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L'histoire des terres du Milieu

Histoire des Dùnedain

Pour commencer à comprendre les Arthedain, nous devons tracer leur lignée depuis les fondateurs d'Arnor jusqu'aux Dùnedain (S. "Edain de l'Ouest"), descendants des Edain du Premier Âge. Ce furent eux qui, tôt au cours du Deuxième Âge, naviguèrent à l'Ouest jusqu'à l'lle en forme d'étoile d'Elenna (Q. "Etoile de Garde") pour fonder la plus grande et la plus intellectuelle des cultures Humaines. Fortement influencés par leurs alliés Elfes, les grands Dùnedain imberbes aux cheveux sombres s'étaient vu offrir l'île-continent comme un cadeau de remerciement pour leur courageuse et sanglante aide apportée aux Elfes dans leur lutte contre Morgoth, le mentor et maître en malignité de Sauron, au Premier Âge. Ces Hommes du Haut appelèrent leur nouvelle palrie Anadûnê (Nùménor dans la langue des Elfes Gris) et devinrent ceux connus comme les Nénoréens.

Ainsi, Nùménor (Q. "Terre de l'Ouest") avait été créée par les Valar comme un havre devant les dévastations naturelles et surnaturelles des Terres du Milieu ; leur intention était que les Drinedain vivent à jamais heureux sur l'île, dans la fraternité avec les Elfes d'Eressëa. Les Valar n'imposèrent qu'une unique restriction aux Hommes de Nùménor : aucun Homme ne devrait jamais naviguer vers l'Ouest jusqu'aux Terres Eternelles, demeure des lmmortels. A part cela, les Nùménoréens étaient libres d'explorer toutes les terres qu'ils pouvaient atteindre en naviguant au Nord, au Sud et à l'Est, y compris les Terres du Milieu.

Les N&ucute;ménóréens

Pendant presque deux milles ans, la culture Nùménoréenne s'épanouit et fleurit dans une beauté incomparable et une paix et une harmonie ininterrompues. Les pêcheurs s'occupaient de leurs filets et les pâtres s'occupaient de leurs troupeaux, tandis que, dans l'entourage de la famille royale, des nobles instruits écrivaient de riches informations sur l'histoire et la géographie tout autant que des traités d'érudition sur les arts et les sciences. Des astronomes étudiaient le mouvement des étoiles et en faisaient des relevés, aussi bien pour le plaisir pur de l'étude que pour aider à la navigation. Comme les Elfes, les Nùménoréens chérissaient la lumière des étoiles et les voyages maritimes. La nuit, sous des arbres en fleurs embaumés et entourés d'herbes taillées et de jardins de fleurs explosant en bouquets, des poêtes accompagnés de musiciens de cour lisaient leurs vers au Roi et à la noblesse rassemblée. Les luttes, l'envie, la crainte - tout cela semblait s'évanouir comme étaient chassés les brumes dans l'air merveilleusement pur de Nùménor. Jamais auparavant des Hommes n'avaient bénéficié d'un climat si bon et vivifiant et d'une terre où les brises marines ne cessaient jamais, et où les pluies étaient appréciables sans être excessives.

Bien que l'Adûnaic fut leur langue natale, les N&ucute;ménóréens parlaient le Sindarin en signe de déférence envers les Elfes Gris qui les avaient éduqués et inspirés ; les noms officiels des endroits et des personnes importants - comme la capitale et le Roi - étaient donnés en Quenya des Grands Elfes. Les rois et les guérisseurs de Nùménor avaient appris des Elfes l'usage de l'herbe de soins Athelas et l'amour de toutes les belles choses. Les oiseaux Kirinki écarlates chantaient leurs chants éthérés le jour comme la nuit, accompagnant en musique tout ce qui se produisait à la cour.

Pourtant les gens de Núménor n'étaient pas que des amoureux d'élégance de connaissance et d'une bonne vie sereine ; ils se réunissaient régulièrement sur le Meneltarma (Q. "Pilier du Ciel"), la Montagne Sanctifiée au centre de l'île pour sacrifier au culte comme une seule personne. Après avoir gravi un long escalier en spirale sinueuse jusqu'à la cime du Meneltarma, les Nùménoréens observaient une litanie silencieuse. Jusqu'à l'arrivée de Sauron et son ascension vers le pouvoir aux alentours de 2A 3300, aucun temple ne se dressait pour cacher les étoiles et le ciel à la vue de quiconque, aucun autel n'avait été construit et pas deux pierres n'avaient été empilées pour former un cairn. Trois fois par an, le Roi de Nùménor se joignait à son peuple - tous en robes blanches flottantes et portant des guirlandes de fleurs - pour accomplir un pélerinage au sommet du Meneltarma et y faire des prières. Lors de l'Erukyermë, le premier jour du Printemps, le Roi faisait une prière d'espoir pour l'année à venir. A la mi-été, lors de l'Erulaitalë, et plus tard, vers la fin de l'Automne lors de l'Eruhantalë, le Roi faisait la louange et des remerciements à Eru, l'Unique, au nom de son peuple qui se tenait silencieusement autour de lui. En tout autre moment, la Montagne Sanctifiée était le lieu d'un silence sans faille ; au sommet, les Témoins de Manwë, deux Aigles de garde dont l'aire était proche, servaient de gardiens toujours vigilants de Nùménor - jusqu'à la Chute. Depuis le sommet du Meneltarma, un Homme à la vue portant loin aurait pu en regardant attentivement apercevoir à l'Ouest, par une nuit claire, les lumières rougeoyantes de l'lle d'Eressëa, demeure des Grands Elfes et le seul pays terrestre rivalisant en beauté avec Nùménor elle-même.

