[AU] Partie du 6 octobre 2021 - N°47 - 10 Norui 1640

Campagne dans les Terres du Milieu

[AU] Partie du 6 octobre 2021 - N°47 - 10 Norui 1640

Messagepar Rico the Hobbit » Dim 17 Oct 2021 16:53

Le 10 de Norui de l'An 1640

Le lieutenant Dent devance les compagnons et les dirigent en traversant la cour vers une petite tour où il entre. La pluie continue de tomber sur Metraith. Les quatre compagnons viennent donc rapidement se mettre à l'abri. La pièce comprend plusieurs séries de râteliers posés au mur, un escalier court le long du mur vers le haut sans rambarde et deux gardes sont assis autour d'une table. Ils se lèvent lorsque le lieutenant Dent entre et le saluent en levant la tête puis il leur dit :
- "Les armes de ces Messieurs, Dames, sont par ici."

L'un des deux gardes observe les quatre compagnons et semblent les reconnaitre. Il se dirige vers l'un des murs et décroche du râtelier plusieurs armes : une lance, deux arcs, trois carquois, deux épées et treize coutelas.

Fànaviryan observe les autres râteliers et constate que les armes stockées sont, le plus souvent de mauvaise qualité, de modestes fabrications, des armes improvisées et quelques haches mais aucune arme de bonne facture.

Lorsque les armes ont été rendues, le lieutenant Dent se tourne vers les compagnons et demande :
- "C'est bon, vous avez récupéré toutes vos armes ?"
- "Hum, hum" répondent-ils
- "C'est bon pour vous ?"
- "C'est bon pour nous." répond Tirash.
- "Très bien !"
- "Pour ma part, c'est avec la garde." répond Fànaviryan.

Le lieutenant ressort et amène les compagnons à l'entrée des fortifications puis indique :
- "Bien, nous avons fait l'essentiel pour les formalités. Comme j'ai pu vous le dire, je me charge de prévenir l'ensemble des autorités qu'il y a une nouvelle compagnie de mercenaires."
- "Nous vous en remercions Lieutenant. Est-ce que vous pourriez nous donner quelques précisions supplémentaires. Nous avons été fouillés en entrant dans la Villa par l'un de vos sergents, très près au corps, et à savoir si nous pouvions nous aussi effectuer ce genre de tâches si nous suspections que quelqu'un est armé ou nous devrions appeler l'une de vos escouades ?" demande Fànaviryan.
- "Tout dépend de votre contrat Madame. Si votre contrat vous autorise à garantir la sécurité de cette ville, en effet, vous serez tout à fait à même et autoriser à le faire. Mais si vous n'avez pas de contrat en cours, je ne vois pas ce qui vous autoriserait à pouvoir le faire."
- "Disons que dans nos prérogatives, nous avons à maintenir l'ordre aussi d'une certaine manière." évoque Fànaviryan.
- "Si vous avez un contrat en ce sens."
- "Celui que nous avons signé avec vous est limitatif que quand nous avons vu un homme rossant un jeune hobbit, nous ne pouvons-nous interposer ?"
- "Hé bien, vous faites appel aux autorités compétentes pour cela. Ce n'est pas, parce que vous devenez une compagnie de mercenaires que vous devez empiéter sur nos prérogatives de faire respecter l'ordre et l'autorité à Metraith."
- "D'accord. Donc en rien, on serait accusé de fermer les yeux lorsqu'une action violente évidente."
- "Si vous étiez devant une action violente, si vous n'avez pas le temps de pouvoir appel à la garde, vous pouvez intervenir. S'il est possible pour vous de pouvoir appel à nos hommes, c'est ce qui à faire en priorité."
- "D'accord, merci de préciser ce petit point parce que, même si vos Frères d'armes sont largement présents dans la ville, on n'est jamais assuré de pouvoir les trouver rapidement, or le temps de réaction est parfois important pour sauver des vies."
- "J'entends bien mais, dans la mesure du possible, je vous demanderai de ne pas faire justice vous-même."
- "Ah ! Ce n'était pas dans le but d'appliquer une quelconque sentence mais simplement de vous remettre le contrevenant."
- "Après, il est à notre évaluation d'estimer si quiconque ne respecte pas la loi et ce n'est pas à vous d'en juger."
- "Bien sûr." répond le lieutenant bien droit semblant ignorer la pluie qui s'abat sur son visage.
- "Je n'ai rien compris..." indique Selenia à Tirash.
- "Nous allons vous laisser faire rapport au capitaine des propositions évoquées par notre ami Tirash pour les petites-gens." indique Fànaviryan.
- "Oui, oui, c'est prévu, en effet, que je le fasse."

Fànaviryan et Selenia remarquent que le Lieutenant a eu un regard insistant vers le bas de la colline là où les menuisiers sont en train de monter un gibet. Tirash remarque, d'ailleurs, que le Lieutenant tente de dissimuler de la surprise à la vue de la construction en cours. Tirash demande alors :
- "Vous savez pour qui c'est, ces gibets ?"
- "Heu, hum, non..."
- "C'est, peut-être, pour les malfaisants que nous avons ramené mais ils auraient été déjà jugés ??" demande Fànaviryan.
- "Les choses vont vite en général en ville ?" ajoute Tirash.
- "Je... je n'ai pas connaissance de ce qui en train de se construire là. Donc je ne peux donc répondre à vos interrogations."
- "Non, mais en règle générale, la justice est plutôt expéditive ?" demande Tirash.
- "La justice fait son travail..."
- "Je voulais dire, expéditive, je voulais dire rapide. Expéditive, c'est un peu connoté négativement."
- "La justice œuvre de façon construite à Metraith. Le Magistrat Harge fait son travail comme il peut pour que les délais nécessaires pour juger soient respectés et exécuter ceux qui sont jugés coupables."
- "D'accord..."
- "Et d'ailleurs, le Magistrat est au Thalion ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, tout à fait, il exerce ses fonctions au Palais du Thalion."
- "Et nous ne vous avons pas posé une question toute bête, j'imagine que le Thalion est un espace réservé ou tout à chacun peut y aller solliciter les services du Magistrat ou un rendez-vous ?" demande Fànaviryan.
- "Alors, solliciter le Magistrat, je ne vois pas comment cela est possible. En général, ce sont les autorités qu'il le sollicite. Et pour répondre à votre question, le palais du Thalion ne se visite pas et seuls ceux qui y sont invités peuvent y entrer."
- "Soit. C'est le saint des saints."
- "Moui, moui... Est-ce que j'ai pu répondre à vos questions ?"
- "Moi, je n'ai plus de questions." indique Tirash.
- "Si nous avons de nouvelles questions, à qui devons-nous nous adresser pour ne pas vous encombrer ? Si dans l'avenir quelques questions, informations ou contrat à annoncer, nous pouvons en parler à votre greffier ou comment procédons-nous pour solliciter un rendez-vous auprès de vous ?"
- "Si vous aviez besoin d'un rendez-vous, demandez aux gardes. Ils m'en feront part et nous verrons par rapport à mes disponibilités. Mes fonctions ne me permettent pas de pouvoir prendre autant que de temps que j'ai pu en prendre aujourd'hui." répond Eagan Dent un peu embarrassé par la question.
- "Nous vous remercions pour le temps que vous avez pu nous accorder dans les premiers pas de notre compagnie."
- "En même temps, il est tout à fait normal lorsqu'une nouvelle compagnie de mercenaires arrive que nous puissions l'accompagner. Après, je pense avoir été relativement clair sur vos droits dès lors que vous devenez une compagnie de mercenaires. A vous de respecter les règles qui ont été fixées."
- "Oui ! Droits et devoirs se rejoignent, que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités."

