord."
- "Je me suis, cependant, engagé à ne pas donner de détails et je respecterai ma parole si ce n'est, les choses importantes dont je dois vous partager." indique Tirash.
- "Je suis content que ça se soit passer comme ça parce que j'ai un peu flippé à ne plus te retrouver." annonce Daëgon.
- "Je t'avoue que j'ai un peu flippé aussi."
- "Votre amie, Fànaviryan, était en train de nous montrer et nous consultions depuis déjà quelques minutes le livre qu'elle a trouvé dans le bureau de Reoluin. A priori, il s'agit du livre des créances que les clients de Reoluin lui devaient." annonce Oget.
- "Ah oui ! C'est intéressant ça..." réagit Tirash.
- "J'ai vérifié, je suis bien dedans également." annonce Oget.
- "Ah !" réagit Tirash.
- "Je lui ai fait une commande, il y a un mois de cela et je ne l'avais pas encore réglée et je pense que je ne lui règlerai pas les robes légères que je lui avais commandé."
- "Vous pouvez barrer la ligne !!" lui conseille Daëgon. - "Et d'ailleurs, mon cher Tirash, Reoluin est bien attaché au sous-sol..." indique Oget.
- "Ah ! Voilà une bonne nouvelle, tout s'est bien passé ?" demande Tirash en regardant Fànaviryan et Daëgon puis Tirash remarque l'attelle au doigt de l'Elfe et Tirash lui dit "Qu'est-ce qui t'es arrivé Fana ?"
- "J'ai eu un fort coup de stress. J'ai mis, peut-être, le doigt sur quelque chose dont je vais avoir besoin de tes connaissances Tirash mais qui m'a sérieusement pincé, c'est-à-dire que, pour être clair, j'ai mis le doigt sur une aiguille empoisonnée." répond Fànaviryan.
- "Ah !!" réagit Daëgon.
- "Et il s'en est fallu d'assez peu que je sois un peu plus infectée mais j'ai pu croiser en passant à la Boucle d'oreille en Mithril, Raghnild qui m'a rassurée sur la bonne voie de ma guérison pour quelques jours. Il m'a fallu agir dans les plus brèves mesures et je me suis juste piquée d'orgueil encore une fois mais j'ai fait, comme disait Maître Oget, main basse sur ce document qui, j'espérais, nous donnerait un éventuel lien avec une tierce personne susceptible d'accéder au Thalion sur lequel Reoluin pourrait avoir plus d'intérêt à user d'une influence par rapport à une dette. Donc, ça mériterait d'être compulsé et de voir qui est le plus endetté et qui correspondrait au profil mais, cela, nous pourrions, peut-être, le voir demain." indique Fànaviryan.
- "Oui, en effet, ce n'est pas le moment le plus approprié pour éplucher le livre. On est un peu crevé..." confirme Daëgon.
- "Par contre, j'aurais bien profité de la nuit pour retourner là-bas parce qu'il y a une petite cache que je n'ai pas réussi à ouvrir." propose Fànaviryan.
- "Pour information, la maison était fermée lorsque je suis sorti de la trappe." indique Daëgon.
- "Excusez-moi mais je ne savais pas si vous alliez revenir par là ou non et je préférais faire maison close comme ça si Reoluin venait à disparaitre de la circulation, car il a fort à se reprocher et craint, peut-être, de se présenter devant un tribunal." ajoute Fànaviryan en finissant par regarder Oget.
- "Hum, hum, c'est, en effet, une possibilité." répond Oget.
- "Et, par ailleurs, nous n'avons pas nos cibles secondaires qui sont Sean et Ynn et c'est pour ça que j'espère qu'il est encore loquace afin qu'il nous dévoile une autre personne qui permettrait de les incriminer ou eux qui puissent incriminer encore quelqu'un parce que j'ai l'impression que c'est un tiroir sans fin de connexions." analyse Fànaviryan.
- "Oui, c'est sûr..." confirme Daëgon.
- "Est-ce que nous n'y verrions pas plus clair demain matin ?" propose Tirash.
- "Je pense aussi." répond Daëgon.
- "Tant qu'à faire... Maître Oget m'indiquait qu'il nous restait une petite heure. Nous pourrions la prendre afin que nous puissions voir l'indice supplémentaire." propose Fànaviryan.
- "On va être dans quel état demain ??" annonce Daëgon.
- "Tu penses à la cache ?" demande Tirash.
- "Ouais !"
- "Alors, peut-être que si on y allait rapidement" propose Tirash.
- "Très" ajoute Fànaviryan.
- "Très rapidement"
- "Oui, oui, très rapidement, on est à dix minutes."
- "Qu'en penses-tu Daëgon ? C'est vrai que si on pouvait mettre la main sur des preuves irréfutables, ça ne serait pas du temps perdu... " demande Tirash.
- "D'accord mais il vaut mieux que l'on ne traine pas..." suggère Daëgon.
- "Alors, disons cela. De toute façon, il y a d'autres raisons qui nous font dire qu'il ne faut vraiment pas que l'on traine." ajoute Tirash.
- "Moi, je vais demander à Djiska de rester ici pour éviter que quoique ce soit puisse rentrer ici autre que vous et livrer Reoluin même si, à priori, d'après ce que me disait Djiska, il a été relativement discret et, à priori, personne ne devrait savoir que Reoluin est ici." indique Oget avec un petit sourire malicieux.
- "Très bien ! N'abusez pas des bonnes choses, Oget..." réagit Tirash.
- "Je reste ici mon cher Tirash..." indique Oget en levant les mains en l'air.
- "Oui, j'ai bien compris mais quelques heures de sommeil ne vous feraient pas de mal à vous non plus... Et puis Reoluin sera toujours là demain." conseille Tirash.
- "Ouais mais je vais vous attendre. Je pense que je ne vais pas réussir à trouver le sommeil tant que vous serez dehors." indique Oget.
- "Je crois que nous allons, peut-être, retourner à la Boucle d'oreille en Mithril, il me semble que cela serait une bonne chose pour terminer la nuit. Qu'en pensez-vous les amis ?" demande Tirash.
- "Afin de minimiser les soupçons et sachant qu'il y a trois gardes de Roldan pour protéger Selenia, j'y suis passée tout à l'heure." indique Fànaviryan.
- "Si nous devons recevoir des messages, c'est là-bas qu'ils arriveront." précise Tirash.
- "Cela attestera de notre bonne foi quant à la disparition de ce bon monsieur. Par contre, je laisserais en votre bonne garde ce livre pour éviter d'être mis en connexion avec Reoluin." demande Fànaviryan.
- "Bien sûr, pas de soucis. Dans ces cas-là, je le garde au frais et puis j'attends votre retour pour qu'on s'y consacre." répond Oget.
- "Si nous pouvions nous consacrer demain. En début d'après-midi, nous devons manger avec une famille fortunée qui et, sans doute, le Magistrat Harge nous retrouvera à cette table. C'est pour ça que nous avons besoin vraiment d'un élément incriminant qu'un faisceau de présomptions. Nous viendrons pour pouvoir quérir certainement pour l'information auprès de vous sur les coups de quatorze, quinze heures, je pense... Hein les amis ?" indique Fànaviryan.
- "Après, vous savez Vörterix a clairement énoncé que Reoluin était le commanditaire de l'assassinat d'Aghna." indique Oget.
- "Et Roldan pourra le confirmer donc pour notre mission principale, nous sommes au clair en espérant pas vous faire trop tarder sur votre prise de plaisir et de vengeance." ajoute Fànaviryan.
- "Non mais je comptais justement aujourd'hui réouvrir mon établissement mais je patienterais, au moins, une journée supplémentaire. En tout cas, mon établissement restera fermé demain toute la journée. Prenez votre temps. Je vais demander à Djiska d'aller chercher ses cousins pour avoir du monde à surveiller l'établissement pendant que nous allons dormir." indique Oget.
- "Oui parce que nous allons avoir besoin de nous reposer." confie Fànaviryan.
- "Djiska ! Tu peux aller chercher tes cousins parce que toi aussi, tu vas avoir besoin de dormir. Si tu peux aller les prévenir pour qu'ils puissent venir ici d'ici une ou deux heures pour surveiller la maison, ça serait bien." demande Oget en s'adressant à Djiska.
- "Ouais, j'y vais tout de suite !!" répond Djiska avec un petit sourire puis sort de la maison.
- "Maître Oget, à ce propos, vous aviez déjà reverser la patente pour réouvrir votre commerce comme vous le disiez ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, tout à fait. J'étais passé, dans l'après-midi, voir les Frères de la Mort." répond Oget.
- "Et vous avez pu rencontrer le capitaine directement ?"
- "Le capitaine Harran, en effet. Je m'adresse directement à lui."
- "Parce que nous ne le connaissons point du tout."
- "Lui aussi, aime l'argent. Si le Lieutenant Ynn a pu prospérer autant ce qu'il était couvert par le capitaine. Mais de ce que j'ai pu évoquer, il ne semblait pas forcément être au clair avec les agissements de Ynn même si je n'ai pas été très explicite sur mes propos. Mais bon, là-dessus, je reste septique et ça demanderait un peu plus d'investigations pour savoir quelle est l'implication réelle du capitaine Harran vis-à-vis du lieutenant."
- "C'est pour ça que je vous posais la question, sachant qu'il avait fait irruption chez vous, pour couvrir un assassinat de plus d'une de vos protégées. Je comprends que vous ayez une méfiance à juste titre. Nous allons essayer de creuser un peu plus en amont et nous allons vous souhaiter une bonne nuit de repos également." annonce Fànaviryan.
- "Je vais attendre le retour de Djiska avant et un bon repos me fera du bien moi aussi ! En tout cas, soyez prudents en allant chez Reoluin."
- "Vous auriez un pied-de-biche ou une barre de fer à nous prêter ?" demande Tirash.
- "J'ai laissé une fenêtre ouverte normalement." indique Daëgon.
- "Non mais je pensais plus à la cache qui a donné du fil à retordre à Fana. Fana, tu penses qu'il nous faut un outil ?" demande Tirash.
- "Si tu échoues, justement, à l'ouvrir proprement, il nous faudrait, effectivement, une grosse masse et un bon pied-de-biche, oui !" confirme Fànaviryan.
- "Je ne dois pas avoir de masse mais des barres de fer, oui, j'ai ça pas très loin." répond Oget.
- "Maître Oget, bonne nuit !" indique Tirash en se levant.
- "D'ici une heure, je vous conseille de regagner votre logis et, après, vous allez passer une très bonne nuit..." ajoute Oget.
- "Oh oui !" réagit Daëgon.
- "Et surtout un bon réveil !" réagit Fànaviryan.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 06:20 / 06:40 - Rencontre dans les Egouts - Coeshay - Voleur - Lieu : Metraith - Égouts

Voyant les deux hommes se rapprocher, Daëgon s'éloigne de quelques pas, se mettant plus en retrait, légèrement à la sortie de la salle. Puis la femme dit à Tirash :
- "Rapproche-toi !"
- Tirash se rapproche, toujours l'épée à la main.
- "Bon, écoute, tu vas déposer gentiment ton épée au sol."
- Tirash dépose son épée au sol.

L'un des deux hommes se rapproche de Tirash, l'air méfiant, se baisse tout en regardant Tirash puis prend l'épée et recule.

L'autre homme vient à la hauteur de Tirash et lui dit :
- "Tu as d'autres armes sur toi ?"
- "Non !"
- Il scrute attentivement l'homme du sud, range sa dague et palpe Tirash. Il remarque le fourreau de la dague situé au niveau de la poitrine de Tirash mais ne semble pas avoir remarqué la dague puis il recule de quelques pas, lève la main et indique en direction de la femme : "C'est bon, il n'est pas armé."

Puis la femme s'adresse, de nouveau, à Tirash :
- "Ecoute, je te propose que l'on aille à un autre endroit pour discuter."
- " Ça me va..."

La femme va alors s'éloigner pendant que les quatre hommes viennent se placer autour de Tirash. Elle va disparaitre dans les ombres puis va siffler. Les quatre hommes vont alors guider Tirash vers le fond de la salle puis vont tourner sur la gauche empruntant un chemin qui s'est ouvert dans la roche.

Pendant ce temps, Tirash s'adresse aux hommes :
- "Bon, les gars, vous n'êtes pas obligés de me suivre d'aussi prêt. Je ne suis pas armé, pas dangereux, vous pouvez me lâcher un peu, non ?"

Daëgon, discrètement, commence à suivre à une certaine distance Tirash et les hommes mais va finir par constater que la lumière diminue puis va complètement disparaitre lorsque l'ouverture va se refermer. Il va se diriger vers le lieu où ils ont disparu et va commencer à chercher, dans le noir, un mécanisme permettant d'ouvrir le passage secret mais la tâche est difficile du fait de l'absence de lumière et Daëgon n'avait pas pu observer la femme lorsqu'elle était venue, sans doute, ouvrir le passage. Il cherche quelques minutes puis n'arrivant pas enclencher le mécanisme, il décide de rebrousser chemin.

Au même moment, Tirash s'éloigne du passage secret, les quatre hommes et la femme les conduisent dans des couloirs, tournant à plusieurs et marchant ainsi pendant une dizaine de minutes. Tirash a même l'impression de passer à plusieurs reprises par des mêmes embranchements. Ils finissent par monter de vieux escaliers et se retrouvent dans une pièce rectangulaire qui semble très ancienne avec plusieurs sculptures abimées dans les coins. Plusieurs sièges en pierre ont été sculptés au sol mais sont partiellement en ruine. Plusieurs symboles sont gravés sur les murs, des motifs très anciens que Tirash n'arrive pas à situer. La femme vient s'assoir sur le siège situé au fond de la salle, sans doute, un grand siège par le passé, bien détérioré depuis. L'un des hommes vient lui donner l'épée de Tirash qu'elle pose sur ses genoux. Deux hommes viennent se poster devant l'entrée de la pièce.

Tirash va remarquer que les hommes et la femme échangent des propos dans une langue que Tirash ne connait pas mais dont les sonorités lui évoquent quelque chose. En observant les traits des visages, Tirash pense qu'il doit s'agir de dunéens.

La femme s'adresse à Tirash et lui dit :
- "Je vous en prie installer vous !" indique-t-elle en montrant un autre siège en pierre se trouvant sur le côté puis ajoute : "Devline, c'est bien ça ?"
- "Non, ce n'est pas ça du tout..."
- "Ah ??"
- "Je m'appelle Tirash. Et à qui ai-je l'honneur ?"
- "Coeshay..."
- "Enchanté. Comment allez-vous ?"