L'île de Nùménor

L'île-continent, ayant la forme d'une étoile à cinq branches, ne faisait que 960 kilomètres dans sa plus grande {argeur, un pays de taille modeste. Ses cinq péninsules, les larmasundar, s'étendaient comme les bras d'une étoile de mer, surgissant des hauteurs du grand pic central du Menellarma. Sous le Meneltarma, et s'étendant alentour comme un grand tapis vert, gisait la Noirinan, la Vallée des Tombes. Là, entourés de verdoyantes pâtures où les moutons erraient et le bétail paissait, se dressaient les vastes caveaux funéraires en pierre des rois et reines de Nùménor. (Pendant ces millénaires glorieux, dans les Terres du Milieu, des tombes ( correspondantes " - les plus anciens des anciens Coteaux aux Tumulus des Edain - vieillissaient et se désagrégeaient sous les intempéries dans ce qui serait appelé plus tard le Cardolan).

Plus loin à l'Est sur les plaines se dressait Armenelos, l'élégante cité des rois, dans la région la plus peuplée de Nùménor. Ses hautes tours, ses larges avenues et ses murs blancs concentriques annonçaient le plan plus petit d'AnNùminas, la capitale de l'Arthedain construite plus tard par le fidèle Elendil sur les haut-plateaux rocheux d'Arnor. Au-dessus de la splendeur des terres royales d'Armenelos, au sommet de la Tour du Roi, le couple de Grands Aigles avaient construit leur Aire. Là les Aigles se tenaient comme les symboles vivants de la bénédiction des Valar sur l'île, et leur présence dénotait le pouvoir des Rois Dùnedain. Là, également, étaient les sept Pierres de Vision, les Palantiri, créés longtemps auparavant par Fëanor, le maître-artisan Elfe jamais égalé.

La Culture N&ucute;ménóréenne

Jardiniers enthousiastes et compétents, les N&ucute;ménóréens soignaient avec amour les arbres, les herbes, les fleurs et les vignes originaires de l'île et les dons de verdure spéciaux et embaumés offerts à eux par les Elfes d'Eressêa, parmi lesquels les puissants arbres Mallorn (Q. " Malinormë) auxfleurs dorées, transplantés plus tard dans les Terres du Milieu el en Lothlòrien.

Les N&ucute;ménóréens étaient aussi un peuple athlétique et vigoureux et aimaient particulièrement voyager à cheval sur les routes de moindre importance et non pavées de l'île, s'arrêtant pour plonger depuis les rochers dans la mer et lutter de vitesse pour ensuite rejoindre le rivage. Archers superbes, ils aimaient chasser et pêcher avec des arcs composites cintrés en acier, comptant sur les compétences à rapporter de leurs subtils Chiens de Guerre. Les compétitions de tir à l'arc, comme les rencontres de rameurs ou de navigateurs, attiraient une foule nombreuse et enthousiaste ; l'aptitude physique était très admirée et encouragée par la culture N&ucute;ménóréenne comme l'étaient l'acuité mentale et la conscience mystique.

Aussi doués mentalement qu'ils étaient actifs physiquement, les Nùménoréens appelaient communément leurs chevaux sans avoir à le faire à haute voix, une compétence qui se montrerait utile sur les champs de bataille des Terres du Milieu. Beaucoup pratiquaient communément cette télépathie entre membres de leurs familles ou entre compatriotes, cependant parfois juste pour le plaisir, accordant créance aux sagas dépeignant la race enchantée des Dùnedain. De la même façon, les Palantiri, bien que pas toujours compris par les peuples à venir, se montrèrent être des outils puissants entre les mains des adroits Mentalistes et Prophètes de Numénor. Ils étaient fréquemment utilisés pour communiquer, gérer les affaires royales ou pour planifier l'avenir. Leurs liens avec la Pierre Maîtresse dans la ïour d'Avalloné sur l'île Elfe proche d'Eresséa rapprochaient les Nùménoréens de leurs frères Premiers Nés.

L'Ascension de la Puissance N&ucute;ménóréenne

La Mer et les Forêts autour d'eux étaient aussi très importantes pour les N&ucute;ménóréens et en grande partie liées. De lourdes cargaisons de biens étaient transportées par mer ; Nùménor abritait trois grands ports, parmi lesquels Romenna, duquel les marins aventureux de l'île partaient pour traverser la mer parfois tempêtueuse jusqu'aux rivages des Terres du Milieu. Les Nùménoréens accumulaient les objets faits ou sculptés dans du bois - en particulier leurs puissants et majestueux vaisseaux à voiles ! - et vers la moitié du Deuxième Âge, aux alentours de 1600, ils avaient dévasté les forêts de l'île avant de se tourner vers les Terres du Milieu comme source d'exploitation forestière, et plus tard comme source de l'Or, de l'Argent, des gemmes et du Mithril qui ne se trouvaient pas sur Elenna. Les marins Nùménoréens, dans un premier temps, traitèrent les Hommes inférieurs des Terres du Milieu avec bienveillance si ce n'est paternellement et leur apprirent l'agriculture et d'autres entreprises entraînant l'auto-suffisance alimentaire. Mais vers 2A 1600, l'avidité - auparavant aussi étrangère au caractère des Dùnedain que l'envie ou la paresse - avait submergé l'appréciation Nùménoréenne affirmée sur les belles choses. Les marins de Nùménor s'armèrent et vinrent en brandissant les ornements de la guerre. Une fois qu'ils eurent envoyé des émissaires dans le but d'enseigner, des colons dans le but de construire, ils envoyèrent des armées portant l'arc et la flèche, la hache et la lance, ou l'épée et le sort.