Le lieutenant Dent baisse la tête pour saluer les quatre compagnons, de l'eau coule sur son visage avec cette pluie bien présente sur Metraith puis annonce :
- "Hé bien, mes très chers Frères, j'espère que vous trouverez fortune ici-bas." puis retourne vers la Ville des Frères de la Mort d'un pas soutenu.

Les compagnons commencent à descendre la colline d'une lente allure et Fànaviryan prend la parole :
- "Mes amis, m'accompagneriez-vous pour récupérer mon épée et les armes aux armoiries de la ville ?"
- "Il faut donc que nous allions voir Roldan." indique Tirash.
- "Oui, le capitaine."
- "Et après, ça serait bien que l'on aille au palais, non ?"
- "Si on récupère l'épée pour la rendre, oui, ça serait bien." répond Daëgon.
- "Voilà, et en même temps, on va pouvoir voir Harge, le Magistrat pour que l'on essaye d'avoir des informations sur Astatur."
- "Ouais ! Il faudrait aussi aller voir le jeune qui traine sur la place pas loin, non plus." réagit Daëgon.
- "À l'entrée de la ville, Hrefn." indique Fànaviryan.
- "Très bien ! On file ensuite à la Boucle d'oreille en Mithril puis on file au palais ensuite." propose Tirash.
- "Moi, je dois passer à l'herboriste." indique Selenia.
- "Est-ce plus important que de gagner le palais parce que si l'exécution a lieu demain, j'ai envie de dire, on n'a pas une heure à perdre." analyse Tirash.
- "Ce n'est pas une heure à perdre mais une pièce à conviction qui permet de valider qu'Astatur ait été drogué." indique Fànaviryan.
- "Ça, c'est juste ! Je n'avais pas pensé à ça."
- "On passe récupérer mon arme puis on passe voir Hrefn." propose Fànaviryan.

Les quatre compagnons descendent la colline, traversent la route pour contourner la caserne et se retrouver devant le grand bâtiment où la milice de Metraith y réside. Autant la caserne est très calme, l'autre bâtiment est animé, avec des miliciens qui viennent et qui repartent. La structure est scindée en deux, en pierre, âgé et usé par le temps. Elle semble peu entretenue. Deux miliciens gardent l'entrée et lorsqu'ils voient les quatre compagnons arriver, lancent :
- "Halte ! Que voulez-vous ?"
- "Nous venons voir le capitaine Roldan." annonce Tirash.
- "Vous allez tout droit dans le couloir. Son bureau est dans le fond. Ça, vous ne rentrez pas avec." indique le garde en pointant la lance de Selenia.
- "C'est parce que c'est trop grand ?" demande Selenia.
- "Oui."
- "Bon, ben, je vais attendre là où je peux vous la laisser ?"
- "Oui, bah, laissez-la là..."
- "Ah mon avis, Selenia, c'est pour éviter que tu abimes les tapisseries ou les lustres." analyse Fànaviryan.
- "Oui, je pense que c'est ça aussi... ou que je raye le haut des portes." répond Selenia.

Après avoir posé sa lance, Selenia rejoint ses trois compagnons qui sont entrés dans le bâtiment avec un long couloir vétuste. Plusieurs miliciens sont présents, certains en tenue de garde, d'autres en civils. Ils vont apercevoir des pièces de vie avec des chambres, des cuisines, des espaces de détentes. Les hommes semblent vivre ici dans un certain confort malgré l'état dégradé du bâtiment. Du linge est étendu dans le couloir, ainsi que des saucissons et viandes à sécher, un tonneau de bière, des objets divers et variés, le tout dans un certain mélange peu ordonné. Le contraste est saisissant avec l'organisation établie à la Villa des Frères de la Mort.

Les compagnons vont pouvoir traverser le couloir sans être importunés. Les miliciens les regardent passer sans les interpeler mais, tout juste, en les observant.