La femme ne répond pas voyant l'un de ses hommes se rapprocher d'elle. Il lui murmure à l'oreille pendant quelques instants tout en regardant par moments Tirash. Coeshay a, alors, un léger sourire. Tirash reprend alors la parole :
- "Comme vous le voyez, vous êtes cinq, je suis tout seul. Je n'ai pas d'arme alors je préfère jouer la carte de la franchise."
- "Très bien, très, très bien... J'ai cru comprendre que vous êtes allé aujourd'hui vous promener en ville..."
- "J'ai beaucoup marché aujourd'hui. Je vous avoue que je serai content quand j'aurais retrouvé mon lit."
- "Vous êtes allé à la cité dunéenne, Monsieur Tirash."
- "Tout à fait..."
- "Mes hommes ont agi suite à vos recommandations."
- "Ah ! C'est vous, le chariot ?"
- Coeshay a un léger sourire.
- "Ah, merci ! C'était une bonne chose."
- "Mais, de toute manière, à présent, ils ne sont plus aux mains des Frères de la Mort."
- "Si mes informations sont à jour, ils doivent être gardés par le Magistrat."
- "C'est ça..."
- "Bon, au moins, leurs jours ne sont plus en danger bien qu'ils aient essayé, eux-mêmes, d'attenter à mes jours. Je vous avoue que l'on se serait bien passé de ce combat."
- "Après, ce ne sont pas forcément nos amis."
- "Et qui sont vos amis ? Peut-être que nous avons des amis en commun... ou des intérêts..."
- "Nous avons peu d'amis en ville malheureusement."
- "Vous opérez dans l'ombre..."
- "C'est cela même..."
- "Et comment se portent vos affaires en ce moment et depuis que les Frères de la Mort sont là ?"
- "Oh, vous savez, j'étais encore très jeune et j'ai toujours plus ou moins connu les Frères de la Mort en ville. Et donc vous êtes arrivés en ville depuis peu si j'ai bien compris..."
- "C'est le moins que l'on puisse dire. J'ai eu à peine le temps de profiter des plaisirs du sommeil dans votre bien belle ville, qu'une seule fois et ça a été court."
- "Et que faisiez-vous dans les égouts ?"
- "Hé bien, écoutez, comme je vous ai dit que j'allais jouer carte sur table, ce que je vais continuer à faire. J'étais à la recherche du sergent Sean, des Frères de la Mort avec l'espoir de régler un différend qui nous sépare. En quelques heures, nous avons pris connaissance de la ville disons de manière assez complète et tous ses enjeux doivent encore m'échapper. Il est apparu que le sergent Sean intrigue pour, sans doute, plus de pouvoir, plus d'argent au détriment des habitants de la ville et j'ai été engagé pour essayer de solutionner un peu tout ça. Mon statut de nouvel arrivant m'a permis ainsi que mes amis d'obtenir des informations et de passer un peu plus inaperçu pour essayer d'y voir un peu plus clair."
- "Le sergent Sean ne fait pas vraiment parti de nos amis."
- "Hé bien, écoutez, je suis ravi de l'entendre."
- "Mais, il n'est pas venu jusqu'à l'endroit où nous avons trouvé."
- "Et Reoluin, fait-il parti de vos amis ?"
- Coeshay ouvre de grands yeux et répond : "Pas vraiment..."
- "Car, c'est par chez lui que je suis arrivé chez vous."
- "D'accord... On aimerait bien aller faire un tour chez lui. Je pense que son coffre doit être bien garni..."
- "Alors, allez-y maintenant, il n'y a plus personne."
- "Il n'y a plus personne ??"
- "Peut-être quelques-uns de mes amis mais si vous leur dites que c'est moi qui vous envoie, je pense qu'ils vous accueilleront avec bienveillance."
- "Merci pour l'information ! Est-ce qu'en échange, il y a une information dont vous auriez besoin au-delà de savoir où est le sergent Sean ?"
- "Ecoutez, pour commencer, j'aimerais savoir si vous ne servez que vos intérêts ou si vous êtes impliqués dans quelque chose de plus vaste à l'échelle de la ville ? Je ne vous demande pas de me révéler les détails."
- "De plus vaste ? Excusez-moi, je ne comprends pas votre question."
- "Alors, si réellement, vous ne la comprenez pas, c'est que, d'une certaine manière, vous y avez répondu. Je crois que nous nous sommes retrouvés impliquer dans un complot par rapport au pouvoir dans la ville, par rapport à la succession d'Hallas. Nous nous en serions bien passé à vrai dire mais les choses étant ce qu'elles sont, nous en sommes là. Et toutes les alliances sont bonnes à prendre."
- "Disons que je sers mes intérêts, les intérêts de mes amis mais, voilà, si je peux aider mon père, quand il en a besoin, je le fais également."
- "Votre père ?"
- "Le Magone, je crois que vous l'avez déjà rencontré."
- "Effectivement, oui. J'ai, jadis, fait partie des personnages de l'ombre à Umbar et je comprends, je crois un petit peu, ce que vous vivez."
- "Hum... Vous venez de loin alors..."
- "Oui, je viens de très loin."
- "Vous souhaitez aller où ?"
- "A la base, je ne souhaitais que retrouver Sean puis l'amener devant le Magistrat, histoire qu'il fasse son travail de Magistrat. Moi, je suis juste un mercenaire, j'accompli ma mission. Vos agissements ne m'intéressent pas vraiment même si je suis content d'avoir fait votre connaissance. Quoi qu'il en soit, sachez que tout ce qui va se dire là, restera entre nous. Je partagerais, éventuellement, avec mes compagnons, j'ai toute confiance en eux."
- "En effet, nous souhaitons que nos agissements restent relativement secrets que ça soit auprès des Frères de la Mort ou de la Milice, nous aimerions éviter qu'ils puissent connaitre les lieux qui sont ici. Il y a, juste, une dernière chose, pour remonter en ville, je serai tenue de vous bander les yeux."
- "Je comprends... Mais dites-moi, est-ce que d'une certaine manière, je pourrais vous rendre service ?"
- Coeshay réfléchit quelques instants puis répond : "Là, dans l'immédiat, je n'ai pas de besoins qui mériteraient vos services mais j'en prends note."
- "Et est-ce que vous pourriez me rendre un service ?"
- "Dites toujours..."
- "Hé bien, m'aider à localiser Sean. Je pense que vous avez un réseau largement supérieur au mien et cet homme mérite que l'on fasse un peu la lumière sur ses agissements et puis, je pense que si vous participez, je saurais glisser un mot sans vous évoquer directement de manière à ce que l'on sache que vous avez participé à rétablir la vérité en ville."
- "On va mener nos investigations."
- "Merci ! Vous pourrez me trouver, mais vous le savez, peut-être, déjà, à la Boucle d'oreille en Mithril."
- "Votre compagnie commence à être connue en ville."
- "Oui, en deux jours, je vous avoue que je n'en attendais pas à autant en arrivant."
- "Il faut dire que c'est rare de voir aussi fréquemment une Elfe se promener en ville."
- "Oui, effectivement, elle attire l'attention..."
- "Cela est arrivé à nos oreilles..."
- "Dites-moi juste, vous m'avez accueilli avec bienveillance. Je ne voudrais pas contrecarrer vos intérêts. Y-a-t-il des choses particulières dans lesquelles il ne faut pas que je mette les pieds ou quoi que ce soit ?"
- "Déjà, d'éviter d'évoquer les lieux par lesquels vous êtes passés ici."
- " Ça, c'est entendu. Et pour le reste, nous savons nous débrouiller par nous-mêmes."
- "Très bien et si je souhaite vous joindre ? Comment est-ce que je dois m'y prendre ?"
- "Parlez-en aux jeunes sous la tour à la Cité..."
- "Vous m'avez dit que vous n'étiez pas particulièrement amis avec les dunéens qui nous avons capturés et livrés à la justice. Est-ce qu'il faut qu'on essaye de les sortir de ce mauvais pas ou pas ? Est-ce que l'on risque de les retrouver un jour sur notre route ? Vous avez du pouvoir sur eux ?"
- "Non, ils ont leurs propres affaires. On a, plutôt, tendance à agir à Metraith et eux, ont, plutôt, tendance à agir hors de Metraith. Tant que l'on reste sur ces champs-là, ça va."
- "Très bien."
- "Sauf qu'ils ont tendance à vouloir écouler leur marchandise en ville et ça peut, parfois, casser le marché. On peut avoir quelques différents... Mais, de ce que j'ai pu comprendre, Kalistar ne faisait pas parti des personnes qui ont été capturés."
- "Non, il s'est enfui..."
- "C'est dommage... Ce ne sont pas des enfants de cœur. Ce sont des bandits de grand chemin. A partir de là..."
- "Une petite question, les Hobbits qui envahissent la ville, ils sont plutôt favorables à vos affaires ou pas ?"
- "Certains ou d'autres non. On sait agir pour mener certains. Alors, après, pas forcément avec les Hobbits, mais, par contre, avec certains hommes, femmes et enfants. Vous savez quand vous avez des gens qui sont dans la misère et que peu de dirigeants s'en préoccupent, quand on leur propose quelques petites activités rémunérées, ils prennent assez facilement. Le recrutement se fait facilement parmi tous ces gens-là. La population locale ne les apprécie guère alors que, pourtant, ils ne font que subir les conséquences des forces maléfiques. Nous, au contraire, ma conception des choses est qu'il faudrait que tous ces dirigeants disparaissent et que la population prenne le contrôle de la direction de cette ville. Pourquoi ça serait les plus riches qui dirigeraient les plus pauvres ? Nous sommes plus nombreux, nous pourrions très bien subvenir par nous-mêmes."
- "Hé bien, il y a encore beaucoup de travail alors... Sachez que je ne parlerai pas de vous mis à part à mes amis et que les secrets de notre rencontre resteront entre nous."
- "Très bien. Est-ce qu'il y a un endroit en particulier où vous souhaiteriez retourner ?"

L'un des hommes s'approche de Tirash et lui bande les yeux puis il va être guidé pendant plusieurs minutes, un homme le guidant à chaque bras.

Pendant ce temps, Tirash retrouve la vue sur le Rath Anor, plus au sud de la maison de Reoluin. Un homme est près de lui, le bandeau à la main et l'épée de Tirash dans l'autre qu'il tend. Tirash récupère son épée puis l'homme disparait dans un jardin. Tirash reprend alors la route pour rejoindre la maison de Reoluin située trente mètres plus haut. Il fait le tour de la maison et constate que la porte est fermée à clef. Par contre, une fenêtre et le volet ont été ouverts. Tirash se met à la fenêtre, écoute et n'entend pas un bruit. Tirash va dans le jardin vérifier la présence de ses compagnons. Ne voyant personne, il repart à la maison d'Oget.

Session N°57

Le 13/02/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 06:20 / 06:45 - Retour à l'Auberge - Djiska - Garde Metraith - Ragnhild - Lieu : Metraith - Rues

Elle observe le jardin puis appelle :
- "Djiska ?? Djiska ??"

Elle fait un tour de jardin mais ne voit personne. Elle observe le sol à la recherche de traces de pas mais n'arrive pas à repérer la direction prise par Djiska et Reoluin.

Discrètement, Fànaviryan traverse le Rath Anor avec le sac de voyage, la besace en cuir et la lanterne. Elle rejoint une petite rue, vérifie d'éventuelles présences puis va descendre les rues jusqu'à la Boucle d'oreille en Mithril. Elle se rend aux écuries sans passer devant l'entrée principale. Elle vérifie qu'elle est seule, puis dépose la lanterne d'un coin, puis vient escaler le muret pour accéder à la cache et y dépose la besace en cuir remplie d'écus d'or et pièces d'argent. Elle redescend, reprend la lanterne, le sac de voyage et ressort dans la rue et va à la hauteur des trois miliciens en poste devant la chambre de Selenia. Ils sont en train de discuter le long du mur, essayant de se protéger du mieux qu'ils peuvent de la pluie. En s'approchant, Fànaviryan commence à chantonner :
"Ce n'est pas parce qu'il pleut, qu'on est mouillé,"
"Que la vie doive s'arrêter, la nuit est belle et demain, il fera beau,"
"Lalali, lalala..."

Les trois hommes voyant l'Elfe arrivée, lui font un geste respectueux et Fànaviryan leur demande :
- "Alors, Messieurs, ça va ? Il n'y a pas trop d'agitations depuis tout à l'heure ?"
- L'un des trois répond alors : "Non, c'est calme. Dommage qu'il pleuve, quoi..."
- "Oui, oui..."
- "Et vous ? Tout va bien, Madame ?"
- "Ah !! C'est une nuit sans fin... J'aimerais bien pouvoir aller me reposer comme le capitaine mais je ne suis pas encore sûre que j’aie encore le temps de faire cela. Je vous laisse veiller à la sécurité de Selenia. Je vais aller voir comment elle se porte. Est-ce que la dunéenne soigneuse est repartie ?"
- "Non, elle est toujours là. En tout cas, à priori, elle n'a pas quitté l'auberge."
- "D'accord. Je vous remercie et restez l'œil ouvert !!"
- "Oui ! C'est ce que le capitaine nous a demandé..."
- "Vous en serez largement récompensé demain, foi de Fànaviryan. Messieurs ?"
- "Amils" répond le premier milicien.
- "Neidhe" répond le second milicien.
- "Domech pour vous servir." répond le troisième.
- "Vous aurez récompense."

Fànaviryan entre alors dans la chambre de Selenia qui dort dans son lit. En face, sur l'autre lit, Raghnild est assise, endormie. Fànaviryan pose, le long du lit de Selenia, le sac de voyage. Elle se tourne vers Raghnild et lui dit :
- "Bonsoir, Madame. Je vois que vous contrôlez la situation."
- Elle confirme les propos de l'Elfe par un geste de la tête.
- "Heureusement que vous avez été présente aussi rapidement. J'ai cru que nous allions la perdre. Nous sommes désolés de ne pas pouvoir être plus présents mais sachez que nous ferons tout en notre pouvoir pour vous remercier de nous l'avoir empêché de passer par trépas."
- "C'est normal."
- "Vu que vous êtes là, je voulais vous montrer, je sais que c'est tellement mineur par rapport aux blessures qu'a eu mon amie, une petite blessure que je me suis faite ce soir sur une pointe empoisonnée, il me semble. Peut-être que vous auriez un petit onguent pour la cicatrisation. J'ai réussi à presser fort mais là, j'ai le doigt qui commence à devenir un petit bleu."
- Raghnild regarde le doigt de l'Elfe et lui dit : "Ah oui, en effet, vous avez un petit accrochage sur votre doigt... C'est très bénin ce que vous avez là. D'ici demain, il n'en paraitra plus rien. Ou dans quelques jours en tout cas... Mais il n'y a pas vraiment de faire quoi que ce soit..."
- "Je vous ramènerai, peut-être, une autre fois, un petit échantillon du produit afin de voir si vous connaissez le poison qui m'a touché."
- "Oui... Si vous souhaitez passer dans mon établissement, il n'y a pas de soucis, je pourrai vous renseigner."
- "Et si vous avez besoin de quoi que ce soit, pour rétribution de l'état de Selenia, n'hésitez pas à faire demande. Vous pouvez y réfléchir cette nuit à moins que vous ayez déjà en idée quoi que nous puissions faire même s'il s'agit d'intercéder bien naturellement en la faveur de vous et de vos compagnons, vu la situation en ville, malheureusement, beaucoup sont pris de haut par d'autres bien nés."
- Raghnild hausse les épaules.
- "Vous sauriez me dire si les servantes sont encore actives ou si elles sont parties se coucher ?"
- "Hum... ça fait un moment que je ne les ai point vu..."
- "D'accord. Je vous dis, peut-être, bonne nuit d'avance."