Pendant un long laps de temps - c'est-à-dire la durée que mets du poison pour affaiblir une victime - Nùménor se transforma en un empire affamé. Les rois de Nùménor, consumés par leur grand orgueil, écoutèrent les avis de conseillers vaniteux et commencèrent à éviter les Elfes d'Eressèa. Les mariages royaux étaient arrangés pour consolider le pouvoir. A partir de 2A 2000 environ, les Rois refusèrent de prendre des noms Elfiques et d'abandonner le Sceptre Royal avant la mort, pendant qu'ils étaient sains de corps et d'esprit, comme cela était la coutume. La Lignée d'Elros déclina de façon dramatique; la durée de vie des Nùménoréens, cinq fois plus longue que celle des autres Hommes, fut réduite de plus de la moitié. Les précieux trésors, tel l'Anneau Elfique de Barahir et les Sept Palantiri, faits pour appartenir à tous les Nùménoréens, furent tout à coup enfermés et gardés jalousement par les derniers Rois. Le peuple se divisa, et la plupart abandonna la langue Sindarin en faveur du discordant Adûnaic. Après quelques temps, ceux qui gardèrent de l'amour et du respect pour les Elfes et leurs objets voilèrent leur affection par peur de représailles. Ce petit nombre décroissant, baptisé par les Eldar les Fidèles, furent les ancêtres des vaillants Dùnedain.

La Fondation des Royaumes Exilés

Par la grâce des Valar, Elendil et neuf bateaux des Fidèles échappèrent à la Chute de Nùménor et furent prêts à naviguer vers l'exil dans les Terres du Milieu. Ils apportèrent avec eux un nombre très réduit de trésors inestimables, tel un jeune plant de l'Arbre Blanc sacré, symbole des Valar, et les sept Palantiri accordés il y a longtemps aux Dùnedain. Les Fidèles arrivèrent aux Havres Gris et divisèrent leurs forces, Elendil voguant vers le Nord sur la Rivière Lhûn pour établir le Royaume Exilé Septentrional, Arnor, pendant que ses fils, Isildur et Anarion, naviguèrent vers le Sud vers la Baie de Belfalas et remontèrent l'Anduin pour fonder Gondor, le "Pays des Pierres". Bien que les Dùnedain se soient peu déployés, l'établissement de deux royaumes distincts et séparés améliora leurs chances de survie, car il est clair que les Hommes qui choisirent le Nord avec Elendil étaient fondamentalement et de par leur tempérament différents de ceux établis en Gondor. Ceux d'Arnor souhaitaient vivre dans les pays sacrés de leurs ancêtres Edain, à proximité de la nécropole des Coteaux aux Tumulus et des Elfes de Lindon.

Les marins de Gondor avaient l'esprit plus aventureux, mercantile et belliqueux que leurs frères du Nord, cherchant hâtivement à s'imposer d'eux-mêmes dans la région comme la force combattante et civilisée. Maîtresnavigateurs agressifs, ils cherchèrent à perpétuer la tradition de colonisation de Nùménor et s'embarquèrent très rapidement dans des campagnes pour étendre leur influence.

En Arnor, les Exilés installèrent peu de sites stratégiquement importants. lls se détournèrent de la guerre et s'intéressèrent au lieu de cela au pouvoir essentiel des lieux. Leurs Prophètes construisirent des tours sur des hauteurs abritées de tous côtés, où la terre accueillait la lumière lunaire et l'air des cieux septentrionaux. Des places fortes, comme celle au sommet d'Amon Sûl(Apogée du Climat), servirent certainement à défendre le royaume, mais elles possédaient aussi une signification mystique plus importante. Sur son somment, duquel une invasion de l'Est ou du Sud pouvait être facilement détectée, se trouvait le principal des trois Palantiri septentrionaux, une Pierre de Vision connectée à une Pierre "répondante" (en phase) en Gondor. Ainsi, pour les Hommes d'Arnor, le sommet de la colline exposé aux intempéries étreignait de forts courants spirituels et sa tour de garde maintenait une vigilance sanctifiée. Les Hommes d'Arnor ne cherchèrent jamais à agrandir leurs territoires - comme le Gondor le fit sans cesse - ou à traverser les mers à la recherche de butin et de gloire.

La chute

Les armées de Nùménor se montrèrent impossibles à arrêter lorsqu'elles se trouvèrent face aux Hommes plus frustes des Terres du Milieu ; pendant un temps, même les hordes du maléfique Seigneur des Anneaux furent repoussées. Le Seigneur Ténébreux se rendit en 3261 du Deuxième Age, proférant d'humiliantes paroles de repentir. C'est alors que le Roi conquéranl Ar-Pharazôn ("Le Vermeil") fit la fatale erreur d'amener Sauron enchaîné à sa cour d'Armenelos. Bientôt, le Maléfique prit une apparence élégante et agréable, et il amusa le Roi avec ses tours magiques et sa connaissance des arcanes. En quelques décades après sa capture, et malgré les protestations enflammées d'Elendil et des Fidèles qui le suivaient, Sauron devint le conseiller principal du Roi. Soudainement, des autels furent construits au sommet du Meneltarma, et, pis encore, ceux qui s'opposaient au Roi et au séducteur à la langue mielleuse furent sacrifié à des dieux faux et maléfiques. La foi des Numénoréens grandit en corruption et en artifices de même que les manières de la Cour Royale. Vers la fin du Deuxième Âge, la classe dirigeante de Nùménor parla ouvertement de rompre l'lnterdiction imposée par les Valar et de naviguer à l'Ouest vers les Terres Eternelles pour se saisir par la force de l'immortalité qu'ils désiraient. Leurs pensées étaient si perverties qu'ils croyaient que la vieéternelle pouvait être soutirée aux Elfes et aux Valar, tout comme si elle avait été un joyau qu'on peut voler et cacher.