En arrivant au bout du couloir, ils découvrent un grand bureau avec un grand foutoir au sol, des archives, des livres, des couvertures, du linge, quelques armes parmi, des tonneaux et tout un tas d'autres choses. Le capitaine Roldan est assis derrière son bureau. Il vient de finir son verre de bière et se nettoie la barbe en voyant entrer les quatre compagnons. Il était en train de discuter avec deux gardes qui se taisent lorsque les quatre compagnons arrivent. Le capitaine regarde les quatre compagnons interrogateurs puis demande :
- "On... Oui ?"
- "Bien le bonjour capitaine Roldan !" lance Fànaviryan.
- "Ah ! Bonjour ! Heu... Ah oui, on s'est déjà vu non ??"
- "Hier pour être exact." répond Fànaviryan.
- "Oui, bon, vous n'avez pas forcément..." puis il s'adresse à ses deux hommes : "Bon, on reverra ça plus tard !"
- Les deux hommes ne semblent pas contents mais quittent le bureau.
- "Ouais, c'est pourquoi ?" questionne Roldan.
- "Vous vous souvenez que nous vous avons livrer quelques brigands hier." indique Fànaviryan.
- "Oui, oui, exact. Ah bah, ils ne sont pas restés bien longtemps..."
- "Ah ils ne sont pas restés bien longtemps, vous les avez relâchés ?"
- "Ah non, dès ce matin, à l'aurore, les Frères de la Mort sont venus les récupérer..."
- "Bien !"
- "Ça n'a pas trainé" indique Roldan en s'installant bien confortablement dans son siège et en reprenant sa bière.
- "Ah, c'est pour eux ce qui est en train d'être monté, là." indique Selenia.
- "Ah oui, j'ai cru comprendre qu'il allait y avoir une exécution prochainement. Je n'en ai pas su plus, pour l'instant."
- "C'est les Frères de la Mort qui organisent ça ?" demande Tirash.
- "Ouais, c'est pas nous. Enfin qui organisent ça... Je ne sais pas si le Magistrat a ordonné quelque chose... Je suis assez surpris."
- "Nous, ça nous semble assez rapide, effectivement."
- "Tout dépend pour qui s'est prévu. Il n'y a pas eu d'annonce pour l'instant."
- "Et par rapport à ce qui s'est passé la nuit dernière, vous êtes au courant. Bah, oui, vous êtes au courant !"
- "Vous voulez dire le marchand qui s'est excité, là ??"
- "Mouii..." répond Tirash en s'asseyant sur un coin du bureau, détendu.
- "Oui, sale histoire... À priori, c'est ceux d'en face qui ont récupéré ça aussi..."
- "Ouais d'ailleurs, c'est arrivé très, très vite..."
- "Ah ouais ??"
- "Ouais, le gars a eu, à peine le temps, de commettre son crime qu'ils étaient déjà sur place."
- "Ah... oui, d'accord." répond Roldan sans prêter attention à la remarque de Tirash et ajoute : "Et vous en savez plus sur ce qui s'est passé là-bas ? On ne nous a pas dit grand-chose jusqu'à maintenant. J'imagine qu'il y a des choses qui commencent à se dire."
- "Oui, effet." répondent Tirash et Selenia.
- "Oui, un marchand mais je n'ai pas su qui c'était exactement."
- "Arthur..." répond Selenia en venant s'appuyer contre le mur non loin de la porte.
- "Artatur..." répond Tirash.
- "Un marchand de vin apparemment" annonce Fànaviryan.
- "D'accord."
- "Il parait au moins clair selon les rumeurs que l'on pourrait le penser." insinue Fànaviryan.
- "Ah bon ?? qu'est-ce que vous avez entendu comme rumeur ?"
- "Que ça serait un coup monté." indique Tirash.
- "Par une personne qui aurait été aperçue." précise Fànaviryan.
- "Ah bon ??" réagit le Capitaine Roldan en se réajustant sur son siège.
- "On dit que les Frères de la Mort ont été appelé avant que le meurtre soit constaté..." annonce Selenia avec un certain sérieux et conviction.
- "Ah bien !! C'est quoi encore cette histoire... D'accord... Et vous entendu ça où ?"
- "A la taverne, dans la rue..."indique Tirash.
- "Dans une taverne non loin de là où c'est arrivé." annonce Fànaviryan.
- "Il va falloir que je mette mes hommes sur le coup pour essayer de comprendre ce qui s'est passé."
- "Ben oui, parce que si les Frères de la Mort se laissent acheter pour des affaires personnelles, ça serait bon pour vous, non ?" souligne Tirash.
- "Qu'est-ce que vous voulez dire que ça serait bon pour nous ?" demande le Capitaine.
- "Hé bien... j'ai l'impression que les Frères de la Mort ne vous laissent plus guère la possibilité d'exercer vos prérogatives..."
- Le capitaine se lève, passe entre les compagnons et vient fermer la porte de son bureau puis revient s'assoir, prendre sa chope de bière, boit une rasade, regarde la pièce et indique : "Ah, je suis désolé, je n'ai pas vraiment de chaises à vous proposer... mais bon, allez-y continuer ! Après, il est clair que certains agissent et amassent des petites fortunes... Mais de là à commencer à monter des coups montés comme ça, c'est la première fois que j'entends ça..."
- "Ce n'est, peut-être, pas eux qui ont monté le coup. Ils ont, peut-être, été juste appelés." indique Selenia.
- "Et vous en savez plus sur ça."
- "On a interrogé à la Boucle d'oreille en Mithril, apparemment, c'est là qu'il était le Artatur, Astatur, je crois que c'est ça, ce n'était pas quelqu'un à problème, pas porté sur la boisson... Ça l'a beaucoup surpris apparemment." indique Tirash.
- "Un homme d'une bonne influence commerciale." ajoute Fànaviryan.
- "Hum, hum... Et qu'est-ce que ça vous inspire ?" demande Roldan.
- "Ça nous inspire que cette histoire de coup monté est, peut-être, vraie et que, nous, toute jeune compagnie de l'Aurore Ecarlate, on pourrait se faire une bonne publicité en prouvant l'innocence d'un innocent." indique Tirash.
- "Alors quand vous dites Compagnie de l'Aurore Ecarlate, moi, je ne connais pas, c'est quoi ça ??"
- "Hé bien, c'est notre association..." commence Tirash.
- "De mercenaires qui vient tout nouvellement d'être validée par les Frères de la Mort !" finit Fànaviryan.
- "Ah ! D'où le fait que vous vous trimballez avec vos armes."
- "C'est ça." confirme Selenia.
- "Et à ce propos, j'aimerais récupérer la mienne que je vous avais confié ainsi qu'une épée et un bouclier que nous cherchons à remettre à la famille." demande Fànaviryan.
- "Heu... alors... Ah oui, ça y est !! Je me souviens de vous. Attendez." indique Roldan en se levant. Il va dans un coin de la pièce, il fouille puis trouve l'arme de l'Elfe et lance : "Hé bien, sacrée lame !!" puis, en prenant un ton plus sérieux, il sort le bouclier et l'épée et indique : "Vous souhaitiez rendre ces armes à leur propriétaire, c'est bien ça ?"