Fànaviryan ressort dans la rue puis se rend dans l'autre chambre et constate que Sajantha n'est pas là. La chambre est vide. L'Elfe prend sa gibecière, elle retourne dans la chambre de Selenia, va ouvrir du sac de voyage, le livre de Reoluin ainsi que les deux parchemins qu'elle met dans sa gibecière.

Elle quitte l'auberge, prend une ruelle pour traverser, ensuite, le Rath Anor, évite la rue des plaisirs et emprunte une rue parallèle et arrive jusqu'à la Maison d'Oget. Elle frappe à la porte et Djiska vient lui ouvrir.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:55 / 06:20 - Le Bureau de Reoluin - Lieu : Metraith - Maison de Reoluin

Fànaviryan se presse le doigt avec cette sensation désagréable. Puis elle se lève, regarde sur le bureau puis se rend rapidement dans l'atelier d'orfèvrerie en tenant son doigt tout en prenant la lanterne. Elle récupère alors une lanière, deux morceaux de bois et vient enrouler son doigt pour former un garrot de fortune mais la manipulation est difficile et le garrot ne tient pas. Elle sent toutefois que les gouttes de sang qui se sont écoulées de son doigt ont dû permettre au poison de ne pas se répandre dans son corps. Fànaviryan respire de soulagement, reprend ses esprits et estime que le produit obtenu chez Oget lui a permis d'avoir l'énergie suffisante pour vaincre le poison. Elle se fabrique alors une attelle pour maintenir son doigt protégé puis observe plus attentivement l'atelier de confection des costumes de Reoluin. Elle remarque des feuilles d'or en cours d'utilisation et d'autres prêtes à être utilisées puis s'arrête sur les perles et les différentes petites pierres précieuses se trouvant sur la table.

Elle prend une bourse en velours noir qu'elle remplit avec les perles et les pierres précieuses qu'elle range dans son aumônière puis Fànaviryan retourne au bureau.

Elle se met à genoux et observe le coffre au sol. Elle prend la clef qu'elle a trouvé dans le bureau et observe le trou dans le coffre pour essayer de comprendre comment elle peut l'insérer puis regarde attentivement la structure du coffre, le métal, sa fabrication sans, toutefois, obtenir des informations sur la façon de l'ouvrir. Fànaviryan prend deux dagues et les insère et tente de comprendre le mécanisme d'ouverture du coffre. Ses tentatives se soldent par des échecs mais elle repère l'emplacement de l'aiguille qui l'avait piquée tout à l'heure.

Elle observe ensuite la dague prise dans le bureau de Reoluin et constate qu'elle n'a jamais été utilisée. Les marques de fabrique de la lame sont encore bien visibles. Elle prend quelques minutes pour observer plus attentivement la dague et remarque qu'elle ne semble pas très affûtée, sans doute, un objet décoratif plus qu'une réelle arme.

Fànaviryan réfléchit quelques instants puis observe, à nouveau, la pièce. Elle remarque une bibliothèque sur l'un des murs et en face un grand tableau représentant Reoluin, posant de profil, la canne à la main avec un beau costume coloré. Elle se lève et va déplacer le tableau qui cache un coffre encastré dans le mur. Elle observe et constate que la clef qu'elle a trouvée semble correspondre à la serrure de la porte du coffre. Elle examine le sol et ne relève aucun élément qui pourrait s'enclencher. Elle insère la clef, se met sur le côté et doucement va ouvrir la porte en prenant de soin de faire attention au moindre piège qui pourrait se déclencher. Un bruit métallique se fait entendre, la porte s'entrouvre. Avec une dague, Fànaviryan va pousser la porte du coffre afin qu'elle s'ouvre complètement puis va regarder le contenu qui est composé principalement d'écus d'or, d'un nombre plus réduit de pièces d'argent, d'un livre, deux parchemins et un écrin. Elle ramène avec la dague l'écrin auprès du bord.

Fànaviryan quitte alors la pièce, retourne dans l'atelier et va récupérer un morceau de tissu ainsi qu'un sac en cuir. Elle revient aussitôt dans le bureau, et déposer toutes les pièces dans le sac. Elle prend l'écrin qu'elle pose sur le bureau, pose la lanterne à côté et ouvre en se mettant légèrement sur le côté. Elle y découvre cinq diamants à l'intérieur. Elle referme aussitôt l'écrin et le met dans son aumônière. Elle prend, enfin, le livre et les deux parchemins qu'elle vient poser sur le bureau.

L'un des parchemins est toujours cacheté et l'autre non. Elle ouvre le livre et y découvre des dates, des noms ainsi que des sommes d'argent avec des signatures. Elle regarde avec plus d'attention les noms mais, sur les quelques pages qu'elle consulte, elle ne voit pas de nom connu. Les adresses semblent correspondre à des noms de rue de Metraith. Fànaviryan ouvre, ensuite, le parchemin décacheté et y voit le nom de Reoluin avec des indications sur son parcours professionnel en particulier qu'il aurait travaillé à Osgiliath auprès d'un tisserand du nom d'Echen. Ce Maître Tisserand recommande les talents de Reoluin auprès de ses paires. Il aurait, ainsi, travaillé pour la maison royale du Gondor. Elle regarde ensuite le second parchemin cacheté et constate que le cachet semble correspondre à celui du premier parchemin et, en y regardant de plus près, la taille, l'origine du parchemin semble être le même.

Après avoir vidé intégralement le coffre, elle va inspecter la bibliothèque. Elle commence par regarder la structure, la façon dont le meuble a été construit et installé mais ne remarque aucun élément suspect puis va déplacer les livres, vérifier d'éventuels mécanismes mais tout semble adapté. Les ouvrages n'interpellent pas Fànaviryan sur leur contenu.

Elle va après ce temps passé à la bibliothèque, revenir au bureau et va sortir sa dague et va commencer à enlever des lattes de bois au sol pour mieux observer le coffre ce qu'elle fait sans les casser, maitrisant la technique pour les retirer. Elle observe le côté du coffre, constate qu'il est scellé au sol, à la pierre et voit une rainure qui montre le mécanisme d'ouverture du coffre. Elle poursuit ensuite le démontage des lattes pour faire apparaitre les gonds à l'arrière du coffre mais elle constate que les mécanismes d'ouverture ne sont pas visibles de l'extérieur.

Elle prend ensuite sa dague puis vient, au niveau du mécanisme qui doit actionner l'ouverture, tenter de retirer l'aiguille empoisonnée. La visibilité n'est pas suffisante pour qu'elle puisse se rendre compte si le piège est toujours présent.

Fànaviryan vient s'installer au bureau, sort le matériel d'écriture qui se trouve dans l'un des tiroirs et va rédiger une lettre : "A mes amis de l'Aurore Ecarlate, je laisse à votre bon soin le butin de notre visite et les preuves incriminantes sous l'œil bienveillant de Zëbúth et de Barägouin là où une nuit, où lames et arc d'Oërlis ont sommeillé à la lueur de la lune."

Fànaviryan se rend ensuite dans le dressing de Reoluin, prend un sac de voyage. Elle y dépose le livre et les deux parchemins récupérés dans le coffre. Elle retourne dans le bureau et y note sur un nouveau parchemin : "A l'intention de Tirash qui sait se faire agile de ses doigts, il sera intéressant, pour une fois, que tu te mettes à quatre pattes sous le bureau du possesseur de l'ancien possesseur de ce livre, prends garde à ne point te faire piquer quand tu mettras tes doigts dans la fente sombre révélée lorsque tu lèveras le tapis qui cache les secrets." Elle glisse le mot dans le livre puis vient, au sol, remettre les lattes de bois, puis le tapis et le bureau en place.

Elle retourne dans le dressing, met dans le sac deux tenues de élégantes, une robe d'intérieure. Elle trouve un manteau de pluie qui arrive à s'ajuster à sa taille mais qui lui arrive au niveau des hanches au lieu de descendre aux genoux.

Elle revient dans le bureau, va refermer à clef le coffre, remettre le tableau en place et remet la clef dans le tiroir du bureau. Elle descend les escaliers, se rend au rez-de-chaussée mais ne remarque aucun bruit. Elle va au cellier, observe l'ouverture, elle interpelle ses compagnons mais n'entend aucun bruit et ne voit aucune lumière. Elle referme alors la trappe puis quitte la maison par la porte de derrière qu'elle referme à clef.

Session N°57

Le 09/02/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:45 / 06:20 - Pistage dans les Egouts - Coeshay - Voleur - Lieu : Metraith - Égouts

Tirash se dirige vers le nord dans le tunnel et après une dizaine de mètres, arrive à une intersection, le tunnel continue tout droit mais, également, part vers la gauche. Tirash fait demi-tour et part en direction du sud. Il retrouve, à peu près à la même distance qu'au nord, une intersection avec un tunnel qui part tout droit et un autre qui part sur la droite. Tirash revient au niveau de l'échelle et quelques minutes plus tard, Daëgon descend dans le tunnel. Fànaviryan reste en haut à surveiller ses deux compagnons. Lorsque Daëgon est en bas, Tirash indique :
- "Je me suis aventuré dans le tunnel, ça continue tout droit par là et tout droit par-là, par là, ça tourne à gauche et par là, ça tourne à gauche à dix mètres environ."

Tirash montre, ensuite, les traces de pas au sol et Daëgon les observe pendant quelques minutes puis constate que les traces les plus récentes partent au nord. Tirash annonce :
- "Moi, je ne suis pas hyper chaud pour suivre la piste même si l'idée est excitante... Parce que si on a Reoluin, on a les deux autres et puis avec l'avance qu'ils ont sur nous, ça m'étonnerait qu'on les rattrape... Je ne sais pas... Fana, tu veux y aller absolument ?"
- "Ça aurait été intéressant de voir un peu sur quelle direction il faudrait faire une inspection à la prochaine intersection. Moi, je vais aller fouiller la maison pendant ce temps-là. Après, on remet Reoluin et on repart pour voir où est-ce qu'il mène." propose Fànaviryan.
- "Eventuellement, ouais !"
- "Et pouvoir les surprendre en arrivant par là. On va avoir du mal à les localiser."
- "Parce que là, on n'a plus Sean, on n'a pas Ynn. Il faut absolument que l'on s'assure que Reoluin qu'il arrive en sécurité. Après, il ne faut pas qu'Oget s'en occupe à sa manière." analyse Tirash.
- "Le problème, c'est qu'il va buter. Nous, il nous faut l'un des deux autres." répond Fànaviryan.
- "Non, il s'est engagé à le maintenir en vie."
- "Il s'est engagé à nous donner des informations..."
- "Il a dit qu'il souhaitait qu'il paye mais pas qu'il souhaitait qu'il meure. Il l'a dit, est-ce qu'il tiendra parole, ça, on n'en sait rien, en tout cas, il l'a dit et il n'avait pas l'air, si ma mémoire est bonne, en duplicité."
- "On peut aller voir un peu plus loin." propose Daëgon.
- "Oui, en effet, sans y passer une heure non plus..." répond Tirash.
- "Oui, c'est ça !"

Daëgon se met en mouvement, Tirash recule un peu et dit en haut :
- "Fana, on va voir un peu plus loin."
- "Et moi, je vais fouiller à l'étage."

Tirash lui lance alors les clefs que l'Elfe réceptionne. Tirash rejoint ensuite Daëgon. Le tunnel est animé par le bruit de l'écoulement de l'eau, bien présent avec cette pluie qui s'abat sur Metraith depuis plus d'une journée. En arrivant à l'intersection suivante, il remarque que les traces récentes tournent vers la gauche et il constate que ces traces fraiches sont constituées par deux individus. Daëgon montre les traces à Tirash :
- "Regarde, c'est les mêmes traces que tout à l'heure, je pense qu'ils sont passés ici à deux lorsque tu regardes bien les traces de pas surtout lorsqu'ils ont tourné sur la gauche."
- "Ok, on continue un peu ?" propose Tirash.
- "Si tu veux..."
- "Ben, je ne sais pas... Tant qu'à être rendu là..."

Les deux hommes s'engagent alors sur la gauche et continuent leur progression. Tirash éclaire le chemin tandis que Daëgon suit les traces de pas au sol. Par moment, Daëgon doit se baisser pour éviter de cogner au plafond qui, parfois, tend à être plus bas. Une dizaine de mètres plus loin, ils découvrent alors trois embranchements l'un qui va tout droit et deux autres qui partent vers la droite et vers la gauche.

Daëgon arrivent à suivre les traces qui vont tout droit. Tirash a du mal à suivre les traces qui lui semblaient partir vers le nord. Il suit donc les conseils de Daëgon et le soutient en l'éclairant. Les deux hommes vont ainsi continuer leur progression dans les sous-sols de la ville. Daëgon arrive à maintenir une vigilance constante mais finit par perdre les traces sur une zone légèrement inondée. Il hésite et demande :
- "Tirash, tu en penses quoi ? J'hésite à aller vers le sud..."
- "Ben, écoute, là, je me fie à toi... Si tu penses que c'est par là, je ne vais pas te dire le contraire."

Avant de prendre vers le sud, Tirash fait une marque avec son pied au sol pour repérer la direction d'où ils viennent. Ils débarquent quelques minutes plus tard dans une grande pièce où de l'eau est présente dans une grande partie. Dès qu'ils entrent dans la pièce, ils entendent une voix qui les interpelle et crie :
- "Qui va là ???"

Tirash et Daëgon ont repéré la zone où doit se situer l'homme qui a parlé. Il semble être à une certaine distance, sans doute, une trentaine de mètres. Puis Tirash annonce :
- "C'est nous..." en entrant dans la pièce en mettant la lanterne assez basse.
- La même voix répond : "Ne bougez pas, vous êtes qui ??"
- "On ne bouge pas, on ne bouge pas..." répond Tirash.
- "Je ne te connais pas toi !! Toi qui portes la lanterne, tu t'appelles comment ?"
- "Devline... C'est le chef qui nous a dit de venir." répond Tirash avec une grande hésitation.
- "Je ne te connais pas !! Ne bouge pas !!"
- "C'est Sean qui nous a dit."
- "Vous venez faire quoi ? Ne bougez pas vous deux !!"
- "On vient voir Sean." répond Tirash.
- "Il n'y a pas de Sean ici."
- "Ah bon ?? Bah, il nous a dit de venir."
- "Ouais ben, ce n'est pas ici !!"
- "Ben, c'est par où ??"
- "Lève ta lanterne que l'on te voit mieux !!"
- "Je ne peux pas, j'ai mal au bras..."
- "Mon cul, ouais !!! Attention, on est armé !!!"
- "Nous, on ne veut pas d'embêtement."
- "Nous, non plus, on ne veut pas d'embêtements..." répond une voix féminine située de l'autre côté de la pièce.