En 2A 3319, malgré les objections véhémentes des Fidèles, Ar-Pharazôn conduisit une flotte puissante de vaisseaux de guerre contre les Valar. La plus grande horde de navires jamais rassemblée par les Hommes, l'armada obsurcit le soleil couchant alors qu'elle naviguait en direction de l'Ouest vers les beaux rivages d'Eressëa. Aprés avoir touché terre dans les Terres Eternelles, le Roi et ses guerriers furent ensevelis par une avalanche implacable. Nùménor - le sommet de la route de l'Homme vers une civilisation authentique et le symbole de son ascension vers les voies des Grands Elfes - fut engloutie par la Grande Mer dans un raz-de-marée d'une terrifiante force vengeresse. Tout en fut perdu, hormi quelques précieux restes de la culture Nùménoréenne et une poignée de ses habitants ; leur nation belle et animée fut à jamais détruite et avec elle les livres et les parchemins, les tables, les graphiques, les cartes et les œuvres d'art d'une grande civilisation... tous d'irremplaçables trésors, et tous perdus.

Le Royame D'arnor

Jusqu'à la fondation d'Arnor par Elendil en 2A 3320, la vaste étendue de terres entre les Monts Brumeux et la Rivière Lhûn formait la plus grande paftie d'Eriador (S. "Le Pays Vide"), une région à la population clairsemée, bordée par les Montagnes Bleues à l'Ouest, le glacé Forochel et les Territoires lncultes au Nord, et au Sud par la Rivière lsen. Disséminés ici et là comme des autels naturels se tiennent de nombreux coteaux, des crêtes de rochers herbeuses et grandement érodées s'étendant sur des kilomètres parfois jusqu'à l'intérieur des plaines. Parmi ceux-ci, les Coteaux aux Tumulus, juste au Sud et à l'Ouest de Bree, ont une grande signification pour les Dùnedain de retour sur les Terres du Milieu. lls érigèrent les Grands Tumulus, sépultures des anciens Rois Edain fouettées par les vents, dans un site sacré pour les Exilés de Nùménor.

Elendil et ses suivants furent donc attirés vers l'Eriador central par sa ressemblance avec leurs hautes-terres chéries et maintenant perdues à jamais de Nùménor où se dressait Armenelos. On soupçonne qu'ils auraient préféré faire de Forlindon ou d'Harlindon leur nouvelle demeure, pour leurs points de vue sur la mer et leurs régions côtières, comme Nrlménor en abondait, mais les Elfes de Lindon étaient trop solidement implantés pour être déplacés et les Elendilitrop plein de compassion et respectueux étaient trop impliqués dans la construction d'un royaume sur la terre héréditaire de leurs ancêtres, les Edain. Et ces Exilés possédés par la soif de la mer des Dùnedain s'établirent en Gondor, près de la Baie de Belfalas.

Pendant les 150 années qui suivirent l'établissement d'Arnor en 2A 3320, les Hommes du Royaume Septentrional combattirent les Hommes des Collines et les Trolls des proches Trollshaws et Ettenmoors. Ils plièrent sous leur domination leurs ennemis ou les chassèrent dans les hautes terres reculées des Monts Brumeux. Alors, lors de la Dernière Alliance des Elfes et des Hommes qui clôtura le Deuxième Age, Elendil et ses guerriers Dùnedain triomphèrent du Seigneur Ténébreux, lui ôtant son enveloppe corporelle et le rendant impuissant pour une brève et joyeuse période. Malheureusement, Elendil, premier dirigeant des deux Royaumes Exilés, fut tué au cours de la bataille, comme le fut le noble Elfe Gil-Galad de Lindon. Les Anneaux de Pouvoir passèrent au fils d'Elendil, Isildur, qui lors de la seconce année du Troisième Âge perdit l'Anneau Unique et sa vie au cours d'une embuscade tendue par une bande d'Orques. Les Prophètes d'Arnor, qui étaient réunis à AnNùminas, la capitale, auraient du prévoir pour leur peuple de telles nouvelles attristantes, c'est-à-dire une entrée dans le nouvel Age sanglante et fâcheuse, mais ils se trompèrent pendant de nombreuse années.

Curieusement, à la place de cela, Arnor crût dans une paix et une harmonie relatives pendant les 800 ans qui suivirent la mort d'lsildur et la perte de l'Anneau. En vérité, Gondor, le Royaume Méridional, fut fréquemment assailliet finalement envahi par les Easterlings de Rhûn en 490, mais les Dùnedain du Sud, à la hauteur de leur puissance militaire, l'emportèrent. Les vigoureux Dùnedain du Gondor défirent leurs ennemis, plus faibles, et en 3A 550, affirmèrent leurs prétentions sur les plaines de Rhovanion, une vaste région dans un état véritablement de valeur qui doubla la superficie du "Pays des pierres". Imitant les succès de son armée, la marine du Gondor commença à s'aventurer en mer, culminant avec la prise d'Umbar en 3A 933, et la défaite des féroces Haradrim en 1050. Jamais le Gondor ne fut aussi fort.