- "Oui, c'est ça. De prendre contact avec Heredon, peut-être ou quelqu'un de la famille du Seigneur Hallas." répond Selenia.
- "Non, ce bouclier et cette épée appartiennent à la famille Wesmin."
- "Une famille de bonne réputation ?" demande Tirash.
- "Ah oui ! Ils font partie des grandes familles de Metraith."
- "Et ils sont plutôt généreux si on leur ramène ça, vous pensez qu'ils..." commence Tirash.
- "Est-ce que vous avez eu connaissance de disparition récente dans la famille." demande Selenia.
- "Ça fait un moment que l'on n'a pas entendu parler du fils, un sacré soldat. Si ce sont bien ses armes, c'est, sans doute, qu'il lui est arrivé quelque chose..."
- "Oui, probablement..." réagit Selenia.
- "Autant dire qu'il avait une très bonne réputation Ciniath. Après ce n'est pas une famille facile, je ne sais pas comment vous allez être reçu mais ils ne rechigneront pas à récupérer l'épée de la famille."
- "Au regard du droit, vu que c'est nous qui l'avons trouvé, elle appartient à qui cette épée ?" demande Tirash.
- "Vous m'en posez une bonne là !! Il faudrait que vous posiez cette question au Magistrat... Mais si vous en parlez à la famille Wesmin, ils vont la réclamer."
- "Bah, c'est normal..."
- "Et d'ailleurs, ce Magistrat, il serait intéressant de pouvoir le rencontrer parce que la famille exigerait, certainement, vengeance parce que nous l'avons trouvé en même temps que nous avons rencontré ces brigands que les Frères de la Mort viennent de récupérer." indique Fànaviryan.
- "Ce que je peux vous conseiller, après, ça sera à la famille d'en juger mais vous pourriez, si vous en sentez en capacité, ça serait d'aller au village royal, non loin du Thalion, pour leur présenter cela."
- "Nous n'avons pas été jusque-là jusqu'à présent." précise l'Elfe.
- "C'est un quartier proche du Thalion, le prince de l'Arthedain y réside aussi et les grandes familles de Metraith ont leur résidence dans ce quartier dont justement la famille Wesmin mais ce n'est pas un lieu où l'on est censé passer souvent. En général, on se fait, plutôt invité... Moi, je vous avoue, je n'ai jamais été invité là-bas..."
- "Hum, quel manque de reconnaissance pour vos services."
- "Vous m'avez dit que vous souhaitiez voir ça par vous-mêmes, je les ai donc conservés."
- "En vous remerciant." confie Fànaviryan.
- "Je me suis renseigné. Mes hommes m'ont confirmé qu'il s'agit bien des armes de la famille Wesmin."
- "D'accord. Merci beaucoup." indique Selenia.
- "Si j'ai un conseil à vous donner, ne trainez pas trop avec ces armes-là en ville si la famille remarque que vous avez leurs armes, ça pourrait mal se passer."
- "C'est pour ça que je me permets de les remballer." demande Fànaviryan en se dirigeant vers la couverture.
- "Oh, oui ! oui ! Je vous en prie." répond Roldan.
- L'Elfe inspecte le fatras et y trouve plusieurs livres, des vêtements, des outils, des couvertures, des armes en pièces détachées.
- Le capitaine retourne s'assoir et demande : "Si j'ai bien compris, vous êtes, à présent, une compagnie de mercenaires officiellement inscrites dans la ville."
- "C'est ça." répond Selenia.
- "Tout à fait ! Droits comme un i et prêts à exercer !" ajoute Fànaviryan qui est à genoux à couvrir le bouclier et l'épée.
- "Quand vous dites :"Prêts à exercer", c'est que vous n'avez pas de contrat actuellement ?"
- "On a un petit contrat." répond Selenia.
- "D'accord. Et vous en faites quelque chose des rumeurs que vous avez pu entendre ?"
- "Hé bien, on comptait essayer d'aller rencontrer ce fameux Astatur pour voir ce qu'il a à dire pour sa défense, ça vous semble possible ?" demande Tirash.
- "Hum, ça me parait compliqué... S'il est, à présent, avec les Frères de la Mort, il faudra que vous alliez en face. Il est là-bas."
- "Et vous connaissez Eagan Dent ? Oui, vous le connaissez obligatoirement mais il est très froid cet homme." constate Tirash.
- "Froid ??"
- "Ouais... Précis mais froid."
- "Il fait son boulot."
- "D'accord."
- "Il n'avait pas l'air d'être très au courant de ce qui s'est passé la nuit dernière et ça ne me semble pas très crédible. En fait, tout le monde est au courant. Comment cet homme qui fait son boulot, pourrait ne pas être au courant ?"
- "Je pense que le Lieutenant Dent ne prête pas trop attention aux, justement, bruits qui court et qu'il s'arrête aux faits."
- "En fait, il nous a dit qu'il ne savait pas ce qui ne s’était pas passé hier soir à la Maison d'Oget."
- "Ah non, on se trompe. Les gens avaient plutôt évoqué la présence d'un Lieutenant Vaughn Ynn à la Maison d'Oget qui était en charge de cette affaire." intervient Fànaviryan.
- "Ah oui ! Ah oui, ce n'est pas la même chose..."
- "Ben oui..."
- "Ce n'est pas, du tout, la même chose entre le Lieutenant Ynn et le Lieutenant Dent."
- "Ah ? Deux personnalités différentes ?" demande Tirash.
- "D'où notre erreur, effectivement." ajoute Fànaviryan.
- "Si le Lieutenant Dent est intervenu par rapport à ce meurtre, ça m'étonnerait qu'il n'en ait pas parlé. Après, ce n'est pas quelqu'un qui est très bavard mais il fait son travail. C'est quelqu'un en qui j'ai toute confiance."
- "Il a l'air droit et consciencieux." analyse Fànaviryan.
- "C'est ça ! C'est ça..." confirme le Capitaine Roldan.
- "Et ça ne serait pas le cas de Vaughn Ynn ?" demande Tirash.
- Le capitaine réfléchit quelques instants et indique : "Hum... hum..."
- "Nous sommes nouveaux, cela restera entre nous." indique Fànaviryan avec une douce voix et charmeuse.
- Le capitaine réagit d'une humeur pétillante aux séduisantes paroles de l'Elfe, finit la bière qui lui restait dans sa chope et répond à Fànaviryan : "Ecoutez, on ne peut pas lui faire confiance à ce Lieutenant. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'argent. Il est prêt à tout pour ça, un peu comme son capitaine. Ces deux-là, sont prêts à tout pour de l'argent."
- "Harran et Vaughn Ynn ?" demande Tirash.
- "Ah oui !! Bon, le capitaine, il serait sur des mauvais coups, j'en n'ai pas trop entendu parler mais dès qu'il peut soutirer de l'argent... Mais Vaughn Ynn, je m'en méfie, je n'ai jamais été... Je ne sais pas..." confie Roldan à l'Elfe faisant peu de cas des autres compagnons et déplaçant sa chaise pour se rapprocher de l'Elfe qui se penche un peu plus dévoilant quelque peu sa poitrine.