Tirash recule très légèrement, à l'entrée du tunnel. Daëgon a profité d'un mouvement de la lanterne qui ne l'éclairait plus pour se déplace sur la gauche le long du mur, très discrètement et pointant la direction de la voix masculine avec son arc. La voix féminine dit alors :
- "Qu'est-ce que vous lui voulez à Sean ?"
- "Il faut que l'on fasse le point avec lui sur la soirée mais il ne nous a pas parlé de vous, alors je ne sais pas trop si on a le droit de vous le dire... Moi, je pensais que l'on arriverait et qu'il serait là. D'ailleurs, on n'est jamais venu là, on ne sait pas trop où on est." répond Tirash.
- "Vous êtes qui ?"
- "Moi, je suis Devline."
- "Et tu viens d'où ?"
- "De Metraith..." avec de nombreuses hésitations.
- "Bon, qui que tu sois, viens par ici !"

Tirash se tourne vers Daëgon mais n'arrive pas à le repérer puis répond :
- "Ben, non, je ne viens, je ne vous vois pas, vous me faites peur."
- "Moi, je ne crois pas à ton histoire."
- "Je ne veux pas d'ennuis... Si c'est ça, Sean, je le retrouverais demain. J'irais, j'irais demain à la Villa et puis je le retrouverais là-bas. Je ne veux pas d'ennuis. Je ne sais pas qui vous êtes moi."
- "Ecoute, je ne sais pas ce que tu viens faire là, je ne sais pas, ton histoire avec Sean me parait douteuse... Là, tu es arrivé sur notre territoire, sache que tu ne vas pas avoir trop le choix. On connait bien le coin, ici, soit tu ramènes tes fesses par ici, soit on vient te chercher et ça va mal se passer... Ça peut très bien se passer"

Tirash se déplace, se rapprochant de la voix féminine. Daëgon le suit à une certaine distance, l'arc à la main. Après avoir avancé d'une quinzaine de mètres, la femme lui dit :
- "Arrête-toi là !!"
- Tirash s'exécute et s'arrête.

Des torches vont alors s'allumer devant Tirash et de l'autre côté de la pièce. Tirash remarque deux hommes portant chacun une torche dans une main et une dague dans l'autre main. Une femme est visible derrière les deux hommes. Deux autres torches sont visibles de l'autre côté de la pièce.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:45 / 05:55 - Fouille de la Maison - Djiska - Reoluin - Lieu : Metraith - Maison de Reoluin

Pendant ce temps, Fànaviryan fait un tour du rez-de-chaussée rapidement puis prend l'escalier pour monter au premier étage. Elle découvre plusieurs pièces qui sont les différents ateliers du tisserand. Elle redescend prendre une lanterne puis vient scruter rapidement vérifiant une éventuelle présence puis vient observer le balcon qui donne sur le grand salon du rez-de-chaussée. Une pièce permet de stocker les tissus, une autre semble être prévue pour le Maître tisserand et d'autres pour les ouvriers.

Fànaviryan monte alors au deuxième étage. Un couloir permet d'accéder à plusieurs pièces. Elle constate aussitôt que les lieux sont mieux décorés, du mobilier plus riche. La première pièce est un atelier d'orfèvrerie avec des matériaux plus précieux qu'au premier étage. Elle découvre ensuite un salon richement décoré avec de beaux canapés à plusieurs endroits. Elle passe ensuite dans la chambre avec un grand lit à baldaquin et une décoration très chargée. La dernière pièce qu'elle observe est le bureau de Reoluin. Elle pose alors la lanterne sur le bureau et examine les documents qui se trouve sur le meuble. Plusieurs livres sont disposés sur la table. Fànaviryan les ouvre les uns après les autres. Elle y découvre des livres de compte, des livres de commande. Elle jette un rapide coup d'œil sur le contenu mais n'y rien d'anormal. Elle fait le tour du bureau pour fouiller les tiroirs. Elle y remarque que l'un des tiroirs est fermé à clef. Elle prend alors le trousseau que Tirash lui a donné, elle inspecte les différentes clefs et avec l'une d'entre elle arrive à ouvrir le tiroir. Elle y trouve une clef sophistiquée ainsi qu'une jolie dague dont la poignée est en or avec des pierres précieuses serties sur la garde. Elle sent la dague pour vérifier l'éventuelle présence de poison mais la lame ne semble pas avoir d'odeur particulière. L'Elfe vérifie alors la présence de tiroirs secrets. Elle n'en trouve pas mais constate un placement particulier des planches au sol. Elle va soulever le bureau pour enrouler le tapis afin de pouvoir observer le plancher de la pièce qui n'était pas visible avec le tapis. Fànaviryan sort la dague et teste le plancher pour essayer de repérer une ouverture ou un déplacement possible des lattes. Elle découvre qu'une pièce de bois peut se décaler découvrant un petit mécanisme qui s'actionne et qui permet l'ouverture de certaines lattes de bois. Fànaviryan découvre au sol une plaque métallique avec une petite ouverture. Aucune fente n'est visible pour y insérer une clef. L'Elfe vient positionner ses doigts dans l'ouverture et ressent un mécanisme qui doit pouvoir être actionné mais aussitôt elle ressent une vive douleur au doigt. Elle retire sa main et voit une petite goutte de sang à sa main avec une sensation désagréable.

Djiska commence à s'impatienter et va retourner dans la maison en prenant Reoluin avec lui. Il arrive dans le salon et n'entend aucun bruit. Il se dirige dans la cuisine puis va venir observer le cellier mais constate qu'aucune lumière n'est présente au sous-sol. Djiska dit alors :
- "Ils sont partis par où ???"
- Reoluin reste regarder Djiska et prononce quelques bruits au travers du bâillon.

Djiska appelle plus fort :
- "Tirash, Daëgon, Fana !! Vous allez bien ??"

Il attend quelques minutes et n'entendant pas le moindre bruit, il prend le bras de Reoluin et se dirige vers la porte du jardin.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:40 / 05:45 - Fouille de la Maison - Djiska - Lieu : Metraith - Maison de Reoluin

Tirash prend les devants, ouvre la porte du salon et s'arrête à l'entrée. Il fait signe à ses deux compagnons de se taire et écoute. Selon Djiska et Tirash, il ne semble pas y avoir le moindre bruit dans la maison.

Tirash va rapidement aller inspecter les différentes pièces du rez-de-chaussée pendant que Djiska et Fànaviryan entrent plus prudemment dans la pièce. Tirash inspecte d'abord le salon qui est ouvert sur la pièce principale avec la présence de tissus, de mannequins. Puis il se rend dans la cuisine sans y croiser aucun individu, y remarque un cellier. Il remarque ensuite un escalier qui monte dans l'obscurité. Un autre grand salon est situé à proximité de l'entrée. Plusieurs vêtements sont en exposition sur des mannequins, sans doute, un lieu pour accueillir le public. Il finit le tour du rez-de-chaussée avec la certitude qu'il n'y a aucune vie ici.

Fànaviryan se rend vers le cellier de la cuisine. Djiska va observer quelques secondes l'escalier et constate qu'aucune lumière ne se diffuse de l'étage. L'Elfe ouvre la porte du cellier avec son pied en douceur, l'épée à la main. Après être entrée dans la pièce, elle observe le sol et y remarque un anneau discret qui peut être soulevé révélant une trappe. Elle retourne dans la cuisine et siffle. Djiska puis Tirash viennent dans la cuisine. Lorsque ses deux compagnons sont à sa hauteur, Fànaviryan prend l'anneau et le soulève d'un seul coup observant aussitôt le trou qui dans une complète obscurité. Une échelle permet de descendre. Fànaviryan s'adresse à ses compagnons : - "Est-ce que vous pouvez me transmettre une lanterne ?"

Tirash se rend dans le salon, y prend une lanterne à huile et vient la transmettre à Fànaviryan. Elle observe le passage mais n'arrive pas à voir le fond. Elle ouvre, de nouveau, son aumônière, y prend le second lacet en cuir, attache un bout avec la lanterne et l'autre bout l'attache à sa ceinture. Elle s'engage sur l'échelle et finit par voir le fond situé à un peu plus de trois mètres. Tirash qui s'est rapproché du trou, lui dit :
- "Fana ! Fais attention de ne pas poser les pieds n'importe où pour faire attention s'il y a des traces récentes au niveau du sol."
- "Je vais avoir du mal à observer les traces, Tirash. Peut-être qu'il faudrait que tu passes avec moi et que Djiska prévienne Daëgon qu'ils peuvent surgir de n'importe où dans le jardin." averti Fànaviryan.
- "Dis-moi, moi, je ne vois pas..." indique Tirash.
- "C'est un tunnel..."
- "Ah, c'est un tunnel !!"
- "Il y a une fosse qui doit emmener à l'extérieur." indique Fànaviryan en descendant l'échelle.
- "Fais attention où tu mets les pieds." lui conseille Tirash.

Fànaviryan descend prestement l'échelle, la lanterne attachée à la ceinture. Tirash reste en haut en observateur et Djiska un peu plus loin qui, pendant ce temps, observe le sol et ne remarque aucune trace de sang au sol. Fànaviryan arrive alors dans un tunnel qui est structuré avec de la pierre, sur chaque bord du chemin, des rigoles permettent l'évacuation de l'eau. Le sol est composé de pierres et de terre. Fànaviryan montre à Tirash les deux directions du tunnel qui selon elle, partent au nord et au sud. Elle regarde au sol mais n'arrive pas à évaluer les éventuelles traces de pas récentes. Elle fait alors signe à Tirash de descendre. Tirash fait alors signe à Djiska qu'il descend.

Tirash descend l'échelle et observe aussitôt le sol. Il remarque des traces de pas mais n'arrive pas à déceler celles qui pourraient être les plus récentes. Fànaviryan propose :
- "Tirash, je vais aller chercher Daëgon et pendant ce temps-là, je vais m'occuper de Reoluin. Je ramène Reoluin à l'intérieur."
- "Je ne sais pas si c'est une bonne idée, ça, moi... Est-ce que l'on ne ferait pas mieux de ramener Reoluin à Oget et puis de ne pas chercher plus loin et, peut-être, éventuellement de chercher un coffre-fort dans la maison pour regarder ce qu'il y a dedans s'il n'y a pas des trucs compromettants, on a, peut-être, les clefs et puis, on se casse d'ici avec. Parce que l'on ne sait pas où ça va nous mener notre histoire. S'ils se ramènent tous en force, s'ils sont partis chercher des renforts et qu'ils reviennent à quarante, on ne va pas faire les malins, c'est plutôt ça qui me fait peur. Qu'est-ce que tu en penses Djiska ?"
- "Bah, on a Reoluin, on peut rentrer..." répond Djiska.
- "Quitte à revenir après mais, au moins, on le met en sécurité."
- "Bah oui, moi, ça me va."
- "J'ai peur que l'on s'aventure dans un truc, en plus, Daëgon est tout seul dehors, il s'emmerde... Djiska, tu vas chercher Daëgon !"
- "Je vais aller le chercher !" annonce Fànaviryan qui remonte l'échelle et détache la lanterne qu'elle tend à Tirash.

En arrivant dans le cellier, Fànaviryan indique :
- "Djiska, tu surveilles Tirash, tu veilles sur lui ? Je vais chercher Reoluin pour qu'il puisse nous dire dans quelle direction ils sont partis. S'ils sont partis vers le Thalion ou vers le Nord."
- "Bon ben, je vais garder Reoluin, moi." propose Djiska.
- "Ouais, bonne idée !"

Ils vont rejoindre Daëgon et Djiska lui dit :
- "Il faut que tu ailles voir dans quelle direction, ils sont partis. Je vais garder Reoluin." en souriant.
- "Moi, je vais faire une fouille de la baraque pendant ce temps-là. On a trouvé un souterrain par lequel ils ont dû fuir et s'ils vont vers le Thalion, c'est sécurisé, s'ils vont plutôt vers le nord, vers leur villa, ça va être plus chaud..." indique Fànaviryan.
- "On ne va, peut-être, pas rester là, si ?" demande Daëgon.
- "On détermine leurs intentions." indique Fànaviryan.
- "On risque aussi de se les prendre dans la gueule aussi..."
- "On était prévu pour se les faire !"
- "Oui pour en faire deux mais pas quinze..." ajoute Djiska.
- "Oui, c'est ça." confirme Daëgon.
- "On a détruit leur équipe. C'est cette équipe-là qui a attaqué Cinniath. Ils ne sont pas tous corrompus chez les Frères de la Mort." analyse Fànaviryan.
- "Oui, ça, je suis bien d'accord." confirme Daëgon.
- "Ça reste à prouver..." répond Djiska.
- "Celui qui nous a accueilli, n'est pas dans le coup." analyse Daëgon.
- "Dent n'y est pas, en effet comme la plupart des autres. Ils n'ont pas pu payer tout le monde. Tu peux aller vérifier ça, nous, on va aller vérifier le reste pour pouvoir ramener Reoluin au plus vite." propose Fànaviryan.
- "Ouais, ouais, j'y vais." indique Daëgon.

Djiska se met à la place de Daëgon, un peu à l'abri sous le feuillage, tout près de Reoluin. Il surveille ce qui se passe autour.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:30 / 05:40 - Interrogatoire de Reoluin - Djiska - Reoluin - Lieu : Metraith - Maison de Reoluin

Puis Fànaviryan reprend ses propos :
- "Bon, maintenant que j'ai ton attention ! Je ne tiens pas à te briser la deuxième ! Donc tu vas me répondre rapidement en bougeant la tête doucement ou avec les yeux, est-ce qu'ils sont encore chez toi ?"
- L'homme regarde Fànaviryan, il sert les dents et retroussent ses lèvres.
- "Tu ne veux pas répondre... Je vais te la remettre en place, je suis généreuse..." indique Fànaviryan en remettant en place le testicule.
- Reoluin se tord de douleurs pendant que Tirash et Daëgon observent la scène. Djiska maintient les mains de Reoluin qui s'apaise lorsque Fànaviryan retire ses mains de la robe.
- "Tu Sais, Reoluin, si j'ai voulu attirer ton attention, c'est que j'ai promis ta deuxième burne à quelqu'un qui n'aime pas que l'on touche à ses femmes et qui a vraiment très, très envie de se venger."
- "Et pourquoi il se vengerait de moi ?" demande Reoluin.
- "Parce qu'on a tout découvert. Tout tu doutes bien qu'en voyant Sean arrivé claudiquant sans son épée, il y avait eu un petit souci. Qu'en voyant, ici présent, Djiska, il y a eu un autre souci. Et ces deux personnes nous ont indiqué la voie de ta maison."
- Il hausse les épaules et répond : "Je ne vois pas de quoi vous voulez parler..." avec un petit sourire aux lèvres.
- "Dans ce cas, on va t'amener dans un endroit où plus personne n'entendra parler de toi." menace Fànaviryan.
- "Ah !! Vous ne savez pas qui je suis..."
- "Si, justement... Justement celui qui achète les services de Sean et Ynn qui étaient juste là avant que l'on arrive."
- "Je vous conseillerais de bien faire attention où vous mettez les pieds, messieurs, dame..."
- "On sait exactement où on met les pieds !" lui répond Tirash.
- "Malheureusement pour toi, ça ne sera même pas la potence qui te sera accordée demain matin. Tu seras dispersé tel que Cinniath l'a été dans les landes." menace Fànaviryan.
- "J'ai du mal à saisir vos propos Madame..."
- "Il faut croire que vous avez fait l'imbécile, quelque part. J'étais censée venir vous voir demain, nous aurions pu parler beaucoup plus sereinement." indique Fànaviryan.
- "Tout à fait ! Je m'apprêtais, justement, dans quelques heures à vous recevoir pour vous préparer une belle capeline."
- "Mais vous n'auriez pas dû mandater ces gros lourdauds des Frères de la Mort."
- "Oh, vous savez les Frères de la Mort ne savent pas trop tisser de beaux vêtements..."
- "Non mais ils vous obéissent aux doigts et à l'œil visiblement et ça va vous coûter la vie."
- "Vous m'en voyez fort étonné..."
- "Bon, on va le bâillonner. S'il ne coopère pas, il souffrira..." propose Fànaviryan.
- "En tout cas, je propose que l'on ne reste pas ici. Maintenant, la question est, est-ce que l'on va faire un tour à l'intérieur pour essayer de trouver les deux autres ?" propose Tirash.
- "Oui, vite fait." réagit Fànaviryan.
- "Qu'est-ce que l'on fait de celui-là ?" demande Tirash.
- "On le bâillonne et on le ligote." indique Fànaviryan.
- "Et on le met dans un coin du jardin."
- "Avec Daëgon ?"
- "Par exemple..."