La naissance de l'Arthedian, du Cardolan et du Rhudaur

En contraste, les Exilés d'Arnor, toujours attristés et sous le choc de leurs pertes dans la Dernière Alliance, ne gardèrent aucun rêve d'empire. N'étant ni d'esprit martial, ni aussi nombreux que les Hommes du Gondor, leur influence s'étendit peu au-delà de leurs propres frontières. Leur répugnance à épouser des sujets de leur peuple d'Eriador s'ajouta à leur problème, puisque les Dùnedain septentrionaux rencontraient des problèmes à reconstituer leurs pertes et se lassaient d'administrer leurs territoires.

En 3A 861, après une succession de printemps inhabituellement froids et d'étés torrides, l'Arnor fut coupé en deux. La mort du dixième et dernier Roi Arnorian, Eàrendur, laissa les loyautés du Royaume Septentrional séparées entre les trois fils survivants d'Eârendur, chacun d'eux se battant pour une partie de Sceptre d'AnNùminas. Amlaith de Fornost, le fils aîné d'Eârendur et par conséquent le Prince qui méritait le plus d'hériter du territoire entier gouverné par son père, gagna le Sceptre, mais dans l'action perdit la'moitié du territoire d'Arnor et la plus grande partie de son pouvoir. Ses frères réclamèrent les terres orientales et méridionales et contrèrent avec succès ses tentatives pour réunifier le royaume.

Ainsi le Royaume Septentrional fut-il divisé en trois états indépendants et voisins quoique de moindre importance : l'Arthedain, le Cardolan et le Rhudaur. Chacun fut dans un premier temps gouverné par un des trois fils se querellant d'Eàrendur. L'Arthedain, le plus grand état, s'étendit sur les territoires accidentés du Nord-Ouest de l'Arnor ; le Cardolan prit le Sud fertile et le Rhudaur, plus petit, réclama la dangereuse partie du Nord-Est, les montagnes et les fôrets des contreforts des Monts-Brumeux sauvages, bordant ce qui serait plus tard Angmar. Bien qu'aucune archive existante ne le prouve, on soupçonne les Mentalistes et les Prophètes auprès du Lac Evendim, à la Cour Royale d'Annùminas, d'avoir inspiré profondément et d'avoir retenu, anxieusement, leur respiration ayant peur d'en dire plus car le futur devant eux semblait aussi noir et désolé qu'un Palantir au repos.

Ainsi, juste un peu plus d'un siècle avant l'avènement du Nécromancien (Sauron) de Dol Guldur en Mirkwood Méridional et l'apparition des lstaridans l'Ouest, le puissant Arnor fut brisé en trois Royaume frères. Avec des topographies et des populations différentes, chacun se donna des buts disctincts et se fixa une action difficile et autonome en ce début de temps très troublés.

Les frontières décidées d'un commun accord entre les états héritiers auraient dû satisfaire les désirs d'indépendance et de souveraineté, mais des querelles frontalières éclatèrent dont la pire fut localisée à la jonction des trois royaumes. Les frontières de l'Arthedain, du Cardolan et du Rhudaur se chevauchaient au sommet stratégique de l'Amon Sû1, l'Apogée du Climat, ou se trouvait le principal des Palantiri du Nord. Jamais les trois pays ne purent se mettre d'accord sur le propriétaire de l'Apogée du Climat et de sa Pierre de Vision, que tous convoitaient.

Les dirigeants de l'Arthedain contestèrent avec succès les prétentions de leurs voisins et installèrent une puissante Sentinelle dans la Tour d'Amon Sûl au début de 3A 862. Comme leur Roi possédait déjà la Pierre d'AnNùminas et qu'il était tenu en grande estime par les Elfes gardiens de la Pierre des Collines aux Tours, les gens de l'Arthedain contrôlaient les trois Palantiri septentrionaux, s'assurant la prééminence dans la lutte à venir.

D'autre part, l'Arthedain soutint les prétentions du Cardolan, car le Rhudaur - une terre occupée par des groupes de Dunlendings avilis - sembla très tôt cupide et hypocrite pour qu'on puisse avoir confiance en lui. Depuis les tout débuts de l'établissement du Rhudaur, son peuple s'était mélangé et croisé avec les natifs inférieurs et vénaux de la région, les Hommes barbares des Collines et les Dunlendings des Trollshaws et des Ettenmoors. Comme la terre sauvage et inhospitalière qui le formait, le Rhudaur avait donné naissance à une population sauvage et hardie qui était plus préocupée de puissance que de droit, et impatiente d'étendre ses territoires et ses influences à tout prix.

Des trois Royaumes Septentrionaux, seul l'Arthedain maintint une pureté de lignée depuis Isildur à travers tous ses quinze Rois, et ainsi il continua de faire couler dans le sang de son peuple un sens plus élevé des valeurs et des intentions - perspective morale, si vous voulez. N'étant pas un imbécile, le premier Roi de l'Arthedain, Amlaith, déplaça le Palantir d'Annùminas à la forteresse de Fornost pour le maintenir en sûreté. A part des disputes sur les frontières et la garde du Palantir d'Amon Sûl, l'Arthedain fut en paix avec le Rhudaur et le Cardolan jusqu'au Quinzième Siècle.

Les Guerres contre le Roi-Sorcier d'Angmar

Le Royaume d'Arthedain est né dans le chagrin, les luttes et les jalousies fraticides ; la mort de leur "Royaume-Père", en 3A 861, laisse les états frères d'Arthedain, du Cardolan et du Rhudaur se battre pour la survie et la suprématie, les conduisant inexorablement à leur diminution réciproque.

Bien qu'une paix difficile et sporadique régnât entre les trois Royaumes successeurs pendant plus de quatre cents ans après l'écroulement d'Arnor, les nations se développèrent chacune de leur côté et l'équilibre en Eriador s'éroda. Puis, avec l'avènement du Royaume-Sorcier d'Angmar, la résurgence des Ténèbres du Seigneur Ténébreux menaça de consumer les trois Royaumes.