- "Oui parce que, ce Vaughn Ynn dont on a entendu parler, autour de cette place qui fait le début de la rue de la Vache Enragée, disait qu'il allait souvent dans ce quartier." indique Fànaviryan.
- "Ouais, ouais, il essaye de soutirer de l'argent un peu à tout le monde. Donc, après, je ne pense pas qu'il fréquente la "Vache Enragée"..."
- "Non, c'est le début de la rue. Vous voyez le quartier qui suit."
- "Oui, oui, le quartier des plaisirs..."
- "Mais ce quartier s'est, quelque peu, assombri avec cette histoire d'hier et ce capitaine n'a pas de supérieur pour les..." demande Fànaviryan.
- "Ah non ! C'est lui le dirigeant des Frères de la Mort."
- "D'accord."
- "Donc, il a su parfaitement amadouer le seigneur Hallas et d'avoir ainsi un certain monopole en ville. D'où le fait que, et vous l'avez, peut-être, remarqué, nos moyens sont assez limités."
- "Effectivement... Le Magistrat Harge étant sous la responsabilité du Seigneur Hallas, cela fait qu'il se retrouve sous influence également des Frères de la Mort." analyse Fànaviryan.
- "Le Magistrat ?"
- "Oui !"
- "Dans le sens où il n'est pas libre de ses décisions."
- "Là, vous sous-estimez le Magistrat. Il est indépendant."
- "C'est un homme droit ?" demande Tirash.
- "Hum... Oui ! Oui, oui !" répond Roldan.
- "D'accord."
- "On aimerait le rencontrer. Du coup, ça vous semble envisageable ou pas ?"
- "Que vous rencontriez le Magistrat ??"
- "Oui !"
- "Imaginez-vous que par le biais de la famille Wesmin, nous pourrions avoir audience ?" demande Fànaviryan.
- "Heu... C'est sûr que la famille Wesmin pourrait assez facilement vous obtenir un rendez-vous."
- "Mais peut-être que vous-même, vous pourriez intercéder en notre faveur." intervient Fànaviryan.
- "Hum, ça pourrait s'envisager, ça pourrait s'envisager. Après, quel est mon intérêt dans l'histoire ?" demande Roldan.
- "Un bon repas à la Boucle d'oreille en Mithril pour commencer." propose Tirash.
- "Ouais..."
- "Avec la boisson. Et puis après, je ne sais pas ce que vous êtes prêt à accepter ?"
- "Disons qu'une plus grande reconnaissance de votre travail, dans les règles sans débord, pourrait être facilitant pour votre compagnie." tente de justifier Fànaviryan.
- "En tout cas, sans vous, les choses n'avancent pas. Donc, que vous soyez reconnu dans cette affaire si, à tout hasard, nous avions raison. Et puis, en l'occurrence, Vaughn Ynn ne vous marcherait plus sur les pieds..." annonce Tirash.
- "Hum... j'entends cela. Pour ce qui est du repas à la Boucle d'oreille en Mithril, je ne dis pas non, ça fait bien longtemps que je ne suis pas allé voir Muelfrid et j'ai bien tort parce que ses cuistos sont fameux. Ils savent préparer tout ce que j'aime et si, en plus, on m'offre le repas, je ne dis pas non. Ça ne se refuse pas. Après, si vous me dites que vous êtes prêts à continuer vos recherches sur ces fameuses rumeurs et que vous êtes prêts à venir régulièrement me donner l'avancée de vos travaux, je ne dis pas non pour vous aider. Alors, évidemment, il n'y a rien d'officiel là-dedans..."
- "Bien entendu..." répond Selenia.
- "Ben oui." réagit Tirash.
- "Vous comprenez bien que nous sommes sous les ordres des Frères de la Mort et nous ne pouvons contrevenir au contrat qui nous devons effectuer." ajoute Fànaviryan.
- "Oh mais attendez ma très chère. Comprenez-bien que vous n'êtes pas sous leurs ordres."
- "Oui, oui et puis, nous avons nos autres contrats qui prévalent." indique Tirash.
- "Oui. Ne vous méprenez pas parce que vous pourriez très bien vous retrouvez rapidement être exploités par ces gens-là et il vaut mieux éviter."
- "Nous nous comprenons." répond Fànaviryan.
- "Après, il faut que je vois dans quelle mesure, je peux avoir un entretien avec le Magistrat. Il se déplace peu. Bon, ça lui arrive, de temps en temps, de venir jusqu'ici. Je peux essayer de mandater l'un de mes hommes pour savoir quand est-ce qu'il pourrait venir jusqu'ici et à ce moment-là, vous pourriez être présent."
- "Vous pensez que ça serait possible avant demain parce qu'il y a un gibet qui est prévu pour demain et s'il y a eu manipulation, les choses pourraient se faire un peu plus rapidement que ne l'exigerait la justice." réagit Tirash.
- "Ah oui, vous pensez qu'ils vont l'exécuter demain ?" demande Roldan.
- "Ça me semble être une possibilité..."
- "D'accord ! Heu, je vais me renseigner là-dessus. Je devrais pouvoir avoir quelques informations. Est-ce que vous pourriez repasser vers 18 heures ?"
- "Ouais, je pense..." répond Tirash.
- "Entendu..." répond Selenia.
- "Hum, hum, tout à fait !" répond Fànaviryan.
- "Et nous conviendrons aussi de mon passage à la Boucle d'oreille en Mithril, voir quand est-ce que cela sera possible..." annonce Roldan.
- "Oui, tout à fait !" répond Tirash.
- "Nous préviendrons Nioul de votre venue." répond Fànaviryan.
- "Sacré cuisinier le Nioul ! Et Kobber est toujours avec lui ?" demande Roldan.
- "Ah, il tient le bon bout, Nioul..." répond Selenia.
- "Ecoutez, on se dit à ce soir ?" acte le Capitaine Roldan en se levant de son fauteuil.
- "Ouais !" répondent Tirash et Daëgon.
- Le capitaine vient donner une bonne tape amicale sur l'épaule de Tirash et Daëgon en indiquant : "Merci pour vos renseignements ! Je suis content d'apprendre ces éléments-là." puis se tournant vers Selenia, il incline la tête : "Madame, je vous remercie également, vous avez de l'humour !"
- "Je vous en prie." répond Selenia.
- "Quant à vous, je ne peux que vous remerciiez, vous m'avez donnée 30 ans de moins !! J'en suis heureux et je vous remercie pour cela, Madame." dit le capitaine Roldan en tentant une révérence qu'il maitrise difficilement.
- "Par là-même, je suis agréablement surprise de voir un homme droit dans ses bottes." répond Fànaviryan.
- Le capitaine montre ses bottes bien crasseuses : "Ouais, elles mériteraient un bon petit coup de cirage..."
- "Oh, vous aurez l'occasion de faire cela avant de venir à l'auberge. Nous allons devoir partir pour affaire toute cessante pour devoir continuer à cumuler informations."
- "J'espère que d'ici-là, vous aurez des informations et moi, je vais me renseigner de mon côté, et faire en sorte que l'on puisse rencontrer le Magistrat."
- "En vous remerciant mon Capitaine." répond Fànaviryan.
- "Et merci d'avoir gardé les armes." ajoute Daëgon.
- "Oh, vous savez, ça ne m'a pas dérangé plus que ça..." répond Roldan en montrant le tas de désordre de son bureau.