Fànaviryan sort sa dague, déchire la manche gauche et vient bâillonner Reoluin. L'homme se laisse faire. Puis Fànaviryan reprend :
- "Tirash ?"
- "Oui"
- "Quand je l'ai fouillé au corps, j'ai entendu un trousseau de clés dans sa poche, tu peux regarder voir à quoi, elles pourraient servir et s'il n'y en a pas une spéciale..."

Tirash prend le trousseau de clés dans la poche de Reoluin puis indique :
- "Là, je ne vois pas très bien, je ne peux pas trop te dire mais je vais les garder avec moi."
- "On va voir ça à l'intérieur. C'est le genre de type qui est censé avoir son propre coffre chez lui et un éventuel passage secret pour la sortie."
- "Je garde les clefs et on va voir à l'intérieur."

Tirash observe Reoluin et l'homme ne semble pas réagir à leur volonté d'entrer dans la demeure puis Tirash dit :
- "Tu restes avec lui, Daëgon, ça te convient ?"
- "Ouais." indique Daëgon.
- "C'est bien si tu t'éloignes un peu d'ici, que tu vas te planquer derrière, à une dizaine de mètre où tu peux planquer s'il y a une dizaine d'individus qui arrivent."
- "Et puis que je puisse mettre à l'abri avec la pluie."
- "Eventuellement, mais je pense que c'est plus important que tu sois à l'abri des regards."
- "Si je peux être aussi à l'abri de la pluie, ça serait mieux, ça m'arrange."
- "Oui, c'est sûr que ça serait mieux."
- "Sinon on peut aussi le ramener à la maison et revenir..." propose Djiska.
- "On va fouiller la maison à trois." annonce Fànaviryan.

Fànaviryan ouvre son aumônière et prend un lacet de cuir. Elle prend les deux bras de Reoluin et vient les attacher au niveau des poignets dans le dos, les mains vers l'extérieur. Le nœud semble relativement solide. Puis elle prend Reoluin par l'arrière, lui fait descendre les escaliers et lui dit :
- "C'est quand même dommage, tu as loupé une occasion de nous parler parce que tu vas obligatoirement parler tout à l'heure et le fait que tu aies envoyé des hommes quérir les faveurs du petit-fils Hallas, ça ne te sauvera pas la mise."
- "Hum... hum... hum..." répond Reoluin le bâillon sur la bouche.
- Fànaviryan y répond par un taquet sur la tête.

Daëgon le prend par le bras et Djiska lui dit :
- "Tu n'as pas intérêt à le laisser s'enfuir... Moi, je veux bien vous aider pour autre chose mais je suis venu pour lui..."

Daëgon amène Reoluin dans le jardin et le pose près d'une haie, un peu abrité de la pluie et surtout bien camouflé dans le jardin. L'homme ne bouge pas, semble assez passif.

Session N°56

Le 02/02/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:15 / 05:30 - Capture de Reoluin - Djiska - Reoluin - Lieu : Metraith - Maison de Reoluin

Après une minute d'attente, Fànaviryan et Tirash constatent au travers du volet cassé une lumière plus vive qui semble se rapprocher. Djiska entend le mécanisme du judas s'enclencher et après quelques secondes, la trappe s'ouvre et une voix se fait entendre et dit : - "Oui ??" - "Maitre Reoluin, j'ai un message urgent de la part d'Oget." annonce Djiska. - "Un message urgent ??" - "Oui." - "C'est toi Djiska ?" - "Oui, c'est moi." - "Qu'est-ce que Maître Oget me veut ??" - "Je ne sais pas il m'a dit qu'il avait un message urgent pour vous." - "Hé bien, dis-moi son message..." répond Reoluin. - "C'est un parchemin." - "Tu l'as avec toi ?" - "Ben oui..." - "Hé bien... Montre voir ton parchemin." - "Ouvrez-moi que je vous le donne."

L'homme s'écarte du judas, vient mettre sa lanterne au niveau du judas et observe ce qui se passe dehors. Daëgon se baisse pour éviter de se faire voir. Puis le judas se referme. La lumière diminue alors en intensité. Djiska demande alors à ses compagnons : - "On défonce la porte ou on fait le tour ?" - "On passe par la fenêtre !" propose Fànaviryan. - "A priori, il ne va pas ouvrir la porte." analyse Tirash. - "Ou il est parti chercher les clefs... Allez, grouille !!" indique Fànaviryan.

Quelques secondes se passent. Les quatre compagnons sont hésitants puis Tirash demande : - "Refrappe Djiska !" - Djiska frappe, de nouveau, à la porte puis il se retourne et dit : "Daëgon, va voir en faisant le tour." - "D'accord mais du coup, je ne vous couvre plus..."

Daëgon quitte les escaliers et vient se placer non loin de l'entrée principale, toujours l'arc à la main, surveillant la porte.

Tirash et Fànaviryan se mettent contre le mur près de Djiska essayant de ne pas être visible de la porte attendant une réaction qui va venir après deux, trois minutes d'attente. La lumière devient alors plus vive. Djiska le signale à Tirash en montrant le pouce en l'air. Un nouveau mécanisme s'enclenche et la porte s'ouvre. Djiska sort alors le parchemin dans sa main gauche et voit en face de lui Reoluin.

Reoluin est habillé d'une longue robe mauve, joliment brodée. Il ouvre la porte, met ensuite les mains dans le dos et recule. Il semble détendu. Puis il indique : - "Mais allez-y, mon cher Djiska, entrez, entrez... Ne restez pas sous la pluie..." - Djiska entre dans la pièce avec le parchemin en avant. - Il tend la main droite pour récupérer le parchemin et dit : "Mais fermez donc la porte." - Djiska ferme la porte mais pas complètement, laissant ainsi une petite ouverture.

Tirash et Fànaviryan viennent alors se mettre plus proches de la porte.

Reoluin prend alors le parchemin, l'ouvre tout en restant dos au mur, tourne la tête vers Djiska et lui demande : - "Vous pouvez m'expliquer ?" - "Pardon ?" - "Vous pouvez m'expliquer ?" - "Hé bien, heu... Maître Oget attend votre réponse de toute urgence." - "Je... Je ne comprends pas, Djiska ce que vous dites là..."

Reoluin vient alors poser le parchemin sur la table et vient ensuite se replacer contre le mur mais Djiska vient, avec sa main droite, prendre Reoluin au visage, au niveau de la bouche et, de l'autre main, vient le ceinturer pour le boquer contre la table et crie : - "Venez !!"

Tirash entre alors dans la pièce pendant que Fànaviryan fait le tour de la maison pour aller avertir Daëgon.

Djiska traine Reoluin dehors pendant que Tirash observe la pièce vérifiant la présence de personnes ou d'éventuels mouvements. Avant de sortir, Djiska dit : - "Clés !" - Tirash se retourne et voit Djiska sortir Reoluin dehors sans trop comprendre ses propos. - "La clé ! Et le parchemin !"

Fànaviryan est passée sur le côté de la maison mais ne voit pas Daëgon. Elle siffle alors de façon suffisamment fort pour que Daëgon l'entende et vient à sa rencontre.

Tirash ne remarque aucun signe de présence dans la maison. La pluie qui tombe ne lui permet pas d'avoir un silence suffisant pour écouter tous les bruits de la maison. Ne voyant rien de particulier, Tirash vient reprendre le parchemin sur la table, observe la serrure de la porte mais ne voit pas de clefs, ressort mais ne referme pas complètement la porte, il laisse une petite ouverture.

Daëgon et Fànaviryan rejoignent Tirash et Djiska qui maintient sa prise sur Reoluin. Tirash se dirige vers Reoluin et lui dit : - "Ce n'est pas toi qui nous intéresse ! On veut Sean. Est-ce qu'il est là ??" - "Vous ne savez pas qui je suis !!" - Tirash lui colle une baffe. - L'homme est surpris mais ne dit rien. - "Si on repart avec Sean, toi, tu restes ici. Alors, il est là ou il n'est pas là ?? On a un compte personnel à régler avec lui..." - Reoluin a un léger sourire et dit : "Allez, vas-y, frappe-moi de nouveau !!" - Tirash le frappe, de nouveau, d'un coup de poing dans le ventre. - "C'est tout ce que tu sais faire ?" dit Reoluin en suffoquant.

Fànaviryan s'approche de l'homme, se baisse et lui prend les chevilles et remonte le long des jambes en vérifiant la présence éventuelle d'une dague. Elle entend juste le tintement de clefs dans ses poches. Puis Fànaviryan dit : - "Djiska, ferme-lui la bouche un instant..." - "Pardon ?" - "Ferme lui la bouche un instant !"

Djiska s'exécute et Fànaviryan profite de cet instant pour lui tordre un testicule. L'homme se tord de douleurs. L'Elfe ressent en elle un plaisir malsain à donner ainsi de la douleur à un humain et elle ajoute : - "Piquer une Elfe, c'est savoir se confronter à une malédiction intense !"

L'homme regarde l'Elfe avec des yeux remplis de haine.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 05:00 / 05:20 - Repérages - Djiska - Lieu : Metraith - Rues

Les quatre compagnons se mettent en route sous une pluie qui a repris de la vigueur et qui tombe de façon plus intense dans les rues de Metraith. Ils descendent la rue des plaisirs, traversent la place des auberges et prennent en face, passant rapidement le Rath Anor. Puis reprennent une rue qui remonte vers le nord avant de rejoindre le Rath Anor au nord de la maison de Reoluin située en face, un peu plus au sud.

Le bruit des pas est couvert par la pluie qui s'abat sur les toits et les pavés. Avec le mauvais temps et l'heure tardive, les compagnons ne croisent aucun habitant dans les rues de Metraith. Ils empruntent des rues éclairage public.

En arrivant au coin de la rue, Fànaviryan pose la main sur l'épaule de Djiska et lui dit : - "On va, peut-être, laisser Tirash s'avancer au plus près et nous rester discrets." - Djiska hausse les épaules.

Le Rath Anor est éclairé par des lanternes qui sont disposées à intervalle régulier sous les porches des maisons ou dans des alcôves. Les autres rues du quartier ne disposent pas de lumière.

Les quatre compagnons observent la maison de Reoluin qui est séparée des autres maisons. Les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage sont fermées par des volets. La maison en pierre présente une certaine richesse.

Fànaviryan indique alors : - "Regardez, au premier étage, il y a une terrasse qui pourrait permettre d'atteindre le deuxième." - "Pour le deuxième, je ne suis pas sûr..." réagit Daëgon puis ajoute : "Oui, il y a l'air d'avoir un petit balcon.". - "Oui, le deuxième est possible." - "Les gars, je vous propose d'aller faire un petit tour du bâtiment en se rapprochant un maximum, voir si on aperçoit de la lumière qui filtre derrière un volet, et puis voir s'il y a d'autres accès sur les côtés." propose Tirash. - "Moi, je serais pour aller avec Djiska et que l'on puisse se cacher sur le côté droit de la maison." propose Fànaviryan. - "Peut-être que par derrière, il y aurait des portes qui seraient plus faciles de pénétrer. Ça vaut le coup de faire le tour, en tout cas." analyse Tirash. - "Il vaudrait mieux que ça soit toi qui fasse le tour la première fois silencieusement avec Daëgon, peut-être. Avec Djiska, on reste à proximité de l'entrée." propose Fànaviryan. - "Ouais !" répond Tirash. - "Ouais ! Si vous voulez..." répond Daëgon. - "Il faudrait écouter pour voir s'il est en train de discuter, savoir si le Frère de la Mort qui s'est enfui, Sean. A priori, il n'a pas de gardes, normalement." indique Djiska.

Tirash s'engage le premier sur le Rath Anor, discrètement et vient se mettre contre le mur nord de la maison. Il commence à longer le mur, lève la tête pour vérifier si d'éventuelles fenêtres sont ouvertes ou, au moins sans volet fermé mais aucune d'elle ne l'est. Daëgon, encore plus discrètement, profitant de la moindre pénombre, se déplace à plusieurs mètres de Tirash, l'arc toujours en main.

Quelques temps après, Fànaviryan et Djiska entrent sur le Rath Anor. Djiska observe les fenêtres pendant que Fànaviryan vérifie la présence de passants dans la rue. Ils viennent se placer au sud de la maison de Reoluin. Leurs statures imposantes ne leur permettent pas de passer inaperçu mais avec la pluie, il ne semble pas y avoir de promeneurs nocturnes.

Tirash et Daëgon arrivent à faire le tour et aperçoivent un jardin qui prolonge l'arrière de la maison mais la faible luminosité ne leur permet de distinguer grand-chose. Tirash monte les quelques marches qui accèdent à une terrasse et se retrouve, alors, abrité de la pluie. Il arrive à hauteur d'une fenêtre et constate une faible lueur. Il pose alors son oreille au niveau de l'interstice entre le volet et le mur, se concentre pendant quelques instants. Daëgon reste à distance prêt à décocher une flèche. Tirash entend des voix qui proviennent de la maison sans, pour autant, évaluer le nombre de personnes et de pouvoir suivre les conversations. Les sons sont, parfois, plus ou moins proches, sans doute que la ou les personnes qui parlent se déplacer dans la ou les pièces sans être trop proche de la fenêtre.