L'Ascension du Seigneur des Nazgûl

Le glas du malheur sonna pour le Rhudaur et le Cardolan vers 3A 1300, quand, tel un serpent dormant émergeant de son trou, le royaume du Roi-Sorcier dressa sa tête assoiffée de sang et montra ses crocs. Le Maléfique avait envoyé ses plus grands serviteurs pour détruire et avaler les esprits des Hommes du Haut Septentrionaux.

Angmar fut constitué pour un seul but : le Roi-Sorcier le fonda pour détruire le trio des Royaumes Dûnedain Septentrionaux, soit un par un, par la fourberie et la tricherie, soit par une seule grande vague meurtrière. Au-dessus de toute autre considération, il pensait et pense encore réduire en esclavage ou détruire le peuple Dûnedain dans sa totalité. (Rappelez-vous que pour Sauron, instructeur secret du Roi-Sorcier, vivre bien n'est pas la meilleur revanche ; la revanche est la meilleur revanche !).

En 1300, l'Arthedain se positionnait comme le frère le plus calme, le plus sage, le plus vieux, essayant de clore les combats entre ses deux jeunes frères fougueux, souhaitant ne pas à avoir choisir de camp. Mais, induit par la perfidie du Rhudaur de supporter le Cardolan contre Angmar, le Roi d'Arthedain, Argeleb I, tenta un essai futile de plus pour réunir les Royaumes Septentrionaux en 1349, réclamant la souveraineté sur tous les pays qui constituaient jadis Arnor. Le Cardolan apparaissait être d'accord, mais les seigneurs Hommes des Collines du Rhudaur (secrètement encouragés par le Royaume-Sorcier voisin) attaquèrent et tuèrent en 1356 Argeleb, anéantissant tout espoir d'arriver à un Royaume Septentrional réunifié pour cet Age. L'Arthedain, avec l'aide des Elfes de Lindon et de Rivendell et les Hommes du Cardolan, réussit à repousser les forces maléfiques d'Angmar, au prix d'une grande perte en vies, et à ramener le prestige et la sécurité pour un futur sûr et paisible.Après 1356, la Cour Royale d'Arthedain, à Fornost Erain, ne fut plus jamais la même. Jadis, à l'image d'un Havre Elfe, un lieu de beauté et de lumière, Fornost devint une cité aux murs glacés par la peur, et elle abrita un sentiment imprégnant et jamais oublié de mort et de chagrin. Ses Prophètes commencèrent à dénombrer les jours de survie de l'Arthedain.