En sortant dans le couloir, Fànaviryan tend l'épée à Daëgon qui la place dans son fourreau à la place de son épée. L'Elfe porte le bouclier enveloppé de la couverture et remet sa propre épée en bandoulière.

La pluie a cessé. Selenia peut récupérer sa lance avant d'emprunter les rues de Metraith. Quelques miliciens profitent de l'accalmie pour sortir du bâtiment.

Daëgon et Fànaviryan se dirigent vers la Porte Nord de la ville pour y rencontrer Hrefn tandis que Tirash et Selenia reprennent la rue principale pour se diriger vers le commerce de l'herboriste. Avant de partir, Fànaviryan s'adresse à Selenia :
- "Est-ce que tu pourrais trouver, au passage, l'herbe qui permet d'apaiser la consommation de Rakit ?"
- "Heu, je vais voir parce qu'il faut voir. Je n'ai plus beaucoup de sous..."
- "Veux-tu que je te passe un écu d'or."
- "Je vais déjà me renseigner sur ce qu'ils ont et tout ça."
- "Il faudra que l'on voit aussi pour les herbes de soins. Sous couvert d'un futur achat, si tu pouvais trouver une ou deux doses de tisane. J'aimerais bien inviter Oget à essayer le Rakit afin de le faire proposer à sa clientèle pour décupler les plaisirs mais il faut la contrepartie qui se monnaiera certainement presque un peu plus cher que le Rakit. Il n'est pas question de rendre les gens complètement malades de ce besoin."
- "Je ne sais pas si c'est une bonne idée... Moi, je vois l'idée mais je ne suis pas convaincu qu'il s'agisse d'une bonne idée... Tu vois en très peu de temps, je suis devenu accroc..." indique Tirash.
- "Mais nous n'avions pas cette herbe justement."
- "Mouais, il faut voir. Je ne suis pas sûre que l'effet soit continu..." indique Selenia.
- "Et puis ce n'est pas le bon trip à chaque fois." ajoute Tirash.
- "C'est une piste disons..." indique Fànaviryan.
- "En tout cas, c'est bien de savoir si on peut avoir de cette herbe.... C'est sûr."
- "Et on se retrouve à midi et demi, treize heures pour aller manger à la Boucle d'oreille en Mithril." indique Fànaviryan avant de quitter ses deux compagnons avec Daëgon en allant vers le nord.
- "On fera, peut-être, un repas rapide. Je ne sais pas mais il faut que l'on se dépêche maintenant."
- "Vous avez assez de pièces ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, oui, c'est bon ! Il faut, au moins que l'on se dépêche d'avoir l'information si Astatur est pendu ou non demain. Si ce n'est pas le cas, on a le temps, on peut rester six mois en ville !" répond Tirash.
- "Six mois, non, nous avons, quand même des obligations..." précise Selenia.
- "Tout à fait mais voilà, au moins ça, il faut que l'on sache ça rapidement."
- "Et, Daëgon, qu'est-ce que tu penses, après avoir vu Hrefn, d'essayer voir un forgeron pour les lames et un armurier si on a besoin de s'équiper."
- "Bah, je n'ai pas vraiment de sous mais..." répond Daëgon.
- "Moi, j'ai un peu."
- "Dans ce cas, je t'accompagnerais si tu veux bien."
- "Après, je pense qu'il ne faut pas que cela nous prenne trop de temps... dans le contexte..." ajoute Tirash.

En remontant vers la Porte Nord, les deux compagnons vont rapidement voir plusieurs mendiants et l'un d’eux, installé à proximité de la porte, non loin du lieu où le chariot avait été arrêté la veille, est Hrefn. Il remarque les deux compagnons, tend sa main et d'un gémissement demande :
- "Une petite pièce s'il-vous-plait..."
- Daëgon sort un sou de cuivre et lui demande : "Tu nous reconnait ?"
- Le jeune homme prend la pièce et, en réponse, fait un clin d'œil.
- "On pourrait, peut-être, aller un peu plus loin et tu nous rejoins ?" propose Fànaviryan.

Daëgon et Fànaviryan se dirigent alors vers un bosquet situé derrière une série de maisons. Hrefn les rejoint quelques minutes plus tard. En s'approchant, Hrefn demande aussitôt :
- "Alors, de votre côté, vous avez du nouveau par rapport au Seigneur Astatur ?"
- "Il est dans des sales draps mais nous sommes en train de bien nous employer pour l'en sortir et nous recherchons des informations sur la personne qu'il devait rencontrer." répond Fànaviryan.
- "D'accord."
- "Il ne t'en avais pas parlé, peut-être ?"
- "Non, il m'avait juste, au départ, quand il est arrivé. Il voulait juste que je prévienne Oget de son arrivée."
- "Oui..."
- "J'étais juste parti. Mais, vous auriez besoin de mes services ?" demande Hrefn.
- "Tu pourrais te renseigner sur l'endroit où est Astatur et ce qu'on lui reproche exactement ?" demande Daëgon.
- "Ouais ! J'ai déjà pu en savoir un peu avec les gardes qui sont à la Porte. A priori, l'un d'entre eux a pu dire qu'il était lorsqu'il était de garde dans les geôles de la Villa et que cette nuit, ils ont récupéré le Seigneur Astatur."
- "Cela confirme ce que l'on avait pu entendre." indique Fànaviryan.
- "Et le garde a, aussi, parlé des gens que vous aviez ramené en ville. Ils ont été récupérés de bon matin. Ils sont placés au même endroit que le Seigneur Astatur."
- "Oh non !!" s'exclame Fànaviryan.
- "Est-ce que tu sais pour les potences pour qui s'est prévu ?" demande Daëgon.
- "Non mais je pense que je peux me renseigner là-dessus si vous voulez."
- "Si tu peux glaner des informations. On pourra se retrouver un peu plus tard dans la journée." demande Daëgon.
- "Ouais, je vais faire le nécessaire. Du coup, vous êtes restés chez Muelfrid ou vous avez bougé ?" demande Hrefn.
- "Non, non, on est toujours là-bas."
- "Et tu peux nous retrouver dans les chambres à l'opposé de l'entrée. Tu vois les deux chambres dont je parle ?" demande Fànaviryan.
- "Oui, je vois. Je connais bien. Le Seigneur Astatur avait l'habitude de résider dans cette auberge."
- "Là, nous allons y être que pour le déjeuner vers 13 heures."
- "On peut s'y rejoindre ce soir. On t'offre le repas." propose Daëgon. - "Il va être difficilement accepté. Ils ont essayé de le chasser la dernière fois." indique Fànaviryan.
- "Je ne préfère pas être trop présent avec vous." indique Hrefn.
- "Et tu as raison." réagit Fànaviryan.
- "Tu nous fais un signe distinctif et on se retrouve près du chariot par exemple." propose Daëgon.
- "D'accord."
- "Oui plus facilement." réagit Fànaviryan.
- "Je vous fais un signe et on se retrouve à l'écurie."
- "Ouais !" répondent Daëgon et Fànaviryan.
- "Ça peut-être aussi de laisser un truc à l'entrée de la porte de la chambre. Qu'est-ce que tu en penses Daëgon ?"
- "Oui, qu'il nous fasse un signe que l'on soit dans les chambres ou dans l'auberge." répond Daëgon.
- "Et si on n'y est pas, on peut lui proposer de laisser un message en mettant une pierre à un endroit pour dire qu'il est passé et qu'il nous attend si nous n'y sommes pas." questionne Fànaviryan.
- "Si nous ne sommes pas là, tu n'as qu'à attendre dans le chariot." propose Daëgon.
- "D'accord."
- "Il y a de la paille, tu peux même te cacher en-dessous." lui dit Fànaviryan.
- "D'accord. Donc vous souhaitez savoir c'est ?"
- "Ce qui est reproché à Astatur et, après, savoir pour qui sont les potences et ce que tu peux avoir comme informations auprès des gardes à ces sujets-là." indique Daëgon.
- "Ouais."
- "Il est important de savoir si Astatur fait partie du lot des prisonniers qui vont être pendus."
- "D'accord..." indique Hrefn tout étant déstabilisé par les propos de l'Elfe qui lui met la main sur l'épaule.
- "Mais ne t'inquiète pas trop..."
- "Je m'inquiète un peu quand même..."
- "Nous allons voir cela avec le Magistrat."
- "Vous allez rencontrer le Magistrat ?"
- "Nous œuvrons pour, nous œuvrons pour."
- "D'accord. Je vais me renseigner." conclut Hrefn en repartant.