Après avoir passé quelques minutes à écouter, Tirash fait demi-tour et va se mettre juste à côté de Daëgon et lui chuchote : - "Hé, Daëgon, dis-moi, tu ne crois pas que vu qu'ils attendent Vörterix ? Est-ce que le plus simple, serait de frapper en espérant qu'ils ouvrent et vous vous mettez sur les côtés de la porte. Je frappe et si ça ouvre, je rentre et boum !! On rentre comme des bourrins quoi !!" - "On peut faire ce genre de plan, tu veux dire la porte d'entrée devant ?" demande Daëgon. - "Non, non, la porte de derrière et comme ils sont à l'arrière, c'est, sans doute, par-là, qu'ils attendent Vörterix." - "Je pourrais me mettre à distance et te couvrir et puis Fana et Djiska pourront être au contact." - "Tu es bon tireur mais si tu es à l'extérieur et que nous, on commence à combattre à l'intérieur, je ne suis pas sûr que tu vas servir à grand-chose." - "Si, si !!" - "Plus qu'avec une épée à l'intérieur..." - "Clairement ! Je pense que je peux tirer entre vos jambes et toucher quelqu'un !" annonce Daëgon. - "On finit le tour de la maison et on propose ça à Fana et Djiska ?" - "Ouais, ouais ! On peut faire ça."

Tirash suivi de près par Daëgon continuent le tour de la maison et rejoignent Djiska et Fànaviryan.

En arrivant à proximité, Tirash leur demande : - "Que pensez-vous de l'idée d'aller frapper à la porte ?" - "Oui, c'est le plus simple plutôt que de risquer de te faire entrer, pour pouvoir ouvrir, pour pouvoir les surprendre dans la pièce où ils sont. En espérant qu'ils n'avaient pas convenu d'un code. Mais bon..." indique Fànaviryan. - "A priori, ils n'attendaient pas Vörterix ici mais..." - "J'avais cru comprendre que si..." - "Il faut frapper à une porte où il n'y a pas de judas." - "Ouais, ouais !" - "Ouais, voilà, on frappe avant et après, une entrée." - "Et on frappe après." annonce Fànaviryan. - "Comme ça, il y aura, peut-être, quelqu'un qui va ouvrir et là, on entre comme des bourrins. Qu'est-ce que tu en penses Djiska ?" - "S'il y a un code et que Vörterix nous l'a pas dit, je lui pète un bras !!" annonce Djiska. - "Vörterix, je ne suis pas sûr que c'est là qu'ils devaient se retrouver..." estime Tirash. - "Si, apparemment..." annonce Fànaviryan. - "C'est, peut-être ça, la meilleure solution, en fait. Alors, après, à quelle porte, ils attendent... ça, c'est une autre histoire mais la porte de derrière, ça semble assez cohérent, que l'on entend du bruit." analyse Tirash. - "Tu fais à peu près sa taille et tu mets un pardessus et avec la capuche et puis nous, on se met de droite et de gauche et puis, blam !!" propose Fànaviryan.

Les quatre compagnons vont observer la porte de la terrasse. Daëgon vient se place dans les escaliers en face de la porte, l'arc dans une main, une flèche dans l'autre. Djiska et Fànaviryan viennent se placer de chaque côté de la porte tandis que Tirash se place devant la porte. Voyant Daëgon avec son arme, Tirash lui : - "Il ne s'agit pas de les tuer, non plus." - "Non !! Mais je vous couvre." annonce Daëgon. - "Il n'y a que Reoluin que l'on ne tue pas ! Le sergent Sean, moi, je veux bien. Le lieutenant Ynn, pourquoi pas." propose Fànaviryan. - "Si on pouvait en garder deux vivants, ça serait pas mal quand même, un des Frères de la Mort, ça serait pas mal quand même..." demande Tirash. - "Ouais, ouais..." répond Fànaviryan. - "Est-ce qu'ils ne risquent pas de sortir par l'avant ? Il faut que l'on garde ça en tête. La maison est grande mais..." questionne Tirash. - "Djiska, Djiska, recule un petit peu, on te voit là..." indique Fànaviryan. - "Sinon, je peux aussi frapper et si jamais il demande qui c'est, je peux dire que c'est moi avec un message d'Oget." propose Djiska. - "Ouais ! Vous êtes crédibles tous les deux !" indique Fànaviryan. - "Qu'est-ce que l'on fait du coup ? Je pense qu'il vaut mieux dire que c'est Vörterix." analyse Tirash. - "Oui, oui ! Il faut passer pour Vörterix." suggère Tirash. - "Oui, oui, tu fais genre... Après on voit." annonce Daëgon. - "Avec une voix de mourant ou de blessé..." suggère Djiska.

Tirash observe la porte et constate la présence d'un judas. Djiska dit alors : - "Il vaudrait mieux que ça soit moi qui frappe à la porte." - "Oui, je pense aussi." confirme Tirash. - "Du fait que le judas est assez large pour faire passer le parchemin, il ne va, peut-être, jamais ouvrir la porte..." indique Djiska. - "Ouais, il ne va, peut-être, pas ouvrir la porte..." confirme Tirash.

Tirash commence à observer le premier étage, évaluant les potentielles ouvertures et la façon de monter. Fànaviryan sort alors sa dague et commence à la glisser entre le mur et le volet pour tenter d'ôter le crochet et de l'ouvrir. Tirash s'approche alors et lui dit : - "Tu ne veux pas que j'essaye ?" - "Non, non, ça va !" lui répond l'Elfe qui a réussi à glisser sa dague et qui tente d'activer le mécanisme. Elle doit forcer un peu pour réussir mais au lieu d'actionner le crochet, elle a forcé sur le bois qui a craqué et un bout de planche est cassé. Le bruit est suffisamment important pour être entendu par tous les compagnons.

Tirash et Djiska se rapprochent de Fànaviryan. Djiska demande : - "Alors, je frappe ?" - "Ouais..." répond Fànaviryan gênée par ce qui vient de se passer.

Djiska retourne à la porte et frappe. Fànaviryan montre avec sa dague l'interstice à Tirash puis la range et sort son épée longue. Fànaviryan demande alors à Tirash : - "Tu ne veux pas essayer d'ouvrir ?" - "On va attendre un petit peu..." chuchote Tirash. - "Il est distrait..." - "Il est distrait par ici donc..." - "Il y a l'effet de surprise. Il faut que tu puisses l'ouvrir pour le soutenir." chuchote l'Elfe à Tirash. - "On va voir si ça bouge déjà..."

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 04:45 / 05:00 - Préparatifs pour aller chez Reoluin - Djiska - Oget Ysri - Roldan - Lieu : Metraith - Maison des Plaisirs

Roldan se lève accompagner d'Oget. Ils se dirigent vers l'arrière de la maison, descendent les escaliers vers le sous-sol et remontent deux minutes plus tard avec Vörterix, les mains attachées dans le dos par des menottes. Roldan demande à ses deux miliciens d'aller récupérer Théla. Puis le capitaine accompagné de ses deux miliciens et de deux prisonniers sortent de la maison d'Oget. Roldan lance un dernier signe de la main avant de refermer la porte et de rejoindre les autres miliciens stationnés dehors. Les compagnons l'entendent dire : - "On va vérifier à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril que tout se passe bien puis on remonte ensuite à la maison !"

Après avoir remercié Roldan, Oget revient s'assoir sur le grand canapé. Il reprend sa coupe de Vespéral, en boit une gorgée et regarde les trois compagnons. Après une minute de silence, Oget prend la parole : - "Est-ce que ma proposition de capturer Reoluin vous conviendrait ?" - "Quand vous dites que vous voulez sa tête ? Vous voulez qu'il paye mais vous ne voulez pas nécessairement qu'il meure de façon violente et sans procès ?" demande Tirash. - "Hum... Non, évidemment. Je sais aussi que vous avez vos propres objectifs au travers de la capture de Reoluin. Nous avons notre ami commun, Astatur qu'il faut sortir de prison. Sans doute que Reoluin aurait des choses à dire par rapport à lui. Même si, aujourd'hui, il y a des choses que je ne comprends pas sur l'implication de Reoluin vis-à-vis d'Astatur. Peut-être que vous, vous en savez plus. Sachez qu'en tout cas, s'il est réellement, comme a pu l'indiquer Vörterix, le commanditaire de l'assassinat d'Aghna, je souhaite qu'il paye par rapport à cela." - "Nous aussi..." répond Tirash. - Djiska sourit. - "Effectivement, Maître Oget, nous avons cet intérêt là mais aussi, nous avons un double intérêt par rapport à votre convive que nous avons pu croiser ce soir et qui aimerait aussi, je pense, avoir vengeance pour l'élimination d'un ami qui lui était fort cher et nous aurons, de ce fait, beaucoup de questions à lui poser et j'ai cru comprendre, par Tirash, que vous aviez manière d'avoir les réponses." - Djiska sourit. - "On convient que je vous engage pour récupérer Reoluin ?" - "Oui ! C'est une bonne protection pour nous administrativement parlant." réagit - "Et sans compter que pour la réussite de cette mission, votre proposition de nous adjoindre Djiska serait fort louable." annonce Fànaviryan. - "Je ne pense pas que Djiska soit opposé à cela..." - Djiska sourit largement. - "Vous m'excusez." indique Oget en se levant de son fauteuil.

Il quitte alors la pièce pendant quelques minutes. Fànaviryan prend alors la parole : - "Mes amis, je pense que nous avons un coup à jouer avec la discrétion de Tirash pour pénétrer dans la maison de Reoluin. Avec Djiska, nous pourrions facilement lui faire la courte échelle pour l'amener à accéder à un premier étage afin qu'il nous ouvre après la porte après avoir repéré les lieux. Qu'en penses-tu Tirash ?" - "Ça me semble possible. C'est une grande maison en pierre sur deux étages qui se trouve sur le Rath Anor" répond Djiska. - "Et dis-moi, Djiska, c'est une manufacture au rez-de-chaussée comme on peut se l'imaginer plus qu'un magasin ?" demande Fànaviryan. - "Non, les ouvriers sont au premier étage." répond Djiska. - "Hum, hum, au premier étage... C'est bien, ça peut donner sur un atelier où Tirash ne risque pas de croiser du monde en pointant le bout de son nez." propose Fànaviryan. - "Donc le plan, ça serait d'y aller, d'essayer d'ouvrir la porte pour que l'on puisse entrer tous là-dedans et puis de choper Reoluin, le sortir de là, peut-être, pour le transporter ailleurs, non ? Ou on essaye de l'interroger sur place ?" demande Tirash. - "On vient l'interroger chez Oget." répond Fànaviryan. - "Ouais mais j'imagine que pour le transporter, ça ne va pas être simple surtout si on croise des Frères de la Mort. Et puis, il y aura, sans doute, d'autres personnes dans cette maison." indique Tirash. - "Justement, pour l'interroger s'il y a d'autres personnes, ça ne va pas être simple." analyse Daëgon. - "Ouais mais il faudrait, peut-être, que l'on prévoit un moyen de transport, type sac, charrette... Je ne sais pas trop ce genre de choses, non ? Est-ce que l'on ne pourrait pas prendre notre chariot en passant à la boucle d'oreille ?" interroge Tirash. - "On peut le trainer..." propose Djiska. - "Ouais mais si on croise des gardes et qu'il se manifeste parce qu'il est convaincu d'avoir l'appui des Frères de la Mort. Et, effectivement, il l'a. Après, on peut aussi passer par derrière. On n'est pas obligé de passer par la rue, traverser pour arriver jusqu'à la maison de la guérisseuse pour essayer de revenir plus discrètement jusqu'à chez Oget. Djiska, tu en penses quoi ? Ça te semble gérable de revenir sans passer par la rue." demande Tirash. - "Ça ne va pas être très pratique de traverser tous ces jardins... Je pense que l'on se fera moins remarquer dans la rue qu'à sauter par-dessus des palissades ou des murets de jardin." indique Djiska. - "Bon, on peut, peut-être, y aller et voir sur le Rath Anor ce que ça donne..." propose Tirash. - "Ouais !!" réagit Daëgon. - "Et puis, si on croise vingt-cinq Frères de la Mort, on se dira que ce n'est pas une bonne idée..."

Oget revient alors dans la pièce principale avec des pièces à la main. Il pose alors sur la table dix écus d'or et ajoute : - "J'espère que cette avance sur votre salaire vous paraitra suffisante." - "C'est parfait Maître Oget !" répond Tirash. - "Est-ce que vous avez réfléchi un peu à la façon dont vous alliez procéder ?" demande Oget. - "On pensait aller voir sur le chemin si on pouvait revenir par la rue sans trop se faire repérer." indique Daëgon. - "Vous n'auriez pas une charrette à bras ou quelque chose comme ça dans votre établissement ?" demande Tirash. - "Non, l'une des roues de notre charrette est cassée." lui répond Oget. - "Pensez-vous qu'à cette heure-ci, il y a beaucoup de patrouilles en ville ?" demande Daëgon. - Oget réfléchit quelques instants puis indique : "Difficile à dire..." - "Il suffit d'une..." annonce Tirash. - "Oui, bien sûr..." réagit Daëgon. - "On pourrait faire un petit détour par la Boucle d'oreille. Eventuellement, il y en a deux qui vont avant observer les lieux sur place et deux qui vont chercher la charrette à bras et on se retrouve là-bas et puis, on agit à ce moment-là." propose Tirash. - "Ouais, on peut faire ça." répond Daëgon. - "Personnellement, Tirash, j'aurais été plus pour le gain à aller directement tous les quatre et récupérer la charrette à bras si on en a besoin par la suite une fois que l'on aura sécurisé les lieux, histoire d'être vraiment sûr de pouvoir intercepter le lieutenant et le sergent tant qu'ils sont là-bas avant qu'ils rebougent. On trouvera, sans doute, là-bas, quelque chose à le transporter." propose Fànaviryan. - "Ça, c'est assez judicieux ! Effectivement..." répond Tirash. - "Je serais d'avis qu'on y aille maintenant ! Donc Maître Oget, nous étions plutôt partis sur l'optique de s'adjoindre les qualités de Tirash pour pénétrer dans la demeure sans se faire repérer, nous ouvrir et les prendre par surprise. Si cas échéant, Tirash se fait repérer, tu briseras une fenêtre qui nous donnera le signal d'alarme qui indique qu'il faut te venir en aide." indique Fànaviryan. - "Moi, ça me semble bien !" réagit Tirash. - "Ça me va aussi !" ajoute Daëgon. - "Maître Oget, est-ce que vous auriez dans votre établissement pour vos clients, des préparations un peu stimulantes parce que la fatigue commence à se faire sentir, histoire de nous donner un petit regain d'énergie pour quelques heures, sans risque bien sûr." demande Tirash. - "Oui, je devrais pouvoir vous trouver de quoi vous stimuler. L'usage est tout autre mais si vous voulez avoir un coup de jus là, maintenant, tout de suite, je peux vous trouver ça. Par contre, sachez que, deux, trois heures après, vous allez avoir un retour somnolent." indique Oget. - "On va, peut-être, éviter ça... L'adrénaline va suffire." réagit Tirash. - "On aura réglé ça Tirash !" lance Fànaviryan. - "Allez, on y va !" annonce Tirash. - "Personne n'en veut ??" demande Oget. - "Oh ben si !!" réagit Fànaviryan. - "Non, moi, ça va aller." annonce Daëgon. - Djiska fronce les sourcils. - "Allez, je vais en prendre un petit peu. Je me sens un coup de fatigue... Il n'y a pas de risque d'euphorisation, de perte des repères, d'altération des sens, ce genre de choses ?" demande Tirash. - "Non, non, ne vous inquiétez pas." répond Oget et tend plusieurs petites boulettes grises. Tirash et Fànaviryan prennent l'une d'entre elles et l'avalent. Ils retrouvent un goût épicé dans la bouche puis rapidement sentent une vague de chaleur envahir le corps puis ne ressentent plus du tout la fatigue avec une vive réaction de forme...