La Grande lnvasion de 3A 1409

En 1409, l'Arthedain se dressa, équipé pour la bataille d'armures, de casques, de boucliers et d'épées, face aux prétendants à son annihilation - les sauvages guerriers d'Angmar, menés par l'infâme Roi-Sorcier, génie.maléfiqueét lanceur de sorts. Jamais le danger ne fut plus çjrand, lors de ces noires heures de cet hiver ou l'Arthedain et le Cardolan étaient seuls et vulnérables. Le Gondor avait ses préocupations et les Seigneurs-Elfes de Lindon n'avaient envoyé aucune troupe au Front. Le Rhudaur étail devenu la proie de la puissance et des promesses d'Angmar et était tombé sous l'influence des plus barbares Hommes des Collines, natifs de la région, rentrés dans une alliance ouverte avec le Roi-Sorcier. Ceux d'entre eux encore fidèles aux idéaux des Dûnedain fuyèrent vers le Cardolan ou vers Fornost et s'organisèrent eux-mêmes pour la bataille ou une fuite plus lointaine car Angmar est un ennemi implacable. Plus terrifiant, le Roi-Sorcier réunit sous sa bannière sanglante non seulement les Hommes des Collines des Ettenmoors et les Hommes du Rhudaur mais aussi des hordes d'Easterlings venus de Rhûn, des bandes de Septentrionaux cruels des vallées de l'Anduin, ainsi que les éternels Orques et toujours assoiffés de sang Trolls du Noir Pays. A quelle puissante et effrayante armée les Hommes de l'Arthedain et du Cardolan devaient faire face ! Pour le Cardolan, l'invasion d'Angmar en 1409 fut trop forte et trop rapide. L'Ost du Roi-Sorcier traversa la Rivière Grisesource (Hoarwell) (5. "Mitheithel') gelée en une vague de feu et d'acier. Engloutis par une monstrueusevague d'horreur, les Hommes défendant l'Apogée du Climat furent submergés et massacrés, et la Tour brûlée. Les survivants - et il y en eu peu - trouvèrent refuge dans les Coleaux aux Tumulus et dans l'Ancienne Forêt ; le dernier Prince régnant du Cardolan fut tué pendant la bataille. Amon Sûl fut à ce moment là abandonné à l'ennemi, et seule la courageuse mais futile défense des Sentinelles permit le sauvetage du grand Palantir. L'Arthedain se tenait mûr comme une pêche royale face à une cueillette sanglante. Rapidement, AnNùminas fut envahie et ravagée, la cité abandonnée ; la famille royale de l'Arthedain luit à Fornost Erain sur les Coteaux Septentrionaux, oùr étaient les Palantiri. Cependant, comme tout allait au plus mal, les Elfes de Lindon et de Rivendell vinrent au secours des Dûnedain, détournant le coup de dague d'Angmar. Avec l'arrêt de la Noire Marée, ils repoussèrent l'ennemi. Mais beaucoup fut perdu lors de la bataille de 1409, beaucoup plus que l'orgueilet le prestige de l'Arthedain' Le Rhudaur et le Cardolan étaient maintenant fermement sous les ailes noires et cruelles d'Angmar, leurs civilisations détruites, leurs peuples moins nombreux, dispersés ou en état de choc. L'équilibre du pouvoir dans la région Septentrionale avait été dramatiquement rompu en faveur de'l'effrayant Angmar. Plus tard dans cette année tragique, lorsque les Elfes s'en furent retournés chez eux et cjue de nouvelles neiges eurent recouvert le pays abreuvé de sang, les dirigeants et les guerriers de l'Arthedain se réunirent à l'intérieur des murs de Fornost pour se reformer et, dans une faible mesure, pour recréer la société qu'avait foulé dans la poussière les lourdes bottes des servants d'Angmar. Ce fut une tâche ditficile ; Arveleg l, Roi de l'Arthedain, gisait mort sur le champ de bataille, parmi les rangs de ses soldats. Heureusement, deux iralantiri, ceuf d'AnNùminas et de l'Apogée du Climat, restaient en sécurité dans la Tour Royale de Fornost' Mais les Gardiens des Pierres de Vision se demandaient pour combien de temps. Les Guerres lnsigniliantes (3A 1410-1640) Les Quinzième et Seizième Siècles virent l'Arthedain s'accrocher à ce qu'il en restait après les guerres de 1356 et de 1409. De fréquents raids frontaliers et de constantes escarmouches marquèrent ces tristes années, ainsi nommés les "Guerres lnsignifiantes", servant par là à de constant souvenir du Maléfique résidant dans les terres affamées au-delà des défenses peu étendues de l'Arthedain. Alors, au tout début du Dix-Septième Siècle, le Roi Argeleb ll - qui, avec les restes affaiblis de son peuple, pouvâit être exposé aux ravages de la Grande Peste ôe l''Hiver de 1635-36 et des hivers toujours plus rigoureux de Fornost - alluma une petite chandelle d'espoir : il offrit au peuple Hobbit de Bree une bande fertile de terre d'approximativement 40 lieues sur 50 dans l'Arthedain méiibionat ; un beau pays, vallonné et vert, que les Hobbits nommèrent la Comté. Sans aucun doute, Argeleb ne se fit pas d'illusion sur la valeur des Hobbits en tant que soldais ; ils sont simplement trop petits et paisibles pour être de grands guerriers. (Les gens de l'Arthedain se plaignent e-ntre eui d'avoir à se pencher o.u à s'agenouiller [our être en mesure d'écouter les petites gens. parler). âu lieu de cela, ce qu'Argeleb accomplit fut de s'assurer que dans le cas où une autre invasion viendrait de l'Est ou du Sud, les Hobbits pourraient l'avertir rapidement. Ainsi, les Messagers du Roi s'en allant vers le Gondor ou vers Lindon pourraient-ils désormais compter sur de la nourriture, un abri et des chevaux frais dans les maisons sûres des Hobbits le long de la route, car la Grande Route de l'Est coupe, d'une façon pratique, la Comté en deux. L'Arthedain profiterait aussi des produits cultivés par les Hobbits amoureux de la nature. Après tout, l'Arthedain épuisé ne montra jamais beaucoup d'intérêt dans la culture des champs, la laissant à la classe la plus basse des ouvriers. D'une façon quelque peu paradoxale, l'amour des Dûnedain pour l'esprit de la terre ne se transforma jamais en une affection de la culture du sol sur une échelle appréciable et, à la différence des Hobbits, les Hommes du Haut se moquent de planter et de prendre soin des récoltes ; pour eux, il s'agit d'un travail pour des gens plus simples. La tenue de jardins d'herbes, qui nécessite une plus grande technique et apporte des résultats magiques, est une chose différente, cependant, chose que les Arthedain apprécient. lls cultivaient et utl' lisaient des herbes à Nùménor et ils le feront toujours.RETOUR

Histoire de Rivendell

À la fin du deuxième Âge en 1697, Elrond le Semi-Elfe arriva avec quelques centaines de réfugiés dans une vallée protégée, à la frontière Nord du défunt royaume d'Eregion. Après délibération avec Gil-Galad, Elrond décida qu'il serait sage d'établir un refuge Elfe supplémentaire dans le Nord, en plus du Lindon et mieux isolé que celui-ci. La construction des édifices commença immédiatement. Un modèle d'architecture simple et solide fut choisi, plus modeste que les hautes tours de marbre d'Ost-in-Edhil. Grâce à l'aide de nombreux maçons venue du Lindon, la plus grande partie du Pavillon principal fut achevée en quelques années seulement; la construction des Forges et du Pavillon Est continua à une allure plus tranquille. Au fil des ans, la population Eldarin de Rivendell décrut peu à peu, au fur et à mesure que de plus en plus de ses habitants partaient se réfugier dans les Tenes Éternelles. Rivendell offre un havre de sécurité au voyageur fatigué (et bien renseigné). Dans les terres sauvages qui s'étendent dans l'ombre occidentale des Monte Brumeux, peu d'endroits offraient un abri contre les Trolls, les Hommes de Dun, les Hommes des Collines, les loups et même les Orques en maraude. Rivendell est l'un de ces endroits - à la seule condition de savoir le trouver.