Le jeune homme repart prudemment en contournant les bâtiments, vérifiant la présence d'invendus puis reprend son statut de mendiant dès lors qu'il se retrouve dans la rue. Il semble, toutefois, maintenir une vigilance autour de lui et se fond, ensuite, parmi les autres mendiants de la ville.

Daëgon et Fànaviryan reprennent le chemin du Rath Anor. L'Elfe indique alors :
- "Je te proposait, d'abord, que l'on puisse trouver un forgeron pour nous occuper le temps qu'il fasse deux magasins."

Pendant ce temps, Selenia et Tirash ont descendu le Rath Anor pour entrer dans la première échoppe d'herboriste en ville. Ils constatent que les regards sont plus présents vers eux. Ils comprennent vite que le port d'armes en ville se remarque. Ils rentrent tous les deux dans l'établissement puis Selenia pose sa lance à l'entrée. Plusieurs personnes, des femmes, attendent en file. Le commerce comprend de nombreuses étagères le long des murs où des bocaux sont disposés ainsi que des boites et divers contenants. Des étiquettes permettent d'y connaitre le contenu. De multiples herbes y sont contenues. Au regard du nombre de boites diverses, le commerce semble contenir une grande variété d'herbes, d'épices et autres plantes. Des préparations sont également disponibles.

Un homme d'un certain âge s'affaire autour d'une table disposée au milieu de la pièce. Il récupère des herbes dans certains lieux de son établissement et prépare une pommade pour une vieille personne. L'homme, Padern, est minutieux et demande aux autres usagers de son établissement d'être patient. Selenia observe les étagères mais les étiquettes ne permettent pas à la dunéenne de comprendre ce qui est écrit. Selenia demande alors à Tirash :
- "Qu'est-ce que je fais ? J'attends quand même ou on va voir l'autre ?"
- "Je te proposerais bien de lui demander, en prenant la place de tout le monde, juste pour lui demander quand est-ce qu'il serait possible de revenir pour lui parler d'un problème spécifique et puis de voir en fonction de ce qu'il nous propose."
- "Hum, hum..."
- "Ça te convient ?"
- Selenia se tourne vers la femme devant elle et lui demande : "Vous venez souvent ici ?"
- "Ah bah oui, oui, oui !! J'ai des douleurs partout donc..." répond la vieille dame.
- "Il y a tout le temps autant de monde ?"
- "Je viens souvent à cette heure-ci mais si vous repassez en fin de journée, il y a moins de monde."
- "D'accord. Et à l'heure de midi ?"
- "Je crois qu'il est fermé..."
- "Ah..."
- La femme tourne alors le dos à la Dunéenne.

Tirash double alors les quatre femmes qui attendent dans la file. Elles restent regarder l'homme du sud qui s'avance en leur faisant de grands sourires puis se met face à l'herboriste et dès qu'il voit qu'il est un peu plus disponible, il s'adresse à lui :
- "Excusez-moi, nous avons un problème très spécifique à vous soumettre, quand seriez-vous disponible ? A quel moment de la journée, pourrions-nous repasser pour que vous soyez un peu plus disponible ?"
- L'homme, surpris, tourne la tête vers Tirash et lui répond : "Je serais disponible pour vous tout à l'heure si, si vous voulez bien patienter."
- "Hé bien, nous ne pouvons pas, malheureusement patienter, c'est pour ça que je vous demandais ça. On a rendez-vous et on ne pensait pas qu'il y aurait autant de monde dans la boutique mais on ne veut déranger personne. Dites-nous juste s'il y a un moment qui vous arrange ?"
- "Hé bien, repassez vers quatre heures. Je ne sais pas pourquoi mais il n'y a jamais personne qui vient chez moi à cette heure-là."
- "D'accord, on essayera ça."
- "Ben oui, pourquoi vous ne venez jamais à cette heure-là" annonce Padern en s'adressant aux femmes dans son établissement puis il se remet à écraser des plantes et redit : "Oui, il faut venir à seize heures."
- "À tout à l'heure alors !"

Lorsque Tirash passe devant Selenia, celle-ci s'adresse, de nouveau, à la vieille dame devant elle et lui dit :
- "Vous voyez, quatre heures !" puis la Dunéenne ressort du magasin en reprenant sa lance au passage.