Tirash va alors prendre dans une coupe de fruits, située sur l'une des tables basses, deux pêches et une poignée de fraises. Il tend une pêche et quelques fraises à Fànaviryan qui répond : - "Merci l'ami !! Allons-y" lance-t-elle avec une vive énergie. - "Allez hop, on y va !!" lance également Tirash lui aussi.

Djiska prend également une pêche avant de quitter la pièce, prend sa masse et quitte avec Fànaviryan et Tirash devant la maison d'Oget. Daëgon ferme la marche, l'arc à la main. Dans le jardin, devant la maison, Fànaviryan lance : - "Djiska, tu essayeras d'éviter d'assommer avec ce genre d'outils Reoluin." - "Je vais l'assommer avec quoi ??" répond Djiska. - "Avec tes points, ils font deux fois ma tête."

Djiska met alors sa main sur la tête de l'Elfe.

Session N°55

Le 12/01/2022

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 04:25 / 04:45 - Echanges chez Oget - Djiska - Elga - Oget Ysri - Roldan - Lieu : Metraith - Maison des Plaisirs

Elga va ouvrir la porte de la Maison d'Oget en effectuant un beau sourire aux compagnons. Ils observent alors Oget assis dans un canapé en face de l'entrée. Il est habillé d'une tenue légère noire mais pas sa tenue habituelle plus luxueuse. Il est transpirant et un verre de Vespéral, un vin pétillant à la main. Oget annonce alors :
- "Ah ! Mais je vous en prie, asseyez-vous !!"

En entrant, Tirash passe la main sur l'épaule d'Elga et lui murmure :
- "Comment ça s'est passé ici ?"
- "L'ambiance est étrange. Il s'est passé des choses en bas. Je n'en sais pas beaucoup plus..."
- "En bas, dans la pièce capitonnée ?"
- "Oui..."
- "Et Réfu ?"
- "Je ne sais pas où il est..."
- "D'accord."

Roldan demande à ses hommes de rester à l'extérieur sauf aux deux hommes qui accompagnent Théla puis Roldan vient s'installer en face d'Oget dans un canapé. Oget réagit :
- "Oh ! Capitaine Roldan !! On ne voit plus trop ces derniers temps..." puis Oget salue les trois compagnons et leur dit : "Mais je vous en prie, installez-vous ! Selenia n'est pas avec vous ?"
- "Elle a pris un mauvais coup..." répond Tirash.
- "Ah... Alors, qu'est-ce qui s'est passé là-bas ?" demande Oget.
- "Nous étions à la Boucle d'oreille en Mithril et on s'est fait agresser par des Frères de la Mort dont le sergent Sean et Selenia a pris un mauvais coup..." répond Daëgon.
- "Ah..."
- "Alors que neutralisions deux des sbires du sergent Sean, nous en amenons un troisième qui pourra apporter un témoignage de certains faits." indique Fànaviryan.
- "Amenez-le là-bas, on va l'enfermer à clef." demande Oget aux deux miliciens qui surveillent Théla. Oget se lève, pose son verre sur une table basse et dit à Elga : "Va chercher la bouteille et des verres pour ces messieurs, dames." puis se dirige dans un couloir et ouvre une porte : "Mettez-le à l'intérieur ! Il n'y a aucun risque qu'il puisse s'échapper."

Roldan se lève et va observer la pièce où Oget veut enfermer Théla. Puis Roldan ordonne : "Vous restez là vous !"

Roldan et Oget reviennent dans le grand hall et se rassoient tout en échangeant quelques paroles sur la soirée qui se déroule. Oget propose aux trois compagnons de s'assoir. Elga vient servir du Vespéral aux trois compagnons et au capitaine. Tirash refuse en indiquant : "Pas pour moi !"

Puis Oget demande à Elga d'un signe de la main de monter à l'étage. La femme s'exécute et quitte ainsi le grand hall. Elle a un dernier regard vers Tirash avant de monter l'escalier. Oget attend qu'Elga ait monté la discussion pour reprendre la discussion et annonce en levant son verre :
- "Messieurs, dames, à votre santé ! Et à la santé de votre compagne en espérant qu'elle puisse s'en tirer rapidement. Si je peux faire quoi que ce soit par rapport à ça, n'hésitez pas."
- "Qu'est-ce que nous fêtons ?" demande Tirash.
- "Des informations. Je crois que j'en sais un peu plus sur ce qui a malheureusement amené l'odieux assassinat de cette chère Aghna. Ce que vous aviez comme informations, étaient exactes, c'est bien ce Vörterix, c'est bien lui qui est venu assassiner cette malheureuse femme tout ça pour faire en sorte qu'Astatur soit désigné coupable. Et, à priori, c'est là."
- "Je comprends que vous soyez ennuyé d'avoir fait rentrer le serpent dans votre maison..." annonce Fànaviryan.
- "C'est exactement ça ma chère... Mais, je ne vous ai encore rien dit..." réagit Oget.
- "L'intuition elfique... L'homme que nous venons de vous amener, nous a avoué que Ynn, Sean et Vörterix devaient se retrouver chez lui." indique Fànaviryan. - "D'accord."
- "Et il se trouve que, malheureusement, quand il m'a passé la robe tout à l'heure, il m'a fait quelques points et il m'a piqué fortement à la chair ce que je trouvais étonnant pour un homme de son talent. Ayant le cuir dur, j'ai laissé passer et je crois qu'il va falloir que je fasse vérifier par un soigneur très rapidement cette petite piqure. Il semble y avoir beaucoup de poisons en cette ville."
- Oget se lève aussitôt et dit : "Mais, montrez-nous ça !! Vous ne pouvez pas rester avec cette blessure."

L'Elfe se met à genou contre le canapé et dénude son épaule. Tirash et Oget viennent observer l'épaule et ne voit aucune trace. Oget finit par dire :
- "Je ne vois rien. Il n'y a pas de traces." Oget va chercher une lanterne pour avoir une plus grande luminosité mais ne voit rien de plus. "Je vois un léger point mais je ne vois rien de plus... Il ne semble pas y avoir d'alvéole, de couleurs particulières. S'il a utilisé un poison, ça aurait dû se voir et vous auriez dû le sentir parce que là, ça fait quand même quelques heures."
- "Effectivement... Je tenais quand même à vérifier. Je suis prise, maintenant de paranoïa."
- Oget retourne à sa place et reprend ses propos : "Bon, donc Vörterix s'est mis à table." Il se tourne vers Tirash : "je tiens ma parole, il est toujours vivant. J'ai tenu ma parole. Si vous souhaitez en faire quoi que ce soit, mais, par contre, je veux retrouver ce fils de pute qui a ordonné l'assassinat de cette chère Aghna. Il a donc assassiné Aghna et, mon cher Tirash, si vous n'étiez point présent, Elga et Zenda devaient également y passer. Il avait pour ordre de venir exécuter Elga et Zenda puis de retourner chez Reoluin."
- "Il vous a donné les motivations de l'élimination de ces cibles ?" demande Fànaviryan.
- "Il n'en avait pas connaissance et il ne mentait pas..." indique Oget avec un certain cynisme puis ajoute : "Qu'est-ce que vous envisagez-vous de votre côté ?"
- "Cet homme-là a l'air intouchable mais nous avons nos propres relais à moins que nous intervenions Messieurs, plus brusquement, Daëgon, Tirash si nous sommes engagés par quelqu'un." suggère Fànaviryan.
- "Moi, je peux vous engager !" répond Oget.
- "C'est ce que je me disais... Donc, dans les termes de cette ville, vous nous engagez pour vous ramener Sean et Ynn."
- "Moi, ces deux-là, ils ne m'intéressent pas..."
- "C'est bien ce que je pensais..."
- "Moi, ce que je veux, c'est la tête de Reoluin !!" annonce Oget.
- "Là, Maître Oget, je vous arrête tout de suite ! La tête de... La tête de... Enfin, pour Maître Reoluin, vous ne pouvez pas y toucher comme ça..." réagit le Capitaine.
- "Disons que, Capitaine, peut-être que vous ne sauriez rien jusqu'à demain midi..." propose Fànaviryan.
- "Disons que je peux repartir avec mes hommes et quelques prisonniers." propose Roldan.
- "Reoluin est-il déjà venu fréquenter votre établissement ?" demande Tirash à Oget.
- "Heu... Oui, ça lui arrive..." répond Oget.
- "Et, est-ce qu'il aurait des choses inavouables qui pourraient permettre de le faire chanter plus ou moins, en tout cas de le mettre en difficulté ? Même si je comprends bien que votre conscience professionnelle vous empêche d'en parler..." demande Tirash.
- "Vu les informations que j'ai, commandité un assassinat est largement bien supérieur à tout ce que je pourrais vous livrer comme informations que je peux avoir sur Reoluin ici." répond Oget.
- "Disons que c'est toujours ça de pris pour pouvoir le déstabiliser à un moment, peut-être, ou quelque chose comme ça." ajoute Tirash.
- "Capitaine, par contre, vous êtes en conscience que votre témoignage sera important pour incriminer le lieutenant Ynn et le sergent Sean." demande Fànaviryan.
- "Mais bien sûr !! Vous pouvez compter sur moi." annonce Roldan.
- "Hum... Hum... Je me doutais."
- "Donc, est-ce que vous souhaitez que j'amène en lieu sûr ce fameux Vörterix et cet infâme Théla." demande Roldan.
- "L'infâme Théla, n'oubliez qu'il est votre témoin principal sur le fait qu'ils aient bien confié qu'ils aient assassiné Cinniath Wesmin." précise Fànaviryan.
- "J'en prends note."
- "Et que cela nous permettra d'avoir l'excuse peut-être de leur passer dessus pour attraper leur commanditaire." ajoute Fànaviryan.
- Le Capitaine se lève et annonce : "Dans ce cas, je vais récupérer ces deux prisonniers et je ne souhaite pas en savoir plus de ce que vous allez faire par la suite."
- "Est-ce que l'on est tous d'accord pour la proposition de Fana ? Parce qu'en fait, on se retrouve à trois et parce que ce n'est pas très nombreux, trois. Et la maisonnée d'un seigneur influent, donc, probablement des domestiques, peut-être, un ou deux gardes. Je ne sais pas quels sont les us et coutumes de cette famille." demande Tirash.
- "Pas à ma connaissance et Djiska peut vous accompagner..." répond Oget.
- "Oui, Djiska serait le bienvenu !" répond Tirash.
- "Oh parce que je crois qu'il faut nous motiver Maître !" réagit Fànaviryan.
- "Et donc, nous sommes sous contrat et donc protégés par la loi, c'est bien cela d'une certaine manière, Roldan ?" demande Tirash.
- Le capitaine qui s'est levé et s'est éloigné, se retourne et dit : "D'une certaine manière, vous êtes protégés."
- "Oui, après, si une personne influente s'en mêle, ça peut se compliquer." analyse Tirash.
- "Notre amie, Selenia, a encore en sa possession, un laisser-passer pour aller voir le Magistrat pour l'informer dès que nous aurons des éléments." indique Fànaviryan.
- "Je peux m'en charger également si vous le souhaitez." indique Roldan.
- "Peut-être qu'il serait bon que nous convenions d'une heure à laquelle demain matin, sans nouvelles de nous, vous allez informer le Magistrat Harge." indique Tirash.
- "Un peu après le lever du soleil pour que je puisse dormir quelques heures, j'irai voir le Magistrat quoi qu'il arrive et si vous avez la moindre information, n'hésitez pas à passer à la Maison de la Milice." informe Roldan.
- "Bien !" répond Tirash.
- "Ça vous va ainsi ?" demande Roldan.
- "Il faut que l'on soit trois à décider." annonce Fànaviryan.
- "Ça me va !" répond Daëgon.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 04:20 / 04:25 - Passage à l'Auberge - Garde Metraith - Katelinn - Ragnhild - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Lorsque Fànaviryan et Daëgon reviennent, ils voient plusieurs miliciens surveillant la rue et l'auberge. Ermano, en charge de la surveillance des lieux, annonce aux deux compagnons :
- "Votre compagnon et le capitaine sont partis à la Maison d'Oget."
- "Merci de l'information Ermano." répond Fànaviryan puis s'adressant à son compagnon : "On fonce les rejoindre Daëgon ?"
- "Moi, je vais les rejoindre mais tu peux aller voir Selenia." répond Daëgon.

Fànaviryan va entrer dans la chambre et constate que la dunéenne a repris ses esprits. Elle boit de l'eau apporté par Katelinn. Raghnild est à son chevet et dit sur un ton agacé à Katelinn :
- "Doucement ! Doucement !"

L'Elfe s'adresse à Selenia :
- "Ah, c'est fou tout ce qui arrive en ce moment !! On vient de passer à la Villa, les potences ont été détruites et on n'a pas pu voir si le sergent Sean était remonté."
- "Ils ont annulé l'exécution ??" demande Selenia d'une petite voix.
- "Tous les prisonniers ont été saisis par la garde du Thalion à minuit."
- "Et Astatur aussi ?" demande Selenia.
- "Il faut croire..."
- Selenia pousse un soupir de soulagement.
- "Nous allons rejoindre Daëgon et Roldan pour aller interroger Vörterix qui a été attrapé, je ne sais pas si tu le sais ?"
- "Ah, ça y est, enfin !!"
- "Je dois te quitter, l'affaire presse encore."