Deuxième Âge env.750 - Fondation du royaume Noldo de la Houssaie en Eregion, gouverné par Galadriel et Celeborn depuis la capitale, Ost-in-Edhil (S."Forteresse des Eldar"). Celebrimbor l'Orfèvre crée le vaste complexe de forges et la Guilde des Forgeurs, le Gwaith-i- Mìrdain (S."Peuple des Orfèvreg-Joailliers"). Des liens commerciaux sont tissés avec les Nains de Khazad-Dûm.

env.1000 - Les Numénoréens fondent Tharbad en Eregion central. Depuis Ost-in-Edhil (à la naissance du Gwathlò), la ville est à quelques jours de voyage en descendant le Glanduin. Celebrimbor forge la seconde Pierre Elfrque Elessri (la première ayant été faite par Fëanor et perdue depuis) et la donne à Galadriel.

1200 - Sous un déguisement respectable et se faisant appeler Annatar ("Le Seigneur des Dons"), Sauron essaie de gagner les faveure des Efles. Gil-Galad se méfie de ses intentions et lui refuse l'entrée au Lindon. Le Maia déchu d'Aulë réussit mieux avec les Eldar d'Eregion et, usant de sa fourberie, commence à séduire Celebrimbor. Toutefois, Galadriel refuse toute relation avec lui.

1200-1500 - Annatar (Sauron) enseigne aux Mìrdain (les Orfèvres-Joailliers Elfes) de nouvelles manières de forger (et apprend beaucoup auprès de Celebrimbor).

1350-1375 - Sauron persuade les Orlèvres d'Eregion (dont l'influence à Ost-in-Edhil est grande) de se rebeller contre l'autorité de Galadriel et Celeborn.

1375 - Après avoir abdiqué, Galadriel traverse Khazad-Dûm avec de nombreux Noldor et accepte de devenir la gardienne de la forêt nommée lòrinand gui pousse à l'Est des Monts Brumeux. Elle fonde le royaume de Lòrien. Celeborn, qui a refusé de pénétrer dans la Cité des Nains, reste en Ost-in-Edhil.

env.1500 - Les Orfèvres Elfes, à l'apogée de leur puissance, commencent à forger les Anneaux de Pouvoir sous l'œil vigilant de Sauron.

1580 - Sauron retourne au Mordor pour commencer à forger l'Unique.

1580-1590 - Celebrimbor crée seul les Trois Anneaux.

1600 - Sauron forge I'Anneau Unique sur l'Orodruin et réalise ainsi ses noirs desseins. À l'instant même où le Seigneur Ténébreux passe l'anneau à son doigt, Celebrimbor, à des lieues de là en Eregion, comprend qu'il a été trompé. Il dissimule lee Trois.

1601 - Furieux que les Elfes ne soient pas tombés dans son piège conme prévu, Sauron exige d'eux qu'ils lui remettent les Anneaux de Pouvoir, ce qu'ils refusent. Celebrimbor se repent et se rend en lòrien pour demander pardon et conseil à Galadriel. Il lui offre Nenya,l'un des Trois. Elle recommande de ne pas faire usage des Anneaux tant que Sauron est en possession de l'Unique.

1693 - La guerre cornmence entre les Elfes et Sauron. Celebrimbor expédie au Nord les deux des Trois Anneaux restants (Narya etVilya) à Gil-Galad au Lindon.

1695 - Elrond est envoyé par Gil-Galad au secours dee Noldor de la Houssaie.

1697 - Ost-in-Eclhil est assaillie. La Maison des Mìrdain est pillée et Sauron trouve neuf anneaux; Celebrimbor est capturé et torturé pour qu'il révèle où se trouvent les Sept qui furent donnés aux Nains. Comme il refuse de dire où les Trois sont cachés, le Seigneur Ténébreux le tue. L'Eregion tombe. Elrond se replie en Imladris et y fonde un refuge avec bon nombre des Noldor rescapés. La Moria est fermée. Ost-in-Edhil est abandonnée et tombe en ruine; elle ne sera jamais plus habitée.

1699 - Sauron contrôle désormais l'Eriador.

1700 - Les forces du Seigneur Ténébreux sont vaincues par une armée de Numénor venue au secours des Elfes du Lindon. Sauron est chassé d'Eregion.

1780 - Conseil en Imladris. Gil-Galad donne le plus puissant des Anneaux des Elfes, Vilya, à Elrond le Semi-Elfe.

env.2200 - Première apparition des Neufs Spectres de l'Anneau (Nazgûl).

3319 - Chute de Numénor.

3430 - La Dernière Alliance dee Honmes et des Elfes est formée. Gil-Galad donne l'Anneau Rouge à Cìrdan.

3441 - Dans la bataille finale, sur les flancs de l'Orodruin, Sauron est vaincu. Gil-Galad et Elendil sont tués. Isildur tranche l'Anneau Unique du doigt du Seigneur Ténébreux et - malgré les conseils de Cìrdan et d'Elrond - le garde pour lui. Elrond récupère les Tronçons de Narail, qu'il rapporte en Imladris. Les Spectres de l'Anneau paseent de ce monde dane celui des ombres. Fin du Deuxiène Age.

Troisième Âge : Désormais les Elfes peuvent utiliser librement leurs Anneaux, et c'est ce qu'ils font, au profit des Terres du Milieu dont ils soignent les blessures que Sauron lui a infligées. Le Lindon, Imladris et, plus tard, la Lòrien, deviennent des refuges sûrs.

100 - Elrond épouse Celebrian.

env.1000 - Sauron reprend forme sur les Terres du Milieu. Première apparition des Istari, ces Maias venus des Terres Éternelles pour combattre les Ténèbres.

env.1050 - Sauron étend sa domination sur Dol Guldur. Le Sud de la Forêt Verte tombe sous l'influence de l'Ombre et devient la Forêt Noire.

1409-1636 - Lente désagrégation et chute linale du royaume du Cardolan.

1635-1637 - La Grande Peste ravage la plus grande partie du Gondor et de l'Eriador.

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