Les deux compagnons redescendent le Rath Anor, prennent la rue des plaisirs puis arrivés sur la place des Maisons closes, prennent vers le nord la rue de la vieille chaussée. Les dernières maisons de la rue sont plus basses et moins entretenues. Elles semblent très anciennes en particulier celle de l'herboriste dunéenne, de vieilles maisons en bois. Cette dernière se distingue par des plantes qui sèche autour de la maison. Une dunéenne en tenue traditionnelle en sort et se dirige par un petit chemin vers la Colline. Elle regarde les deux compagnons avec un air de suspicion. Plusieurs chats sont présents autour de l'endroit mais aussi sur les rebords de fenêtres et à l'intérieur. En entrant, les deux compagnons remarquent de nouvelles plantes mises à sécher mais également des objets sculptés, des symboles, des ossements, des crânes qui mettent mal à l'aise l'homme du sud. Selenia n'a pas cette même sensation et est, au contraire, plutôt à l'aise dans l'endroit. Deux femmes dunéennes avec de longues robes colorées, les cheveux longs tressés sont en train de parler à une vieille femme, elle aussi avec la même tenue. Sa robe est, toutefois, plus sombre. Les trois femmes discutent dans une langue inconnue de Tirash que Selenia reconnait comme étant du dunéen, du dunéen des basses terres. Certaines formulations de phrases lui sont difficilement compréhensibles ainsi que certains mots mais, globalement, elle arrive à comprendre le sens de leur discussion. Elles semblent discuter d'une histoire familiale mais, de toute manière, elles s'arrêtent rapidement de parler les deux compagnons s'approchent. Raghnild prend alors la parole et d'une voix nasillarde s'adresse aux deux compagnons :
- "Oui, vous désirez ?"
- "Bonjour" répond Selenia en dunéen.
- "Bonjour" répond Raghnild en dunéen également puis observe avec insistance Tirash pendant quelques instants.
- Tirash salue la dame de la tête.
- "Ne vous inquiétez pas, il ne vient pas vous embêter..." annonce Selenia.
- Les deux autres femmes quittent alors la pièce et retournent dans la rue.
- "Excusez-moi, est-ce que vous auriez du Pagalu ?"
- "Vous en auriez besoin de beaucoup ?"
- "Pour en faire cinq préparations, par exemple..."
- "Moui, ça pourrait se faire. Il me faudrait un peu de temps, ça se prépare."
- "Je vous demande juste l'herbe, pas la préparation."
- "C'est une préparation qu'il faut mais..." Raghnild regarde alors Selenia en réfléchissant puis lui demande en dunéen : "Mais dites-moi, vous venez d'où ?"
- "D'un village des Na Geal Beanntan."
- "Na Geal Beanntan... Ah ! Vous, vous connaissez les plantes ?"
- "Oh oui !"
- "Est-ce que vous connaissez les Augures également ?"
- "Heu, oui..."
- "Ah ! C'est donc vous !!"
- "Pardon ??"
- "Les Augures ont parlé et m'ont dit qu'une femme allait venir avec un troisième œil. Donc, je comprends que vous avez la connaissance. On dit qu'en Geal Beanntan, vous lisez les augures au travers des bruits de la nature."
- "Oui... Et vous venez aussi de cette région ? demande Selenia.
- "Non, moi, ça fait bien longtemps que je vis ici mais ma famille est originaire du bas Pays de Dun."
- "Et vous avez été chassée de là aussi."
- "Des conflits entre clans. Il a fallu que ma famille quitte pour des histoires d'honneur sa région natale. Et qui est ce beau jeune homme ?" demande Raghnild en se tournant vers Tirash.
- Tirash répond d'un large sourire ne comprenant pas le dunéen.
- "C'est un compagnon de voyage avec qui nous nous soutenons depuis quelques mois."
- "Monsieur, quel est votre nom ?" demande Raghnild en langue commune à Tirash.
- "Je m'appelle Tirash."
- "Vous souhaitez avoir les plantes ou la préparation ?"
- "Avec juste les plantes, ça permettrait d'aller plus vite." indique Selenia.
- "Il faut que je vois ce que j'ai dans ma réserve..."
- "D'accord et j'ai une autre question." indique Selenia en sortant le verre de la Maison d'Oget et le fait sentir à Raghnild en lui indiquant : "Vous reconnaissez l'odeur de cette plante ?"
- "Oui, oui, du Lotus blanc..."
- "Et vous en vendez ?"
- "Oui, j'en ai vendu, il n'y a pas très longtemps."
- "À un dunéen ?"
- "Oui, en effet... Bon, vous savez, en même temps, ça fait bien longtemps que je n'ai pas vu une autre tête qu'un dunéen passer cette porte." répond Raghnild en s'approchant de sa cheminée où une grande marmite est en train de chauffer. Elle prend une louche et tourne le bouillon qui cuit.
- "Et vous le connaissez ce dunéen ?" demande Selenia.
- "Oui, disons qu'il ne vient pas souvent me voir."
- "Excusez-moi, mais moi qui ne suis pas traversé par l'art des plantes, le lotus blanc, ça sert à quoi ?" demande Tirash.
- "C'est une plante pas facile à préparer, ça demande une longue préparation. Si vous avez du mal à dormir ou, à forte dose, si vous voulez entrer en transe. À petite dose, si vous avez le sommeil léger, ça peut permettre d'avoir un endormissement rapide et bien efficace."
- "Si vous voulez que quelqu'un s'endorme rapidement, c'est une bonne idée ?"
- "Ah oui, oui ! Vous voudriez la même qu'il y a dans le verre."
- "Non, l'un de nos amis a été empoisonné au Lotus blanc." précise Selenia.
- "Ah... Vous m'excuserez mais c'est l’heure, d'habitude où je mange." indique Raghnild en prenant un bol et en allant se servir un bouillon dans la marmite.
- "Et donc cette personne qui est venue vous voir, vous connaissez son nom ?" demande Selenia.
- "Mais vous dites empoisonnée, c'était qui exactement ? Je ne voudrais pas avoir d'histoire... On me laisse tranquille depuis un moment..."
- "Justement nous menons notre enquête de notre côté pour éviter que ça soit les Frères de la Mort qui viennent enquêter ici." répond Selenia.
- "Hum, hum... Ah oui, les Frères de la Mort... Hum, hum..."
- "Vous en vendez souvent du Lotus blanc ?" demande Tirash.
- "Non, pas fréquemment... L'homme qui a acheté les plantes s'appelle Vörterix." finit par dire Raghnild avec quelques hésitations.
- "C'était la même conclusion à laquelle nous étions arrivés. Et vous sauriez nous le décrire ?" indique Selenia.
- "Je crois que je vous en ai assez dit !" répond Raghnild.
- "C'est très généreux de votre part !" répond Tirash.
- "Il me faudrait des herbes de soins, nous n'avons plus..." précise Selenia.
- "Repassez dans une petite demi-heure..."
- "Et il nous faudrait aussi du Pagalu, ça serait possible aussi ou il faut attendre un peu plus ?" demande Tirash.
- "Alors, vous voulez la plante ou que je vous fasse la préparation ?"
- "Juste la plante, je ferai la préparation. On ne va, sans doute, pas rester en ville très longtemps."
- "Très bien. Il va falloir que je retrouve ces plantes, je ne sais plus très bien où j'en ai mis... Si vous pouviez repasser un peu plus tard..."
- "On repassera dans l'après-midi." indique Selenia.
- "Très bien, à toute l'heure !!"
- Très bien, merci ! Ah, ça fait du bien de revoir des personnes qui me ressemblent !" lance Selenia en ressortant de la maison.
- "Oui ! Il faudra que nous reparlions de cela..."
- "Très bien..."

En sortant dans la rue, Selenia se souvient de cette plante, le Lotus blanc que, dans son pays d'origine, elle appelle le Pavot des Montagnes Blanches. Elle a, sans doute, oublié cette odeur si particulière. Tirash demande alors à Selenia :
- "L'idée de l'utilisation du Lotus blanc, ça ne te semble pas incohérent ?"
- "Oui, à priori, c'est bien ça et donc tout mène encore à Vörterix..."
- "Oui ! Tout à fait."

Les deux compagnons descendent la rue puis reprennent le Rath Anor pour retourner à la Boucle d'oreille en Mithril.
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Re: [AU] Partie du 6 octobre 2021 - N°47 - 10 Norui 1640

Messagepar Rico the Hobbit » Dim 17 Oct 2021 17:02

La carte des aventures :
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Re: [AU] Partie du 6 octobre 2021 - N°47 - 10 Norui 1640

Messagepar Rico the Hobbit » Dim 17 Oct 2021 17:09

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