Fànaviryan se met à courir pour rattraper Daëgon puis ils rattrapent la troupe dans la rue des plaisirs juste avant d'arriver sur la place des plaisirs. Fànaviryan annonce alors :
- "On a fait chou blanc en arrivant à l'entrée de la Villa. On ne sait pas si Sean est remonté, est entré dedans ou pas, peut-être ??"
- "À priori, non." ajoute Daëgon.
- "On en a aucune certitude. Il n'est pas passé par le nord par contre. On n'a plus que Vörterix pour nous dire où est-ce que l'on pourrait aller chercher ?" indique Fànaviryan.
- "Hé bien non !!" répond Tirash.
- "Ah ??" réagit Fànaviryan.
- "Car nous avons appris par Théla que Ynn et Sean devaient se retrouver à la demeure du seigneur Reoluin qui est un tisserand, un notable de la ville et conseiller du seigneur Hallas." annonce Tirash.
- "Ah mais on ne le connait pas celui-là..." répond Daëgon.
- "Moi si ! Il m'a assassiné !!" annonce Fànaviryan.
- "Comment ça ??" réagit Tirash.
- "J'ai passé une nouvelle robe ce soir, c'est lui qui l'avait cousu et en faisant les retouches, je l'ai senti volontairement me piquer à la chair." indique Fànaviryan.
- "Ah oui ???" réagit Daëgon et Tirash.
- "Il s'en est excusé tellement faussement que je ne pouvais pas relever à cause de la présence d'Oget mais..."
- "Ah oui ! On ne savait pas ce détail..." réagit Daëgon.
- "Je ne le pensais pas mauvais... J'ai peur de ne pas avoir ma capeline que je devais lui commander demain matin..." indique Fànaviryan.
- "Oh, avec un peu de chance, il l'aura terminée ce soir... Et tu l'auras même, peut-être, gratuitement..." indique Tirash.
- "À mon avis, il m'a préparé, plutôt, un suaire !! On va regarder ça tout de suite, je me suis senti mal. J'ai eu du mal à courir depuis le début de la soirée..." analyse Fànaviryan.
- "Et donc, c'est quoi le plan chez ce tisserand ?" demande Daëgon.
- "Hé bien, il est trop influent pour que l'on aille chez lui, n'est-ce pas Roldan ?" indique Tirash.
- "Disons que les artisans et commerçants de la ville ont un représentant qui siège au conseil du Seigneur Hallas et donc ce conseiller de la ville est justement le Maître Reoluin."
- "Et ça parait très clair que, de sa situation, il a pu se personnaliser une partie de la garde des Frères de la Mort en soudoyant le lieutenant Ynn et le sergent Sean..." analyse Fànaviryan.
- "C'est une possibilité, oui..." répond Tirash.
- "On va pouvoir vérifier, il a laissé un indice. Il m'a piquée, je crains que je ne doive, Tirash et Daëgon, de faire appel à vos connaissances médicinales pour voir si je n'ai pas une curieuse blessure. Je pensais que c'était Sajantha qui m'avait touchée pendant le combat..." indique Fànaviryan inquiète par la situation.
- "Tu t'es faite piquée dans le dos ?" demande Daëgon.
- "Oui, au niveau de l'épaule."

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 03:50 / 04:20 - Poursuite des Recherches - Garde Metraith - Roldan - Lieu : Metraith - Rues

Les trois compagnons se mettent à courir pour rejoindre rapidement l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril. Avec la fatigue, les compagnons ne vont pas, toutefois, à vive allure. Ils ont besoin de reprendre leur souffle.

En arrivant à l'auberge, ils aperçoivent Roldan les bras croisés devant l'entrée de la chambre où Selenia se repose. Il lève les bras en voyant les trois compagnons et leur demande lorsqu'ils arrivent à proximité :
- "Alors des nouvelles ??"
- "Il serait remonté sur le Rath Anor, plausiblement sur la Villa mais il faudrait que l'on pose la question au prisonnier s'il doit retrouver l'assassin qu'ils avaient envoyé dont Tirash vous a parlé." annonce Fànaviryan.
- "Vörterix." ajoute Tirash.
- "Parce que vous pensez que Théla est au courant de tout ça ?" demande le Capitaine.
- "Pas sûr... Mais il sait quand même des choses..." lui répond Tirash.
- "Ah tiens, il y a votre compagne qui s'est réveillée !" indique Roldan.
- "SELENIA !!" réagit Tirash.
- "Faites ce que vous voulez, moi, je tente le tout pour le tout !" annonce Fànaviryan en s'éloignant vers le nord.

L'Elfe est rejoint par Daëgon et tous les deux, ils s'élancent dans les rues de Metraith vers le nord. Après avoir remonté une partie de la ville, ils remarquent en face d'eux plusieurs personnes qui descendent la rue. Ils diminuent leur allure, Daëgon sort son arc. En observant attentivement, ils comprennent qu'il s'agit d'une troupe de miliciens entre huit et dix individus. Lorsqu'ils sont à une dizaine de mètres, l'un des gardes annonce :
- "Halte !! Qui va là ?"
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate ! Roldan vous attend à la Boucle d'oreille en Mithril. Est-ce que vous avez aperçu le sergent Sean par hasard ?" annonce Fànaviryan.
- "Non pas là récemment... Pourquoi vous le cherchez ?"
- "On est à sa recherche, il est en fuite pour sédition."
- "Ah ! Bah écoutez, on vient de la place des marchands et on n'a rien vu..."
- "Hé bien, on vous remercie. C'est à l'arrière de la boucle d'oreille. Dans le coin nord. Vous trouverez Roldan."
- "Merci pour l'information !"

Fànaviryan et Daëgon reprennent leur course puis Daëgon demande :
- "Fana, je ne sais pas si c'est vraiment très utile que l'on aille par-là s'ils ne l'ont pas vu..."
- "Ça veut dire qu'il n'est pas encore rentré..."
- "Ah oui, oui, peut-être mais il est, peut-être, carrément ailleurs aussi..."
- "On tente... On a fait plus de la moitié du chemin, on ne s'arrête pas là..."
- "Oui, oui !"

En arrivant sur la place des marchands déserte à cette heure-ci, les deux compagnons s'arrêtent, observent les lieux et n'y voient aucune présence particulière. Ils vérifient aussi au sol si des traces sont présentes. La seule animation se situe vers l'ouest en direction du gibet où des torches et des voix s'y élèvent. Puis Fànaviryan s'adresse à son compagnon :
- "Daëgon, on va s'enquérir s'ils ont vu passer le sergent ?"
- "Tu veux dire à la Villa des Frères de la Mort ?"
- "Non, en bas, au gibet qui est bêtement tombé... On va voir et faire les curieux et si, au hasard, ils ont vu le sergent Sean."

Ils se dirigent en marchant vers la potence qui est entourée de deux miliciens et quatre Frères de la Mort. La structure de la potence a été, en partie détruite, deux pieds ont été sectionnés par un chariot qui a percuté la structure qui s'est effondrée en partie. Daëgon indique sur un ton ironique à Fànaviryan :
- "Je me demande qui a pu faire ça ???"

Lorsqu'ils approchent un peu plus près, l'un des Frères de la Mort vient à leur rencontre et leur criant :
- "Halte !! Qu'est-ce que vous venez faire là ?? Vous avez vu l'heure qu'il est !! Rentrez chez vous !!"
- "On est en mission. Nous sommes la Compagnie de l'Aurore Ecarlate." annonce Fànaviryan.
- "Ah ? Et qu'est-ce que vous venez faire là ?"
- "Nous avons à transmettre un message au lieutenant Dent. Est-ce que vous pourriez le faire pour nous, s'il-vous-plait ?"
- "Au lieutenant Dent ?"
- "Tout à fait !"
- "A cette heure-ci, il dort. C'est urgent ?"
- "Vous ne l'avez pas prévenu pour tout ce souci-là ??"
- "Non, on a prévenu le capitaine."
- "Ah ! Bon ! Bien ! Et le sergent Sean, vous ne l'avez pas vu par hasard ?" demande Fànaviryan avec insistance.
- "Mais... Vous lui voulez quoi au sergent ?"
- "C'est que je devais le voir, tout à l'heure, ici même. On doit se retrouver ici à cinq heures. Je me demandais s'il était arrivé ici par avance." - "Vous voyez bien qu'il n'est pas là..."
- "Non mais vous auriez pu le voir passer !" intervient Daëgon.
- "Je lui passerai le message et vous souhaitez que je laisse un message au lieutenant Dent ?"
- "Oui, effectivement. Il serait gré que je puisse le rencontrer... Heu, en général, vers quelle heure se lève-t-il ?" demande Fànaviryan.
- "Mais pourquoi vous me posez cette question-là ??"
- "Mais pour savoir à quelle heure vous allez lui transmettre le message afin que je lui précise le bon endroit où le retrouver."
- "Mais pourquoi vous venez à cette heure-ci ? Vous ne pouvez pas venir après le lever du soleil ??"
- "Et comme je vous l'ai dit, à l'aube, je dois rencontrer le sergent. Vous n'êtes pas au courant de ça ?"
- "Non..."
- "C'est quand même enquiquinant parce que..."
- "Qu'est-ce qui est enquiquinant ?? Bon, vous voyez bien que l'on a autre chose à faire !! Alors le lieutenant Dent, qu'est-ce que je lui laisse comme message quand il va se réveiller ?"
- "Vous me disiez qu'il se réveillait aux aurores, c'est bien ça ?"
- "Qu'est-ce que ça peut te foutre ?? Vous croyez que l'on a que ça à foutre de vous dire quand est-ce que le lieutenant Dent se lève ! Quand est-ce qu'il va pisser ! Quand est-ce qu'il va bouffer ! C'est bon là !" répond le garde agacé.
- "Je peux avoir votre nom soldat !" répond Fànaviryan sur un ton sec.
- "Tu me prends pour qui là ?? Ce n'est pas parce que tu es une Elfe que tu te crois tout permis ici !!"
- "Vous êtes, peut-être, remonté parce que nous sommes en mission, comme je vous l'explique, et que tout à l'heure, vous avez vu la garde du Thalion passée et vous pensez que c'est par hasard que je suis là, moi aussi ?"
- "Je ne sais pas, c'est à vous me le dire..."
- "Votre nom déjà !"
- "Ce n'est pas vous qui avez cassé la potence ?"
- "Je ne serai pas là à ce moment-là... Vous vous doutez."
- "Moi, je ne sais pas..."
- "Allez, donnez-moi votre nom, j'en réfèrerais directement au capitaine !"
- "Oh mais vous vous prenez pour qui ?? C'est nous qui faisons les lois ici !! Il ne faudrait pas l'oublier."
- "Non !! C'est le Magistrat !! Et le Magistrat a ordonné que la garde vienne se saisir des prisonniers." réagit vivement Fànaviryan.
- "Tu as l'air bien au courant..."
- "Parce que nous sommes en mission comme je vous le disais. Donc votre nom !!"
- "J'ai bien compris que vous étiez en mission, ouais !!"
- "Et votre nom ?"
- "Je n'ai pas à répondre à vos questions."
- "Bon, de toute façon, j'ai votre visage."
- "Ouais, ouais, tu as mon visage et moi aussi, j'ai le tien !! Ne t'inquiète pas ! Bon, je lui dis quoi au lieutenant Dent ? Que vous puissiez lui dire à quelle heure il se lève ? Où ce qu'il va manger ce midi ? C'est ça ??"
- "Hé bien, qu'il nous retrouve sur la place du Thalion pour midi afin de retrouver le Magistrat et nous-même."
- "Bien... Je lui transmettrai ! Dès qu'il se réveillera. Et ne vous inquiétez pas, il se réveille tôt... Mais vous m'excuserez mais j'ai d'autres choses à faire... Vous pouvez aller vous rendormir ou repartir en mission..."

Le garde tourne le dos et va rejoindre ses trois compagnons Frère de la Mort. Fànaviryan se tourne alors vers Daëgon et lui dit :
- "Bon, apparemment, de ce qu'il a dit, le sergent doit déjà être rentré. Il n'a pas quand il le verrait mais il a dit, je l'informerai."
- "C'est une intuition, tu n'es pas sûre, sûre... Qu'est-ce que tu veux faire du coup ?"
- "Il faut que l'on remonte vers Tirash et Roldan parce qu'apparemment, il est déjà passé."
- "D'accord."
- "Et ce qui me parait bizarre, c'est qu'on l'aurait loupé d'aussi peu avec la garde qui était sur la place."

Les deux compagnons repartent en cadence rapide et passent par la porte nord. Fànaviryan espère y voir Hrefn mais en arrivant sur place, ils ne voient aucune trace du jeune homme. Daëgon s'approche des gardes et demande :
- "Est-ce que vous auriez vu passer quelqu'un ?"
- Les deux gardes regardent les deux compagnons et l'un des deux dit : "Mais vous êtes qui vous ??"
- "La Compagnie de l'Aurore Ecarlate et on cherche le sergent Sean."
- "D'accord et vous lui voulez quoi au sergent Sean ?"
- "On le recherche."
- "Non, on ne l'a pas vu passer par là..."
- "D'accord, très bien, merci !" répond poliment Daëgon.

Ils redescendent ensuite par les rues pratiquées à l'allée en vérifiant les éventuelles traces de passage du sergent Sean.

Le 11 de Norui de l'An 1640 - 03:50 / 04:10 - Dernier Interrogatoire de Thela - Garde Metraith - Roldan - Thela - Lieu : Metraith - Auberge de la Boucle d'oreille de Mithril

Pendant ce temps, Tirash entre dans la chambre à l'auberge de la Boucle d'oreille en Mithril et y voit Selenia allongée sur le lit. Voyant qu'elle est éveillée, il lui demande :
- "Alors, comment vas-tu ?"
- "Ah... Ah, c'est toi... Comment, ça... aïe... J'ai mal et vous ?"
- "Pour nous, ça va."
- "Ils sont tous morts les autres ?"
- "Non, Sean a réussi à s'échapper et on en a capturé un qui est dans la pièce d'à côté sous bonne garde. Roldan est là." - "Oui, je l'ai vu !"
- "Ah, d'accord..." Tirash va alors rapidement lui faire un résumé des évènements qui se sont déroulés depuis qu'elle est blessée puis il conclut par : "Fana et Daëgon ont dû partir tenter d'intercepter Sean avant la Villa des Frères de la Mort."
- "D'accord."
- "Et, ensuite, j'irai interroger Théla !"

Lorsque Tirash est dehors, Roldan s'approche de lui, lui tape sur l'épaule et lui dit :
- "Ne vous inquiétez pas, elle va s'en sortir..."
- "Merci, elle est costaud !"
- "Elle a l'air !"
- "J'aurais besoin que nous demandions à Théla de savoir s'il devait retrouver Vörterix plus tard, vous m'accompagnez ?" demande Tirash.
- "Allez-y, je préfère attendre mes hommes qui doivent revenir d'ici peu."
- "Vous m'autorisez à faire preuve de persuasion ?"
- "Allez-y !" répond Roldan avec un petit sourire.

Tirash entre alors dans l'autre chambre. Théla est toujours assis sur le lit. Deux miliciens sont assis, l'un à l'entrée et l'autre près de la fenêtre dans le fond de la chambre. Tirash fait le tour du lit et vient se positionner dans le dos de Théla. Dans un premier temps, Théla le suit du regard puis va finir par regarder devant lui. Tirash sort alors doucement sa dague puis se jette sur le lit et prend Théla par derrière en mettant sa lame autour du cou. Tirash lui dit alors à l'oreille :
- "Ecoute, j'ai déjà tranché une gorge cette nuit alors, maintenant, il va falloir que tu parles ! On a besoin de savoir, tout de suite, s